La macrophotographie est un très bon exercice pour s’entraîner à faire du studio photo. En effet, les contraintes de cette discipline exigent une grande quantité de lumière ce qui permet de mettre en œuvre des éclairages pilotés tel que des flashes cobras.
Quelques liens utiles
Plutôt que de répéter les contenus des articles réalisés précédemment, je vous invite à vous y référer en cliquant sur le lien hypertexte suivant :
L’idée est ici d’utiliser son trépied photo comme support pour maintenir les différents flashes cobra que l’on utilisera pour réaliser l’éclairage de ces sujets en macrophotographie.
L’avantage de cette astuce est d’emporter l’ensemble des flashes en une seule fois d’un sujet à un autre. Il vous suffit de faire vos réglages en prenant une fleur par exemple comme modèle des moins, puis de déplacer l’ensemble autour de l’insecte que vous souhaitez photographier. De simples ajustements de position des flashes permettront de retrouver l’éclairage optimal par rapport un nouveau sujet.
Studio portable pour macrophotographie
mante religieuse avec flashes et trépied
mante religieuse
Matériel à mettre en œuvre
Voici quels sont les matériels que j’ai personnellement mis en œuvre lors de cette séance photo.
À vous de jouer ! Sortez dans votre jardin et réalisé vos propres photographies des insectes que vous y trouverez. Partager avec nous, en commentaire, la réalisation de vos photographies.
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Le 14 juillet approche à grand pas et c’est la raison pour laquelle je vous écris cet article aujourd’hui. L’idée de vous donner assez de temps avant le jour J pour vous y préparer. Dans cet article, je partage avec vous les informations nécessaires pour correctement photographier un feu d’artifice.
Matériel nécessaire
Photographier un feu d’artifice est très proche de la technique du light painting ou plus globalement de la photo de nuit.
Le matériel indispensable pour réaliser de bonnes photos dans de telles conditions est d’utiliser un trépied stable.
Quel que soit l’appareil photo que vous possédez, vous devriez être capable de photographier correctement un feu d’artifice.
Si votre boîtier possède le réglage automatique feu d’artifice, vous pouvez l’utiliser dans ce cas de figure, car il adapte automatiquement les réglages pertinent à ce type de scène.
Si vous souhaitez maximiser la qualité de vos photos, je vous conseille d’utiliser les accessoires suivants :
Un trépied photo stable,
Un déclencheur souple ou une télécommande pour votre boîtier,
Un boîtier permettant le mode manuel.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Mode opératoire
Stabilité
Installer votre boîtier sur votre trépied photo, en vous assurant que ce dernier est bien placé sur une surface stable.
En cas de vent, n’hésitez pas à utiliser votre sac photo pour stabiliser l’ensemble en le suspendant à votre trépied. Il servira alors de lest à celui-ci.
Si vous souhaitez augmenter encore le degré de netteté de vos images, et peut-être intéressant dans ce cas de l’utilisation d’un boîtier reflex, d’utiliser la fonctionnalité de lever du miroir avant la prise de la vue. Cette option permet de laisser le temps au trépied d’absorber la micro vibration due au mouvement mécanique du miroir du boîtier. Afin de compenser le délai de prise de vue, vous devrez vous concentrer pour anticiper cette perte de temps à chaque photo.
Mise au point
Du point de vue de l’appareil photo, les feux d’artifice se trouvent à une distance équivalente à l’infini. Afin de ne pas risquer de perdre du temps avec un autofocus qui patine, il est tout simplement bon de verrouiller manuellement votre mise au point de votre objectif sur l’infini.
Dans le cas où vous souhaitez mettre en évidence le décor de la scène devant vous, je vous invite à fermer votre diaphragme suffisamment pour augmenter votre profondeur de champ. Le compromis classique est de l’ordre de f/8 ou f/11. Sachant que plus vous fermer votre diaphragme et plus vous risquez d’avoir des aberrations chromatiques sur votre image. Cela dépend aussi de la qualité de votre objectif.
Pour information, la majorité des objectifs possède leur meilleur piqué autour de la valeur f/8.
ISO minimal
Les boîtiers ont particulièrement du mal à gérer le bruit dans les basses lumières. Or, dans le cas de la photographie de feu d’artifice, la majorité de vos clichés présentera un ciel très sombre. Vous risquez donc d’avoir énormément de bruit dans ces zones sombres.
Afin de limiter cette impact, il est nécessaire d’utiliser les valeurs d’ISO les plus basse.
Ceci ne pose pas de problème d’exposition, car la luminosité des feux d’artifice est largement suffisante pour que le capteur enregistre leur trace.
Longue exposition
Lorsque l’on souhaite enregistrer un feu d’artifice, il est nécessaire que la prise de vue s’étendre sur toute la durée de parcours de la fusée.
Ceci signifie, que votre temps de pose devra être de plusieurs secondes. Avant de peaufiner cette durée, je vous invite à commencer votre prise de vue à partir de 4 secondes. Cette durée devrait être suffisante pour enregistrer tout le parcours d’une fusée.
Je vous invite à ajuster cette durée en fonction de la réalité du terrain.
Dans le cas où votre photo serait mal exposée, je vous conseille d’ajuster le paramètre ISO ou d’ouverture plutôt que la durée d’exposition.
Privilégiez le format RAW
Une photo de feu d’artifice possédera un contraste extrême. Afin de mieux enregistrer ces informations, il est bon de privilégier le format RAW de votre appareil photo.
