Choisir le mode d’exposition PSAM de votre appareil photo revient à lui indiquer comment il doit fonctionner pour réaliser l’exposition correcte de vos photos. Je vous explique leurs différences ainsi que les risques associés à leurs usages.
Fiche PDF – Pourquoi le posemètre de l’appareil n’est pas infaillible et quelles sont les situations qui le pièges
Il s’agit du mode de fonctionnement de l’appareil photo pour le réglage de l’exposition des photos.
P : Mode Auto programmé
S : Mode Auto à priorité vitesse (S comme Speed)
A : Mode Auto à priorité ouverture (A comme Aperture)
M : Mode Manuel
L’Automatisme
De nos jours, tous les appareils photos possède un posemètre intégré.
L’appareil est donc capable de définir lui-même le niveau d’exposition adéquate de la photographie.
En fonction, du mode d’exposition PSAM choisi par la photographie, l’appareil va exploiter le résultat fourni par son posemètre.
P : Mode Auto programmé
Dans ce mode, le photographie ne s’occupe pas du tout de l’exposition de la photographie.
Ce n’est pas appareil qui fait tout.
Mais…
Il reste à la charge du photographe le choix le couple de vitesse/ouverture qu’il souhaite utiliser.
Dans le but que privilégier la profondeur de champ ou le niveau de flou de mouvement.
S : Mode Auto à priorité vitesse (S comme Speed)
Ici, le photographe, dois lui-même saisir la vitesse, c’est-à-dire la durée d’exposition de la photographie.
De son côté, l’appareil détermine automatiquement l’ouverture du diaphragme en fonction de son posemètre.
Dans ce mode, il est possible que votre exposition soit erronée. Par exemple, si la vitesse choisie nécessite une ouverture f/1.8 mais que votre objectif n’ouvre que jusqu’à f/2.8, la photo sera sous-exposée.
A : Mode Auto à priorité ouverture (A comme Aperture)
Ici, c’est le cas inverse au précédent.
Le photographie saisie l’ouverture
L’appareil calcul automatiquement la vitesse
La plage de choix possible en vitesse étant largement plus grande que celle des ouvertures de diaphragme, le risque ici est d’avoir une photo floue pour cause de vitesse trop lente.
M : Mode Manuel
Dans ce mode, l’appareil ne fait plus rien et tout repose sur ces informations saisies par la photographie.
Ici, le risque de photo floue, surexposée ou sous-exposée est présent.
Cependant, une fois maitrisé, ce mode est très pratique pour garantir une uniformité des expositions sur une même série de photos. Ceci est un réel avantage lors du post-traitement des photos.
Illustration de l'article à propos de l'effacement des touristes par une pose longue.
Je suis certain que vous avez déjà été frustré par la présence de trop de touristes sur l’une de vos photos d’un monument que vous avez visité en vacances par exemple. De plus, quand vous comparez vos clichés avec celles d’autres photographes, vous constaté que sur les leurs, il n’y a aucun touriste ou très peu. Mais quel est leur secret pour réussir à être seul face à un monument touristique de forte renommé !?
Le principe
Le principe repose sur la pose longue. L’idée est de réaliser une pose suffisamment longue pour que le mouvement des touristes soit trop rapide pour être capté par l’appareil photo. Inversement, tout ce qui est immobile sera clairement visible et net.
Dans notre exemple, le monument est immobile et sera donc net, les touristes seront en moment et seront progressivement effacé en fonction de la durée d’exposition de la photo.
Le matériel
Pour réaliser ça, il est nécessaire que l’appareil photo soit parfaitement stable durant toute la durée de l’exposition de la photo. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser un trépied bien stable.
Vient ensuite la gestion de la lumière. Réaliser une pose longue de nuit permet naturellement de ne pas avoir de risque de surexposition. Mais si vous souhaitez faire votre prise de vue de jour, il va falloir limiter la quantité de lumière de la scène.
Classiquement, il faudrait fermer le diaphragme au maximum avec notamment le risque de dégrader la qualité de la photo par le phénomène de diffraction engendrant des aberrations chromatiques. Mais il y a de forte de chance que le temps de pose nécessaire à une exposition correcte reste bien trop court.
