Illustration de la l'article à propos de l'ajout d'objets 3D dans une photo en adéquation avec sa perspective
Dans la réalisation de photomontages créatifs, il est parfois nécessaire d’intégrer des éléments surréalistes. L’intégration d’objets 3D est alors une réponse très puissante à ce besoin. Je partage avec vous l’outil FSpy qui permet très facilement de positionner la caméra de votre scène en adéquation de la perspective de la photo.
00:00 – Présentation 00:05 – Sujet 00:17 – Les outils 00:20 – Téléchargement FSpy 00:39 – Téléchargement addon Blender 01:09 – Installation addon Blendeer 01:47 – Utilisation FSpy 04:00 – Chargement scène dans Blender 04:41 – Ajout d’objets 3D 05:21 – Catcher Shadow / Attrapeur d’ombre 06:17 – Mise en place des éclairages 09:29 – Compositing 11:37 – Remerciements 11:44 – Pouce bleu 11:47 – Abonnement à la chaîne YouTube 11:57 – Abonnement au Blog
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Le flou de bougé correspond au flou engendré par le mouvement de l’appareil photo pendant la durée de la prise de vue. Ce flou n’est pas à confondre avec le flou de mouvement qui correspond au flou engendré par le mouvement du sujet pris en photo. Dans la majorité des cas, le flou de bougé est considéré comme un défaut de prise de vue à la différence du flou de mouvement qui est souvent considéré comme un effet artistique.
Comment se forme le flou de bougé
Pour rappel, la réalisation d’une prise de vue nécessite que la lumière réfléchie de la scène vienne frapper la surface photosensible du capteur ou de la pellicule pendant suffisamment de temps afin d’obtenir une exposition correcte. Pour plus d’explications sur ce phénomène, je vous invite à lire ou relire l’article sur les paramètres de l’exposition.
On comprend donc que la lumière à besoin d’un temps certain pour s’enregistrer sur le capteur de l’appareil photo. Durant cette prise de vue, l’image visée par l’appareil photo peut se déplacer de manière relative au cadrage réalisé.
Aperçu de la génération du flou de bougé
Dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment faible pour que le mouvement relatif du sujet par rapport au cadrage de l’appareil photo n’engendre pas un déplacement perceptible par le capteur, le flou de bougé ne sera pas visible. Cependant, dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment longue, le mouvement sera perceptible par le capteur et s’enregistrera sur la photo produite.
Le point important de cette problématique est bien le mouvement relatif des éléments photographiés dans le cadre de la photo.
De cette compréhension, en découlent les paramètres influents suivants :
Supposons un capteur dont les photosites sont d’une taille avoisinant 1 mm. Pour qu’un flou s’enregistre avec ce type de capteur, il faudrait que le sujet photographié puisse se déplacer de plus de 1 mm par rapport au capteur, pour commencer à enregistrer un effet de flou.
Supposons maintenant que le sujet et une voiture se déplaçant de gauche vers la droite. Si la voiture roule à une vitesse de 50 km heure par exemple et que la durée de prise de vue est réglée sur un 60e, le véhicule se sera déplacé physiquement de 23 cm.
Supposons que la distance séparant le véhicule du boîtier d’appareil photo est inférieure à 1 m, on comprend bien que du point de vue du capteur le véhicule se sera déplacé de beaucoup plus de 1 mm. Par contre, si le véhicule était à plus de 1 km du boîtier, du point de vue du photographe la distance de 23 cm n’aurait pas été perceptible. Dans ce second cas, il n’y aurait pas eu d’enregistrement de flou de bougé.
De façon relative, cette explication de création de flou, basé sur un flou de mouvement, est valable aussi si on considère que ce n’est pas le sujet qui bouge, mais le boîtier. Dans ce cas, c’est l’intégralité de la scène cadrée qui sera floue et pas seulement véhicule.C’est ce qu’on appelle le flou de bougé.
Comment éviter le flou de bougé
Nous avons donc compris le fonctionnement du flou de bougé. Je vais donc partager avec vous les possibilités pour éviter ou pour limiter le risque de flou de bougé.
