Réaliser des photographies en pose longue dont la durée est supérieure à la limite de temps géré par l’appareil photo, nécessite d’utiliser l’une des options pose T ou pose B. Je partage avec vous les différences entre ses deux modes.
Dans les deux cas de figure, ces fonctions ont pour but de réaliser des durées d’exposition supérieures à 30 secondes
La durée ne sera plus pilotée par l’appareil, mais par le photographe ou un système externe.
La pose B (B pour Bulb) : la durée d’exposition est définie par la durée pendant laquelle le photographe maintien appuyé le bouton du déclencheur.
La pose T (T pour Time) : la durée d’exposition est définie par la durée séparantdeux appuis successifs sur le déclencheur par le photographe. Le premier appui commence la photo, le second termine la photo.
Comment choisir entre les deux
Le choix de l’une ou l’autre de ces options est souvent définie par rapport au fonctionnement du système externe.
Certains envoient des impulsions, d’autres maintiennent la fermeture d’un contact.
Personnellement ma télécommande filaire est un simple interrupteur. De ce fait, j’utilise la fonction pose B.
D’autres télécommandes seront plus adaptées à la pose T.
Cas d’emploi de ces fonctions
On utilise ces fonctions pour réaliser des durées d’exposition extrêmement longues
Typiquement, les situations suivantes peuvent être concernées :
Maitriser son appareil photo, c’est aussi comprendre comment celui-ci fonctionne afin de savoir réagir par rapport à l’impact que sa conception peut avoir sur vos prises de vue. C’est ce que nous allons voir ensemble concernant la levée du miroir dans le but d’en atténuer les effets néfastes quand les circonstances le nécessitent.
Fiche PDF : Comment réduire au maximum de temps de déclenchement de votre appareil
Pour rappel, le miroir est uniquement présent dans les appareils photo dit reflexe.
Il sert à transmettre l’image vue depuis l’objectif de l’appareil vers le viseur optique.
Au moment de la prise de vue, celui-ci doit s’escamoter pour laisser toute la lumière imprégner le capteur numérique.
Tous ce que nous verrons ici n’a aucun sens avec les autres types d’appareil photo.
Conséquences du miroir
Les conséquences de ce fonctionnement sont :
Perte temporaire de la vision dans le viseur.
Mouvementmécanique qui engendre des vibrations et qui peuvent éventuellement engendrer un micro flou de bougé sur la photographie produite
Perte de réactivité au déclenchement de la photographie (délai de latence)
Systèmebruyant pouvant être inadapté notamment en photo animalière.
Actions sur le miroir
Conscients de ces aléas et de leurs impacts sur l’usage photographique, les constructeurs proposent souvent 3 fonctionnalités spécifiques au miroir :
L’option M-up qui permet lors d’un premier appui sur le déclencheur de lever le miroir. Il sera alors nécessaire d’appuyer une seconde fois pour ouvrir l’obturateur et prendre la photo.
La temporisation du miroir permet d’automatiser ceci en définissant une temporisation entre la levée du miroir et la prise de la photo. Le but est ici de laisser suffisamment de temps pour que les vibrations disparaissent.
Verrouiller le miroir/nettoyage. Option permettant laisser le miroir ouvert le temps de procéder au nettoyage du capteur.
Mesurer la lumière est le nerf de la guerre pour réaliser une exposition optimale de ses photo. Cependant, toutes les situations de prise de vue ne sont pas comparables et nécessitent donc au photographe de faire le meilleur choix parmi les modes de mesure de la lumière que propose son matériel.
Fiche PDF – Astuce pour mesurer la bonne exposition facilement à coup sûr, même avec le posemètre intégré
L’objectif de choisir le mode de mesure de la lumière est de définircomment le posemètre doit réaliser la mesure de la lumière pour l’exposition de la photo
Concrètement, le but est de définir la pondération des zones de l’image à prendre en compte
Quels sont les choix disponibles
Les appareils proposent 3 modes avec des visuels légèrement différents en fonction des marques.
Différences entre les choix
Mesure matricielle : Correspond à la prise en compte de la quasi-totalité de la surface sans pondération spécifique.
Pondérée Centrale : La quasi-totalité de la surface de la photo est prise en compte, mais avec une pondération supérieure au centre.
Spot : Ici, seule une petite zone de l’image est prise en compte dans le calcul sans s’occuper du reste de l’image.
