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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Pourquoi utiliser le flou dans vos photos

Du point de vue des débutants, le flou dans une photo est souvent synonyme de photo ratée. Or, quand on commence à pratiquer la photographie, on se rend compte qu’au contraire, le flou est un moyen technique très puissant pour donner du sens à sa photographie. C’est justement le propos de cet article où je vais partager avec vous, pourquoi utiliser le flou dans vos photographies.

1. Flouter l’arrière-plan

Très souvent, dans nos photographies, nous cherchons à mettre en évidence un sujet spécifique. Cependant, dans la vie réelle, il est rare que celui-ci soit indépendant de son environnement ou de son décor. Autant, il est justement possible d’intégrer ce sujet dans son environnement dans le but de montrer l’interaction entre ces deux éléments, autant, il est utile aussi de bien mettre en évident les détails propres du sujet en lui-même.

C’est dans ce dernier cas qu’il est souvent nécessaire de flouter l’arrière-plan pour attirer l’attention du regard du spectateur sur le sujet.

Pour ce faire, il faut réduire la profondeur de champ lors de la prise de vue, ou reproduire cet effet en post-traitement dans Photoshop par exemple.

Je vous renvoi à l’article à propos de la profondeur de champ.

2. Flouter l’avant-plan

Flouter l’avant-plan est quant à elle, une manière de donner de la profondeur à votre photographie. Dans ce cas, il est important de placer un avant-plan, et un arrière-plan autour du sujet.

C’est aussi une manière de donner un sens de lecture à une image ou de donner un aspect artistique à des photographies de portraits par exemple.

Certains photographes vont même tenir dans leur main un objet juste devant la lentille frontale de leur objectif pour obtenir cet effet.

Là encore, je vous renvoi à l’article à propos du flou d’avant-plan pour avoir de plus amples explications.

3. l’effet Maquette ou Tilt-Shift

L’effet maquette ou en anglais le Tilt-Shift, est l’application de la technique précédente sur de vastes sujets comme un paysage par exemple.

La plupart du temps, en photographie de paysage, il est recherché une profondeur de champ la plus étendue possible pour retranscrite le maximum de détail de celui-ci.

Cependant, il est possible de cherche à attirer l’attention sur un détail de celui-ci. C’est là que cette technique prend tout son sens.

Cette technique étant difficile, voir impossible à réaliser directement avec son appareil photo à la prise de vue, il a été rendu populaire avec l’arrivée du numérique et du post-traitement informatique.

Pour plus de détail concernant sa mise en œuvre, je vous renvoie à l’article à propos de cette technique.

4. Le flou de mouvement

Le fameux flou de mouvement à ne surtout pas confondre avec le flou de bougé. Ici, l’idée est de transcrire la notion de mouvement au sujet photographié.

Cette technique peut être très artistique pour les sujets autour de la danse, de la musique ou du sport par exemple.

Ici, l’idée est de ne pas chercher à mettre en avant le sujet en lui-même et ses détails, mais uniquement sa mobilité est ses mouvements.

Dans ce cas, au lieu de chercher à figer le sujet, on le laisse délibérément flou au mieux d’un décor net par exemple.

5. Le filé

Le filé est justement l’effet radicalement inverse du point précédent. En effet, ici, le photographe va imprimer le flou de mouvement sur le décor et garder net le sujet en lui-même.

Cette technique est très souvent utilisée en photographie de sport, car son rendu visuel est impressionnant et stimule immédiatement le regard du spectateur.

Bien que sa mise en œuvre nécessite de l’entraînement pour le photographe, après quelques essais, tout le monde est capable de réussir ce type de rendu photographique. Je vous explique en détail cette technique dans l’article cet dédié.

6. Le zooming

Enfin, il peut arriver que le photographe cherche à introduire une notion de mouvement dans une scène où tout est statique.

Dans ce cas, il doit produire un mouvement avec son appareil photo durant la durée d’exposition de la prise de vue de manière cohérente avec les éléments de la scène photographiée.

Encore une fois, cette technique peut-être plus difficile à réaliser, mais avec plusieurs essais, il arrive fréquemment qu’on obtienne le résultat convoité.

