Parmi les modificateurs de lumière, il y a celui qui s’appelle la grille « nid d’abeille ». Cet équipement est très couramment utilisé en photographie de studio pour modeler précisément la lumière pour attirer l’attention sur des zones spécifiques du sujet. Dans cette vidéo, je vous montre de quel accessoire on parle, et comment il fonctionne.
Photo d'illustration de l'article à propos de photomontage du mois "Le complot"
L’année 2020 est très particulière pour le monde entier avec cette crise sanitaire due à la COVID-19. En France, la gestion politique et scientifique de cette crise est très controversée. D’un côté, nous avons la chance d’avoir le plus grand spécialiste mondial des maladies infectieuses à l’IHU de Marseille tel que le montre le site Expertscape.com qui classe les meilleurs spécialistes mondiaux dans les domaines de la science. Et face à lui, nous avons un gouvernement dont les décisions semblent de moins en moins logiques au fil du temps. Quoi qu’il en soit, ces circonstances historiques m’incitent à réaliser un photomontage sur ce thème. Plusieurs idées me sont venues en tête jusqu’à me fixer sur l’acharnement médiatique envers le Professeur Raoult ! J’ai donc réalisé le photomontage ci-dessous.
Explication du comment
Étant ingénieur, mon mode de pensée favorise les faits plutôt que les opinions. C’est certainement la raison pour laquelle le mode de communication du Professeur Raoult me parle beaucoup plus que les directives plus ou moins bien justifiées par le gouvernement. De plus, l’inadmissible scandale du Lancet met clairement le doute sur la bienveillance de la gestion de cette crise qui cherche à discréditer les travaux de ce professeur.
Tout ceci étant dit, entrons dans le sujet qui nous intéresse ici : la réalisation de ce photomontage.
J’ai commencé à chercher quels sont les éléments caractéristiques de la situation actuelle. En voici la liste :
Les politiques (symbolisée par le Président Macron),
Les sciences opérationnelles (symbolisées par le Pr Raoult),
Les masques chirurgicaux,
La population mondiale (symbolisée par la planète Terre),
le vaccin hypothétique (symbolisé par la seringue).
Ensuite, j’ai réfléchi à une mise en scène autour des éléments précédents.
Au fur et à mesure, j’ai imaginé utiliser un masque comme un parachute pour évoquer l’idée de mesure de protection des politiques vis-à-vis de leur gestion.
J’ai aussi pensé à utiliser le masque comme équipement protecteur de la population sous la forme d’un filet de maintien qui éviterait la Terre de tomber plus bas et ainsi éviter qu’elle s’écrase.
Et puis j’ai pensé au Professeur Raoult. Vivement critiqué par la presse autour de son look non-conventionnel, j’ai personnellement trouvé qu’il ressemblait à Jésus avec ses longs cheveux. Et là, tout s’est mis en place dans ma tête !
Je me suis dit qu’il pourrait être debout sur le bord d’un nuage comme les Dieux romains de l’antiquité. Il serait en train de retenir la Terre en tirant sur une corde attachée au masque.
Puis dernière lui, se trouverait la politique qui le blesserait dans le dos avec justement la seringue du virus bâclé par l’industrie pharmaceutique.
J’ai donc commencé la réalisation. Le plus gros travail a consisté à réaliser les masques, la Terre et le nuage sur lequel se tient le Pr Raoult. Tout ceci, à été fait dans Blender en 3D.
Pour ajuster l’angle de vue, j’ai dû trouver une photo d’un corps sur lequel je saurai placer la tête du Pr Raoult et qui serait dans la position adéquate pour tenir une corde. Je me suis donc tourné vers les photos de golfeurs quand ils tiennent leur putter.
C’est à partir de cette photo que j’ai orienté la lumière et l’angle de vue de la caméra.
Ensuite, je suis allé trouver une photographie du Président Macron de plain-pied et orientée de trois-quarts pour correspondre à la dynamique de la scène. Une fois détouré et à l’aide de l’outil déformation de la marionnette, je suis venu placer son bras gauche et ses jambes de manière adaptée.
