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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Photographier les lumières clignotantes

Nous sommes déjà au mois de décembre. Que le temps passe vite ! Et nous voici de nouveau face aux illuminations de Noël pour le plaisir des yeux des enfants et des grands ! Parmi ces magnifiques décorations lumineuses, se trouve aussi un ensemble d’éclairages intempestifs, notamment pour stimuler l’œil des passants pour attirer leur attention. Le sujet de cet article porte justement sur la prise de vue de ces lumières clignotantes et comment les traduire sur une photographie statique enregistrant un instant infime de temps.

Quels sont les types de prise de vue classiques

Il existe deux prises de vue principales pour enregistrer les lumières qui reposent sur de principes fondamentalement différents.

Principe 1 : Photographier des ampoules lorsqu’elles sont allumées

Ce premier principe est le plus simple et le plus répandu sur les prises de vue. Il suffit de produire une photo qui présentes les lumières quand celles sont allumées.

Cependant, il est important de comprendre comment nous interprétons l’aspect clignotant de la lumière alors que celle-ci est simplement allumée sur l’image statique.

La réponse est simplement, que notre culture visuelle et populaire fait que nous reconnaissons le système qui émet la lumière et tout naturellement, nous l’interprétons par rapport à ce que ce système fonctionne comme on a l’habitude de le voir.

Par exemple, le gyrophare d’une ambulance émet forcément une lumière bleue clignotante. Il suffit donc de photographier le véhicule au moment où la lumière est émise pour immédiatement comprendre qu’elle clignote.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/10/SMUR_Strasbourg_%26_VSAV%2C_Krutenau_2019.jpg

C’est la même chose pour le flash d’un radar automatique qui se trouve sur le bord d’une route ou tout autre système totalement intégré à nos vies quotidiennes.

Principe 2 : Photographier la traînée intermittente de l’éclairage

La seconde manière de réaliser la prise de vue est de profiter de la traînée laissée par le mouvement de la source lumineuse. Comme il est classique de voir des photographies représentant les lignes lumineuses laissées par les phares de véhicule lors de leur passage dans une rue, ces lignes seront discontinues dans le cas des lumières clignotantes.

Ce principe est particulièrement utile quand la source lumineuse peut prêter à confusion quant au clignotement de la lumière.

Pour illustrer ce propos, j’ai réalisé cette photographie de la guirlande électrique de mon sapin de Noël dont les LED clignotent.

Ce clignotement est donc traduit par les lignes discontinues des traces lumineuses.

J’ai fait le choix d’un mouvement circulaire pour que ces traces évoquent un peu plus les boules de Noël accrochées aux branches.

Les paramètres de prises de vue

Dans ces deux cas ci-dessus, les photographies sont réalisées à partir d’une pose suffisamment longue pour permettre à l’ensemble des éclairages de s’allumer et s’éteindre le nombre de fois nécessaires.

Ainsi, la première photographie de l’ambulance a dû être prise sur pied pour garder la stabilité de l’appareil photo afin d’éviter tout risque de flou et avec une durée d’exposition autour de 1 seconde pour permettre aux gyrophares de tous s’allumer au moins une fois durant la prise de vue.

Concernant la seconde photographie, j’étais à main levée pour facilement réaliser le mouvement circulaire durant le temps d’une seconde que j’avais défini en mode manuel. Enfin, afin de récupérer de la netteté dans l’image au niveau de la boule blanche en particulier, j’ai déclenché un flash cobra à distance en fin de prise de vue (déclenchement au second rideau).

Maintenant, à vous de jouer avec ces éclairages de Noël lors de vos balades nocturne sur les marchés de Noël. Portez-vous bien est à bientôt.

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Créativité, propulseur de motivation...

La créativité par les similitudes de formes

Comme évoqué à plusieurs reprises dans mes articles à propos de la créativité, il est souvent nécessaire de se fixer des contraintes pour savoir canaliser notre réflexion. Ainsi, on pourra découvrir des trésors d’idées créatives. Ici, on ne change pas une équipe qui gagne. La contrainte définie sera les similitudes de formes.