Pour revenir globalement sur l’ensemble de ses techniques de prise de vue, il est clair que l’intérêt de celles-ci est de répondre au besoin d’expression du photographe. C’est pourquoi, je vous invite à procéder en deux temps pour acquérir et maîtriser le contenu de cet article :

  1. Mettez-les en œuvre sur des sujets quelconques régulièrement pour juste acquérir l’entraînement nécessaire et les réflexes associés dans le but d’avoir pleinement la capacité de les utiliser à bon escient lorsque vous serez face à une situation propice.
  2. Osez prendre le temps nécessaire à utiliser ses techniques lors des shootings photo qui vous tiennent à cœur. C’est en sortant de ses zones de confort que l’on progresse dans tout domaine, y compris en photographie.

A vous de pratiquer, et n’oubliez pas de prendre du plaisir à chaque fois !

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La Lumière, c'est quoi ?

Savoir lire la lumière pour mieux photographier

La lumière est l’élément essentiel à la réalisation de vos photographies. C’est la raison pour laquelle savoir la lire dans l’environnement de la scène que vous souhaitez photographier, est l’un des savoir-faire à la base de cet art.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:10 – Pourquoi savoir lire la lumière est important pour mes photos ?
01:21 – Quels sont les points d’attention sur lesquels se concentrer
01:54 – Comment regarder chacun de ses éléments
01:56 – Commençons par les ombres
02:31 – Considerons maintenant les surfaces des matériaux
03:10 – Enfin, arrêtons-nous à propos du volume des objets de la scène
04:07 – Ce qu’il faut retenir…
04:29 – Mon conseil…
04:49 – Pouce vers le haut
04:53 – Abonnement YouTube
04:58 – Abonnement blog
05:05 – Sur le chemin de votre INSPIRATION

Bonjour, je suis Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com

Aujourd’hui, je partage avec vous : « Comment savoir lire la lumière pour mieux photographier »

Pourquoi savoir lire la lumière est important pour mes photos ?

Vous le savez déjà, photographier, c’est écrire avec de la lumière.

En fait, savoir lire la lumière revient à savoir choisir quel type de stylo vous allez utiliser pour écrire.

Imaginez-vous :

  • écrire une lettre avec un marqueur,
  • faire une pancarte avec un stylo bic,
  • faire une peinture avec un stylo plume…

Évidemment, en fonction de la finalité que vous cherchez à obtenir, il est important de savoir choisir l’outil le plus adapté.

Par exemple, l’éclairage est différent dans une scène dont la finalité est d’évoquer la douceur à contrario d’une scène dont le but est d’évoquer la peur.

Dans le premier cas, on cherchera une lumière douce et chaleureuse alors que dans le second cas, une lumière froide et très contrastée permettra d’obtenir des zones d’ombre dans lesquelles les détails moins visibles donneront du mystère et de l’inconnue.

Savoir lire la lumière vous permettra donc :

  • de savoir quel type de photos vous pourrez produire dans un lieu défini
  • quelle lumière chercher ou construire pour transmettre une idée préconçue
  • connaître les ajustements à faire pour obtenir la lumière la mieux adaptée à votre besoin.

Quels sont les points d’attention sur lesquels se concentrer

Qui dit lumière, dit ombre, car la lumière, c’est un peu comme le vent. Il n’est pas toujours facile de directement la voir, mais bien plus facile de voir ses effets.

Les éléments à regarder sont :

  • les ombres bien sûr,
  • les surfaces des différents matériaux de la scène
  • les volumes des objets de la scène

Apprendre à déchiffrer les effets de la lumière sur chacun de ces éléments va vous permettre de mieux comprendre l’éclairage et ainsi évaluer la qualité de la lumière.

Comment regarder chacun de ses éléments

Commençons par les ombres

Plusieurs critères sont à voir dans les ombres :

  • leur nombre pour un même objet, car cela indiquera le nombre de sources lumineuses
  • la direction puisqu’elle indiquera la position angulaire de la source de lumière par rapport à l’objet.
  • la longueur de l’ombre projetée indiquera la hauteur de la source de lumière
  • la netteté de son contour indiquera la taille relative de la source
  • la progression du dégradé de la pénombre pourra donner une information sur la distance de la source de lumière par rapport à l’objet

Considérons maintenant les surfaces des matériaux

Prêter attention aux surfaces réfléchissantes pourra donner des informations concernant la forme des sources lumineuses. C’est particulièrement utilisé en portrait quand on regarde la forme des reflets des éclairages dans les yeux du modèle par exemple.