Puis à partir d’une photo d’un parachutiste, j’ai récupéré les cordes et les sangles que j’ai déformé avec l’outil fluidité pour correctement les placer entre le masque et le Président.
Enfin, pour combler le fond et donner l’ambiance d’une peinture iconographique, j’ai utilisé une photo de ciel flamboyant issue du site Pexels.com.
Enfin, pour donner un effet plus pictural à la photo, j’ai appliqué une texture vieux papier à l’ensemble.
Autocritique
J’aime beaucoup ce photomontage, car il regroupe toutes les idées que je souhaitais transmettre :
ambiance iconographique de la religion,
évocation de Jésus par le Pr Raoult,
l’hypothétique traîtrise de l’industrie pharmaceutique par l’attaque dans le dos,
la main levée et le sourire narquois du Président Macron pour évoquer le caricatural “Ayez confiance mes compatriotes…”
Je trouve même en bonus, que la corde tirée par le professeur Raoult pourrait évoquer le fil de la pelote de laine que l’on tire pour dénouer les nœuds de cette crise ; le fil de l’histoire. D’ailleurs, le fait que cette corde s’enroule autour de la jambe évoque aussi le risque qu’il prend, car s’il ne parvient pas à sauver la planète Terre, il sera lui-même entraîné dans les abysses.
Illustration de l'article à propos de la photographie de texture
Pour correctement photographier un son sujet, il est nécessaire de faire en sorte que la photographie produite mette en évidence un maximum de détails distinctifs. Parmi ceux-ci, il y a notamment la mise en valeur de la texture du sujet. Dans cet article, je partage avec vous deux plans d’éclairage complémentaires à utiliser en fonction des circonstances pour photographier la texture de vos sujets.
Afin de clairement comparer ce qui est comparable, je n’ai modifié aucun réglage de puissance. Toutes les photos ont toutes, sans exception, prise avec les paramètres suivants.
Boitier :
ISO : 50
Focal : 70mm
Ouverture : F/8
Temps de pose : 1/125s
Nikon D5 sur pied
Mise au point manuel identique
Flash A : lumière rasante
flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
¼ de puissance
à gauche de la feuille
pas de modifieur (flash nu)
Flash B : lumière directe
flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
¼ de puissance
contre-jour de la feuille à 45° sur le dessus
parapluie blanc translucide
Photographier la texture avec l’éclairage rasant (flash A uniquement)
L’une des premières astuces d’éclairage que nous apprenons est l’éclairage rasant pour mettre en évidence la texture de notre sujet.
Plan d’éclairage lumière rasante
Cet éclairage repose sur le principe de créer un contraste fort de part et d’autre de chaque micro-relief. Ainsi, la source de lumière produira une haute lumière là où elle éclaire et une profonde ombre portée là où elle ne peut éclairer.
Pour illustrer cette technique, j’ai photographié la texture d’une feuille de papier canson à l’aide d’un flash cobra orienté de façon extrêmement rasante. Le résultat est sans appel, tel que le montre la photographie suivante.
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante
La moindre aspérité de la surface et le moindre détail de celle-ci est clairement mise en évidence.
Cependant, est-ce la solution idéale à tous les cas de figures ?
Voyons donc maintenant, ce que produit ce même éclairage avec une surface noir.
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière rasante
Comme vous pouvez donc le constater, cette fois-ci, de nombreux détails ne sont plus visibles.
Il faut donc trouver une autre façon d’éclairer la scène pour permettre de mettre en évidence l’ensemble des détails de ce papier noir.
Photographier la texture avec l’éclairage direct (Flash B uniquement)
Cette fois, le but est d’utiliser la réflexion directe de la lumière pour mettre en avant les détails de la texture de la matière. Pour ce faire, j’ai mis en place de setup suivant :
Plan d’éclairage lumière directe
Ici le principe est différent. Comme la couleur sombre du papier noir renvoi que très peu de lumière diffuse, il faut utiliser la propriété de la réflexion directe de la lumière. C’est la raison pour laquelle la position de la source de lumière a changé, car celle-ci doit couvrir la famille d’angle défini par la position de l’appareil photo par rapport à au sujet.