Qu’est-ce que j’appelle les similitudes de formes

Etant donné que notre leitmotiv est de produire des images, les formes géométriques en sont une partie importante de celles-ci.

Ainsi, nous allons donc considérer les formes géométriques plus ou moins simple comme des carrés, des triangles, des lignes droites, des lignes brisées, des lignes courbes en S ou encore des étoiles, des pyramides, …

Bref, l’idée est de se concentrer sur les formes qui identifient des objets, des concepts, de manière assez précise.

Enfin, la créativité naîtra à travers l’aspect commun ou complémentaire entre les formes de 2 concepts ou objets que l’on souhaite mettre en relation pour transmettre un message.

Quelques exemples de principe

Prenons un exemple bateau : un histogramme croissant.

Sur la base de l’analyse de cette forme, il vient assez rapidement à l’esprit les deux types d’objets suivant dont la forme générale est similaire.

Avec ce type de relation, il serait éventuellement possible d’évoquer des messages du type :

« Nous avons scié dans les budgets pour gravir les escaliers de la réussite comme le montre notre histogramme ! »

Tâche à l’artiste que vous êtes, à mêler harmonieusement bien les images entre elles pour porter correctement ce message.

Maintenant, que vous voyez mieux le principe de cette technique de créativité, je vous invite à lire ou à relire l’article à propos de mon photomontage : « Quel est le plus dangereux ? ».

En effet, la base créative, de celui-ci, repose exclusivement sur cette technique.

A vous de pratiquer

Lire et intellectuellement comprendre un principe ne signifient pas qu’on le maîtrise. C’est pourquoi, il est très important de pratiquer à votre tour pour réaliser ce type d’association pour vos propres projets.

Plus vous mettrez en œuvre ces techniques, et plus elles deviendront des outils instinctivement disponibles dans votre boîte-à-outils créative !

Votre créativité n’a de limites que votre imagination !

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Photomontage du mois

En avril, ne te découvre pas d’un fil

Avec le challenge du mois de mars, j’ai préféré publier mon photomontage avec juste un jour de retard pour profiter de ce célèbre 1er avril ! L’idée est ici d’illustrer le dicton bien connu “En avril, ne te découvre pas d’un fil !”. En mélangeant les deux concepts, j’ai imaginé ce photomontage…

Cliquez sir l’image pour l’agrandir

Explication du comment

Comme vous le voyez, il m’a fallu récupérer des images de base assez particulières. Évidemment, je n’avais pas ces images dans ma propre banque d’image. C’est pourquoi, j’ai recherché des images libres de droits à différents endroits sur internet.

J’ai donc trouvé :

  • Une image du fond marin
  • Une image du hareng
  • Un portrait d’une femme qui portait un pull rouge bordeaux avec ses manches bien apparentes
  • Un hameçon de pêche
  • Une photographie de plancton

Par contre, j’ai dû me débrouiller par moi-même pour :

  • Faire une photographie d’un fil de laine
  • Reproduire un bouchon de pêche en 3 dimensions dans Blender pour m’assurer de l’avoir sous le bon angle
  • Et j’ai réalisé le fil de pêche avec l’outil plume de Photoshop.

Etape 1 – Le poisson

J’ai commencé par le détourage du hareng en prenant garde d’avoir de la transparence dans les nageoirs du dessous.

Puis, je lui ai ajouté le pullover. Pour ce faire, j’ai détouré rapidement une des manches de la photo de portrait puis j’ai créé un brush Photoshop pour faire les petits fils du pourtour du pull que j’ai utilisé pour finaliser le masque de détourage.

Enfin, à l’aide de l’outil transformation manuelle, j’ai déformé le pull pour le faire épouser la forme globale du poisson.

