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Photomontage et post-traitement

Comment réaliser du mouvement dans des photos statiques

Ajouter du mouvement dans une photographie permet d’ajouter d’intérêt à celle-ci, voire même aller jusqu’à en modifier son message. Du point de vue purement photographique, ce choix doit être réalisé à la prise de vue en jouant avec la durée d’exposition de l’appareil. Cependant, dans le cadre du photomontage, il peut être très utile de l’ajouter au poste traitement. C’est justement l’objet de cette vidéo dans laquelle je vous montre comment réaliser l’opération avec deux exemples.

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La Lumière, c'est quoi ?

Comment lire les niveaux de contraste de luminosité dans vos photographies

Donner de l’intérêt à vos photographies peut passé par une bonne gestion des niveaux de contraste de la luminosité de la scène photographiée. Ceci est d’autant plus important dans les photographies noir et blanc dans lesquelles, l’information est principalement transmise par ce moyen. Dans cette vidéo, je vous explique le principe est comment bien les mettre en évidence dans Photoshop pour vous aider à correctement régler les contraste de votre photographie ou contrôler que vos réglages sont correctement réalisés.

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Créativité, propulseur de motivation...

L’avantage de la sémiologie dans la création d’images

Photographier, peindre, dessiner, créer des images de synthèse, ou tout autre art visuel reposent sur la transmission d’un message du plus simple au plus compliqué. Même les premières images rupestres des grottes préhistoriques reposent sur ce principe. C’est dire comment ce dernier est essentiel. Créer une image, c’est comme écrire une phrase. On y trouve des éléments, comme des objets ou des personnages dans le domaine visuel, au même titre que des mots dans une phrase. De plus, chacun de ces éléments possède en eux un double sens : le sens propre et figuré. Le terme « sémiologie » signifie : « Science qui étudie les systèmes de signes (langage et autres systèmes). » Dictionnaire le Robert. C’est-à-dire que les connaissances en sémiologie permettent de lire et donc de comprendre les messages contenus dans les images et donc aussi de construire de manière compréhensible un message dans un support visuel.

Remarque : Dans cet article figure quelques liens affiliés vers Amazon. Si vous passez par ces liens, sans qu’il y ait le moindre impact sur votre prix d’achat, je profite d’une rétribution de la part d’Amazon. Ceci est une manière simple de supporter mon travail de partage de mes connaissances via ce blog. Merci d’avance.

Profiter de la sémiologie pour développer sa créativité

Dans la vie de tous les jours, rares sont les personnes qui n’ont jamais rien à dire. Or, bien que le standard de communication soit la parole ou l’écriture, les supports visuels prennent de plus en plus de place dans nos quotidiens à travers les médias classiques, les réseaux sociaux ou simplement la connectivité omniprésence via Internet et la téléphonie.

Il est donc nécessaire d’apprendre à maîtriser la communication visuelle pour ne pas risquer de se faire manipuler. Pour cela, il est nécessaire de bien comprendre les mécanismes pour garder le contrôle de nos sens et ainsi continuer à profiter de notre libre-arbitre.

Comme pour tout apprentissage, il faut pratiquer !

Mon propos ici, est donc de profiter des idées que l’on souhaite exprimer pour développer notre créativité en produisant des images illustrant au mieux nos messages.

C’est dans ce sens que la sémiologie, ou plus simplement dit, l’application de la grammaire visuelle au sens large permet de stimuler notre créativité artistique.

Quelques ressources à partir desquels apprendre la sémiologie

Pour cela, je vous conseille quelques ressources intéressantes pour commencer à toucher du doigt ces concepts qui vous sont peut-être nouveaux :

Dans cet ouvrage, vous découvriez les bases de la composition d’une photographie qui est une forme de grammaire visuelle.

Ce livre est, à mon sens, encore plus riche que le précédent compte tenu qu’il aborde plus précisément les impacts inconscients engendrés par la construction d’une image.

Ce dernier livre, à l’avantage de bien décrire un processus de création d’images en amont et pendant la prise de vue dans le but de clairement donner du sens à vos images.

Toutes ces ressources ont pour objectif de vous donner les principes de base pour appréhender ce domaine.

