Notre société de consommation nous sollicite constamment à acheter du matériel nouveau et soi-disant toujours plus performant. Qu’en est-il vraiment à la pratique de tous les jours ? Est-ce vraiment nécessaire pour progresser dans notre pratique de la photographie ? Aujourd’hui, je partage donc avec vous mon point de vue à propos de ce sujet en partageant notamment une illustration, peut-être extrême, mais qui à mon sens permet de garder les pieds sur terre et l’esprit pragmatique.
illustration de l'article à propos de la photographie de reportage.
Dans la continuité de l’article de la semaine dernière, j’aborde, comme convenu, le sujet du matériel nécessaire pour pratiquer la photographie en itinérance.
Les contraintes
Quand on pratique l’itinérance, il est important de voyager léger ! Donc, dans de telles conditions, il est important de se poser la question suivante pour chaque matériel :
“Est-ce cet élément est absolument nécessaire pour le type de photo que j’envisage de faire ?”
Il est clair que la réponse à cette question est directement dépendante de votre mode de locomotion.
Forcément, si vous partez en randonnée pédestre, et que vous serez obligé de porter constamment l’ensemble de votre matériel, le critère poids sera largement le plus important.
A l’inverse, si vous voyagez en camping-car, avec suffisamment d’espace de stockage, vous aurez la possibilité d’emporter plus de matériel, vous donnant ainsi beaucoup plus de latitude pour varier les types de prises de vues.
Le matériel
Venons-en au vif de sujet : le matériel nécessaire. De mon point de vue, il y a deux catégories dans le matériel :
Le matériel de prise de vue à proprement parler, et
Le matériel technique
Le matériel de prise de vue
Comme rapidement évoqué ci-dessus, ce matériel est évidemment nécessaire, mais c’est aussi souvent un matériel lourd, fragile et potentiellement encombrant.
Pour moi, c’est ici que les décisions sont les plus critiques car impactant immédiatement le critère poids.
L’idée ici est de choisir le juste nécessaire ! Pas question d’emporter l’ensemble des objectifs que vous possédez.
C’est pourquoi, il est important de bien définir à l’avance le type de prise de vue que vous souhaitez réaliser.
Si vous êtes passionné de paysage ou passionné par les photos de portrait, vous n’emportez pas les mêmes objectifs, ni les mêmes accessoires.
C’est donc à vous de faire ces choix.
Mieux vaut être le plus drastique possible au départ quitte à compléter après coup si finalement, il vous reste de la place.
De mon point de vue, il est bon de privilégier un seul objectif trans-standard qui couvre les focales classiques. Les focales grand-angles et des téléobjectifs sont souvent trop spécifiques pour le poids qu’ils engendrent.
Évidemment, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Si vous partez faire un safari photo, l’usage des téléobjectifs sera évidemment plus appropriés.
Dans le cas où vous aimeriez utiliser des flashes, privilégiez des flashes cobra qui sont justement conçus et adaptés pour cet usage.
Enfin, posez-vous bien la question d’emporter un pied photo ou non. Cet accessoire peut s’avérer très utile, voire essentiel, mais, il est une réelle contrainte pour le transport. C’est à vous de voir… Et d’assumer votre décision…
Personnellement, mon matériel minimal est juste mon Nikon D5 avec mon objectif 24-70mm F/2.8.
Si j’ai la possibilité d’emporter plus de matériel, j’ajoute :
un flash cobra,
Mon 105mm Macro de Sigma,
Mon 70-200mm f/2.8 de Sigma
Mon doubleur de focale Sigma
2 triggers CACUS V6 pour pouvoir déporter le déclenchement de mon flash.
Je les ai classés par ordre d’importance pour moi.
Le matériel technique
Abordons maintenant ce que j’appelle le matériel technique. Il s’agit de tous les autres accessoires qui vous sont indispensables mais pas directement liés à la prise de vue.
Par exemple, il y a les batteries supplémentaires, le chargeur de vos accumulateurs, les cartes mémoires de rechange, ou même l’ordinateur portable pour décharger / sauvegarder vos photos au fur et à mesure de votre séjour.
Il existe bon nombre de petits matériels qu’on utilise tous les jours sans vraiment s’en rendre compte, mais qui font intégralement partie de votre flux de production.
