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La composition, la grammaire du visuel

La ligne de regard en photographie pour la composition

Lors de la composition d’une photographie, la prise en compte de la ligne de regard est un élément important à ne pas négliger. Dans cette vidéo, je partage avec vous quelques exemples de photos sur la base, desquelles je vous explique l’influence de la ligne de regard.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:09 – Qu’est-ce qu’est la ligne de regard en photographie ?
00:40 – La grammaire de l’image (article à lire)
00:50 – Exemple 1 : la potière (définition du sujet)
02:09 – Exemple 2 : l’enfant et les oiseaux (définition du sujet)
03:03 – Exemple 3 : la mère et l’enfant (le chemin de lecture)
04:00 – exemple 4 : L’entrée du magasin de bonbons (donner le sens à l’image)
05:28 – Pouce vers le haut
05:33 – Abonnement YouTube
05:42 – Abonnement blog

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Développer son regard photographique

Le regard photographique est un vaste débat au sein de la communauté des photographes. Certains le considèrent comme le Graal, d’autres ne veulent pas en entendre parler, car pour eux, c’est une foutaise trop souvent utilisée sans explication pour justifier des prises de vues hasardeuses. Ceci étant dit, je considère cette expression comme étant la singularité d’un photographe. C’est-à-dire la fameuse touche personnelle qui fait qu’on reconnait directement l’identité du photographe au premier coup d’oeil du spectateur. Autrement dit, son style.

Le fond : l’intention du photographe

L’originalité de chaque photographe se cache dans sa personnalité et dans sa manière de l’exprimer graphiquement au travers de ses photos. C’est un peu comme la manière de choisir ses vêtements qui globalement définit son style vestimentaire en cohérence avec sa vision de la vie et de ses traits de caractère.

Il y a donc un message sous-jacent traduisant, consciemment ou non, l’intention du photographe de montrer sa vision du monde qui l’entoure.

Chacun est interpellé différemment par mon monde en fonction de ses paradigmes et de sa sensibilité émotionnelle propre.

La première étape pour développer son regard photographique est donc de prendre conscience de qui l’on est en termes d’individu à part entière puis de s’assumer en communiquant ses points de vue à travers ses photographies.

Il s’agit donc de se détacher du regard des autres et en particulier de leurs critiques afin de ne plus se conformer à une vision populaire, mais au contraire d’apporter la transcription visuelle de sa personnalité en tant que valeur ajoutée aux spectateurs.

L’idée est donc de se concentrer sur sa propre personne en s’attachant à rester cohérent avec nous-même.

La forme : la mise en lumière

Toute cette première partie est clairement enfouie au plus profond de nous-même. Il va donc falloir trouver la manière de la “mettre en lumière” afin de la communique au monde.

Dans le domaine de la photographie, il s’agit justement de lumière, car étymologiquement, le mot “photographie” signifie “écrire avec la lumière”.

Il faut donc apprendre à la voir, la comprendre et surtout s’astreindre à en avoir conscience au moment des prises de vues pour savoir la regarder pour mieux l’exploiter.

J’attire particulièrement votre attention sur le fait que regarder la lumière, c’est aussi regarder là où il n’y en a pas, c’est-à-dire les ombres. A travers ces dernières, on visualise beaucoup mieux certains aspects techniques de la lumière tels que sa direction ou la taille de la source par exemple.

Je vous invite à lire ou relire les articles suivants pour savoir plus sur la lumière :

Les méthodes : guider le regard du spectateur

Et maintenant, on en fait quoi de tout ça, me direz-vous ? On n’a toujours pas fait une photo là !

Effectivement, il s’agit maintenant d’écrire !

Et bien, c’est comme écrire des phrases avec un stylo pour former une lettre. Il faut choisir :

  • un sujet,
  • un verbe,
  • un/des compléments

Imaginons que l’on souhaite exprimer la plénitude d’un coucher de soleil en bord de mer. Il va falloir commencer à trouver un sujet pour illustrer le bord de mer, puis aller sur place à l’heure du coucher de soleil. Enfin, il reste l’idée de plénitude.

Pour cela, on peut faire le choix de réaliser une pause la plus longue possible pour lisser au maximum les vagues alors que techniquement, il aurait été possible de monter en sensibilité ISO pour au contraire, montrer l’agitation des vagues se brisant sur la côte. Enfin, le choix d’un cadrage horizontal induit aussi un sentiment de stabilité et donc de calme dans la photo.

Il y a donc un ensemble de choix opérationnels à réaliser pour concrétiser le message initial que l’on souhaite exprimer. En voici un résultat :

Exemple de photographie évoquant la plénitude d'un coucher de soleil en bord de mer
Sud Finistère

Il y a donc, comme pour écrire un texte, un ensemble de règles grammaticales qui permettent d’exprimer ses idées. Pour en savoir plus sur ce point, je vous invite à aussi lire ou relire les articles suivants :

Le temps

Evidemment, pour que tout cela se mettre en place, il faut du temps, et même, beaucoup de temps.

Avec la pratique, vous allez affiner votre regard photographique en vous construisant des réflexes basés sur les angles de vues que vous préférez, en utilisant le matériel avec lequel vous êtes le plus à l’aise, en mettant en oeuvre des techniques photographiques que vous maitriserez de plus en plus…

Et en parallèle, votre public apprendra à apprécier votre travail, car il aura acquis progressivement votre vision du monde. Il commencera à s’identifier à votre sensibilité visuelle et progressivement vous intégrerez leur liste de référents ou modèles et vous pourrez éventuellement les inspirer.