Cas d’utilisation
Mesure matricielle : Fonctionne dans la majorité des cas. Ça devrait être votre mode mesure par défaut car il produire des réglages uniformes.
Mesure Pondérée centrale : A pour but de mettre en avant le sujet par rapport au fond de l’image en garantissant la bonne exposition du sujet au détriment du fond.
Mesure Spot : Ce choix permet de baser la mesure d’exposition sur des zones précises et choisies par le photographe. Il faut alors cible les zones de tons moyens.
L’année 2020 restera dans les anales, mais pas pour de bonnes raisons ! Ce satané COVID-19 a fortement ébranlé la planète entière ! Nous sommes à la veille de cette nouvelle année 2021 qui porte tous nos espoirs de retrouver une vie normale sans restriction quelconque de circulation ou d’obligation de respecter des gestes barrières qui mettent à mal nos relations sociales… Il fallait donc illustrer cette situation une bonne fois pour toute ! L’idée m’est venue suite à une discussion où l’on disait qu’il fallait donner un grand coup de pied à ce satané virus !
Explication du comment
Comme expliqué juste ci-dessus, l’idée première est de donner un coup de pied au virus. Je me suis donc demandé dans quelles circonstances je pourrais illustrer ce propos. C’est là que j’ai simplement pensé au football. Et quoi de mieux que d’envoyer ce virus dans un masque chirurgical géant comme s’il s’agissait des buts d’un terrain de football !
L’idée était donc définie. Il me restait plus qu’à imaginer la “mise en pages”. J’ai alors rapidement réalisé l’esquisse suivante :
La suite a été assez simple en cherchant les photos nécessaires à la réalisation de celui-ci. J’ai donc trouvé :
une photo d’une pelouse
d’un gardien de but
un masque chirurgical
d’un joueur de football qui tire dans un ballon.
La seule chose qui serait plus facile à réaliser en 3D plutôt qu’en la cherchant, c’était les chiffres de l’année 2020 et le Coronavirus.
Je n’ai pas perdu de temps, car réaliser des chiffres en trois dimensions, c’est extrêmement facile à faire et j’avais déjà modélisé un Coronavirus pour un photomontage précédent. Je l’ai donc réutilisé.
Pour commencer, j’ai placé l’ensemble des éléments provenant des photographies de manière à avoir une base visuelle sur laquelle m’appuyer pour estimer la perspective de mes objets en trois dimensions.
Une fois cette opération faite, j’ai importé cette image en fond de caméra dans le logiciel Blender. J’ai ensuite par tâtonnement déplacé la représentation filaire du plan de l’espace en 3D du logiciel pour correspondre à l’image.
J’ai alors importé dans la scène l’objet du coronavirus que j’avais déjà réalisé.
Pour profiter simplement des ombres portées des objets, j’ai ajouté un plan que j’ai défini comme “attrapeur d’ombre”? Pour rappel, cette option est disponible uniquement avec le moteur de rendu “Cycle” et non avec “Eevee”.
J’ai ensuite créé l’objet texte “202” . J’ai ensuite placé l’ensemble de ces objets de manière judicieuse dans l’image :
le texte posé sur le plan (sol) vers la gauche.
le virus en lévitation au-dessus du sol et à une distance plus éloigné du texte de manière à positionner son ombre porté à l’endroit du dernier zéro pour former 2020 en ombre portée sur le sol. Évidemment, avant de faire cela, j’avais prédéfini l’emplacement de ma source lumineuse (soleil) dans la scène 3D de manière cohérente avec le lumière de la photographie du joueur de football.
Une fois réalisé, j’ai lancé mon rendu en mode transparent et j’ai sauvegardé cette image au format PNG avec couche Alpha pour garder le masque de fusion.
Je suis alors retourné dans Photoshop où j’ai ajouté cette dernière image en calque.
J’ai peaufiné la cohérence des ombres en inversant le calque de la gardienne de but.
Puis j’ai travaillé le masque de fusion du calque contenant le masque chirurgical pour lui donner une transparence partielle. Pour faire ça, j’ai appliqué un filtre “Nuages” au masque de fusion du calque en question.
J’ai aussi ajouté un effet de halo à l’image afin d’être plus cohérent avec l’ambiance lumineuse et de l’éclairage global.
Une fois tous les réglages réalisés, j’ai commencé à travailler l’ambiance globale de l’image afin de bien fondre l’ensemble de ces sources différentes et donner une unité à l’image finale.
