Savoir réaliser ses propre photos pour pouvoir ensuite les assembler ensemble dans un photomontage créatif est un fort avantage. L’exemple d’aujourd’hui est la réalisation de photographies de gouttes d’eau sur une vitre. Je vous montre et vous explique comment procéder pour la prise de vue ainsi que le post-traitement de l’image en elle-même. La semaine prochaine, je vous expliquerai comment l’utiliser dans un photomontage.
Je partage avec vous comment j’ai réalisé la prise de vue de cette graine de pissenlit en studio avec trois flashes cobras pilotés à distance. Je vous emmène avec moi, tout au long de la construction de cette photo.
Dites-moi en commentaire comment vous trouvez ce type de vidéo où je cherche à vous montrer le cheminement de réalisation d’une photographie en studio photo.
Apporter un aspect créatif à une prise de vue peut être facilement réalisable en déplaçant son sujet dans un nouvel environnement pour la prise de vue. C’est le cas ici, en photographiant une simple pâquerette non pas dans mon jardin, mais en studio avec un éclairage construit de toute pièce avec des gélatines. Le résultat est évidemment différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Et c’est justement ça, le but recherché.
Bonjour, ici Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.
Aujourd’hui, je partage avec vous la prise de vue d’une pâquerette en studio avec 2 flashes déportés et des gélatines.
Je vais commencer par expliquer le setup.
Les réglages de l’appareil photo
Donc, je suis positionné sur pied avec mon appareil photo en ayant déjà réalisé le cadrage sur la pâquerette en elle-même. C’est un plan plutôt rapproché puisque j’utilise un objectif macro 105mm. Pour avoir suffisamment de profondeur de champ, j’ai été obligé de fermer le diaphragme à f/32.
A côté de ça, pour éviter l’impact de la lumière ambiante de la boite à lumière servant à m’éclairer pour la vidéo et l’éclairage au-dessus, je me suis mis à 100ISO. Comme ça, si je fais une photo sans flash, je n’ai aucun impact, ma photo est noire.
Ensuite, je me suis mis à 1/125s de manière à être suffisamment proche de la vitesse de synchronisation flash, je vous invite à aller voir l’article en question pour comprendre ce que c’est, et être suffisamment rapide pour éviter d’avoir le moindre de flou de bougé.
Pour garder tous ces réglages-là, évidemment, je me suis mis en mode manuel pour la prise de vue.
Au niveau de la mise au point, je me suis aussi mis en mode mise au point manuel. En réalité, je suis en autofocus, mais avec le bouton AF-ON. Encore une fois, je vous invite à aller voir les avantages de ce paramètre-là. C’est-à-dire que je peux faire la mise au point avec l’autofocus, par contre, lorsque je déclenche, je n’active pas cet autofocus une nouvelle fois et donc je suis toujours sur le même plan de netteté.
Voilà, au niveau de l’appareil photo.
Les déclencheurs distants
Dessus, j’ai monté un déclencheur radio distant. Donc c’est un CACTUS V6 qui communique ici en mode émetteur. Et j’ai les deux mêmes modèles en mode récepteurs qui vont piloter 2 flashes distants. Ceux sont des flashes cobras SB700 Nikon.
Chaque flash à un réglage différent. Ça, c’est le flash du groupe A et ça le flash du groupe B. Ça me permet de régler les puissances des flashes de façon indépendante depuis ce déclencheur-là.
L’éclairage de la scène
Maintenant en termes d’éclairage.
Donc au niveau des puissances j’ai réglé le flash A à ¼ de sa puissance et le flash B à ½ de sa puissance. Alors, effectivement, ces réglages, on les fait au fur et à mesure qu’on prend des photographies de manière à peaufiner les réglages de manière à avoir plus ou moins de force sur l’un ou l’autre des flashes.
Donc, les gélatines sont des feuilles plastiques teintées. Là du bleu et ici du jaune-orangé. J’ai fait le choix de prendre ce couple de couleur, car le bleu et le jaune sont des couleurs complémentaires et ça va augmenter le contraste colorimétrique de l’image finale. Et ce sera plus intéressant que d’avoir d’autres couleurs qui se mixeront peut-être moins bien.