C’est seulement à partir de ce moment, qu’il pourra être évoqué le fait que vous commencez à posséder votre regard photographique.

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Quelle est la différence entre cadre et champ

Il y a quelque temps, cette question m’a été posée. Et effectivement, pour décrire une image, connaître la différence de définition entre le cadre et le champ est important. Je partage avec vous dans cet article les définitions à connaître pour bien savoir de quoi on parle puis je finis par illustrer ce sujet sur la base d’un exemple de photomontage.

1. La réalité versus la diégèse

La réalité peut être comme le monde ou l’univers dans lequel nous vivons tous les jours. Il est assimilable à un ensemble appelé “espace-temps”, caractérisé par quatre dimensions :

  • X : Droite / Gauche
  • Y : Avant / Arrière
  • Z : Haut / Bas
  • T : Le Temps
Ensemble de l'Espace-Temps
L’espace-temps est composé de 4 dimensions. 3 dimensions géométrique (X, Y, Z) et 1 dimension temporelle (t)

La définition de “Diégèse” est la suivante :

Espace-temps dans lequel se déroule l’histoire proposée par une fiction d’un récit, d’un film…

On peut donc considérer que lorsqu’on prend une photo, nous créons automatiquement un mode parallèle à partir de la copie partielle de notre monde réel. Ce nouvel espace-temps est la diégèse.

2. La contrainte du cadre

Pour créer cette copie partielle, nous utilisons un outil qui peut être un appareil photo dans le domaine de la photographie, mais il peut être une caméra dans le domaine de la vidéo ou encore une toile et de la peinture dans l’art pictural.

Quoi qu’il en soit, tous ces outils sont limités et nous permettent de ne copier qu’une partie de notre réalité.

En effet, celle-ci a été limitée par les bords de l’image produite et qui est encadrée.

Par conséquent, le photographe a donc la responsabilité de choisir l’ensemble des éléments qui seront présents ou non dans l’image.

3. Le cadre versus le champ

La notion de “cadre” est relative à l’univers réel, alors que la notion de “champ” est relative à la diégèse (univers fictif).

Si l’on prend l’exemple de mon photomontage “Vampire au cœur léger”, on pourra le décrire des deux manières suivantes :

Illustration de l'article La vampire au cœur léger
Illustration de l’article La vampire au cœur léger

Dans le “cadre”, il y a :

  • Esther, ma fille déguisée en vampire,
  • dans une pièce d’un château ayant appartenu à la famille des Habsbourg,
  • un coeur de boeuf posé sur la table

Dans le champ, il y a :

  • un dangereux vampire,
  • dans une pièce de son propre château,
  • où il a posé sur la table, le coeur sanglant de sa  dernière victime.

En comparant ces deux descriptions, on comprend bien que l’on ne parle pas du tout de la même chose…

4. Le Hors-cadre versus le Hors-champ

Enfin, pour finir, il y a les notions de “hors-cadre” et de “hors-champ”.

Ces deux termes ont en commun le mot “Hors” qui signifie ici : “Ce que l’on ne voit pas dans l’image”.

Puis, nous retrouvons le terme :

  • “cadre” : relatif à l’univers réel
  • “champ” : relatif à la diégèse

Toujours sur la base de l’exemple précédent, nous pouvons les décrire des deux manières suivantes :

Dans le hors-cadre, il y a :

  • Moi, le photographe en train de photographier l’intérieur du château,
  • une seconde fois moi, qui photographie ma fille déguisée en vampire. (je rappelle que l’exemple est un photomontage composé de plusieurs photos)
  • les touristes à côté de moi dans le château,
  • Le soleil à l’extérieur du château, car la photo a été prise en pleine journée,
  • mes flashes de studios qui m’ont permis d’éclairer ma fille déguisée,

Dans le Hors-champ, il y a :

  • La lune à l’extérieur du château qui crée les rayons de lumière,
  • les villageois cloîtrés chez eux avec la peur au ventre,
  • peut-être la dépouille de la victime à laquelle le coeur a été arraché,

Encore une fois, ces deux descriptions parlent de deux choses totalement différentes. Le cadre et le champ sont donc deux notions totalement différentes.

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La signification des couleurs

Encore aujourd’hui, de nombreux aspects à propos de l’impact de la couleur sur l’homme n’est pas compris par les scientifiques. Mais une chose est sûre, c’est qu’elles influent sur notre psychologie et aussi sur notre physiologie. C’est la raison pour laquelle l’utilisation de celles-ci est omniprésente en communication dans le but de favoriser la transmission des messages et des idées. je partage avec vous la signification des couleurs et pourquoi.

Sur quoi repose le symbolisme des couleurs

Du point de vue de la physique, les couleurs sont des rayonnements électromagnétiques de longueurs d’onde définies entre 380 (violet) et 740 nanomètres(rouge).

Tableau des longueurs d'onde des couleurs
Tableau des longueurs d’onde des couleurs
Correspondance entre les couleurs et les longueurs d'onde
Correspondance entre les couleurs et les longueurs d’onde

Ainsi, tout le monde perçoit avec ses yeux, le bleu d’un objet si celui-ci émet ou réfléchit une lumière dont la longueur d’onde est proche de 470nm. Cependant, l’enregistrement de cette longueur d’onde par nos yeux qui est ensuite transmise par nos systèmes nerveux pour finir par être traitée par notre cerveau, n’est qu’un processus interne à chacun de nous.

Schéma illustrant la circulation de l'information de la couleur
Schéma illustrant la circulation de l’information de la couleur

C’est pourquoi, la sensation de couleur fait partie du domaine de la pensée et par conséquent, elle est d’ordre personnelle et privé.

