Ajouter du mouvement dans une photographie permet d’ajouter d’intérêt à celle-ci, voire même aller jusqu’à en modifier son message. Du point de vue purement photographique, ce choix doit être réalisé à la prise de vue en jouant avec la durée d’exposition de l’appareil. Cependant, dans le cadre du photomontage, il peut être très utile de l’ajouter au poste traitement. C’est justement l’objet de cette vidéo dans laquelle je vous montre comment réaliser l’opération avec deux exemples.
Je partage avec vous cette semaine, la réalisation d’une photographie de type nature-morte dans le domaine culinaire. Je vous explique mes paramètres de prise de vue, mes choix quant à la composition et le placement des différents éléments de l’image puis, je vous montre les opérations de post-traitement que j’ai réalisées pour obtenir le rendu final que vous pouvez voir en illustration de cet article et ci-dessous.
Photographier dans le noir complet, c’est possible et je vous le montre dans cette vidéo ! Je vous explique le principe de fonctionnement et comment réaliser une bonne exposition en perdant le moins de temps possible. Ceci a aussi pour but d’attirer votre attention sur le fait, qu’il y a toujours un minimum de lumière et qu’avec nos appareils photo actuels, il est totalement possible de photographier quelles que soient les circonstances.
La simple présence d’un photographe et de photographier peut influencer l’authenticité de la scène que l’on cherche à immortaliser. C’est pourquoi, photographier discrètement est un fort avantage dans de telles circonstances. Dans cette vidéo, je vous explique les aspects techniques pour réaliser des photographies nettes sans avoir à regarder dans le viseur ou sur l’écran de votre appareil photo. C’est idéale pour la photographie de rue notamment.
Aujourd’hui, le sujet est la réalisation de portraits de ma fille avec un éclairage annulaire multicolore LED pour apporter un aspect pepsy aux images. Retrouver une partie de la séance photo avec la fille dans la vidéo YouTube et ici dans le texte de l’article, les aspects un peu plus techniques de la prise de vue.
Choix de la focale
Les photographies ont été prises pour la majorité avec mon objectif zoom 14-24mm de chez Nikon.
Le choix d’un objectif grand-angle a pour but d’accentuer les déformations de la perspective pour apporter un aspect comique aux portraits. De ce fait, la quasi-totalité des photos a été prise à 24mm.
Le cadrage
En termes de cadrage, j’ai choisi toujours la même disposition, c’est-à-dire avec l’anneau centré dans le cadre horizontal de ma photo. Choisir ses contraintes fixes, permet d’éventuellement plus tard de traiter des photos sous forme de série cohérente.
L’éclairage
L’éclairage est ici très rudimentaire. J’ai uniquement utilisé une boîte à lumière en lumière continue et l’anneau multicolore LED. L’avantage d’utiliser une softbox continue permet d’avoir une faible puissance lumineuse permettant de juste compléter la quantité de lumière nécessaire à l’éclairage du visage sans écraser les couleurs de l’anneau lumineux.
Les réglages de l’exposition sont basés sur la lumière de l’anneau et le réglage de la puissance de la softbox a été réalisé en jouant sur la distance séparant celle-ci du modèle.
Enfin, j’ai choisi d’utiliser un fond blanc uni à l’arrière pour mieux faire ressortir de portrait en détourant bien les cheveux du modèle.
L’exposition
Concernant l’exposition, après quelques tâtonnements, mon choix s’est arrêté sur :
Ainsi, j’étais certain d’être suffisamment rapide pour éviter les flous de bouger ou de mouvement. De plus, la profondeur de champ relativement courte permet de brouiller d’autant plus le fond pour réduire sa présence.
La séance de portrait
Lors d’une séance de portrait, il est important de rapidement trouver ses réglages techniques de prise de vue, de manière à pouvoir ensuite totalement se consacrer à la relation avec le modèle. Ce sont les échanges et le jeu avec le modèle qui vous permettront d’obtenir des expressions authentiques et naturelles.
Je vous emmène avec moi le long d’un cours d’eau pour réalisée la photographie en pose longue, en plein jour, d’une chute d’eau. Ainsi, vous allez pouvoir suivre toute la mise en application de l’utilisation d’un filtre ND1000 en conditions réelles.