Prises de vues et explications
Si je désactive le flash B et que je prendre une photo uniquement avec le flash A sans les gélatines pour commencer.
On a une photographie qui est complétement en contre-jour, ce qui est logique, car on a l’émission de la lumière qui provient d’ici. On n’a pas de dominante de couleur, car on n’a pas placé de gélatine devant le flash. Et on a un aspect assez contrasté de l’image.
Maintenant, si j’active le flash B en même temps, toujours sans la gélatine.
Là, on retrouve un éclairage équilibré. Il n’y a pas de dominante de couleur. On a une photographie qui est bien exposée.
Il y a juste un petit pétale de cramé. Mais c’est normal, car il faut savoir que la lumière qui passe à travers des gélatines va perdre de sa puissance. Donc, il est normal qu’avec les réglages que j’ai faits qui fonctionnent avec les gélatines, l’éclairage soit un petit peu plus puissant quand on enlève les gélatines.
Je désactive de nouveau le flash B et je vous montre la photo avec uniquement le flash A mais avec la teinte bleue. Donc je reprends la photo.
Cette fois-ci, on a un effet nuit américaine. On a l’impression qu’on a photographié la pâquerette au milieu de la nuit juste avec un éclairage de la Lune dessus. Le sujet baigne complètement dans cet aspect bleu, puis que la teinte bleue vient éclairer le plan de la table blanc qui reflète la couleur bleue. Donc toute la fleur est englobée dans cette ambiance bleue.
Pour contrecarrer ça, je peux flasher avec le flash B, mais sans la gélatine jaune pour commencer. Donc, j’ai du bleu et du blanc.
Là, je viens de reprendre la photographie. On a un équilibre et on a un contraste. Mais on n’a pas de teinte sur les pétales de la fleur et la photo reste donc assez neutre. Ceci est dû au fait que la couleur du flash B est blanche.
Maintenant, je refais la même photo, mais en mettant la gélatine orange sur le flash B pour teinter cet éclairage.
Et là, on a quelque chose d’un petit peu plus chaleureux et un petit peu plus vivant que ce qu’on avait avant, puis que ça correspond à un éclairage urbain comme une ampoule d’un lampadaire qui éclairerait le sujet. Ceci est un peu plus cohérent avec une ambiance extérieure alors qu’ici, nous sommes dans un simple studio intérieur. Donc on a bien le contrôle total de l’éclairage de notre scène.
Donc, là, on vient de voir le principe de prise de vue. On vient de voir les photos brutes qui sont déjà pas mal. Je n’ai pas encore fait de retouche photo dessus. On va voir le résultat après le travail de retouche que je vais vous dispenser. On verra juste le résultat final. Je ne vais pas vous montrer ici le processus de retouche ici. Ce sera éventuellement sur une autre vidéo.
Voilà, pour cet exemple de prise de vue, assez simple. Il n’y a pas besoin de grand-chose mais ça donne déjà une ambiance qui est totalement autre que ce que l’on peut faire à l’extérieur sur une pâquerette.
Donc, si vous avez aimé cette vidéo, je vous invite à cliquer sur le pouce vers le haut, à vous abonner à la chaîne YouTube et à partager cette vidéo avec vos amis. Mais le top du top est de vous abonner à mon blog initiation-photo.com en scannant le QR code affiché à l’écran. Et en échange, vous recevrez mon livre « Sur le chemin de votre INSPIRATION ». Et moi, il me reste à vous dire, merci beaucoup, au revoir, et à bientôt.
Vous avez pu voir à plusieurs reprises sur mon blog, initiation-photo.com, l’utilisation du logiciel Set.a.light 3D. Cet outil informatique permet de simuler de manière réaliste le comportement de la lumière dans le cadre d’un studio photographique virtuel orienté pour la pratique du portrait.
Avant toute chose, je tiens à vous signaler que cet article n’est pas sponsorisé.
Quels sont les bénéfices pour les débutants de set.a.light 3D ?