Comme nos flux de production sont très personnels et divers, je vous propose ici de partager avec vous les éléments que j’utilise personnellement :
une batterie d’avance EN-EL18,
le chargeur de batterie uniquement si je pars pour plusieurs jours,
mon smartphone pour avoir accès à Internet. Essentiel pour trouver tout type d’information pour savoir où trouver une prise de courant pour recharger par exemple ou connaître les heures de levée et de coucher de soleil, les horaires de marée…
un sac quelconque pour emporter juste mon appareil de manière discrète sans attirer les convoitises,
mon sac photo renforcé pour protéger le matériel quand j’ai la place de l’emporter,
une batterie USB pour charger mon smartphone et les câbles adéquats.,
des piles pour mon flash cobra.
Enfin, cette année avec mon nouveau véhicule Van aménagé, j’ai ajouté la station de charge autonome Ecoflow DELTA qui permet une réelle autonomie électrique pour plusieurs jours pour recharger les batteries de l’appareil photo, du flash, et de l’ordinateur éventuel.
Pour moi, ce qu’il faut retenir est de surtout bien définir votre objectif photographique et les besoins essentiels réels que vous avez. Franchement, ceci est loin d’être évident, et vous aurez certainement transporté de nombreuses fois du matériel qui se sera finalement révélé inutile. Mais au fur et à mesure, vous affinerez cette liste de matériel pour vos futurs déplacements.
Pour photographier, il faut de la lumière. C’est évident et c’est même dit dans le mot ! C’est pourquoi, je me suis dit que j’allais partager avec vous 3+1 types de sources de lumière à exploiter dans vos photographies en fonction des circonstances de prises de vues que vous pouvez rencontrer.
Source de lumière : La lumière naturelle
Pour certains photographes, il s’agit de la source de lumière parfaite. Elle a en effet un ensemble de qualités remarquables qui la distingue des autres sources.
Par définition, elle donnera toujours un rendu naturel à vos photos,
Elle est aussi agrémentée de multiples modificateurs naturels de lumière (le découpage des ombres par les feuilles d’un sous-bois, la diffusion de la lumière par la brume ou par les nuages…)
Avec elle, vous voyagerez léger ! Mais avec juste une bonne dose de patience pour attendre d’avoir les conditions adéquates réunies pour votre prise de vue.
Source de lumière : Les éclairages urbains
En fonction de la saison, la lumière naturelle du soleil occupera de nombreuses heures de la journée pour shooter. Mais après, il y a la nuit… avec les éclairages urbains.
Il en existe de toute sorte avec des températures de couleur différentes qui donneront des rendus colorimétriques divers. A vous de stimuler votre créativité pour pleinement en profiter.
Classiquement, on trouvera :
Les lampadaires,
Les enseignes lumineuses,
Les feux des voitures,
Les fenêtres allumées des immeubles les nuits d’hiver,
Les panneaux de signalisation lumineux
Les feux rouges,
Les éclairages dans les parkings souterrains…
Ici aussi, il n’est pas nécessaire d’emporter de matériel d’éclairage et même votre patiente sera ménagée car il est rare que le mobilier urbain change de place régulièrement. Faites des repérages puis revenez sur les lieux avec votre modèle photo.
Cependant, un trépied pourra être d’une grande aide pour éviter les flous de bougé lors de la prise de vue.
Source de lumière : Tous les types de flash
Vous pouvez les emporter partout avec vous. Avec un peu d’habitude, vous aurez la capacité de réaliser de beau setup d’éclairage pour bien mettre en valeur vos sujets.
Mais aussi être de simples objets dans ce cas de la nature-morte.
N’oubliez pas aussi les supports associés aux flashes permettant de les placer aux bons endroits, ainsi que des modificateurs de lumière pour travailler sur le rendu des ombres.
L’avantage est que vous pourrez même faire de la photo au fond d’une grotte si vous le souhaitez.
Evidemment, il faudra choisir soigneusement le matériel qui sera adapté à la situation de prise de vue et votre porte feuille s’en souviendra certainement… Mais les possibilités sont infinies !
Et puis, il y a le reste… tout le reste…
Là, je parle simplement de tout ce qui existe et qui émet de la lumière :
Bref, ici, mon propos est de vous inciter à ouvrir les yeux autour de vous et à profiter de toutes les occasions pour tenter des prises de vue dans des conditions d’éclairage insolites.