Cependant, il ne s’agit ici que de théorie couchée sur du papier. Ce qui vous fera réellement progresser sera la mise en pratique de l’ensemble de ces clés lors de créations d’images.

Exemples de création d’image basée sur la sémiologie

Pour illustrer cette mise en pratique, je vous invite à découvrir ou à redécouvrir les publications de ma rubrique photomontage du mois.

La plupart des photomontages que je réalise sont basés sur le principe de promouvoir un message prédéfini. C’est-à-dire que le point de départ est le message et par conséquent, c’est lui qui oriente ma créativité pour obtenir l’illustration finale.

Dans chacun des articles de cette rubrique se trouve les explications du message et les étapes principales de la réalisation technique de l’image.

Je vous invite à étudier ce processus pour qu’à votre tour, vous puissiez développer celui-ci pour vos propres créations.

N’hésitez pas à partager avec nous vos réalisations. Cela ne peut être que bénéfique pour tout le monde. A bientôt et amusez-vous bien !

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Photomontage du mois

La révolution sanitaire due au COVID

En France, la situation sanitaire modifie profondément nos libertés. Or, le symbole de la liberté française est la prise de la Bastille en 1789 ! La devise “Liberté, Egalité, Fraternité” semble pleinement souffrir des décisions globales mettant en avant un principe de précaution démesuré face à la menace COVID19 et progressivement fait accepter au peuple une “normalité” absurde basée sur des opinions sans preuve scientifique solide ; la propagande politique prenant le dessus. Cette dernière semble, elle-même, être soumise à la propagande pharmaceutique… Pour illustrer cette situation de confusion, je me suis mis en tête de réaliser une forme de tableau numérique en détournant le célèbre tableau, “La liberté guidant le peuple”, d’Eugène Delacroix réalisé en 1830.

Explication du comment

Réalisation de l’image de base dans Blender

Pour réaliser cette illustration, j’ai été amené à reproduire en image de synthèse une représentation de la Bastille dans Blender. Pour cela, je me suis basé sur des illustrations trouvées sur Internet et sur des dimensions fournies par la page Wikipédia.

N’étant qu’un élément de décor permettant de situer un peu mieux le lieu et l’époque, je n’ai pas cherché à reproduire trop de détails.

Pour la réalisation du terrain, j’ai utilisé le nouveau système Node geometry de Blender. Celui-ci a l’avantage d’être très efficace pour facilement intégrer de manière aléatoire des pierres, des roches, des plantes ou d’autres éléments naturels pour former un décor intéressant. A celui-ci, j’ai aussi ajouté un système de particules pour produire de l’herbe sauvage.

Ensuite, j’ai choisi un éclairage exclusivement basé sur le choix d’une HDRI représentant un coucher de soleil. Celui-ci m’a permis d’obtenir facilement et rapidement une ambiance lumineuse cohérente avec l’éclairage du tableau de la Marianne.

A tout ceci, j’ai ajouté la représentation d’un drapeau français à terre. Il s’agit de l’élément principal évoquant le mal en point des valeurs françaises de la liberté, égalité et fraternité.

Une fois cette image de base réalisée avec Blender, j’ai commencé le photomontage dans Photoshop.

Réalisation du photomontage dans Photoshop

J’ai donc intégré le tableau “La liberté guide le peuple”. L’idée était de montrer le peuple se diriger vers la Bastille et ainsi faire le lien avec la Révolution Française.

Sur cette image, j’ai supprimé le drapeau de la main de la Marianne et remplacé celui-ci par un masque chirurgical en feu.

Ici, l’idée est de symboliser le ridicule des moyens mis à disposition du peuple pour combattre le COVID-19. Que ferait un masque face à la forteresse de la Bastille ?

Maintenant, il fallait évoquer le pouvoir en place et la situation sanitaire. Pour réaliser cela, j’ai décidé d’intégrer sous forme de fantômes des représentations du virus du COVID et le président de la République. Ce qui me semble intéressant, c’est que ces éléments ne sont visibles qu’en seconde lecture de l’image. Ceci donne une dynamique sous-jacente qui évoque les théories de complots multiples autour du pouvoir en place et l’impact réel du COVID-19. Le choix de la photographie de Macron le bras tendu est aussi là pour évoquer l’idée de la mainmise sur le peuple et la puissance du pouvoir en place. De manière très subtile, on dirait même que la main dépose un virus du COVID.