Cependant, il faut garder à l’esprit que le rendu d’un même éclairage ne produira pas le même effet sur des surfaces et des matériaux différents. C’est la raison pour laquelle, chaque type de sujet nécessite souvent un setup d’éclairage différent et qu’il n’y a pas de modèle d’éclairage unique à toutes les scènes.

Il s’agit donc de bien regarder comment sont constitués les sujets que vous souhaitez photographier pour savoir quel type de lumière est nécessaire d’utiliser pour les représenter au mieux.

Enfin, arrêtons-nous à propos du volume des objets de la scène

Photographier revient aussi à représenter un environnement réel en 3 dimensions sur une surface en seulement 2 dimensions. On comprend donc immédiatement qu’une attention particulière aux volumes des objets de la scène est nécessaire.

Restituer les volumes à l’aide de la lumière est ce que l’on appelle le modelé.

Il repose sur la capacité du photographe à positionner correctement les ombres et les hautes lumières de manière harmonieuse dans le but de montrer distinctement les volumes du sujet.

Dans cette pratique, il est classique d’utiliser de large sources de lumière dans le but de placer des dégradés de lumière sur les sujets.

Ceci est très utilisé en photographie de nu féminin, mais aussi pour correctement dessiner les courbes en générales comme on peut en trouver sur des photos de natures mortes avec des bouteilles par exemple.

Ce qu’il faut retenir…

C’est que lire la lumière ne suffit pas, car ce n’est que la moitié du travail puisqu’il faut aussi savoir lire les sujets à photographier.

L’art de la photographie est donc de travailler à obtenir la meilleure adéquation entre la scène à photographier et la lumière disponible ou à mettre en place.

Mon conseil est d’entraîner votre regard à savoir distinguer le maximum de caractéristiques clefs de vos sujets et des effets de la lumière de manière à ce que cette vision du monde devienne un automatisme et une évidence pour vous.

Le chemin est long et difficile, mais il en vaut vraiment la peine.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le système de déclenchement des flashes NIKON SU-4

Le système radio de déclenchement des flashes cobras est l’un des systèmes les plus populaire. Cependant, d’autres systèmes existent tels que le système SU-4 de la marque NIKON qui a aussi leur avantages non-négligeables et peut donc être une réelle solution à vos besoins. Dans cette vidéo, je partage avec vous les avantages et inconvénients du système de déclenchement des flashes SU-4 de chez NIKON.

00:00 – Présentation
00:05 – Sujet
00:11 – Principe de fonctionnement
00:25 – Aucune communication
01:38 – Adapté à la prise de vue ultrarapide
01:00 – Compatible avec tous les autres systèmes de flash
01:03 – Attention à l’orientation de la cellule de détection du flash
01:22 – Réglage manuel directement sur le flash
01:49 – Uniquement disponible en natif chez la marque NIKON (pas certain de moi pour ce point)
03:13 – Pouce vers le haut
02:18 – Abonnement YouTube
02:25 – Abonnement blog

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Photomontage et post-traitement

Pourquoi et comment réaliser un effet maquette

L’effet maquette ou l’effet Tilt-shift est une manipulation d’image courant pour attirer l’attention sur vos photos. Voyons ensemble dans cette vidéo quand et comment réaliser ce type d’effet sur vos photos de paysage…

00:00 – Présentation
00:03 – Sujet
00:12 – Quel est l’objectif
01:15 – Effet de petite taille
01:24 – Mise en évidence d’un détail
02:29 – Exemples de photos tilt-shift
04:48 – Caractéristique des photos rapprochées
05:54 – Les caractéristiques
01:22 – Faible profondeur de champ
01:53 – Pas de perspective atmosphérique
02:31 – Saturation élevée
02:55 – Point de vue en plongée
03:09 – Réalisation dans Photoshop
04:07 – Calque objet dynamique
04:14 – Bascule-décentrement…
06:10 – Augmentation de la saturation
06:58 – Pouce bleu
07:02 – Abonnement YouTube
07:07 – Abonnement blog

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les 10 erreurs du débutant photographe

Lorsque l’on débute dans un domaine, photographie ou autres, il est classique de faire un ensemble d’erreurs du débutant. Ceci est totalement normal, car de nombreux paramètres, non connus au début, sont à prendre en compte avant que ceux-ci deviennent des automatismes par la suite. Dans cet article, je partage avec vous 10 erreurs à éviter.

