Maitriser la lumière passe aussi par la compréhension de celle-ci. Pour vous accompagner dans cet apprentissage, je partage donc avec vous les 7 caractéristiques de la lumière. Ainsi, vous pourrez anticiper son comportement et ainsi mieux réaliser vos photographies en toute connaissance de cause.
Fiche PDF – Les 4 autres caractéristiques de la lumière
Le filtre polarisant n’est pas un filtre comme les autres. Je vous explique quelle est sa valeur ajoutée et comment l’utiliser pour obtenir des photographies avec de belles couleurs vibrantes.
Fiche PDF – Avertissement à propos du filtre polarisant
Le filtre polarisant est le seul filtre qui n’est pas simulable en post-traitement.
Fixé à l’avant de l’objectif comme d’importe quel autre type de filtre, il possède une bague rotative permettant de l’orienter par rapport à la lumière.
Constitué d’un réseau de franges, il permet de stopper les composantes polarisées de la lumière reflétée ou diffusée.
Placé directement devant une source lumineuse, il permet aussi de polariser la lumière le traversant.
A quoi ça sert ?
La lumière polarisée est un peu partout autour de nous.
C’est notamment la lumière des reflets sur une surface d’eau, une sur vitre, ou même sur la majorité des surfaces comme les tuiles, les briques…
Cela étant dit, la valeur ajoutée du filtre polarisant est donc
La suppression des reflets spéculaires
La saturation des couleurs (du ciel en particulier)
Mesurer la lumière est le nerf de la guerre pour réaliser une exposition optimale de ses photo. Cependant, toutes les situations de prise de vue ne sont pas comparables et nécessitent donc au photographe de faire le meilleur choix parmi les modes de mesure de la lumière que propose son matériel.
Fiche PDF – Astuce pour mesurer la bonne exposition facilement à coup sûr, même avec le posemètre intégré
L’objectif de choisir le mode de mesure de la lumière est de définircomment le posemètre doit réaliser la mesure de la lumière pour l’exposition de la photo
Concrètement, le but est de définir la pondération des zones de l’image à prendre en compte
Quels sont les choix disponibles
Les appareils proposent 3 modes avec des visuels légèrement différents en fonction des marques.
Différences entre les choix
Mesure matricielle : Correspond à la prise en compte de la quasi-totalité de la surface sans pondération spécifique.
Pondérée Centrale : La quasi-totalité de la surface de la photo est prise en compte, mais avec une pondération supérieure au centre.
Spot : Ici, seule une petite zone de l’image est prise en compte dans le calcul sans s’occuper du reste de l’image.
Cas d’utilisation
Mesure matricielle : Fonctionne dans la majorité des cas. Ça devrait être votre mode mesure par défaut car il produire des réglages uniformes.
Mesure Pondérée centrale : A pour but de mettre en avant le sujet par rapport au fond de l’image en garantissant la bonne exposition du sujet au détriment du fond.
Mesure Spot : Ce choix permet de baser la mesure d’exposition sur des zones précises et choisies par le photographe. Il faut alors cible les zones de tons moyens.
Photo d'illustration de l'article à propos de comment lire la lumière pour mieux photographier
La lumière est l’élément essentiel à la réalisation de vos photographies. C’est la raison pour laquelle savoir la lire dans l’environnement de la scène que vous souhaitez photographier, est l’un des savoir-faire à la base de cet art.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:10 – Pourquoi savoir lire la lumière est important pour mes photos ? 01:21 – Quels sont les points d’attention sur lesquels se concentrer 01:54 – Comment regarder chacun de ses éléments 01:56 – Commençons par les ombres 02:31 – Considerons maintenant les surfaces des matériaux 03:10 – Enfin, arrêtons-nous à propos du volume des objets de la scène 04:07 – Ce qu’il faut retenir… 04:29 – Mon conseil… 04:49 – Pouce vers le haut 04:53 – Abonnement YouTube 04:58 – Abonnement blog 05:05 – Sur le chemin de votre INSPIRATION
Bonjour, je suis Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com
Aujourd’hui, je partage avec vous : « Comment savoir lire la lumière pour mieux photographier »
Pourquoi savoir lire la lumière est important pour mes photos ?
Vous le savez déjà, photographier, c’est écrire avec de la lumière.
En fait, savoir lire la lumière revient à savoir choisir quel type de stylo vous allez utiliser pour écrire.
