S’intéresser aux différents grands types de focale disponibles, permet de mieux identifier son besoin en matériel dans le but de réaliser des photographies dont le rendu visuel correspondra à votre souhait. Je partage donc ce sujet avec vous, en parcourant toute la plage de focale disponible.
Dans certaines circonstances, l’usage de l’autofocus peut être difficile à mettre en œuvre. Dans ces cas, il est souvent plus aisé de réaliser une mise au point manuelle. Je vous explique ici, comment s’y prendre pour garantir un bon réglage de ce paramètre essentiel à votre photo.
Il s’agit du positionnement manuel du plan de netteté de la photographie.
Cette opération est délicate car elle nécessite souvent de la précision.
Plus la bague de mise au point de votre objectif aura un débattement ample, et plus vous aurez moyen d’être précis. Malheureusement, avec les objectifs actuels, ce débattement est devenu inférieur au quart de tour…
Comment procéder avec le viseur
Bien que l’autofocus soit désactivé, l’indicateur de netteté reste actif et valide.
Il est souvent représenté par des triangles et un cercle
En fonction du triangle affiché, vous savez si vous être réglé trop loin ou trop proche de la position visée par le collimateur.
Lors que le cercle s’affiche, ne bougez plus, la mise au point est bonne.
Comment procéder avec l’écran arrière
Lorsque la visée est réalisée par l’écran, l’indicateur précédent est n’est pas utilisable.
Pour compenser, il est possible de réaliser un très fort zoom dans l’aperçu de l’image affichée. Ainsi il est plus facile de se rendre compte de l’état de netteté de la zone ciblée.
Certain appareil propose aussi la mise en évidence des contours nets en les traçant d’une couleur bien visible.
Maitriser son appareil photo, c’est aussi comprendre comment celui-ci fonctionne afin de savoir réagir par rapport à l’impact que sa conception peut avoir sur vos prises de vue. C’est ce que nous allons voir ensemble concernant la levée du miroir dans le but d’en atténuer les effets néfastes quand les circonstances le nécessitent.
Fiche PDF : Comment réduire au maximum de temps de déclenchement de votre appareil
Pour rappel, le miroir est uniquement présent dans les appareils photo dit reflexe.
Il sert à transmettre l’image vue depuis l’objectif de l’appareil vers le viseur optique.
Au moment de la prise de vue, celui-ci doit s’escamoter pour laisser toute la lumière imprégner le capteur numérique.
Tous ce que nous verrons ici n’a aucun sens avec les autres types d’appareil photo.
Conséquences du miroir
Les conséquences de ce fonctionnement sont :
Perte temporaire de la vision dans le viseur.
Mouvementmécanique qui engendre des vibrations et qui peuvent éventuellement engendrer un micro flou de bougé sur la photographie produite
Perte de réactivité au déclenchement de la photographie (délai de latence)
Systèmebruyant pouvant être inadapté notamment en photo animalière.
Actions sur le miroir
Conscients de ces aléas et de leurs impacts sur l’usage photographique, les constructeurs proposent souvent 3 fonctionnalités spécifiques au miroir :
L’option M-up qui permet lors d’un premier appui sur le déclencheur de lever le miroir. Il sera alors nécessaire d’appuyer une seconde fois pour ouvrir l’obturateur et prendre la photo.
La temporisation du miroir permet d’automatiser ceci en définissant une temporisation entre la levée du miroir et la prise de la photo. Le but est ici de laisser suffisamment de temps pour que les vibrations disparaissent.
Verrouiller le miroir/nettoyage. Option permettant laisser le miroir ouvert le temps de procéder au nettoyage du capteur.
Lors de l’achat d’un appareil photo, le choix de la taille du capteur est un éléments important car il influe sur divers paramètres de son fonctionnement. Dans cet article, je partage avec vous les effets de la taille du capteur, qu’ils soient positifs ou négatifs.
Effet de la taille du capteur sur la longueur focale
Le standard des longueurs de focale est d’exprimer ces longueurs sur la base du plein format 24 x 36
Les objectifs 24 x 36 projettent une image pouvant couvrir un capteur de 24 x 36 mm de cotés.
Si le capteur est en fait plus petit, cela revient à recadrer plus petit l’image 24 x 36
L’effet est comme si la longueur focale était plus longue.
Le facteur de changement est le Coeff de focal du tableau précédent
Effet de la taille du capteur sur la profondeur de champ
RAPPEL : Avec une ouverture de diaphragme et une longueur de focale constantes, la taille de la profondeur de champ augmentera avec la distance de mise au point.
