L’art du photomontage est principalement la capacité à assembler différentes images ensemble de manière réaliste. Pour réaliser cela, il est important de comprendre comment la lumière interagie dans l’environnement de la scène et comprendre comment les caractéristiques des sujets s’influent les uns avec les autres. J’illustre ici mon propos sur la base d’une image de synthèse calculée en jeté de rayon dans Blender avec Cycles.
En France, la situation sanitaire modifie profondément nos libertés. Or, le symbole de la liberté française est la prise de la Bastille en 1789 ! La devise “Liberté, Egalité, Fraternité” semble pleinement souffrir des décisions globales mettant en avant un principe de précaution démesuré face à la menace COVID19 et progressivement fait accepter au peuple une “normalité” absurde basée sur des opinions sans preuve scientifique solide ; la propagande politique prenant le dessus. Cette dernière semble, elle-même, être soumise à la propagande pharmaceutique… Pour illustrer cette situation de confusion, je me suis mis en tête de réaliser une forme de tableau numérique en détournant le célèbre tableau, “La liberté guidant le peuple”, d’Eugène Delacroix réalisé en 1830.
Explication du comment
Réalisation de l’image de base dans Blender
Pour réaliser cette illustration, j’ai été amené à reproduire en image de synthèse une représentation de la Bastille dans Blender. Pour cela, je me suis basé sur des illustrations trouvées sur Internet et sur des dimensions fournies par la page Wikipédia.
N’étant qu’un élément de décor permettant de situer un peu mieux le lieu et l’époque, je n’ai pas cherché à reproduire trop de détails.
Pour la réalisation du terrain, j’ai utilisé le nouveau système Node geometry de Blender. Celui-ci a l’avantage d’être très efficace pour facilement intégrer de manière aléatoire des pierres, des roches, des plantes ou d’autres éléments naturels pour former un décor intéressant. A celui-ci, j’ai aussi ajouté un système de particules pour produire de l’herbe sauvage.
Ensuite, j’ai choisi un éclairage exclusivement basé sur le choix d’une HDRI représentant un coucher de soleil. Celui-ci m’a permis d’obtenir facilement et rapidement une ambiance lumineuse cohérente avec l’éclairage du tableau de la Marianne.
A tout ceci, j’ai ajouté la représentation d’un drapeau français à terre. Il s’agit de l’élément principal évoquant le mal en point des valeurs françaises de la liberté, égalité et fraternité.
Une fois cette image de base réalisée avec Blender, j’ai commencé le photomontage dans Photoshop.
Réalisation du photomontage dans Photoshop
J’ai donc intégré le tableau “La liberté guide le peuple”. L’idée était de montrer le peuple se diriger vers la Bastille et ainsi faire le lien avec la Révolution Française.
Sur cette image, j’ai supprimé le drapeau de la main de la Marianne et remplacé celui-ci par un masque chirurgical en feu.
Ici, l’idée est de symboliser le ridicule des moyens mis à disposition du peuple pour combattre le COVID-19. Que ferait un masque face à la forteresse de la Bastille ?
Maintenant, il fallait évoquer le pouvoir en place et la situation sanitaire. Pour réaliser cela, j’ai décidé d’intégrer sous forme de fantômes des représentations du virus du COVID et le président de la République. Ce qui me semble intéressant, c’est que ces éléments ne sont visibles qu’en seconde lecture de l’image. Ceci donne une dynamique sous-jacente qui évoque les théories de complots multiples autour du pouvoir en place et l’impact réel du COVID-19. Le choix de la photographie de Macron le bras tendu est aussi là pour évoquer l’idée de la mainmise sur le peuple et la puissance du pouvoir en place. De manière très subtile, on dirait même que la main dépose un virus du COVID.
Enfin, pour donner un rendu plus pictural à l’ensemble, j’ai ajouté une brume atmosphérique. Ceci donne de la profondeur à la scène. J’ai aussi ajouté des textures pour donner un rendu de peinture à l’huile à l’ensemble. Ceci à l’avantage de redonner une cohérence avec le tableau de la Marianne et ainsi donne une impression que le tableau date de l’époque révolutionnaire.
Autocritique
Encore une fois, l’inspiration est venue en réalisant le travail. Au départ, je savais juste que je voulais utiliser la Bastille pour évoquer la République et la démocratie. Mais à ce moment-là, je n’avais aucune idée de ce que l’image finale pouvait représenter comme scène.