Je suis allé sur le site Adobe Color pour trouver des palettes de couleurs intéressantes dans l’onglet tendance. A l’aide de deux calques courbe de transfert de dégradé, j’ai appliqué ces teintes à l’image avec deux modes de fusion différents et un niveau d’opacité réduit.
Enfin, j’ai fini par ajouter deux calques “correspondance de couleur…”.
Et voilà l’image finalisée et réalisée en quelques heures.
Autocritique
J’aime bien le résultat final surtout qu’en étant totalement franc avec vous, j’ai eu assez de difficulté avant de trouver l’idée globale de mon photomontage pour finir l’année.
Encore une fois, j’aime le principe de mixer photographie et image de synthèse dans mes créations de manière à apporter des éléments surréaliste à l’image finale.
Ce qui me plaît aussi, c’est le message de cette image qui illustre plutôt bien l’état d’esprit actuel en France et certainement d’ailleurs aussi.
A vous de me dire en commentaire ce que vous en pensez. Est-ce vous aussi vous souhaiteriez expédier à des millions kilomètres ce virus pour ne plus en entendre parler ?
illustration de l'article du photomontage coronavirus, l'invasion
Nous vivons actuellement une période très particulière avec un confinement quasi généralisé sur l’Europe et en particulier la France. Cette mesure particulière doit permettre de faire face à une épidémie de coronavirus appelé covid-19. A travers ce photomontage, j’ai cherché à mettre en évidence nos chez-nous réconfortants par rapport à la crainte d’une contamination provenant de l’extérieur.
Illustration de la situation de confinement national, actuellement en vigueur, dans le but de lutter contre la propagation du virus COVID-19.
Explication du comment
Pour réaliser ce photomontage, j’ai cherché une photographie représentant une personne confortablement installée chez elle et mettant en évidence une grande surface de vitre vers l’extérieur.
Le but est de créer un contraste entre la douceur intérieure et l’agressivité du monde extérieur.
J’ai donc choisi de réaliser des représentations de virus en trois dimensions dans le but de les mettre en scène comme une invasion d’extraterrestres survolant le paysage extérieur contemplé par la personne figurant sur la photo de base.
La réalisation des virus a été faite dans le logiciel Blender 3D dans lequel, j’ai directement calculé l’image des virus en paramétrant un effet de profondeur de champ sur la caméra. Cette profondeur de champ m’a permis de garder l’effet de profondeur ainsi qu’une meilleure intégration par rapport à l’image de base initiale.
Il m’a donc suffit de réaliser un masque au niveau des baies vitrées pour ne faire apparaître que les parties visibles des virus dans l’image de base.
Enfin, j’ai pas mal travaillé les aspects colorimétriques de l’image afin de donner une dominante bleue à l’extérieur et chaleureuse à l’intérieur. Ceci est une très bonne astuce pour réussir à plonger le spectateur dans un état émotionnel lors de la contemplation de l’image finale.
Enfin, j’ai rajouté un petit halo de lumière provenant de la gauche afin de mieux intégrer les virus à images globale.
Autocritique
L’idée du photomontage ne me semble pas extraordinaire. Cependant, la réalisation, reste à mon sens, correcte et représente bien le message que je souhaitais passer à travers.
J’ai eu extrêmement peu de temps pour réaliser ce photomontage, à peine un jour. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’utiliser une photo issue du site pexels.com.
Dans des cas d’urgence tels que celui-ci, il est important de ne pas se limiter à l’usage de ses propres photos et d’utiliser les moyens que l’on dispose pour obtenir les ressources nécessaires à notre projet.
C’est pourquoi, je considère que le résultat obtenu est à la hauteur de mes espérances au vu du temps passé sur ce projet. Ça aussi été pour moi une occasion de me mettre sous pression afin de voir quel type de résultats je pouvais obtenir en extrêmement peu de temps.
Réaliser ce type de challenge est toujours intéressant pour sortir de sa zone de confort et aller encore un petit peu plus loin sur son savoir-faire et apprendre à réaliser l’essentiel sans perdre de temps sur des futilités qui peuvent devenir toxiques à la longue.
Illustration de l'article à propos de l'outil créatif SPIDER
La peur de la page blanche en créativité est omniprésente pour tout le monde. Utiliser des méthodes sur lesquels pouvoir se reposer est un avantage pour mettre en route son processus de créativité. L’outil SPIDER, signifiant Système de Production d’Idées Divergentes et Réalistes, permet de produire à minima 27 idées relativement facilement. Dans cet article, je partage avec vous, le mode d’emploi de cette technique.