Pour un même cadrage, la distance C est proportionnellement plus grande par rapport à la distance A que par rapport à la distance B.
Cela revient, que pour le petit capteur, c’est comme si la distance de mise au point avait été réalisée de manière plus éloignée qu’avec le grand capteur.
Donc en appliquant le rappel ci-dessus, la profondeur de champ est donc plus étendue avec un petit capteur qu’avec un grand capteur.
Effet de la taille du capteur sur le bruit numérique
La quantité de lumière atteignant le capteur est dépendant :
Des réglages de l’exposition (vitesse/ouverture/iso)
Des conditions de luminosité de la scène photographiée
Mais à nombre de pixels égal, plus le capteur est petit et moins de lumière atteint chaque photosite.
Il est plus difficile pour le capteur de faire son travail. Ceci engendre donc une augmentation du bruit sur la photo.
Le bracketing est une fonctionnalité connu depuis bien longtemps. Je partage avec vous comment cette fonctionnalité a évoluée avec l’arrivée du numérique et sur quoi peut-on agir avec.
Le bracketing est disponible sur les appareils photo déjà depuis le temps de l’argentique.
N’ayant pas de prévisualisation de la prise de vue, il était difficile d’être certain d’avoir effectué une exposition correcte.
Le bracketing permettait donc de réaliser plusieurs photographies avec des expositions différentes pour assurer le coup.
Les différents types de bracketing
Bracketing d’exposition => fichiers HDR
Bracketing de température de couleur => utile si les sources de lumière n’ont pas la même température de couleur
Bracketing de puissance de flash => utile pour ajuter précisément la puissance de son flash par rapport à la lumière ambiante
Bracketing D-lighting* => utile pour avoir différente version de photo avec une puissance différente de D-Lighting
*D-lighting permet de préserver les détails dans les hautes et basses lumières des scènes fortement contrastées (fonctionnalité Nikon)
Le bracketing 2.0
Avec le numérique, le photographe sait immédiatement si son exposition est correcte ou non.
L’usage de cette fonctionnalité à donc été détourné pour répondre à un nouveau besoin.
La faiblesse des capteurs numériques par rapport aux films négatifs argentique est la faible dynamique (plage de luminosité enregistrable)
Pour pallier ce problème, le bracketing, permet de réaliser plusieurs photos avec des expositions différentes pour ensuite les assembler en une seul photo au post-traitement.
Ceci s’appelle les fichiers HDR (High Dynamic Range)
Dernier paramètre influent sur l’exposition d’une photographie, la sensibilité ISO permet de photographier dans des lieux faiblement éclairés mais engendre, en contrepartie, une dégradation de la qualité d’image. Ici, je partage avec vous les informations nécessaires à connaitre pour mieux savoir générer celui-ci.
Fiche PDF – Technique de l’exposition à droite de l’histogramme
L’aspect d’une photographie bruitée est la suivante. On y distingue les deux types de bruit évoqués précédemment.
Aspect bruit de luminance
Sur la photo suivante, figure uniquement le bruit de luminance. C’est comme des défauts d’exposition aléatoires au niveau des pixels.
Aspect bruit chromatique
Enfin, ci-dessous représente l’aspect de bruit de chromatique, qui correspond à des tâches de couleurs réparties un peu partout sur l’image.
Aspect image post-traitée
Pour finir, une fois l’image totalement post-traitée au niveau du bruit. L’image s’en trouve fortement lissée. Par conséquent, il est très difficile d’avoir des images détaillée et nette quand, à l’origine, il y a trop de bruit.
Sources du bruit
La montée en sensibilité ISO
Ce premier point est le principal. Plus on pousse la sensibilité ISO, et moins le capteur est sensé avoir besoin de lumière pour exposé la photographie.
Or, ce mécanisme est comme un système de gain ou de dopage et pour le coup, la mesure est de moins en moins précise d’où la génération d’un bruit, exactement comme le phénomène d’un ampli audio sur lequel on pousse le volume. On entend un souffle qui correspond au bruit.
Ici, c’est la même chose, mais au niveau visuel.
L’échauffement du capteur suite à des temps d’exposition longs et répétés
Le capteur est un élément électronique où à l’intérieur circule un courant. Or, la circulation du courant engendre l’échauffement du capteur.
Cet échauffement, dégrade aussi son fonctionnement et engendre donc du bruit.
