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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre la technique de l’exposition à droite de l’histogramme

Pour pleinement utiliser les capacités du capteur de votre appareil photo, il faut avant tout comprendre en profondeur comment fonctionne l’enregistrement des données de celui-ci. Cet article est justement rédigé pour vous expliquer cela. De plus, vous saurez alors quand, pourquoi et comment mettre en oeuvre la technique de « l’exposition à droite de l’histogramme ».

La mesure de la lumière en photographie

En photographie, la mesure de la lumière est exprimée en Diaphs, IL ou EV, c’est-à-dire en nombre de crans de fermeture du diaphragme. La particularité de cette mesure est qu’entre chaque cran, on divise ou on multiplie par 2 la quantité de lumière.

A savoir que l’étendue de luminosité que l’on trouve dans la nature est extrêmement large. Voici quelques valeurs typiques d’éclairement d’une scène.

  • Soleil : 100000 lux
  • Ciel gris : 25000 lux
  • Intérieur : 100 lux
  • Lumière à la bougie : 10 lux
  • Pleine lune : 0.2 lux

 

Limite de la dynamique du capteur

Quel que soit le système mise en œuvre pour capturer une image, celui-ci fonctionne sur une plage de valeur de niveaux de luminosité limitée. C’est exactement la même chose que pour un triple décimètre qui saura mesurer des distances qu’entre 0 et 30 centimètres.

L’étendue de cette plage est appelée dynamique du capteur : écart entre la luminosité la plus sombre et la plus claire.

Pour se fixer les idées, voici des ordres de grandeur de dynamiques de différents systèmes :

  • Œil : 27 IL
  • Négatif N&B : 14 IL
  • Reflex numérique : 8 ou 10 IL
  • Compact : 6 IL
  • Papier photo : 7 IL

Cette limitation technique impacte fortement le rendu photographique d’une scène à forts contrastes. Votre capteur n’aura probablement pas la capacité d’enregistrer l’ensemble des niveaux de luminosité de la scène. L’image présentera alors des zones bouchées (aplats noirs) ou des zones cramées (aplats blancs).

 

Précision de la mesure

Pour avoir un rendu fidèle de la scène, il est important d’avoir assez de finesse dans les nuances de luminosité de l’image produite. C’est ici qu’intervient l’importance du choix du format de fichier d’enregistrement de son appareil.

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, en fonction du type de fichier, la précision d’enregistrement peut être plus ou moins importante. Pour rappel, un fichier de type JPG (8bits) pourra restituer que 256 niveaux de luminosité alors qu’un fichier RAW codé sur 12bits, 14bits ou 16bits pourra enregistrer respectivement 4096, 16384 ou 65536 niveaux de luminosité.

Si nous reprenons l’exemple de notre triple décimètre, on peut dire :

  • Avec un codage sur 8 bits (28 = 256) => 30cm / 256 = 0.12cm soit une précision au millimètre.
  • Avec un codage sur 12 bit (212 = 4096) => 30cm / 4096 = 0.007cm soit une précision de l’ordre du centième de millimètre.

 

Non-linéarité du fichier d’enregistrement

C’est ici que les choses se corsent. Dans l’exemple du triple décimètre, les 30 cm sont divisés en 300 portions de distance toutes égales les unes avec les autres de 1 mm.

Dans le cadre de l’enregistrement numérique des données du capteur, ce n’est pas le cas. L’échelle est logarithmique. C’est-à-dire que chaque division de l’ensemble n’ont pas la même taille.

Voici la différence entre une échelle linaire et logarithmique dans le cas d’un triple décimètre :

Différence entre une échelle linaire et logarithmique
Différence entre une échelle linaire et logarithmique

 

Pour ce qui est des fichiers RAW, les tons clairs de luminosité sont de plus en plus détaillés. Ceci est dû au traitement binaire des données par l’électronique de l’appareil.

Voici donc sous forme de graphique la correspondance de l’ensemble. On se rend donc compte que 75% des informations du fichier concernent uniquement les 30% de tons de luminosité les plus clairs de la dynamique du capteur.

Représentation de la non-linéarité du niveau de détail du fichier d'enregistrement.
Représentation de la non-linéarité du niveau de détail du fichier d’enregistrement.

En conclusion

Pour profiter au maximum de la capacité du capteur de votre appareil photo, il faut donc s’arranger pour avoir un maximum de luminosité dans l’image en prenant bien garde à ne pas pour autant dépasser sa capacité et risquer de cramer les hautes lumières qui ne seraient donc pas enregistrées dans le fichier.

C’est alors au post-traitement, lors du développement de votre fichier RAW, que l’on pourra rétablir l’équilibre des tons de l’image pour lui rendre un visuel naturel.

 

Exposition à droite, mode d’emploi

Maintenant que nous avons compris la mécanique interne de l’enregistrement des données, abordons la mise en oeuvre pratique de « l’exposition à droite ».