Pourquoi évoquer un simulateur de studio photo alors que l’un des objectifs de ce blog est de vous apprendre à mieux pratiquer la photographie réelle, dans la vraie vie ?
En fait, pour maîtriser la photographie, il y a plusieurs axes de connaissances dans lesquels il faut avoir un minimum de compréhension pour produire une image en toute conscience :
Ce logiciel va vous permettre d’appréhender deux de ces 5 axes : la compréhension de la lumière et découvrir un ensemble de matériel d’éclairage de studio.
Apprendre sereinement
Ici, à l’aide de ce simulateur, vous allez pouvoir tester de multiples configurations d’éclairage face à des modèles, ayant une patience infinie, qui ne bougent pas et qui ne jugent pas.
Confortablement installé devant votre ordinateur, vous pourrez donc pratiquer cette discipline quand vous le souhaiterez en vous économisant tout un ensemble de contrainte :
Recherche des modèles
Organisation de la séance
Acquisition du matériel (achat ou location)
Impatience du modèle si vous tâtonnez trop longtemps
Aménagement physique du studio…
Pas de limite de matériel
Vous n’êtes pas sans savoir que le budget nécessaire à la pratique de la photographie est une donnée importante à ne pas négliger. Au vu des prix des matériels pour la photographie, il est nécessaire de viser au plus juste et surtout au plus adapté à vos besoins. Sans quoi, vous risquez de vous endetter sur les nombreuses années voire générations futures… 😉
Seulement, comment savoir vraiment si vous avez plus besoin d’un bol beauté ou d’une boîte à lumière carrée de 40x40cm ?
La réponse est simplement. Il suffit de tester pour voir la différence de l’effet. Et bien, avec Set.a.Light 3D, vous pourrez tout tester et ainsi mieux connaître le type de matériel qui correspond à votre usage.
Source d’inspiration
Depuis la version 2.5.1 sortie en janvier 2020, l’outil dispose d’une section communautaire, qui permet de partager ses réalisations et aussi de découvrir les techniques d’éclairage des autres utilisateurs.
Au-delà de l’aspect purement pédagogique de ces partages, il s’agit aussi d’une superbe source d’inspiration pour vos futures réalisations photographiques.
Plateforme de test et recherche personnel (créativité)
L’objectif, ici n’étant pas d’être exhaustif sur tous les avantages de ce logiciel. Cependant, je souhaite finir cette énumération partielle par la valeur ajoutée de celui-ci vis-à-vis de votre créativité.
Souvent, quand on est en phase de recherche créative, on se cherche. On teste plusieurs choses, puis on change tout, pour enfin revenir à notre première idée, mais avec quelques ajustements qui font la différence…
Tous ces types de processus créatifs sont laborieux et chronophages. De plus, les instants créatifs ne préviennent pas et nécessitent souvent de les saisir au vol pour ne pas risquer de les voir s’envoler.
Set.a.Light 3D est justement toujours disponible sur l’ordinateur d’un simple clic de souris. Vous perdrez donc beaucoup moins de ces moments magiques de créativité.
Studio photographique virtuel, à quoi ressemble set.a.light 3D ?
Maintenant que je vous ai bien mis l’eau à la bouche, à quoi ressemble cet outil ?
Comme je l’ai rapidement indiqué en introduction, il s’agit d’un studio photo virtuel. Il s’y trouve donc tout ce qui est logique d’y trouver :
différents modèles à photographier
des accessoires divers pour accompagner les modèles (des meubles, instruments de musique, plantes vertes…)
toutes les configurations de matériel d’éclairage (du flash de studio à puissance réglable, au flash cobra en passant par les éclairages à lumière continue)
les différents accessoires d’éclairage comme les réflecteurs, les bloqueurs de lumière, les fonds, et même les diffuseurs depuis la toute dernière version 2.5.6 sortie le 13/01/2021.
Ce qui est bien, c’est que tout est réglable en termes de dimension et positionnement dans la salle, elle-même modifiable en dimension, couleur, textures…
L’interface est construite autour de 2 vues principales : la fenêtre de navigation dans l’espace 3D et l’aperçu de la photo en cours de réalisation.