Faible quantité de lumière è plus présent dans les tons sombres de l’image
Enfin, de façon, général, le bruit est toujours plus présent dans les zones sombres que clairs de l’image. C’est comme pour la première cause, s’il y a moins de lumière, le capteur aura plus de mal à traiter la bonne information.
Pour pallier à ce phénomène, je vous propose dans la fiche PDF à télécharger un technique pour mieux traiter ce cas de figure.
Attention de ne pas surévaluer le bruit
Le bruit est plus visible à l’écran qu’à l’impression
Ce point est un peu psychologique car, le bruit est totalement visible sur l’écran de l’ordinateur. Or ce n’est pas le cas, une fois la photographie imprimée.
C’est ce que j’ai cherché à montrer sur la base des deux photos ci-dessous.
La première est le rendu de la photographie numérique, alors que la seconde est une photographie de l’impression sur papier de celle-ci.
Si on les compare au niveau du menton par exemple, on constate bien que sur la première il y a clairement la présence du bruit, alors qu’il n’est plus présent sur la seconde.
Ceci pour dire, qu’il n’est donc pas conseillé de trop post-traitée vos photos à destination de l’impression, car vous risqueriez éventuellement de faire plus de mal que de bien.
Le réglage de la durée d’exposition influe sur le rendu esthétique de la photographie produite. Cependant, dans certains cas extrêmes, la durée d’exposition peut aussi dégrader la rendu de la photo produite.
Fiche PDF : Vitesses de références pour les sujets mobiles et astuce anti-flou de bougé
Il s’agit de la durée nécessaire durant laquelle la lumière est enregistrée par le capteur pour exposer la photographie
Si la durée est trop courte, alors la photo produite sera sous-exposée
Si la durée est trop longue, alors la photo produite sera surexposée.
La durée optimale est dépendante des choix des réglages de l’ouverture du diaphragme et de la sensibilité ISO.
Quel est l’influence de la durée d’exposition
La netteté de l’image
Quand un élément de la composition se déplace par rapport au cadre de la photographie, le capteur enregistre son déplacement.
En fonction de la durée d’exposition :
Soit le déplacement de l’élément est suffisant important et engendre un flou dans la photo produite,
Soit le déplacement de l’élément n’est pas suffisant et dans ce cas, la photographie produite restera nette.
La technique du filet, tel qu’illustrée ci-contre, met en évidence un sujet net, car immobile par rapport au cadre de la photo, alors que tout le décor est totalement flou.
Le bruit dans l’image
Durant la durée d’exposition, le capteur est alimenté en courant pour enregistrer la photographie.
Mais lors que cette durée devient trop importante, le courant électrique circulant dans le capteur provoque l’échauffement de celui-ci.
Cet échauffement provoque à son tour un effet de bruit numérique pouvant dégrader la qualité de l’image.
Connaitre le principe de fonctionnement d’un appareil photo peut grandement aider à le manipuler. Rassurer, ceci n’est pas vraiment technique et est totalement accessible pour tout le monde.
Les appareils photo sont composé de plusieurs éléments permettant son fonctionnement.
Le boîter
Le boitier est la partie de l’appareil qui rassemble la majorité des fonctionnalités de l’appareil. C’est avec celui-ci que vous allez principalement interagir.
L’objectif
Il s’agit du sous ensemble rassemblant les éléments optiques. En fonction du type d’appareil, les objectifs peuvent être interchangeables ou non.
Le viseur
C’est le système qui permet de réaliser le cadrage de la scène à photographier. Il peux être optique mais aussi numérique avec les nouveau appareil hybride.
L’écran
Il a pour fonction principale de contrôler l’aspect de la photographie réalisée, mais il permet aussi l’accessibilité à l’ensemble des réglages par les menus de l’appareil photo. De plus, suivant le modèle d’appareil que vous possédez, il peut aussi permettre le cadrage avant la prise de vue.
Les molettes de réglage
Réparties à divers endroits sur le boitier et les objectifs, un ensemble de commandes permet d’interagir avec le matériel pour le piloter.
Le déclencheur
Il s’agit de la commande minimum nécessaire pour réaliser la prise de la photo.
La griffe de flash
Cette griffe permet d’ajouter un flash complémentaire à l’appareil, mais aussi d’autre accessoires plus spécifiques.
La bague de zoom
C’est la commande manuelle de réglage de la focale. Evidemment, elle existe uniquement sur les objectifs de type zoom et pas sur les objectifs de type focale fixe.
La bague de mise au point
C’est la commande de réglage du plan de netteté dans le mode manuel. Cette bague est aussi présente sur les objectifs à focale fixe.