C’est aussi comme ça que vous réussirez à progresser en technique photo et en plus, vous réaliserez des photographies innovantes.
En photographie, le matériel est un élément important. Ceci est vrai pour le matériel photographique, mais pas seulement. J’emporte aussi avec moi tout un ensemble d’accessoires qui peuvent paraitre anodins mais qui restent très pratiques au quotidien.
Vous avez pu voir à plusieurs reprises sur mon blog, initiation-photo.com, l’utilisation du logiciel Set.a.light 3D. Cet outil informatique permet de simuler de manière réaliste le comportement de la lumière dans le cadre d’un studio photographique virtuel orienté pour la pratique du portrait.
Avant toute chose, je tiens à vous signaler que cet article n’est pas sponsorisé.
Quels sont les bénéfices pour les débutants de set.a.light 3D ?
Pourquoi évoquer un simulateur de studio photo alors que l’un des objectifs de ce blog est de vous apprendre à mieux pratiquer la photographie réelle, dans la vraie vie ?
En fait, pour maîtriser la photographie, il y a plusieurs axes de connaissances dans lesquels il faut avoir un minimum de compréhension pour produire une image en toute conscience :
Ce logiciel va vous permettre d’appréhender deux de ces 5 axes : la compréhension de la lumière et découvrir un ensemble de matériel d’éclairage de studio.
Apprendre sereinement
Ici, à l’aide de ce simulateur, vous allez pouvoir tester de multiples configurations d’éclairage face à des modèles, ayant une patience infinie, qui ne bougent pas et qui ne jugent pas.
Confortablement installé devant votre ordinateur, vous pourrez donc pratiquer cette discipline quand vous le souhaiterez en vous économisant tout un ensemble de contrainte :
Recherche des modèles
Organisation de la séance
Acquisition du matériel (achat ou location)
Impatience du modèle si vous tâtonnez trop longtemps
Aménagement physique du studio…
Pas de limite de matériel
Vous n’êtes pas sans savoir que le budget nécessaire à la pratique de la photographie est une donnée importante à ne pas négliger. Au vu des prix des matériels pour la photographie, il est nécessaire de viser au plus juste et surtout au plus adapté à vos besoins. Sans quoi, vous risquez de vous endetter sur les nombreuses années voire générations futures… 😉
Seulement, comment savoir vraiment si vous avez plus besoin d’un bol beauté ou d’une boîte à lumière carrée de 40x40cm ?
La réponse est simplement. Il suffit de tester pour voir la différence de l’effet. Et bien, avec Set.a.Light 3D, vous pourrez tout tester et ainsi mieux connaître le type de matériel qui correspond à votre usage.
Source d’inspiration
Depuis la version 2.5.1 sortie en janvier 2020, l’outil dispose d’une section communautaire, qui permet de partager ses réalisations et aussi de découvrir les techniques d’éclairage des autres utilisateurs.
Au-delà de l’aspect purement pédagogique de ces partages, il s’agit aussi d’une superbe source d’inspiration pour vos futures réalisations photographiques.
Plateforme de test et recherche personnel (créativité)
L’objectif, ici n’étant pas d’être exhaustif sur tous les avantages de ce logiciel. Cependant, je souhaite finir cette énumération partielle par la valeur ajoutée de celui-ci vis-à-vis de votre créativité.
Souvent, quand on est en phase de recherche créative, on se cherche. On teste plusieurs choses, puis on change tout, pour enfin revenir à notre première idée, mais avec quelques ajustements qui font la différence…
Tous ces types de processus créatifs sont laborieux et chronophages. De plus, les instants créatifs ne préviennent pas et nécessitent souvent de les saisir au vol pour ne pas risquer de les voir s’envoler.
Set.a.Light 3D est justement toujours disponible sur l’ordinateur d’un simple clic de souris. Vous perdrez donc beaucoup moins de ces moments magiques de créativité.
Studio photographique virtuel, à quoi ressemble set.a.light 3D ?
Maintenant que je vous ai bien mis l’eau à la bouche, à quoi ressemble cet outil ?