Autour de cela, se trouvent plusieurs panneaux donnant l’accès à l’ensemble des paramètres réglables de chaque élément.
Comment obtenir Set.a.light 3D
Ici, nous sommes sur le tout numérique dont l’avantage est la disponibilité immédiate.
Il suffit d’aller sur le site web de la société de développement : https://www.elixxier.com/
Achetez en ligne la licence qui vous convient parmi les deux choix possibles de niveaux du logiciel.
Dans les quelques minutes qui suivront, vous recevrez votre clé de licence qu’il suffira de saisir au démarrage du logiciel après de l’avoir téléchargé et installé sur votre ordinateur.
Bref, en moins de 10 minutes vous serez déjà en train de profiter de cet outil.
Je vous conseille de vous référer aux indications de la configuration minimum nécessaire de votre ordinateur (MAC ou PC) pour vous assurer de sa compatibilité avec votre propre matériel informatique.
Evidemment, au-delà de la question de l’utilité de cet outil pour vous, vous vous poserez certainement la question de savoir, quel est le niveau du logiciel dont vous aurez besoin entre la version dite :
BASIC
ou STUDIO
Encore une fois, l’avantage du tout numérique est que vous avez moyen d’utiliser gratuitement le logiciel durant 15 jours gratuitement pour comparer deux niveaux proposés et tester la valeur ajoutée du produit.
Ainsi, vous serez capable de clairement choisir le budget que vous serez prêt à investir dans ce produit. Qui pour moi, soit dit en passant, est loin d’être excessif par rapport à n’importe qu’elle autre matériel photo.
Illustration de l'article à propos de la lumière indirecte
Dans cette vidéo, je répond à une question concernant le lumière par rebond. Comment celle-ci réagit-elle et quels sont les paramètres importants à ne pas négliger pour correctement utiliser le principe de l’éclairage indirect pour vos photographies.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:12 – Utilisation de Set.a.Light 3D Studio d’Elixxier 00:18 – Présentation du setup utilisé 00:47 – Explication du principe de l’éclairage indirect 01:19 – Preuve visuelle qui valide le principe 02:29 – Impact sur la puissance lumineuse nécessaire 04:01 – Influence de la réflectance 05:03 – Influence de la teinte 05.42 – En résumé… 07:01 – Appel à commentaires ou à questions 07:07 – Pouce bleu 07:12 – Abonnement YouTube 07:17 – Abonnement blog
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”. Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
Réalisation finale de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Avant de commencer cet article, je vous adresse tous mes vœux de bonheur, de prospérité et surtout de santé pour l’année 2019 ! Le début de chaque année est l’occasion de se définir de bonnes résolutions. Peut-être que l’une d’entre elles sera d’acquérir une tonne de matériels photo onéreux. Cependant, en attendant ce temps-là, je vous propose de réaliser la photo d’une bouteille à plusieurs sources d’éclairage, mais avec seulement un seul flash cobra. L’objectif de cet article, et de vous montrer que l’on peut réaliser de belles photos avec un minimum de matériel. Je vous invite à vous en inspirer, pour développer votre créativité et repousser vos limites techniques en dépensant un minimum d’argent.
L’idée
Mon but était de réaliser une image pouvant évoquer un moment chaleureux autour d’un moment de partage inspiré par cette période de premier de l’an. J’ai choisi de mettre en scène une bouteille d’alcool dans un décor simple en bois. La dominante de couleur de l’image devait être chaude pour apporter de la douceur à l’image tout en mettant en avant les textures des matériaux. Les utiliser les accessoires suivants :
une bouteille de Bénédictine non entamée,
une planche de bois pour faire mon support,
une planche à découper en bois pour faire le fond.
Le matériel photo
Comme évoqué dans le paragraphe d’introduction, j’ai utilisé le strict minimum de matériel photo. La liste est la suivante :
un boîtier photo,
un pied photo,
un flash cobra,
un couple de transmetteurs radio pour flash (CACTUS v6)
une plaque de plexiglas blanche translucide,
une plaque de polystyrène.
