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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Pourquoi utiliser le flou dans vos photos

Du point de vue des débutants, le flou dans une photo est souvent synonyme de photo ratée. Or, quand on commence à pratiquer la photographie, on se rend compte qu’au contraire, le flou est un moyen technique très puissant pour donner du sens à sa photographie. C’est justement le propos de cet article où je vais partager avec vous, pourquoi utiliser le flou dans vos photographies.

1. Flouter l’arrière-plan

Très souvent, dans nos photographies, nous cherchons à mettre en évidence un sujet spécifique. Cependant, dans la vie réelle, il est rare que celui-ci soit indépendant de son environnement ou de son décor. Autant, il est justement possible d’intégrer ce sujet dans son environnement dans le but de montrer l’interaction entre ces deux éléments, autant, il est utile aussi de bien mettre en évident les détails propres du sujet en lui-même.

C’est dans ce dernier cas qu’il est souvent nécessaire de flouter l’arrière-plan pour attirer l’attention du regard du spectateur sur le sujet.

Pour ce faire, il faut réduire la profondeur de champ lors de la prise de vue, ou reproduire cet effet en post-traitement dans Photoshop par exemple.

Je vous renvoi à l’article à propos de la profondeur de champ.

2. Flouter l’avant-plan

Flouter l’avant-plan est quant à elle, une manière de donner de la profondeur à votre photographie. Dans ce cas, il est important de placer un avant-plan, et un arrière-plan autour du sujet.

C’est aussi une manière de donner un sens de lecture à une image ou de donner un aspect artistique à des photographies de portraits par exemple.

Certains photographes vont même tenir dans leur main un objet juste devant la lentille frontale de leur objectif pour obtenir cet effet.

Là encore, je vous renvoi à l’article à propos du flou d’avant-plan pour avoir de plus amples explications.

3. l’effet Maquette ou Tilt-Shift

L’effet maquette ou en anglais le Tilt-Shift, est l’application de la technique précédente sur de vastes sujets comme un paysage par exemple.

La plupart du temps, en photographie de paysage, il est recherché une profondeur de champ la plus étendue possible pour retranscrite le maximum de détail de celui-ci.

Cependant, il est possible de cherche à attirer l’attention sur un détail de celui-ci. C’est là que cette technique prend tout son sens.

Cette technique étant difficile, voir impossible à réaliser directement avec son appareil photo à la prise de vue, il a été rendu populaire avec l’arrivée du numérique et du post-traitement informatique.

Pour plus de détail concernant sa mise en œuvre, je vous renvoie à l’article à propos de cette technique.

4. Le flou de mouvement

Le fameux flou de mouvement à ne surtout pas confondre avec le flou de bougé. Ici, l’idée est de transcrire la notion de mouvement au sujet photographié.

Cette technique peut être très artistique pour les sujets autour de la danse, de la musique ou du sport par exemple.

Ici, l’idée est de ne pas chercher à mettre en avant le sujet en lui-même et ses détails, mais uniquement sa mobilité est ses mouvements.

Dans ce cas, au lieu de chercher à figer le sujet, on le laisse délibérément flou au mieux d’un décor net par exemple.

5. Le filé

Le filé est justement l’effet radicalement inverse du point précédent. En effet, ici, le photographe va imprimer le flou de mouvement sur le décor et garder net le sujet en lui-même.

Cette technique est très souvent utilisée en photographie de sport, car son rendu visuel est impressionnant et stimule immédiatement le regard du spectateur.

Bien que sa mise en œuvre nécessite de l’entraînement pour le photographe, après quelques essais, tout le monde est capable de réussir ce type de rendu photographique. Je vous explique en détail cette technique dans l’article cet dédié.

6. Le zooming

Enfin, il peut arriver que le photographe cherche à introduire une notion de mouvement dans une scène où tout est statique.

Dans ce cas, il doit produire un mouvement avec son appareil photo durant la durée d’exposition de la prise de vue de manière cohérente avec les éléments de la scène photographiée.

Encore une fois, cette technique peut-être plus difficile à réaliser, mais avec plusieurs essais, il arrive fréquemment qu’on obtienne le résultat convoité.

Pour revenir globalement sur l’ensemble de ses techniques de prise de vue, il est clair que l’intérêt de celles-ci est de répondre au besoin d’expression du photographe. C’est pourquoi, je vous invite à procéder en deux temps pour acquérir et maîtriser le contenu de cet article :

  1. Mettez-les en œuvre sur des sujets quelconques régulièrement pour juste acquérir l’entraînement nécessaire et les réflexes associés dans le but d’avoir pleinement la capacité de les utiliser à bon escient lorsque vous serez face à une situation propice.
  2. Osez prendre le temps nécessaire à utiliser ses techniques lors des shootings photo qui vous tiennent à cœur. C’est en sortant de ses zones de confort que l’on progresse dans tout domaine, y compris en photographie.

A vous de pratiquer, et n’oubliez pas de prendre du plaisir à chaque fois !

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – Le bracketing

Le bracketing est une fonctionnalité connu depuis bien longtemps. Je partage avec vous comment cette fonctionnalité a évoluée avec l’arrivée du numérique et sur quoi peut-on agir avec.

Fiche PDF – Conseils pour la réalisation des HDR

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Fiche PDF ! 