Je trouve le résultat à la hauteur de mes espérances. J’apprécie particulièrement 2 points :
J’aime le sens que l’image donne à mon propos. Je trouve que le message passe très bien ce qui fait que l’image est vraiment construite sur le message avant tout.
J’aime le rendu pictural qui sert vraiment le propos tout en donnant un aspect esthétique tranché.
Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez. Trouvez-vous, comme moi, que le message est correctement transmis dans la structuration de la scène ?
Nous sommes en plein printemps et l’été approche avec impatience pour tout le monde… Même les fourmis ! Depuis près d’un an et demi maintenant, après les multiples confinements sanitaires, il est grand temps de changer d’air et de partir s’évader pour se changer les idées ! Je me suis dit que même les fourmis, bien connues pour être des travailleuses inlassables, ont certainement aussi besoin de vacances ! Et puis sur les routes, cet été, j’imagine bien les bouchons partout, où chaque voiture vont se suivre les unes après les autres pour atteindre leurs destinations estivales ! C’est le concept que j’ai voulu représenté à travers ce photomontage.
Explication du comment
Ce photomontage est construit à partir de 3 éléments principaux :
La photographie du fond, prise au plus près du sol,
La photographie de la caravane,
L’image de synthèse de la fourmi avec son chapeau.
Sachant que j’allais mettre en scène une fourmi, sans vraiment savoir dans quelle position elle devra être, j’ai décidé de la modéliser en 3D dans Blender et de la rigger. C’est-à-dire, de lui associer une armature d’os pour pouvoir éventuellement l’animer. Dans mon cas, l’objectif était de pouvoir la positionner dans n’importe quelle position adéquate avec la scène finale.
Ensuite, j’ai commencé par chercher la photographie de la caravane. Mon critère principal de recherche était un cadrage en contre-plongée et de ¾ de côté. N’ayant pas trouvé d’autres photos que celle que j’ai utilisé, le fait que la porte soit ouverte m’a dicté l’idée de faire sortir la fourmi de celle-ci. Au départ, je m’étais imaginé simplement une fourmi qui tracte sa caravane.
Dans Photoshop, j’ai détouré la caravane pour ensuite pouvoir l’ajouter à un décor quelconque.
Il était temps maintenant de liés ces deux premiers éléments, la fourmi et la caravane. J’ai donc intégré la photo de la caravane en arrière-fond de la caméra dans Blender. Puis, j’ai orienté cette dernière pour faire correspondre la perspective.
Plutôt que de recréer les ombres de la fourmi à la main de manière approximative dans Photoshop, j’ai préféré créer une forme très simplifiée de la caravane à partir d’un cube. J’ai ensuite utilisé cet objet comme attrapeur d’ombre pour directement calculer les ombres portées.
Pour correctement positionner les ombres, il est nécessaire de lire l’éclairage des photos de la caravane et du fond de l’image.
C’est donc à ce moment, que j’ai cherché dans ma banque d’image, si j’avais une photographie compatible avec la photo de la caravane. Au pire, si je ne l’avais pas trouvé, je serais rapidement sorti prendre la photographie nécessaire.
J’ai donc pu positionner mon éclairage de synthèse de manière cohérente, puis j’ai lancé le calcul de la fourmi avec ses ombres.
J’avais tous mes éléments.
Pour finir le photomontage, j’ai intégré tous ces visuels dans Photoshop puis j’ai procédé à quelques ajustements :
Changement de la couleur de la caravane pour qu’elle soit complémentaire au rouge du poteau incendie. Ceci permet de mieux attirer l’œil dessus.
Mise en place de quelques touches de profondeur de champ pour mieux intégrer la caravane dans le fond.
Ajout d’un halo d’éclairage pour donner une ambiance plus punchy
Réglage du contraste global.
Autocritique
Je suis globalement satisfait du résultat final. J’aime notamment le fait que la fourmi soit surdimensionnée mais pas trop pour garder une forme d’équilibre de taille entre la caravane et le poteau d’incendie.
J’ai bien aimé aussi changer la couleur de la caravane pour améliorer sa présence dans l’image par rapport au poteau rouge.