Ainsi, vous aurez moyen d’enregistrer beaucoup plus de détails dans les basses et les hautes lumières.
Lors du poste traitement de votre photographie, vous pourrez ainsi pleinement profiter de toute la qualité du capteur de votre matériel.
Créativité
Pour apporter de la créativité à vos clichés de feu d’artifice, je vous invite à judicieusement définir votre point de vue.
Illustration de l’intégration d’un monument dans une photo de feu d’artifice (source : https://www.pexels.com)
Portez notamment votre attention sur les points suivants :
Faire en sorte d’intégrer un monument remarquable, permettant de situer le lieu du feu d’artifice.
Essayer d’inclure un plan d’eau dans le cadre afin de profiter des reflets des feux d’artifice pour augmenter la présence de couleur à votre cliché.
Prenez en photo le lieu au moment de l’heure bleue, souvent bien avant le tirage du feu d’artifice, afin d’intégrer au poste traitement le décor à vos photos de feux d’artifice.
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Illustration de l'article à propos du lightpainting
Le principe du lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue pendant laquelle le photographe vient éclairer de façon ponctuelle des zones de la scène à l’aide d’une source lumineuse comme une lampe électrique. Dans cet article, je partage avec vous les bases de cette technique.
Le matériel nécessaire
Comme je vous l’ai indiqué dans l’introduction, le lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue. Afin de ne pas générer de fou de bouger, il est donc nécessaire de prendre sa photo sur pied.
Le trépied est donc un matériel absolument nécessaire pour ce type de photo.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Le reste du matériel nécessaire sera un ensemble de sources lumineuses de tailles, teintes, de puissance ou de formes différentes.
Mode opératoire
La première chose à réaliser est de plonger la scène dans l’obscurité pour limiter au maximum la présence de lumière d’ambiance parasite.
Installez votre boîtier photo sur votre trépied et cadrer la scène que vous souhaitez photographier.
Paramétrez votre boîtier en mode manuel. Réglez un temps de pose d’environ 30 secondes, et ajustez la sensibilité ISO à la valeur minimale.
Durant le temps de pose de la photo, éclairez les différentes zones de la scène.
Terminer en réglant l’ouverture du diaphragme en fonction de la luminosité de vos premières images produite en fonction de la durée d’éclairement par zone.
C’est après plusieurs essais par tâtonnements, que vous obtiendrez l’image que vous souhaitez réaliser.
À savoir
Pour réaliser une photo en light painting, il est important de penser sa photographie avant de la réaliser. Pour se faire, je vous invite à réfléchir sur la base de schémas sur papier afin de bien disposer chacun des éléments que vous souhaitez prendre en photo.
A partir de là, indiquez quelles sont les zones de ces objets que vous souhaitez mettre en évidence par la lumière.
Pour maîtriser vos sources lumineuses, avant de les utiliser, il est important de s’entraîner à les manier.
Afin de ne pas apparaître comme un fantôme sur la photographie, il est conseillé de s’habiller avec des habits sombres.
Pour donner de la profondeur à votre image, n’hésitez pas à éclairer différentes zones plus ou moins proches de l’appareil photo. Éviter de travailler uniquement sur le même plan.
Utiliser une source de lumière colorée permet de rajouter une touche créative à l’ensemble de la photographie. De nos jours, avec les LED multicolores, il est possible d’accéder à tout un spectre de couleurs différentes.
N’hésitez pas à aller sur les marchés ou dans les différents magasins de gadgets pour accumuler un ensemble de sources lumineuses très variées les unes des autres.
Techniques complémentaires
Si vous souhaitez intégrer un modèle humain à votre photo, il peut être intéressant de donner un coup de Flash en début de photos pour imprimer sa silhouette sans risque de bouger de sa part. Le reste de la pause lente servira alors à réaliser l’éclairage du reste de la scène.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Une autre astuce permettant d’intégrer un modèle à une photo en lightpainting, est de procéder par surimpression.
Dans ce cas, prenez en photo votre modèle en lieu et place en tâchant d’éclairer que celui-ci tout en prenant garde de laisser le reste du décor dans l’ombre. Puis, réalisez la surimpression en pose longue afin d’y ajouter les éléments de lumière en lightpainting.
Une dernière solution est de réaliser le photomontage de plusieurs photos en post-traitement sous Photoshop.
Exemple de prise de vue
Dans l’exemple ci-dessous, j’ai opté pour l’assemblage en post-traitement car la réalisation d’un autoportrait m’empêchait de tenir tous les rôles en même temps. Avec un assistant, la seconde personne aurait pu directement tracer les ailes autour de la bouteille pour avoir le même rendu en un seule prise.
Les deux photographies ont été prise en pose longue de 20 secondes chacune dans une pièces plongée dans l’obscurité quasi-totale.
Evidemment, l’appareil photo est monté sur pièce et n’a absolument pas bougé entre les deux prises de vue. Ainsi la super position a été très facile à faire.
Première image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting
Une fois assemblé et travaillé sous Photoshop, le résultat est le suivant :
Illustration de l’article à propos du lightpainting
Maintenant, c’est à vous de jouer avec cette technique ! Dite-moi ci-dessous en commentaire vos premières impressions. Partagez aussi vos satisfactions et vos difficultés pour qu’on puisse s’entraider dans les commentaires.
Comme vous aller le voir, cette technique demande de l’entrainement pour produire de magnifiques images tel qu’on peut en voir sur internet.
Je vous invite à vous abonner à mon blog pour être certain d’être au courant de la sortie de chaque nouvel articles.