L’origine du bracketing

  • Le bracketing est disponible sur les appareils photo déjà depuis le temps de l’argentique.
  • N’ayant pas de prévisualisation de la prise de vue, il était difficile d’être certain d’avoir effectué une exposition correcte.
  • Le bracketing permettait donc de réaliser plusieurs photographies avec des expositions différentes pour assurer le coup.

Les différents types de bracketing

  • Bracketing d’exposition => fichiers HDR
  • Bracketing de température de couleur => utile si les sources de lumière n’ont pas la même température de couleur
  • Bracketing de puissance de flash => utile pour ajuter précisément la puissance de son flash par rapport à la lumière ambiante
  • Bracketing D-lighting* => utile pour avoir différente version de photo avec une puissance différente de D-Lighting

*D-lighting permet de préserver les détails dans les hautes et basses lumières des scènes fortement contrastées (fonctionnalité Nikon)

Le bracketing 2.0

  • Avec le numérique, le photographe sait immédiatement si son exposition est correcte ou non.
  • L’usage de cette fonctionnalité à donc été détourné pour répondre à un nouveau besoin.
  • La faiblesse des capteurs numériques par rapport aux films négatifs argentique est la faible dynamique (plage de luminosité enregistrable)
  • Pour pallier ce problème, le bracketing, permet de réaliser plusieurs photos avec des expositions différentes pour ensuite les assembler en une seul photo au post-traitement.
  • Ceci s’appelle les fichiers HDR (High Dynamic Range)

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Photographier au ras du sol

Changer de point de vue permet à vos photos de sortir de l’ordinaire. Ainsi, de simples sujets communs de tous les jours peuvent revêtir un intérêt pour le spectateur. Je partage avec vous cette vision photographique.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:08 – Quel est l’intérêt de photographier au ras du sol ?
00:38 – Quels sont les impactes visuels de photographier au ras du sol ?
01:14 – Quels sont les points importants de la mise en oeuvre ?
01:52 – Comment facilement photographier au ras du sol ?
02:13 – A vous de jouer…
02:44 – Pouce vers le haut
02:50 – Abonnement YouTube
02:59 – Abonnement blog

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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre comment photographier la texture simplement

Pour correctement photographier un son sujet, il est nécessaire de faire en sorte que la photographie produite mette en évidence un maximum de détails distinctifs. Parmi ceux-ci, il y a notamment la mise en valeur de la texture du sujet. Dans cet article, je partage avec vous deux plans d’éclairage complémentaires à utiliser en fonction des circonstances pour photographier la texture de vos sujets.

Afin de clairement comparer ce qui est comparable, je n’ai modifié aucun réglage de puissance. Toutes les photos ont toutes, sans exception, prise avec les paramètres suivants.

Boitier :

  • ISO : 50
  • Focal : 70mm
  • Ouverture : F/8
  • Temps de pose : 1/125s
  • Nikon D5 sur pied
  • Mise au point manuel identique

Flash A : lumière rasante

  • flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
  • ¼ de puissance
  • à gauche de la feuille
  • pas de modifieur (flash nu)

Flash B : lumière directe

  • flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
  • ¼ de puissance
  • contre-jour de la feuille à 45° sur le dessus
  • parapluie blanc translucide

Photographier la texture avec l’éclairage rasant (flash A uniquement)

L’une des premières astuces d’éclairage que nous apprenons est l’éclairage rasant pour mettre en évidence la texture de notre sujet.

Plan d'éclairage lumière rasante
Plan d’éclairage lumière rasante

Cet éclairage repose sur le principe de créer un contraste fort de part et d’autre de chaque micro-relief. Ainsi, la source de lumière produira une haute lumière là où elle éclaire et une profonde ombre portée là où elle ne peut éclairer.

Pour illustrer cette technique, j’ai photographié la texture d’une feuille de papier canson à l’aide d’un flash cobra orienté de façon extrêmement rasante. Le résultat est sans appel, tel que le montre la photographie suivante.

Texture d'une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante

La moindre aspérité de la surface et le moindre détail de celle-ci est clairement mise en évidence.

Cependant, est-ce la solution idéale à tous les cas de figures ?

Voyons donc maintenant, ce que produit ce même éclairage avec une surface noir.

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière rasante
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière rasante

Comme vous pouvez donc le constater, cette fois-ci, de nombreux détails ne sont plus visibles.

Il faut donc trouver une autre façon d’éclairer la scène pour permettre de mettre en évidence l’ensemble des détails de ce papier noir.

Photographier la texture avec l’éclairage direct (Flash B uniquement)

Cette fois, le but est d’utiliser la réflexion directe de la lumière pour mettre en avant les détails de la texture de la matière. Pour ce faire, j’ai mis en place de setup suivant :

Plan d'éclairage lumière directe
Plan d’éclairage lumière directe

Ici le principe est différent. Comme la couleur sombre du papier noir renvoi que très peu de lumière diffuse, il faut utiliser la propriété de la réflexion directe de la lumière. C’est la raison pour laquelle la position de la source de lumière a changé, car celle-ci doit couvrir la famille d’angle défini par la position de l’appareil photo par rapport à au sujet.