La solution est donc d’utiliser un filtre gris neutre suffisamment opaque pour considérablement limiter le passage de la lumière dans l’objectif. Ces filtres gris neutre sont communément appelé filtre NDx avec x représentant la valeur du facteur d’atténuation.
Filtre NDx
Réduction luminosité
ND2
1 stop
ND4
2 stops
ND8
3 stops
ND16
4 stops
ND32
5 stops
ND64
6 stops
ND128
7 stops
ND256
8 stops
ND512
9 stops
ND1000
10 stops
La mise en œuvre du matériel
La difficulté de mise en œuvre de ces filtres est qu’en fonction des conditions naturelles de luminosité, les capacités de votre boîtier d’appareil photo et de vos choix de distance de profondeur de champ, le posemètre de l’appareil photo risque de perdre les pédales en engendrant une exposition erronée.
Les solutions peuvent être les suivantes :
Faire confiance au posemètre de l’appareil photo dans le viseur
Faire confiance au posemètre de l’appareil photo en visée par l’écran
Corriger la durée d’exposition à partir des valeurs de stops correspondant au filtre mis en œuvre en s’appuyant sur le tableau précédent.
Posemètre dans le viseur
Cette solution conviendra aux filtres de faibles valeurs et inférieur à ND8 ou ND16. Dans ce cas, il n’y a rien de particulier à réaliser. Prenez votre photo comme d’habitude pour une pose longue classique.
Posemètre avec la visée écran
En fonction de votre appareil, l’utilisation de cette fonctionnalité est plus précise que la précédente et peut éventuellement fonctionner jusqu’au filtre ND1000.
Ici, le risque peut être la difficulté de réaliser la mise au point de votre photo. C’est pourquoi il est conseillé de réaliser la mise au point sans le filtre, puis de verrouiller celle-ci en débraillant l’autofocus.
Calcul manuel
Chaque filtre est construit pour répondre à une réduction de luminosité précise spécifique en fonction de son modèle. Son influence sur la quantité de lumière traversant le filtre est donc constante et prédéfinie.
Il est donc très facile de corriger soi-même la durée d’exposition pour obtenir le rendu que l’on souhaite.
Afin de se simplifier les calculs, de nombreuses applications sur smartphone vous donneront directement la durée d’exposition à saisir en mode manuel à partir des informations suivantes :
Ouverture du diaphragme,
Sensibilité ISO,
Filtre NDx utilisé.
J’utiliser personnellement l’application « Photographer’s companion » pour cet usage sont mon Samsung Note 10+.
Méthode pour effacer les touristes
Nous y voilà. A ce stade, nous connaissons le principe et le matériel nécessaire pour la mise en œuvre de cette technique. Voyons donc maintenant concrètement les étapes à appliquer.
Recherche du sujet à photographier
Quelle que soit la photo que l’on souhaite réaliser, il est primordial de réfléchir pourquoi utiliser cette méthode. En quoi l’application de celle-ci répond bien à notre finalité.
Dans le cadre de la réalisation de photomontage, avoir des prises de vue de lieux célèbres pour sans éléments distrayant est un avantage pour ensuite y ajouter le reste pour le photomontage.
N’hésitez pas à réaliser plusieurs cadrages différents pour vous confectionner une série de photos répondants à vos futurs besoins :
Orientation verticale et horizontale,
Avec l’horizon au tiers haut puis au tiers bas de l’image
Plus ou moins d’espace autour…
Effacement des touristes
Placez votre appareil photo sur pied. Il est important qu’il soit bien stable de manière à ne pas risquer d’introduire de flou dans l’image.
Avant de placer le filtre ND sur l’objectif, réaliser le cadrage qui vous intéresse et définissez les réglages manuels qui vous conviennent :
Profondeur de champ è Ouverture de diaphragme
Sensibilité ISO la plus base è éviter le bruit numérique
Plan de netteté è mise au point de l’image
Exposition souhaitée en compensant les réglages précédents par le temps de pose.
Maintenant, prenez une première photographie témoin.
Montez le filtre ND1000 sur la lentille de l’objectif puis corrigez le temps d’exposition en appliquant l’une des trois techniques précédentes.