Pour mieux comprendre le concept de la famille d’ange, je vous invite à parcourir l’article ci-dessous :
Le résultat est aussi sans appel comme le montre l’image suivante :
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe
Comme pour le papier canson blanc, le moindre détail de la surface est maintenant clairement visible.
Il vous vient peut-être la question suivante en tête ?
Que peut rendre cet éclairage sur la feuille de papier Canson blanche ?
Sans attendre, voici le résultat…
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière directe
Nous voyons effectivement des détails de la surface du papier, mais la notion de profondeur est beaucoup moins perçu que par le premier éclairage.
Peut-on faire encore mieux ?
Cette fois-ci, j’ai utilisé l’ensemble des deux flashes avec le papier noir. Et au miracle ! Que c’est mieux !
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante
Le fait de mixer ces deux éclairages permet de profiter des avantages des deux méthodes. La mise en évidence de la texture en elle-même, mais aussi la mise en évidence de la profondeur de celle-ci.
Plan d’éclairage lumière directe et rasante
C’est en réglant la puissance relative de ces deux sources de lumière, que vous serez en mesure de trouver l’équilibre parfait pour la mise en valeur de votre sujet.
Mais alors, que peut rendre ce setup complet sur le papier canson blanc ? Me direz-vous ?…
Et bien, bien mieux que de vous raconter une belle histoire, je vous invite à mettre en oeuvre l’ensemble des conseils de l’article pour découvrir par vous-même le rendu de cette feuille de canson blanche…
N’hésitez pas à m’envoyer vos résultats par mail ou de partager votre retour d’expérience en commentaire de cet article. Je vous dis donc, à bientôt et bonne photo !
Photo d'illustration du photomontage du mois : "La chaleur de l'été"
Photomontage illustrant la chaleur de l’été mettant en scène les activités de la saison telles que les barbecues et les baignades dans les piscines
L’été arrive à grands pas. Avec cette saison, la chaleur tant attendue va nous permettre de pratiquer plusieurs activités sympathiques telles que les barbecues et les baignades en piscine ou à la plage. J’ai donc eu l’idée de réaliser un photomontage mettant en scène ces deux activités de manière loufoque.
Explication du comment
J’ai commencé à faire la liste des ressources qu’il me fallait pour réaliser ce projet :
un barbecue,
une piscine,
de l’eau,
des sujets qui se baignent.
Ensuite j’ai réfléchi à comment cadrer l’ensemble afin de bien agencer les différents éléments. J’ai pris ma tablette et j’ai commencé à esquisser mon idée. Voici ci-dessous à quoi cela a ressemblé :
Esquisse réalisée lors de ma réflexion
C’est alors que je me suis dit qu’il serait plus facile d’obtenir un angle de vue adapté si je réalisais le barbecue en objet 3D sous Blender.
réalisation du barbecue dans le logiciel Blender
Il me fallait un décor aussi. J’ai donc photographié ma terrasse en imaginant l’emplacement de mon barbecue virtuel.
Photo de décor dans lequel intégrer le barbecue virtuel
Garce à l’utilisation du plugin FSpy, j’ai pu définir précisément l’angle de vue de la caméra dans Blender afin que les perspectives du Barbecue soient compatibles avec celles de la photo de fond.
Illustration du plugin FSpy pour définir la position de la caméra dans une scène photographiée.
Une fois les ressources de bases réalisées, j’ai tout assemblé dans Photoshop. Ci-dessous, vous trouverez la palette des calques montrant synthétiquement l’empilage des différents éléments.
Palette des calques du logiciel Photoshop
J’ai donc réalisé les actions suivantes :
Ajouter un décor,
Ajouter le barbecue,
Ajouté une saucisse sur le plongeoir,
Ajouté une saucisse dans l’eau,
Ajouté un chapeau à celle sur le plongeoir,
Puis, j’ai ajouté des textures pour rendre un aspect vieillissant à la photo,
Et pour finir, j’ai aussi créé une fuite de lumière.