Pour info, les plaques de plexiglas et de polystyrène pourraient être simplement remplacées par des draps blancs.
Méthode de prise de vue
La technique utilisée est simple. Le but est de prendre sans jamais déplacer la bouteille ni le boîtier, 3 photos avec des éclairages différents. Les setups sont les suivants :
Première photo de base
Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Première photo de base de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Seconde photo de base
Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Seconde photo de base pour l’éclairage des étiquettes
Troisième photo de base
Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide
Assemblage des photos
Assemblage des deux premières photos
Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes
L’assemblage est réalisé à partir des deux premières photos placées sur deux calques superposés ; la seconde photo étant placée au-dessus de la première. A l’aide d’un masque de fusion, on fait apparaître uniquement les zones de la seconde photo où se trouvent les étiquettes. Ici, le mode de fusion reste sur normal.
Ajout de la transparence
Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.
Pour réaliser cette opération, il suffit de placer sur un troisième calque au-dessus des deux autres la troisième photo de base. Affectez le mode de fusion superposition à ce calque et à l’aide d’un masque de fusion, faites apparaître uniquement l’intérieur de la bouteille.
Mise au propre
Retouche de l’assemblage des photos de bases de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Afin d’avoir la photo la plus propre possible, il est intéressant de supprimer les poussières ou les reflets perturbateurs avec les outils tampon ou correcteur. Pour ma part, j’ai choisi de supprimer la ligne sombre dans le reflet de gauche ainsi que la tâche noire sur la droite de la bouteille.
Gestion des contrastes
Pour se faire, j’ai utilisé plusieurs calques courbes.
La première est en mode normal et est en forme de S caractéristique d’un fort contraste. Il est appliqué à l’ensemble de l’image afin de lui donner globalement plus de dynamique et de force.
Résultat de l’application de la première courbe en contraste globale sur l’image
Avec le second calque courbe, j’ai assombri le fond uniquement en abaissant les tons clairs et moyens. Pour avoir une délimitation précise entre la bouteille et le fond, j’ai utilisé l’outil de sélection plume puis j’ai appliqué un contour progressif de 2 pixels.
Résultat de l’application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l’assombrir
Enfin, avec un dernier calque courbe j’ai rehaussé les tons clairs sur la bouteille uniquement. Ceci a permis de raviver la bouteille par rapport au fond de l’image.
Résultat de l’application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir
Gestion des couleurs
Dans le but d’obtenir des tons chaleureux, j’ai appliqué un calque correspondance de couleur avec le choix Crisp_Warm.look. Afin d’ajuster la puissance de celui-ci, j’ai réduit son opacité à 90%.
Pour info, chacun des calques courbes et correspondance de couleur sont en mode de fusion normal.
Résultat de l’application d’un calque de correspondance de couleur pour réchauffer l’ambiance globale
A ce stade, l’image aurait pu être finie. Cependant, vu l’aspect particulier de la bouteille, avec notamment le seau en cire rouge, je me suis dit qu’il serait peut-être plus cohérent de donner un aspect vintage à la photo finale.
Pour se faire, j’utilise la suite de filtres gratuite Nik Collection. Dans le cadre de cette photo, j’ai utilisé le filtre Analog Efex Pro 2. Dans la catégorie appareil photo classique, j’ai ajusté les réglages du pré-réglage n°2.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’ouvrir en taille réelle.
Réalisation finale de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Afin de mieux vous rendre compte l’évolution de chacune des étapes du photomontage, voici une image animée de celles-ci :
Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.
Cet article est à présent terminé. J’espère qu’il vous aura apporté quelques trucs et astuces pour développer encore plus votre créativité. N’hésitez pas à me dire en commentaire ci-dessus si ce type d’article vous intéresse et que vous aimeriez que j’en réalise d’autres sur ce même principe.
Pour ajouter de la créativité à vos photos, il est intéressant d’ajouter des effets lumineux. Prendre de tels effets directement à la prise de vue, ne permet pas d’ajuster la quantité et le dosage de celui-ci en post-traitement. Dans cet article, je vous propose de vous expliquer comment photographier uniquement des lens-flare dans le but de les ajouter ensuite en post-traitement.