Stabiliser le boîtier à la prise de vue
Pour éviter le flou de bougé, la première évidence est d’éviter le mouvement du boîtier. Merci Monsieur Lapalisse.
La solution la plus simple qui a fonctionné pendant des années et l’utilisation d’un pied photo.
Cette solution est la plus fiable, mais comporte aussi quelques désavantages sur le sens pratique de mise en œuvre.
L’usage d’un pied photo nécessite avant tout de l’avoir avec soi. Ce type d’accessoire, pour qu’il soit efficace, doit être suffisamment lourd et rigide pour assurer la stabilité du boîtier dans les conditions d’utilisation. Si vous photographiez, par exemple en extérieur un jour où le vent n’est pas négligeable, il sera important, de lester celui-ci afin d’en accroître encore la stabilité. L’ensemble de ces pratiques vous obligera donc à emporter avec vous son lot de matériel qui sera lourd et encombrant, si vous devez aller dans des endroits éloignés ou difficile d’accès.
Depuis quelques années, il est apparu sur le marché la stabilisation optique intégrée aux objectifs ou directement au boîtier. Cette fonctionnalité a l’avantage de ne peser quasiment aucun poids supplémentaire, et vous permettra donc d’être beaucoup plus libre de vos mouvements lors de vos séances de prise de vue. La contrepartie sera évidemment un surcoût à l’achat de ces matériels.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Limiter la durée de prise de vue
Plus le temps de pause de votre photo sera long et plus le risque de bouger sera élevé. Essayez donc lorsque vous avez un risque de bouger de régler votre boîtier d’appareil photo afin que la durée de prise de vue soit la plus courte possible.
De manière historique, la règle de l’inverse de la longueur focale, est la règle qui permet d’estimer facilement quelle est la durée limite à laquelle une personne concentrée lors d’une prise de vue à main levée, maîtrisera suffisamment la stabilité de son appareil sans risque le flou de bouger. Cette règle existant depuis l’époque de l’argentique, la longueur focale est à prendre en équivalent 35 mm. Par exemple, si vous prenez une photographie avec un objectif 200 mm monté sur un boîtier plein format, vous ne devriez pas définir un temps de pause inférieur à 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50 mm, vous ne devrez pas définir un temps de pause inférieur à 1/60 de seconde.
Dans le cas où votre boîtier possède un petit format de capteur de type APS-C, sur lequel est monté une optique de 200 mm, la longueur focale équivalente en 35 mm équivaudra environ à 300 mm. Par conséquent, vous devrez régler votre temps de pause au minimum à 1/300 de seconde.
Évidemment, cette règle est applicable si vous n’utilisez pas de système de stabilisation optique tel que présenté dans le paragraphe précédent.
Rapprochez-vous du sujet, mais pas trop
La longueur focale que vous utilisez est intimement liée à la distance qui vous sépare du sujet. Les deux paramètres, longueur focale et distance boîtier sujet, sont donc intimement liés.
Nous avons vu que plus un objet sera distant du boîtier et moins il aura d’influence sur le risque de flou. Cependant, si vous compenser cette distance par l’utilisation d’une longue focale pour cadre est plus serré, ce bénéfice se trouvera anéanti.
Donc, pour éviter d’augmenter la longueur focale, je vous conseille de vous rapprocher du sujet. Ainsi, vous pourrez minimiser la règle de l’inverse de la focale et ainsi éliminer plus facilement le risque de flou de bougé.
Chercher le meilleur compromis
Comme vous l’aurez certainement compris par vous-même, il n’y a pas de solution miracle pour facilement éviter tout risque de flou de bougé. Tout repose sur le fait de trouver le meilleur compromis entre les différents paramètres que nous avons listé en début d’article en fonction des conditions de prise de vue de la scène que vous souhaitez photographier. Ces conditions de prise de vue étant, en particulier le niveau de luminosité disponible.
Avec la pratique, vous enregistrerez des réglages de base sur lesquels vous reposer et que vous adapterez, en fonction du résultat des premières photos prises, jusqu’à optimiser le rendu de votre photo.