Enfin, j’ai aussi aimé réaliser ma fourmi avec son chapeau. Le fait de la rigger m’a aussi intéressé pour éventuellement la réutiliser dans un autre projet éventuellement animé.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Laissez-moi, en commentaire, votre opinion et conseils. N’hésitez pas non plus à partager un lien vers votre propre réalisation.
Dans la série Blender, aujourd’hui, je partage avec vous un tutoriel pour réaliser une première modélisation 3D : une tasse à café depuis une photographie téléchargée sur internet. Je vous donne les conseils au fur et à mesure de la réalisation concernant les manipulations et le choix des outils et de la photo à décalquer.
00:39 – Recherche d’un modèle
07:30 – Décalquer la silhouette
08:14 – Création de la soucoupe
19:29 – Création de la tasse
24:16 – Création de l’anse
32:25 – Sauvegarde des éléments vectoriels
Dans cette vidéo, vous allez découvrir les outils suivants :
Les courbes de Bézier,
Comment ajouter de la géométrie aux courbes de Bézier (création de l’anse)
Les modes « objet » et « Edit »,
Le modificateur « visser »,
La conversion en mesh,
Je vous invite fortement à réaliser vous-même cet exercice pour vous familiariser avec la manipulation du logiciel et produire vous aussi l’objet en 3D. Sauvegardez-le bien, car dans la prochaine vidéo à propos de Blender, nous verrons comment créer les matériaux et l’éclairage de la scène pour calculer le rendu final.
Histoire d’illustrer la fête de Pâques, je me suis donné l’objectif de réaliser un photomontage sur ce thème. J’ai donc réfléchi aux symboles évocateurs de celle-ci et j’en ai profité pour les mettre en scène. Le résultat final est l’image juste ci-dessous.
Explication du comment
Pour les enfants, Pâques est représenté par des lapins et des œufs. Ce sont les deux éléments populaires les plus associés à cette fête.
Il fallait donc les faire apparaître dans mon illustration.
N’ayant pas de lapin à disposition pour réaliser une photographie moi-même, j’ai cherché sur les banques d’image une photographie exploitable facilement.
Utilisateur régulier du site Pexels.com, j’ai trouvé l’image libre de droits suivante, représentant un lapin debout sur ses pattes arrières devant un fond uni jaune :
L’avantage de cette image est que le fond uni permet de très facilement détourer l’animal pour l’intégrer à d’autres images.
De plus, dès que je l’ai vu, j’ai tout de suite imaginé la scène que j’ai produite ici, c’est-à-dire, le lapin qui sort d’une coquille d’œuf.
Il me fallait donc trouver une coquille d’œuf, ouverte et bien positionnée verticalement pour pouvoir y mettre le lapin à l’intérieur. De plus, la cohérence de l’éclairage provenant du haut à droite était un élément important pour le réalisme de l’image.
Ne trouvant pas de photo adaptée à mon besoin, j’ai donc décidé de simplement créer l’œuf en image de synthèse dans Blender.
Ainsi, je m’assurais d’avoir une maîtrise totale de l’éclairage et le cadrage.
Cependant, il me fallait créer une texture de coquille réaliste pour que cela fonctionne.
Ça a donc été ça, le plus difficile dans l’histoire, car j’ai dû créer la texture moi-même.
Afin de ne pas me répéter, je vous renvoie vers un article que j’ai déjà réalisé concernant la création de texture sans couture, dite “seamless”.
La réalisation de la texture a été basée sur la texture de l’œuf central de la photo ci-dessous :
Cependant, au-delà de la réalisation de la carte de diffuse qui correspond aux informations de couleur, il était aussi nécessaire de produire les autres cartes concernant :
les normales,
la rugosité,
les reflets
l’occlusion ambiante
et le relief.
Toutes ces autres cartes peuvent être créées à partir de la carte de diffuse.
Pour faire ça, j’ai utilisé un outil Open Source qui s’appelle AwesomeBumpV5.01.
Une fois la modélisation de l’œuf faite, ce qui n’a pas pris beaucoup de temps, puisqu’il ne s’agit que d’une sphère déformée puis découpée, j’ai positionné la caméra en fonction du cadrage de l’image de base.
J’ai ensuite lancé le calcul pour réaliser l’assemblage dans Photoshop.
Dans Photoshop, j’ai donc détouré le lapin pour l’isoler du fond que j’ai aussi recréé en trois 3 dimensions pour m’assurer d’avoir les ombres portées de l’œuf correctement produites.