Matériel nécessaire
Pour ce type de photos, il vous sera nécessaire d’utiliser les matériels suivants :
Un fond noir,
Un appareil photo monté sur pied,
Une source lumineuse très intense.
J’utilise personnellement la lampe flash de mon smartphone comme source lumineuse. Elle a l’avantage d’être assez ponctuelle et puissance pour produire l’effet recherché.
Explication du set up
Installez un fond noir dans une pièce sombre devant votre boîtier monté sur un pied photo. Cadrer la prise de vue de manière à voir exclusivement une portion du fond noir. Paramétrez ensuite votre boîtier en mode manuel.
Photo du setup pour le prise de vue des effets de lens-flare
Commencez par régler votre ouverture à f/11 minimum. Ce réglage vous permettra d’obtenir un point lumineux en forme d’étoile avec beaucoup de branches. Plus le diaphragme sera fermé et plus l’éclat lumineux aura un nombre important de branches. Réglez ensuite la valeur de sensibilité ISO à la valeur la plus basse disponible sur le boîtier. Enfin, réglez une vitesse d’obturation aux alentours de 1/100ième de seconde.
Ajustez les réglages de manière à obtenir une photo totalement noir sans utiliser la source lumineuse.
Prise de vue
Pour réaliser vos photos, maintenez la source lumineuse devant l’objectif en faisant en sorte que celle-ci éclaire directement l’intérieur de celui-ci. Déplacez légèrement la source lumineuse de droite à gauche et de haut en bas de manière à positionner l’éclat lumineux et ses artefacts.
Afin de s’assurer d’avoir plusieurs tâches lumineuses recouvrant la photo, il est utile de ne pas bien nettoyer la lentille frontale en laissant quelques poussières sur celle-ci. C’est en effet lorsque la lumière vient heurter ces petites poussières que celle-ci se diffracte et provoque les fameux artefacts en forme de taches lumineuses.
C’est après de multiples essais que vous aurez confectionné une collection de photo répondant à vos besoins.
Post-traitement des photos prises
Je vous invite fortement à prendre les photos au format RAW. De cette manière, vous aurez plus de latitude pour ajuster celle-ci dans le but de faire ressortir toutes les informations contenues en elle. Je réalise personnellement ce travail sous Lightroom Classic CC ou sous le module Camera Raw de Photoshop.
Pour bien faire ressortir ses effets lumineux, poussez le paramètre clarté assez fortement ainsi que le paramètre saturation. Les différentes couleurs de la décomposition de la lumière blanche n’en seront que plus visibles.
Afin de vous assurer de ne pas trop modifier la luminosité de la photo sur laquelle vous souhaitez appliquer cet effet, il est nécessaire de s’assurer qu’une grande partie de la photo du lens-flare soin d’un noir pur. Pour se faire, utilisez le slider noir en le décalant vers la gauche.
Ajustez les sliders blanc et haute lumière de manière à intensifier à votre convenance l’effet lumineux.
Traitement des photos de lens-flare sous CameraRAW
Intégration dans une photo
Ouvrir la photo dans laquelle vous souhaitez ajouter l’effet lumineux. Faites un copier-coller de votre photo de lens-flare dans un nouveau calque et sélectionnez le mode de fusion superposition pour celui-ci.
Utilisez l’option transformation manuelle ou le raccourci CTRL+T afin d’ajuster la taille et la position de l’effet lumineux. Enfin, jouez sur le paramètre d’opacité pour réduire son effet ou dupliquer le calque pour l’augmenter.
Il est souvent utile d’assombrir la photo d’origine afin de mieux intégrer l’effet lumineux à celle-ci. Pour ce faire, j’utilise classiquement un calque courbe sur lequel je réduis les tons moyens.
Avant/Après l’ajout de lens-flare sur une photo
Maintenant, c’est à vous de jouer. Vous connaissez la technique pour produire vos propres ressources lens-flare ainsi que la manière de les utiliser en post-traitement. N’hésitez pas à me remonter vos questions ou vos remarques en commentaire ci-dessous de l’article.