Comme je l’ai rapidement indiqué en introduction, il s’agit d’un studio photo virtuel. Il s’y trouve donc tout ce qui est logique d’y trouver :
différents modèles à photographier
des accessoires divers pour accompagner les modèles (des meubles, instruments de musique, plantes vertes…)
toutes les configurations de matériel d’éclairage (du flash de studio à puissance réglable, au flash cobra en passant par les éclairages à lumière continue)
les différents accessoires d’éclairage comme les réflecteurs, les bloqueurs de lumière, les fonds, et même les diffuseurs depuis la toute dernière version 2.5.6 sortie le 13/01/2021.
Ce qui est bien, c’est que tout est réglable en termes de dimension et positionnement dans la salle, elle-même modifiable en dimension, couleur, textures…
L’interface est construite autour de 2 vues principales : la fenêtre de navigation dans l’espace 3D et l’aperçu de la photo en cours de réalisation.
Autour de cela, se trouvent plusieurs panneaux donnant l’accès à l’ensemble des paramètres réglables de chaque élément.
Comment obtenir Set.a.light 3D
Ici, nous sommes sur le tout numérique dont l’avantage est la disponibilité immédiate.
Il suffit d’aller sur le site web de la société de développement : https://www.elixxier.com/
Achetez en ligne la licence qui vous convient parmi les deux choix possibles de niveaux du logiciel.
Dans les quelques minutes qui suivront, vous recevrez votre clé de licence qu’il suffira de saisir au démarrage du logiciel après de l’avoir téléchargé et installé sur votre ordinateur.
Bref, en moins de 10 minutes vous serez déjà en train de profiter de cet outil.
Je vous conseille de vous référer aux indications de la configuration minimum nécessaire de votre ordinateur (MAC ou PC) pour vous assurer de sa compatibilité avec votre propre matériel informatique.
Evidemment, au-delà de la question de l’utilité de cet outil pour vous, vous vous poserez certainement la question de savoir, quel est le niveau du logiciel dont vous aurez besoin entre la version dite :
BASIC
ou STUDIO
Encore une fois, l’avantage du tout numérique est que vous avez moyen d’utiliser gratuitement le logiciel durant 15 jours gratuitement pour comparer deux niveaux proposés et tester la valeur ajoutée du produit.
Ainsi, vous serez capable de clairement choisir le budget que vous serez prêt à investir dans ce produit. Qui pour moi, soit dit en passant, est loin d’être excessif par rapport à n’importe qu’elle autre matériel photo.
Bonjour, ici Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com. Aujourd’hui, je partage avec vous : « Comment réaliser l’éclairage d’une nature-morte en lightpainting »
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:12 – Rappel du principe du Lightpainting 00:55 – Quel matériel utiliser 01:14 – Exemples de réalisation trouvés sur internet 01:49 – Peaufiner le rendu dans Photoshop 02:32 – Pouce vers le haut 02:34 – Abonnement YouTube 02:40 – Abonnement blog
Rappel du principe du lightpainting
Le mot « lightpainting » signifie : peindre avec de la lumière. L’idée est donc la suivante :
placer son appareil photo sur pied
régler la durée d’exposition sur plusieurs secondes
plonger votre environnement dans le noir
déclencher la photo et ajouter de la lumière manuellement sur les éléments de la nature-morte.
Pour vous laisser suffisamment de temps pour réaliser l’éclairage, il peut être intéressant d’ajouter un filtre gris neutre ND8 par exemple.
A la différence des lightpainting classiques, ici, il faut éviter de placer la source de lumière directement dans le cadre de la photo.
Quel matériel d’éclairage pour le lightpainting
Le matériel d’éclairage de base est une lampe torche. Ajouter à celle-ci une feuille de calque pour diffuser sa lumière.
Avec ses deux configurations, vous obtenez une source de lumière dure et une autre de lumière douche.
Quelques exemples de réalisation de lightpainting trouvés sur Internet
Le rendu des natures-mortes en lightpainting se rapproche du rendu esthétique des peintures à l’huile.
Cette ambiance fonctionne particulièrement bien avec la photographie de vieux objets et/ou de fruits et légumes comme on peut le voir dans les galeries des deux photographes suivants :
Harold Ross
Enzo Caraballo
Peaufiner le rendu dans Photoshop
L’avantage de réaliser des photographies sur pied, est qui est très facile de les empiler et de les aligner dans Photoshop. Il est alors possible d’ajouter de l’ombre ou de la lumière localement, aux endroits souhaités à l’aide des masques de fusion.