Pour mieux comprendre le concept de la famille d’ange, je vous invite à parcourir l’article ci-dessous :

La lumière et ses types de reflets

Le résultat est aussi sans appel comme le montre l’image suivante :

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière directe
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe

Comme pour le papier canson blanc, le moindre détail de la surface est maintenant clairement visible.

Il vous vient peut-être la question suivante en tête ?

Que peut rendre cet éclairage sur la feuille de papier Canson blanche ?

Sans attendre, voici le résultat…

Texture d'une feuille de papier Canson blanche en lumière directe
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière directe

Nous voyons effectivement des détails de la surface du papier, mais la notion de profondeur est beaucoup moins perçu que par le premier éclairage.

Peut-on faire encore mieux ?

Cette fois-ci, j’ai utilisé l’ensemble des deux flashes avec le papier noir. Et au miracle ! Que c’est mieux !

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante

Le fait de mixer ces deux éclairages permet de profiter des avantages des deux méthodes. La mise en évidence de la texture en elle-même, mais aussi la mise en évidence de la profondeur de celle-ci.

Plan d'éclairage lumière directe et rasante
Plan d’éclairage lumière directe et rasante

C’est en réglant la puissance relative de ces deux sources de lumière, que vous serez en mesure de trouver l’équilibre parfait pour la mise en valeur de votre sujet.

Mais alors, que peut rendre ce setup complet sur le papier canson blanc ? Me direz-vous ?…

Et bien, bien mieux que de vous raconter une belle histoire, je vous invite à mettre en oeuvre l’ensemble des conseils de l’article pour découvrir par vous-même le rendu de cette feuille de canson blanche…

N’hésitez pas à m’envoyer vos résultats par mail ou de partager votre retour d’expérience en commentaire de cet article. Je vous dis donc, à bientôt et bonne photo !

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La Lumière, c'est quoi ?

La lumière et ses types de reflets

Régulièrement, en photographie, quand on évoque la photographie de reflet, on s’imagine instinctivement des images représentant le reflet d’un objet ou d’un modèle sur une surface réfléchissante tel qu’une vitrine, une vitre, une flaque d’eau, etc…

En réalité, la réflexion de la lumière est plus complexe que ça.

L’importance des matériaux

Quel que soit la scène que l’on photographie, elle présente une certaine quantité d’éléments possédant chacun leur matériau propre.

Bien qu’ils baignent tous dans le même éclairage, il est possible de les distinguer de par le fait que leur matériau réagi différemment avec la lumière présente.

Ce constat prouve l’importance du rôle des matériaux dans le rendu de l’éclairage d’une scène photographiée.

De façon extrême, il y a les matériaux dits « transparents » qui réagissent très peu avec la lumière, vue que la quasi-totalité de celle-ci passe à travers de l’objet.

A l’opposé, il y a les matériaux dits « absorbants » qui réagissent tellement avec la lumière. Ils l’absorbent quasi-totalement celle-ci de sorte qu’on ne distinguera que des ombres profondes sans détail.

Cependant, entre ces deux extrêmes, il y a une multitude de matériaux plus courants qui réagissent autrement en nous permettant de correctement les distinguer les uns des autres.

Les trois types de reflet

La distinction des matériaux que je viens d’évoquer provient de la manière dont la lumière se reflète sur ceux-ci. On peut distinguer trois types de réflexion différents que je vais aborder en détail ci-dessous :

  • La réflexion diffuse
  • La réflexion directe
  • La réflexion spéculaire

En réalité, tous les matériaux reflètent en même temps chacun de ces types de réflexion avec des proportions différentes. C’est la différence de ces proportions associées à l’état de surface des objets (rugosité) qui permet de distinguer chacun de leur matériau.

La réflexion diffuse

Que signifie le terme « diffuse » ?

Il s’agit du fait que la lumière reflétée par ce type de réflexion est réalisée dans toutes les directions de manière quasiment uniforme. Autrement dit, quel que soit la position de l’appareil photo par rapport au sujet, la luminance de celui-ci restera sensiblement identique.

Pour vous prouver cela, je vous invite à poser simplement une feuille de papier mat sur votre bureau. Quel que soit la position depuis laquelle vous observez cette feuille, elle paraitra toujours aussi blanche.

Le papier blanc mat est un exemple de matériaux possédant naturellement ce type de réflexion diffuse de manière quasiment pure.

Il est important de faire la différence entre la diffusion de la lumière par transmission et la diffusion de la lumière par réflexion. Classiquement, on place des diffuseurs de lumière devant nos sources d’éclairages afin d’en augmenter la taille apparente.

Cette pratique a pour but d’adoucir les ombres portées des éléments de la scène en estompant le bord des ombres.

Il s’agit là de la diffusion par transmission, car la lumière est diffusée en traversant la matière.

Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau
Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau

Dans le cas des matériaux diffusant la lumière par réflexion, la taille de la source n’influencera pas le rendu des hautes lumières, mais uniquement le rendu des basses lumières (les ombres).

Diffusion de la lumière par réflexion sur la surface d'un matériau

La réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire correspond au reflet d’un miroir. Deux particularités spécifiques permettent de qualifier ce type de reflet de « spéculaire » :

  • La réflexion de la lumière se produit uniquement suivant l’angle d’incidence (application de la loi de Descartes)
  • La quantité de lumière reflétée est quasiment totale.

La première spécificité correspond à la partie réflexion directe que nous aborderons en détail dans le chapitre suivant.