De ce constat, on comprend donc que la symbolique des couleurs est basée sur les gènes, mais aussi sur le milieu géographique et le groupe socioculturel. De cette manière, une association est établie entre les couleurs et de multiples perceptions mémorisées.

Ainsi, les Esquimaux du Groënland sont capables de distinguer une trentaine de nuances de couleur de neige là où nous en percevons que quelques-unes. Sachant clairement les identifier, leur langage les a même définies dans leur vocabulaire. On comprend donc aisément l’influence du lieu géographique sur l’appropriation des couleurs.

Pour illustrer la différence d’interprétation des couleurs par la culture, il suffit de comparer la couleur des robes de mariage en Europe et en Asie. Ainsi, on constatera qu’en France la robe de mariée en blanche alors qu’en Chine, elle est rouge. De même, la couleur du deuil en Chine est le blanc alors qu’en France, c’est le noir.

Un dernier impact est le temps, ou plus exactement l’époque considérée. En effet, si on reprend l’exemple de la robe de mariée, celles-ci n’ont pas toujours été blanches en France. Durant le Moyen Âge, à l’époque Médiévale, il était simplement d’usage de porter sa plus belle robe, quelle que soit sa couleur. Ce n’est qu’en 1840 suite au mariage de la Reine Victoria que le blanc est redevenu couleur symbole du mariage en France. Pour en savoir plus à propos de l’histoire des robes de mariage, je vous invite à lire l’article Wikipédia sur le sujet.

Il est donc important de garder en tête que la signification des couleurs est loin d’être une science exacte et permet seulement de donner quelques lignes directrices.

Synthèse des significations en France

Si vous cherchez sur Internet la signification symbolique des couleurs, vous allez trouver énormément de d’information à ce sujet. Mais à y voir de plus prêt, vous noterez quelques incohérences. La raison en est, l’impact de l’influence culturel telle qu’expliqué ci-dessus.

Voici pour ma part, ce que j’ai pu rassembler concernant ce sujet pour la culture française actuelle.

Tableau de synthèse des significations des couleurs
Tableau de synthèse des significations des couleurs

Ceci est fortement inspiré de “La pédagogie interactive” Racle G, Edition Retz, Paris, 1980.

Vision des couleurs

Bien que ce soit une évidence, il est bon de rappeler que la vision d’une personne évolue en fonction de son âge. Au fur et à mesure de son vieillissement, le cristallin des yeux évolue en terme d’élasticité et donc de capacité de focalisation. A cela s’ajoute le jaunissement de celui-ci qui engendre une diminution de la quantité de lumière atteignant la rétine. Les couleurs deviennent faussées et la vision plus difficile.

Ce phénomène est continu tout au long de la vie avec une période optimale se situant en moyenne entre 25 et 30 ans, où le maximum de capacité de discrimination est atteint.

Il est à noter aussi, que l’entraînement d’une personne influe aussi sur le résultat. C’est la raison pour laquelle les personnes travaillant dans les métiers où la couleur est importante atteignent d’excellents résultats (tapissier, peintre, restaurateur de tableaux…).

Usuellement, la dégradation de cette capacité de discrimination accélère à partir de 40 ans.

Indépendamment du vieillissement de la personne, certaines couleurs sont plus ou moins facilement discernables dans l’obscurité. Ainsi, l’ordre d’apparition des couleurs, en fonction du niveau d’éclairement en lumière du jour, est le suivant : Jaune, orange, rouge, vert, bleu, violet.

A cela, s’ajoute des effets optiques optique qui provoque une sensation de proximité ou d’éloignement en fonction de la teinte. Les teintes chaudes (jaune, orange ou rouge) semblent plus proches que les teintes froides (vert, violet ou bleu).

La couleur semblant plus proche est qualifiée de “saillante” alors que la plus distante est qualifiée de “fuyante”. Ces termes sont à utiliser de façon relative. Par exemple, le bleu sera fuyant en comparaison avec l’orange, mais il sera saillant en comparaison avec le noir.

L’exploitation des couleurs dans une image

Dans la continuité de la logique des couleurs saillantes ou fuyantes, l’exploitation des couleurs repose en particulier sur la notion de comparaison et donc de contraste. Je vous renvoi notamment vers mon article concernant les contrastes d’Itten.

D’une certaine manière, pour qu’une couleur froide ait le même poids visuel qu’une couleur chaude, il faudra lui accorder une plus grande surface. C’est la même chose pour la saturation. Un bleu saturé pourra mieux compenser le poids visuel qu’un rouge désaturé.

Il faut aussi connaître le comportement des couleurs dans l’environnement naturel afin de reproduire ces effets dans les images.

Par exemple, la saturation des couleurs diminue avec la distance. Ceci est dû à la brume atmosphérique. C’est la raison pour laquelle les couleurs à l’horizon sont plus pâles.

De même, les couleurs directement éclairées par le soleil semblent désaturées. Ceci est dû à la quantité de lumière réfléchie par la surface. Pour limiter cet effet, l’usage d’un filtre polarisant peut aider à retrouver de la saturation dans les couleurs.

L’ensemble de ses informations doit vous aider à choisir les couleurs des éléments de vos images. De plus en marketing, il est préférable de ne pas utiliser plus de quatre couleurs de base afin que chacune d’elles garde bien son pouvoir visuel.

Au-delà des éléments mise en scène dans votre image, agir sur les dominances globales de couleurs permet de rapidement et efficacement influencer sur l’état d’esprit du spectateur. C’est notamment, l’intérêt de prendre un parti-pris sur la balance des blancs d’une image ou de réaliser des effets de type traitement croisée où l’on vient teinter différemment les tons sombres et clairs.