Imaginez-vous :
écrire une lettre avec un marqueur,
faire une pancarte avec un stylo bic,
faire une peinture avec un stylo plume…
Évidemment, en fonction de la finalité que vous cherchez à obtenir, il est important de savoir choisir l’outil le plus adapté.
Par exemple, l’éclairage est différent dans une scène dont la finalité est d’évoquer la douceur à contrario d’une scène dont le but est d’évoquer la peur.
Dans le premier cas, on cherchera une lumière douce et chaleureuse alors que dans le second cas, une lumière froide et très contrastée permettra d’obtenir des zones d’ombre dans lesquelles les détails moins visibles donneront du mystère et de l’inconnue.
Savoir lire la lumière vous permettra donc :
de savoir quel type de photos vous pourrez produire dans un lieu défini
quelle lumière chercher ou construire pour transmettre une idée préconçue
connaître les ajustements à faire pour obtenir la lumière la mieux adaptée à votre besoin.
Quels sont les points d’attention sur lesquels se concentrer
Qui dit lumière, dit ombre, car la lumière, c’est un peu comme le vent. Il n’est pas toujours facile de directement la voir, mais bien plus facile de voir ses effets.
Apprendre à déchiffrer les effets de la lumière sur chacun de ces éléments va vous permettre de mieux comprendre l’éclairage et ainsi évaluer la qualité de la lumière.
leur nombre pour un même objet, car cela indiquera le nombre de sources lumineuses
la direction puisqu’elle indiquera la position angulaire de la source de lumière par rapport à l’objet.
la longueur de l’ombre projetée indiquera la hauteur de la source de lumière
la netteté de son contour indiquera la taille relative de la source
la progression du dégradé de la pénombre pourra donner une information sur la distance de la source de lumière par rapport à l’objet
Considérons maintenant les surfaces des matériaux
Prêter attention aux surfaces réfléchissantes pourra donner des informations concernant la forme des sources lumineuses. C’est particulièrement utilisé en portrait quand on regarde la forme des reflets des éclairages dans les yeux du modèle par exemple.
Cependant, il faut garder à l’esprit que le rendu d’un même éclairage ne produira pas le même effet sur des surfaces et des matériaux différents. C’est la raison pour laquelle, chaque type de sujet nécessite souvent un setup d’éclairage différent et qu’il n’y a pas de modèle d’éclairage unique à toutes les scènes.
Il s’agit donc de bien regarder comment sont constitués les sujets que vous souhaitez photographier pour savoir quel type de lumière est nécessaire d’utiliser pour les représenter au mieux.
Enfin, arrêtons-nous à propos du volume des objets de la scène
Photographier revient aussi à représenter un environnement réel en 3 dimensions sur une surface en seulement 2 dimensions. On comprend donc immédiatement qu’une attention particulière aux volumes des objets de la scène est nécessaire.
Restituer les volumes à l’aide de la lumière est ce que l’on appelle le modelé.
Il repose sur la capacité du photographe à positionner correctement les ombres et les hautes lumières de manière harmonieuse dans le but de montrer distinctement les volumes du sujet.
Dans cette pratique, il est classique d’utiliser de large sources de lumière dans le but de placer des dégradés de lumière sur les sujets.
Ceci est très utilisé en photographie de nu féminin, mais aussi pour correctement dessiner les courbes en générales comme on peut en trouver sur des photos de natures mortes avec des bouteilles par exemple.
Ce qu’il faut retenir…
C’est que lire la lumière ne suffit pas, car ce n’est que la moitié du travail puisqu’il faut aussi savoir lire les sujets à photographier.
L’art de la photographie est donc de travailler à obtenir la meilleure adéquation entre la scène à photographier et la lumière disponible ou à mettre en place.
Mon conseil est d’entraîner votre regard à savoir distinguer le maximum de caractéristiques clefs de vos sujets et des effets de la lumière de manière à ce que cette vision du monde devienne un automatisme et une évidence pour vous.
Le chemin est long et difficile, mais il en vaut vraiment la peine.
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Exploiter les ombres en photographie est un bon moyen de votre caisse à outils photographique pour transmettre des idées dans vos images. Je partage ça avec vous dans cette vidéo.
Bonjour, je suis Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.
Aujourd’hui, je partage avec vous :
« Comment exploiter les ombres en photographie »
Première utilité : profiter d’un autre point de vue
Pour rappel, une ombre est géométriquement définie par 4 paramètres :
La taille relative de la source de lumière par rapport au sujet
et la forme de la surface sur laquelle l’ombre du sujet est projetée
L’exemple classique des alliances est parfait pour illustrer ce propos.
