Voici juste une petite photo rapide à faire. La tasse est juste disposée sur la nappe. Elle est remplie de lait à la hauteur adéquate pour que la forme incurvée de la cuillère représente un sourire.
Pour faire les yeux, j’ai ajouté dans Photoshop quelques traces de cacao en poudre au bon endroit.
Au niveau de la lumière, j’ai juste profité de la lumière ambiante de la pièce.
Un travail sur les contrastes et couleurs a permis de donner plus de présence à l’ensemble.
Auto-critique
J’avais déjà vu ce type de situation. Ici j’ai juste cherché une nappe pouvant faire écho à la couleur du manche de la cuillère. C’est la cohérence des couleurs qui donne l’esthétisme de l’image.
« La pêche à la cuillère ». Voici ma vision très personnelle de cette activité.
Pour réaliser cette image, j’ai dû assembler 5 photos :
la photo du décor qui n’est autre que mon évier,
la photo de la cuillère,
la photo de moi,
la photo du poisson rouge simplement téléchargé sur internet,
et pour finir la canne à pêche en image de synthèse réalisée avec Blender.
Tout d’abord, j’ai commencé par réaliser la modélisation de la canne à pêche. Pour ce faire, je me suis basé sur une photo téléchargée sur internet. L’intérêt de passer par la 3D est de pouvoir positionner la canne exactement comme il faut et de pouvoir l’éclairer correctement. Bien, cela n’a de sens que parce que je n’ai pas en ma possession cet accessoire. Evidemment, que si j’avais ça dans mon garage, il aurait été beaucoup plus pratique et rapide de me photographier avec elle directement.
Une fois la modélisation terminée, j’ai commencé par prendre en photo le décor car c’est à partir d’elle que les paramètres de prises de vue des autres photos sont définis :
longueur focale,
orientation des éclairages,
position dans la photo,
pose des modèles…
Pour la prise de vu de la cuillère, je l’ai suspendu à un fil de pêche en lieu et place pour profiter de l’éclairage nature de la scène.
Enfin, pour mon « autoportrait », je me suis aider du collimateur de mise au point pour définir l’endroit exact où je devais me situer. Je me suis assis sur un petit marche-pied dont la hauteur apparente correspondait à la hauteur de l’éponge. L’appareil réglé sur les mêmes paramètres d’ouverture et de focal a été déclenché en mode retardateur depuis un pied photo.
L’assemblage global n’a pas était très compliqué. Comme toujours, beaucoup de soin a été apporté au détourage des objets avec l’outil « plume » principalement. L’usage des masques de fusion et l’application des flous en cohérence avec la profondeur de champ ont fait naître la magie.
Auto-critique
Globalement, l’image est pour moi plutôt bien réussie. En points d’amélioration, j’aurais dû plus m’appliquer sur le flou du pêcheur et améliorer aussi les reflets de la lumière sur l’eau pour mieux rendre la distance entre le poisson et la surface de l’eau.
Raconter une histoire par une image est toujours un grand plaisir pour l’artiste comme pour le spectateur. Cette fois-ci il s’agit d’un grand classique : « Le Chaperon rouge ».
J’ai tout d’abord dû trouver une photo dans mes archives du décor. Je l’ai trouvé parmi celles que j’avais réalisées il y a plusieurs années à l’écomusée d’Alsace.
Ensuite, j’ai analysé l’éclairage de la scène afin que positionner mes flashs aux bons endroits de façon cohérente pour photographier le couteau et la cuillère.
Dans Photoshop, j’ai donc commencé par éliminer les objets évoquant l’aspect musée du décor. Puis j’ai travaillé le couteau au niveau de l’intégration et de la couleur. J’ai fait la même chose avec la cuillère à la différence que j’ai utilisé l’outil déformation de la marionnette pour la faire asseoir sur la chaise. Enfin, je suis allé récupérer une photo de légumes pour évoquer le panier du Petit Chaperon rouge.