Enfin, pour donner un rendu plus pictural à l’ensemble, j’ai ajouté une brume atmosphérique. Ceci donne de la profondeur à la scène. J’ai aussi ajouté des textures pour donner un rendu de peinture à l’huile à l’ensemble. Ceci à l’avantage de redonner une cohérence avec le tableau de la Marianne et ainsi donne une impression que le tableau date de l’époque révolutionnaire.

Autocritique

Encore une fois, l’inspiration est venue en réalisant le travail. Au départ, je savais juste que je voulais utiliser la Bastille pour évoquer la République et la démocratie. Mais à ce moment-là, je n’avais aucune idée de ce que l’image finale pouvait représenter comme scène.

Je trouve le résultat à la hauteur de mes espérances. J’apprécie particulièrement 2 points :

  • J’aime le sens que l’image donne à mon propos. Je trouve que le message passe très bien ce qui fait que l’image est vraiment construite sur le message avant tout.
  • J’aime le rendu pictural qui sert vraiment le propos tout en donnant un aspect esthétique tranché.

Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez. Trouvez-vous, comme moi, que le message est correctement transmis dans la structuration de la scène ?

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Créativité, propulseur de motivation... Technique photo ou comment se servir de son matériel

OUI on peut progresser en photographie avec son smartphone

Pour progresser en photographie, vous n’êtes pas obliger de posséder un matériel photo hors de commun, votre smartphone vous aidera déjà beaucoup. Dans le domaine de la photographie, bien connaitre les limites techniques des smartphones, vous permet de bien utiliser ces appareils. De plus, leurs contraintes techniques sont des atouts essentiels pour développer votre  regard photographique et votre créativité.

Les limites techniques des appareils photos des smartphones

Quasiment, tous les ans, les fabricants de smartphone vantent les évolutions technologiques du tout dernier né de leurs catalogues. L’appareil photo est l’une des fonctionnalités qui évolue le plus avec des avancées majeures sur la qualité des photos produites.

Cependant, où en sommes nous à l’heure actuelle.

La faible taille du capteur

Par définition, un smartphone devant être facilement transportable, les caractéristiques de poids et de tailles sont primordiales. La contrepartie à cela, est que les capteurs des appareils photos doivent impérativement rester très petits.

Mais voilà ! Qui dit faible taille, implique faible lumière venant impacter les photos-sites du capteur. La sensibilité de ceci est donc très médiocre encore aujourd’hui.

Bruit numérique

La principale conséquence technique de la faible taille du capteur est la génération de beaucoup de bruit numérique. Les solutions apportées par les constructeurs sont des traitements de réduction du bruit par logiciels intégrés.

Malgré tous leurs efforts, ces traitements sont beaucoup trop destructifs pour avoir une qualité d’image correcte en faible lumière.

Mode automatique

Enfin, l’accessibilité aux paramètres de prise de vue de l’appareil photo en mode manuel n’est quasiment pas possible sur la majorité des smartphones. Ainsi, nous sommes limités aux fonctionnalités automatiques de l’appareil sans pouvoir avoir une totale maitrise des paramètres de prise de vue.

Autres limitations diverses

Nous pourions ajouter à ces trois points précédents tout une liste d’autres fonctionnalités manquantes par rapport à un réflex numérique. Nous pouvons rapidement citer ces quelques autres :

  • Pas de griffe pour ajouter un flash,
  • Pas de possibilité de changer d’objectif
  • Zoom numérique ou très limité…

Arrivé à ce stade de la lecture de mon article, peut-être que vous commencez à vous poser des questions de le réel intérêt à utiliser cet outil. La réponse est développée ci-dessous.

Pourquoi utiliser l’appareil photo de son smartphone ?

Une très grande partie de la population possède un smartphone. Pour information, en juin 2016, 71% de la population française de plus de 15 ans possédait un smartphone contre 64% en juin 2015.