Localisation de ces éléments
Les composants internes
Les lentilles
C’est la partie optique de l’appareil photo.
Le miroir
C’est un élément mécanique spécifique aux appareils photo de type reflex pour l’acheminement de l’image de la scène à cadrer dans le viseur. Il n’est pas présent dans les appareils photo de type hybride.
Le prisme
C’est le système optique entrant aussi dans la réalisation du transfert de l’image vers le viseur
L’obturateur
C’est le système mécanique permettant de réaliser le temps d’exposition du capteur mais aussi le système de protection des poussières du capteur lors de changement de l’objectif.
Le capteur
C’est la surface sensible à la lumière qui permet d’enregistrer l’image en fonction de la quantité de lumière qui vient à lui.
Localisation de ces éléments et parcours de la lumière
Photo d’illustration de l'article à propos des modes de mesure de lumière des appareils photo
Les modes de mesures de lumières des appareils photo permettent de nous aider à mieux réaliser le réglage de l’exposition d’une prise de vue. Dans cette vidéo, je partage avec vous quelques rappels à propos des contrastes de luminosité, de la dynamique des capteurs et du réglage de l’exposition. Ensuite, je vous décris le fonctionnement de chacun des 3 modes de mesure de lumière disponible sur les appareils photo.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:11 – Rappels à propos de l’exposition 00:17 – Le contraste de luminosité d’une scène à photographier 00:49 – La dynamique du capteur de l’appareil photo 02:07 – Le réglage de l’exposition 04:11 – Présentation des modes de mesure pour Canon et Nikon 04:47 – Principe mesure matricielle ou évaluative 05:22 – Principe mesure Pondérée centrale 06:58 – Principe mesure Spot 07:28 – Appel à commentaires 07:40 – Pouce bleu 07:43 – Abonnement YouTube 07:48 – Abonnement blog
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Le flou de bougé correspond au flou engendré par le mouvement de l’appareil photo pendant la durée de la prise de vue. Ce flou n’est pas à confondre avec le flou de mouvement qui correspond au flou engendré par le mouvement du sujet pris en photo. Dans la majorité des cas, le flou de bougé est considéré comme un défaut de prise de vue à la différence du flou de mouvement qui est souvent considéré comme un effet artistique.
Comment se forme le flou de bougé
Pour rappel, la réalisation d’une prise de vue nécessite que la lumière réfléchie de la scène vienne frapper la surface photosensible du capteur ou de la pellicule pendant suffisamment de temps afin d’obtenir une exposition correcte. Pour plus d’explications sur ce phénomène, je vous invite à lire ou relire l’article sur les paramètres de l’exposition.
On comprend donc que la lumière à besoin d’un temps certain pour s’enregistrer sur le capteur de l’appareil photo. Durant cette prise de vue, l’image visée par l’appareil photo peut se déplacer de manière relative au cadrage réalisé.
Aperçu de la génération du flou de bougé
Dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment faible pour que le mouvement relatif du sujet par rapport au cadrage de l’appareil photo n’engendre pas un déplacement perceptible par le capteur, le flou de bougé ne sera pas visible. Cependant, dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment longue, le mouvement sera perceptible par le capteur et s’enregistrera sur la photo produite.
Le point important de cette problématique est bien le mouvement relatif des éléments photographiés dans le cadre de la photo.
De cette compréhension, en découlent les paramètres influents suivants :
Supposons un capteur dont les photosites sont d’une taille avoisinant 1 mm. Pour qu’un flou s’enregistre avec ce type de capteur, il faudrait que le sujet photographié puisse se déplacer de plus de 1 mm par rapport au capteur, pour commencer à enregistrer un effet de flou.
Supposons maintenant que le sujet et une voiture se déplaçant de gauche vers la droite. Si la voiture roule à une vitesse de 50 km heure par exemple et que la durée de prise de vue est réglée sur un 60e, le véhicule se sera déplacé physiquement de 23 cm.
Supposons que la distance séparant le véhicule du boîtier d’appareil photo est inférieure à 1 m, on comprend bien que du point de vue du capteur le véhicule se sera déplacé de beaucoup plus de 1 mm. Par contre, si le véhicule était à plus de 1 km du boîtier, du point de vue du photographe la distance de 23 cm n’aurait pas été perceptible. Dans ce second cas, il n’y aurait pas eu d’enregistrement de flou de bougé.
