Aujourd’hui, le sujet est la réalisation de portraits de ma fille avec un éclairage annulaire multicolore LED pour apporter un aspect pepsy aux images. Retrouver une partie de la séance photo avec la fille dans la vidéo YouTube et ici dans le texte de l’article, les aspects un peu plus techniques de la prise de vue.
Choix de la focale
Les photographies ont été prises pour la majorité avec mon objectif zoom 14-24mm de chez Nikon.
Le choix d’un objectif grand-angle a pour but d’accentuer les déformations de la perspective pour apporter un aspect comique aux portraits. De ce fait, la quasi-totalité des photos a été prise à 24mm.
Le cadrage
En termes de cadrage, j’ai choisi toujours la même disposition, c’est-à-dire avec l’anneau centré dans le cadre horizontal de ma photo. Choisir ses contraintes fixes, permet d’éventuellement plus tard de traiter des photos sous forme de série cohérente.
L’éclairage
L’éclairage est ici très rudimentaire. J’ai uniquement utilisé une boîte à lumière en lumière continue et l’anneau multicolore LED. L’avantage d’utiliser une softbox continue permet d’avoir une faible puissance lumineuse permettant de juste compléter la quantité de lumière nécessaire à l’éclairage du visage sans écraser les couleurs de l’anneau lumineux.
Les réglages de l’exposition sont basés sur la lumière de l’anneau et le réglage de la puissance de la softbox a été réalisé en jouant sur la distance séparant celle-ci du modèle.
Enfin, j’ai choisi d’utiliser un fond blanc uni à l’arrière pour mieux faire ressortir de portrait en détourant bien les cheveux du modèle.
L’exposition
Concernant l’exposition, après quelques tâtonnements, mon choix s’est arrêté sur :
Ainsi, j’étais certain d’être suffisamment rapide pour éviter les flous de bouger ou de mouvement. De plus, la profondeur de champ relativement courte permet de brouiller d’autant plus le fond pour réduire sa présence.
La séance de portrait
Lors d’une séance de portrait, il est important de rapidement trouver ses réglages techniques de prise de vue, de manière à pouvoir ensuite totalement se consacrer à la relation avec le modèle. Ce sont les échanges et le jeu avec le modèle qui vous permettront d’obtenir des expressions authentiques et naturelles.
L’appareil photo que vous utilisez n’est que votre outil pour réaliser vos prises de vue. Il doit donc être adapté à vos besoins en vue de vous aider à obtenir de meilleurs résultats. Je partage ici avec vous, quelques astuces de configuration de commande afin d’être prêt à toute éventualité.
Fiche PDF : Quatre autres configurations utiles pour de meilleures résultats :
La réalisation de la mise au point par l’autofocus
La mesure de la lumière pour la réalisation de l’exposition
L’avantage est le gain de temps et la simplification des opérations
Cependant, il est souvent utile de dissocier ces tâches pour avoir plus de contrôle
Mise au point :
Il est possible d’affecter une touche spécifique pour réaliser la mise au point par l’autofocus.
Sur les boitiers de la marques Nikon cette touche est souvent appelée AF-ON
L’avantage est de ne pas avoir besoin de refaire la mise au point à chaque déclenchement. Utile quand les conditions de mise en œuvre de l’autofocus ne sont pas optimales et font « pomper » l’autofocus.
Un second avantage est de rester toujours en autofocus continu sans impacte, puisque dès que la touche n’est plus pressée, la mise au point s’arrête sur la dernière valeur.
Mesure de lumière :
En fonction du mode de mesure de lumière que nous utilisez il peut être utile de réaliser la mesure de lumière ailleurs que là où l’on fait son cadrage.
C’est notamment le cas en mesure matricielle, quand une source de lumière est présente dans le cadre de la photo
C’est aussi le cas en mesure spot, où la prise de mesure de la lumière n’est pas forcément dans le cadre de la photo.
Dans ce cas, il faut utiliser le verrouillage de l’exposition noté par le bouton AE-L.
Réaliser des photographies en pose longue dont la durée est supérieure à la limite de temps géré par l’appareil photo, nécessite d’utiliser l’une des options pose T ou pose B. Je partage avec vous les différences entre ses deux modes.