Prenez votre photo et logiquement vous devriez constater que les touristes ne sont plus présents. Si ce n’est pas le cas, modifiez vos réglages de manière à encore augmenter le temps de pose.
Autres utilisations
Limiter le flux de lumière peut apporter d’autres possibilités dont en voici quelques-unes classiquement rencontrées :
Photo d'illustration de l'article à propos des bagues allonges pour la macrophotographie
Avec ce changement d’année, n’est-ce pas le bon moment pour ajouter la maîtrise de la macrophotographie à sa boîte à outils photographique. Quand on entend parler de macrophotographie, il nous vient souvent à l’esprit le besoin de dépenser énormément d’argent pour pratiquer. Cela peut-être effectivement le cas lorsque vous souhaitez investir dans du matériel spécialisé et performant. Cependant, ceci n’est pas une obligation pour commencer à maîtriser cette pratique. Je partage donc avec vous, dans cet article, comment réaliser de belles macrophotographies sans dépenser énormément d’argent ainsi que les spécificités de cette pratique pour obtenir des résultats convaincants.
Rappel de ce qui est la macrophotographie
La macrophotographie correspond à la technique de prise de vue d’un sujet de petite taille avec un rapport de grossissement compris entre 1 et 10.
L’utilisation de cette technique est courante dans le domaine scientifique, car elle est adaptée pour décrire de petits insectes par exemple. Mais elle peut aussi être présente dans le cadre commercial pour présenter à la vente de petits bijoux par exemple.
Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous référer à l’article wikipédia concernant ce terme.
Spécificités de la macrophotographie
Comme nous venons de le voir, la macrophotographie permet de photographier des sujets à un grossissement relativement fort. Pour ce faire, comme avec nos yeux, il est important de se rapprocher du sujet au maximum qui sera limité par la distance minimale de mise au point de l’objectif.
Cet état de fait, engendre les impacts de suivants :
Réduction de la profondeur de champ,
Augmentation du risque de bouger,
Risque de faire fuir le sujet si celui-ci est craintif.
Il sera donc très important de compenser ces contraintes.
Augmenter la profondeur de champ : Fermer le diaphragme,
Limiter le risque de bouger : positionner le boîtier sur un pied photo,
Apporter de façon conséquente de la luminosité à la scène photographiée permettra de ne pas monter dans les réglages ISO afin d’éviter la génération du bruit numérique.
Avec un objectif standard, et en procédant tel que décrit juste avant, il n’est pas possible d’avoir un rapport de grossissement suffisant pour réaliser de la macrophotographie. Il est donc nécessaire d’ajouter un accessoire supplémentaire pour augmenter le rapport de grossissement. Cet accessoire s’appelle des bagues allonges.
Photo d’illustration des bagues allonges pour la macrophotographie
Des bagues allonges sont uniquement un tube dépourvu de tout système optique, venant s’intercaler entre l’objectif et le boîtier. N’ayant pas de lentille intégrée, vous conserverez la qualité optique des objectifs que vous utiliserez. Cependant, le fait d’augmenter la distance entre l’objectif et le capteur du boîtier, engendrera une perte de luminosité relativement conséquente.
Il s’agit là de l’inconvénient majeur des bagues allonges. Comme vous pouvez le constater dans le tableau des caractéristiques des bagues Kenko, le facteur de correction de l’exposition peut atteindre la valeur de 6. Ceci est très conséquent. On comprend donc mieux pourquoi l’apport de lumière en grande quantité à la scène est nécessaire afin de réaliser de bonnes photographies.
Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO
Les bagues allonges fonctionnent avec tous les objectifs ; et même avec les objectifs macro. Ainsi, cet investissement vous sera toujours utile même si vous décidez par la suite d’acheter des objectifs plus spécifiques à la macrophotographie, car elles vous permettront d’encore augmenter le grossissement de ces derniers.
Le matériel photo nécessaire pour la macrophotographie
En résumé, voici le matériel nécessaire que vous pouvez utiliser afin de pratiquer la macrophotographie.
Le facteur de grossissement est lié à la distance de mise au point. De ce fait, pour garantir un grossissement maximal, il est nécessaire de régler manuellement la mise au point de l’objectif sur sa distance minimale.