Bonjour je suis Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com.
Aujourd’hui, je vais mettre en application les poses longues en plein jour avec l’exemple de la chute d’eau juste à l’arrière.
Pour réaliser cette chute d’eau, ce qui est important, c’est d’avoir le pied solidement attaché de manière très stable puisque le but, ici, est de réaliser une photographie dont la prise de vue durera 30 secondes.
Donc comme on l’a évoqué durant le mois, la façon de récupérer 30 secondes en terme de pose longue, c’est de fixer à l’avant de l’appareil un filtre ND 1000.
Donc les réglages pour ceux-ci. Je suis fermée à f/20. J’ai une durée d’exposition de 30 secondes. Et je suis à 50 ISO. J’ai réalisé le cadrage et comme vous pouvez éventuellement le voir sur l’écran, le fait d’avoir un filtre ND1000 ne pose pas de problème à la visée à travers le liveview. Ce qui n’est absolument pas le cas à travers le viseur puisque dans le viseur on ne voit strictement rien tellement c’est opaque.
Donc ça c’est vraiment l’astuce à faire lorsque vous utilisez les filtres ND 1000, faites votre cadrage à travers la visée écran. Et ensuite vous déclenchez. Donc je vais déclencher la photographie et on verra l’exemple que ça va prendre.
Donc la photo vient d’être déclenchée, 30 secondes de prise de vue. Pendant tout ce temps-là, l’eau s’écoule et vient imprimer de façon progressive le capteur. Par contre, tout ce qui est fixe, tel que les rochers et le décor autour, a l’avantage d’être totalement immobile et va donc provoquer aucun flou sur la prise de vue. Ce qui est totalement l’opposé pour l’eau, qui elle, est constamment mobile et donc va imprimer un flou continue. Et cet effet de flou va former le filet de l’eau que l’on recherche.
Donc l’image est parfaite car l’histogramme n’est pas bouché et n’est pas cramé non plus. Donc on a vraiment la durée d’exposition impeccable.
Maintenant on peut faire une photo avec une durée d’exposition moindre de manière à avoir un petit peu moins l’effet moutonneux tel qu’on vient de le faire.
Et donc je vais passer à 15 secondes, je divise le temps par 2 et je vais ouvrir le diaphragme à F/16. De cette manière j’ai un temps d’exposition qui est divisé par 2 mais qui fait quand même 15 secondes. On aura bien l’effet mousseux de l’eau mais peut-être un petit peu moins.
Il faut chercher à faire plusieurs photos avec le même cadrage et des durées d’exposition différentes de manière à obtenir le meilleur résultat qui sera le plus beau au visuel.
En fonction de la vitesse de l’eau, en fonction de l’éclairage et de toutes ces choses là, en fait, la durée d’exposition va vraiment rendre un visuel différent et on pourra choisir quel est le meilleur rendu parmi tous les réglages que l’on a fait.
Je viens de relancer la prise de vue. Comme vous pouvez le voir, j’utilise une télécommande filaire, comme ça je suis totalement certain de ne jamais faire trembler mon appareil. Et dans des poses longues aussi longues que ça, c’est extrêmement important, puisque le moindre flou va s’afficher.
Donc 15 secondes ça se passe plus vite. De la même manière, l’histogramme est toujours parfait. Il n’est pas saturé. Peut-être que j’aurais pu la surexposer un tout petit peu. Et je vais continuer de faire ça.
Pour avoir encore plus de netteté, je vais même activer l’option, car je crois que je ne l’ai pas fait, de la temporisation du miroir. C’est-à-dire que bien que je déclenche avec la télécommande, le miroir se relève, c’est un effet mécanique. Et, cet effet mécanique peut engendrer des vibrations de l’appareil.
Donc en faisant une temporisation de la levée du miroir, le miroir se lève et il ne prend pas tout de suite la photo. Et, c’est au bout du temps qui est défini, je vais même mettre deux secondes pour être sûr que c’est bien amorti, que la photo va commencer à se prendre. Donc ça s’est activé.