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Illustration de l'article sur les avantages des flashes cobra
Techniquement, en photographie, la lumière est le facteur le plus important, car sans lumière, pas de photo. C’est notamment l’argument privilégié des constructeurs de flash de studio qui vantent ainsi tous leurs derniers-nés issus de leurs services innovations. C’est effectivement le cas, mais tout le monde n’a pas forcément besoin de ce niveau de qualité ou de robustesse. Pour la grande majorité des amateurs, de simples flashes cobra suffiront largement à leurs besoins. De plus, ils seront pleinement adaptés à certaines situations.
1. Eviter les yeux rouges
Éviter les yeux rouges est l’argument premier que les vendeurs de flash cobra vous soumettront lors de votre prise de décision d’achat. À travers cet avantage, les vendeurs cherchent à faire valoir le flash cobra par rapport au flash intégré des boîtiers.
En effet, une lumière de face parallèlement à l’axe optique de l’objectif, venant éclairer le regard du modèle, engendre l’apparition des yeux rouges sur celui-ci.
Ce phénomène provient du rebond des rayons de lumière sur le fond de la rétine de l’œil du sujet, et qui reviennent directement entrer dans l’objectif de l’appareil photo comme je l’explique dans l’article à propos des yeux rouges.
2. Orientation de la tête du Flash
Encore une fois, à la différence des flashes intégrés, le flash cobra possède une tête orientable permettant de diriger la lumière qu’il émet.
Cette simple possibilité, permet de modifier radicalement l’éclairage de votre sujet comme le montre la série de photos d’exemples ci-dessous.
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté de face
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la droite
3. Adoucir la lumière
Dans des circonstances de reportage, où il n’est pas possible d’installer du matériel spécifique permettant de travailler le rendu de sa lumière, l’orientation de la tête du flash cobra permet d’éclairer son sujet indirectement par rebond de sa lumière sur un mur ou un plafond.
Cette technique, permet d’augmenter la taille de la source lumineuse qui devient alors le mur ou le plafond. Pour rappel, une source plus grande permet de plus diffuser la lumière..
Cette technique s’appelle le bounce Flash en anglais ce qui signifie le rebond du flash.
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers le plafond
4. Déporter son Flash
De la même manière que l’on souhaiterait d’utiliser des flashes studio, il est possible aujourd’hui de facilement déclencher un flash cobra à distance sans que celui-ci soit relié physiquement par un câble au boîtier photo.
Certains constructeurs, comme Nikon par exemple, ont directement intégré cette possibilité à leurs flashes via une technique de communication optique, ou directement par radio.
Quelle que soit la marque de votre boîtier ou de votre flash, il existe aujourd’hui des déclencheurs radio compatibles permettant de déclencher tout un ensemble de flashes cobra à distance, vous permettant ainsi de construire un set d’éclairage comme vous le feriez avec de véritables flashes de studio. Ces déclencheurs radios s’appellent des triggers en anglais.
L’autonomie des flashes cobra ainsi que leur petite taille, leur permet d’être facilement installable à l’avance dans des lieux ou des flashes classiques de studio ne pourraient l’être.
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite et gauche du sujet
Cette pratique s’appelle le strobisme.
5. Ajout de gélatine ou de filtres colorés
Afin d’adapter la température de couleur de vos flashes à l’ambiance de la scène, ou afin d’ajouter une touche créative à travers la colorimétrie de la lumière, il existe des accessoires permettant de facilement fixer des feuilles de gélatine colorées sur la tête de vos flashes.
Le fait que les flashes cobra ne chauffe pas, ajoute une facilité d’utilisation de ces feuilles de gélatine à la différence des flashes classiques de studio possédant souvent une lampe pilote diffusant beaucoup de chaleur.
À l’achat d’un flash cobra, il est souvent fourni avec une gélatine orange et vert permettant de corriger les températures de couleur des éclairages domestiques.