Pour finir la photo, j’ai optimisé les contrastes et l’éclairage pour renforcer l’ambiance de conte.
Auto-critique
Globalement, je suis très satisfait de ce montage. L’ambiance est très bien réalisée, et l’ensemble est cohérent. Avec un peu plus de temps, il aurait fallu que j’améliore le rendu de la cuillère. La déformation de celle-ci avec l’outil déformation de la marionnette étant extrême, elle n’est pas très bien représentée…
Il faut une longue cuillère pour souper avec le Diable.
Photo du jour
Il faut une longue cuillère pour souper avec le Diable.
Explication du comment
Cette image a été à 99% réalisée dans Photoshop. J’ai d’abord récupéré sur internet les photos illustrant les éléments suivants :
les anges tirés d’une peinture d’Alexandre Cabanel intitulé « The birth of Venus » (« La naissance de Vénus »),
les tables,
le démon du « Seigneur des anneaux » de Tolkien,
et une photo d’éclairs d’orage.
Ensuite j’ai composé et assemblé l’ensemble de l’image de manière à définir la provenant de la lumière globale de la scène. C’est à partir de ce moment que j’ai réalisé la photo de ma cuillère. Je l’ai juste posée sur un tissu noir et éclairé avec un flash déporté en contre-jour.
Je l’ai alors intégré et peaufiné les ombres et hautes lumières sur celle-ci.
La mise en place des nuages a été fait par l’usage d’une brush nuage; J’ai ainsi pu facilement gérer leur densité.
Etant donné les différentes qualités de netteté des images sources, j’ai dû travailler les niveaux de flou afin que l’ensemble reste cohérent.
Auto-critique
Je trouve personnellement cette image bien réalisée et conforme à mon idée d’origine. Avec beaucoup plus de temps, il aurait été plus intéressant de réaliser moi-même mes images sources en photographie ou en images de synthèse. Cela n’a évidemment pas été possible dans le cadre de ce challenge en temps limité.
Une autre amélioration aurait aussi été de prendre la cuillère avec effectivement de la soupe dedans. L’expression « Il faut une grande cuillère pour souper avec le Diable » aurait été mieux illustrée.
La cuillère Lucky Luke ou plus exactement Lucky Spoon.
Photo du jour
La cuillère Lucky Luke ou plus exactement Lucky Spoon.
Explication du comment
Pour ce montage, j’ai dû réaliser 3 photographies sur pied de manière à ce que l’ensemble de celle-ci puisse facilement se superposer.
La photo avec une fourchette à la place de la cuillère pour récupérer son ombre
La photo avec la cuillère et son support au sol qui a permis de la faire tenir debout
La même photo avec la cuillère mais sans le support et la maintenant juste par le dessus
Une fois dans Photoshop, j’ai superposé l’ensemble et masquer les parties des images qui n’étaient pas utiles. Ensuite, j’ai ajouté aussi les chapeaux depuis l’image originale de Lucky Luke trouvée sur internet.
Le travail sur les détails a été assez délicat car il fallait penser à ceux-ci :
flou du chapeau en cohérence avec la profondeur de champ,
idem au niveau de l’effet texte gravé dans la planche,
travail sur la couleur de l’ombre du chapeau afin qu’il s’intègre bien et j’ajout de la texture du bois dessus.
Le travail sur le rendu des couleurs à permis aussi de donner une certaine ambiance à la scène.
Auto-critique
Afin de s’approcher encore plus près de l’original, il fallut positionner l’ombre un peu plus à droite de l’image. Ici elle est trop centrée. J’aurais aussi voulu utiliser une autre planche à découper de manière à ce qu’elle soit reconnaissable de par les rigoles. Malheureusement, je n’en avais pas d’autre. Ainsi, le cadrage aurait été plus proche de l’original.