Au fur et à mesure des avancées technologiques, ces équipements disposent d’un appareil photo de plus en plus sophistiqué avec une qualité d’image grandissante.

Quelques soient vos propres avis qualitatifs, il y a néanmoins de réels avantages à utiliser les smartphones.

Un appareil photo toujours avec vous

L’avantage le plus intéressant est que votre smartphone ne vous quitte quasiment jamais. Grâce à lui, vous n’avez plus le désagrément de vous dire : « Mince, il y a une superbe lumière et je n’ai pas d’appareil photo avec moi !!! ».

Dans de nombreux livres de formation à la photographie, les formateurs écrivent que l’une des clés pour faire de bonnes photos est d’avoir son appareil toujours à portée de main. Avec les smartphones, ouvrez votre poche, et vous être prêt !

Illustration qu'avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant éphémère comme un arc-en-ciel.
Illustration qu’avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant éphémère comme un arc-en-ciel.

Illustration qu'avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant dit décisif.
Illustration qu’avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant dit décisif.

Illustration d'une prise de vue fait au bon moment avec son smartphone.
Illustration d’une prise de vue fait au bon moment avec son smartphone.

Post-traiter ses photos

Une quantité colossale des photos produites dans le monde est pour l’usage des réseaux sociaux ou globalement pour Internet. Par effet de mode, volonté de se différencier ou par choix purement esthétiques ou artistiques, la majorité de celles-ci sont retouchées. Les applications, de type d’Instagram, ont d’ailleurs grandement influencé les utilisateurs grâce à leurs filtres automatiques utilisables de manière extrêmement simple.

Nous trouvons aussi de plus en plus de grand nom des logiciels de retouche photo qui développent des applications de retouche pour smartphone. Dernière, c’est Adobe qui a adapté son logiciel Lightroom CC pour répondre à ce besoin.

Votre smartphone est donc, non seulement un appareil photo, mais il est aussi un ordinateur pour retoucher vos clichés !

Réalisez-vous que c’est une réelle révolution d’avoir tout ça dans le fond de sa poche pour seulement quelques grammes (et malheureusement aussi pour plusieurs centaines d’euros pour l’achat de l’appareil bien sûr…)

Transformer les contraintes techniques en moteur de la créativité

On ne le répétera jamais assez :

« C’est sous la contrainte que l’on progresse… »

Cette phrase est essentielle dans le processus de créativité. En effet, c’est en sortant de sa zone de confort que nous sommes obligés de nous dépasser, d’aller plus loin ou de réfléchir à des solutions nouvelles. Bref, d’être créatif !

Vivez ces contraintes comme des forces et des opportunités pour aller plus loin.

Alors,

  • « non», vous ne ferez pas toutes les sortes de photos.
  • « non », certaines conditions de prise de vue ne seront pas exploitables facilement.

Mais,

  • « oui», vous aurez toujours moyen de pendre en photo votre scène.
  • et surtout « OUI », vous pourrez faire de bonnes photos avec votre smartphone.

La créativité avant tout

De nos jours avec l’omniprésence de la photographie , il est de plus en plus important de se différencier des autres photographes pour qu’elles soit remarquées.

Ici, pas de solution miracle et pas particulièrement du côté de la technologie. Il faut avoir des idées créatives !! Quand on se souvient d’une photographie c’est parce qu’on se souvient de son message car il nous a touché d’une manière ou d’une autre.

Il faut donc se creuser les méninges !

Venez découvrir dans l'article à propos des contrastes, le processus de créativité qui se cache derrière cette photo.
Venez découvrir dans l’article à propos des contrastes, le processus de créativité qui se cache derrière cette photo en cliquant sur la photo.

La photographie c’est de la lumière

Comme nous l’avons vu plus haut, les smartphones ne sont pas performants en faible lumière. Mais n’oubliez pas que l’une des compétences des photographes est justement de savoir modeler la lumière. Dans ce cas, apportez de la lumière avec des accessoires supplémentaires et improvisez une sorte de setup studio pour quand même faire votre photographie.