Erreur 1 : Attention au flash intégré

Sur la majorité des appareils photo est présent un flash intégré. Celui-ci semble permettre d’apporter de la lumière à la scène quand les conditions d’éclairage ne sont pas suffisantes pour réaliser une prise de vue correctement exposée.

Les deux soucis principaux sont les suivants :

  • La direction de la lumière est rigoureusement face au sujet.
  • La puissance de ce flash est limitée ce qui ne permet pas d’éclairer la scène totalement.

Pour ces deux raisons, cet élément n’est pas réellement adapté à ce type d’usage.

Pour moi, ce flash intégré est juste utile pour déboucher des ombres trop fortes produites par la lumière dure du soleil au niveau des yeux d’un portrait par exemple.

Erreur 2 : Flasher en paysage

Dans la continuité de la maîtrise du flash intégré, il est important de se méfier des modes tout automatiques des appareils photo.

La plupart d’entre eux, vont déclencher le flash dans les situations inappropriées telles que lors de la photographie d’un paysage ou de grands espaces. Le flash ne permettant pas de fournir suffisamment de puissance pour éclairer toute la scène, l’image produite ressemblera à une scène de nuit éclairée par une torche électrique caractéristique du film d’horreur “Blair Wich”. Pas terrible comme résultat pour ses photos de vacances… N’est-ce pas ?

Erreur 3 : Ne pas utiliser le pare-soleil

Dans la continuité de l’article de la semaine dernière à propos de l’usage du pare-soleil, je vois beaucoup trop souvent des débutants qui prennent des photos avec l’accessoire monté à l’envers, c’est-à-dire en mode “rangement” sur leur objectif.

Cette situation est totalement absurde :

  • monté ainsi, l’accessoire gène la manipulation des bagues de l’objectif,
  • il n’apporte rien à la photo
  • il ne protège pas votre objectif des chocs accidentels…

Dans ces conditions, à quoi bon l’emporter avec vous ?…

Abandonnons quelques minutes les aspects matériels, et concentrons nous sur le savoir-faire du photographe.

Erreur 4 : L’horizon de travers

De nombreuses photos sont prises à “la va-vite”, et la plupart du temps, ce qui trahit ce fait, est l’inclinaison de l’horizon.

Naturellement, tout le monde s’attend à trouver un horizon horizontal ! Oui, je sais, c’est une lapalissade ! Et pourtant, combien de photos voyons-nous avec un horizon de travers ?

Que l’on ne se trompe pas. Ici, je ne parle pas des partis-pris créatifs d’un photographe qui choisirait en toute conscience un cadrage délibérément incliné.

Erreur 5 : Pas assez bien définir son sujet

Prendre une photo, c’est avant tout mettre en évidence un sujet, un élément dans une scène.

Par exemple, sur le thème des métiers artisanaux, le sujet de la photographie suivante est le sabot. Mais j’ai fait le choix de le montrer installé dans la machine servant à tailler la cavité intérieure. De part le contraste de luminosité du sabot (clair) sur la machine (sombre) et du choix de mettre le sabot sur l’un des points forts de la règle des tiers, le message de la photographie est sans ambiguïté.

Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photographie est l'artisan réalisant la fabrication d'une sabot de bois
Le sujet de la photographie est l’artisan réalisant la fabrication d’une sabot de bois

Je vous invite à toujours vous poser intérieurement la question : “Qu’est-ce que je veux montrer ?”

Erreur 6 : Attention à la qualité du fond

Une fois avoir choisi l’élément qui représentera le sujet de votre photo, il est important de regarder le fond de l’image afin que ce dernier ne vienne pas perturber la lisibilité de l’ensemble de la photo.

Gardez en tête que c’est le sujet qui doit être naturellement vu en premier. Pour ce faire, déplacez-vous, tournez autour du sujet pour trouver la meilleure position de prise de vue qui placera le sujet au meilleur endroit par rapport au fond de votre photo.

On pourrait presque dire que le plus important dans une photo, c’est le fond et non le sujet, car c’est bien la qualité du fond de la photo qui permettra de donner toute la force visuel au sujet.

Le fait de flouter le fond de l'image attire d'attention sur la forme de de la fleur nette
Le fait de flouter le fond de l’image attire d’attention sur la forme de de la fleur nette
le fond restant suffisamment lisible permet d'attirer l’œil sur l'aspect piquant de la fleur
le fond restant suffisamment lisible permet d’attirer l’œil sur l’aspect piquant de la fleur

Les dernières erreurs classiques du débutant que je vais aborder concernent le photographe lui-même.