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet
6. Accessoires de modelage de la lumière
Avec l’essor du strobisme, de plus en plus de fabricants développent des accessoires de modelage de la lumière adapté au flash cobra.
Grâce à ceux-ci, il est possible de réaliser de véritables set de studio à moindre coût.
Comme évoquée en introduction, la qualité de leur lumière sera évidemment moindre qu’avec du matériel professionnel, mais permettra néanmoins d’obtenir des résultats d’un niveau de qualité déjà très satisfaisant.
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d’un coté
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie
7. Facilement transportable
Dans le cas où vous souhaiteriez déplacer votre studio photo, profiter de l’avantage de poids des flashes cobra peut grandement vous faciliter la tâche.
L’inconvénient majeur de la photographie est le poids des matériels nécessaires à réaliser de bonnes photos.
Un ensemble de flashes cobra peut permettre ainsi de répondre à ce besoin de légèreté.
8. Mode automatique
Aujourd’hui tous les flashes cobra possèdent un mode automatique appelé classiquement l-TTL ou E-TTL.
Cette possibilité d’automatisme est aussi utilisable en mode déporté. Ainsi, le réglage de vos flashes pourra être facilité pour ceux, dont l’utilisation en manuel leur semble compliqué.
Je profite ici, pour rappeler qu’une photo ne sera pas forcément meilleure au final, si le photographe ne sait pas régler manuellement ses flashes. C’est exactement la même chose quant à l’usage de votre boîtier en mode tout manuel plutôt qu’en mode automatique ou semi-automatique.
Je viens de vous encenser les flashes cobra, mais il est important de connaître aussi leurs inconvénients.
Pour moi, il y a deux critères principaux négatifs à ce type de flash.
Le premier est l’heure limite de puissance
En effet, si vous souhaitez éclairer de grands sujets ou beaucoup diffuser la lumière, vous risquez d’atteindre la limite de puissance lumineuse de ces flashes rapidement.
Sur ce point de vue, les flashes de studio classiques sont largement plus puissants que des flashes cobra.
Il est cependant intéressant de savoir que certaines marques, telles que GODOX, commencent à développer du matériel hybride entre le flash cobra et le flash studio.
Le second point négatif est la non-présence de lampe pilote
Si vous utilisez votre flash cobra tel qu’un flash de studio, vous ne pourrez pas placer précisément la lumière de vos flashes sans réaliser de multiples essais.
L’utilisation d’une lampe pilote, avec les flashes classiques de studio, permet de gagner énormément de temps quand tu as la bonne position de la lumière sur vos sujets.
Le travail au flash cobra sera donc plus laborieux et prendra plus de temps qu’avec des flashes possédant une lampe pilote intégrée.
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illustration de l'article du photomontage du mois d'avril "le cerveau en ébullition"
Photomontage du mois d’avril : « Le cerveau en ébullition »
Le mois d’avril a été le mois le plus dynamique pour le blog
depuis qu’il existe. Cette situation m’a pleinement fait plaisir et j’ai
cherché à comprendre pourquoi. De ce fait, l’expression « le cerveau en
ébullition » m’est venue naturellement à l’esprit pour le photomontage de
ce mois.
Explication du comment
Afin de réaliser ce photomontage, j’ai dû faire face à deux
challenges :
Challenge 1 : quelle mise en scène choisir
pour bien mettre en évidence mon cerveau,
Challenge 2 : comment trouver une photo
d’un cerveau dans le bon angle de vue.
J’ai donc commencé par un shooting autoportrait pour
chercher le bon angle de vue avec l’éclairage adéquate pour que le cerveau soit
clairement le sujet de l’image.
Les messages sous-jacents étaient les suivants :
Notion de fantastique, évoquant un peu les films
d’horreur,
Notion humoristique de la scène pour
dédramatiser l’image.
Challenge 1
En temps normal, nous sommes habitués à avoir une seule
source de lumière dirigée du haut vers le bas. C’est pourquoi, pour répondre à
la première contrainte, j’ai choisi d’inverser l’éclairage, car cet artifice
est classique dans les vieux films d’horreur.