Grâce au fond uni, j’ai simplement utilisé l’outil de sélection du sujet puis j’ai affiné la sélection primaire en augmentant le rayon de détection de contour dans le module “sélectionner et masquer”. Cette manipulation a donné un résultat remarquable avec les poils du lapin.
Enfin, j’ai ajouté un masque de sélection sur le calque du lapin afin de masquer sa partie inférieure non-visible car à l’intérieur de la coquille.
Pour donner plus de profondeur de l’image, j’ai juste manuelle corrigé cette sélection pour faire en sorte que la patte avant gauche soit devant la coquille alors que la patte avant droite reste au second plan.
Pour correctement intégrer le lapin dans la coquille, j’ai aussi ajouté l’ombre portée de la coquille sur le lapin avec une couleur brun sombre.
Comme l’image d’origine du lapin présentait beaucoup de bruit numérique, j’ai ajouté à mon tour du bruit sur l’image de synthèse pour garder une uniformité de l’ensemble.
Comme pour tout photomontage, il est toujours bon de finir en appliquant des traitements globaux à l’image pour mieux fondre ensemble les différents éléments. C’est ce que j’ai réalisé avec le filtre Camera Raw. Ceci m’a aussi permis d’accentuer plus de texture et de couleur/contraste à l’image finale.
Autocritique
Ce photomontage est plutôt minimaliste. Pour une fois, il n’y a pas beaucoup d’éléments assemblés ensemble. Cependant, le message semble clair puisqu’un lapin qui sort d’un œuf n’est possible qu’à Pâques !!!
Je trouve le rendu de l’œuf très photoréaliste ce qui correspond bien à l’idée que je m’en étais faite.
Maintenant, c’est à vous de jouer. Quelle est votre réalisation pour Pâques ? Avez-vous trouvé une idée plus originale pour illustrer cette fête ?
N’hésitez pas à la partager avec moi, je suis curieux de voir ce que vous avez fait de votre côté.
Avec le challenge du mois de mars, j’ai préféré publier mon photomontage avec juste un jour de retard pour profiter de ce célèbre 1er avril ! L’idée est ici d’illustrer le dicton bien connu “En avril, ne te découvre pas d’un fil !”. En mélangeant les deux concepts, j’ai imaginé ce photomontage…
Cliquez sir l’image pour l’agrandir
Explication du comment
Comme vous le voyez, il m’a fallu récupérer des images de base assez particulières. Évidemment, je n’avais pas ces images dans ma propre banque d’image. C’est pourquoi, j’ai recherché des images libres de droits à différents endroits sur internet.
J’ai donc trouvé :
Une image du fond marin
Une image du hareng
Un portrait d’une femme qui portait un pull rouge bordeaux avec ses manches bien apparentes
Un hameçon de pêche
Une photographie de plancton
Par contre, j’ai dû me débrouiller par moi-même pour :
Faire une photographie d’un fil de laine
Reproduire un bouchon de pêche en 3 dimensions dans Blender pour m’assurer de l’avoir sous le bon angle
Et j’ai réalisé le fil de pêche avec l’outil plume de Photoshop.
Etape 1 – Le poisson
J’ai commencé par le détourage du hareng en prenant garde d’avoir de la transparence dans les nageoirs du dessous.
Puis, je lui ai ajouté le pullover. Pour ce faire, j’ai détouré rapidement une des manches de la photo de portrait puis j’ai créé un brush Photoshop pour faire les petits fils du pourtour du pull que j’ai utilisé pour finaliser le masque de détourage.
Enfin, à l’aide de l’outil transformation manuelle, j’ai déformé le pull pour le faire épouser la forme globale du poisson.
Pour correctement lier le pull et le poisson, j’ai ajouté une ombre de contact au niveau du cou.
Etape 2 – le fil de laine
Je me suis occupé de réaliser le fil de laine qui provient du pull qui se détricote.
J’ai donc prise ma propre photo d’une bonne longueur de fil de laine que j’ai détouré rapidement en jouant avec les couches de couleur primaire.
Enfin, je l’ai courbé en utilisant outil déformation de la marionnette.
Je l’ai placé correctement au niveau de la partie basse du pull
Comme ma laine n’avait pas la même couleur, j’ai utilisé un calque saturation contraste pour lui donner la même couleur que le pull. Enfin, j’ai peaufiné le réglage avec un calque courbe.