Cependant, j’ai vraiment aimé faire cette photo; Je la trouve créative et rigolote. Et surtout bien réalisé. Etes-vous d’accord avec moi ? N’hésitez pas à donner votre avis ci-dessous… 😉
La version « où est Charlie » de la petite cuillère a été réalisée de la manière suivante. Afin d’avoir une multitude de petites cuillères, j’ai assemblé dans Photoshop 6 photos différents de cuillère étalées sur un tissu diffusant. Ce dernier a été éclairé par le dessous par 2 flashs Nikon SB-700 afin de m’assurer que le fond des photos serait un blanc pur pour faciliter le détourage.
A cause des reflets spéculaires de la matière, j’ai été obligé de travailler manuellement les masques de fusion afin de ne pas perdre d’information. Ce travail a été fastidieux mais nécessaire.
Pour finir, j’ai ajusté la colorimétrie de l’image et ajouté quelques effets de lumière pour donner du pep’s à l’ensemble.
Auto-critique
Le résultat est conforme à l’idée que j’avais en tête. Bien que techniquement, cette photo ne soit pas très compliquée, elle n’en a pas été pour autant rapide à faire comme expliqué plus haut.
Elle aurait pu être plus propre si j’avais utilisé une cage à lumière pour éviter mon reflet et l’environnement dans les cuillères mais elle aurait perdu en couleur.
La réalisation n’a pas été toute simple. j’ai utilisé un objectif macro 105 mm afin de cadrer au plus prêt le dos de la cuillère. Afin de limiter les reflets dérangeants, j’ai tendu un tissu blanc entre la cuillère et appareil photo. J’ai fait un trou pour laisser passer l’objectif à travers. La scène est éclairée par deux flashs déportés Nikon SB-700. L’un est derrière le sujet et vise le tissu alors que le second est derrière le drap (côté appareil photo) pour éclairer les zones plus sombre du tissu par transparence. Le but était d’uniformiser la luminosité du reflet dans la cuillère.
La taille des couverts étant trop grande pour que leurs reflets entre bien dans la cuillère, j’ai été obligé de les intégrer au post-traitement dans Photoshop. Comme la forme du trou dans le tissu au niveau de l’objectif n’était pas jolie, j’ai aussi choisi d’intégrer l’objectif en post-traitement.
J’ai donc réalisé 2 autres photographies distinctes : l’une pour les couverts et l’autre pour l’objectif.
Une fois dans Photoshop, il a été nécessaire de travailler le rendu de la cuillère pour limiter l’apparence des plis du tissu et intégrer les différents éléments en prenant en compte les déformations nécessaires dues à la forme bombée du dos.
Auto-critique
Je ne suis pas vraiment satisfait du résultat final. J’aurais vraiment voulu réaliser l’image directement à la prise de vu, mais les problèmes d’échelle, de reflet de l’environnement ne me l’ont pas permis. Peut-être qu’avec une cage à lumière les résultats auraient été meilleurs au niveau du rendu de la cuillère et des reflets de l’environnement. Mais concernant le problème de taille des couverts, il était peut-être possible de le régler en utilisant une autre focale plus longue. Malheureusement, je n’avais pas assez de recul pour essayer cette configuration.
La petite cuillère rêve de devenir fourchette quand elle sera grande.
Photo du jour
La petite cuillère rêve de devenir fourchette quand elle sera grande.
Explication du comment
Un seul flash placé sur la griffe du boitier. Une première photo a été prise avec une fourchette devant un miroir. Puis une seconde avec la petite cuillère au même endroit sans rien bouger.
Dans Photoshop, les deux images ont été réunies. La photo d’un cadre miroir de plein pied a été ajouté. L’ensemble des éléments perturbateurs ont été supprimés. Un travail sur la colorimétrie a aussi été fait pour donner un aspect rétro à la photo. La lumière de la scène a été optimisée pour renforcer encore l’ambiance.