J’espère que cet article vous aura apporté quelques connaissances supplémentaires. N’hésitez pas à tester la mise en pratique de ces conseils afin que vous puissiez vous rendre compte par vous-même de l’apport de ces modifications.

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L’orientation du cadrage en photographie

L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.

Impact de l’orientation à la prise de vue

Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.

En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.

Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.

Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.

Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.

Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.

Impact de l’orientation sur la lecture de l’image

Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.

Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.

Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.

L'escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.

L'escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.

En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.

L'escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L'escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal

Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage

Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.

Cadrage horizontal :

  • Stabilité,
  • Calme,
  • Sérénité,
  • Douceur,

Cadrage vertical :

  • Instabilité,
  • Force,
  • Dignité,
  • Virilité,

Exercices

Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.

Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.

L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.

En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.

Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.

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La composition, la grammaire du visuel Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment donner la sensation de profondeur aux photos

Réaliser une photographie revient à transcrire en deux dimensions (2D) la représentation d’une scène réelle en trois dimensions (3D). L’objectif de cet article est de vous donner quelques clés utiles pour tromper le cerveau du spectateur afin qu’il ressente cette sensation de profondeur sans cette troisième dimension. Je classerai ces clés suivant les aspects suivants :

  • rapport d’échelle
  • superposition
  • contraste
  • effet de vision
  • retouche photo au post-traitement

Rapport d’échelle

Le rapport d’échelle concerne ici l’évolution de la perception des caractéristiques dimensionnelles d’un objet en fonction de la perspective. De manière simple et directe, « plus un objet est loin de nous, plus nous le voyons petit ». Comme vous allez le voir, c’est évidemment vrai, mais il n’y a pas que ça.

Dimensions

Comme, je l’ai écrit juste au-dessus, un même objet sera représenté plus gros sur une photo, s’il est proche du point de vue et diminuera au fur et à mesure qu’il s’éloignera. En fonction de certaines configurations naturelles ou non, la scène à photographier présentera une série plus ou moins alignée de ce type d’éléments. Classiquement, ceux-ci peuvent être par exemple :

  • les poteaux électriques
  • les pierres d’un mur
  • une route de largeur sensiblement constante
  • des traces comme par exemple des traces de pas dans le sable…

Leurs agencements linéaires construisent une ligne de fuite imaginaire. Ces lignes de fuite, si elles sont astucieusement placées dans votre composition évoqueront très fortement cette sensation de profondeur.

Effet de la perspective géométrique sur les dimension d'un sujet
Effet de la perspective géométrique sur les dimension d’un sujet

Motifs

De manière générale, au-delà des dimensions d’un objet bien distinctif, tout ce qui peut s’assimiler à un motif, répond au même phénomène expliqué précédemment. C’est le cas, du motif d’un mur en briques par exemple.

La force des motifs est qu’ils génèrent une multitude de lignes de fuite.

Prêtez attention aux motifs est alors une très bonne façon de profiter d’eux pour traduire cette troisième dimension, car ils disparaîtront progressivement avec la distance.

Voici quelques exemples de motifs courants :

  • des briques d’un mur,
  • des dallages au sol,
  • des tuiles d’un toit,
  • des fenêtres des immeubles,
  • des arbres de même essence,

Importance des motifs et de l'accentuation des perspectives pour transmettre l'impression de profondeur
Importance des motifs et de l’accentuation des perspectives pour transmettre l’impression de profondeur

Textures

Plus, nous nous rapprochons des sujets et plus nous pouvons en voir les détails. L’ensemble des plus petits d’entre eux représente la texture. Encore une fois, ces informations s’évanouiront avec sa distance par rapport au point de vue.

Ici, les exemples de motif peuvent être par exemple :

  • le maillage d’un tissu,
  • les creux et les bosses de l’écorce d’un arbre,
  • l’aspect brossé d’un métal,
  • les piqûres de rouille d’une vieille porte métallique,
  • les craquelures d’une vieille peinture,

Référence à l’échelle

Petite question au passage : qu’est-ce qui permet de faire la différence entre les trois notions précédentes, dimension, motif et texture ? La réponse est le rapport de taille des uns par rapport aux autres.

Afin de pouvoir donner un ordre de grandeur à la profondeur, il est important d’introduire une notion de taille de référence pour l’ensemble de l’image. Concrètement, il suffit d’introduire au moins un élément dont tout le monde connaît instinctivement la taille.

De nombreux éléments peuvent être utilisés :

  • un humain,
  • une voiture,
  • un insecte,
  • un arbre,

Du moment, que les tailles respectives entre les dimensions, les motifs et les textures sont cohérentes entre elles, l’ensemble de ces notions dimensionnelles permettront à duper le cerveau afin qu’il interprète dans la continuité l’information de profondeur de l’image.

En photomontage, c’est l’un des points les plus importants à mettre en place pour donner un rendu réaliste d’une scène.

exemple de l'importance d'une référence de taille pour donner l'échelle des distances et la sensation de la profondeur de l'image
exemple de l’importance d’une référence de taille pour donner l’échelle des distances et la sensation de la profondeur de l’image

exemple de l'importance d'une référence de taille pour donner l'échelle des distances et la sensation de la profondeur de l'image
exemple de l’importance d’une référence de taille pour donner l’échelle des distances et la sensation de la profondeur de l’image

Superposition

« Ceux du fond sont cachés derrière les premiers ».

C’est évidemment une autre caractéristique de la profondeur. Lors de votre composition, il peut-être utile d’intégrer à votre image des éléments qui se cachent partiellement les uns et les autres. Le cerveau sera ainsi contraint d’intégrer la notion multi-plane de la scène et comprendra alors qu’il y a de la profondeur à la scène.