Principe de fonctionnement du SPIDER
Le principe de cet outil repose sur l’utilisation alternative du cerveau droit et du cerveau gauche. Le cerveau gauche est celui qui permet de tenir des raisonnements logiques et rationnels, alors que le cerveau droit gère l’intuition et l’émotion. C’est en utilisant chacun de ces cerveaux de façon alternative, que nous sommes capable de produire des idées créatives à propos d’un thème prédéfini. De plus, l’utilisation de visuels lors de cette méthode, est d’autant plus efficace, car plus adapté pour solliciter le cerveau droit.
Structure support de la méthode du SPIDER
La dénomination Spider provient de la similitude entre une toile d’araignée et la représentation graphique de la structure du support à utiliser.
Vous pouvez le constater sur l’image ci-dessous que la structure est composée de trois cercles concentriques.
Le cercle central contient le thème ou la question à laquelle nous devons répondre,
Un second cercle concentrique, autour de ce centre est divisé au minimum en trois sections qui contiennent chacune un verbe d’action en rapport avec le sujet inscrit au centre,
Un troisième cercle concentrique contient un ensemble d’images illustrant le plus concrètement possible, chacun des verbes précédemment listé, mais cette fois-ci, sans se préoccuper de l’idée centrale initiale.
Le but du jeu est alors de répondre à la question centrale en s’appuyant sur chacune des illustrations contenu dans le 3e cercle.
Les points clés du succès de cette méthode SPIDER
Pour maximiser les chances de réussite, il est important de définir le plus clairement possible l’objet de la recherche situé au centre du Spider. Plus cet objectif sera concret et précis et plus il sera facile de répondre à celui-ci avec des idées créatives.
Pour s’assurer de pleinement utiliser le potentiel de son cerveau droit, il est important d’utiliser des représentations visuelles illustrant les verbes situés dans le deuxième cercle.
Enfin, le travail de groupe autour de cette méthode, facilitera d’autant plus l’aspect brainstorming lors de la dernière phase de la génération idées créatives répondant à l’objectif initial.
Exemple de mise en œuvre de la méthode
Si vous souhaitez aller plus loin dans ce type d’outils créatifs et en découvrir d’autres, je vous invite à lire le livre “La Boîte à outils de la créativité” aux éditions Dunod.
Application à l’image d’illustration de l’article
Exemple d’application de la méthode pour trouver l’image d’illustration de l’article à propos de la méthode SPIDER
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Illustration de l'article propos des photos de mariages faites par les amateurs
Avec le mois de mai, la saison des mariages commence. Cette saison est synonyme de rush pour les photographes professionnels de mariage, mais c’est éventuellement aussi l’occasion pour les amateurs de s’essayer à cet exercice. Les débats sont régulièrement animés autour de cette situation. Sans souhaiter prendre part à toute forme de polémique, je partage avec vous, dans cet article, ma réflexion sur les avantages et les inconvénients, ainsi que les responsabilités de chacun quant à la réalisation de photos de mariage.
Les amateurs font une concurrence déloyale aux professionnels
Peut-on réellement parler de concurrence déloyale lorsque l’on évoque d’une part un professionnel de la photographie et de l’autre un amateur ?
Je pense que pour bien comprendre la problématique, il s’agit de se rappeler quelle est la différence entre amateur et professionnel.
L’amateur est un individu exerçant la photographie par plaisir. De son côté, le professionnel pratique aussi la photographie, mais dans un but lucratif lui permettant de vivre de cette activité.
Si nous prenons maintenant la définition du terme concurrence, il en ressort qu’il s’agit d’une rivalité entre plusieurs personnes poursuivant le même but.
J’en conclu donc, que par définition le terme concurrence ne peut être appliqué entre un amateur et un professionnel, car leur but diffère fondamentalement.
Par conséquent, il est donc absolument obligatoire que dans le cas où un amateur réaliserait une prestation de photographie de mariage, il ne soit pas être rémunéré pour celle-ci. En voici les deux raisons essentielles :
S’il percevait de l’argent, alors son réel objectif serait beaucoup plus ambiguë vis-à-vis de celui du professionnel,
L’argent qu’il gagnerait ne serait pas forcément déclaré et sa prestation pourrait être considéré comme du travail au noir.
