L’utilisation des modificateurs est un réel atout pour réaliser des objets en 3 dimensions sans perdre trop de temps. L’un des principaux dans le logiciel Blender, c’est-à-dire, des plus utiles, est celui appelé « Tableau » ou « Array ». Il permet de reproduire plusieurs fois une géométrie de base. Dans cette vidéo, je vous explique comment il fonctionne et j’illustre mon propos à la fin en réalisant facilement une chaîne de type Forçat.
00:10 – Prépa scène 00:21 – L’onglet Modificateurs 00:35 – Modificateur « Tableau » (Array) 00:44 – Décalage relatif 01:59 – Décalage constant 02:35 – Différence entre le décalage relatif et constant 03:36 – Objet de décalage 03:55 – Création empty 04:18 – Décalage suivant X 05:00 – Changement de taille 05:49 – Rotation 07:16 – Option Fusionner 09:05 – Cas concret : fabrication d’une chaîne 11:17 – Le type de remplissage 11:42 – Ajuster à la longueur 12:20 – Modificateur « Courbe » 13:08 – Ajuster à une courbe 14:40 – Paramètres généraux aux modificateurs 16:09 – Appliquer les modificateurs
Avec le challenge du mois de mars, j’ai préféré publier mon photomontage avec juste un jour de retard pour profiter de ce célèbre 1er avril ! L’idée est ici d’illustrer le dicton bien connu “En avril, ne te découvre pas d’un fil !”. En mélangeant les deux concepts, j’ai imaginé ce photomontage…
Cliquez sir l’image pour l’agrandir
Explication du comment
Comme vous le voyez, il m’a fallu récupérer des images de base assez particulières. Évidemment, je n’avais pas ces images dans ma propre banque d’image. C’est pourquoi, j’ai recherché des images libres de droits à différents endroits sur internet.
J’ai donc trouvé :
Une image du fond marin
Une image du hareng
Un portrait d’une femme qui portait un pull rouge bordeaux avec ses manches bien apparentes
Un hameçon de pêche
Une photographie de plancton
Par contre, j’ai dû me débrouiller par moi-même pour :
Faire une photographie d’un fil de laine
Reproduire un bouchon de pêche en 3 dimensions dans Blender pour m’assurer de l’avoir sous le bon angle
Et j’ai réalisé le fil de pêche avec l’outil plume de Photoshop.
Etape 1 – Le poisson
J’ai commencé par le détourage du hareng en prenant garde d’avoir de la transparence dans les nageoirs du dessous.
Puis, je lui ai ajouté le pullover. Pour ce faire, j’ai détouré rapidement une des manches de la photo de portrait puis j’ai créé un brush Photoshop pour faire les petits fils du pourtour du pull que j’ai utilisé pour finaliser le masque de détourage.
Enfin, à l’aide de l’outil transformation manuelle, j’ai déformé le pull pour le faire épouser la forme globale du poisson.
Pour correctement lier le pull et le poisson, j’ai ajouté une ombre de contact au niveau du cou.
Etape 2 – le fil de laine
Je me suis occupé de réaliser le fil de laine qui provient du pull qui se détricote.
J’ai donc prise ma propre photo d’une bonne longueur de fil de laine que j’ai détouré rapidement en jouant avec les couches de couleur primaire.
Enfin, je l’ai courbé en utilisant outil déformation de la marionnette.
Je l’ai placé correctement au niveau de la partie basse du pull
Comme ma laine n’avait pas la même couleur, j’ai utilisé un calque saturation contraste pour lui donner la même couleur que le pull. Enfin, j’ai peaufiné le réglage avec un calque courbe.
Etape 3 – la ligne de pêche
Ici, j’ai réalisé le fil et l’hameçon de pêche. J’ai donc encore une fois détouré un hameçon et j’ai utilisé l’outil plume pour réaliser le parcours du fil de nylon attachant l’hameçon.
A partir du tracé à la plume, j’ai créé sur un calque une fine ligne blanche dont j’ai ajusté l’opacité globalement et localement pour le rendre plus discret.
Concernant l’attache avec l’hameçon, j’ai fait quelques petites lignes autour de la branche principale pour faire comme si le fil était enroulé autour.
Etape 4 – le bouchon de pêche
Pour le bouchon de pêche, comme je ne sais pas encore exactement où j’allais le positionner, j’ai fait le choix de le modéliser totalement en 3D.
Je suis donc passé dans Blender pour le réaliser.
Dans le but d’avoir un référentiel visuel, j’ai exporté un aperçu de la scène que j’ai chargé en fond de la caméra.