Pour correctement lier le pull et le poisson, j’ai ajouté une ombre de contact au niveau du cou.

Etape 2 – le fil de laine

Je me suis occupé de réaliser le fil de laine qui provient du pull qui se détricote.

J’ai donc prise ma propre photo d’une bonne longueur de fil de laine que j’ai détouré rapidement en jouant avec les couches de couleur primaire.

Enfin, je l’ai courbé en utilisant outil déformation de la marionnette.

Je l’ai placé correctement au niveau de la partie basse du pull

Comme ma laine n’avait pas la même couleur, j’ai utilisé un calque saturation contraste pour lui donner la même couleur que le pull. Enfin, j’ai peaufiné le réglage avec un calque courbe.

Etape 3 – la ligne de pêche

Ici, j’ai réalisé le fil et l’hameçon de pêche. J’ai donc encore une fois détouré un hameçon et j’ai utilisé l’outil plume pour réaliser le parcours du fil de nylon attachant l’hameçon.

A partir du tracé à la plume, j’ai créé sur un calque une fine ligne blanche dont j’ai ajusté l’opacité globalement et localement pour le rendre plus discret.

Concernant l’attache avec l’hameçon, j’ai fait quelques petites lignes autour de la branche principale pour faire comme si le fil était enroulé autour.

Etape 4 – le bouchon de pêche

Pour le bouchon de pêche, comme je ne sais pas encore exactement où j’allais le positionner, j’ai fait le choix de le modéliser totalement en 3D.

Je suis donc passé dans Blender pour le réaliser.

Dans le but d’avoir un référentiel visuel, j’ai exporté un aperçu de la scène que j’ai chargé en fond de la caméra.

Ensuite, je me suis inspiré d’une photographie d’un bouchon réel pour produire le modèle 3D et les matériaux.

Enfin, j’ai positionné le bouchon à la bonne taille et au bon endroit avant de lancer le calcul du rendu que j’ai sauvegardé au format PNG pour profiter de la couche ALPHA pour la transparence.

De retour dans Photoshop, j’ai créé un masque de fusion pour séparer la partie sous l’eau de celle sur l’eau. J’ai ajusté les contrats et les couleurs pour que ça fonctionne bien pour chacune de ces deux parties.

Etape 5 – Les rayons de lumière

La technique est classique. Il suffit de créer un calque dégradé avec l’option radial. Choisir un dégradé bruité en niveaux de gris. Après on ajuste les rayons avec le réglage des niveaux dans le but d’augmenter les contrastes. Enfin, on passe ce calque en mode de fusion “superposition”.

Etape 6 – Réglage globaux dans CameraRaw

Dans tous les photomontages, il est toujours utile de finir par des réglages globaux qui permettent de mieux fondre tous les calques ensemble.

J’ai réalisé ceci avec le module CameraRAW de Photoshop. J’ai ainsi équilibré les contrastes, augmenter les textures et donné une dominante de couleur à l’ensemble.

Comme l’image me semblait trop claire et pas assez dramatique, j’ai ajouté un calque courbe en mode de fusion produit pour redonner plus de corps à l’ensemble.

Autocritique

Voici le moment venu de faire le point sur ce que je pense de ce photomontage.

Je pense que la scène aurait pu prendre plus de présence en utilisant une focale grand-angle. Ça aurait été possible du moment que je puisse réaliser moi-même l’ensemble des photos. Mais là, pas le temps et pas accès à une plage paradisiaque non plus… pfff. C’est quand même dommage ça… 😉

Sinon, j’aime bien le rendu et le traitement global de l’image. Le contraste correspond bien à mon idée de départ et je trouve que l’illustration du dicton est plutôt bien compréhensible dans cette illustration. Qu’en pensez-vous ?

A vous de jouer, et n’hésitez pas à m’envoyer vos réalisations.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – L’autofocus

Comprendre le fonctionnement de l’autofocus permet de mieux le maitriser la mise au point dans votre usage quotidien de la pratique de la photographie. Ici, je vous explique ses grands principes de fonctionnement dans le but que vous obteniez de meilleurs résultats.