Afin de bien distinguer les différents plans de profondeur (de l’avant-plan à l’arrière-plan en passant par tous ceux intermédiaires), il est intéressant de chercher à les rendre distinguables au mieux. L’une des astuces des photographes de paysages est de photographier aux heures de la journée où la lumière est rasante (premières ou dernières heures de la journée). Ainsi, en fonction de la structure du sol, présence d’arbre, champs de colza ou terre nue…, la luminosité de ses différentes zones s’en trouvent plus contrastées. Ceci permet alors de mieux les distinguer.

Distinguer les différents plans d'une image permet de donner de la profondeur à celle-ci
Distinguer les différents plans d’une image permet de donner de la profondeur à celle-ci

Contraste

Directement, en lien avec la notion de plan de profondeur, nous avons la notion de contraste associé.

Pour rappel, dans mon article dédié aux contrastes d’Itten, j’explique qu’il existe une multitude de types de contraste.

Il est important de comprendre que quelques soient les types de contrastes, ils diminuent tous avec la distance.

Partant de ce constat, on comprend autrement tout ce que nous avons évoqués précédemment autour des dimensions, motifs et textures. Tout ça est donc cohérent. Ouf !

Diminution du contraste de luminosité

A cause de la couche atmosphérique, les hautes lumières et les basses lumières sont de moins en moins distinguables pouvant même devenir uniforme en cas de brouillard par exemple. C’est pourquoi, il est plus facile d’évoquer cette notion de distance en fonction de conditions météorologiques particulières.

Diminution du contraste de couleurs

Pour la même raison, la saturation des couleurs se réduit aussi avec la distance.

L’ensemble de ses deux contrastes est ce que l’on appelle souvent la perspective atmosphérique au même titre que l’on appelle perspective géométrique la gestion des dimensions.

Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance
Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance

Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance
Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance

A ce stade de l’article, nous connaissons et avons compris quels sont les paramètres importants à prendre en compte pour mieux transcrire la troisième dimension. Pour rappel les voici de façon synthétique :

  • les lignes de fuite imaginaires,
  • les lignes de fuite réelles,
  • les détails à intégrer au premier plan,
  • mettre en évidence les différents plans,
  • choisir ses heures de prise de vue,
  • profitez de la perspective atmosphérique.

Dans la suite de l’article, voici quelques astuces complémentaires pour accentuer ces aspects.

Effet de vision

Profondeur de champ

Tout l’aspect technique de comment procéder aux réglages de la profondeur de champ est expliqué dans mon article dédié. Je vous invite donc à le lire ou le relire si besoin.

L’usage à bon escient de ce paramètre, vous permettra de mieux focaliser le regard là où vous le souhaitez tout en détachant le plan de netteté de l’avant ou de l’arrière-plan.

Accentuation de la perspective

La perspective géométrique étant un aspect très important pour donner cette sensation de profondeur, il est souvent utile de l’amplifier. Pour se faire, il est d’usage d’employer des objectifs à courte focale. Ici aussi, je vous invite à vous référer aux articles dédiés aux différentes familles de focales.

Photographier au ras du sol

Dans le cas, où vous n’auriez pas à disposition des focales courtes, vous pouvez compenser un peu le problème en photographiant au ras du sol. De cette manière, vous intégrerez plus de premier plan à votre photo pour mieux « entrer dedans ».

Retouche photo au post-traitement

Ici, je vais vous donner 3 astuces qui peuvent aussi aider à évoquer ou renforcer la profondeur d’une photo. Il est clair, qu’au post traitement, nous ne pourrons pas faire de miracle non plus. Donc, gardez à l’esprit l’ensemble des informations de cet article concernant les prises de vue, car c’est surtout à ce moment-là que vous avez le plus de possibilité.

Zooming

Pour faire la transition, voici un effet que l’on peut faire aussi bien à la prise de vue qu’au post-traitement. Il s’agit de l’effet de zooming.

Rapidement, pour réaliser ceci à la prise de vue, vous devez régler d’exposition correcte de votre photo de manière à avoir un temps de pose de l’ordre de 1/30s. La technique consiste à zoomer manuellement pendant que vous déclenchez l’obturateur. Vous obtiendrez alors un flou dynamique partant du centre de l’image et qui s’étalera de façon radiale.

Sous Photoshop, vous trouverez l’option dans les filtres de flou.

Le fait d’avoir ce flou partant du centre donne l’impression d’entrer dans la photo et peut en fonction des cas donner une sensation de profondeur. Il s’agit d’un effet créatif qui convient bien d’utiliser modérément pour ne pas s’en lasser.

Évocation de la profondeur par effet de zooming
Evocation de la profondeur par effet de zooming

Correction du voile

Il y a quelque temps, Adobe a créé l’option correction du voile dans Lighroom et CameraRaw. Habituellement, utiliser pour supprimer ou réduire tout au moins l’effet de la perspective atmosphérique, il peut aussi être utilisé inversement pour en ajouter. Dans ce cas, je vous conseille de procéder plan par plan localisé pour étager et ainsi mieux les distinguer.

Tilt-Shift

Cet effet aujourd’hui, un peu trop connu, est néanmoins une bonne solution pour donner un ressenti intense de la profondeur dans l’image. C’est aussi ce qu’on appelle l’effet maquette.

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3 conseils pour mieux gérer l’arrière-plan de ses photos

Une très grande majorité des photographies gâchées sont dues à une mauvaise prise en compte de l’arrière-plan présent derrière le sujet principal par le photographe. Voici, trois conseils faciles à prendre en compte au moment de la prise de vue. Vos photos en seront naturellement plus fortes.