La photo d’illustration de l’article est un exemple de photographie réalisée avec cette technique sur la base de 2 prises de vue associées. Les données EXIF de chacune d’elle sont les suivantes :
ISO = 50
Focale = 56mm
Ouverture = f/11
Durée = 15 secondes
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Illustration de l'article à propos de l'effacement des touristes par une pose longue.
Je suis certain que vous avez déjà été frustré par la présence de trop de touristes sur l’une de vos photos d’un monument que vous avez visité en vacances par exemple. De plus, quand vous comparez vos clichés avec celles d’autres photographes, vous constaté que sur les leurs, il n’y a aucun touriste ou très peu. Mais quel est leur secret pour réussir à être seul face à un monument touristique de forte renommé !?
Le principe
Le principe repose sur la pose longue. L’idée est de réaliser une pose suffisamment longue pour que le mouvement des touristes soit trop rapide pour être capté par l’appareil photo. Inversement, tout ce qui est immobile sera clairement visible et net.
Dans notre exemple, le monument est immobile et sera donc net, les touristes seront en moment et seront progressivement effacé en fonction de la durée d’exposition de la photo.
Le matériel
Pour réaliser ça, il est nécessaire que l’appareil photo soit parfaitement stable durant toute la durée de l’exposition de la photo. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser un trépied bien stable.
Vient ensuite la gestion de la lumière. Réaliser une pose longue de nuit permet naturellement de ne pas avoir de risque de surexposition. Mais si vous souhaitez faire votre prise de vue de jour, il va falloir limiter la quantité de lumière de la scène.
Classiquement, il faudrait fermer le diaphragme au maximum avec notamment le risque de dégrader la qualité de la photo par le phénomène de diffraction engendrant des aberrations chromatiques. Mais il y a de forte de chance que le temps de pose nécessaire à une exposition correcte reste bien trop court.
La solution est donc d’utiliser un filtre gris neutre suffisamment opaque pour considérablement limiter le passage de la lumière dans l’objectif. Ces filtres gris neutre sont communément appelé filtre NDx avec x représentant la valeur du facteur d’atténuation.
Filtre NDx
Réduction luminosité
ND2
1 stop
ND4
2 stops
ND8
3 stops
ND16
4 stops
ND32
5 stops
ND64
6 stops
ND128
7 stops
ND256
8 stops
ND512
9 stops
ND1000
10 stops
La mise en œuvre du matériel
La difficulté de mise en œuvre de ces filtres est qu’en fonction des conditions naturelles de luminosité, les capacités de votre boîtier d’appareil photo et de vos choix de distance de profondeur de champ, le posemètre de l’appareil photo risque de perdre les pédales en engendrant une exposition erronée.
Les solutions peuvent être les suivantes :
Faire confiance au posemètre de l’appareil photo dans le viseur
Faire confiance au posemètre de l’appareil photo en visée par l’écran
Corriger la durée d’exposition à partir des valeurs de stops correspondant au filtre mis en œuvre en s’appuyant sur le tableau précédent.
Posemètre dans le viseur
Cette solution conviendra aux filtres de faibles valeurs et inférieur à ND8 ou ND16. Dans ce cas, il n’y a rien de particulier à réaliser. Prenez votre photo comme d’habitude pour une pose longue classique.
Posemètre avec la visée écran
En fonction de votre appareil, l’utilisation de cette fonctionnalité est plus précise que la précédente et peut éventuellement fonctionner jusqu’au filtre ND1000.
Ici, le risque peut être la difficulté de réaliser la mise au point de votre photo. C’est pourquoi il est conseillé de réaliser la mise au point sans le filtre, puis de verrouiller celle-ci en débraillant l’autofocus.
Calcul manuel
Chaque filtre est construit pour répondre à une réduction de luminosité précise spécifique en fonction de son modèle. Son influence sur la quantité de lumière traversant le filtre est donc constante et prédéfinie.
Il est donc très facile de corriger soi-même la durée d’exposition pour obtenir le rendu que l’on souhaite.
Afin de se simplifier les calculs, de nombreuses applications sur smartphone vous donneront directement la durée d’exposition à saisir en mode manuel à partir des informations suivantes :
Ouverture du diaphragme,
Sensibilité ISO,
Filtre NDx utilisé.
J’utiliser personnellement l’application « Photographer’s companion » pour cet usage sont mon Samsung Note 10+.