Dans les deux cas de figure, ces fonctions ont pour but de réaliser des durées d’exposition supérieures à 30 secondes
La durée ne sera plus pilotée par l’appareil, mais par le photographe ou un système externe.
La pose B (B pour Bulb) : la durée d’exposition est définie par la durée pendant laquelle le photographe maintien appuyé le bouton du déclencheur.
La pose T (T pour Time) : la durée d’exposition est définie par la durée séparantdeux appuis successifs sur le déclencheur par le photographe. Le premier appui commence la photo, le second termine la photo.
Comment choisir entre les deux
Le choix de l’une ou l’autre de ces options est souvent définie par rapport au fonctionnement du système externe.
Certains envoient des impulsions, d’autres maintiennent la fermeture d’un contact.
Personnellement ma télécommande filaire est un simple interrupteur. De ce fait, j’utilise la fonction pose B.
D’autres télécommandes seront plus adaptées à la pose T.
Cas d’emploi de ces fonctions
On utilise ces fonctions pour réaliser des durées d’exposition extrêmement longues
Typiquement, les situations suivantes peuvent être concernées :
Choisir en toute connaissance de cause le format d’image à utiliser avec votre appareil photo, est un gage de qualité ou de gain de temps dans votre processus photographique. Je partage avec vous, les informations nécessaires pour savoir adapter vos choix en fonction des circonstances d’utilisation.
Fiche PDF : Piège de l’espace colorimétrique pour les fichiers images
JPG 8bits tailles différentes et taux compression divers
TIFF 8bits par canal RVB (tailles diverses sans compression)
Format RAW
Tailles diverses
Pas compressé, compressé ou compressé sans perte
12bits ou 14bits
Pourquoi le RAW n’est pas une image ?
Le format RAW est un fichier qui contient :
L’intégralité des informations enregistrée par le capteur
Les informations de prise de vue de l’appareil (souvent)
Un aperçu petit format de la scène en JPG pour
Affichage dans le sélecteur de fichier
L’affichage de l’histogramme
Destiné à contenir que des informations techniques de l’appareil, ce fichier est considéré comme l’équivalent du NEGATIF en argentique.
Contenant exclusivement :
Des données brutes,
En quantité énorme,
Il nécessite un traitement pour en extraire une ou des images.
Cas d’usage du formats JPG
Compressé avec perte, (qualité d’image dégradé)
Est un format léger,
Directement exploitable dans toutes les applications,
Inadapté au post-traitement.
Particulièrement utile où le traitement de l’information doit être rapide. Le meilleur exemple est le photojournalisme.
Cas d’usage du formats TIFF
Non compressé,
Est un format lourd, mais avec une qualité d’image totale,
Directement exploitable dans toutes les applications,
Adapté au post-traitement modéré.
Adapté pour les photographes qui ne souhaitent pas particulièrement post-traiter ses images mais qui cherche une qualité d’image totale dès la prise de vue.
Cas d’usage du formats RAW
Compressé sans perte ou non compressé,
Est un fichier de point intermédiaire.
Inexploitable directement dans les applications,
Obligation de post-traiter le fichier pour en sortie une image.
Adapté pour les photographes qui souhaitent exploiter leurs « photos » en vue de finalités diverses. Traitement couleur ou noir et blanc, versions différentes de balance des bancs, réalisation de fichier HDR ou non…
Mesurer la lumière est le nerf de la guerre pour réaliser une exposition optimale de ses photo. Cependant, toutes les situations de prise de vue ne sont pas comparables et nécessitent donc au photographe de faire le meilleur choix parmi les modes de mesure de la lumière que propose son matériel.
Fiche PDF – Astuce pour mesurer la bonne exposition facilement à coup sûr, même avec le posemètre intégré
L’objectif de choisir le mode de mesure de la lumière est de définircomment le posemètre doit réaliser la mesure de la lumière pour l’exposition de la photo
Concrètement, le but est de définir la pondération des zones de l’image à prendre en compte
Quels sont les choix disponibles
Les appareils proposent 3 modes avec des visuels légèrement différents en fonction des marques.
Différences entre les choix
Mesure matricielle : Correspond à la prise en compte de la quasi-totalité de la surface sans pondération spécifique.
Pondérée Centrale : La quasi-totalité de la surface de la photo est prise en compte, mais avec une pondération supérieure au centre.