En revanche, la seconde spécificité est celle qui est propre à l’aspect spéculaire.

En effet, dans le cas où la lumière est totalement réfléchie par la surface, la loi de carré inverse de la distance ne s’applique pas. La luminosité de ce type de reflet est donc constante et égale à la luminance de la source d’éclairage.

Pour s’en rendre compte il suffit de constater que la luminance du reflet de la source d’éclairage dans un miroir reste de la même luminance quel que soit la distance séparant le miroir de la source d’éclairage.

De manière non exhaustive les reflets spéculaires se trouvent classiquement avec :

  • Les miroirs,
  • L’argenterie polie
  • Les reflets du soleil sur l’eau…

La réflexion directe

Comme promis, abordons la réflexion directe. Et pour ce faire, il faut comprendre une notion essentielle en photographie : « la famille d’angles ».

« La famille d’angles » est une notion directement liée à la loi de Descartes : L’angle de la lumière réfléchie sur une surface polie est égal à l’angle de la lumière incidente.

Loi de Descartes concernant la réflexion directe
Loi de Descartes concernant la réflexion directe

De manière concrète, cette loi signifie qu’il est possible de connaitre facilement les positions de la source d’éclairage qui produiront une réflexion directe en fonction de la position de l’observateur.

L’ensemble des positions de cette sources est ce qu’on appelle « la famille d’angles ».

Représentation de la famille d'angles permettant de comprendre là où l'observateur doit se placer pour voir la réflexion directe
Représentation de la famille d’angles permettant de comprendre là où l’observateur doit se placer pour voir la réflexion directe

Seulement si le point d’observation se trouve dans la famille d’angles, les reflets directs seront visibles.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment photographier une scène éclairée à la bougie

Réaliser une photographie dont la lumière de la scène est constituée de la lueur d’une bougie permet de créer une ambiance feutrée. Les couleurs chaudes de ce type de prise de vue sont plaisantes au regard et évoque l’intimité, la douceur et le mystère. Je partage avec vous dans cet article, les techniques de mise en œuvre afin de maîtriser ce type de prise de vue.

Description de la lumière issue d’une flamme de bougie

Bien que la puissance lumineuse d’une flamme de bougie est faible, elle reste néanmoins une source de lumière participant activement à l’éclairage de la scène photographiée. Nous allons voir ensemble les différentes caractéristiques de celle-ci.

Petite source de lumière

La flamme d’une bougie est de petite taille et mesure au maximum 2 à 3 cm. De ce fait, elle engendre donc des ombres dures projetées dans la scène.

La température de couleur

La combustion de celle-ci n’étant pas complète, elle émets une lumière dont la température de couleur est très basse, environ 3200 Kelvin. La scène à proximité de celle-ci sera donc teintée d’une couleur jaune-orangé. L’ambiance générale de la photographie sera donc chaleureuse.

Faible puissance lumineuse

Etant donné la petite taille de la flamme celle-ci émettra une luminosité faible. De plus pour rappel, il faut savoir que la puissance lumineuse diminue au carré de la distance. C’est-à-dire que lorsque l’on double la distance séparant le sujet de la source lumineuse, celui-ci sera éclairé quatre fois moins. De plus, lorsque l’on souhaite prendre en photo la bougie en elle-même dans la scène, cette dernière se trouve généralement très contrastée.

Problématique d’exposition de ce type de scène

Tel que nous venons de le voir, prendre en photo la flamme de bougie dans une scène engendre quelques contraintes particulières vis-à-vis de l’exposition.

En effet, le contraste de luminosité de celle-ci est extrême et la dynamique de votre capteur ne pourra certainement pas enregistrer en une seule prise l’ensemble des informations de la scène. La flamme en elle-même sera certainement brûlée et sans détail alors que le fond de l’image sera certainement bouché et sans détail non plus.

Pour permettre à votre appareil photo d’enregistrer une image convenable, il sera donc nécessaire de mettre en œuvre des techniques photographiques permettant de gérer un tel contraste.

Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..
Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..

Techniques photographiques

Vous avez le choix entre deux philosophies différentes. Appuyez-vous sur vos compétences en poste traitement ou vous appuyez sur vos compétences en prise de vue.

Assemblage HDR en post-traitement

La technique de l’assemblage HDR (High Dynamic Range) permet de réaliser les images de scène à très fort contraste de luminosité. Pour la mise en œuvre de cette technique, je vous invite à vous reporter à l’article dédié.

Dans le cas présent, les avantages de cette technique sont qu’elle nécessite très peu de matériel supplémentaire à l’exception d’un pied photo permettant d’éviter le flou de bougé de votre appareil.

Cependant, si votre scène contient des sujets mobiles, il sera compliqué de gérer le mouvement de ceux-ci au moment de l’assemblage des différentes prises de vue. De plus, cette technique nécessitera plus de temps à passer devant votre ordinateur.

Prise de vue directe

La seconde technique repose sur le fait d’ajouter de la lumière générale à la scène de manière à limiter les quarts de luminosité entre les zones de hautes lumières (la flamme) et les zones de basses lumières (le fond). Pour ce faire, vous pouvez utiliser n’importe quelle source de lumière supplémentaire telle qu’un flash ou une lumière continue.