Ensuite, je me suis inspiré d’une photographie d’un bouchon réel pour produire le modèle 3D et les matériaux.
Enfin, j’ai positionné le bouchon à la bonne taille et au bon endroit avant de lancer le calcul du rendu que j’ai sauvegardé au format PNG pour profiter de la couche ALPHA pour la transparence.
De retour dans Photoshop, j’ai créé un masque de fusion pour séparer la partie sous l’eau de celle sur l’eau. J’ai ajusté les contrats et les couleurs pour que ça fonctionne bien pour chacune de ces deux parties.
Etape 5 – Les rayons de lumière
La technique est classique. Il suffit de créer un calque dégradé avec l’option radial. Choisir un dégradé bruité en niveaux de gris. Après on ajuste les rayons avec le réglage des niveaux dans le but d’augmenter les contrastes. Enfin, on passe ce calque en mode de fusion “superposition”.
Etape 6 – Réglage globaux dans CameraRaw
Dans tous les photomontages, il est toujours utile de finir par des réglages globaux qui permettent de mieux fondre tous les calques ensemble.
J’ai réalisé ceci avec le module CameraRAW de Photoshop. J’ai ainsi équilibré les contrastes, augmenter les textures et donné une dominante de couleur à l’ensemble.
Comme l’image me semblait trop claire et pas assez dramatique, j’ai ajouté un calque courbe en mode de fusion produit pour redonner plus de corps à l’ensemble.
Autocritique
Voici le moment venu de faire le point sur ce que je pense de ce photomontage.
Je pense que la scène aurait pu prendre plus de présence en utilisant une focale grand-angle. Ça aurait été possible du moment que je puisse réaliser moi-même l’ensemble des photos. Mais là, pas le temps et pas accès à une plage paradisiaque non plus… pfff. C’est quand même dommage ça… 😉
Sinon, j’aime bien le rendu et le traitement global de l’image. Le contraste correspond bien à mon idée de départ et je trouve que l’illustration du dicton est plutôt bien compréhensible dans cette illustration. Qu’en pensez-vous ?
A vous de jouer, et n’hésitez pas à m’envoyer vos réalisations.
L’utilisation des flashes en lumière ambiante nécessite de régler leurs puissances au strict nécessaire pour apporter la juste mesure de lumière sans que celle-ci soit identifiable comme provenant d’un flash. Cette technique demande donc au photographe de maitriser parfaitement cette technique. Pour vous aider dans cette pratique, je partage avec vous le mode opératoire pour réaliser correctement les réglages.
Fiche PDF – Téléchargez ce mode opératoire au format PDF pour l’imprimer et l’emporter avec vous :
La scène est éclairée par deux types de sources lumineuses
La lumière ambiante
La lumière issue du ou des flashes
Il s’agit donc d’enregistrer sur la photo l’effet de ces deux types d’éclairage.
Il faut procéder de manière indépendante
Différences entre les types de sources
Lumière ambiante
Emission de la lumière continuellement.
On dit que c’est une source de lumière continue
Lumière des flashes
Emission d’un éclair lumineux d’une durée entre 1/1000 et 1/50000 de seconde
Moyen d’action sur chaque type de source
L’exposition en lumièreambiante est réglable par
L’ouverture du diaphragme
La durée d’exposition
La sensibilité ISO
L’exposition en lumière flash est réglage par
L’ouverture du diaphragme
La sensibilité ISO
La puissance du flash
La différence d’action porte donc sur le réglage de la duréed’exposition et la puissance du flash
Vitesse de synchro flash
Pour rappel la durée minimum d’exposition est de 1/250s
Pour comprendre pourquoi, je vous invite à revoir le Focus du Jour dédié à ce sujet.