Profitez pour prendre du plaisir au passage. On se sent réellement photographe dans ce type de situation. Alors ne laissez pas passer cette occasion de “briller” en société (avec un mauvais jeux de mot…).

Illustration d'une nature-morte réalisé avec un simple smartphone sans retouche.
Illustration d’une nature-morte réalisé avec un simple smartphone sans retouche.

Rappelez-vous, il y a quelques années

Avec l’accélération des technologies, nous nous sommes laissé embourber dans notre confort où les solutions viennent à nous alors qu’il y a quelques années il fallait aller les chercher nous-même.

Par exemple, à l’époque des films argentiques les sensibilités iso étaient très limités et aller au-delà de 800iso frôlait déjà les limites des usages standards.

Alors, voilà, commençons à nous remettre en cause nous-même et revenons à nos basiques.

« La photo, c’est le photographe qui la fait et non l’appareil »

Autant, nous avons du mal à s’entendre dire « ah c’est normal que tu fais de belles photos, tu as vu l’appareil que tu as ! », autant avec notre smartphone c’est bien à nous d’assumer notre réel savoir-faire !

Voici le lien vers une série de vidéo YouTube de DigitalRevTV qui illustre mon propos.

Illustration qu'une photo de smartphone est suffisante pour un traitement vintage.
Illustration qu’une photo de smartphone est suffisante pour un traitement vintage.

Retoucher ses photos c’est bien

Revenons à aujourd’hui.

La majorité des filtres et rendus des photos qui sont appréciés aujourd’hui font écho aux rendus « anciens ». C’est ce que nous appelons fréquemment le rendu « vintage ».

Pour ce type de rendu, pas besoin d’un appareil dernier cri. De manière générale, plus le rendu de l’image est « pourri » et mieux c’est. J’en ai pour preuve la suite de plugin gratuite Google Nik Collection. Cette suite permet de donner de nombreux rendus vintages à vos photos.

Illustration de l'apport positif d'une retouche simple pour qu'une photo de smartphone soit plus intéressante.
Illustration de l’apport positif d’une retouche simple pour qu’une photo de smartphone soit plus intéressante.

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La composition, la grammaire du visuel

Les contrastes : la clé des photos percutantes

De manière générale pour qu’une image accroche le regard, il est nécessaire qu’elle ait un petit quelque chose qui attire notre attention. Ce petit quelque chose est souvent la représentation un contraste au sens large du terme.

Pourquoi utiliser les contrastes ?

On pourrait dire que le contraste repose sur le principe des 7 erreurs. Naturellement, l’Homme est très adroit pour distinguer les différences dans son environnement car notre cerveau a des capacités innées pour immédiatement les distinguer et ainsi attirer notre attention.

Ici le but est de profiter de ce phénomène comme avantage afin de donner plus de force à nos images tout en transmettant plus efficacement son message.

Origine de cette théorie

Durant les années 1920, une école allemande en design a fortement révolutionné ce domaine. Il s’agit de l’école du Bauhaus. Johannes Itten a particulièrement contribué à cet essor en centrant leur principe de composition sur le simple concept du contraste.

Cette vision totalement nouvelle pour l’époque s’appuyait sur une approche expérimentale des principes du design. Ceci a permis de développer la notoriété de cette école et a ainsi eu une forte influence sur le XXème siècle.

Les contrastes, c’est quoi ?

Evidemment ici on parle de contraste au sens large. Il s’agit donc de l’ensemble des couples formés d’un mot et de son contraire (antonyme). Pour illustrer ce propos, voici une liste d’exemples non exhaustive :


Mot Contraire (antonyme)
Petit Grand
Homme Femme
Ancien Moderne
Bas Haut
Bon Mauvais
Dur Mou
Gros Mince
Blanc Noir
Heureux Triste
Jeune Vieux
Propre Sale
Vrai Faux
Sec Mouillé
Silencieux Bruyant
Sombre Clair
Flou Net
Continu Intermittent
Couleur Couleur complémentaire

En pratique, comment l’utiliser

Pour se rapprocher de la pédagogie de J. Itten, il demandait à ses étudiants de mettre en éveil l’ensemble de leurs sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût pour aborder les contrastes suivants les trois phases suivantes :

  1. avoir une approche sensitive, c’est-à-dire se concentrer sur ses propres ressentis,
  2. puis lister l’ensemble des moyens visuels pouvant illustrer ce ressenti,
  3. pour enfin, concrétiser en organisant l’ensemble des informations pour créer l’image.