C’est la raison pour laquelle en macrophotographie, le réglage de la mise au point est réalisé par le positionnement de l’appareil photo par rapport au sujet photographié.
Quand le photographe photographie à main levée, ce sera à lui d’estimer, à l’œil dans le viseur, le positionnement de l’appareil pour trouver le bon réglage de netteté. Dans ce cas de figure, il sera préférable utiliser des flashes relativement puissants afin d’apporter suffisamment de lumière pour figer correctement la scène sans risque de flou de bouger.
Cependant, si vous utilisez l’appareil monté sur un pied photographique, il sera beaucoup plus facile de réaliser la mise au point à l’aide d’un plateau millimétrique permettant d’avancer ou de reculer l’ensemble boîtier-objectif de façon très précise par rapport au sujet pour positionner le plan de netteté.
Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l’appareil photo par rapport au sujet
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Le flou de bougé correspond au flou engendré par le mouvement de l’appareil photo pendant la durée de la prise de vue. Ce flou n’est pas à confondre avec le flou de mouvement qui correspond au flou engendré par le mouvement du sujet pris en photo. Dans la majorité des cas, le flou de bougé est considéré comme un défaut de prise de vue à la différence du flou de mouvement qui est souvent considéré comme un effet artistique.
Comment se forme le flou de bougé
Pour rappel, la réalisation d’une prise de vue nécessite que la lumière réfléchie de la scène vienne frapper la surface photosensible du capteur ou de la pellicule pendant suffisamment de temps afin d’obtenir une exposition correcte. Pour plus d’explications sur ce phénomène, je vous invite à lire ou relire l’article sur les paramètres de l’exposition.
On comprend donc que la lumière à besoin d’un temps certain pour s’enregistrer sur le capteur de l’appareil photo. Durant cette prise de vue, l’image visée par l’appareil photo peut se déplacer de manière relative au cadrage réalisé.
Aperçu de la génération du flou de bougé
Dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment faible pour que le mouvement relatif du sujet par rapport au cadrage de l’appareil photo n’engendre pas un déplacement perceptible par le capteur, le flou de bougé ne sera pas visible. Cependant, dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment longue, le mouvement sera perceptible par le capteur et s’enregistrera sur la photo produite.
Le point important de cette problématique est bien le mouvement relatif des éléments photographiés dans le cadre de la photo.
De cette compréhension, en découlent les paramètres influents suivants :
Supposons un capteur dont les photosites sont d’une taille avoisinant 1 mm. Pour qu’un flou s’enregistre avec ce type de capteur, il faudrait que le sujet photographié puisse se déplacer de plus de 1 mm par rapport au capteur, pour commencer à enregistrer un effet de flou.
Supposons maintenant que le sujet et une voiture se déplaçant de gauche vers la droite. Si la voiture roule à une vitesse de 50 km heure par exemple et que la durée de prise de vue est réglée sur un 60e, le véhicule se sera déplacé physiquement de 23 cm.
Supposons que la distance séparant le véhicule du boîtier d’appareil photo est inférieure à 1 m, on comprend bien que du point de vue du capteur le véhicule se sera déplacé de beaucoup plus de 1 mm. Par contre, si le véhicule était à plus de 1 km du boîtier, du point de vue du photographe la distance de 23 cm n’aurait pas été perceptible. Dans ce second cas, il n’y aurait pas eu d’enregistrement de flou de bougé.
De façon relative, cette explication de création de flou, basé sur un flou de mouvement, est valable aussi si on considère que ce n’est pas le sujet qui bouge, mais le boîtier. Dans ce cas, c’est l’intégralité de la scène cadrée qui sera floue et pas seulement véhicule.C’est ce qu’on appelle le flou de bougé.
Comment éviter le flou de bougé
Nous avons donc compris le fonctionnement du flou de bougé. Je vais donc partager avec vous les possibilités pour éviter ou pour limiter le risque de flou de bougé.
Stabiliser le boîtier à la prise de vue
Pour éviter le flou de bougé, la première évidence est d’éviter le mouvement du boîtier. Merci Monsieur Lapalisse.
La solution la plus simple qui a fonctionné pendant des années et l’utilisation d’un pied photo.