Spot : Ici, seule une petite zone de l’image est prise en compte dans le calcul sans s’occuper du reste de l’image.
Cas d’utilisation
Mesure matricielle : Fonctionne dans la majorité des cas. Ça devrait être votre mode mesure par défaut car il produire des réglages uniformes.
Mesure Pondérée centrale : A pour but de mettre en avant le sujet par rapport au fond de l’image en garantissant la bonne exposition du sujet au détriment du fond.
Mesure Spot : Ce choix permet de baser la mesure d’exposition sur des zones précises et choisies par le photographe. Il faut alors cible les zones de tons moyens.
Choisir le mode d’exposition PSAM de votre appareil photo revient à lui indiquer comment il doit fonctionner pour réaliser l’exposition correcte de vos photos. Je vous explique leurs différences ainsi que les risques associés à leurs usages.
Fiche PDF – Pourquoi le posemètre de l’appareil n’est pas infaillible et quelles sont les situations qui le pièges
Il s’agit du mode de fonctionnement de l’appareil photo pour le réglage de l’exposition des photos.
P : Mode Auto programmé
S : Mode Auto à priorité vitesse (S comme Speed)
A : Mode Auto à priorité ouverture (A comme Aperture)
M : Mode Manuel
L’Automatisme
De nos jours, tous les appareils photos possède un posemètre intégré.
L’appareil est donc capable de définir lui-même le niveau d’exposition adéquate de la photographie.
En fonction, du mode d’exposition PSAM choisi par la photographie, l’appareil va exploiter le résultat fourni par son posemètre.
P : Mode Auto programmé
Dans ce mode, le photographie ne s’occupe pas du tout de l’exposition de la photographie.
Ce n’est pas appareil qui fait tout.
Mais…
Il reste à la charge du photographe le choix le couple de vitesse/ouverture qu’il souhaite utiliser.
Dans le but que privilégier la profondeur de champ ou le niveau de flou de mouvement.
S : Mode Auto à priorité vitesse (S comme Speed)
Ici, le photographe, dois lui-même saisir la vitesse, c’est-à-dire la durée d’exposition de la photographie.
De son côté, l’appareil détermine automatiquement l’ouverture du diaphragme en fonction de son posemètre.
Dans ce mode, il est possible que votre exposition soit erronée. Par exemple, si la vitesse choisie nécessite une ouverture f/1.8 mais que votre objectif n’ouvre que jusqu’à f/2.8, la photo sera sous-exposée.
A : Mode Auto à priorité ouverture (A comme Aperture)
Ici, c’est le cas inverse au précédent.
Le photographie saisie l’ouverture
L’appareil calcul automatiquement la vitesse
La plage de choix possible en vitesse étant largement plus grande que celle des ouvertures de diaphragme, le risque ici est d’avoir une photo floue pour cause de vitesse trop lente.
M : Mode Manuel
Dans ce mode, l’appareil ne fait plus rien et tout repose sur ces informations saisies par la photographie.
Ici, le risque de photo floue, surexposée ou sous-exposée est présent.
Cependant, une fois maitrisé, ce mode est très pratique pour garantir une uniformité des expositions sur une même série de photos. Ceci est un réel avantage lors du post-traitement des photos.
L’objet de cet article est de partager avec vous quelques ressources Internet pour vous aider à développer votre inspiration. Le principe est simple. Plus vous regarderez des images ou des photographies différentes et plus vous allez vous construire votre propre référentiel à partir duquel vous serez d’autant plus capable de développer votre inspiration. Plus les sources seront diverses et plus vous enrichirez ce référentiel. Ce sera même votre inconscient qui travaillera pour vous. Commençons maintenant.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:19 – 500px 02:09 – 500px mot-clé 02:57 – 500px en application pour téléphone 03:22 – Flickr 03:48 – Adobe behance 05:44 – Deviant Art 06:59 – Google Images 07:54 – Astuce – Profitez de vos temps perdus pour parcourir des sites depuis votre téléphone 08:15 – S’inspirer des outils 09:06 – Utiliser des contraintes
Des sites web pour s’inspirer en photographie
500px
Ce site fonctionne sur le principe de la publication puis de la notation des photographies partagées par des photographes amateurs ou professionnels.