Erreur 7 : Être trop impatient

Apprendre un domaine quel qu’il soit est une affaire de temps et de pratique. Tout repose sur le principe de l’entraînement. D’autres appelleront ça le travail, moi, je préfère le terme “entraînement” qui contient une notion de plaisir et non de peine.

Il faut donc prendre en considération que vos progrès seront progressifs… Ah la la, encore une lapalissade !

Alors intégrez dès maintenant qu’il vous faudra être patient et persévérant dans la pratique de la photographie pour en maîtriser ses aspects.

Erreur 8 : Ne pas oser essayer

Dans notre culture, dès notre plus jeune âge, nous apprenons à avoir peur de l’échec ! Au plus profond de nous même, ne pas réussir du premier coup, n’est pas acceptable au point même de ressentir éventuellement un sentiment de honte.

Ceci a pour conséquence de nous générer des contraintes supplémentaires là où ça ne devrait pas. Concrètement, nous sommes donc programmé à ne pas oser dépasser nos limites au point que sans nous en rendre compte, il se peut que nous ne pensions même pas à essayer quelque chose de nouveau.

En photographie, il faut expérimenter pour progresser. Les résultats viendront au fur et à mesure des essais. Il faut donc toujours, tout essayer.

N’attendez pas d’avoir pris connaissance auprès de quelqu’un pour tenter une technique nouvelle en photo.

  • ESSAYEZ la technique avec la méthode que vous l’imaginez être la bonne.
  • REGARDEZ le résultat.
  • AJUSTEZ vos étapes ou vos réglages.
  • Et ESSAYER de nouveau… 

Tournez en boucle ce processus jusqu’à ce que le résultat vous semble satisfaisant.

Evidemment, si vous pouvez recevoir de l’aide en parallèle, saisissez l’opportunité, mais l’important est de commencer à entrer dans cette boucle au plus tôt et si possible avec le minimum d’appréhension.

Juste pour rappel, c’est l’une des première technique d’apprentissage que vous avez pratiqué très jeune ; si, pour apprendre à faire du vélo. Comme quoi, ce processus est si simple que même tous les enfants arrivent à la mettre en oeuvre. Vous et moi y compris !

Erreur 9 : Négliger le post-traitement

On lit ou on entend un peu partout que le post-traitement est “le mal” ! Je souhaite attirer votre attention, qu’il y a toujours eu du post-traitement en photographie, et même au temps de l’argentique.

Le post-traitement informatique aujourd’hui est le pendant du travail de développement photo de l’époque argentique. Je me souviens avoir vu dans une exposition de photographie de Doisneau, les tirages bruts et ceux travaillés par le tireur ! Il y avait tellement de différences et de manipulations, que franchement, le post-traitement d’aujourd’hui n’a absolument pas à rougir !

Cependant, il y a bien une différence entre le temps de l’argentique et aujourd’hui ! C’est qu’aujourd’hui, une grande partie du post-traitement est à la charge du photographe tout simplement, car les outils le permettant sont accessibles à tous les photographes. Néanmoins, il existe encore des spécialistes de la retouche qui sauront vous proposer leur service pour aller encore plus loin dans la qualité de vos tirages.

Donc, négliger cette étape revient presque à choisir de marcher avec une seule jambe !

Erreur 10 : Ne pas oser se former

“La science infuse” n’existe pas !

Il n’est pas possible de toujours tout savoir sur tout ! C’est la raison pour laquelle se former est important pour progresser suffisamment vite avant de vous décourager.

Réservez-vous assez de temps pour vous instruire et apprendre des techniques au-delà de vos propres expériences d’apprentissage empirique.

Plus vous connaîtrez de bases théoriques et plus vous serez à même de comprendre par vous-même les causes des effets obtenus lors de vos essais empiriques !

Posséder les connaissances de bases est la fondation sur lesquelles vous pourrez bâtir votre propre apprentissage en toute connaissance de cause. Ainsi, vous gagnerez énormément de temps et accélérez vos progrès.

La liste des possibilités est très longue :

  • bouche-à-oreilles,
  • livres,
  • blogs,
  • clubs, associations,
  • coaching,
  • formations,
  • écoles,…

Accepter le fait de ne pas savoir est le point de départ essentiel pour entrer dans une dynamique d’amélioration.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

5 Conseils pour les photos à la neige

Les vacances de février arrivent à grands pas, et vous allez être nombreux à vous retrouver sur les pistes de ski au milieu de magnifiques paysages enneigés. C’est pourquoi, dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pratiques pour réaliser de meilleures photographies à neige.