Cette solution est la plus fiable, mais comporte aussi quelques désavantages sur le sens pratique de mise en œuvre.
L’usage d’un pied photo nécessite avant tout de l’avoir avec soi. Ce type d’accessoire, pour qu’il soit efficace, doit être suffisamment lourd et rigide pour assurer la stabilité du boîtier dans les conditions d’utilisation. Si vous photographiez, par exemple en extérieur un jour où le vent n’est pas négligeable, il sera important, de lester celui-ci afin d’en accroître encore la stabilité. L’ensemble de ces pratiques vous obligera donc à emporter avec vous son lot de matériel qui sera lourd et encombrant, si vous devez aller dans des endroits éloignés ou difficile d’accès.
Depuis quelques années, il est apparu sur le marché la stabilisation optique intégrée aux objectifs ou directement au boîtier. Cette fonctionnalité a l’avantage de ne peser quasiment aucun poids supplémentaire, et vous permettra donc d’être beaucoup plus libre de vos mouvements lors de vos séances de prise de vue. La contrepartie sera évidemment un surcoût à l’achat de ces matériels.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Limiter la durée de prise de vue
Plus le temps de pause de votre photo sera long et plus le risque de bouger sera élevé. Essayez donc lorsque vous avez un risque de bouger de régler votre boîtier d’appareil photo afin que la durée de prise de vue soit la plus courte possible.
De manière historique, la règle de l’inverse de la longueur focale, est la règle qui permet d’estimer facilement quelle est la durée limite à laquelle une personne concentrée lors d’une prise de vue à main levée, maîtrisera suffisamment la stabilité de son appareil sans risque le flou de bouger. Cette règle existant depuis l’époque de l’argentique, la longueur focale est à prendre en équivalent 35 mm. Par exemple, si vous prenez une photographie avec un objectif 200 mm monté sur un boîtier plein format, vous ne devriez pas définir un temps de pause inférieur à 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50 mm, vous ne devrez pas définir un temps de pause inférieur à 1/60 de seconde.
Dans le cas où votre boîtier possède un petit format de capteur de type APS-C, sur lequel est monté une optique de 200 mm, la longueur focale équivalente en 35 mm équivaudra environ à 300 mm. Par conséquent, vous devrez régler votre temps de pause au minimum à 1/300 de seconde.
Évidemment, cette règle est applicable si vous n’utilisez pas de système de stabilisation optique tel que présenté dans le paragraphe précédent.
Rapprochez-vous du sujet, mais pas trop
La longueur focale que vous utilisez est intimement liée à la distance qui vous sépare du sujet. Les deux paramètres, longueur focale et distance boîtier sujet, sont donc intimement liés.
Nous avons vu que plus un objet sera distant du boîtier et moins il aura d’influence sur le risque de flou. Cependant, si vous compenser cette distance par l’utilisation d’une longue focale pour cadre est plus serré, ce bénéfice se trouvera anéanti.
Donc, pour éviter d’augmenter la longueur focale, je vous conseille de vous rapprocher du sujet. Ainsi, vous pourrez minimiser la règle de l’inverse de la focale et ainsi éliminer plus facilement le risque de flou de bougé.
Chercher le meilleur compromis
Comme vous l’aurez certainement compris par vous-même, il n’y a pas de solution miracle pour facilement éviter tout risque de flou de bougé. Tout repose sur le fait de trouver le meilleur compromis entre les différents paramètres que nous avons listé en début d’article en fonction des conditions de prise de vue de la scène que vous souhaitez photographier. Ces conditions de prise de vue étant, en particulier le niveau de luminosité disponible.
Avec la pratique, vous enregistrerez des réglages de base sur lesquels vous reposer et que vous adapterez, en fonction du résultat des premières photos prises, jusqu’à optimiser le rendu de votre photo.
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Illustration de l'article à propos de choix un objectif macro
La macrophotographie est une discipline de la photographie dont le but est de prendre en photo des sujets avec un grossissement minimale de 1:1. Pour se faire, les constructeurs d’objectif ont mis sur le marché une gamme dédiée d’objectif spécialisé. Ce sont les fameux objectifs macro. Dans cet article, je partage avec vous les points à prendre en compte lors de l’achat de ce type d’objectif.