 

Sortir ou cacher du cadre les éléments perturbateurs

L’une des priorités du photographe est de réaliser des images dont la lisibilité est la plus rapide. C’est ainsi qu’une photo peut gagner en force et accrochera l’attention plus qu’une autre.

Pour ce faire, il faut essayer d’éliminer le maximum d’éléments de l’arrière-plan qui risqueraient d’attirer le regard du spectateur. Tout ce qui pourra être immédiatement supprimé à la prise de vue sera autant de temps gagné au post-traitement sur ordinateur après.

C’est aussi et surtout, un moyen de chercher ce fameux point de vue souvent évoqué en photographie ou plus communément appelé l’œil du photographe.

Pour ce faire, tournez autour de votre sujet, déplacez-le à différents endroits, rapprochez-vous, éloignez-vous, zoomez, réduisez la profondeur de champ… Une multitude de moyens sont à votre disposition pour savoir gérer toutes les situations possibles.

Pour approfondir cette astuce, allez lire ou relire l’article sur le recadrage.

Illustration de l'article recadrage
Illustration de l’article recadrage

 

Voir et mettre en place les lignes de force pour guider le regard

Savoir repérer et prendre l’habitude d’agencer les lignes de force présentes sur le fond de votre image, permet de placer votre sujet au meilleur endroit dans la scène.

Ces lignes de force sont un moyen extrêmement efficace pour guide le regard jusqu’à votre sujet.

Dans ce sens, l’arrière-plan devient un faire-valoir à votre sujet et donne aussi une cohérence et une harmonie à l’ensemble.

Pour mieux comprendre ce que sont les lignes de force, je vous invite à consulter l’article détaillé en rapport à la grammaire de l’image.

Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.
Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.

 

Détacher votre sujet du fond grâce au contraste de luminosité

Comme nous l’avons vu dans un article précédent à propos des contrastes d’Itten, il est très puissant d’utiliser ce principe pour mettre en avant votre sujet par rapport au fond qui doit rester qu’un élément secondaire à l’ensemble de la scène.

Concrètement, si votre sujet est plutôt sombre, placez-le devant une zone claire de votre fond et inversement. C’est l’une des techniques très utilisées en portrait de studio où les photographes éclairent astucieusement le fond d’un portrait pour mieux faire apparaître la silhouette du modèle. Le célèbre studio Harcourt en est un bon exemple.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

 

C’est à vous…

Gardez bien en tête ces 3 conseils, appliquez-les dès votre prochaine sortie photo et vous constaterez immédiatement la différence sur vos images.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ou vos questions à propos de cet article.

A très bientôt.

 

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Recadrage : une technique puissante pour donner de la force à vos photos

Le recadrage d’une photo est l’opération de supprimer au post-traitement une partie de celle-ci. Cette opération est extrêmement simple à réaliser, et comme nous allons le voir ensemble, peut apporter beaucoup de force à votre photo.

Polémique autour du recadrage

Régulièrement en lisant sur les groupes de discussion, les forums photo ou ailleurs, certains photographes critiquent le recadrage comme étant une pratique inacceptable. Ils étoffent souvent leur propos en expliquant qu’une photographie se fait avant tout lors de la prise de vue. D’autres justifient cette idée par le fait que la suppression de pixel dégrade trop la qualité de l’image.

Ces arguments sont vrai, mais pas toujours. C’est pourquoi dire que le recadrage est une pratique inacceptable est excessif.

Dans tous les arts, et la photographie ne fait pas exception, il existe des règles qu’il est important de transgresser pour aller plus loin dans la créativité. L’ouverture d’esprit et la prise de recul par rapport à ces types de sujets sont importants pour ne pas se retrouver bridé dans notre pratique

Par contre effectivement, garder qu’une trop faible partie de votre image risque de ne pas laisser assez d’information pour une future impression sur papier. Ici, il faut garder à l’esprit que plus on garde de pixel, mieux c’est. Mais il faut aussi garder à l’esprit le principe de densité de pixel d’une image pour l’impression. Tout cela dépend de l’usage final de l’image. Pour approfondir ce point, je vous invite à lire l’article traitant spécifiquement ce sujet.

 

Pourquoi recadrer

Il existe de nombreuses raisons justifiant le recours au recadrage d’une photo. Voici ci-dessous une liste non exhaustive :

  • Changer le format de la photo (16×9, 4×3, carré,  format libre, panoramique…),
  • Supprimer un élément perturbateur de l’image se trouvant en périphérie,
  • Adapter une photo à l’espace disponible dans la page d’un magazine,
  • Ajuster précisément la symétrie après la correction des déformations optiques de l’objectif en photo d’architecture par exemple,

 

Comme je l’ai évoqué dans un article précédent, le cadre d’une image fait partie intégrante de celle-ci.

Il est donc important de travailler aussi son recadrage au même titre que son cadrage initiale de la prise de vue car c’est une opération essentielle pour parfaire une photo.

En quoi recadrer apporte à votre photo

Toujours en fonction du message que vous souhaitez transmettre dans votre image, le cadrage permet d’influencer visuellement de rendu du contenu de la photo.  Voici quelques raisons justifiant le recours au recadrage de photos. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive mais permet juste l’illustrer le propos de cet article.