1. Compensez l’exposition

La neige, c’est blanc et par conséquent, c’est très lumineux. Cette situation est un réel piège pour les posemètres intégrés aux boîtiers d’appareil photo. En effet, comme je l’ai déjà évoqué dans un article précédent, l’automatisme des appareils photo cherche à avoir une photographie dont la luminosité moyenne est équivalente à un gris à 18%.

Dans le cas d’une photo avec beaucoup de neige, le posemètre aura tendance à interpréter les zones claires de neige comme une surexposition lumineuse. Il cherchera donc à compenser cela en sous-exposant les réglages.

L’astuce pour le photographe consiste alors à compenser cette exposition en décalant celle-ci de +1IL à +2IL en fonction des conditions de luminosité de la scène.

Cette action, peut se faire sans sortir des modes assistés tels que P, S, ou A à l’aide du boutons +/- présent sur votre boîtier.

Si vous avez l’habitude de shooter en mode Manuel, il vous suffira de vous fier à l’indicateur d’exposition affiché dans votre viseur de manière à veiller à ce qu’il indique +1IL ou +2IL.

Je vous invite à ajuster ce réglage en fonction du rendu de vos premières photos.

Au cœur du Ballon d'Alsace enneigé
Au cœur du Ballon d’Alsace enneigé

2. Évitez les forts contrastes

L’une des limitations majeures des appareils photo est la dynamique de leurs capteurs comme je l’ai déjà expliqué en détail dans un autre article. Cette contrainte peut particulièrement perturber vos photos dans les situations de photographie à la neige.

En effet, comme déjà évoqué plus haut, il suffit que le soleil pointe le bout de son nez pour qu’immédiatement la luminosité devienne très élevée. C’est pourquoi, si lors du cadrage de la scène vous ne prenez pas garde aux zones sombres et lumineuses, vous risquez de fortement d’avoir des zones sur le cliché qui soient bouchées ou brûlées.

Je vous invite alors simplement à garder cette problématique à l’esprit pour éviter cette situation. Cependant, si le sens de votre photo nécessite cette situation, je vous invite à vous reporter aux solutions abordées dans mon article à propos de ça.

 

3. Attention à la balance des blancs

Combien de fois avons-nous déjà croisé des photos où la neige est toute bleue au lieu d’être blanche ! Cette situation est exclusivement due à la gestion de la balance des blancs de votre appareil photo.

Le meilleur conseil à propos de la balance des blancs est bien de shooter en RAW, car c’est le moyen de corriger cette dominante de couleur sans aucune perte de qualité d’image. Qui plus est, comme elle se fait en post-traitement, elle vous laisse libre d’interpréter ces dominantes précisément en fonction du message de votre photo.

J’attire notamment votre attention à propos des dominantes de couleurs. Dans les faits, ils sont loin d’être que néfastes du moment qu’elles font l’objet d’un choix délibéré du photographe. Par exemple, garder une teinte bleutée à un cliché de neige, évoquera d’autant plus le climat froid de la scène. A contrario, ajouter une teinte orangée permettra d’évoquer une ambiance chaleureuse.

Shooter au format RAW, vous permettra donc de réaliser autant de version de la scène que

Écureuil qui boit
Écureuil qui boit

4. Pensez à utiliser des filtres ND

La présence de neige blanche de façon majoritaire dans la scène à photographier amplifie grandement la luminosité ambiante. Ceci a pour conséquence sur les paramètres de réglage de l’exposition suivants :

  • ouverture : fermeture de diaphragme qui induira une grande profondeur de champ,
  • vitesse : un temps de pose d’un court qui impliquera des mouvements figés
  • ISO : le plus bas possible, ce qui diminuera le niveau de bruit.

Dans le cas où vous souhaitez la présence de flou de mouvement ou une faible profondeur de champ, il sera intéressant d’utiliser des filtres ND pour limiter d’emblée la quantité de lumière de la scène.

Dans le cas où vous ne disposeriez que d’un filtre polarisant, celui-ci pourra réduire la luminosité jusqu’à  -1 IL tout en saturant les couleurs.