Il faudra cependant prendre en compte les caractéristiques intrinsèques de la lumière émise par la bougie. Ainsi, vous garderez la cohérence lumineuse de la scène. Par cela, je veux dire la température de couleur, la dureté des ombres et la luminosité générale de la scène. 

L’avantage de cette technique et que vous obtiendrez un résultat quasi immédiatement à la prise de vue. Vous gagnerez donc ainsi énormément de temps lors des opérations de post-traitement devant votre ordinateur.

Exemple de setup pour réalisation la photo d'illustration de l'article
Exemple de setup pour réalisation la photo d’illustration de l’article

Évidemment, la contrepartie de celle-ci est de devoir mettre en oeuvre du matériel supplémentaire tel que :

  • Des flashs,
  • Des filtres colorimétriques permettant de réchauffer la température de couleur des flashes,
  • Des déclencheurs radios,
  • Des pieds de studio,

Ne confondez pas l’exposition et la tonalité

Classiquement, les scènes éclairées à la bougie montrent une tonalité générale plutôt sombre. Nous avons vu ensemble précédemment les raisons de ce constat. 

Cependant, afin de bien optimiser la gestion du bruit dans l’image, il est nécessaire de correctement exposer la photo à la prise de vue, pour ensuite corriger la tonalité de l’image en post-traitement.
Pour bien comprendre cette nuance, je vous invite à lire ou relire l’article sur la différence entre exposition et tonalité. En appliquant correctement les conseils de cet article, vous obtiendrez une meilleure qualité intrinsèque des images à forts contrastes.

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Régler les sources lumineuses en photo de studio

Dans les conditions courantes de la photographie, nous avons l’habitude de parler du triangle de l’exposition. Dans le cadre de la photo de studio, ce triangle est en réalité un carré. En effet, le photographe peut gérer un quatrième paramètre dans le cadre de son studio photo. Il s’agit de la lumière elle-même. Dans cet article, je vous propose de partager avec vous les différentes étapes pour régler les sources lumineuses en photo de studio.

Rappel sur les paramètres de l’exposition

Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des paramètres de l’exposition une photo. Pour cela, je vous propose de lire avant l’article en question sur mon blog.

Comme vous avez pu le constater dans cet article, je n’ai pas évoqué le réglage des sources lumineuses. Ceci est normal, car dans la vie de tous les jours, le photographe doit s’adapter à la luminosité disponible de la scène qu’il souhaite photographier.

Dans le cadre de la photo de studios, le photographe a le plein pouvoir sur l’éclairage de la scène qu’il réalise. C’est pourquoi le quatrième paramètre de réglage de son exposition est la puissance lumineuse de ces sources.

En résumé, le photographe du studio peut jouer sur les quatre paramètres suivants :

  • La vitesse d’obturation,
  • L’ouverture du diaphragme,
  • La sensibilité ISO,
  • La puissance des sources lumineuses.

Les paramètres de l'exposition dans le contexte de la photographie de studio.
Les paramètres de l’exposition dans le contexte de la photographie de studio.

Choix des paramètres d’exposition

Bien que le photographe ait accès à l’intégralité des paramètres de réglage de l’exposition tels que rappelé dans le paragraphe précédent, l’intérêt du photographe de studio et les contraintes techniques définissent ses choix.

Réaliser une belle photo de studio est d’avoir la qualité d’image la plus propre possible. ; autrement dit avec le moins de bruit visible. Par conséquent, il choisira la sensibilité ISO native la plus faible possible. En fonction de votre boîtier, vous choisirez donc 50 ISO, 100 ISO voire 200 ISO.

L’objectif du photographe du studio est de totalement construire l’éclairage de la scène. Il doit donc réaliser des réglages permettant de totalement effacer la luminosité ambiante de son studio. Pour ce faire, il devra donc choisir les paramètres de sorte à obtenir une photographie totalement noire sans déclenchement de ses sources lumineuses.

Parallèlement à ceci, les contraintes techniques obligent à limiter la vitesse d’obturation à la vitesse de synchronisation des flashes. De façon courante, la vitesse de synchronisation est inférieure ou égale à 1/250 de seconde. Enfin, il finira par régler l’ouverture du diaphragme de manière à obtenir cette première photo noire.

En résumer, le photographe de studio choisira les paramètres suivants :

  • Il choisira la sensibilité ISO la plus faibles que délivre son boîtier nativement.
  • Il réglera la vitesse d’obturation en accord à la vitesse de synchronisation de ses flashes.
  • Enfin, il adaptera le réglage de l’ouverture du diaphragme pour obtenir une photo totalement noire.

C’est seulement à partir de ce moment, que le photographe commencera à construire l’éclairage de sa scène en jouant sur la manipulation des sources lumineuses.

 

Manipulation des sources lumineuses

La maîtrise technique du photographe du studio est de savoir manipuler les sources lumineuses afin de construire artistiquement l’éclairage de son sujet. Pour se faire, il pourra agir de différentes manières :

  • Régler la puissance des flashes,
  • Éloigner ou rapprocher les sources lumineuses du sujet,
  • Utiliser des modificateurs de lumière,
  • Définir la direction de la lumière.

L’ensemble de ces manipulations, permet de définir ce que l’on appelle « la qualité de la lumière ». Pour mieux comprendre ce terme, je vous invite à lire l’article en question à propos des 7 paramètres d’une source lumineuse.