Merci d’avance aussi à tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage en ligne. Ainsi, je pourrai adapter mon contenu à vos besoins spécifiques.
Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Emporter un trépied avec soit est une réelle contrainte de par son poids et son encombrement. Cependant, cet accessoire n’est pas à négliger pour autant, car il permet des prises de vues impossibles ou très difficilement autrement. Dans cet article, je vous propose donc 5 astuces pour photographier avec un trépied.
1. Comme un monopod
Installer un trépied, prend un certain temps et un temps certain.
En fonction des cas, il se peut que nous n’aillions pas le moyen de prendre notre temps ou que le sujet nécessite une certaine mobilité. Il peut alors être intéressant d’utiliser son trépied à la manière un monopod, c’est-à-dire avec une seule jambe.
Vous gagnerez alors en stabilité tout en restant suffisamment souple pour réaliser des effets de filé ou pour saisir une action imprévisible.
Utilisation simplifiée d’un trépied comme monopod.
2. Prendre de l’altitude
L’une des caractéristiques clé de votre trépied est sa taille. En générale, celle-ci est choisie afin de légèrement plus haute que vos yeux de manière à ce que vous puissiez aisément regarder dans le viseur si vous deviez positionner votre trépied dans une descente.
Cependant, cette hauteur peut être aussi utilisée autrement notamment pour prendre de la hauteur. Si les conditions de prise de vue vous permettent de régler un temps de pose suffisamment cours pour éviter le risque de flou de bougé, en plaçant votre boîtier en mode retardateur ou à l’aide d’un déclencheur souple, vous pouvez élever votre appareil photo largement au-dessus de votre tête. ATTENTION à bien le tenir pour blesser personne.
Un point de vue surélevé de quelques centimètres pourra complétement transformer l’impact visuel de votre cadrage !
Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l’arrière d’une foule.
3. Positionner précisément un flash distant
Qui dit trépied, n’implique pas forcément qu’on y mette un boîtier d’appareil photo dessus. L’alternative peut aussi être un flash muni d’un système de déclenchement à distance. De cette manière, il vous sera possible d’intégrer à votre photo une source lumineuse supplémentaire permettant d’attirer l’œil du spectateur pour guider son regard sur un point précis de votre photo.
A noter que les systèmes de déclenchement à distance par radio sont plus fiables que ceux basés sur des séquences de pré-flash quand on souhaite cacher le flash derrière un élément pour éviter de faire apparaître directement l’éclat de la source lumineuse dans la photo.
4. Support pour mini-studio photo macro
En macrophotographie, il est souvent nécessaire d’ajouter de la lumière pour permettre d’avoir une exposition correcte tout en gardant suffisamment de profondeur de champ par la fermeture du diaphragme. L’installation de tout ce matériel autour de votre sujet craintif, peut être laborieuse.
Pour gagner un peu de temps, il est astucieux de pré-positionner ses flashes et réflecteurs éventuels sur des bras magiques, eux-mêmes fixés sur les pieds de votre trépied. Ainsi, vous n’avez plus qu’à positionner l’ensemble autour de votre sujet en une seule fois puis directement commencer à shooter.
Utilisation des jambes d’un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.
5. Retourner son appareil photo
Ce dernier point, dépendra du modèle de trépied que vous possédez. En effet, certains modèles permettent de retourner la colonne centrale permettant ainsi de retourner votre boîtier.
Encore une fois, cette astuce créative vous permettra de réaliser des cadrages différents de la norme et donneront à vos photos un impact clairement insolite.
A retenir
S’il y a une chose à retenir dans cet article et qu’en terme de créativité, il est important de sortir des chantiers battus et de regarder vos accessoires avec un regarde insolite. Chaque objet est conçu pour une utilisation prédéfini, mais avec la mode du fameux DIY (Do It Yourself), on s’aperçoit qu’avec un peu d’imagination, il est relativement facile de détourner leurs usages.
Le monde de la photographie est un domaine où cette pratique peut réellement apporter de la créativité à vos clichés. Alors osez passer en revue l’ensemble de votre matériel avec cet état d’esprit en tête.
Je vous invite à partager vos propres astuces en commentaires ci-dessous. Car dans ce domaine, plus nous partagerons nos astuces et plus nous pourrons aller plus loin dans notre créativité comme un Brainstorming grandiose.
Illustration de l'article à propos des photos de groupe
Dans de nombreuses circonstances, un photographe est amené à réaliser des photos de groupe de personnes. Mais quelles difficultés pour avoir toutes les personnes avec le visage souriant, la tête de face et les yeux ouverts ! Dans cet article, je vous livre mon astuce infaillible pour réussir à tous les coups cette mission.
Sommaire :
Le matériel
La prise de vue
La retouche
1. Le matériel
Afin de réaliser de façon aisée les photos de groupe, il est souvent pratique d’utiliser un pied photo. L’avantage d’utiliser cet accessoire est de pouvoir ajuster le cadrage précisément. L’important est de vous assurer que l’ensemble des personnes occupent une bonne partie du cadresans trop les serrer sur les bords et de positionner les éléments du décor correctement.
Au sujet de l’optique, privilégiez une focale suffisamment courte pour cadrer la scène tout en restant assez proche des personnes afin de pouvoir confortablement communiquer avec eux pour les guider.