De façon relative, cette explication de création de flou, basé sur un flou de mouvement, est valable aussi si on considère que ce n’est pas le sujet qui bouge, mais le boîtier. Dans ce cas, c’est l’intégralité de la scène cadrée qui sera floue et pas seulement véhicule.C’est ce qu’on appelle le flou de bougé.
Comment éviter le flou de bougé
Nous avons donc compris le fonctionnement du flou de bougé. Je vais donc partager avec vous les possibilités pour éviter ou pour limiter le risque de flou de bougé.
Stabiliser le boîtier à la prise de vue
Pour éviter le flou de bougé, la première évidence est d’éviter le mouvement du boîtier. Merci Monsieur Lapalisse.
La solution la plus simple qui a fonctionné pendant des années et l’utilisation d’un pied photo.
Cette solution est la plus fiable, mais comporte aussi quelques désavantages sur le sens pratique de mise en œuvre.
L’usage d’un pied photo nécessite avant tout de l’avoir avec soi. Ce type d’accessoire, pour qu’il soit efficace, doit être suffisamment lourd et rigide pour assurer la stabilité du boîtier dans les conditions d’utilisation. Si vous photographiez, par exemple en extérieur un jour où le vent n’est pas négligeable, il sera important, de lester celui-ci afin d’en accroître encore la stabilité. L’ensemble de ces pratiques vous obligera donc à emporter avec vous son lot de matériel qui sera lourd et encombrant, si vous devez aller dans des endroits éloignés ou difficile d’accès.
Depuis quelques années, il est apparu sur le marché la stabilisation optique intégrée aux objectifs ou directement au boîtier. Cette fonctionnalité a l’avantage de ne peser quasiment aucun poids supplémentaire, et vous permettra donc d’être beaucoup plus libre de vos mouvements lors de vos séances de prise de vue. La contrepartie sera évidemment un surcoût à l’achat de ces matériels.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Limiter la durée de prise de vue
Plus le temps de pause de votre photo sera long et plus le risque de bouger sera élevé. Essayez donc lorsque vous avez un risque de bouger de régler votre boîtier d’appareil photo afin que la durée de prise de vue soit la plus courte possible.
De manière historique, la règle de l’inverse de la longueur focale, est la règle qui permet d’estimer facilement quelle est la durée limite à laquelle une personne concentrée lors d’une prise de vue à main levée, maîtrisera suffisamment la stabilité de son appareil sans risque le flou de bouger. Cette règle existant depuis l’époque de l’argentique, la longueur focale est à prendre en équivalent 35 mm. Par exemple, si vous prenez une photographie avec un objectif 200 mm monté sur un boîtier plein format, vous ne devriez pas définir un temps de pause inférieur à 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50 mm, vous ne devrez pas définir un temps de pause inférieur à 1/60 de seconde.
Dans le cas où votre boîtier possède un petit format de capteur de type APS-C, sur lequel est monté une optique de 200 mm, la longueur focale équivalente en 35 mm équivaudra environ à 300 mm. Par conséquent, vous devrez régler votre temps de pause au minimum à 1/300 de seconde.
Évidemment, cette règle est applicable si vous n’utilisez pas de système de stabilisation optique tel que présenté dans le paragraphe précédent.
Rapprochez-vous du sujet, mais pas trop
La longueur focale que vous utilisez est intimement liée à la distance qui vous sépare du sujet. Les deux paramètres, longueur focale et distance boîtier sujet, sont donc intimement liés.
Nous avons vu que plus un objet sera distant du boîtier et moins il aura d’influence sur le risque de flou. Cependant, si vous compenser cette distance par l’utilisation d’une longue focale pour cadre est plus serré, ce bénéfice se trouvera anéanti.
Donc, pour éviter d’augmenter la longueur focale, je vous conseille de vous rapprocher du sujet. Ainsi, vous pourrez minimiser la règle de l’inverse de la focale et ainsi éliminer plus facilement le risque de flou de bougé.
Chercher le meilleur compromis
Comme vous l’aurez certainement compris par vous-même, il n’y a pas de solution miracle pour facilement éviter tout risque de flou de bougé. Tout repose sur le fait de trouver le meilleur compromis entre les différents paramètres que nous avons listé en début d’article en fonction des conditions de prise de vue de la scène que vous souhaitez photographier. Ces conditions de prise de vue étant, en particulier le niveau de luminosité disponible.
Avec la pratique, vous enregistrerez des réglages de base sur lesquels vous reposer et que vous adapterez, en fonction du résultat des premières photos prises, jusqu’à optimiser le rendu de votre photo.
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.