5. Essayer le traitement N&B très contrasté

Lorsque les conditions lumineuses imposent de très forts contrastes, il peut être intéressant de visionner les scènes en mode Noir et Blanc. En effet, les transitions pourront être très franches et graphiques et permettra d’aborder votre environnement de manière graphique voir même abstraite.

C’est aussi un moyen de mieux accepter les ciels blancs des temps neigeux lorsque les conditions météo ne sont pas optimales.

Quoiqu’il en soit, dans le domaine de la créativité, motivez-vous à tester des traitements nouveaux ou les possibilités techniques que votre matériel vous offre comme la surimpression par exemple.

Je vous invite à partager avec moi en commentaire vos remarques et astuces pour photographier dans ce contexte ou à me poser vos questions sur les points qui ne seraient pas clairs pour vous.

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La composition, la grammaire du visuel

Les contrastes : la clé des photos percutantes

De manière générale pour qu’une image accroche le regard, il est nécessaire qu’elle ait un petit quelque chose qui attire notre attention. Ce petit quelque chose est souvent la représentation un contraste au sens large du terme.

Pourquoi utiliser les contrastes ?

On pourrait dire que le contraste repose sur le principe des 7 erreurs. Naturellement, l’Homme est très adroit pour distinguer les différences dans son environnement car notre cerveau a des capacités innées pour immédiatement les distinguer et ainsi attirer notre attention.

Ici le but est de profiter de ce phénomène comme avantage afin de donner plus de force à nos images tout en transmettant plus efficacement son message.

Origine de cette théorie

Durant les années 1920, une école allemande en design a fortement révolutionné ce domaine. Il s’agit de l’école du Bauhaus. Johannes Itten a particulièrement contribué à cet essor en centrant leur principe de composition sur le simple concept du contraste.

Cette vision totalement nouvelle pour l’époque s’appuyait sur une approche expérimentale des principes du design. Ceci a permis de développer la notoriété de cette école et a ainsi eu une forte influence sur le XXème siècle.

Les contrastes, c’est quoi ?

Evidemment ici on parle de contraste au sens large. Il s’agit donc de l’ensemble des couples formés d’un mot et de son contraire (antonyme). Pour illustrer ce propos, voici une liste d’exemples non exhaustive :


Mot Contraire (antonyme)
Petit Grand
Homme Femme
Ancien Moderne
Bas Haut
Bon Mauvais
Dur Mou
Gros Mince
Blanc Noir
Heureux Triste
Jeune Vieux
Propre Sale
Vrai Faux
Sec Mouillé
Silencieux Bruyant
Sombre Clair
Flou Net
Continu Intermittent
Couleur Couleur complémentaire

En pratique, comment l’utiliser

Pour se rapprocher de la pédagogie de J. Itten, il demandait à ses étudiants de mettre en éveil l’ensemble de leurs sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût pour aborder les contrastes suivants les trois phases suivantes :

  1. avoir une approche sensitive, c’est-à-dire se concentrer sur ses propres ressentis,
  2. puis lister l’ensemble des moyens visuels pouvant illustrer ce ressenti,
  3. pour enfin, concrétiser en organisant l’ensemble des informations pour créer l’image.

Je vous propose mon processus suivant :

  1. Observez votre environnement dans le but de comprendre ce qui se passe autour de vous ou voir même ce que vous faites vous-même avec votre environnement. L’important ici est de bien en avoir conscience.
  2. Attachez-vous à la recherche des contrastes qui attirent naturellement votre attention.
  3. Pour chacun d’eux, concentrez-vous sur vous-même afin d’essayer de comprendre quel ressenti ce contraste vous provoque. Est-ce de la surprise, de la joie, de la tristesse, … L’idée est de vous formuler à vous-même le ou les sentiments que vous ressentez à ce moment-là.
  4. Maintenant que vous savez quelle émotion vous souhaitez transmettre. Commencez à réfléchir à comment accentuer ces contrastes. Utilisez enfin les autres techniques classiques de composition pour les renforcer et parfaire votre message.
  5. Composez alors votre image et déclenchez.

Etude de cas personnel

Ces dix derniers jours, j’ai participé à un pèlerinage en Italie à Assise avec tout un groupe de bons amis croyants sur le thème de Saint François. Parmi ce groupe, j’étais le seul non croyant.