Confirmez votre intérêt pour la macrophotographie
Comme je le disais plus haut en introduction, la macrophotographie est une niche parmi l’ensemble des domaines de la photographie. C’est pourquoi, avant d’envisager l’achat d’objectifs dédiés, il peut être pertinent de s’assurer que votre attrait pour la macrophotographie est bien avéré.
Pour se faire, je vous conseille de commencer à pratiquer la macrophotographie avec le minimum d’investissement.
Il existe deux manières pour obtenir de fort grossissement avec un objectif 50 mm bon marché sans trop investir dans les accessoires nécessaires.
La bague d’inversion
Cet accessoire permet de fixer un objectif nikon 50 mm f/1,8 sur votre boîtier grâce au filetage de diamètre 52 mm normalement réservé à la mise en place des filtres.
Ainsi, la lentille interne de cet objectif prendra le rôle de la lentille frontale d’un objectif standard.
Le fait de regarder dans le sens inverse de l’objectif 50 mm, provoque un grossissement conséquent permettant de réaliser vos premières macrophotographies.
Une fois monté sur votre boîtier, placez l’indicateur de diaphragme sur 1.8, et tourner votre bague de mise au point à sa distance minimale.
Le facteur de grossissement que vous obtiendrez ainsi sera supérieur à 1:1. De plus, le coût de l’opération sera largement moindre par rapport à l’achat d’une optique spécialisée.
Prenez garde, dans cette configuration à ne pas endommager votre lentille interne devenue lentille frontale.
Le Kit de bagues allonges
Une bague allonge est simplement un tube permettant d’éloigner l’objectif du boîtier.
Ceci a pour effet de réduire la distance de mise au point minimale de n’importe quel objectif.
Classiquement, un jeu de bague allonge est constitué d’un ensemble de trois bagues de longueur différente que vous pouvez utiliser seule ou combinées entre elles.
L’avantage des bagues allonges est qu’elles sont utilisables avec l’ensemble de vos objectifs et comme elles ne comportent pas d’élément optique à l’intérieur, elles ne dégradent pas la qualité optique de vos objectifs.
photo réalisée avec un objectif Nikon 50mm f/1.8 à f/5.6 en lumière naturelle avec les trois bagues allonges (12mm + 20mm + 36mm). La distance sujet/lentille frontale était d’environ 2cm.
Commencez à pratiquer la macrophotographie avant d’aller plus loin dans l’achat de matériels. Pour ce faire, je vous invite à lire l’article sur les bases de cette pratique.
Maintenant que vous êtes certain que l’activité de macrophotographie vous intéresse, il peut être intéressant d’investir dans du matériel plus adapté.
Choisir son vrai objectif macro
Les constructeurs d’objectif proposent une gamme de trois focales fixes :
50mm,
100mm,
200 mm.
Il faut savoir que plus la longueur focale est grande et plus le prix de l’objectif est levé.
Aussi, plus la longueur focale est grande et plus la maîtrise de l’optique est difficile pour le photographe.
La distance de mise au point minimale
Il s’agit ici du paramètre le plus important en macrophotographie puisqu’il correspond à la distance à laquelle le rapport de grossissement maximal de l’objectif est obtenu.
Ce sera la nature du sujet que vous souhaitez photographier qui imposera le choix de la distance minimale de mise au point nécessaire et par conséquent la longueur focale de l’objectif adéquate.
Il est clair que dans le cas où vous photographiez un sujet totalement statique tel que des pièces de monnaie, une longue distance de mise au point minimale ne sera pas nécessaire. L’achat d’un 50 mm macro vous sera alors suffisant et moins onéreux.
focale 105 mm pour la macro-photographie
Par contre, si vos sujets de prédilections sont les insectes, il est important de prendre en compte le risque d’envol de ceux-ci au cas où vous devriez vous rapprocher trop près d’eux.
La taille du capteur
A longueur focale identique, la taille du capteur de votre boîtier influent sur le facteur de grossissement du sujet.
L’usage d’un capteur de taille APS-C sera alors un avantage dans ce domaine.
Par exemple une optique de longueur focale 100 mm se comportera de la même manière qu’un objectif de longueur focale 150 mm.