Ici, nous avons :
les sujets qui sont les alliances en elles-mêmes,
la direction de la lumière qui est en contre-jour,
une faible taille de la source de lumière, car les ombres sont bien marquées,
la surface de projection est formée par la reliure d’un livre.
A la lecture de l’image, on comprend bien que les alliances représentent le couple de jeunes mariés.
Mais la représentation en forme de coeur de leurs ombres symbolise leur amour réciproque.
Dans cette photo en particulier, ce dernier point est clairement indiqué et renforcé par la netteté de la profondeur de champ sur le mot « Amoureux ».
L’exploitation de la règle des tiers a aussi permis d’exploiter les points forts pour optimiser le placement de chacun des trois éléments principaux.
La finalité de cette prise de vue est qu’il y a bien deux points de vue dans cette même image. C’est-à-dire :
la vision du spectateur qui grâce à l’effet de profondeur de champ distingue immédiatement les alliances et le mot « Amoureux »,
et la vision du couple qui est concrétisé par la forme de l’ombre projetée en forme de coeur.
Seconde possibilité : générer une ambiance spécifique en apportant un aspect graphique
Les ombres sont souvent utilisées pour profiter de l’aspect graphique qu’elles peuvent apporter. C’est d’ailleurs l’utilité des photophores dans la vie de tous les jours et surtout des gobos ou projecteurs en photographie de studio.
Cette photo représente simplement un lustre photographié en contre-plongée totale. Tout son intérêt repose sur l’aspect graphique créé par les ombres portées du lustre sur le plafond. Le cadrage centré et légèrement incliné renforce aussi le graphisme de l’ensemble.
Les ombres peuvent aussi inciter à voir au-delà du cadre
Lorsque la photographie montre uniquement l’ombre d’un élément, celle-ci peut devenir alors le sujet de l’image ou au moins un complément du sujet de l’image, tout en évoquant subtilement l’élément d’où l’ombre est issue.
En fonction du thème de la photographie, l’ombre peut faire ressentir au spectateur des sentiments différents :
la peur,
la nostalgie,
le rêve,
une pensée…
Dans l’exemple de la photographie affichée, le sujet est les graines de tournesol et l’ombre de l’oiseau un élément complémentaire à la photo. Ici, l’objectif de la photo est d’évoquer la menace de l’oiseau envers les graines.
Le fait de prendre une photo d’un oiseau mangeant des graines, n’aurait pas du tout transmis le même message.
Dernière astuce, oser modifier les ombres
Modifier les ombres est un moyen de passer des messages subtils dans vos images. C’est comme si les ombres représentaient une seconde version de la réalité photographiée dans la même scène.
L’exemple de la photo de type « Lucky Luke » illustre ce procédé. Cette technique repose sur l’assemblage de deux images en post-traitement dans Photoshop.
Ce qu’il faut retenir…
En général, exploiter les ombres est un bon moyen pour raconter une histoire dans vos images. Comme nous l’avons vu, le champ des possibles est plutôt étendu et peut produire des images hors normes.
N’hésitez donc pas à utiliser ce nouvel outil de plus de votre caisse à outils photographique.
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Illustration de l'article à propos de la photographie de texture
Pour correctement photographier un son sujet, il est nécessaire de faire en sorte que la photographie produite mette en évidence un maximum de détails distinctifs. Parmi ceux-ci, il y a notamment la mise en valeur de la texture du sujet. Dans cet article, je partage avec vous deux plans d’éclairage complémentaires à utiliser en fonction des circonstances pour photographier la texture de vos sujets.
Afin de clairement comparer ce qui est comparable, je n’ai modifié aucun réglage de puissance. Toutes les photos ont toutes, sans exception, prise avec les paramètres suivants.
Boitier :
ISO : 50
Focal : 70mm
Ouverture : F/8
Temps de pose : 1/125s
Nikon D5 sur pied
Mise au point manuel identique
Flash A : lumière rasante
flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
¼ de puissance
à gauche de la feuille
pas de modifieur (flash nu)
Flash B : lumière directe
flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
¼ de puissance
contre-jour de la feuille à 45° sur le dessus
parapluie blanc translucide
Photographier la texture avec l’éclairage rasant (flash A uniquement)
L’une des premières astuces d’éclairage que nous apprenons est l’éclairage rasant pour mettre en évidence la texture de notre sujet.