Fiche PDF : Les limites de l’autofocus

Téléchargez la

Fiche PDF ! 

L’autofocus

  • Il s’agit de l’automatisme de mise au point automatique de l’appareil photo
  • Il y a deux grands modes de fonctionnement :
    • L’autofocus statique
    • L’autofocus continu

Où faire la mise au point

  • Pour réaliser la mise au point, il faut indiquer à l’appareil l’endroit qui doit être net
  • Les collimateurs sont donc les emplacements répartis sur le cadre de la photo, où cette mise au point peut être réalisé

Les collimateurs

  • Ce sont les petits carrés et les points de l’image du slide précédent
  • Les carrés sont ceux sélectionnables par le photographe
  • Les points sont uniquement pour l’automatisme
  • Il y a les collimateurs linéaires qui détectent les lignes horizontales
  • Il y a les collimateurs en croix qui détectent les lignes horizontales et verticales

Conditions optimales pour l’autofocus

  • Pour réaliser l’autofocus, l’appareil prend en considération
    • Les contraste
    • Les différences de couleurs
  • Pour cela, il est nécessaire d’avoir le meilleur éclairage de la scène
  • Certain appareil possède une LED d’assistance à la mise au point qui s’allume pour temporairement éclairer la scène de temps de la mise au point.
  • Les flashes projettent des lignes rouges verticales pour le même usage
  • Le photographe doit cibler une zone texturée pour de meilleurs résultats

Limiter de la plage de mise au point

  • Sur certains objectifs, ce trouve un sélecteur de plage de distance de mise au point.
  • C’est notamment le cas des objectifs macro où leur usage se fait principalement à courte de distance.

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Photomontage et post-traitement

Comment ajouter de la brume à vos photos dans Photoshop

00:00 – Présentation
00:03 – Sujet
00:24 – Choix de la photographie adaptée
00:57 – Ajout de la perspective atmosphérique
02:28 – Ajout de la variabilité dans la brume
05:35 – Ajout de la brume d’horizon
08:21 – Ajout de l’effet de la lumière
10:34 – Colorisation de la lumière
11:52 – Pouce vers le haut
11:55 – Abonnement YouTube
12:02 – Abonnement blog
12:12 – Sur le chemin de votre INSPIRATION

Choix du bon type de photographie

Toutes les photographies ne sont pas adaptées pour que nous y ajoutions de la brume. En effet, la brume nécessite de la profondeur et ou un horizon lointain.

Dans l’exemple de la photographie de cet article (image issue de Pexels.com), nous pouvons distinguer les plans suivants :

  • 1er plan : le ponton avec la personne assise au bout,
  • 2nd plan : l’étendue du lac,
  • 3ième plan : les montages dessinées au-dessus de l’horizon.

Création de la perspective atmosphérique

La perspective atmosphérique est un phénomène naturel qui provoque un adoucissement progressif des couleurs en fonction de la profondeur de l’espace.

Pour réaliser cet effet, il est juste nécessaire de réaliser un calque de dégradé du blanc au noir que l’on passe en mode de fusion “superposition”.

Le résultat obtenu est le suivant avec l’opacité réglée à 60% :

Ajout de variabilité dans la brume

La brume n’est jamais parfaitement uniforme. Il est donc nécessaire d’introduire de la variabilité de manière à rendre plus réaliste l’effet.

Pour le faire, nous allons procéder par l’ajout de 2 calques supplémentaires, l’un pour l’avant-plan et l’autre pour l’arrière-plan.

Sur chacun d’entre eux, nous ajoutons une ligne de points blancs de manière aléatoire. Les tâches blanches seront plus petites sur le calcul d’arrière-plan et plus grandes sur le calque d’avant-plan.