Etape 3 – la ligne de pêche
Ici, j’ai réalisé le fil et l’hameçon de pêche. J’ai donc encore une fois détouré un hameçon et j’ai utilisé l’outil plume pour réaliser le parcours du fil de nylon attachant l’hameçon.
A partir du tracé à la plume, j’ai créé sur un calque une fine ligne blanche dont j’ai ajusté l’opacité globalement et localement pour le rendre plus discret.
Concernant l’attache avec l’hameçon, j’ai fait quelques petites lignes autour de la branche principale pour faire comme si le fil était enroulé autour.
Etape 4 – le bouchon de pêche
Pour le bouchon de pêche, comme je ne sais pas encore exactement où j’allais le positionner, j’ai fait le choix de le modéliser totalement en 3D.
Je suis donc passé dans Blender pour le réaliser.
Dans le but d’avoir un référentiel visuel, j’ai exporté un aperçu de la scène que j’ai chargé en fond de la caméra.
Ensuite, je me suis inspiré d’une photographie d’un bouchon réel pour produire le modèle 3D et les matériaux.
Enfin, j’ai positionné le bouchon à la bonne taille et au bon endroit avant de lancer le calcul du rendu que j’ai sauvegardé au format PNG pour profiter de la couche ALPHA pour la transparence.
De retour dans Photoshop, j’ai créé un masque de fusion pour séparer la partie sous l’eau de celle sur l’eau. J’ai ajusté les contrats et les couleurs pour que ça fonctionne bien pour chacune de ces deux parties.
Etape 5 – Les rayons de lumière
La technique est classique. Il suffit de créer un calque dégradé avec l’option radial. Choisir un dégradé bruité en niveaux de gris. Après on ajuste les rayons avec le réglage des niveaux dans le but d’augmenter les contrastes. Enfin, on passe ce calque en mode de fusion “superposition”.
Etape 6 – Réglage globaux dans CameraRaw
Dans tous les photomontages, il est toujours utile de finir par des réglages globaux qui permettent de mieux fondre tous les calques ensemble.
J’ai réalisé ceci avec le module CameraRAW de Photoshop. J’ai ainsi équilibré les contrastes, augmenter les textures et donné une dominante de couleur à l’ensemble.
Comme l’image me semblait trop claire et pas assez dramatique, j’ai ajouté un calque courbe en mode de fusion produit pour redonner plus de corps à l’ensemble.
Autocritique
Voici le moment venu de faire le point sur ce que je pense de ce photomontage.
Je pense que la scène aurait pu prendre plus de présence en utilisant une focale grand-angle. Ça aurait été possible du moment que je puisse réaliser moi-même l’ensemble des photos. Mais là, pas le temps et pas accès à une plage paradisiaque non plus… pfff. C’est quand même dommage ça… 😉
Sinon, j’aime bien le rendu et le traitement global de l’image. Le contraste correspond bien à mon idée de départ et je trouve que l’illustration du dicton est plutôt bien compréhensible dans cette illustration. Qu’en pensez-vous ?
A vous de jouer, et n’hésitez pas à m’envoyer vos réalisations.
L’utilisation des flashes en lumière ambiante nécessite de régler leurs puissances au strict nécessaire pour apporter la juste mesure de lumière sans que celle-ci soit identifiable comme provenant d’un flash. Cette technique demande donc au photographe de maitriser parfaitement cette technique. Pour vous aider dans cette pratique, je partage avec vous le mode opératoire pour réaliser correctement les réglages.
Fiche PDF – Téléchargez ce mode opératoire au format PDF pour l’imprimer et l’emporter avec vous :
La scène est éclairée par deux types de sources lumineuses
La lumière ambiante
La lumière issue du ou des flashes
Il s’agit donc d’enregistrer sur la photo l’effet de ces deux types d’éclairage.
Il faut procéder de manière indépendante
Différences entre les types de sources
Lumière ambiante
Emission de la lumière continuellement.
On dit que c’est une source de lumière continue
Lumière des flashes
Emission d’un éclair lumineux d’une durée entre 1/1000 et 1/50000 de seconde
Moyen d’action sur chaque type de source
L’exposition en lumièreambiante est réglable par
L’ouverture du diaphragme
La durée d’exposition
La sensibilité ISO
L’exposition en lumière flash est réglage par
L’ouverture du diaphragme
La sensibilité ISO
La puissance du flash
La différence d’action porte donc sur le réglage de la duréed’exposition et la puissance du flash
Vitesse de synchro flash
Pour rappel la durée minimum d’exposition est de 1/250s
Pour comprendre pourquoi, je vous invite à revoir le Focus du Jour dédié à ce sujet.