Plan d’éclairage lumière rasante
Cet éclairage repose sur le principe de créer un contraste fort de part et d’autre de chaque micro-relief. Ainsi, la source de lumière produira une haute lumière là où elle éclaire et une profonde ombre portée là où elle ne peut éclairer.
Pour illustrer cette technique, j’ai photographié la texture d’une feuille de papier canson à l’aide d’un flash cobra orienté de façon extrêmement rasante. Le résultat est sans appel, tel que le montre la photographie suivante.
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante
La moindre aspérité de la surface et le moindre détail de celle-ci est clairement mise en évidence.
Cependant, est-ce la solution idéale à tous les cas de figures ?
Voyons donc maintenant, ce que produit ce même éclairage avec une surface noir.
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière rasante
Comme vous pouvez donc le constater, cette fois-ci, de nombreux détails ne sont plus visibles.
Il faut donc trouver une autre façon d’éclairer la scène pour permettre de mettre en évidence l’ensemble des détails de ce papier noir.
Photographier la texture avec l’éclairage direct (Flash B uniquement)
Cette fois, le but est d’utiliser la réflexion directe de la lumière pour mettre en avant les détails de la texture de la matière. Pour ce faire, j’ai mis en place de setup suivant :
Plan d’éclairage lumière directe
Ici le principe est différent. Comme la couleur sombre du papier noir renvoi que très peu de lumière diffuse, il faut utiliser la propriété de la réflexion directe de la lumière. C’est la raison pour laquelle la position de la source de lumière a changé, car celle-ci doit couvrir la famille d’angle défini par la position de l’appareil photo par rapport à au sujet.
Pour mieux comprendre le concept de la famille d’ange, je vous invite à parcourir l’article ci-dessous :
Le résultat est aussi sans appel comme le montre l’image suivante :
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe
Comme pour le papier canson blanc, le moindre détail de la surface est maintenant clairement visible.
Il vous vient peut-être la question suivante en tête ?
Que peut rendre cet éclairage sur la feuille de papier Canson blanche ?
Sans attendre, voici le résultat…
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière directe
Nous voyons effectivement des détails de la surface du papier, mais la notion de profondeur est beaucoup moins perçu que par le premier éclairage.
Peut-on faire encore mieux ?
Cette fois-ci, j’ai utilisé l’ensemble des deux flashes avec le papier noir. Et au miracle ! Que c’est mieux !
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante
Le fait de mixer ces deux éclairages permet de profiter des avantages des deux méthodes. La mise en évidence de la texture en elle-même, mais aussi la mise en évidence de la profondeur de celle-ci.
Plan d’éclairage lumière directe et rasante
C’est en réglant la puissance relative de ces deux sources de lumière, que vous serez en mesure de trouver l’équilibre parfait pour la mise en valeur de votre sujet.
Mais alors, que peut rendre ce setup complet sur le papier canson blanc ? Me direz-vous ?…
Et bien, bien mieux que de vous raconter une belle histoire, je vous invite à mettre en oeuvre l’ensemble des conseils de l’article pour découvrir par vous-même le rendu de cette feuille de canson blanche…
N’hésitez pas à m’envoyer vos résultats par mail ou de partager votre retour d’expérience en commentaire de cet article. Je vous dis donc, à bientôt et bonne photo !
Comparaison de la prise de vue d'un paysage avec et sans un filtre polarisant
En photographie, il existe une multitude de types de filtre permettant de modifier le rendu de la scène photographiée. Ils étaient particulièrement populaires avant l’arrivée du numérique. En effet, les logiciels de retouche photo tels que Photoshop, permettent aujourd’hui de reproduire la majorité de leurs effets en post-traitement avec l’avantage d’en maîtriser plus finement le dosage. Cependant, le filtre polarisant tient une place à part entière, et c’est ce que je vous propose d’échanger dans cet article.
Comment est composé un filtre polarisant ?
Un filtre polarisant est un filtre composé de 2 bagues pouvant tourner l’une par rapport à l’autre.
La première bague présente un filetage pour se visser à l’avant de votre objectif alors que la seconde est fixée sur la première de manière à lui permettre de tourner autour de l’axe focal.
Quel est le rendu visuel du filtre polarisant
Décrire avec des mots l’effet qu’un filtre produit sur une photo n’est jamais très évident. C’est pourquoi, je préfère commencer par vous montrer visuellement ce qu’il provoque sur une photo avant de vous l’expliquer.