Vous pourrez ainsi réaliser quelques économies.
Le flou de bouger
Comme je le disais plus haut, plus votre objectif macro aura une longue focale et plus il sera difficile à maîtriser par le photographe.
Ici, j’attire l’attention sur le risque de flou de bouger qui est amplifiée par la longueur focale.
Pour pallier à cette problématique, il sera nécessaire pour le photographe d’utiliser un trépied stable pour éviter le moindre tremblement et ainsi garantir la netteté des clichés.
L’obligation de mettre en œuvre tout cet ensemble de matériels supplémentaires, est une réelle contrainte non-négligeable pour le photographe.
Quel est le meilleur compromis pour les débutants
Pour ses qualités optiques, notamment par rapport à sa distance de mise au point minimale, il est classiquement conseillé de commencer par l’achat d’un 100 mm macro.
Depuis quelques années, les constructeurs d’objectifs ont ajouté les deux fonctionnalités supplémentaires suivantes :
l’autofocus ultra rapide,
la stabilisation optique.
Compte tenu des particularités dues à la mise en œuvre de la macrophotographie, ces deux fonctionnalités ne sont pas essentielles pour débuter.
Cependant, elles permettent d’utiliser votre objectif macro pour des usages plus classiques tels que le portrait.
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Illustration de l'article propos des photos de mariages faites par les amateurs
Avec le mois de mai, la saison des mariages commence. Cette saison est synonyme de rush pour les photographes professionnels de mariage, mais c’est éventuellement aussi l’occasion pour les amateurs de s’essayer à cet exercice. Les débats sont régulièrement animés autour de cette situation. Sans souhaiter prendre part à toute forme de polémique, je partage avec vous, dans cet article, ma réflexion sur les avantages et les inconvénients, ainsi que les responsabilités de chacun quant à la réalisation de photos de mariage.
Les amateurs font une concurrence déloyale aux professionnels
Peut-on réellement parler de concurrence déloyale lorsque l’on évoque d’une part un professionnel de la photographie et de l’autre un amateur ?
Je pense que pour bien comprendre la problématique, il s’agit de se rappeler quelle est la différence entre amateur et professionnel.
L’amateur est un individu exerçant la photographie par plaisir. De son côté, le professionnel pratique aussi la photographie, mais dans un but lucratif lui permettant de vivre de cette activité.
Si nous prenons maintenant la définition du terme concurrence, il en ressort qu’il s’agit d’une rivalité entre plusieurs personnes poursuivant le même but.
J’en conclu donc, que par définition le terme concurrence ne peut être appliqué entre un amateur et un professionnel, car leur but diffère fondamentalement.
Par conséquent, il est donc absolument obligatoire que dans le cas où un amateur réaliserait une prestation de photographie de mariage, il ne soit pas être rémunéré pour celle-ci. En voici les deux raisons essentielles :
S’il percevait de l’argent, alors son réel objectif serait beaucoup plus ambiguë vis-à-vis de celui du professionnel,
L’argent qu’il gagnerait ne serait pas forcément déclaré et sa prestation pourrait être considéré comme du travail au noir.
Maintenant que la question de l’argent est traitée, intéressons-nous aux autres aspects du sujet.
Quelles sont les responsabilités de chacun vis-à-vis des mariés
Signature du registre à la mairie par Madame la Maire
Responsabilité du professionnel
En tant que professionnel, celui-ci se doit de fournir à ses clients le niveau de prestation que ces derniers attendent en contrepartie de leur argent. Dit en d’autres termes, le professionnel a donc une obligation de résultat envers ses clients.
Bien que le terme professionnel est, à l’origine, lié au fait que l’activité concernée représente la profession de la personne, il est d’usage courant de la part des clients d’attendre un niveau d’expertise sans faille et de haute qualité.
Responsabilité de l’amateur
De son côté, le terme amateur évoque une qualité moindre de part l’idée que la personne pratique de façon plus occasionnelle la photographie.
Partant de cette idée, le couple de futurs mariés qui choisirait un amateur pour réaliser leurs photos de mariage, pourrait s’attendre à un niveau de qualité éventuellement moindre que celle qu’il pourrait prétendre avoir auprès d’un professionnel.