Mode opératoire
Il faut donc commencer par régler la durée d’exposition sur 1/250s, puis réaliser l’exposition correcte de la scène sans flash en réglant :
L’ouverture de diaphragme
La sensibilité ISO
Ensuite il faut allumer le flash est procéder au réglage de sa puissance
Si flash en mode TTL, il suffit d’agit sur le paramètre de compensation du flash. Des valeurs négatives pour amoindrir la présence du flash ou des valeur positives pour l’inverse
Si mode en manuel, il faut commencer avec une valeur de puissance intermédiaire (1/16 par exemple) puis de l’ajuster en fonction du résultat obtenu
Réglages fins
Si la lumière ambiante est trop forte par rapport au flash, il faut :
Fermer le diaphragme
Et augmenter d’autant la puissance du flash
Si la lumière ambiante est tropfaible par rapport au flash, il faut :
Ouvrir le diaphragme
Et baisser d’autant la puissance du flash
Si la lumière du flash par rapport à la lumière ambiante est
Tropforte, il faut baisser la puissance du flash
Tropfaible, il faut augmenter la puissance du flash
La présence de flamme dans une photographie apporte souvent de l’intérêt à celle-ci. Cependant, il n’est pas toujours facile de réaliser ce type de cliché dans le respect des règles de sécurité. C’est pourquoi, la possibilité d’ajouter à posteriori de cet élément est un avantage certain. Je partage donc avec vous comment utiliser cette fonctionnalité de manière à ce que vous puissiez l’utiliser ensuite dans vos propres projets personnels.
Généralités à propos de ce filtre
L’outil Flamme de Photoshop est un filtre de la sous-rubrique rendu. Ce filtre a pour utilité de produire des représentations de flamme de feu pour les ajouter à vos photographies.
Il s’agit d’un outil évolué qui propose plusieurs types de rendus avec de nombreux réglages possibles pour obtenir le résultat adapté à votre besoin.
Ces réglages concernent la géométrie de la flamme, mais aussi sa couleur.
Mode opératoire
Pour utiliser ce filtre, il est nécessaire de réaliser un tracé permettant de définir en fonction du type de flamme choisi dans la boîte de dialogue,
soit la forme de la flamme,
soit la ligne le long de laquelle des flammes seront générées.
Commencez donc par réaliser un calque vide. C’est sur ce calque que sera créée la flamme. Il s’agit ici d’une bonne pratique, car il serait possible de directement générer la flamme sur le calque contenant l’image de base.
Cependant, en isolant la flamme sur un calque à part, vous aurez la possibilité de venir modifier facilement sa géométrie et son mode de fusion pour une meilleure intégration à votre image.
La seconde étape est de réaliser un tracé vectoriel à l’aide de l’outil plume.
Juste quelques points suffisent pour une flamme de bougie par exemple. Ou plusieurs tracés les uns à côté des autres permettront de réaliser un feu de cheminée avec plusieurs flammes.
Enfin, avec le calque vide de sélectionné et le tracé actif, activez le filtre en allant dans le menu : Filtres/Rendu/Flamme…
La boîte de dialogue s’ouvre. Cliquez sur Valider après avoir réglé vos paramètres pour générer la ou les flammes.
Enfin, pour peaufiner son intégration, vous pouvez :
modifier sa géométrie en utilisant la transformation manuelle, la déformation de la marionnette, ou encore l’outil fluidité.
choisir le mode de fusion le plus adapté à votre image tel que Superposition, lumière crue, lumière linéaire…
Voyons ensemble deux exemples d’utilisation en vidéo
Exemple de réalisation d’une flamme de bougie
Exemple de réalisation d’un feu de cheminée
Astuces diverses
Je vous conseille de choisir une faible valeur pour le paramètre avancé “Opacité” dans la boîte de dialogue du filtre, car vous pourrez multiplier les claques flamme pour leur donner plus de densité.
Le générateur réalise des flammes très, voire plutôt trop nettes. Ceci à l’avantage de pouvoir ajuster le bon niveau de flou en cohérence avec l’image de base. Je vous invite donc à penser à appliquer un flou gaussien sur le calque de votre flamme après l’avoir converti en calque dynamique. Ainsi, vous pourrez revenir sur ce réglage après coup pour ajuster son intensité.
Si vous êtes amené à produire un feu avec plusieurs flammes, je vous invite aussi à procéder par étapes successives. Ceci a l’avantage de pouvoir apporter de la variation dans vos réglages d’opacité des différents calques. Ceci donnera un aspect plus analogique au résultat et donc plus naturel.
Dernier petit conseil avant de vous laisser faire, n’oubliez pas non plus l’influence de la présence de cette flamme dans son environnement. Il faut donc penser à ajouter les reflets et l’illumination des objets avoisinants de manière subtil pour que la flamme prenne correctement sa place dans l’ensemble.
A vous de travailler maintenant…
Et voilà. J’ai fait ma part du travail en vous apportant mes conseils pour savoir utiliser correctement cet outil.
Maintenant pour réellement apprendre et retenir cette connaissance, c’est à vous d’essayer en mettant en pratique ce que vous venez de lire.
Je vous invite à poster en commentaire vos résultats obtenus et surtout les questions que vous allez certainement vous poser lorsque vous serez seul devant votre ordinateur. Je tâcherai alors d’y répondre pour vous apporter encore plus de valeur.