Je vous propose mon processus suivant :

  1. Observez votre environnement dans le but de comprendre ce qui se passe autour de vous ou voir même ce que vous faites vous-même avec votre environnement. L’important ici est de bien en avoir conscience.
  2. Attachez-vous à la recherche des contrastes qui attirent naturellement votre attention.
  3. Pour chacun d’eux, concentrez-vous sur vous-même afin d’essayer de comprendre quel ressenti ce contraste vous provoque. Est-ce de la surprise, de la joie, de la tristesse, … L’idée est de vous formuler à vous-même le ou les sentiments que vous ressentez à ce moment-là.
  4. Maintenant que vous savez quelle émotion vous souhaitez transmettre. Commencez à réfléchir à comment accentuer ces contrastes. Utilisez enfin les autres techniques classiques de composition pour les renforcer et parfaire votre message.
  5. Composez alors votre image et déclenchez.

Etude de cas personnel

Ces dix derniers jours, j’ai participé à un pèlerinage en Italie à Assise avec tout un groupe de bons amis croyants sur le thème de Saint François. Parmi ce groupe, j’étais le seul non croyant.

Etant donné cette situation, je n’étais pas vraiment à l’aise. Quelle place allais-je trouver ? Comment allais-je m’occuper pendant tous les moments religieux de ce séjour ? Bref, je me posais beaucoup de questions.

Le matin du troisième jour, était organisé une marche pour rejoindre un lieu de culte. Avant de prendre la route, tout le groupe s’est rassemblé pour faire une prière à Dieu. Evidemment, je suis resté à l’écart.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

Etape 1

Je m’interrogeais intérieurement à propos des questions évoquées ci-dessus. Naturellement, j’avais en tête cette notion d’élément à l’écart ou indépendant d’un groupe.

Etape 2

C’est à ce moment, que j’ai aperçu ce sac à dos posé sur une étagère du chalet juste à côté de l’emblème du Tau. Cette image a immédiatement attiré mon attention de par le contraste des couleurs entre la teinte bleue du sac et la dominante jaune du bois de pain de la façade du chalet. J’étais face à des couleurs complémentaires.

Etape 3

C’est en regardant cette scène et en approfondissant mon ressenti du moment que j’ai compris plus précisément l’état d’esprit dans lequel j’étais sur le moment.

Inconsciemment, j’avais assimilé la forme du Tau comme le groupe de mes amis croyants. Parallèlement, le sac à dos me renvoyait ma position par rapport à ce groupe.

Le fait que le sac masquait une petite partie du pied du Tau, signifiait pour moi le lien que j’avais avec le groupe.

Manifestement, je ne faisais pas partie de ce groupe du point de vue religieux mais je participais quand même à ce pèlerinage.

J’en ai donc conclu que cette image représentait bien mes sentiments du moment.

Etape 4

J’ai donc commencé à réfléchir à comment cadrer cette scène pour mieux transmettre ce message. A première vue, tout été déjà contenu dans cette photo. Mais en y réfléchissant un peu plus, j’ai pris la décision que cette photo serait cadrée au format carré.

En effet, si je cadrais verticalement, la photo aurait portait un sentiment de domination avec ce Tau au-dessus du sac. Cela aurait insinué que le groupe symbolisé par le Tau ou que la religion ait une forme de domination sur moi représenté par le sac.

Un cadrage à l’horizontale ne me convenait pas non plus. Car, soit je centrais la scène et l’image était inesthétique, soit je décentrais la scène ce qui aurait donner plus de poids au sac ou au Tau.

La solution était donc, pour bien respecter mon sentiment d’égalité de valeur des deux éléments, de bien choisir un cadrage carré pour sa neutralité.