 

La première chose à faire attention, c’est de ne pas avoir sa photo bouchée ou cramée. Dans le premier cas, l’histogramme sera tronqué sur à gauche et dans le second cas, l’histogramme sera tronqué sur la droite comme le montre les histogrammes suivants :

Représentation d'un histogramme calé sur la gauche caractéristique d'une image présentant des zones bouchées.
Représentation d’un histogramme calé sur la gauche caractéristique d’une image présentant des zones bouchées.
Représentation d'un histogramme calé sur la droite caractéristique d'une image présentant des zones cramées.
Représentation d’un histogramme calé sur la droite caractéristique d’une image présentant des zones cramées.

La plupart du temps, si vous avez fait attention à ce premier point vous devriez avoir un histogramme classique ressemblant au suivant :

Représentation d'un histogramme équilibré, mais non optimisé.
Représentation d’un histogramme équilibré, mais non optimisé.

De plus, l’aperçu de votre photo sur l’écran de votre boitier devrait correspondre à une exposition correcte de la scène photographiée. C’est typiquement le type d’histogramme que produisent les automatismes de votre boîtier des modes P, S ou A.

 

C’est à ce moment qu’il faudra vous faire violence en surexposant légèrement votre photo de manière à ce que le bord droit de votre histogramme vienne mourir juste à la limite droite de l’histogramme comme le montre l’image ci-dessous :

Représentation d'un histogramme optimisé et correctement calé sur la droite.
Représentation d’un histogramme optimisé et correctement calé sur la droite.

Utiliser la commande de correction de l’exposition de votre boîtier en augmentant progressivement sa valeur au fur et à mesure des essais. Ne soyez pas surpris si votre aperçu semble surexposé, car justement, c’est ce que nous souhaitons.

En effet, toute cette technique n’a de sens que :

  • Si vous shootez en RAW,
  • Si vous prendrez le temps de retoucher votre photo pour corriger les tons de l’image finale de manière à retrouver l’ambiance de la scène initiale.

 

Piège de l’histogramme de l’appareil photo

Dernier petit point important. Comme nous l’avons vu, cette technique permet d’utiliser au maximum la capacité de votre capteur et par conséquent n’a de sens que si vous utilisez le format RAW de votre appareil.

Le problème, c’est que l’histogramme affiché par votre appareil n’est pas celui de votre fichier RAW, mais celui de l’aperçu JPG intégré nativement au fichier RAW. Il s’agit donc que d’une approximation. A savoir que dans la pratique, il y a souvent plus de données que ce que l’histogramme affiche.

Je vous invite donc à faire des tests avec votre appareil pour apprendre à estimer quelle quantité de soi-disant zone cramée vous pouvez vous accorder et qui sera finalement bien enregistré dans votre fichier RAW.

Quitte à pousser votre matériel aux limites de ses possibilités, n’hésitez pas à faire la démarche jusqu’au bout… 😉

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A chaque théorie son travail pratique...

Photo de mariage : Quels matériels photo utiliser

Réaliser les photos d’un mariage est une forme de course contre-la-montre tout au long de la journée. A cela s’ajoute le fait que vous devrez faire face à des conditions de prises de vue très variées en fonction des différents lieux. Pour ne pas être pris en dépourvu, il vous faudra donc bien gérer l’aspect logistique de votre matériel. Le plus simple étant bien sûr de définir au juste nécessaire « Quels matériels photo utiliser ».

 

Conditions de prises de vue classiques

J’ai synthétisé dans le tableau suivant les conditions de prise de vue en fonction de chacune des étapes classiques d’un mariage.

Lumière Type de focale Mobilité
Accessoires Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Macro

Standard

Pas de mobilité requise
Maquillage / Coiffure Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Habillage Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Photo de couple Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Téléobjectif

Mobilité pour aller de lieux en lieux différents
Mairie Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Eglise Naturelle intérieure

 

Standard

Grand-angle

Téléobjectif

Grand espace intérieur avec la nécessité de ne pas faire de bruit
Vin d’honneur Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Mobilité potentiellement difficile en fonction du nombre de personnes
Repas/Soirée Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Mobilité potentiellement difficile en fonction du nombre de personnes

Voici quelques commentaires supplémentaires pour mieux comprendre le tableau ci-dessus.

La notion de lumière est le paramètre le plus important, car c’est celui qui va influencer particulièrement les réglages de votre boîtier. A noter qu’une très grande partie des photos sont prises en intérieurs avec peu de lumière.

J’attire votre attention sur l’utilisation du flash. Vous aurez remarqué que le flash figure dans toutes les lignes sauf pour l’église.

La majorité du temps, les flashes ne sont pas les bienvenus durant la cérémonie, car il perturbe son déroulement. De plus, au vu de la taille de l’église et des distances de prise de vue éventuelle, il n’est pas vraiment pratique de l’utiliser durant la cérémonie.

Afin de caractériser un peu la notion d’espace, j’ai choisi de prendre en considération le type de focale qui classiquement serait utilisé dans chacune des circonstances. Quoiqu’il arrive, plus les focales sont lumineuses et plus il est aisé d’opérer en faible lumière. En aucun cas, il ne s’agit pas de prendre pour argent comptant ces indications, car du point de vue créativité tout est possible évidemment.