Maintenant que la question de l’argent est traitée, intéressons-nous aux autres aspects du sujet.
Quelles sont les responsabilités de chacun vis-à-vis des mariés
Signature du registre à la mairie par Madame la Maire
Responsabilité du professionnel
En tant que professionnel, celui-ci se doit de fournir à ses clients le niveau de prestation que ces derniers attendent en contrepartie de leur argent. Dit en d’autres termes, le professionnel a donc une obligation de résultat envers ses clients.
Bien que le terme professionnel est, à l’origine, lié au fait que l’activité concernée représente la profession de la personne, il est d’usage courant de la part des clients d’attendre un niveau d’expertise sans faille et de haute qualité.
Responsabilité de l’amateur
De son côté, le terme amateur évoque une qualité moindre de part l’idée que la personne pratique de façon plus occasionnelle la photographie.
Partant de cette idée, le couple de futurs mariés qui choisirait un amateur pour réaliser leurs photos de mariage, pourrait s’attendre à un niveau de qualité éventuellement moindre que celle qu’il pourrait prétendre avoir auprès d’un professionnel.
Ce que je viens d’évoquer à propos des professionnels et des amateurs, est les réponses les plus courantes des gens.
Cependant, en y réfléchissant un petit peu plus, je pense que la responsabilité quant au niveau de qualité est globalement la même pour chacun des deux. Que ce soit l’amateur ou le professionnel, ils doivent des deux fournir le niveau de qualité attendu par les futurs mariés.
La différence se tient uniquement dans la nature de ce que les photographes amateurs ou professionnels risquent de perdre au cas où ils échoueraient leur prestation.
Pour le coup, je pense que la prise de risque n’est effectivement pas de même nature.
Risques du professionnel
Le professionnel peut avoir grosso modo deux risques majeurs :
Le risque financier,
Le risque de détériorer son image de marque.
Quelle que soit l’activité d’un entrepreneur ou d’un artisan, ces deux risques sont forcément présents et font pleinement partie de son activité.
A savoir aussi, que du point de vu financier, un professionnel est souvent obligé de souscrire à une assurance pour couvrir une partie des risques financiers de son activité.
Risques de l’amateur
L’amateur, quant à lui, met en jeu un tout autre type de risques :
Le risque de perdre la relation d’amitié avec les futurs mariés,
Cet enjeu est donc beaucoup plus lié à l’émotionnel et à son cercle social personnel. Je pense que cet aspect n’est pas à prendre à la légère et qu’il doit être pris au plus haut point d’importance et d’engagement par le photographe amateur.
En conclusion de cette question, je dirais donc que pour les deux parties, amateurs et professionnels, la prise de risque est importante, mais de nature différente.
Cas particulier pour le photographe amateur
Qualité de prestation
Un peu plus haut, nous avons évoqué le fait que naturellement, les mariés s’attendent à une meilleure qualité de prestation de la part d’un professionnel que de la part d’un amateur. En réalité, ce jugement de valeur n’a pas de sens.
L’objectif du professionnel étant de vivre de la photographie, il a donc une démarche orienté rentabilité qui s’impose à lui. De ce fait, la gestion de son temps est cruciale et devra être optimisée par rapport au coût de sa prestation. Ainsi, en fonction du professionnel, le résultat pourra éventuellement être dégradé par cet aspect. Dit, autrement, un rapport qualité/prix est forcément présent.
Par contre, dans le cas d’un amateur, les circonstances sont toutes autres. Le leitmotiv étant d’ordre affectif, l’amateur sera émotionnellement engagé à produire la meilleure qualité qu’il pourra fournir à ses amis. C’est pourquoi, le niveau de qualité de la prestation d’un amateur s’approchera de son réel niveau de savoir-faire. Donc, si celui-ci est bon, le travail sera forcément bon.
La qualité n’est donc pas forcément meilleure chez un professionnel par rapport à un amateur.
Moments partagés entre les mariés et le photographe
Le dernier point que je souhaite partager avec vous est à propos de ce que vit le photographe le jour J avec les mariés.
En effet, le rôle de photographe est clairement particulier par rapport à tous les autres rôles de cet événement.
Concrètement, le photographe est la personne qui passe le plus de temps avec les mariés tout au long du jour J.
Personnellement, j’apprécie extrêmement cela.