Mode opératoire
Il faut donc commencer par régler la durée d’exposition sur 1/250s, puis réaliser l’exposition correcte de la scène sans flash en réglant :
L’ouverture de diaphragme
La sensibilité ISO
Ensuite il faut allumer le flash est procéder au réglage de sa puissance
Si flash en mode TTL, il suffit d’agit sur le paramètre de compensation du flash. Des valeurs négatives pour amoindrir la présence du flash ou des valeur positives pour l’inverse
Si mode en manuel, il faut commencer avec une valeur de puissance intermédiaire (1/16 par exemple) puis de l’ajuster en fonction du résultat obtenu
Réglages fins
Si la lumière ambiante est trop forte par rapport au flash, il faut :
Fermer le diaphragme
Et augmenter d’autant la puissance du flash
Si la lumière ambiante est tropfaible par rapport au flash, il faut :
Ouvrir le diaphragme
Et baisser d’autant la puissance du flash
Si la lumière du flash par rapport à la lumière ambiante est
Tropforte, il faut baisser la puissance du flash
Tropfaible, il faut augmenter la puissance du flash
S’intéresser aux différents grands types de focale disponibles, permet de mieux identifier son besoin en matériel dans le but de réaliser des photographies dont le rendu visuel correspondra à votre souhait. Je partage donc ce sujet avec vous, en parcourant toute la plage de focale disponible.
La vitesse synchro flash peut paraitre un paramètre anodin pour de nombreux photographes qui n’utilisent pas régulièrement des flashes. Cependant, dès qu’on les utilise en lumière ambiante, ce paramètre peut devenir un réel casse-tête pour gérer les situations.
Comme je l’ai déjà décrit dans la fiche PDF du Focus du Jour concernant le fonctionnement des appareils photo, l’obturateur des boitiers reflex fonctionne avec 2 rideaux.
Leurs déplacements étant mécaniques, quand il est nécessaire d’exposer la photo avec une durée très courte (<1/250s) les 2 rideaux ne se déplacent plus l’un après l’autres, mais se déplacent en même temps.
Dans ce cas, lors de l’émission du flash de lumière, seule la portion du capteur découverte à ce moment est exposée correctement.
La vitesse synchro-flash est donc cette valeur limite de 1/250 à ce jour
En quoi cette limite pose problème ?
Quand l’ensemble de l’éclairage de la scène est réalisé exclusivement avec des flashes en studio, il n’y a aucun problème, puisque le réglage de l’exposition se fait principalement par l’ouverture et la puissance ces flashes.
Cependant, quand on utiliser le flash en plein jour avec la lumière naturelle, là, c’est plus compliqué.
En gros, l’ouverture du diaphragme permette d’influer l’éclairage de la lumière naturelleet l’éclairage de la lumière des flashes
Alors que la vitesse va influer uniquement sur la lumière naturelle
Dans ce cas, si l’on souhaite atténuer fortement la lumière naturelle sans impacter la lumière des flashs, il faut augmenter la vitesse ! Mais là, on est limité à 1/250 !! Le plafond est très bas !
Comment solution ce problème ?
Utiliser non plus des flashes, mais des lumières continues. Malheureusement, ce type d’éclairage est très onéreux. Ce sont ceux utilisés pour le cinéma.
Alors les fabricants de flash ont inventé les mode FP (Nikon) ou HSS (Canon).
Avec ce mode, le flash produit non plus 1 seul flash, mais une succession de flashes durant toute la durée d’exposition. Le problème, est que la puissance disponible du flash s’en trouve très amoindri.
Enfin, il est possible de monter un filtre ND (gris neutre) pour baisser le niveau global de luminosité entrant dans l’objectif, mais dans ce cas, il faut des flashes très puissant pour compenser l’écart.
Comprendre le fonctionnement de l’autofocus permet de mieux le maitriser la mise au point dans votre usage quotidien de la pratique de la photographie. Ici, je vous explique ses grands principes de fonctionnement dans le but que vous obteniez de meilleurs résultats.