Etant donné cette situation, je n’étais pas vraiment à l’aise. Quelle place allais-je trouver ? Comment allais-je m’occuper pendant tous les moments religieux de ce séjour ? Bref, je me posais beaucoup de questions.

Le matin du troisième jour, était organisé une marche pour rejoindre un lieu de culte. Avant de prendre la route, tout le groupe s’est rassemblé pour faire une prière à Dieu. Evidemment, je suis resté à l’écart.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

Etape 1

Je m’interrogeais intérieurement à propos des questions évoquées ci-dessus. Naturellement, j’avais en tête cette notion d’élément à l’écart ou indépendant d’un groupe.

Etape 2

C’est à ce moment, que j’ai aperçu ce sac à dos posé sur une étagère du chalet juste à côté de l’emblème du Tau. Cette image a immédiatement attiré mon attention de par le contraste des couleurs entre la teinte bleue du sac et la dominante jaune du bois de pain de la façade du chalet. J’étais face à des couleurs complémentaires.

Etape 3

C’est en regardant cette scène et en approfondissant mon ressenti du moment que j’ai compris plus précisément l’état d’esprit dans lequel j’étais sur le moment.

Inconsciemment, j’avais assimilé la forme du Tau comme le groupe de mes amis croyants. Parallèlement, le sac à dos me renvoyait ma position par rapport à ce groupe.

Le fait que le sac masquait une petite partie du pied du Tau, signifiait pour moi le lien que j’avais avec le groupe.

Manifestement, je ne faisais pas partie de ce groupe du point de vue religieux mais je participais quand même à ce pèlerinage.

J’en ai donc conclu que cette image représentait bien mes sentiments du moment.

Etape 4

J’ai donc commencé à réfléchir à comment cadrer cette scène pour mieux transmettre ce message. A première vue, tout été déjà contenu dans cette photo. Mais en y réfléchissant un peu plus, j’ai pris la décision que cette photo serait cadrée au format carré.

En effet, si je cadrais verticalement, la photo aurait portait un sentiment de domination avec ce Tau au-dessus du sac. Cela aurait insinué que le groupe symbolisé par le Tau ou que la religion ait une forme de domination sur moi représenté par le sac.

Un cadrage à l’horizontale ne me convenait pas non plus. Car, soit je centrais la scène et l’image était inesthétique, soit je décentrais la scène ce qui aurait donner plus de poids au sac ou au Tau.

La solution était donc, pour bien respecter mon sentiment d’égalité de valeur des deux éléments, de bien choisir un cadrage carré pour sa neutralité.

Je me suis donc placé de face et j’ai déclenché l’appareil pour prendre la photo. Je l’ai directement recadrée en carré au développement du RAW.

Conclusion

J’attire votre attention sur le fait que la clarté des explications a pris un certain temps et s’est aussi affinée après la prise de vue. En réalité, tout n’était pas aussi clair dans ma tête sur le moment. Mais j’avais néanmoins assez d’indices et de justifications pour aboutir aux mêmes décisions.

Il est donc important de laisser mûrir notre réflexion. Pour ce faire, il faut alors prendre la photo en ce disant que peut-être plus tard tout deviendra plus limpide.

Donc ne restez pas bloqué sans jamais déclencher votre appareil. Vous risqueriez de laisser passer beaucoup de bonnes photos. Alors laisser aussi une place à votre instinct et faites-vous confiance.

Juste une petite remarque au passage. Cette photo a été réalisée avec mon smartphone Samsung Galaxy S5. Comme quoi, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir beaucoup de matériel pour transmettre un message en photographie.

A vous de jouer

Si vous êtes arrivé jusque-là dans la lecture de mon article, il serait dommage de ne pas pleinement en profiter. La mise en application de son contenu sera votre retour sur investissement du temps que vous venez de passer.

Alors, c’est à vous de mettre en application son contenu lors de votre prochaine sortie photo. Pour commencer facilement, définissez avant de partir sur quel contraste vous allez vous concentrer et dans quel état d’esprit vous partez faire votre sortie. Les 2 premières étapes seront alors plus faciles à réaliser et vous pourrez ainsi passer plus de temps à travailler l’étape 3 qui est la pierre angulaire de ce processus.

Avec un peu d’entrainement, vous intégrerez ce mécanisme qui se réalisera alors de façon plus facile et naturellement.

N’hésitez pas à revenir ici sur cette page pour partager vos retours d’expérience afin que mieux progresser ensemble avec tous les lecteurs.