Auto-critique
La photo a été construite par étapes successives. Le cadre miroir n’était pas prévu dans mon idée de départ mais a trouvé sa place dans le rendu final pour améliorer la compréhension de la scène.
Le travail sous Photoshop a été plutôt conséquent afin de rendre l’image plus intéressante.
La photo a été prise avec deux flashs Nikon SB-700 à égale puissance. L’un est au-dessous et l’autre au-dessus de la cuillère. Les deux flashs légèrement en arrière de la cuillère pour ne pas éclairer la face avant.
La cuillère a été suspendue avec du fil à pêche en nylon. Ainsi, la lumière pouvait éclairer le dessous de la cuillère facilement. Les traces des fils de nylon ont été effacés dans Photoshop.
Un travail sur le rendu de la lumière a aussi été fait dans Photoshop afin d’apporter à la scène une ambiance non banale. Le réglage des contrastes et des tonalités a permis de faire ressortir la silhouette lumineuse du sujet et d’estomper les détails dans les ombres.
Auto-critique
Pour moi, cette photo est plus technique que créative. Elle est un exercice de maîtrise de la lumière. Par rapport à l’image que j’avais en tête, elle est globalement conforme. J’aurais aimé avoir plus de douceur dans le tracé des contours, mais la texture de la tranche la cuillère est trop rugueuse pour l’obtenir. Pour améliorer cela, il aurait été possible de redessiner dans Photoshop avec l’outil plume des contours parfaits mais ce n’était pas mon but car je souhaitais obtenir un résultat au plus proche uniquement par la photographie.
Effet stroboscopique de la cuillère sur l’œuf à la coque.
Photo du jour
Effet stroboscopique de la cuillère sur l’œuf à la coque.
Explication du comment
J’ai en ma possession un flash Nikon SB-800 qui permet sur le papier de réaliser des flashs multiples pour créer l’effet stroboscopique. Malheureusement pour moi, je n’ai pas trouvé le moyen de déclencher ce flash dans le mode à distance. Il a donc fallu que je triche sous Photoshop pour recréer cet effet.
Pour ce faire, j’ai construit mon set-up d’éclairage avec 3 flashs Nikon SB-700 piloté depuis mon boitier par des déclencheurs Cactus V6. L’un est de face depuis la griffe de mon boitier, un second est en arrière à droite pour réaliser le point chaud sur l’œuf. Enfin de troisième est directement à l’arrière de la scène et en contrebas pour légèrement mieux éclairer la cuillère.
Le boitier étant immobile sur un pied, sans rien bouger des réglages, j’ai réalisé 5 photos en déplaçant la cuillère.
Une fois dans Photoshop, j’ai assemblé les 5 photos en une seule de manière à faire apparaître toutes les cuillères sur la même photo. J’ai ensuite ajouté un flou de mouvement sur les 4 cuillères supérieures puis j’ai arrangé l’éclairage et la netteté de la scène pour améliorer le rendu de l’ensemble.
Auto-critique
Je souhaitais réaliser cette photo directement en mode stroboscopique de mon flash. Malgré plusieurs essais et recherches sur internet pour réussir à le faire fonctionner correctement, j’ai dû me résigner à faire autrement. De cette frustration, j’en retiens quand même la satisfaction de ne pas avoir abandonné mon idée de photo. Finalement l’important pour moi est le résultat et non la manière de la réaliser.
Je trouve le rendu conforme à mon idée de départ. L’effet stroboscopique est visuellement intéressant car c’est une bonne manière d’évoquer le mouvement de la cuillère. De plus la mise en évidence des textures de l’œuf et du coquetier est bien réalisée.
Avec un peu plus de temps, il aurait été préférable de mieux placer les cuillères afin de montrer une forme d’accélération de celles-ci. De plus l’image aurait été certainement plus forte en allant jusqu’à la casse réelle de l’œuf. Comme quoi, il y a toujours moyen d’améliorer son travail.