Méthode pour effacer les touristes
Nous y voilà. A ce stade, nous connaissons le principe et le matériel nécessaire pour la mise en œuvre de cette technique. Voyons donc maintenant concrètement les étapes à appliquer.
Recherche du sujet à photographier
Quelle que soit la photo que l’on souhaite réaliser, il est primordial de réfléchir pourquoi utiliser cette méthode. En quoi l’application de celle-ci répond bien à notre finalité.
Dans le cadre de la réalisation de photomontage, avoir des prises de vue de lieux célèbres pour sans éléments distrayant est un avantage pour ensuite y ajouter le reste pour le photomontage.
N’hésitez pas à réaliser plusieurs cadrages différents pour vous confectionner une série de photos répondants à vos futurs besoins :
Orientation verticale et horizontale,
Avec l’horizon au tiers haut puis au tiers bas de l’image
Plus ou moins d’espace autour…
Effacement des touristes
Placez votre appareil photo sur pied. Il est important qu’il soit bien stable de manière à ne pas risquer d’introduire de flou dans l’image.
Avant de placer le filtre ND sur l’objectif, réaliser le cadrage qui vous intéresse et définissez les réglages manuels qui vous conviennent :
Profondeur de champ è Ouverture de diaphragme
Sensibilité ISO la plus base è éviter le bruit numérique
Plan de netteté è mise au point de l’image
Exposition souhaitée en compensant les réglages précédents par le temps de pose.
Maintenant, prenez une première photographie témoin.
Montez le filtre ND1000 sur la lentille de l’objectif puis corrigez le temps d’exposition en appliquant l’une des trois techniques précédentes.
Prenez votre photo et logiquement vous devriez constater que les touristes ne sont plus présents. Si ce n’est pas le cas, modifiez vos réglages de manière à encore augmenter le temps de pose.
Autres utilisations
Limiter le flux de lumière peut apporter d’autres possibilités dont en voici quelques-unes classiquement rencontrées :
La macrophotographie est un très bon exercice pour s’entraîner à faire du studio photo. En effet, les contraintes de cette discipline exigent une grande quantité de lumière ce qui permet de mettre en œuvre des éclairages pilotés tel que des flashes cobras.
Quelques liens utiles
Plutôt que de répéter les contenus des articles réalisés précédemment, je vous invite à vous y référer en cliquant sur le lien hypertexte suivant :
L’idée est ici d’utiliser son trépied photo comme support pour maintenir les différents flashes cobra que l’on utilisera pour réaliser l’éclairage de ces sujets en macrophotographie.
L’avantage de cette astuce est d’emporter l’ensemble des flashes en une seule fois d’un sujet à un autre. Il vous suffit de faire vos réglages en prenant une fleur par exemple comme modèle des moins, puis de déplacer l’ensemble autour de l’insecte que vous souhaitez photographier. De simples ajustements de position des flashes permettront de retrouver l’éclairage optimal par rapport un nouveau sujet.
Studio portable pour macrophotographie
mante religieuse avec flashes et trépied
mante religieuse
Matériel à mettre en œuvre
Voici quels sont les matériels que j’ai personnellement mis en œuvre lors de cette séance photo.
À vous de jouer ! Sortez dans votre jardin et réalisé vos propres photographies des insectes que vous y trouverez. Partager avec nous, en commentaire, la réalisation de vos photographies.
Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”. Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
Photo d'illustration de l'article à propos des bagues allonges pour la macrophotographie
Avec ce changement d’année, n’est-ce pas le bon moment pour ajouter la maîtrise de la macrophotographie à sa boîte à outils photographique. Quand on entend parler de macrophotographie, il nous vient souvent à l’esprit le besoin de dépenser énormément d’argent pour pratiquer. Cela peut-être effectivement le cas lorsque vous souhaitez investir dans du matériel spécialisé et performant. Cependant, ceci n’est pas une obligation pour commencer à maîtriser cette pratique. Je partage donc avec vous, dans cet article, comment réaliser de belles macrophotographies sans dépenser énormément d’argent ainsi que les spécificités de cette pratique pour obtenir des résultats convaincants.
Rappel de ce qui est la macrophotographie
La macrophotographie correspond à la technique de prise de vue d’un sujet de petite taille avec un rapport de grossissement compris entre 1 et 10.