Comparaison de la prise de vue d’un paysage avec et sans un filtre polarisant
L’analyse des données EXIF montre que le posemètre de l’appareil photo a été amené à presque doubler le temps de pose pour obtenir une exposition matricielle similaire. Il y a donc une perte de luminosité non-négligeable due au filtre polarisant.
La comparaison visuelle de l’image met clairement mieux en évidence ce qu’il y a sous la surface de l’eau en supprimant les reflets de la lumière.
Les couleurs de l’image sont plus saturée avec le filtre polarisant que sans celui-ci.
Comment fonctionne le filtre polarisant
Maintenant que nous connaissons les impacts visuels engendrés par le filtre polarisant sur une photographie de paysage, il est nécessaire de comprendre comment il fonctionne afin d’en déduire plus facilement son rendu dans d’autres circonstances.
La lumière polarisée
Pour commencer, il faut comprendre ce qu’est la polarisation de la lumière. Plutôt que reproduire le contenu d’un article déjà existant, je vous invite à vous reporter à celui-ci.
Il faut savoir que chaque matériau reflète une part de lumière polarisée quand celui-ci est éclairé par une lumière non-polarisée comme la lumière du soleil par exemple.
Effet progressif
En fonction de l’orientation angulaire du filtre, le filtre va laisser passer plus ou moins de lumière polarisée.
Simulation de l’effet progressif du filtre polarisant
Cas de notre exemple
Sur la base de notre exemple, il faut donc comprendre que le rendu de l’image avec le filtre polarisant représente uniquement la réflexion de la part de lumière non-polarisée alors que sur la photo sans polarisant, nous avons la réflexion de l’ensemble de la lumière reflétée (lumière polarisée + lumière non-polarisée).
Ceci explique donc pourquoi il a été nécessaire d’utiliser un temps de pose supérieur avec le filtre polarisant que sans. Il nous manquait la quantité de lumière de la partie polarisée de la lumière.
En examinant les images, on en déduit donc que la lumière polarisée correspond notamment aux reflets de la lumière sur la surface de l’eau. Dit autrement, la surface de l’eau reflet la lumière en la polarisant quasi-totalement.
Concernant, les rochers, on a constaté une modification de la saturation de la couleur de ceux-ci. Les reflets spéculaires de la lumière sur les rochers sont donc aussi polarisés. Comme ils sont supprimés par l’effet du filtre polarisant, le rendu de la couleur des rochers gagne donc en saturation car non-délavée par la lumière spéculaire.
Extrapolation
Extrapolons maintenant ce que nous venons de comprendre suivants ces 2 cas :
existe-t-il des matière opaques qui reflètent uniquement de la lumière polarisée ?
que se passe-t-il si nous éclairons une scène uniquement avec de la lumière déjà polarisée ?
Dans le premier cas, la réponse est oui. Le meilleur exemple qui se trouve dans la vie de tous les jours, est l’écran à cristaux liquides de nos appareils électroniques par exemple comme le montre l’aperçu ci-dessous.
Dans le second cas, il est possible de régler progressivement l’intensité de la lumière simplement en tournant la bague du filtre polarisant.
Non-réalisable avec Photoshop
Ce que nous venons de voir, c’est que l’effet du filtre est associé à la façon dont la matière réagit avec la lumière qui l’éclaire. L’effet n’est donc pas uniforme sur l’ensemble de la photographie. Comme Photoshop n’est pas capable de distinguer les différentes matières composant l’image, il n’est donc pas possible d’émuler le rendu de ce filtre en post-traitement.
En conclusion, un filtre polarisant traînant dans son sac photo est donc toujours nécessaire, même à l’ère du numérique.
illustration de l'article à propos de la réflexion de la lumière
Régulièrement, en photographie, quand on évoque la photographie de reflet, on s’imagine instinctivement des images représentant le reflet d’un objet ou d’un modèle sur une surface réfléchissante tel qu’une vitrine, une vitre, une flaque d’eau, etc…
En réalité, la réflexion de la lumière est plus complexe que ça.
L’importance des matériaux
Quel que soit la scène que l’on photographie, elle présente une certaine quantité d’éléments possédant chacun leur matériau propre.
Bien qu’ils baignent tous dans le même éclairage, il est possible de les distinguer de par le fait que leur matériau réagi différemment avec la lumière présente.
Ce constat prouve l’importance du rôle des matériaux dans le rendu de l’éclairage d’une scène photographiée.