Ce que je viens d’évoquer à propos des professionnels et des amateurs, est les réponses les plus courantes des gens.
Cependant, en y réfléchissant un petit peu plus, je pense que la responsabilité quant au niveau de qualité est globalement la même pour chacun des deux. Que ce soit l’amateur ou le professionnel, ils doivent des deux fournir le niveau de qualité attendu par les futurs mariés.
La différence se tient uniquement dans la nature de ce que les photographes amateurs ou professionnels risquent de perdre au cas où ils échoueraient leur prestation.
Pour le coup, je pense que la prise de risque n’est effectivement pas de même nature.
Risques du professionnel
Le professionnel peut avoir grosso modo deux risques majeurs :
Le risque financier,
Le risque de détériorer son image de marque.
Quelle que soit l’activité d’un entrepreneur ou d’un artisan, ces deux risques sont forcément présents et font pleinement partie de son activité.
A savoir aussi, que du point de vu financier, un professionnel est souvent obligé de souscrire à une assurance pour couvrir une partie des risques financiers de son activité.
Risques de l’amateur
L’amateur, quant à lui, met en jeu un tout autre type de risques :
Le risque de perdre la relation d’amitié avec les futurs mariés,
Cet enjeu est donc beaucoup plus lié à l’émotionnel et à son cercle social personnel. Je pense que cet aspect n’est pas à prendre à la légère et qu’il doit être pris au plus haut point d’importance et d’engagement par le photographe amateur.
En conclusion de cette question, je dirais donc que pour les deux parties, amateurs et professionnels, la prise de risque est importante, mais de nature différente.
Cas particulier pour le photographe amateur
Qualité de prestation
Un peu plus haut, nous avons évoqué le fait que naturellement, les mariés s’attendent à une meilleure qualité de prestation de la part d’un professionnel que de la part d’un amateur. En réalité, ce jugement de valeur n’a pas de sens.
L’objectif du professionnel étant de vivre de la photographie, il a donc une démarche orienté rentabilité qui s’impose à lui. De ce fait, la gestion de son temps est cruciale et devra être optimisée par rapport au coût de sa prestation. Ainsi, en fonction du professionnel, le résultat pourra éventuellement être dégradé par cet aspect. Dit, autrement, un rapport qualité/prix est forcément présent.
Par contre, dans le cas d’un amateur, les circonstances sont toutes autres. Le leitmotiv étant d’ordre affectif, l’amateur sera émotionnellement engagé à produire la meilleure qualité qu’il pourra fournir à ses amis. C’est pourquoi, le niveau de qualité de la prestation d’un amateur s’approchera de son réel niveau de savoir-faire. Donc, si celui-ci est bon, le travail sera forcément bon.
La qualité n’est donc pas forcément meilleure chez un professionnel par rapport à un amateur.
Moments partagés entre les mariés et le photographe
Le dernier point que je souhaite partager avec vous est à propos de ce que vit le photographe le jour J avec les mariés.
En effet, le rôle de photographe est clairement particulier par rapport à tous les autres rôles de cet événement.
Concrètement, le photographe est la personne qui passe le plus de temps avec les mariés tout au long du jour J.
Personnellement, j’apprécie extrêmement cela.
En temps que photographe, vous serez le témoin privilégié de chaque moment d’émotion entre les mariés. Pour n’en citer que quelques-uns :
La découverte de la robe de mariée par le futur marié,
La complicité des mariés au moment des photos de couple,
La montée de pression émotionnelle des mariés lors de leur préparation et habillage,
…
Vous serez aussi au courant tous les petits secrets et les surprises que les invités feront aux mariés durant la journée.
Bref, le photographe de mariage est LA personne la plus au centre de tous les événements du jour J. Vous vivrez donc le mariage de vos amis comme personne d’autre !
C’est, pour moi un réel privilège qui mérite bien d’offrir aux mariés la qualité maximale de mon savoir-faire à mes amis qui se marient !
Exemple de mise en scène de photographie des alliances avec le bijou de famille chère à la mariée
Pour plus d’informations pratiques à propos de la couverture d’un mariage, voici une série d’articles à ce propos :
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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.