Attention néanmoins aux focales trop courtes qui apporteront des déformations visibles sur les bords de l’image.
matériel photo
2. La prise de vue
Au niveau des réglages, je vous conseille d’appliquer les suivants :
Diaphragme suffisamment fermé pour que tous les rangs soient nets (f/8 ou f/11)
Mise au point sur un rang intermédiaire pour profiter de la répartition de la profondeur de champ (⅓ – ⅔).
Activez le mode rafale dans le but de prendre plusieurs photos d’affilée.
Maintenant, procédez de la manière suivante. En même temps que vous interagissez avec le groupe pour attirer l’attention de tout à chacun, restez appuyé sur le déclencheur. Vous obtenez ainsi une série de photo.
Le fait de procéder ainsi, vous multipliez vos chances d’avoir au moins chaque personne avec le visage convenablesur l’un des clichés. De plus, l’interaction, permet aussi de casser la monotonie de l’exercice et permet de détendre les expressions des personnes.
3. La retouche
Suite à ce processus, vous avez en votre possession, de séries de photos de groupe qu’il vous reste à assembler sur Photoshop.
Le travail consiste donc à superposer vos clichés sous forme de calques dans un même document psd. Alignez-les et il ne vous reste plus qu’à masquer les visages tournés ou non-souriants pour faire apparaître une bonne version présente depuis l’un des autres calques.
Avec un peu de précision au niveau des raccords, votre photo finale sera parfaite.
Illustration de Photoshop CC
Que pensez-vous de cette technique ? Utilisez-vous déjà ? Laissez-moi vos commentaires ci-dessous ou éventuellement vos questions.
Illustration de l'article sur le matériel utile lors d'un mariage
Réaliser les photos d’un mariage est une forme de course contre-la-montre tout au long de la journée. A cela s’ajoute le fait que vous devrez faire face à des conditions de prises de vue très variées en fonction des différents lieux. Pour ne pas être pris en dépourvu, il vous faudra donc bien gérer l’aspect logistique de votre matériel. Le plus simple étant bien sûr de définir au juste nécessaire « Quels matériels photo utiliser ».
Conditions de prises de vue classiques
J’ai synthétisé dans le tableau suivant les conditions de prise de vue en fonction de chacune des étapes classiques d’un mariage.
Lumière
Type de focale
Mobilité
Accessoires
Naturelle intérieure
Naturelle extérieure
Flash
Macro
Standard
Pas de mobilité requise
Maquillage / Coiffure
Naturelle intérieure
Flash
Standard
Grand-angle
Limité car souvent espace intérieur petit
Habillage
Naturelle intérieure
Flash
Standard
Grand-angle
Limité car souvent espace intérieur petit
Photo de couple
Naturelle intérieure
Naturelle extérieure
Flash
Standard
Grand-angle
Téléobjectif
Mobilité pour aller de lieux en lieux différents
Mairie
Naturelle intérieure
Flash
Standard
Grand-angle
Limité car souvent espace intérieur petit
Eglise
Naturelle intérieure
Standard
Grand-angle
Téléobjectif
Grand espace intérieur avec la nécessité de ne pas faire de bruit
Vin d’honneur
Naturelle intérieure
Naturelle extérieure
Flash
Standard
Grand-angle
Mobilité potentiellement difficile en fonction du nombre de personnes
Repas/Soirée
Naturelle intérieure
Flash
Standard
Grand-angle
Mobilité potentiellement difficile en fonction du nombre de personnes
Voici quelques commentaires supplémentaires pour mieux comprendre le tableau ci-dessus.
La notion de lumière est le paramètre le plus important, car c’est celui qui va influencer particulièrement les réglages de votre boîtier. A noter qu’une très grande partie des photos sont prises en intérieurs avec peu de lumière.
J’attire votre attention sur l’utilisation du flash. Vous aurez remarqué que le flash figure dans toutes les lignes sauf pour l’église.
La majorité du temps, les flashes ne sont pas les bienvenus durant la cérémonie, car il perturbe son déroulement. De plus, au vu de la taille de l’église et des distances de prise de vue éventuelle, il n’est pas vraiment pratique de l’utiliser durant la cérémonie.
Afin de caractériser un peu la notion d’espace, j’ai choisi de prendre en considération le type de focale qui classiquement serait utilisé dans chacune des circonstances. Quoiqu’il arrive, plus les focales sont lumineuses et plus il est aisé d’opérer en faible lumière. En aucun cas, il ne s’agit pas de prendre pour argent comptant ces indications, car du point de vue créativité tout est possible évidemment.
Enfin, un mariage ce n’est pas statique. Au contraire, pour le photographe ça ressemble même à une journée de sport tellement il doit se déplacer et se mettre dans des positions inconfortables pour saisir le maximum de moments forts avec des angles de vue créatifs. C’est la raison pour laquelle j’aborde cette notion de mobilité. Plus vous emmènerez de matériel est plus vos déplacements seront difficiles.
En bref, vous l’aurez compris, il y a un équilibre à trouver dans tout ça. Mais il y a des solutions et astuces pour palier à tout ça.
Focale lumineuse et légère à la fois.
Matériels photo
Comme nous venons de le voir, le photographe doit être capable de faire face à un ensemble de contraintes.
D’un certain point de vu, plus il y aura de matériels emporté et plus il sera possible de faire de bonnes photos. En tout cas, c’est ce qu’on peut se dire naturellement.
En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai…
Un mariage, c’est avant tout une histoire à raconter.
Cette dernière s’écrit tout au long de la journée devant les yeux du photographe qui devra être en mesure d’enregistrer avec son appareil photo.