 

Étapes à suivre pour régler les sources lumineuses

Dans notre monde, nous avons une seule source de lumière prédominante : le soleil. Ceci a fortement façonné notre vision de l’éclairage et nous impose d’une certaine manière à avoir une seule source d’éclairage principale.

La première étape consiste à positionner cette première source de lumière par rapport au sujet. En fonction du positionnement de l’éclairage, le sujet pourrait être éclairé :

  • de face,
  • de ¾,
  • deux côtés,
  • ou en contre-jour.

Rendu de l'éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.
Rendu de l’éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.

La seconde étape consiste à affiner l’orientation de la source lumineuse afin d’ajuster précisément le positionnement de la frontière entre la lumière et son ombre que l’on appelle la pénombre.

La troisième étape est la plus importante. C’est en jouant sur la taille perçue de la source lumineuse par le sujet qu’il est possible de durcir ou d’adoucir cette zone de pénombre. Pour se faire, on pourrait utiliser et modificateurs de lumière et/ou rapproché ou éloigner la source lumineuse par rapport aux sujets. Plus la source lumineuse semble grande pour le sujet est plus les ombres seront douces, c’est-à-dire avec une transition progressive de la lumière à l’ombre. Alors que si la source lumineuse est petite, les ombres se feront alors dures avec une transition très brutale entre l’ombre et la lumière. Rapprocher une source lumineuse du sujet la fera paraître plus grande alors que l’éloigner du sujet la fera apparaître plus petite.

 

La quatrième et dernière étape consiste à régler la puissance lumineuse du flash pour obtenir une exposition conforme aux attentes.

Comparaison entre une ombre dur et douce.
Comparaison entre une ombre dur et douce.

En fonction du décor dans lequel le sujet se trouve, il sera peut-être utile d’ajouter d’autres sources lumineuses pour les raisons suivantes :

  • Détacher le sujet du fonds,
  • Attirer le regard sur un détail précis,
  • Apporter des couleurs à l’aide de gels dans la scène,
  • Projeter des ombres décoratives…

 

Trucs et astuces

Si vous avez la possibilité de dédier une pièce pour réaliser un studio photo, il est souvent intéressant de peindre l’intégralité des murs de celle-ci en noir. De cette manière, vous éviterez d’avoir des réflexions lumineuses qui viendrait perturber la construction de votre éclairage.

De même une ambiance faiblement lumineuse d’un studio photo, ne permettra de travailler avec des sources lumineuses moins puissantes, car il vous sera plus facile d’obtenir votre première image totalement noire.

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Photo de mariage : Quels matériels photo utiliser

Réaliser les photos d’un mariage est une forme de course contre-la-montre tout au long de la journée. A cela s’ajoute le fait que vous devrez faire face à des conditions de prises de vue très variées en fonction des différents lieux. Pour ne pas être pris en dépourvu, il vous faudra donc bien gérer l’aspect logistique de votre matériel. Le plus simple étant bien sûr de définir au juste nécessaire « Quels matériels photo utiliser ».

 

Conditions de prises de vue classiques

J’ai synthétisé dans le tableau suivant les conditions de prise de vue en fonction de chacune des étapes classiques d’un mariage.

Lumière Type de focale Mobilité
Accessoires Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Macro

Standard

Pas de mobilité requise
Maquillage / Coiffure Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Habillage Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Photo de couple Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Téléobjectif

Mobilité pour aller de lieux en lieux différents
Mairie Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Eglise Naturelle intérieure

 

Standard

Grand-angle

Téléobjectif

Grand espace intérieur avec la nécessité de ne pas faire de bruit
Vin d’honneur Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Mobilité potentiellement difficile en fonction du nombre de personnes
Repas/Soirée Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Mobilité potentiellement difficile en fonction du nombre de personnes

Voici quelques commentaires supplémentaires pour mieux comprendre le tableau ci-dessus.

La notion de lumière est le paramètre le plus important, car c’est celui qui va influencer particulièrement les réglages de votre boîtier. A noter qu’une très grande partie des photos sont prises en intérieurs avec peu de lumière.

J’attire votre attention sur l’utilisation du flash. Vous aurez remarqué que le flash figure dans toutes les lignes sauf pour l’église.

La majorité du temps, les flashes ne sont pas les bienvenus durant la cérémonie, car il perturbe son déroulement. De plus, au vu de la taille de l’église et des distances de prise de vue éventuelle, il n’est pas vraiment pratique de l’utiliser durant la cérémonie.

Afin de caractériser un peu la notion d’espace, j’ai choisi de prendre en considération le type de focale qui classiquement serait utilisé dans chacune des circonstances. Quoiqu’il arrive, plus les focales sont lumineuses et plus il est aisé d’opérer en faible lumière. En aucun cas, il ne s’agit pas de prendre pour argent comptant ces indications, car du point de vue créativité tout est possible évidemment.

Enfin, un mariage ce n’est pas statique. Au contraire, pour le photographe ça ressemble même à une journée de sport tellement il doit se déplacer et se mettre dans des positions inconfortables pour saisir le maximum de moments forts avec des angles de vue créatifs. C’est la raison pour laquelle j’aborde cette notion de mobilité. Plus vous emmènerez de matériel est plus vos déplacements seront difficiles.