Pour ajouter de la créativité à vos photos, il est intéressant d’ajouter des effets lumineux. Prendre de tels effets directement à la prise de vue, ne permet pas d’ajuster la quantité et le dosage de celui-ci en post-traitement. Dans cet article, je vous propose de vous expliquer comment photographier uniquement des lens-flare dans le but de les ajouter ensuite en post-traitement.
Matériel nécessaire
Pour ce type de photos, il vous sera nécessaire d’utiliser les matériels suivants :
Un fond noir,
Un appareil photo monté sur pied,
Une source lumineuse très intense.
J’utilise personnellement la lampe flash de mon smartphone comme source lumineuse. Elle a l’avantage d’être assez ponctuelle et puissance pour produire l’effet recherché.
Explication du set up
Installez un fond noir dans une pièce sombre devant votre boîtier monté sur un pied photo. Cadrer la prise de vue de manière à voir exclusivement une portion du fond noir. Paramétrez ensuite votre boîtier en mode manuel.
Photo du setup pour le prise de vue des effets de lens-flare
Commencez par régler votre ouverture à f/11 minimum. Ce réglage vous permettra d’obtenir un point lumineux en forme d’étoile avec beaucoup de branches. Plus le diaphragme sera fermé et plus l’éclat lumineux aura un nombre important de branches. Réglez ensuite la valeur de sensibilité ISO à la valeur la plus basse disponible sur le boîtier. Enfin, réglez une vitesse d’obturation aux alentours de 1/100ième de seconde.
Ajustez les réglages de manière à obtenir une photo totalement noir sans utiliser la source lumineuse.
Prise de vue
Pour réaliser vos photos, maintenez la source lumineuse devant l’objectif en faisant en sorte que celle-ci éclaire directement l’intérieur de celui-ci. Déplacez légèrement la source lumineuse de droite à gauche et de haut en bas de manière à positionner l’éclat lumineux et ses artefacts.
Afin de s’assurer d’avoir plusieurs tâches lumineuses recouvrant la photo, il est utile de ne pas bien nettoyer la lentille frontale en laissant quelques poussières sur celle-ci. C’est en effet lorsque la lumière vient heurter ces petites poussières que celle-ci se diffracte et provoque les fameux artefacts en forme de taches lumineuses.
C’est après de multiples essais que vous aurez confectionné une collection de photo répondant à vos besoins.
Post-traitement des photos prises
Je vous invite fortement à prendre les photos au format RAW. De cette manière, vous aurez plus de latitude pour ajuster celle-ci dans le but de faire ressortir toutes les informations contenues en elle. Je réalise personnellement ce travail sous Lightroom Classic CC ou sous le module Camera Raw de Photoshop.
Pour bien faire ressortir ses effets lumineux, poussez le paramètre clarté assez fortement ainsi que le paramètre saturation. Les différentes couleurs de la décomposition de la lumière blanche n’en seront que plus visibles.
Afin de vous assurer de ne pas trop modifier la luminosité de la photo sur laquelle vous souhaitez appliquer cet effet, il est nécessaire de s’assurer qu’une grande partie de la photo du lens-flare soin d’un noir pur. Pour se faire, utilisez le slider noir en le décalant vers la gauche.
Ajustez les sliders blanc et haute lumière de manière à intensifier à votre convenance l’effet lumineux.
Traitement des photos de lens-flare sous CameraRAW
Intégration dans une photo
Ouvrir la photo dans laquelle vous souhaitez ajouter l’effet lumineux. Faites un copier-coller de votre photo de lens-flare dans un nouveau calque et sélectionnez le mode de fusion superposition pour celui-ci.
Utilisez l’option transformation manuelle ou le raccourci CTRL+T afin d’ajuster la taille et la position de l’effet lumineux. Enfin, jouez sur le paramètre d’opacité pour réduire son effet ou dupliquer le calque pour l’augmenter.
Il est souvent utile d’assombrir la photo d’origine afin de mieux intégrer l’effet lumineux à celle-ci. Pour ce faire, j’utilise classiquement un calque courbe sur lequel je réduis les tons moyens.
Avant/Après l’ajout de lens-flare sur une photo
Maintenant, c’est à vous de jouer. Vous connaissez la technique pour produire vos propres ressources lens-flare ainsi que la manière de les utiliser en post-traitement. N’hésitez pas à me remonter vos questions ou vos remarques en commentaire ci-dessous de l’article.