Il est donc important de privilégier la réactivité avec une configuration le plus passe-partout possible.
Encore une fois, ces considérations sont à prendre avec du recul par rapport à votre style photographique. Peut-être que votre style passe par l’usage exclusif de téléobjectif quelles que soient les conditions de prise de vue.
Ceci étant clair, je vais néanmoins partager avec vous mes usages :
J’utilise quasiment toujours mon objectif AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED sur mon boîtier Nikon full-frame. Car son angle de champ convient très bien à mon style de photos. Il est lumineux et sa plage de focale est largement suffisante pour palier à pratiquement toutes les situations courantes qui attire mon œil.
A celui-ci, j’ajoute mon objectif SIGMA MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM pour réaliser les photos en gros plan des détails tels que les alliances par exemple. Pour être certain de pouvoir maîtriser la lumière pour ce moment, j’utilise un flash cobra Nikon SB-700 déporté piloté par des trigger radio CACTUSv6.
Ensuite en fonction des repérages fait en amont, je viens compléter ce matériel avec :
Un grand-angle AF-S NIKKOR 14-24mm f/2.8G ED notamment pour pouvoir prendre de grand groupe de personnes. Je l’utilise donc principalement sur trépied.
Donc en résumé, voici la liste de mon matériel de base :
Boitier Nikon format FX,
AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED,
SIGMA MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM ,
Un flash cobra Nikon SB-700,
Un trépied Manfrotto,
Cartes mémoires,
Piles et batteries chargées bien sûr.
Et en complément éventuel
Un téléobjectif Sigma 70-200 mm F2,8 DG EX APO HSM,
grand-angle AF-S NIKKOR 14-24mm f/2.8G ED.
L’ensemble de tout ceci entre dans mon sac photo Lowepro Vertex 200AW mais dès qu’il est possible de laisser une partie de ce matériel caché dans le coffre de ma voiture, je le fais afin d’alléger le sac. C’est en particulier le cas pour le trépied, et la focale macro.
Idéale pour les photos de grands groupes
Autres matériels
Mon smartphone
J’emporte toujours avec moi mon smartphone pour plusieurs raisons.
Je reste joignable à tout moment,
Je peux aussi joindre les personnes,
Il me sert de GPS quand je suis dans une région que je ne connais pas parfaitement,
Il me permet d’emporter des exemples de photos à m’inspirer, une sauvegarde de ma feuille de route,
Attention de bien couper sa sonnerie pendant les moments solennels.
Un PC portable + disque dur externe
Le but est de pouvoir décharger régulièrement mes photos pour en faire une copie de sauvegarde doublée : sur le PC et sur le disque dur externe. Evidemment, n’oubliez pas non plus le lecteur de carte ou le câble permettant de transférer les photos.
L’autre avantage du PC est de pouvoir durant la soirée afficher un aperçu des photos prises durant la journée. Alors effectivement, elles ne sont pas retouchées, mais l’idée est juste de montrer rapidement un aperçu de la journée. Personnellement, je n’ai jamais entendu une remarque comme quoi, les photos n’étaient pas au niveau car non retouchées. Au contraire, j’ai souvent reçu que des compliments et des questions des différents invités curieux. C’est une occasion d’ouvrir la discussion autour de votre savoir-faire et de leur montrer des exemples de photos finalisées sur votre smartphone. Ça les rassurera sur la qualité des photos une fois traitées et vous aurez eu l’occasion de faire votre publicité auprès de potentiels prospects.
Outil indispensable pour faire face à tout imprévu
Divers
Un stylo
Pour facilement noter les modifications éventuelles sur ma feuille de route et cocher les notes devenues inutiles
Vos cartes de visite
C’est une façon de laisser une trace vers des personnes potentiellement intéressées.
Un désodorisant corporel et quelques vêtements de rechange
Une fois le gros de la journée passé, il peut être intéressant de redevenir « odorifèrement sociable ».
Une application photo donnant les heures dorées et bleue
Celle que j’utilise est très complète et s’appelle Sun Surveyor.
C’est la première situation à laquelle un photographe est amené à utiliser la pose longue. En effet, comme expliqué dans l’article à propos de l’exposition d’une photo, il est important que le capteur enregistre suffisamment de lumière pour produire une image correctement exposée.
Lorsque les conditions de prises de vue ne permettent pas d’avoir assez de lumière pour prendre une photo classiquement à main levée, il peut devenir nécessaire de recourir à la pose longue.
Pour rappel, le but est d’augmenter le temps de remplissage de la bassine suffisamment pour qu’elle soit remplie au niveau adéquate.
Montrer le mouvement
A partir d’ici, nous entrons dans l’aspect créatif de la photographie. En effet, au-delà de simplement prendre une scène correctement exposée, nous souhaitons en plus montrer le mouvement d’un sujet.
Augmenter le temps de pose, permet alors d’ajouter du flou au niveau des éléments mobiles par rapport au boîtier de l’appareil photo. Plus le temps de pose est long et plus le flou est intense. De manière extrême, il est même possible de tellement flouter un élément qu’il peut totalement être effacé de la photo.
Dans cette catégorie, plusieurs types d’éléments peuvent être considérés :
Les lumières mobiles (phares des voitures, lumières de manèges, étoiles, …)
Les fluides comme l’eau (rivières, vagues, cascades, pluie, …)
Les type aérosols (les nuages, les fumées, la poussière, …)
Les objets (les trains, les voitures, les vélos, les mécanismes, les aiguilles d’une montre, …)
…
Photographie de cascades en pose longue
Light painting
Il s’agit d’une technique particulière qui consiste apporter à manuellement de la lumière à la scène. Deux cas de figure existent :
Déplacer une source lumineuse directement dans le cadre. Le trajet parcouru ainsi est enregistré par l’appareil photo et donne réellement l’impression d’avoir écrit avec de la lumière.