En bref, vous l’aurez compris, il y a un équilibre à trouver dans tout ça. Mais il y a des solutions et astuces pour palier à tout ça.

Illustration de l'article sur les avantages des objectifs à focale fixe de 50 mm
Focale lumineuse et légère à la fois.

 

Matériels photo

Comme nous venons de le voir, le photographe doit être capable de faire face à un ensemble de contraintes.

D’un certain point de vu, plus il y aura de matériels emporté et plus il sera possible de faire de bonnes photos. En tout cas, c’est ce qu’on peut se dire naturellement.

En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai…

Un mariage, c’est avant tout une histoire à raconter.

Cette dernière s’écrit tout au long de la journée devant les yeux du photographe qui devra être en mesure d’enregistrer avec son appareil photo.

Il est donc important de privilégier la réactivité avec une configuration le plus passe-partout possible.

Encore une fois, ces considérations sont à prendre avec du recul par rapport à votre style photographique. Peut-être que votre style passe par l’usage exclusif de téléobjectif quelles que soient les conditions de prise de vue.

Ceci étant clair, je vais néanmoins partager avec vous mes usages :

J’utilise quasiment toujours mon objectif AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED sur mon boîtier Nikon full-frame. Car son angle de champ convient très bien à mon style de photos. Il est lumineux et sa plage de focale est largement suffisante pour palier à pratiquement toutes les situations courantes qui attire mon œil.

A celui-ci, j’ajoute mon objectif SIGMA MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM pour réaliser les photos en gros plan des détails tels que les alliances par exemple. Pour être certain de pouvoir maîtriser la lumière pour ce moment, j’utilise un flash cobra Nikon SB-700 déporté piloté par des trigger radio CACTUSv6.

Ensuite en fonction des repérages fait en amont, je viens compléter ce matériel avec :

Donc en résumé, voici la liste de mon matériel de base :

  • Boitier Nikon format FX,
  • AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED,
  • SIGMA MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM ,
  • Un flash cobra Nikon SB-700,
  • Un trépied Manfrotto,
  • Cartes mémoires,
  • Piles et batteries chargées bien sûr.

Et en complément éventuel

  • Un téléobjectif Sigma 70-200 mm F2,8 DG EX APO HSM,
  • grand-angle AF-S NIKKOR 14-24mm f/2.8G ED.

L’ensemble de tout ceci entre dans mon sac photo Lowepro Vertex 200AW mais dès qu’il est possible de laisser une partie de ce matériel caché dans le coffre de ma voiture, je le fais afin d’alléger le sac. C’est en particulier le cas pour le trépied, et la focale macro.

Illustration de l'article à propos des grands angles
Idéale pour les photos de grands groupes

 

Autres matériels

Mon smartphone

J’emporte toujours avec moi mon smartphone pour plusieurs raisons.

  • Je reste joignable à tout moment,
  • Je peux aussi joindre les personnes,
  • Il me sert de GPS quand je suis dans une région que je ne connais pas parfaitement,
  • Il me permet d’emporter des exemples de photos à m’inspirer, une sauvegarde de ma feuille de route,

Attention de bien couper sa sonnerie pendant les moments solennels.

Un PC portable + disque dur externe

Le but est de pouvoir décharger régulièrement mes photos pour en faire une copie de sauvegarde doublée : sur le PC et sur le disque dur externe. Evidemment, n’oubliez pas non plus le lecteur de carte ou le câble permettant de transférer les photos.

L’autre avantage du PC est de pouvoir durant la soirée afficher un aperçu des photos prises durant la journée. Alors effectivement, elles ne sont pas retouchées, mais l’idée est juste de montrer rapidement un aperçu de la journée. Personnellement, je n’ai jamais entendu une remarque comme quoi, les photos n’étaient pas au niveau car non retouchées. Au contraire, j’ai souvent reçu que des compliments et des questions des différents invités curieux. C’est une occasion d’ouvrir la discussion autour de votre savoir-faire et de leur montrer des exemples de photos finalisées sur votre smartphone. Ça les rassurera sur la qualité des photos une fois traitées et vous aurez eu l’occasion de faire votre publicité auprès de potentiels prospects.

illustration des fonctionnalités des Smartphones à propos de la photographie.
Outil indispensable pour faire face à tout imprévu

Divers

Un stylo

Pour facilement noter les modifications éventuelles sur ma feuille de route et cocher les notes devenues inutiles

Vos cartes de visite

C’est une façon de laisser une trace vers des personnes potentiellement intéressées.

Un désodorisant corporel et quelques vêtements de rechange

Une fois le gros de la journée passé, il peut être intéressant de redevenir « odorifèrement sociable ».

Une application photo donnant les heures dorées et bleue

Celle que j’utilise est très complète et s’appelle Sun Surveyor.

Illustration de l'article Téléobjectif
Utile quand la liberté de mouvement est limitée

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Grand-angle : pour quelles utilisations

Les objectifs dits grands-angulaires regroupent toutes les focales dont la longueur est inférieure à 50 mm (objectif standard). Plus la focale est courte et plus le champ de vision est large. Au-delà de ce constat, nous allons voir les autres effets visuels induits. Afin de mieux se repérer dans l’ensemble des différentes longueurs focales, nous allons voir les utilisations classiques en fonction de celles-ci. Enfin, pour finir, je vous donnerai quelques trucs et astuces à savoir pour mieux maîtriser ce type d’objectif.