L’utilisation de cette technique est courante dans le domaine scientifique, car elle est adaptée pour décrire de petits insectes par exemple. Mais elle peut aussi être présente dans le cadre commercial pour présenter à la vente de petits bijoux par exemple.
Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous référer à l’article wikipédia concernant ce terme.
Spécificités de la macrophotographie
Comme nous venons de le voir, la macrophotographie permet de photographier des sujets à un grossissement relativement fort. Pour ce faire, comme avec nos yeux, il est important de se rapprocher du sujet au maximum qui sera limité par la distance minimale de mise au point de l’objectif.
Cet état de fait, engendre les impacts de suivants :
Réduction de la profondeur de champ,
Augmentation du risque de bouger,
Risque de faire fuir le sujet si celui-ci est craintif.
Il sera donc très important de compenser ces contraintes.
Augmenter la profondeur de champ : Fermer le diaphragme,
Limiter le risque de bouger : positionner le boîtier sur un pied photo,
Apporter de façon conséquente de la luminosité à la scène photographiée permettra de ne pas monter dans les réglages ISO afin d’éviter la génération du bruit numérique.
Avec un objectif standard, et en procédant tel que décrit juste avant, il n’est pas possible d’avoir un rapport de grossissement suffisant pour réaliser de la macrophotographie. Il est donc nécessaire d’ajouter un accessoire supplémentaire pour augmenter le rapport de grossissement. Cet accessoire s’appelle des bagues allonges.
Photo d’illustration des bagues allonges pour la macrophotographie
Des bagues allonges sont uniquement un tube dépourvu de tout système optique, venant s’intercaler entre l’objectif et le boîtier. N’ayant pas de lentille intégrée, vous conserverez la qualité optique des objectifs que vous utiliserez. Cependant, le fait d’augmenter la distance entre l’objectif et le capteur du boîtier, engendrera une perte de luminosité relativement conséquente.
Il s’agit là de l’inconvénient majeur des bagues allonges. Comme vous pouvez le constater dans le tableau des caractéristiques des bagues Kenko, le facteur de correction de l’exposition peut atteindre la valeur de 6. Ceci est très conséquent. On comprend donc mieux pourquoi l’apport de lumière en grande quantité à la scène est nécessaire afin de réaliser de bonnes photographies.
Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO
Les bagues allonges fonctionnent avec tous les objectifs ; et même avec les objectifs macro. Ainsi, cet investissement vous sera toujours utile même si vous décidez par la suite d’acheter des objectifs plus spécifiques à la macrophotographie, car elles vous permettront d’encore augmenter le grossissement de ces derniers.
Le matériel photo nécessaire pour la macrophotographie
En résumé, voici le matériel nécessaire que vous pouvez utiliser afin de pratiquer la macrophotographie.
Le facteur de grossissement est lié à la distance de mise au point. De ce fait, pour garantir un grossissement maximal, il est nécessaire de régler manuellement la mise au point de l’objectif sur sa distance minimale.
C’est la raison pour laquelle en macrophotographie, le réglage de la mise au point est réalisé par le positionnement de l’appareil photo par rapport au sujet photographié.
Quand le photographe photographie à main levée, ce sera à lui d’estimer, à l’œil dans le viseur, le positionnement de l’appareil pour trouver le bon réglage de netteté. Dans ce cas de figure, il sera préférable utiliser des flashes relativement puissants afin d’apporter suffisamment de lumière pour figer correctement la scène sans risque de flou de bouger.
Cependant, si vous utilisez l’appareil monté sur un pied photographique, il sera beaucoup plus facile de réaliser la mise au point à l’aide d’un plateau millimétrique permettant d’avancer ou de reculer l’ensemble boîtier-objectif de façon très précise par rapport au sujet pour positionner le plan de netteté.
Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l’appareil photo par rapport au sujet
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Illustration de l'article bilan photo voyage aux Açores
Trouver le matériel adapté à ses besoins est essentiel pour éviter le superflu. Je partage, avec vous dans cette vidéo, mon bilan photographique de mes photos réalisées au smartphone lors de mes vacances aux Açores.
Pour gagner du temps lors du visionnage de la vidéo, je vous invite à paramétrer la vitesse de lecture entre x1.5 et x2. Cette option se trouve en bas à droite de la vidéo sous la forme d’un engrenage.