De façon extrême, il y a les matériaux dits « transparents » qui réagissent très peu avec la lumière, vue que la quasi-totalité de celle-ci passe à travers de l’objet.
A l’opposé, il y a les matériaux dits « absorbants » qui réagissent tellement avec la lumière. Ils l’absorbent quasi-totalement celle-ci de sorte qu’on ne distinguera que des ombres profondes sans détail.
Cependant, entre ces deux extrêmes, il y a une multitude de matériaux plus courants qui réagissent autrement en nous permettant de correctement les distinguer les uns des autres.
Les trois types de reflet
La distinction des matériaux que je viens d’évoquer provient de la manière dont la lumière se reflète sur ceux-ci. On peut distinguer trois types de réflexion différents que je vais aborder en détail ci-dessous :
La réflexion diffuse
La réflexion directe
La réflexion spéculaire
En réalité, tous les matériaux reflètent en même temps chacun de ces types de réflexion avec des proportions différentes. C’est la différence de ces proportions associées à l’état de surface des objets (rugosité) qui permet de distinguer chacun de leur matériau.
La réflexion diffuse
Que signifie le terme « diffuse » ?
Il s’agit du fait que la lumière reflétée par ce type de réflexion est réalisée dans toutes les directions de manière quasiment uniforme. Autrement dit, quel que soit la position de l’appareil photo par rapport au sujet, la luminance de celui-ci restera sensiblement identique.
Pour vous prouver cela, je vous invite à poser simplement une feuille de papier mat sur votre bureau. Quel que soit la position depuis laquelle vous observez cette feuille, elle paraitra toujours aussi blanche.
Le papier blanc mat est un exemple de matériaux possédant naturellement ce type de réflexion diffuse de manière quasiment pure.
Il est important de faire la différence entre la diffusion de la lumière par transmission et la diffusion de la lumière par réflexion. Classiquement, on place des diffuseurs de lumière devant nos sources d’éclairages afin d’en augmenter la taille apparente.
Cette pratique a pour but d’adoucir les ombres portées des éléments de la scène en estompant le bord des ombres.
Il s’agit là de la diffusion par transmission, car la lumière est diffusée en traversant la matière.
Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau
Dans le cas des matériaux diffusant la lumière par réflexion, la taille de la source n’influencera pas le rendu des hautes lumières, mais uniquement le rendu des basses lumières (les ombres).
La réflexion spéculaire
La réflexion spéculaire correspond au reflet d’un miroir. Deux particularités spécifiques permettent de qualifier ce type de reflet de « spéculaire » :
La réflexion de la lumière se produit uniquement suivant l’angle d’incidence (application de la loi de Descartes)
La quantité de lumière reflétée est quasiment totale.
La première spécificité correspond à la partie réflexion directe que nous aborderons en détail dans le chapitre suivant.
En revanche, la seconde spécificité est celle qui est propre à l’aspect spéculaire.
En effet, dans le cas où la lumière est totalement réfléchie par la surface, la loi de carré inverse de la distance ne s’applique pas. La luminosité de ce type de reflet est donc constante et égale à la luminance de la source d’éclairage.
Pour s’en rendre compte il suffit de constater que la luminance du reflet de la source d’éclairage dans un miroir reste de la même luminance quel que soit la distance séparant le miroir de la source d’éclairage.
De manière non exhaustive les reflets spéculaires se trouvent classiquement avec :
Les miroirs,
L’argenterie polie
Les reflets du soleil sur l’eau…
La réflexion directe
Comme promis, abordons la réflexion directe. Et pour ce faire, il faut comprendre une notion essentielle en photographie : « la famille d’angles ».
« La famille d’angles » est une notion directement liée à la loi de Descartes : L’angle de la lumière réfléchie sur une surface polie est égal à l’angle de la lumière incidente.
Loi de Descartes concernant la réflexion directe
De manière concrète, cette loi signifie qu’il est possible de connaitre facilement les positions de la source d’éclairage qui produiront une réflexion directe en fonction de la position de l’observateur.
L’ensemble des positions de cette sources est ce qu’on appelle « la famille d’angles ».
Représentation de la famille d’angles permettant de comprendre là où l’observateur doit se placer pour voir la réflexion directe
Seulement si le point d’observation se trouve dans la famille d’angles, les reflets directs seront visibles.