Autocritique
Je me suis bien amusé à réaliser ce photomontage. J’aime bien les idées un peu loufoques, car pour moi c’est une réelle liberté créative.
Lier les possibilités de l’image de synthèse avec celles de la photographie est un bon moyen de décupler les possibilités.
Concernant le résultat final, je ne pense pas que ce soit le meilleur photomontage que j’ai réalisé. Mais ce n’est pas grave, car en le réalisant, j’ai mis en oeuvre des techniques intéressantes et j’en ai appris de nouvelles.
Maintenant, à vous de me donner votre avis en commentaire ci-dessous. Je suis toujours preneur de critiques constructives afin de progresser dans mes pratiques.
Je vous invite aussi à réaliser votre projet sur le thème « La chaleur de l’été ». Partagez avec moi vos réalisations, et si j’en ai suffisamment, je prendrais le temps de créer un article dédié pour mettre en avant vos réalisations.
Alors à bientôt et rendez-vous au mois prochain pour un nouveau photomontage.
illustration de l'article à propos de la photographie de reportage.
Pour progresser en photographie, il est souvent conseillé d’orienter sa réflexion autour de séries photo. L’une des pratiques courantes est le reportage photo. Elle peut concerner un mariage, un séjour en vacances ou même un thème spécifique. Ici, je partage quelques clés pour vous aider à appréhender ce domaine.
00:00 – Présentation 00:05 – Sujet 00:10 – C’est un reportage photo ? 00:19 – La préparation d’un reportage photo 00:37 – Le planning de prises de vues 00:43 – La narration 00:59 – La matériel adapté 01:21 – La multitude des angles de vue 01:38 – L’importance de l’arrière-plan 02:34 – L’édition photo = la sélection des photos 03:05 – Trier : la qualité technique des photos 03:14 – Trier : La pertinence par rapport à la narration 03:29 – Tirer : Par destination de la série 03:54 – L’objectif de la sélection 04:00 – En synthèse 05:14 – Pouce vers le haut 05:19 – Abonnement YouTube 05:26 – Abonnement blog
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”. Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
illustration de l'article à propos de la réflexion de la lumière
Régulièrement, en photographie, quand on évoque la photographie de reflet, on s’imagine instinctivement des images représentant le reflet d’un objet ou d’un modèle sur une surface réfléchissante tel qu’une vitrine, une vitre, une flaque d’eau, etc…
En réalité, la réflexion de la lumière est plus complexe que ça.
L’importance des matériaux
Quel que soit la scène que l’on photographie, elle présente une certaine quantité d’éléments possédant chacun leur matériau propre.
Bien qu’ils baignent tous dans le même éclairage, il est possible de les distinguer de par le fait que leur matériau réagi différemment avec la lumière présente.
Ce constat prouve l’importance du rôle des matériaux dans le rendu de l’éclairage d’une scène photographiée.
De façon extrême, il y a les matériaux dits « transparents » qui réagissent très peu avec la lumière, vue que la quasi-totalité de celle-ci passe à travers de l’objet.
A l’opposé, il y a les matériaux dits « absorbants » qui réagissent tellement avec la lumière. Ils l’absorbent quasi-totalement celle-ci de sorte qu’on ne distinguera que des ombres profondes sans détail.
Cependant, entre ces deux extrêmes, il y a une multitude de matériaux plus courants qui réagissent autrement en nous permettant de correctement les distinguer les uns des autres.
Les trois types de reflet
La distinction des matériaux que je viens d’évoquer provient de la manière dont la lumière se reflète sur ceux-ci. On peut distinguer trois types de réflexion différents que je vais aborder en détail ci-dessous :
La réflexion diffuse
La réflexion directe
La réflexion spéculaire
En réalité, tous les matériaux reflètent en même temps chacun de ces types de réflexion avec des proportions différentes. C’est la différence de ces proportions associées à l’état de surface des objets (rugosité) qui permet de distinguer chacun de leur matériau.
La réflexion diffuse
Que signifie le terme « diffuse » ?
Il s’agit du fait que la lumière reflétée par ce type de réflexion est réalisée dans toutes les directions de manière quasiment uniforme. Autrement dit, quel que soit la position de l’appareil photo par rapport au sujet, la luminance de celui-ci restera sensiblement identique.