Éclairer un sujet à l’aide de différentes sources lumineuse telles que des lampes torches, ou des flashes déclenchés manuellement.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Figer le mouvement par déclenchement d’un flash
Enfin, pour enregistrer des phénomènes ultra rapide, dite photo à haute vitesse, le photographe peut compter sur la vitesse de la lumière plutôt que sur la vitesse d’obturation de son boîtier.
L’idée est donc de régler le boîtier de manière à ce qu’il ne soit pas capable d’enregistrer l’environnement de la scène sans l’apport complémentaire de lumière d’un flash déclenché au moment opportun.
Cette technique est classiquement utilisée pour photographier :
les gouttes d’eau,
les insectes en vol,
les ballons remplis d’eau qui éclatent,
les verres qui cassent,
…
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Comme nous venons de le voir, la pose longue est utile dans de nombreux cas de figure. Maîtriser celle-ci est aussi une base à acquérir si l’on souhaite allez plus loin dans les dernières techniques telles que le light painting, ou les photos à haute vitesse.
Les points sensibles à prendre en compte en pose longue
Derrière tout ce que nous avons évoqué jusqu’à présent, il y a toujours le triangle de l’exposition car, quels que soient nos réglages, le but est d’obtenir une image correctement exposée.
Triangle de l’exposition
Dans le cas de la pose longue, le paramètre primordial est la durée d’exposition qui se veut longue. Il est alors nécessaire de contre-balancer la quantité de lumière en ajustant les deux autres paramètres du triangle qui sont l’ouverture et le réglage de la sensibilité ISO. Comme, la durée peut être très longue, il est souvent nécessaire alors de beaucoup fermé de diaphragme et de baisser les ISO au maximum.
Filtres
Mais pas seulement, il ne faut pas oublier le matériau de base à toute photographie : la LUMIÈRE !
C’est pourquoi, il existe des filtres limitant le passage de la lumière, appelé filtre ND. Classiquement, nous trouvons sur le marché les filtres de puissances différentes suivants :
ND2
ND4
ND8
ND400
ND1000
Le nombre qui suit les lettres ND indique par combien la quantité de lumière est divisée.
Par exemple, un ND400 divise par 400 la quantité de lumière. Donc si sans filtre votre appareil indique f/8, iso100 à 1/100s, avec le ND400, vous obtiendrez la même exposition avec les réglages f/8, iso100 à 1/100s x 400 = 4 secondes.
Stabilité
Enfin, qui dit durée d’exposition longue dit aussi risque de flou de bougé du boîtier. Il est donc super important d’être très stable par rapport aux éléments que vous souhaitez nets dans votre image.
Matériels idéals
Nous savons donc maintenant quels sont les paramètres importants pour ce type de prise de vue.
Le boîtier
Le boîtier lui-même est important, car en fonction de l’appareil que vous utiliserez vous aurez plus ou moins de latitude sur le réglage de durée d’exposition.
Les compacts proposeront classiquement jusqu’à 4 secondes de temps de pose max
Les bridges jusqu’à 30 secondes,
Les réflexes jusqu’à 30 secondes, mais peut être aussi l’option pose-B voire Pose-T
Pour info :
pose-B : avec cette option, temps que vous restez appuyé sur le déclencheur, la photo continue de se prendre
pose-T : avec cette option, vous appuyez une fois sur le déclencheur pour lancer la photo, et vous appuyer une seconde fois pour stopper la photo.
Sur les modèles Reflex, vous pouvez aussi avoir la fonctionnalité de verrouillage du miroir qui vous permettra de vous affranchir des micro-vibration engendrées lors de son mouvement à la prise de vue.
Une dernière fonctionnalité que tous les appareils possèdent et qui peut vous peut vous dépanner, c’est la fonction retardateur. Grasse à celle-ci, vous n’engendrerez pas de vibration lors de l’appui sur le déclencheur.
Je vous invite donc à consulter votre manuel pour savoir quelles sont les possibilités de votre matériel.
Trépied photo
Le pied photo est le meilleur ami du photographe qui pratique la pose longue. Si votre matériel n’est pas stable lors de la prise de vue, tous vos efforts seront directement ruinés. C’est pourquoi un solide trépied avec bien sûr une rotule costaud sont extrêmement pratique pour réaliser finement vos cadrages. Vous ne serez donc pas contraint de composer en fonction des supports naturellement à disposition autour de vous.
Télécommande
Une télécommande filaire est aussi un accessoire très utile. Elle vous permettra de déclencher votre photo au bon moment. Ce qui n’est pas vraiment possible par l’usage du retardateur.
Son autre avantage est qu’elles ont quasiment toute la possibilité de bloquer leur déclencheur en position appuyé. Ceci est très utile pour utiliser la fonction Pose-B. Sans quoi, bonjour les crampes aux pousses 😉
Filtres ND
Comme déjà évoqué plus haut ces filtres sont très utiles pour palier à la problématique de trop de lumière.
Lors de leur achat, je vous invite à ne pas prendre des entrées de gamme, car les premiers prix engendrent souvent des problématiques d’introduction de dominante de couleur vers les magenta. Cela risquerait de dénaturer votre scène.