 

Recadrage carré

Pour un premier exemple concret, je vous invite à aller lire ou relire l’article sur les contrastesj’ai expliqué pourquoi j’ai fait le choix de recadrer ma photo du sac à dos devant le Tau lors d’un voyage en Italie.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

 

Supprimer les zones de l’image qui n’apporte pas d’information

Illustration du recadrage pour supprimer les zones inutiles
Illustration du recadrage pour supprimer les zones inutiles

Ici l’espace dans le ciel totalement bleu n’apporte aucune information pertinence à la photo. De plus, recadrer l’image à l’horizontale accentue la profondeur de l’image en renforçant l’impression de grande distance des montages et évoque un sentiment de calme au lieu.

 

Peaufiner le positionnement des éléments dans l’image

 

Illustration du recadrage pour replacer les éléments important de la photo sur les points forts
Illustration du recadrage pour replacer les éléments importants de la photo sur les points forts

Ici, le sujet de la photo est la danse. Les deux groupes de personnes de chaque côté polluent le message car n’aide pas à attirer le regard sur le couple de gauche qui donne du mouvement à l’ensemble de la photo. De plus, en focalisant l’image telle que recadrer, les musiciens au fond reprennent de l’importance.

 

Redresser l’horizon

Illustration du recadrage pour redresser l'horizon d'un paysage
Illustration du recadrage pour redresser l’horizon d’un paysage

Ici, pas de commentaire particulier à faire mis à part qu’il est absolument important d’avoir un horizon rigoureusement horizontal dans les photos de paysage.

 

Modifier après coup le message initiale de la photo

Illustration du recadrage pour modifier le message porté par la photo
Illustration du recadrage pour modifier le message porté par la photo

Sur la photo initialement cadrée, le sujet principal était le poteau en pierre et le phare lui faisait écho de par la vague similitude de forme allongée, brune et verticale. Avec le recadrage, je change cette relation et le sujet principal devient de texte gravé à la place du poteau lui-même. Par conséquent, le phare est en relation avec le texte et plus avec le poteau. Par la même occasion, je supprime deux éléments gênants la lecture qui sont la pierre au sol et le buisson jaune.

 

 

Partagez ici vos avis à propos du recadrage des photos. Quels sont vos usages réguliers ? Quels sont vos astuces ? L’espace commentaire de l’article vous tend les bras…

 

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Appel à question, elles sont toutes les bienvenues

Bonjour

Je suis Vincent Bouvais du blog Initiation-Photo.com.

Je vous propose aujourd’hui, une petite vidéo d’annonce.

En effet, depuis quelques mois, j’ai commencé mon blog dans le but de partager mes connaissances photo avec ceux qui souhaitent :

  •  progresser dans la technique photo bien sûr
  •  progresser en photomontage aussi
  •  mais aussi dans le développement de leur créativité.

Afin d’être au plus proche de vos attentes, je souhaite recueillir de votre part, un maximum de questions en commentaire de cette vidéo afin que je puisse y répondre rapidement en vidéo sur cette chaîne YouTube et sur mon blog.

Mon but est d’être avant tout efficace pour répondre à vos besoins de la manière la plus réactive et précise possible.

Dans le cas où des sujets nécessiteraient un approfondissement particulier, je serai peut-être amené à rédiger une réponse plus complète et précise sous forme d’article dans mon blog.

Je le répète, mon but est de vous apporter un maximum de valeur ajouter dans ces domaines.

Alors, lâchez-vous, posez toutes vos questions et à très bientôt en vidéo pour les réponses.

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Les contrastes : la clé des photos percutantes

De manière générale pour qu’une image accroche le regard, il est nécessaire qu’elle ait un petit quelque chose qui attire notre attention. Ce petit quelque chose est souvent la représentation un contraste au sens large du terme.

Pourquoi utiliser les contrastes ?

On pourrait dire que le contraste repose sur le principe des 7 erreurs. Naturellement, l’Homme est très adroit pour distinguer les différences dans son environnement car notre cerveau a des capacités innées pour immédiatement les distinguer et ainsi attirer notre attention.

Ici le but est de profiter de ce phénomène comme avantage afin de donner plus de force à nos images tout en transmettant plus efficacement son message.

Origine de cette théorie

Durant les années 1920, une école allemande en design a fortement révolutionné ce domaine. Il s’agit de l’école du Bauhaus. Johannes Itten a particulièrement contribué à cet essor en centrant leur principe de composition sur le simple concept du contraste.

Cette vision totalement nouvelle pour l’époque s’appuyait sur une approche expérimentale des principes du design. Ceci a permis de développer la notoriété de cette école et a ainsi eu une forte influence sur le XXème siècle.

Les contrastes, c’est quoi ?

Evidemment ici on parle de contraste au sens large. Il s’agit donc de l’ensemble des couples formés d’un mot et de son contraire (antonyme). Pour illustrer ce propos, voici une liste d’exemples non exhaustive :


Mot Contraire (antonyme)
Petit Grand
Homme Femme
Ancien Moderne
Bas Haut
Bon Mauvais
Dur Mou
Gros Mince
Blanc Noir
Heureux Triste
Jeune Vieux
Propre Sale
Vrai Faux
Sec Mouillé
Silencieux Bruyant
Sombre Clair
Flou Net
Continu Intermittent
Couleur Couleur complémentaire

En pratique, comment l’utiliser

Pour se rapprocher de la pédagogie de J. Itten, il demandait à ses étudiants de mettre en éveil l’ensemble de leurs sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût pour aborder les contrastes suivants les trois phases suivantes :

  1. avoir une approche sensitive, c’est-à-dire se concentrer sur ses propres ressentis,
  2. puis lister l’ensemble des moyens visuels pouvant illustrer ce ressenti,
  3. pour enfin, concrétiser en organisant l’ensemble des informations pour créer l’image.