Pour réaliser ces tâches, il est nécessaire de paramétrer un pinceau de la manière suivante: 

  • Dureté de la brosse = 0%
  • Dynamique de forme avec Variation de la taille = 100%
  • Diffusion = 500% environ

Pour chacun de ces calques, il faut appliquer un flou gaussien :

  • Flou de 60px pour le calque d’arrière-plan
  • Flou de 140px pour le calque d’avant-plan

La détermination du niveau de flou est à faire à l’œil à partir du moment ou le flou estompe suffisamment les tache pour ne plus clairement distinguer la forme ronde des tâches.

L’avant-plan étant par définition plus proche de l’observateur, il est nécessaire de réduire son opacité de quelques pourcents. Ici, j’ai choisi 70%.

Ajout de la brume d’horizon

La ligne d’horizon est la ligne représentant la distance à l’infini. Ceci signifie que c’est l’endroit où la brume est maximale.

Pour la réaliser, il suffit d’ajouter un calque avec un dégradé noir et blanc miroir, pas très étendu autour de la ligne d’horizon.

En passant sur le mode de fusion superposition, on obtient ceci :

Pour lui donner un aspect plus analogique avec des variabilités, il faut ajouter un masque de fusion au calque et le remplir avec le filtre rendu/nuages.

Le réalisme se calque toujours dans les détails, ici, il faut faire en sorte que la brume d’horizon ne passe pas au-dessus du personnage assis sur le ponton.

L’astuce consiste ici à mettre le dernier calque dans un groupe auquel on ajoute un masque de fusion. Ce dernier est construit à partir de l’inversion de la sélection du personnage avec un outil de sélection rapide.

Ajout d’un effet de lumière à l’ensemble de la brume

L’analyse des ombres et des points chauds de la photo montre que le soleil provient du haut à gauche de celle-ci :

Le but est donc de réaliser un halo de lumière sur cette photo.

Pour bien utiliser ce filtre, il faut créer un calque contenant l’image aplanie.

Cette opération est rapidement réalisée par la combinaison de touches “Shit+Ctrl+Alt+E”.

Maintenance, on applique le filtre rendu./Halo…

  • Je place le halo en haut à gauche de l’aperçu,
  • j’ai choisi un halo de type 105mm, 
  • j’ai choisi une luminosité de 125%.

Pour convertir cet effet sous forme de calque non-destructif :

  • je remplis ce calque de noir pur
  • et de ré applique le dernier filtre (“Alt+Crtl+F”),
  • Enfin, je passe de calque en mode de fusion superposition.

Finaliser le rendu en colorant la lumière de la brume.

Tous les effets ajoutés n’ont été faits qu’avec du blanc. Ceci donne un effet pas si mal, mais a quelque peu affadi la photo. Pour remédier à cela, j’ajoute une colorimétrie à l’ensemble des calques formant la brume.

Il faut donc commencer par regrouper tous les calques réalisés dans un seul groupe.

A celui, je viens attacher un calque “courbe de transfert de dégradé” dont les couleurs de celui-ci passe de froid au chaud.

Enfin, je le passe en mode de fusion superposition à 30% d’opacité pour que la teinte reste subtile.

Pour finir, ajuster la force de l’effet global en réglant l’opacité du groupe total, à 70% pour mon cas.

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La composition, la grammaire du visuel

La ligne de regard en photographie pour la composition

Lors de la composition d’une photographie, la prise en compte de la ligne de regard est un élément important à ne pas négliger. Dans cette vidéo, je partage avec vous quelques exemples de photos sur la base, desquelles je vous explique l’influence de la ligne de regard.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:09 – Qu’est-ce qu’est la ligne de regard en photographie ?
00:40 – La grammaire de l’image (article à lire)
00:50 – Exemple 1 : la potière (définition du sujet)
02:09 – Exemple 2 : l’enfant et les oiseaux (définition du sujet)
03:03 – Exemple 3 : la mère et l’enfant (le chemin de lecture)
04:00 – exemple 4 : L’entrée du magasin de bonbons (donner le sens à l’image)
05:28 – Pouce vers le haut
05:33 – Abonnement YouTube
05:42 – Abonnement blog

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La composition, la grammaire du visuel

Grammaire de l’image pour une composition structurée et puissante

Pour renforcer la puissance d’une photo ou d’une image, il faut apprendre à la déchiffrer au-delà de ce qu’elle représente à première vue. En effet, il est important d’identifier les éléments qui la structurent afin de les organiser dans le but de renforcer de sens de votre message.