Pour vous prouver cela, je vous invite à poser simplement une feuille de papier mat sur votre bureau. Quel que soit la position depuis laquelle vous observez cette feuille, elle paraitra toujours aussi blanche.
Le papier blanc mat est un exemple de matériaux possédant naturellement ce type de réflexion diffuse de manière quasiment pure.
Il est important de faire la différence entre la diffusion de la lumière par transmission et la diffusion de la lumière par réflexion. Classiquement, on place des diffuseurs de lumière devant nos sources d’éclairages afin d’en augmenter la taille apparente.
Cette pratique a pour but d’adoucir les ombres portées des éléments de la scène en estompant le bord des ombres.
Il s’agit là de la diffusion par transmission, car la lumière est diffusée en traversant la matière.
Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau
Dans le cas des matériaux diffusant la lumière par réflexion, la taille de la source n’influencera pas le rendu des hautes lumières, mais uniquement le rendu des basses lumières (les ombres).
La réflexion spéculaire
La réflexion spéculaire correspond au reflet d’un miroir. Deux particularités spécifiques permettent de qualifier ce type de reflet de « spéculaire » :
La réflexion de la lumière se produit uniquement suivant l’angle d’incidence (application de la loi de Descartes)
La quantité de lumière reflétée est quasiment totale.
La première spécificité correspond à la partie réflexion directe que nous aborderons en détail dans le chapitre suivant.
En revanche, la seconde spécificité est celle qui est propre à l’aspect spéculaire.
En effet, dans le cas où la lumière est totalement réfléchie par la surface, la loi de carré inverse de la distance ne s’applique pas. La luminosité de ce type de reflet est donc constante et égale à la luminance de la source d’éclairage.
Pour s’en rendre compte il suffit de constater que la luminance du reflet de la source d’éclairage dans un miroir reste de la même luminance quel que soit la distance séparant le miroir de la source d’éclairage.
De manière non exhaustive les reflets spéculaires se trouvent classiquement avec :
Les miroirs,
L’argenterie polie
Les reflets du soleil sur l’eau…
La réflexion directe
Comme promis, abordons la réflexion directe. Et pour ce faire, il faut comprendre une notion essentielle en photographie : « la famille d’angles ».
« La famille d’angles » est une notion directement liée à la loi de Descartes : L’angle de la lumière réfléchie sur une surface polie est égal à l’angle de la lumière incidente.
Loi de Descartes concernant la réflexion directe
De manière concrète, cette loi signifie qu’il est possible de connaitre facilement les positions de la source d’éclairage qui produiront une réflexion directe en fonction de la position de l’observateur.
L’ensemble des positions de cette sources est ce qu’on appelle « la famille d’angles ».
Représentation de la famille d’angles permettant de comprendre là où l’observateur doit se placer pour voir la réflexion directe
Seulement si le point d’observation se trouve dans la famille d’angles, les reflets directs seront visibles.
illustration de l'article Avoir une dent contre la fève !
Les fêtes de Noël se sont terminées. La plupart d’entre nous ont fait de bons repas et pour bien recommencer la nouvelle année, nous enchaînons directement avec la fête de l’Épiphanie ; plus généralement appelée “la galette des rois”. Traditionnellement, nous partageons des galettes des rois sur plusieurs semaines d’affilées sachant que c’est le roi précédent qui offre les nouvelles galettes. Bien que ces moments de partage sont agréables ceux-ci peuvent devenir pénibles au bout d’un certain temps. Pour le photomontage de ce mois-ci, j’ai donc cherché à illustrer l’expression “avoir une dent contre quelque chose” dans le contexte des galettes des rois. J’ai alors pensé à associer la couronne des rois et la couronne dentaire.
Avoir une dent contre la fève !
Explication du comment
Comme d’habitude, j’ai commencé par jeter sur le papier des croquis permettant de concrétiser mon idée floue du départ. Cette première étape m’a donc permis de m’orienter vers un autoportrait dont le centre d’intérêt serait ma bouche.