Les effets des courtes focales

Comme nous venons d’évoquer en introduction, les focales courtes permettent de saisir une scène plus large qu’avec un objectif standard. Cet avantage apporte avec lui d’autres effets qu’il est important de connaître pour mieux les maîtriser et en tirer partie pour renforcer les messages que l’on souhaite faire passer à travers nos images.

Profondeur de champ

A un point de vue donné, pour une mise au point identique et à une ouverture de diaphragme similaire, la longueur focale impact l’étendue de la profondeur de champ d’une photo. En effet, plus la focale est courte et plus la profondeur de champ est conséquente. Ainsi, avec un grand-angle, il est très facile d’être net de quelques centimètres de l’appareil jusqu’à l’horizon ce qui est très pratique pour garder un ensemble de détails d’une scène.

Augmentation des distances

Automatiquement, le fait d’avoir un champ de vision plus large, la profondeur de l’image s’en trouve augmentée. Ceci à l’avantage de pourvoir mieux détacher les éléments les uns par rapport aux autres et ainsi donner un sentiment d’espace et de grandeur à la scène.

Exagération des proportions

Sur le même principe que le point précédent, les proportions des différents éléments composant la scène se trouvent modifiées. Ainsi, tous les sujets au premier plan se trouvent beaucoup plus grands que les sujets en arrière-fond.

Déformations

Quand le photographe ne tient pas bien compte des effets précédemment évoqués, les images produites peuvent présenter des déformations éventuellement disgracieuses. C’est le cas par exemple du portrait où classiquement le nez du modèle est disproportionné par rapport au reste du visage. Cependant, ça peut aussi être un réel parti-pris de la part du photographe pour produire des effets créatifs dans une scène.

Les multiples usages classiques par focales

Reportage (35 mm)

Un 35 mm est particulièrement apprécié par les photo-reporters. A à cette focale, il est facile de prendre des portraits en situation sans pour autant que les déformations optiques perturbe trop la morphologie des visages. Cela permet d’avoir un point de vue suffisamment rapproché pour que le spectateur se retrouve comme au cœur de l’action, ce qui donne une meilleur dynamique à la scène et donc apporte plus de force à la photo.

Illustration d'utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage
Illustration d’utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage

Paysage (28 mm)

Avec cette focale de 28 mm, les distances se trouvent intensément étirées. Elle est alors adaptée au paysage de manière à intégrer une grande quantité de détails au sein de la scène. Il peut aussi être utilisé en repartage, mais dans ce cas, il est important de bien faire attention à ne pas se rapprocher trop des sujet pour ne pas les déformer excessivement.

Illustration de l'usage du 28 mm pour du paysage
Illustration de l’usage du 28 mm pour du paysage

Intérieur (24 mm)

Un 24 mm  est un choix très pratique pour les photographies d’intérieur. En effet, le manque de recul et de luminosité nécessite ce type de focale très courte qui permet de bien gérer ce type de situation. Il est néanmoins conseillé de ne pas trop s’approcher d’un des éléments de la scène pour ne pas qu’il apparaisse trop étiré vers les bords.

Illustration de l'utilisation d'un 24 mm pour des photos en intérieur
Illustration de l’utilisation d’un 24 mm pour des photos en intérieur

Effet créatif (17mm et inférieur)

Les focales extrêmement courtes sont souvent utilisées dans le cas d’effet créatif. Les déformations sont inévitables avec ce type de matériel et c’est pourquoi il faut apprendre à composer avec elles pour qu’elles soient un plus pour la photo au lieu d’être une contrainte. Dans le domaine de la créativité, tout reste possible en terme d’aspect visuel.

Illustration de la créativité d'utiliser un 14 mm pour la créativité

Trucs et astuces

Flou de bougé

Un avantage des courtes focales est leur capacité à être moins sensible au flou de bougé. Cette caractéristique est intéressante, car elle nous permet de prendre des photos à main levée à des vitesses d’obturation très lente.

Faible lumière

Dans la même logique que le flou de bougé, photographier avec une courte focale est plus aisé dans des conditions de faible lumière. La majorité des courtes focales permettent d’ailleurs des ouverture de diaphragme plus grand et comme vu précédemment, permet des vitesses d’obturation plus lente ; deux avantages pour bien exposer ses clichés.

Allonger les jambes

Dans le cadre de portrait en pied, l’usage d’une courte focale en contre-plongée permet de donner l’impression que les jambes du modèle sont plus allongées qu’en réalité. Ceci est couramment utilisé en photographie de mode.

Portrait en situation

Faire des portraits, c’est bien, mais faire des portraits avec la mise en évidence du contexte et de l’environnement du modèle est très utile pour donner plus de sens à une image. Ainsi, la même photo peut véhiculer l’information de qui est la personne photographiée et ce qu’elle fait ou dans quel environnement elle évolue.

Correction d’objectif (post-traitement)

Aujourd’hui, au post-traitement informatique permet de corriger une grande partie des déformations optique engendrées par les courtes focales. Il ne faut pas hésiter à utiliser des moyens pour atténuer ces déformations si celles-ci n’apportent rien au sens de votre image. Tous les logiciels de type Lightroom le fond très bien.

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