Comment régler son appareil ?
Nous y voilà. Après toutes ses explications pour comprendre les phénomènes et autres conseils, comment devons nous nous y prendre pour faire notre photo.
1. Choix du point de vue
Comme la plupart du temps, vous utiliserez un trépied, je vous conseille de d’abord bien estimer votre meilleur cadrage avant de le mettre en place. Çà vous évitera ainsi des manipulation encombrante avec l’ensemble boîtier-trépied avec de forts risques de chute ou de heurt. En plus, vous gagnerez un temps certain que vous pourrai alors mettre à profit pour la suite des manipulations.
2. Mode manuel conseillé
Personnellement, je vous conseille fortement d’utiliser le mode manuel de votre appareil si possible. En voici les raisons :
Quoi qu’il arrive, avec ce type de prise de vue, vous avez forcement le temps de faire vos réglages, c’est donc une très bonne occasion de vous rendre compte que ce fameux « mode manuel » n’est pas si compliqué que ça.
Ensuite, pour démystifier l’affaire, tous les appareils ont un indicateur d’exposition qui vous indique si vous être sur ou sous-exposé par rapport à ce que votre boîtier ferait comme réglage lui-même. Vous ne partez donc pas au hasard.
Si vous utilisez un filtre ND assez fort, la plupart du temps votre boitier ne saura plus faire la mesure correcte de l’exposition. Dans ce cas-là, le plus simple, notamment avec nos appareils numériques, est de procéder par des tests successifs. Pour ceux qui seraient plus « puristes », vous pourrez quand même y arriver en vous basant sur le calcul de la durée d’exposition comme expliqué précédemment.
3. Mise au point
Deux situations sont possibles : avec ou sans filtre.
Dans ce cas où vous n’avez pas besoin de filtre, il se peut que votre appareil puisse réaliser sa mise au point via l’autofocus. Si ce n’est pas le cas, procédez comme si vous aviez un filtre ND.
Dans le cas où vous utilisez un filtre ND, la plupart du temps, l’autofocus n’est pas capable de fonctionner correctement. Dans ce cas, vous devrez réaliser votre mise au point avant de monter le filtres, via l’autofocus ou manuellement. C’est d’ailleurs inévitable avec l’usage de filtre ND400 ou ND1000.
4. Verrouillage du miroir
5. Déclenchement de l’appareil par la télécommande ou via l’option retardateur
photo de vagues en pose longue de 30 secondes.
Trucs et astuces complémentaires
Cumule de filtres ND
Il faut savoir que les filtres ND peuvent être cumulés entre eux. Dans ce cas, le résultat de leur efficacité revient à multiplier les nombres. Par exemple, un ND2 plus un ND4 seront équivalent à un ND8.
Le seul bémol à cela est que plus vous en empilerez, plus vous risquez de faire apparaître du vignettage. Cette astuce a donc sa limite.
Filtre polarisant
Il faut aussi savoir que naturellement un filtre polarisant réduit d’environ un stop la quantité de lumière entrante. Cela pourrait éventuellement vous rendre service un jour.
Mise au point manuelle par la visée écran
Une bonne pratique pour réaliser une mise au point précise manuellement est d’utiliser la visée écran. En effet, la plupart des appareils permettent de zoomer fortement sur l’aperçu de manière à ce que vous puissiez voir facilement votre point de netteté. Bien sûr cette technique est plus pratique boîtier fixé sur trépied.
J’espère vous avoir apporter toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous essayer à cette pratique. N’hésitez pas à revenir partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.
De nos jours, les téléobjectifs sont de plus en plus mis en avant pas les services marketing des fabricants de matériels photos. Sur certains appareils de type bridge, il n’est plus rare de constater la présence de zoom pouvant atteindre des longueurs focales de 500 mm (équivalentes 35mm). C’est notamment le cas pour le Coolpix P900 de chez Nikon qui possède même un zoom allant de 24 mm à 2000 mm.
Revenons à nos moutons, car finalement, c’est quoi un téléobjectif ? Il s’agit simplement de l’ensemble des longueurs focales supérieures à 50 mm. Bien sûr, en fonction des écoles, certains diront que le plus petit des téléobjectifs est le 85 mm en références à la gamme classique de focales fixes.
Nous allons voir ci-dessous, les raisons pour lesquelles il est intéressant d’utiliser ce type de matériel puis finir sur quelques trucs et astuces pour les maîtriser.
Dans quels cas utiliser un téléobjectif
Il y a quatre raisons principales qui amènent un photographe à utiliser les longues focales :
se rapprocher d’un sujet,
cadrer plus grand un sujet,
grossir les détails,
isoler le sujet de son environnement.
En fonction des circonstances de votre prise de vue, vous serez dans l’impossibilité de vous rapprocher suffisamment de votre sujet. Ce sont les cas par exemple des événements sportifs, de la photo de concert ou de la photo animalière… Utiliser un téléobjectif vous permettra alors de ne pas perturber votre sujet ou de ne pas vous mettre en danger en étant trop proche d’un animal sauvage.
Il arrive aussi que le photographe cherche à photographier les détails infimes d’une fleur ou d’un insecte. C’est le cas de la macro-photographie. Certains téléobjectifs sont spécialement adaptés pour cette pratique.
Ensuite, au sein d’une série photo de reportage par exemple, il peut être intéressant d’attirer l’attention du spectateur sur un élément précis tel qu’un détail architectural d’un bâtiment.