Je souhaitais aussi clairement indiquer que la situation de la scène se déroulait dans le cadre de la galette des rois. Il fallait donc faire apparaître suffisamment d’éléments caractéristiques afin de lever toute ambiguïté. J’ai décidé de faire figurer une fève ainsi que la couronne des rois sur ma tête.
C’est à ce moment que j’ai imaginé une fève remplaçant une partie de mes dents et face à elle, d’autres dents cassées. L’expression initiale devenait donc : “avoir une dent contre la fève”. Ceci résumait exactement l’idée exprimée en introduction de cet article.
Pour répondre au besoin technique de faire apparaître clairement la fève dans ma bouche ainsi que la couronne des rois sur ma tête, il a été nécessaire d’utiliser une large focale de 16 mm. L’angle large de couverture de celui-ci ainsi que la distance de mise au point minimale réduite m’a permis de me rapprocher très fortement de ma bouche afin que celle-ci devienne disproportionnée par rapport à l’ensemble de mon visage. La cerise sur le gâteau de cette conséquence était d’ajouter un aspect comique à la scène.
C’est après quelques prises de vues d’autoportrait que j’ai obtenu l’expression qui me satisfaisait sur mon visage.
Je souhaitais trouver une fève très facilement identifiable. Je suis donc allé sur Internet chercher des images de fèves en saisissant dans Google divers thèmes. Finalement, je me suis arrêté sur une fève représentant Minnie que tout le monde connaît.
C’est en me concentrant sur l’angle de prise de vue, la qualité de l’image ainsi que l’éclairage de la fève que j’ai réalisé mon choix d’image de fève à utiliser.
C’est à l’aide d’un simple détourage, de quelques calques de réglage de colorimétrie et de luminosité que j’ai réalisé l’intégration de la fève dans la photo de mon autoportrait.
J’ai appliqué la même démarche pour trouver une photo de dents cassées à intégrer sur la partie supérieure de mes dents.
Enfin, j’ai finalisé une image en travaillant de manière globale sur celle-ci afin de lui donner plus de caractère.
Autocritique
J’ai apprécié de réaliser cette image, car elle a été comme une forme de défi envers moi-même. En effet, je n’avais en tête que l’idée générale sans avoir au départ aucune réalisation visuelle de ce à quoi elle pouvait représenter.
Le fait de procéder par étapes telles que décrit ci-dessus, m’a permis de lever chacune des difficultés au fur et à mesure de la construction du photomontage. Le fait de procéder par étape méthodique les unes après les autres est un réel outil performant pour arriver à ses fins.
Pour ma part, je trouve que le résultat obtenu au final est correctement réalisé et surtout, traduit bien le message que je souhaitais transmettre.
illustration de l'article du photomontage du mois d'avril "le cerveau en ébullition"
Photomontage du mois d’avril : « Le cerveau en ébullition »
Le mois d’avril a été le mois le plus dynamique pour le blog
depuis qu’il existe. Cette situation m’a pleinement fait plaisir et j’ai
cherché à comprendre pourquoi. De ce fait, l’expression « le cerveau en
ébullition » m’est venue naturellement à l’esprit pour le photomontage de
ce mois.
Explication du comment
Afin de réaliser ce photomontage, j’ai dû faire face à deux
challenges :
Challenge 1 : quelle mise en scène choisir
pour bien mettre en évidence mon cerveau,
Challenge 2 : comment trouver une photo
d’un cerveau dans le bon angle de vue.
J’ai donc commencé par un shooting autoportrait pour
chercher le bon angle de vue avec l’éclairage adéquate pour que le cerveau soit
clairement le sujet de l’image.
Les messages sous-jacents étaient les suivants :
Notion de fantastique, évoquant un peu les films
d’horreur,
Notion humoristique de la scène pour
dédramatiser l’image.
Challenge 1
En temps normal, nous sommes habitués à avoir une seule
source de lumière dirigée du haut vers le bas. C’est pourquoi, pour répondre à
la première contrainte, j’ai choisi d’inverser l’éclairage, car cet artifice
est classique dans les vieux films d’horreur.