Il est possible de découvrir des photographies au fur et à mesure qu’elles sont postées ou par catégorie.
Si vous allez dans l’onglet “Découvrir” et que vous choisissez “Fresh photo” ou “Nouveautés”, vous arriverez sur une galerie exposant toutes les dernières photos publiées. Cette page est extrêmement dynamique, car de nombreuses nouvelles photos sont postées toutes les minutes.
Si vous choisissez la catégorie “à venir”, vous trouverez l’ensemble des photographies dont leurs notes ont atteint au moins 70/100. Cette note est fonction du nombre de likes en fonction du temps. Plus une photo obtient des likes en un minimum de temps et plus elle est bien notée.
Enfin, les photographies les mieux notées apparaissent dans l’onglet “Populaire”. Ici, le niveau de qualité est extrêmement élevé.
Pour vos recherches, il est possible de filtrer les images par des mots-clés. Il y a deux façons de procéder :
cliquer directement sur un mot-clé contenu dans la fiche détaillée d’une photo
saisir le mot-clé dans le champ recherche de la page.
Astuce :
500px existe aussi sous forme d’application pour smartphone. Ceci est très utile pour parcourir le site depuis son appareil pendant ces heures perdues ou temps d’attente de la vie de tous les jours.
Flickr
Flickr fonctionne sur le même principe de 500px et est le plus gros site mondial de partage de photographies.
Personnellement, je l’aime un peu moins, et par conséquent, je l’utilise moins.
A vous de vous faire votre propre idée.
Sites multi-créatifs, inspiration garantie
Behance
Ici, je vous parle du site d’Adobe appelé Behance.
Ce site est une plateforme d’échange et de travail collaboratif pour de très nombreux arts visuels.
Ceci est un réel avantage pour l’inspiration, car il est toujours bon de croiser plusieurs domaines pour créer des nouvelles idées.
Allez dans l’onglet “Découvrir” puis cliquez sur “Rechercher dans tous les projets Behance”. Vous trouvez alors une barre de filtre où se situe le choix “Champs créatifs”. Où a l’intérieur, les choix les plus populaires sont en accès direct, mais juste à droite, vous trouverez la liste de tous les choix classés par ordre alphabétique.
L’intérêt est de découvrir le travail de plein d’autres artistes, en BD par exemple, et peut-être qu’une planche de BD pourra vous donner l’envie de reproduire le même type de visuel en photographie par exemple ou en 3 dimensions.
Deviant Art
Ce site est plutôt à destination des artistes en dessin ou peinture, mais pas seulement.
Encore une fois, ici, vous trouverez des exemples de scène qui pourront éventuellement vous inspirer à reproduire dans le domaine de la photographie ou du photomontage.
Google images
Dernière source d’inspiration à ne pas négliger. Google Images rassemble toutes sortes d’images en fonction des termes de recherche que vous utiliserez. Ici, sortiront les plus populaires, ce qui pourra vous orienter sur des tendances.
S’inspirer à partir des outils
Travailler avec un nouvel outil engendre souvent une motivation immédiate qu’on aurait tort d’ignorer. Ici, j’illustre mes propos avec la recherche de nouvelles brush pour Photoshop par exemple.
Recherchez dans Google “brush Photoshop” ce qui vous proposera de nombreux sites où télécharger ce type d’outil.
Par exemple, le site brusheezy permet de télécharger de nombreuses ressources pour Photoshop.
Ici se trouve une brush permettant de représenter des bulles de savon. A vous de voir quel type d’illustration vous pourriez faire pour utiliser cette nouvelle brush dans votre projet.
S’inspirer avec des contraintes
Juste ci-dessus la contrainte était d’utiliser une brush Photoshop, mais vous pouvez trouver toute sorte d’autres contraintes même dès la prise de vue, comme vous obliger à
Réaliser une photographie créative d’un sujet banal est possible en jouant avec quelques éléments annexes. Ici, les éléments complémentaires sont la couleur et la fumée d’ambiance. Voyons ensemble comment produire ceci chez vous.
Bonjour, je suis Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.
Aujourd’hui, ce que je partage avec vous, c’est comment photographier une bouteille avec un verre rempli de glaçons avec une fumée d’ambiance.
Matériels
L’appareil photo est positionné juste entre les deux boîtes à lumières et cadre à la verticale de façon assez serré.