J’ai donc pris l’option de placer un flash face à moi et plus bas que mon visage. De plus, pour donner plus de caractères au portrait, j’ai aussi fait le choix d’une source de lumière ponctuelle afin de projet un maximum d’ombre dure.
Ce type d’éclairage rasant permet aussi de mieux mettre en
évidence la texture et les microreliefs de la peau pour donner encore plus de
réalisme au visage.
C’est après plusieurs essais successifs en ajustant la position de l’appareil photo et du flash que j’ai pu positionner le cerveau sur la ligne de force horizontale supérieur et obtenir en même temps un éclat lumineux dans mes yeux afin de mieux donner vie au portrait.
Pour ce qui est de l’aspect humoristique de l’image, j’ai opté pour l’usage d’une optique grand-angle (14 mm plein format). L’utilisation de celle-ci permet de déformer grandement les visages en accentuant les perspectives. Ainsi, le cerveau semble beaucoup plus gros que le reste de mon corps.
De plus, le point de vue en plongé, nécessaire pour bien
mettre en avant le cerveau, permet aussi de donner une sensation de domination
au spectateur par rapport à moi.
Enfin, l’expression du visage que j’ai choisi ainsi que
l’éclairage mis en œuvre a permis de bien faire ressortir les yeux. Tout ceci
transmet un sentiment ambigu entre la douleur et le rire qui renforce
l’ambivalence entre l’horreur et l’humour.
Image de base de mon autoportrait.
Challenge 2
Pour m’aider à la mise en place du cerveau lors du
post-traitement, j’ai mis un bonnet de bain sur ma tête. Grace à celui-ci, j’ai
facilement su où devait de placer le cerveau sur ma photo.
Il restait à trouver une photo de cerveau sur internet…
J’ai passé pas mal de temps sur des banques d’images et les
moteurs de recherche pour trouver une photo ayant le bon angle de vu.
Malheureusement, aucune d’entre elles convenaient à ma photo de base.
J’ai donc changé mon approche et je me suis orienté vers la
recherche d’un cerveau modélisé en 3D. Une image de synthèse permet souvent
d’accéder à des visuels spécifiques beaucoup plus facilement que par la
réalisation d’une photo. Il était bien entendu hors de question de m’ouvrir la
tête pour faire ce montage… 😉
J’ai donc trouvé sur internet différents objets 3D de
qualité différente. J’en ai choisi un. Afin de gagner du temps, je ne l’ai pas
exploité dans Blender, car j’ai jugé que la qualité de l’aperçu 3D du site me
suffisait pour mon utilisation. J’ai donc simplement réalisé une capture
d’écran de celui-ci.
Image de base d’un cerveau issue d’un objet en 3D de Internet
Assemblage Photoshop
Maintenant, que j’avais à disposition mes matériaux de base
pour mon photomontage, j’ai pu les assembler dans Photoshop.
La première action a été de détourer le cerveau que j’ai placé
au bon endroit par rapport à mon autoportrait.
J’ai réalisé avec l’aide de l’outil plume, l’épaisseur de ma
boite crânienne que j’ai rempli avec une texture d’os aussi récupéré sur
internet.
Enfin, j’ai travaillé avec plusieurs calques courbes pour placer
et ajuster les ombres aux différents endroits nécessaires.
De plus, j’ai aussi ajusté la colorimétrie du cerveau afin
de mieux mettre en évidence l’aspect sanguinaire et humide de celui-ci.
Une fois cela fait, j’ai ajouté sur un calque vierge avec des
brushes spécifique des fumées blanche pour montrer la chaleur émanant du
cerveau en ébullition.
J’ai pu réaliser une séance autoportrait, en utilisant une
optique grand-angle et mettre en scène une image de cerveau réalisée en image
de synthèse.
La qualité du réalisme finale me convient parfaitement tout
en ayant bien équilibré les sentiments d’horreur et d’humour.
Pour être pointilleux, peut-être, aurais-je pu placer mon flash un peu plus de face afin de limiter l’inclinaison de l’ombre du nez qui tend un peu trop vers l’œil de droite.