Ici, nous allons uniquement les identifier.

Les points

Nous avons déjà partagé sur les 4 points forts d’une composition à travers la règle des tiers. Ceux-ci représentent les endroits dans le cadre où notre regard est naturellement attiré.

Ici, les points représentent les éléments de l’image correspondant au sujet principal et ses faire-valoir. Nous parlons donc des éléments présents dans l’image.

Dans l’exemple suivant, nous trouvons le heurtoir en sujet principal puis l’extrémité de la poignée de porte en sujet secondaire.

Fig. 1 - Les points que présente cet exemple de photo.
Fig. 1 – Les points que présente cet exemple de photo.

Les lignes

Les lignes de structure en composition peuvent être réelles ou évoquées. Elles se concrétisent par :

  • la géométrie apparente (géométrie d’un bâtiment architectural)
  • le mouvement d’une action (direction du canon d’un fusil)
  • le mouvement d’un effet de flou (flou d’un effet de filet)
  • la trajectoire évidente de l’objet (direction d’un véhicule)
  • la lumière elle-même (les rayons lumineux)

Dans le cas de notre exemple, les lignes réelles sont :

Fig. 2 - Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.
Fig. 2 – Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.

Et voici les lignes évoquées :

Fig. 3 - Les lignes évoquées que présente cet exemple de photo.
Fig. 3 – Les lignes évoquées que présente cet exemple de photo.

Ici, nous voyons bien que ces dernières lignes ne sont qu’une vue de l’esprit mais expriment bien une relation entre les points cités dans le chapitre précédent.

Nous constatons que nous n’avons que des lignes rectilignes dans notre exemple, mais il peut exister d’autres types. En voici une petite liste non exhaustive :

  • les lignes rectilignes
  • les courbes diverses
  • les courbes en S
  • les spirales

Les formes

En fonction des cas, plusieurs lignes peuvent être regroupées pour évoquer les formes.

  • les cercles
  • les triangles
  • les carrés
  • les rectangles
  • ou toutes autres formes géométriques de base.

En fonction de ces formes, les messages suivants peuvent être évoqués :

  • Lignes horizontales : Calme, plénitude, stabilité…
  • Lignes verticales : la solidité, la puissance, la force
  • Lignes diagonales : croissance / décroissance, profondeur, avenir…
  • Lignes convergentes en un point dans le haut de l’image : la grandeur, la puissance. Le spectateur est dominé par le sujet
  • Lignes convergentes en un point dans le bas de l’image : la fragilité, le spectateur domine le sujet.
  • Les triangles : une relation étroite entre les sujets
  • Les cercles : une notion d’égalité, une notion de cycle
  • Les carrés : notion d’organisation, de rigidité, de rigueur…

C’est à vous de faire

Voici de nouvelles pistes avec lesquelles je vous invite à vous amuser. Je vous propose donc de faire un petit exercice. Planifiez-vous une sortie photo pendant laquelle je vous demande de vous concentrer uniquement sur les aspects de cet article. Ainsi, vous pourrez aborder la photographie abstraite qui repose énormément sur ces notions.

Revenez ensuite ici et laissez en commentaire votre retour d’expérience. Comment avez-vous vécu cette séance ? quelles ont été vos difficultés ? Quel plaisir en avez-vous ressenti ?

C’est en partageant que nous pourrons aller plus loin ensemble. N’hésitez pas à partager en faisant suivre cet article à vos amis.