L’objectif que j’utilise est un objectif 50mm à ouverture F/1.8.
J’ai fait le choix d’utiliser des lumières continues :
deux boîtes à lumières avec des ampoules que j’utilise habituellement pour réaliser mes vidéos, (B1 & B2)
un éclairage en anneau multicolor
un générateur de fumée qui sera utilisé pour l’ambiance qui a des LED qui projette de la lumière de la teinte que l’on souhaite.
Explications de l’éclairage
Voici le principe de l’éclairage de la scène.
Quand on veut photographier du verre, ce qui est important c’est les reflets que l’on voit sur les objets.
Il y a deux grandes familles d’éclairage :
l’éclairage sur un fond noir avec des reflets blancs de lumière qui vont dessiner les contours du verre
ou c’est inverse, c’est-à-dire sur un fond blanc et c’est avec des masques que l’on va projeter des reflets noir sur le pourtour du verre.
Pour ma part, j’ai fait le choix d’avoir un fond sombre et d’éclairer avec de la lumière. Ceci a été dicté par le fait que je souhaitais faire une photographie avec une ambiance de fumée de type boîte de nuit d’où la machine à génération de fumée. Et pour que cette fumée blanche soit visible, il me fallait un fond noir. J’ai donc préféré une ambiance lowkey.
Les réglages techniques
Pour ce qui est d’optimiser les réglages de l’appareil photo, comme je ne peux pas vraiment régler leurs puissances mis à part en fonction de leur distance du sujet, là on se rend compte que j’ai fait un éclairage très rapproché. Ceci est dû à plusieurs raisons.
La première raison est la puissance lumineuse. Ces lumières continues étant de faibles puissances, si je voulais limiter la montée en ISO du boîtier, il fallait que les sources de lumières soient à courtes distances du sujet.
Le second point important est que dans le principe de l’éclairage du verre, il faut de grandes surfaces lumineuses proches du sujet pour créer les reflets. Il fallait donc que ces boîtes à lumière soient le plus proche possible des sujets. Si la source de lumière avait été juste un point, le reflets aurait été juste un point aussi.
Les réglages de l’appareil photo sont donc :
1/125s
f/8
800 ISO
Étant sur pied et en lumière continue, il n’était pas forcément nécessaire d’être à 1/125s. Une pose longue aurait pu être utilisée. Mais cela me permettait de figer le mouvement de la fumée et d’éviter le risque de flou de bougé car mon support n’est pas très stable. Il est souvent conseillé d’assurer un minimum de rapidité pour être sûr d’avoir une netteté correcte.
Au niveau du plan de netteté, la bouteille est légèrement en arrière par rapport au verre avec les glaçons. Ce qui m’intéressait était la netteté au niveau de l’étiquette de la bouteille. J’ai donc fait la mise au point sur son texte.
Pour avoir suffisamment de profondeur de champ pour ne pas être trop flou sur l’arrière de la bouteille ou sur l’avant des glaçons, j’ai fermé le diaphragme à f/8. Ainsi, la profondeur de champ est plus grande et j’ai une plus grande distance de netteté entre l’avant-plan et l’arrière-plan.
La photographie sans la fumée a plutôt un aspect plat. Mais dès qu’on envoie de la fumée avec le générateur, immédiatement, l’image prend plus de présence. C’est la fumée qui habille sur sujet et qui donne de l’intérêt à l’ensemble de l’image, sans quoi, le sujet aurait été peut-être un peu trop simple.
L’image finale a été réalisée en ajoutant en post-traitement l’éclairage du liquide provenant de cette dernière photo.
Réaliser des photos de nature-morte avec des objets en lévitation peut ajouter de l’intérêt à la photographie ainsi produite. Ici de partage avec vous comment réaliser la photographie d’un set à café tel que vous la voyez que la photo d’illustration de cet article.
Afin de rendre plus digeste l’ensemble des informations, ce contenu sera diffusé en deux parties, la première cette semaine, la suite et fin la semaine prochaine.
Bonjour, je suis Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com.
Aujourd’hui, je partage avec vous, comment réaliser une photographie d’une nature-morte avec un objet en lévitation.