Je me suis donc placé de face et j’ai déclenché l’appareil pour prendre la photo. Je l’ai directement recadrée en carré au développement du RAW.

Conclusion

J’attire votre attention sur le fait que la clarté des explications a pris un certain temps et s’est aussi affinée après la prise de vue. En réalité, tout n’était pas aussi clair dans ma tête sur le moment. Mais j’avais néanmoins assez d’indices et de justifications pour aboutir aux mêmes décisions.

Il est donc important de laisser mûrir notre réflexion. Pour ce faire, il faut alors prendre la photo en ce disant que peut-être plus tard tout deviendra plus limpide.

Donc ne restez pas bloqué sans jamais déclencher votre appareil. Vous risqueriez de laisser passer beaucoup de bonnes photos. Alors laisser aussi une place à votre instinct et faites-vous confiance.

Juste une petite remarque au passage. Cette photo a été réalisée avec mon smartphone Samsung Galaxy S5. Comme quoi, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir beaucoup de matériel pour transmettre un message en photographie.

A vous de jouer

Si vous êtes arrivé jusque-là dans la lecture de mon article, il serait dommage de ne pas pleinement en profiter. La mise en application de son contenu sera votre retour sur investissement du temps que vous venez de passer.

Alors, c’est à vous de mettre en application son contenu lors de votre prochaine sortie photo. Pour commencer facilement, définissez avant de partir sur quel contraste vous allez vous concentrer et dans quel état d’esprit vous partez faire votre sortie. Les 2 premières étapes seront alors plus faciles à réaliser et vous pourrez ainsi passer plus de temps à travailler l’étape 3 qui est la pierre angulaire de ce processus.

Avec un peu d’entrainement, vous intégrerez ce mécanisme qui se réalisera alors de façon plus facile et naturellement.

N’hésitez pas à revenir ici sur cette page pour partager vos retours d’expérience afin que mieux progresser ensemble avec tous les lecteurs.

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La composition, la grammaire du visuel

Photographier : les 6 étapes pour construire sa photographie.

Pour un photographe photographier une scène est une manière de dire :

“Eh ! Regarde ça. Tu verras, comprendras et donc ressentiras les mêmes choses que moi !”.

Il est donc de la responsabilité du photographe de bien définir le message qu’il souhaite transmettre.

Pour atteindre ce but, il y a tout un processus à mettre en place, quand on débute. Mais il deviendra un ensemble d’automatismes au fur et à mesure de la pratique.

La règle d’or pour ne pas se perdre est :

“1 message = 1 photo !”

car la lisibilité de celle-ci doit être sans équivoque.

 

1. Ses émotions d’abord

Les émotions pour photographier
Fig. 1 – Les émotions : la base de la photographie

Quand on ressent une envie de communiquer, c’est parce que le sujet en question est important pour nous. Mais qui dit “important”, dit souvent que ce sujet nous déclenche une ou des émotions.

Il faut donc pour avoir un message fort, commencer par bien ressentir ses propres émotions car se sont elles qui vous guideront vers votre sujet.

L’exercice suivant peut être difficile à réaliser au départ mais avec l’entrainement, il deviendra instinctif. Il faut juste prendre l’habitude de se parler intérieurement en se forçant à nommer nos émotions. Ainsi vous vaincrez la peur de vos sentiments et vous les distinguerez plus facilement. Je rappelle, le faire en pensée est bien la meilleur façon de se rassurer car personne ne le saura. Vous serez juste avec vous même.

Maintenant que vous avez conscience de votre état d’esprit du moment, vous allez commencer à regarder différemment votre environnement.

 

2. Comprendre quels sont les éléments déclencheur de cette émotion

Votre état d’esprit étant clair pour vous, il est ainsi plus facile de vous concentrer dessus. En même temps, regardez autour de vous et notez quels sont les éléments de la scène qui renforcent votre émotion. L’important à ce moment est de comprendre les interactions entres les différents éléments de la scène.

Une personne tient peut-être un rôle particulier. Une autre interagit peut-être avec la première. La lumière met peut-être en évidence un élément clé de la scène.