Intégrer des effets optiques dans l’esthétisme de vos photographies apporte une plus-value à l’intérêt de vos clichés. C’est le cas par exemple avec les reflets. Dans cet article, je vous propose de voir aussi bien comment profiter d’eux, mais aussi comment les éviter.
Pourquoi jouer avec les reflets
Pour apporter du sens à une photo, il est souvent judicieux d’y intégrer une interaction entre au moins deux éléments.
Dans le cas qui nous concerne ici, cela peut être simplement le sujet et son propre reflet, ou bien, le sujet principal avec le reflet d’un sujet secondaire par exemple.
Utiliser cet artifice permet donc de facilement mettre en relation deux éléments au sein de la même photo.
Voici ci-dessous une liste non-exhaustive de possibilités :
Mettre en relation deux éléments,
Évoquer le rêve,
Apporter un aspect mystérieux à une scène,
Mélanger l’intérieur et l’extérieur,
Déformer une scène,
…
Source de la Coudre dans la forêt de Bercé en Sarthe. Le secret est d’exposer la photo à l’envers…
Un reflet, c’est quoi ?
Pour bien parler de quelque chose, il est essentiel de commencer par bien définir le sujet. C’est pourquoi, je commence par expliquer ce qu’est un reflet.
Wikipédia défini un reflet comme ci-dessous :
“Un reflet est, en physique, l’image virtuelle formée par la réflexion spéculaire d’un objet sur une surface.”
Dans cette définition, il y a 4 termes importants :
Image virtuelle,
Réflexion spéculaire,
Objet,
Surface.
Voyons ensemble chacun de ces termes.
Image virtuelle
Concrètement, un reflet est donc une image virtuelle. Il faut donc comprendre à travers ce terme, qu’il est tout à fait possible d’altérer le rendu de celui-ci.
Il sera par exemple possible de modifier :
Sa colorimétrie,
Sa luminosité,
Sa géométrie pour déformer son image,
…
Réflexion spéculaire
La réflexion spéculaire est une propriété optique d’une matière. Dit de façon beaucoup plus commune, il s’agit simplement de la propriété miroir due à l’état de surface et au matériau d’un objet.
Ce qu’il est important de retenir ici, est que cet effet miroir est prévisible. C’est-à-dire qu’il est facile pour un photographe, d’anticiper la présence du reflet et ainsi définir la position de l’appareil photo pour placer le reflet dans l’image à l’endroit qu’il souhaite.
Objet
Ce terme indique qu’il est nécessaire d’avoir défini un sujet pour en avoir son reflet. Il faudra donc focaliser son attention sur des sujets facilement reconnaissables afin de mieux les distinguer à travers leurs reflets.
Surface
Cet élément est l’un des plus importants. En effet, la surface en question est justement “l’outil” donnant lieu à la création du reflet. Sans cette surface, il n’y a pas de reflet.
Notez, que ce seront les propriétés de cette surface qui engendreront les altérations que j’évoquais plus haut concernant l’image virtuelle.
Le choix de cette surface est donc primordial pour le rendu final.
Ces informations peuvent être synthétisées par le schéma suivant :
schéma de principe de la génération d’une reflet
Comment exploiter les reflets dans ses photos
Quand on veut exploiter les propriétés des reflets, il faut d’abord les trouver. Voici rapidement quelques points d’attention à considérer pour faciliter votre recherche :
Les flaques d’eau,
Les vitrines,
Les lunettes,
Les façades d’immeubles,
Les chromes,
Les miroirs,
Globalement, les constructions ou objets d’origine humaine
…
Recherchez aussi les objets qui sont bien dans la lumière. Plus ils seront éclairés et mieux ils se refléteront.
Comment éviter les reflets dans ses photos
Jusqu’à présent, nous avons vu le reflet comme un élément souhaité de la part du photographe. En fonction de l’objectif de celui-ci, il se peut que le photographe cherche au contraire à éviter les reflets.
Voici quelques accessoires ou techniques permettant d’éviter la présence de reflet sur nos photographies.
Sans artifice supplémentaire, il est possible d’éviter les reflets un collant l’objectif de votre appareil photo directement perpendiculaire à la surface vitrée d’une vitrine par exemple.
Comment éviter les reflets lors d’une prise de vue dans un vitrine
J’imagine que vous vous dites certainement que cette technique est extrêmement contraignante du point de vue de la liberté de composition. C’est effectivement le cas.
Pour aller un peu plus loin, il est nécessaire d’utiliser quelques accessoires complémentaires :
Filtres polarisants sur l’objectif,
Cache sombre,
Polariser la lumière.