Le sujet à photographier et la lévitation
Le sujet de la photo est le suivant. J’ai disposé quelques tasses à café sur un plan blanc réfléchissant constitué d’une plaque en plexiglas et une théière fixée en suspension à l’aide de fils de nylon au niveau du bec verseur et de l’anse pour la tenir.
Tout ça est tenu par un bras en équerre formée par fixation de type girafe. A savoir que ce système de fixation n’est pas particulièrement important et vous pouvez très bien utiliser toutes sortes de matériels que vous avez chez vous comme des manches à balais, des chaises ou des boîtes quelconques.
Sachant qu’au final, la fixation est réalisée de manière toute simple à l’aide d’une pince à papier et d’une autre de type quelconque.
Au-delà du sujet en lui, même, j’ai choisi de placer un fond d’image blanc pliable. L’idée de la photo est de faire une image de type highkey avec énormément de blancheur d’où le choix de ce fond blanc pour encore adoucir l’ambiance de cette image.
L’éclairage de la nature-morte en lévitation
Pour éclairer l’ensemble, j’ai utilisé deux boîtes à lumière en lumière continue. Il aurait été possible d’utiliser des flashes, mais elles étaient sorties et prêtes à l’emploi, je les ai donc utilisées.
La première boîte à lumière, représente ma lumière principale. Elle est inclinée à environ 45° sur la gauche du sujet. La seconde, est uniquement dédiée à l’éclairage du fond.
La différence est que la source de lumière principale est vraiment en mode boîte à lumière avec un voile blanc translucide. Cela permet d’adoucir énormément la lumière, car la taille de la source de lumière est un cercle de 60 cm de diamètre environ et pas seulement de la taille de l’ampoule. Le résultat de cette configuration permet que les ombres soient bien floues et adoucies.
Concernant l’éclairage secondaire, j’ai enlevé le voile translucide afin de gagner en puissance lumineuse dans le but de mieux éclairer le fond blanc de la photo. Ainsi, le fond sera le plus blanc possible sans pour autant être cramé (= blanc pur). Le réglage de la puissance de celle-ci, n’ayant pas de contrôle sur le réglage de l’ampoule, il suffit d’éloigner plus ou moins la source du fond.
L’appareil photo est placé sur pied. Ainsi le cadrage de la photographie est fixe. De plus cela permet un temps de pose quelconque sans risquer le moindre flou de bouger.
Le premier réglage est celui du paramètre ISO. Étant en studio, je privilégie de fait d’éviter toute présence de bruit sur la photographie finale. Dans mon cas, j’ai réglé l’appareil sur une équivalence à 100 ISO. C’est le plus bas que je puisse atteindre.
Le choix de cette valeur a été réalisé dans le but de définir une profondeur de champ suffisante afin d’obtenir de la netteté sur le sucre rouge et le bec verseur de la théière.
C’est à l’aide de l’option de visualisation de la profondeur de champ, que j’ai réglé ce paramètre. En effet, le sucre et le bec verseur ne sont pas dans un même plan parallèle au capteur de l’appareil photo.
Maintenant que l’éclairage, la sensibilité ISO et l’ouverture du diaphragme sont définis, il me reste plus qu’à jouer sur le temps de pose pour obtenir une exposition correcte de la photo.
Afin d’éviter de cramer une zone de l’image, dans mon cas, j’ai opté pour 1/8s de temps d’exposition.
La suite de l’histoire sera dans l’article suivant. Nous allons peaufiner la photo réalisée en post-traitement dans Lightroom et Photoshop afin d’obtenir l’effet highkey recherché.
Si vous avez aimé cet article :
Je vous invite à la partager avec vos amis.
A vous abonner à ma chaîne YouTube et d’activer la petite cloche pour être averti à chaque parution d’une nouvelle vidéo.
Mais le top du top est de vous abonner à mon blog initiation-photo pour être certain de ne rater aucun de mes contenus.
En échange, vous recevrez gratuitement mon livre “sur le chemin de votre INSPIRATION”
photo d'illustration de l'article à propos du regard photographique
Le regard photographique est un vaste débat au sein de la communauté des photographes. Certains le considèrent comme le Graal, d’autres ne veulent pas en entendre parler, car pour eux, c’est une foutaise trop souvent utilisée sans explication pour justifier des prises de vues hasardeuses. Ceci étant dit, je considère cette expression comme étant la singularité d’un photographe. C’est-à-dire la fameuse touche personnelle qui fait qu’on reconnait directement l’identité du photographe au premier coup d’oeil du spectateur. Autrement dit, son style.