Enfin, isoler son sujet de son environnement est aussi une bonne façon pour facilité la lecture de son image afin qu’elle gagne en force visuelle.
Usages classiques par longueur focale
85 mm / 90 mm
Ces longueurs focales sont particulièrement appréciées par les photographes de portrait. Elle permet de mettre bien en valeur les traits d’un visage sans les déformer tout en gardant une distance de prise de vue adapter pour laisser respirer le sujet tout en restant assez proche pour communiquer facilement avec lui.
focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait
focale 90 mm pour portrait
100 mm / 105 mm / 135 mm
Ici, ce sont les focales classiques de la macro-photographie. La plupart de ces objectifs sont adaptés pour avoir leur distance minimale de mise au point la plus courte possible permettant ainsi d’obtenir un facteur de grossissement 1:1. Le choix de la longueur focale se fera alors en fonction de cette distance mini de mise au point compatible avec votre sujet. Par exemple, pour photographier un insecte peut farouche, un 100 mm suffira alors que s’il est très craintif, vous devrez opter pour un 135 mm dont la MAP (Mise Au Point) mini sera plus longue.
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
180 mm / 200 mm / 250 mm
Pour ces longueurs focales, il est encore possible de facilement les utiliser de façon usuelle et pratique. Leur grossissement est suffisant pour traiter des sujets sportifs classiques tel que le tennis et les sports en salle du moment qu’elle soient avez lumineuse (ouverture à f/2.8). Leur poids n’est pas encore trop lourd ce qui permet une maniabilité aisée sans trop de risque de flou de bougé.
focale 180 mm pour le paysage en vue d’écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour le paysage en vue d’écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour approcher le sujet + isolation du sujet par effet de filé
focale 200 mm pour écraser les plans tout en profitant de l’effet de profondeur de champ
300 mm / 400 mm / 500 mm
Ici, nous entrons dans des domaines très spécifiques. En effet, ce type de téléobjectifs sont beaucoup plus encombrant et contraignant à utiliser. Notamment pour les version lumineuses ouvrant à f/2.8, leur poids très conséquent, oblige à les utiliser sur pieds avec beaucoup de précautions eu égard à leur prix très élevé.
Ces objectifs sont particulièrement adaptés à la photographie animalière qui nécessite des prises de vue de loin et souvent en faible lumière au levé/couché du jour ou dans des lieux sombres tels que des sous-bois.
focale 300 mm pour approcher le sujet
focale 400 mm pour approcher le sujet et profiter de l’effet de profondeur de champ
focale 400 mm pour approcher le sujet
focale 500 mm pour approcher le sujet et le détacher de son environnement par l’effet de profondeur de champ
focale 500 mm pour approcher le sujet
Effets des longues focales
Faible profondeur de champ
Comme expliqué dans l’article à propos de la profondeur de champ, les téléobjectifs génèrent facilement une courte profondeur de champ. C’est l’un des effets les plus souvent recherchés par les photographes pour bien détacher leur sujet du fond de l’image.
Compression des plans
La compression des plans est le fait de réduire l’effet de perspective. Ainsi, les images produites avec une longueur focale donneront l’impression que les objets sont beaucoup plus proche les uns des autres dans le sens de la profondeur de la photo. C’est notamment à l’aide de cet effet que les photographes donne l’impression que la lune est plus grosse qu’en réalité.
Trucs et Astuces
Règle de l’inverse de la longueur focale pour éviter le flou de bougé
La difficulté principale à passer lors de l’usage d’une longue focale est le risque du fou de bougé. Les techniques de stabilisation optique actuelles ont grandement amélioré ce point-là, mais encore faut-il connaître les ordres de grandeur en terme de vitesse d’obturation. La règle est la suivante :
La vitesse d’obturation doit être au maximum égale à l’inverse de la longueur focale de l’objectif en équivalent 35 mm.
Par exemple :
Quand on utilise une longueur focale de 300 mm sur un plein format, nous devons régler au maximum la vitesse à 1/300s. Nous choisirons alors 1/320s proposé par le boîtier.
Supposons maintenant que ce même objectif est utilisé sur un capteur APS-C, la longueur focale de 300 mm est équivalente à 300 mm x 1.6 = 480 mm. Il faudra alors régler la vitesse d’obturation à 1/500 mm maximum.
Usage d’un monopode ou d’un trépied
Toujours pour éviter les flous de bougé, l’usage d’un monopode ou d’un trépied peut être d’une grande aide.
Le second avantage à utiliser ce type de matériel est aussi de vous soulager du poids conséquent de ces objectifs.
Pour information, voici quelques ordres de grandeur :
AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II pèse 2900g,
AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR pèse 4620g,
AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR pèse 3880g.
Location de très longues focales
Comme évoqué plus haut, le prix des téléobjectifs extrêmes est largement hors des moyens financier de la plupart des photographes.
Pour information, voici quelques ordres de grandeur :
AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II coûte 5 790€ ,
AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR coûte 12 989€ ,
AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR coûte 10 599€.
Pour ce type de matériel, il existe la solution de la location. Ce sera certainement la meilleure solution pour la plupart des photographes ayant la nécessité de les utiliser.
Comment apprécier le cadrage ?
Petite astuce pour estimer quelle longueur focale vous avez besoin pour tel cadrage :
Il suffit de se fabriquer un petit cadre en carton de dimension 24 mm x 35 mm et de le placer devant vos yeux.
La distance séparant ce cadre de votre œil est la longueur focale nécessaire.