Amusez-vous avec les reflets…
Maintenant que vous savez gérer les reflets, je vous invite à réaliser une série de photos den mêmes sujets avec et sans reflet.
C’est en vous entraînant à ajouter des reflets ou à supprimer des reflets dans vos photos que vous apprendrez à les maîtriser.
Commencer par aborder uniquement les aspects techniques permettant de les faire apparaître tel que vous le souhaitez dans vos image. Puis passer au niveau supérieur en vous servant des reflets pour mieux illustrer les messages que vous souhaitez transmettre dans vos photos.
Il est temps donc maintenant, d’attraper votre appareil photo et de sortir réaliser vos clichés. Racontez-moi cette expérience en commentaire ci-dessous en expliquant quelles sont vos difficultés et vos bonnes surprises que vous aurez rencontré.
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Illustration de l'article comprendre l'histogramme de vos photos
Avec l’essor de la photographie numérique, l’histogramme est devenu un outil incontournable. En effet, il permet en un coup d’œil d’évaluer une part de la qualité du fichier numérique réalisé. Comprendre l’histogramme permet donc de gagner du temps sur le terrain lors de la prise de vue, mais aussi lors du post-traitement de l’image sous votre logiciel de retouche. Dans cet article, je vous explique le pourquoi du comment.
Description de l’histogramme
Comme son nom l’indique, cet outil n’est rien d’autre que la représentation graphique sous forme d’histogramme de la répartition de la luminosité de l’image.
Représentation du panneau histogramme dans Photoshop.
La profondeur de couleur en bits
Que l’on soit en présence d’un fichier couleur ou noir et blanc, chaque pixel composant l’image possède un niveau de luminosité. En fonction du format de fichier JPG, TIF ou autre, la valeur de la luminosité peut-être évaluée avec plus ou moins de finesse. Dans le cas, d’un fichier JPG, la luminosité sera codée avec une valeur comprise entre 0 et 255 car ce format de fichier est dit « codé sur 8 bits ». Dans le cas d’un fichier TIF en 16 bits, la valeur pourra être comprise entre 0 et 65536.
Autrement dit, un fichier JPG pourra présenter 256 niveaux de luminosité différents par pixel contre 65536 niveaux pour un format de fichier codé sur 16 bits. Par convention, la valeur 0 correspond au niveau de plus faible de luminosité (noir pur) et la valeur la plus grande (255 ou 65536) correspondra au blanc pur.
Description des axes de l’histogramme
Comme le montre l’illustration ci-dessous,
l’axe des abscisses (horizontal) représente les niveaux de luminosité,
l’axe des ordonnées (vertical) représente le nombre de pixels par niveau de luminosité.
Description des axes de l’histogramme dans Lightroom
Au-dessus de chaque niveau de luminosité, le logiciel de retouche ou firmware de l’appareil photo vient comptabiliser le nombre de pixels de l’image ayant ce même niveau de luminosité.
Dans l’exemple, ci-dessous, j’ai représenté l’histogramme d’une image qui aurait été codée sur seulement 3 bits (2³ = 8 niveaux de luminosité). On constate que la hauteur que chacune des barres est proportionnelles à la surface concernée.
Représentation d’un histogramme pour une image composée de 8 tons de gris.
Impacte de la tonalité de l’image sur l’histogramme
Il existe classiquement 3 types de tonalité d’une image : les images sombres (lowkey), les images claires (highkey) et enfin les images neutres.
Une tonalité sombre d’une image est une image présentant une majorité de tons sombres par rapport à sa surface totale. Le résultat constaté au niveau de l’histogramme est que la répartition des barres est tassée sur la gauche, c’est-à-dire vers les sombres.
Illustration d’une photo représentant des tons sombres avec un histogramme tassé sur la gauche
Clair
Inversement, une image claire présentera une majorité de tons claire par rapport à sa surface totale. Evidemment, comme vous imaginez, la répartition des barres se trouve alors tassée vers la droite, c’est-à-dire vers les tons clairs.
Illustration d’une photo représentant des tons clairs avec un histogramme tassé sur la droite
Neutre
Enfin, une image présentant des tons neutres aura un histogramme ni tassé à droite ou à gauche mais ressemblera à la forme d’une courbe de gauss classique (en forme de cloche).
Illustration d’une photo représentant des tons neutre avec un histogramme réparti uniformément