Je réduis à 8 secondes la durée, je suis à F/10. J’enclenche. Le miroir vient de se lever. Et, la photo, 2 secondes après, a commencé à se prendre.
Donc la photo vient d’être prise. On regarde et là effectivement, on est toujours correctement exposé, et en terme de rendu, c’est très très similaire.
On va encore réduire la durée de pose. On va peut-être passer à 2 secondes. Là, je suis à f/5.6 on va pas descendre en dessous de f/8 de manière à ne pas perdre de profondeur de champ. Et je relance la photo qui va prendre 2 secondes après les 2 secondes de pose de la levée de miroir.
Voilà la photo vient d’être prise. Et, là on commence à avoir une différence dans le rendu. Il commence à y avoir beaucoup plus de filet d’eau et pas uniquement mousseux. Je refais encore une photo supplémentaire, cette fois-ci à une seconde. Donc, je pousse l’ISO à 200 et je relance la photo.
Et là, voilà, on commence à avoir vraiment une photographie avec des effets beaucoup plus visuels et un tout petit peu moins mousseux.
Donc voilà pour la mise en pratique du filtre ND1000. Si vous avez aimé cette vidéo, je vous invite à la partager avec vos amis, à la liker et à vous abonner à la chaîne Youtube.
Je vous invite aussi à vous abonner au blog initiation-photos.com et vous recevrez en échange, mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
L’utilisation des flashes en lumière ambiante nécessite de régler leurs puissances au strict nécessaire pour apporter la juste mesure de lumière sans que celle-ci soit identifiable comme provenant d’un flash. Cette technique demande donc au photographe de maitriser parfaitement cette technique. Pour vous aider dans cette pratique, je partage avec vous le mode opératoire pour réaliser correctement les réglages.
Fiche PDF – Téléchargez ce mode opératoire au format PDF pour l’imprimer et l’emporter avec vous :
La scène est éclairée par deux types de sources lumineuses
La lumière ambiante
La lumière issue du ou des flashes
Il s’agit donc d’enregistrer sur la photo l’effet de ces deux types d’éclairage.
Il faut procéder de manière indépendante
Différences entre les types de sources
Lumière ambiante
Emission de la lumière continuellement.
On dit que c’est une source de lumière continue
Lumière des flashes
Emission d’un éclair lumineux d’une durée entre 1/1000 et 1/50000 de seconde
Moyen d’action sur chaque type de source
L’exposition en lumièreambiante est réglable par
L’ouverture du diaphragme
La durée d’exposition
La sensibilité ISO
L’exposition en lumière flash est réglage par
L’ouverture du diaphragme
La sensibilité ISO
La puissance du flash
La différence d’action porte donc sur le réglage de la duréed’exposition et la puissance du flash
Vitesse de synchro flash
Pour rappel la durée minimum d’exposition est de 1/250s
Pour comprendre pourquoi, je vous invite à revoir le Focus du Jour dédié à ce sujet.
Mode opératoire
Il faut donc commencer par régler la durée d’exposition sur 1/250s, puis réaliser l’exposition correcte de la scène sans flash en réglant :
L’ouverture de diaphragme
La sensibilité ISO
Ensuite il faut allumer le flash est procéder au réglage de sa puissance
Si flash en mode TTL, il suffit d’agit sur le paramètre de compensation du flash. Des valeurs négatives pour amoindrir la présence du flash ou des valeur positives pour l’inverse
Si mode en manuel, il faut commencer avec une valeur de puissance intermédiaire (1/16 par exemple) puis de l’ajuster en fonction du résultat obtenu
Réglages fins
Si la lumière ambiante est trop forte par rapport au flash, il faut :
Fermer le diaphragme
Et augmenter d’autant la puissance du flash
Si la lumière ambiante est tropfaible par rapport au flash, il faut :
Ouvrir le diaphragme
Et baisser d’autant la puissance du flash
Si la lumière du flash par rapport à la lumière ambiante est
Tropforte, il faut baisser la puissance du flash
Tropfaible, il faut augmenter la puissance du flash
L’usage des flashes cobras est de plus en plus diversifié et permet notamment de réaliser de véritables petits kit d’éclairage de studio mobiles à moindres coûts. Ici, je partage avec vous les caractéristiques de ces flashes cobras afin que vous sachiez définir s’ils peuvent éventuellement répondre à votre besoin.