Le fond : l’intention du photographe
L’originalité de chaque photographe se cache dans sa personnalité et dans sa manière de l’exprimer graphiquement au travers de ses photos. C’est un peu comme la manière de choisir ses vêtements qui globalement définit son style vestimentaire en cohérence avec sa vision de la vie et de ses traits de caractère.
Il y a donc un message sous-jacent traduisant, consciemment ou non, l’intention du photographe de montrer sa vision du monde qui l’entoure.
Chacun est interpellé différemment par mon monde en fonction de ses paradigmes et de sa sensibilité émotionnelle propre.
La première étape pour développer son regard photographique est donc de prendre conscience de qui l’on est en termes d’individu à part entière puis de s’assumer en communiquant ses points de vue à travers ses photographies.
Il s’agit donc de se détacher du regard des autres et en particulier de leurs critiques afin de ne plus se conformer à une vision populaire, mais au contraire d’apporter la transcription visuelle de sa personnalité en tant que valeur ajoutée aux spectateurs.
L’idée est donc de se concentrer sur sa propre personne en s’attachant à rester cohérent avec nous-même.
La forme : la mise en lumière
Toute cette première partie est clairement enfouie au plus profond de nous-même. Il va donc falloir trouver la manière de la “mettre en lumière” afin de la communique au monde.
Dans le domaine de la photographie, il s’agit justement de lumière, car étymologiquement, le mot “photographie” signifie “écrire avec la lumière”.
Il faut donc apprendre à la voir, la comprendre et surtout s’astreindre à en avoir conscience au moment des prises de vues pour savoir la regarder pour mieux l’exploiter.
J’attire particulièrement votre attention sur le fait que regarder la lumière, c’est aussi regarder là où il n’y en a pas, c’est-à-dire les ombres. A travers ces dernières, on visualise beaucoup mieux certains aspects techniques de la lumière tels que sa direction ou la taille de la source par exemple.
Je vous invite à lire ou relire les articles suivants pour savoir plus sur la lumière :
Et maintenant, on en fait quoi de tout ça, me direz-vous ? On n’a toujours pas fait une photo là !
Effectivement, il s’agit maintenant d’écrire !
Et bien, c’est comme écrire des phrases avec un stylo pour former une lettre. Il faut choisir :
un sujet,
un verbe,
un/des compléments
Imaginons que l’on souhaite exprimer la plénitude d’un coucher de soleil en bord de mer. Il va falloir commencer à trouver un sujet pour illustrer le bord de mer, puis aller sur place à l’heure du coucher de soleil. Enfin, il reste l’idée de plénitude.
Pour cela, on peut faire le choix de réaliser une pause la plus longue possible pour lisser au maximum les vagues alors que techniquement, il aurait été possible de monter en sensibilité ISO pour au contraire, montrer l’agitation des vagues se brisant sur la côte. Enfin, le choix d’un cadrage horizontal induit aussi un sentiment de stabilité et donc de calme dans la photo.
Il y a donc un ensemble de choix opérationnels à réaliser pour concrétiser le message initial que l’on souhaite exprimer. En voici un résultat :
Sud Finistère
Il y a donc, comme pour écrire un texte, un ensemble de règles grammaticales qui permettent d’exprimer ses idées. Pour en savoir plus sur ce point, je vous invite à aussi lire ou relire les articles suivants :
Evidemment, pour que tout cela se mettre en place, il faut du temps, et même, beaucoup de temps.
Avec la pratique, vous allez affiner votre regard photographique en vous construisant des réflexes basés sur les angles de vues que vous préférez, en utilisant le matériel avec lequel vous êtes le plus à l’aise, en mettant en oeuvre des techniques photographiques que vous maitriserez de plus en plus…
Et en parallèle, votre public apprendra à apprécier votre travail, car il aura acquis progressivement votre vision du monde. Il commencera à s’identifier à votre sensibilité visuelle et progressivement vous intégrerez leur liste de référents ou modèles et vous pourrez éventuellement les inspirer.
C’est seulement à partir de ce moment, qu’il pourra être évoqué le fait que vous commencez à posséder votre regard photographique.