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La composition, la grammaire du visuel

La règle des tiers à appliquer presque tout le temps

Une image qui fonctionne est souvent une image qui plaît au regard. Pour ce faire, il est nécessaire de bien organiser les différents éléments importants qui la constitue. Plusieurs techniques existent pour se faire, mais celle qui est la plus connue et surtout la plus simple a mettre en oeuvre est la règle des tiers.

En effet, il a été montré que de façon générale qu’il y a 4 lignes et 4 points de force qui attirent spontanément le regard quand nous découvrons une photo. Le fait de placer le sujet et les autres éléments complémentaires en cohérence avec ces lignes et ces points de force harmonise instantanément l’ensemble.

La règle des tiers, c’est quoi ?

C’est simplement le principe de diviser de manière égale la largeur et la hauteur par 3 comme sur le schéma suivant (que l’on retrouve éventuellement incrusté dans le viseur ou sur l’écran de l’appareil photo numérique) :

Principe de la règle des tiers.
Fig. 1 – Principe de la règle des tiers.

Sur cette photo, nous avons

  • un point de force principal : inférieur droit.
  • un point de force secondaire : supérieur gauche,
  • une ligne de force principale : la verticale de gauche.

Pourquoi cette règle fonctionne ?

Le cerveau humain est conçu pour détecter les contrats divers et variés dont celui des proportions. C’est pourquoi cette règle fonctionne. Elle permet de ne pas mettre tous les éléments constituant l’image au même niveau de force mais elle les hiérarchise.

Si nous prenons l’exemple de la photo précédente, notre œil parcourt l’image de la manière suivante :

  • Il scanne très rapidement l’ensemble et est spontanément attiré par les zones massivement claires et nettes : il trouve donc le heurtoir,
  • ensuite il continue et trouve une autre zone répondant aux mêmes critères de netteté et de clarté : l’extrémité de la poignée de la porte.
  • Il suit alors la ligne verticale vers le bas conformément à la ligne de force principale,
  • puis fini de découvrir le reste des détails.

Règle des tiers : le sens lecture
Fig. 2 – Règle des tiers : le sens lecture

Le cheminement du regard lui-même est intéressant pour renforcer le sens de l’image. Comme nous l’avons vu, le premier mouvement va du point inférieur droit vers le point supérieur gauche. Ce mouvement de droite à gauche évoque ainsi inconsciemment le retour dans le passé car remonte notre sens naturel de lecture qui est de gauche à droite. Ce message est donc bien cohérent avec la vision d’une ancienne porte ouvragée.

Quand ne pas la respecter ?

En art, il est souvent conseillé de ne pas toujours respecter les règles car sa finalité est justement d’aller au delà de celles-ci pour progresser dans notre manière de penser. Il y a donc des cas, où cette règle ne s’applique pas. C’est le cas quand elle n’apporte rien au sens de l’image.

Le cas classique est la mise en évidence de la symétrie par exemple.

Règle des tiers : contre exemple de la symétrie
Fig. 3 – Règle des tiers : contre exemple de la symétrie

Ça peut aussi être le cas pour une mise en scène particulière comme ci-dessous.

Règle des tiers : contre exemple artistique
Fig. 4 – Règle des tiers : contre exemple artistique

Conclusion

Quand on commence la photographie, il est important d’appliquer ce type de règle de manière à les intégrer. Nous développons ainsi des automatismes qui nous permettent d’être plus réactif pour saisir les moments forts et intenses d’une scène. C’est le fameux “instant décisif” de Henri Cartier-Bresson.

Une fois cette règle acquise, il devient nécessaire de s’en détacher un peu pour aller plus loin dans notre progression.

Mais le plus important à chaque fois c’est de BIEN COMPRENDRE POURQUOI telle règle fonctionne et pourquoi on a utilisé telle technique.

C’est ainsi que vous pourrez maîtriser le sens de vos images tout en développant votre créativité.

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