Enfin, un mariage ce n’est pas statique. Au contraire, pour le photographe ça ressemble même à une journée de sport tellement il doit se déplacer et se mettre dans des positions inconfortables pour saisir le maximum de moments forts avec des angles de vue créatifs. C’est la raison pour laquelle j’aborde cette notion de mobilité. Plus vous emmènerez de matériel est plus vos déplacements seront difficiles.

En bref, vous l’aurez compris, il y a un équilibre à trouver dans tout ça. Mais il y a des solutions et astuces pour palier à tout ça.

Illustration de l'article sur les avantages des objectifs à focale fixe de 50 mm
Focale lumineuse et légère à la fois.

 

Matériels photo

Comme nous venons de le voir, le photographe doit être capable de faire face à un ensemble de contraintes.

D’un certain point de vu, plus il y aura de matériels emporté et plus il sera possible de faire de bonnes photos. En tout cas, c’est ce qu’on peut se dire naturellement.

En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai…

Un mariage, c’est avant tout une histoire à raconter.

Cette dernière s’écrit tout au long de la journée devant les yeux du photographe qui devra être en mesure d’enregistrer avec son appareil photo.

Il est donc important de privilégier la réactivité avec une configuration le plus passe-partout possible.

Encore une fois, ces considérations sont à prendre avec du recul par rapport à votre style photographique. Peut-être que votre style passe par l’usage exclusif de téléobjectif quelles que soient les conditions de prise de vue.

Ceci étant clair, je vais néanmoins partager avec vous mes usages :

J’utilise quasiment toujours mon objectif AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED sur mon boîtier Nikon full-frame. Car son angle de champ convient très bien à mon style de photos. Il est lumineux et sa plage de focale est largement suffisante pour palier à pratiquement toutes les situations courantes qui attire mon œil.

A celui-ci, j’ajoute mon objectif SIGMA MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM pour réaliser les photos en gros plan des détails tels que les alliances par exemple. Pour être certain de pouvoir maîtriser la lumière pour ce moment, j’utilise un flash cobra Nikon SB-700 déporté piloté par des trigger radio CACTUSv6.

Ensuite en fonction des repérages fait en amont, je viens compléter ce matériel avec :

Donc en résumé, voici la liste de mon matériel de base :

  • Boitier Nikon format FX,
  • AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED,
  • SIGMA MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM ,
  • Un flash cobra Nikon SB-700,
  • Un trépied Manfrotto,
  • Cartes mémoires,
  • Piles et batteries chargées bien sûr.

Et en complément éventuel

  • Un téléobjectif Sigma 70-200 mm F2,8 DG EX APO HSM,
  • grand-angle AF-S NIKKOR 14-24mm f/2.8G ED.

L’ensemble de tout ceci entre dans mon sac photo Lowepro Vertex 200AW mais dès qu’il est possible de laisser une partie de ce matériel caché dans le coffre de ma voiture, je le fais afin d’alléger le sac. C’est en particulier le cas pour le trépied, et la focale macro.

Illustration de l'article à propos des grands angles
Idéale pour les photos de grands groupes

 

Autres matériels

Mon smartphone

J’emporte toujours avec moi mon smartphone pour plusieurs raisons.

  • Je reste joignable à tout moment,
  • Je peux aussi joindre les personnes,
  • Il me sert de GPS quand je suis dans une région que je ne connais pas parfaitement,
  • Il me permet d’emporter des exemples de photos à m’inspirer, une sauvegarde de ma feuille de route,

Attention de bien couper sa sonnerie pendant les moments solennels.

Un PC portable + disque dur externe

Le but est de pouvoir décharger régulièrement mes photos pour en faire une copie de sauvegarde doublée : sur le PC et sur le disque dur externe. Evidemment, n’oubliez pas non plus le lecteur de carte ou le câble permettant de transférer les photos.

L’autre avantage du PC est de pouvoir durant la soirée afficher un aperçu des photos prises durant la journée. Alors effectivement, elles ne sont pas retouchées, mais l’idée est juste de montrer rapidement un aperçu de la journée. Personnellement, je n’ai jamais entendu une remarque comme quoi, les photos n’étaient pas au niveau car non retouchées. Au contraire, j’ai souvent reçu que des compliments et des questions des différents invités curieux. C’est une occasion d’ouvrir la discussion autour de votre savoir-faire et de leur montrer des exemples de photos finalisées sur votre smartphone. Ça les rassurera sur la qualité des photos une fois traitées et vous aurez eu l’occasion de faire votre publicité auprès de potentiels prospects.

illustration des fonctionnalités des Smartphones à propos de la photographie.
Outil indispensable pour faire face à tout imprévu

Divers

Un stylo

Pour facilement noter les modifications éventuelles sur ma feuille de route et cocher les notes devenues inutiles

Vos cartes de visite

C’est une façon de laisser une trace vers des personnes potentiellement intéressées.

Un désodorisant corporel et quelques vêtements de rechange

Une fois le gros de la journée passé, il peut être intéressant de redevenir « odorifèrement sociable ».

Une application photo donnant les heures dorées et bleue

Celle que j’utilise est très complète et s’appelle Sun Surveyor.

Illustration de l'article Téléobjectif
Utile quand la liberté de mouvement est limitée
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