Je vous propose mon processus suivant :

  1. Observez votre environnement dans le but de comprendre ce qui se passe autour de vous ou voir même ce que vous faites vous-même avec votre environnement. L’important ici est de bien en avoir conscience.
  2. Attachez-vous à la recherche des contrastes qui attirent naturellement votre attention.
  3. Pour chacun d’eux, concentrez-vous sur vous-même afin d’essayer de comprendre quel ressenti ce contraste vous provoque. Est-ce de la surprise, de la joie, de la tristesse, … L’idée est de vous formuler à vous-même le ou les sentiments que vous ressentez à ce moment-là.
  4. Maintenant que vous savez quelle émotion vous souhaitez transmettre. Commencez à réfléchir à comment accentuer ces contrastes. Utilisez enfin les autres techniques classiques de composition pour les renforcer et parfaire votre message.
  5. Composez alors votre image et déclenchez.

Etude de cas personnel

Ces dix derniers jours, j’ai participé à un pèlerinage en Italie à Assise avec tout un groupe de bons amis croyants sur le thème de Saint François. Parmi ce groupe, j’étais le seul non croyant.

Etant donné cette situation, je n’étais pas vraiment à l’aise. Quelle place allais-je trouver ? Comment allais-je m’occuper pendant tous les moments religieux de ce séjour ? Bref, je me posais beaucoup de questions.

Le matin du troisième jour, était organisé une marche pour rejoindre un lieu de culte. Avant de prendre la route, tout le groupe s’est rassemblé pour faire une prière à Dieu. Evidemment, je suis resté à l’écart.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

Etape 1

Je m’interrogeais intérieurement à propos des questions évoquées ci-dessus. Naturellement, j’avais en tête cette notion d’élément à l’écart ou indépendant d’un groupe.

Etape 2

C’est à ce moment, que j’ai aperçu ce sac à dos posé sur une étagère du chalet juste à côté de l’emblème du Tau. Cette image a immédiatement attiré mon attention de par le contraste des couleurs entre la teinte bleue du sac et la dominante jaune du bois de pain de la façade du chalet. J’étais face à des couleurs complémentaires.

Etape 3

C’est en regardant cette scène et en approfondissant mon ressenti du moment que j’ai compris plus précisément l’état d’esprit dans lequel j’étais sur le moment.

Inconsciemment, j’avais assimilé la forme du Tau comme le groupe de mes amis croyants. Parallèlement, le sac à dos me renvoyait ma position par rapport à ce groupe.

Le fait que le sac masquait une petite partie du pied du Tau, signifiait pour moi le lien que j’avais avec le groupe.

Manifestement, je ne faisais pas partie de ce groupe du point de vue religieux mais je participais quand même à ce pèlerinage.

J’en ai donc conclu que cette image représentait bien mes sentiments du moment.

Etape 4

J’ai donc commencé à réfléchir à comment cadrer cette scène pour mieux transmettre ce message. A première vue, tout été déjà contenu dans cette photo. Mais en y réfléchissant un peu plus, j’ai pris la décision que cette photo serait cadrée au format carré.

En effet, si je cadrais verticalement, la photo aurait portait un sentiment de domination avec ce Tau au-dessus du sac. Cela aurait insinué que le groupe symbolisé par le Tau ou que la religion ait une forme de domination sur moi représenté par le sac.

Un cadrage à l’horizontale ne me convenait pas non plus. Car, soit je centrais la scène et l’image était inesthétique, soit je décentrais la scène ce qui aurait donner plus de poids au sac ou au Tau.

La solution était donc, pour bien respecter mon sentiment d’égalité de valeur des deux éléments, de bien choisir un cadrage carré pour sa neutralité.

Je me suis donc placé de face et j’ai déclenché l’appareil pour prendre la photo. Je l’ai directement recadrée en carré au développement du RAW.

Conclusion

J’attire votre attention sur le fait que la clarté des explications a pris un certain temps et s’est aussi affinée après la prise de vue. En réalité, tout n’était pas aussi clair dans ma tête sur le moment. Mais j’avais néanmoins assez d’indices et de justifications pour aboutir aux mêmes décisions.

Il est donc important de laisser mûrir notre réflexion. Pour ce faire, il faut alors prendre la photo en ce disant que peut-être plus tard tout deviendra plus limpide.

Donc ne restez pas bloqué sans jamais déclencher votre appareil. Vous risqueriez de laisser passer beaucoup de bonnes photos. Alors laisser aussi une place à votre instinct et faites-vous confiance.

Juste une petite remarque au passage. Cette photo a été réalisée avec mon smartphone Samsung Galaxy S5. Comme quoi, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir beaucoup de matériel pour transmettre un message en photographie.

A vous de jouer

Si vous êtes arrivé jusque-là dans la lecture de mon article, il serait dommage de ne pas pleinement en profiter. La mise en application de son contenu sera votre retour sur investissement du temps que vous venez de passer.

Alors, c’est à vous de mettre en application son contenu lors de votre prochaine sortie photo. Pour commencer facilement, définissez avant de partir sur quel contraste vous allez vous concentrer et dans quel état d’esprit vous partez faire votre sortie. Les 2 premières étapes seront alors plus faciles à réaliser et vous pourrez ainsi passer plus de temps à travailler l’étape 3 qui est la pierre angulaire de ce processus.

Avec un peu d’entrainement, vous intégrerez ce mécanisme qui se réalisera alors de façon plus facile et naturellement.

N’hésitez pas à revenir ici sur cette page pour partager vos retours d’expérience afin que mieux progresser ensemble avec tous les lecteurs.

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