J’ai donc pris l’option de placer un flash face à moi et plus bas que mon visage. De plus, pour donner plus de caractères au portrait, j’ai aussi fait le choix d’une source de lumière ponctuelle afin de projet un maximum d’ombre dure.
Ce type d’éclairage rasant permet aussi de mieux mettre en
évidence la texture et les microreliefs de la peau pour donner encore plus de
réalisme au visage.
C’est après plusieurs essais successifs en ajustant la position de l’appareil photo et du flash que j’ai pu positionner le cerveau sur la ligne de force horizontale supérieur et obtenir en même temps un éclat lumineux dans mes yeux afin de mieux donner vie au portrait.
Pour ce qui est de l’aspect humoristique de l’image, j’ai opté pour l’usage d’une optique grand-angle (14 mm plein format). L’utilisation de celle-ci permet de déformer grandement les visages en accentuant les perspectives. Ainsi, le cerveau semble beaucoup plus gros que le reste de mon corps.
De plus, le point de vue en plongé, nécessaire pour bien
mettre en avant le cerveau, permet aussi de donner une sensation de domination
au spectateur par rapport à moi.
Enfin, l’expression du visage que j’ai choisi ainsi que
l’éclairage mis en œuvre a permis de bien faire ressortir les yeux. Tout ceci
transmet un sentiment ambigu entre la douleur et le rire qui renforce
l’ambivalence entre l’horreur et l’humour.
Image de base de mon autoportrait.
Challenge 2
Pour m’aider à la mise en place du cerveau lors du
post-traitement, j’ai mis un bonnet de bain sur ma tête. Grace à celui-ci, j’ai
facilement su où devait de placer le cerveau sur ma photo.
Il restait à trouver une photo de cerveau sur internet…
J’ai passé pas mal de temps sur des banques d’images et les
moteurs de recherche pour trouver une photo ayant le bon angle de vu.
Malheureusement, aucune d’entre elles convenaient à ma photo de base.
J’ai donc changé mon approche et je me suis orienté vers la
recherche d’un cerveau modélisé en 3D. Une image de synthèse permet souvent
d’accéder à des visuels spécifiques beaucoup plus facilement que par la
réalisation d’une photo. Il était bien entendu hors de question de m’ouvrir la
tête pour faire ce montage… 😉
J’ai donc trouvé sur internet différents objets 3D de
qualité différente. J’en ai choisi un. Afin de gagner du temps, je ne l’ai pas
exploité dans Blender, car j’ai jugé que la qualité de l’aperçu 3D du site me
suffisait pour mon utilisation. J’ai donc simplement réalisé une capture
d’écran de celui-ci.
Image de base d’un cerveau issue d’un objet en 3D de Internet
Assemblage Photoshop
Maintenant, que j’avais à disposition mes matériaux de base
pour mon photomontage, j’ai pu les assembler dans Photoshop.
La première action a été de détourer le cerveau que j’ai placé
au bon endroit par rapport à mon autoportrait.
J’ai réalisé avec l’aide de l’outil plume, l’épaisseur de ma
boite crânienne que j’ai rempli avec une texture d’os aussi récupéré sur
internet.
Enfin, j’ai travaillé avec plusieurs calques courbes pour placer
et ajuster les ombres aux différents endroits nécessaires.
De plus, j’ai aussi ajusté la colorimétrie du cerveau afin
de mieux mettre en évidence l’aspect sanguinaire et humide de celui-ci.
Une fois cela fait, j’ai ajouté sur un calque vierge avec des
brushes spécifique des fumées blanche pour montrer la chaleur émanant du
cerveau en ébullition.
J’ai pu réaliser une séance autoportrait, en utilisant une
optique grand-angle et mettre en scène une image de cerveau réalisée en image
de synthèse.
La qualité du réalisme finale me convient parfaitement tout
en ayant bien équilibré les sentiments d’horreur et d’humour.
Pour être pointilleux, peut-être, aurais-je pu placer mon flash un peu plus de face afin de limiter l’inclinaison de l’ombre du nez qui tend un peu trop vers l’œil de droite.