Il faut chercher à répondre aux questions suivantes :

  • Quelle est l’action importante ?
  • Qui est à l’origine de l’action ?
  • Pourquoi cette action ?
  • Pourquoi elle apparaît à ce moment ?
  • A qui profite cette action ?
  • Qui pâti de cette action ?
  • Quelle est l’ambiance de ce lieu ?
  • Cette action est-elle classique pour ce lieu ?
  • Qui a-t-il de surprenant ?
  • La lumière est-elle cohérente avec la scène ?

En quelque sorte, il faut dresser l’inventaire des éléments de la scène. Cela revient à rassembler la matière de votre photographie.

3. Identifier l’élément prédominant porteur de cette émotion (le sujet)

Vient le moment de votre première prise de décision : choisir ce fameux sujet !

Ce n’est pas forcément le premier élément remarqué qui est le bon. En effet, c’est bien l’analyse de la scène que nous avons réalisée précédemment qui nous guide pour choisir l’élément fort de notre ressenti. C’est ainsi qu’un détail peut largement mieux représenter l’émotion d’une scène toute entière.

L’important est de ne pas oublier que ce sujet n’est pas isolé dans la scène. Il est juste le meilleur faire-valoir de l’ensemble.

 

4. Identifier les éléments complémentaires au message

Il est donc nécessaire de choisir quel ensemble nous souhaitons prendre en compte. Il faut identifier dans l’inventaire de l’étape 2, seulement les éléments principaux et indispensables. Il y a un juste équilibre à trouver. Trop d’éléments apporteront de la confusion et pas assez d’éléments ne traduiront pas complètement votre message.

Ce sont les images les plus simples qui parlent le plus et qui sont les plus facilement lisibles.

Photographie évoquant le mariage par des détails.
Fig. 2 – Photographie évoquant le mariage par des détails.

5. identifier les éléments sans rapport avec le message

L’image doit être efficace. C’est pourquoi il n’y a pas de place pour le superflu. Tout ce qui n’apporte pas clairement au message doit être éliminé du cadre.

Si pour vous, un élément ne trouve pas sa place dans cette photo mais qui vous semble important, alors il faudra recommencer le processus à l’étape 3 en prenant une autre photographie. Le thème sera peut-être le même, mais le message sera plus ou moins différent.

 

6. Photographier : mise en valeur du sujet par les outils de la composition

Maintenant que nous savons ce que nous voulons faire, il s’agit de définir comment le faire.

Nous devons donc nous appuyer sur les nombreuses règles de la composition pour renforcer notre message. Par exemple,

  • si l’action est plutôt calme est lente, un cadre horizontal renforcera cette sensation,
  • Pour bien mettre en évidence le sujet principal de la photo, il peut être intéressant de la placer sur l’un des points forts de la règle des tiers,
  • Pour évoquer les relation entre le sujet et les éléments secondaires, il est éventuellement possible de placer des lignes de forces entre eux,

Puis, nous pouvons aussi utiliser les techniques de prise de vue pour évoquer d’autres caractéristiques. Par exemple,

 

Enfin, il faut aussi penser à la retouche photo. Car à la différence d’autrefois, ces actions sont désormais réalisées par le photographe lui-même et non plus par le tireur du laboratoire de développement. Ces actions peuvent être :

  • Rééquilibrer les contrastes,
  • Effacer des éléments éventuellement restant en recadrant,
  • Ajuster les couleurs,

 

7. Exercice

Maintenant, que vous connaissez cette méthode, c’est à vous de jouer !

Je vous invite à vous asseoir n’importe où, où il y a un peu d’animation. Appliquer la méthode en gardant votre appareil photo dans votre sac jusqu’à l’étape 5 .

Surtout prenez bien le temps pour votre réflexion. Ensuite, réalisez tous les essais possibles techniques pour répondre à votre message avec les éléments que vous avez choisis.

Le but ici, n’est pas de revenir avec des dizaines de photos différentes médiocres mais juste une  série de photo que vous aurez travaillées. De toutes celles-ci, vous ne choisirez que la meilleure qui sera VOTRE PHOTO !

N’hésitez pas à commenter, posez vos questions si un point n’est pas clair. Je serai ravi de vous répondre.