Les bagues allonges est un bon moyen pour commencer la pratique de la macrophotographie à moindre coût. Qui plus est, elles pourront toujours vous rendre service, même si après vous investissiez dans un objectif spécifique à la macrophotographie.
Fiche PDF – Tableau des valeurs de grossissement avec des bagues allonges standards
Les bagues allonges permettent d’éloigner les objectifs du boitier dans le but d’augmenter le rapport de grossissement de l’objectif.
Compatibles avec la majorité des objectifs, elles permettent de produire des images avec une distance de mise au point plus courte de celle de l’objectif seul.
Comment c’est fait ?
Les bagues allonges sont vendus par lot de trois bagues de longueur différentes.
12mm / 20mm / 36mm
Aucun élément optique n’est présent, ce qui a l’avantage de pas dégrader la qualité optique de l’objectif utilisé avec.
Les bagues actuelles possèdent même des contacts pour transmettre les informations nécessaires aux automatismes des objectif comme l’autofocus et le réglage de l’ouverture du diaphragme.
Comment les utiliser ?
Leur utilisation se fait
Soit de façon individuelle
Soit d façon cumulée
Ainsi toute une combinaison de facteurs de grossissement peut être obtenue.
Il suffit de les assembler entre le boitier et l’objectif comme un multiplicateur de focale.
Avertissements
Tel que présenté jusqu’à présent, elles semblent être parfaites !
Mais elles ont aussi leur revers de médaille
L’augmentation de la distance parcourue par la lumière entre la lentille frontale de l’objectif et le capteur provoque une perte de luminosité qu’il sera nécessaire de compenser. Cette perte peut quand même atteindre 6IL.
Comme le facteur de grossissement augmente, on se retrouve dans les mêmes conditions de prise de vue qu’avec un objectif macro. C’est-à-dire avec un risque accru de flou de bougé. Il est donc nécessaire de rester très stable.
Enfin, avec celle-ci, on perd la netteté à l’infinie. Ceci contraint fortement la profondeur de champ.
Utiliser quelques techniques photographiques permet d’apporter de l’intérêt à vos photographies. Ici, je partage avec vous les techniques de zooming et de filet qui permettent d’introduire de la dynamique dans e rendu de l’image.
Les techniques de zooming ou de filet reposent sur le même principe.
Introduire un flou de mouvement dans l’image produite
Principalement sur le fond et non sur le sujet
Rappel : Le flou se créé suite à un déplacement enregistré par l’appareil photo entre un sujet et le cadre de la photo.
Si le sujet mobil reste fixe dans le cadre, c’est le fond qui sera mobil par rapport au cadre.
Illustration du filet
Technique du Filet revient dont à suivre le sujet dans le cadre.
1/50s – F/14 – 100ISO – 200mm
Illustration du zooming
Le zooming revient à créer un flou de mouvement du centre vers les bords de la photo en modifiant la focale de l’objectifs par la rotation de la bague du zoom. Le centre est plus net que les bords.
1/30s – F/16 – 100ISO – « 50mm »
Remarques
Le filet est réalisable avec tous les types d’appareil photo du moment que le photographe puisse agir pour obtenir une vitesse suffisamment base pour engendrer le flou de mouvement.
Le zooming nécessite d’utiliser un objectif de type zoom pour pouvoir agir sur la bague de zoom durant la prise de vue dont la vitesse est suffisamment base pour engendrer le flou de mouvement.
Ces deux techniques nécessitent un minimum d’entrainement pour suffisamment stabiliser le sujet dans le cadre ou au centre dans le cas du zooming
Finalité de ces deux techniques
Permet de dynamiser un sujet trop statique
Évoque le mouvement dans la photographie
Permet de renforcer le message d’une photo :
Dans l’exemple du jetski, le filet affiche visuellement à haute vitesse de l’engin.
Dans l’exemple du guitariste, le zooming apporte la notion du fort volume du son.