En temps que photographe, vous serez le témoin privilégié de chaque moment d’émotion entre les mariés. Pour n’en citer que quelques-uns :
La découverte de la robe de mariée par le futur marié,
La complicité des mariés au moment des photos de couple,
La montée de pression émotionnelle des mariés lors de leur préparation et habillage,
…
Vous serez aussi au courant tous les petits secrets et les surprises que les invités feront aux mariés durant la journée.
Bref, le photographe de mariage est LA personne la plus au centre de tous les événements du jour J. Vous vivrez donc le mariage de vos amis comme personne d’autre !
C’est, pour moi un réel privilège qui mérite bien d’offrir aux mariés la qualité maximale de mon savoir-faire à mes amis qui se marient !
Exemple de mise en scène de photographie des alliances avec le bijou de famille chère à la mariée
Pour plus d’informations pratiques à propos de la couverture d’un mariage, voici une série d’articles à ce propos :
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
Illustration de l'article concernant les fonctionnalités essentielles des boîtiers photo.
Les boîtiers, aujourd’hui, sont de plus en plus complexe et fourni en fonctionnalités diverses plus ou moins utiles. Quand on débute la photographie, cela peut-être déroutant. Je vous propose donc dans cet article, la revue des fonctionnalités à maîtriser en premier.
Avant de commencer à proprement dit cet article, je souhaite remercier Marc qui a complété mon sondage en me posant la question suivante : “TRIER ET CLASSER PAR PRIORITÉ LES FONCTIONS UTILES DE CELLE GADGET”. Si vous aussi, vous avez des interrogations, je vous invite à me les poser en complétant le sondage.
Évidemment, comme chaque marque possède sa propre ergonomie, je ne peux pas vous décrire précisément les actions à réaliser sur votre propre boîtier. Je vous invite donc à consulter votre manuel, et à réaliser suffisamment de tests et d’exercices pour que vous puissiez totalement intégrer ses fonctionnalités.
Les réglages essentiels pour produire une photo
Paramètres de l’exposition
Le but premier de votre appareil photo, et de produire une image représentant la scène que vous cadrez. Tel que je l’ai déjà expliqué dans mon article expliquant les paramètres de l’exposition, il est important de se reporter au manuel de son boîtier afin de savoir régler les paramètres influents. Pour rappel, ceux-ci sont :
L’ouverture du diaphragme,
Le temps d’exposition,
La sensibilité ISO.
De manière classique sur les appareils photo, vous trouverez 4 modes pour vous assister plus ou moins à effectuer ce réglage :
P : auto programmée,
S : auto à priorité vitesse,
A : auto à priorité ouverture,
M : manuel.
Il ne faut pas voir en ces modes, une forme de niveau de maîtrise de la photographie. J’attire votre l’attention sur ce point, car nous entendons souvent dans le milieu de la photo, qu’on n’est pas photographe tant qu’on ne photographie pas uniquement en mode manuel. Ceci est totalement ridicule. L’intérêt de ces modes, est uniquement de répondre à un besoin spécifique en fonction des circonstances de prise de vue dans lesquelles vous vous trouvez. Par exemple, si vous vous trouvez dans une situation où la lumière change très rapidement et de façon aléatoire, que le sujet que vous photographier est en mouvement erratique, vous risquez de perdre énormément de scène intéressante simplement par le manque de temps pour réaliser systématiquement les réglages des paramètres d’exposition manuellement.
La qualité d’une photo est beaucoup plus liée à ses aspects créatifs que purement technique. C’est pourquoi ces automatismes sont disponibles dans le but de permettre aux photographes de focaliser leurs attentions sur le déclenchement au moment idéal où le cadrage est le plus harmonieux, tout en se libérant au maximum de l’aspect technique nécessaire à une bonne exposition par exemple.
Ces quatre modes n’influent pas sur la sensibilité ISO de votre boîtier. Depuis quelques années maintenant, est apparu la fonctionnalité ISO automatique. Comme précédemment, cet automatisme permet de faciliter le travail technique du photographe. Nous avons tous conscience que plus la sensibilité est élevée, et plus l’image finale comportera du bruit numérique. Bien maîtriser cette fonctionnalité, notamment en limitant la plage de réglage automatique de la sensibilité, permet de garantir un niveau de qualité compatible avec nos attentes tout en se libérant l’esprit de ce paramètre.
La mise au point
Au-delà de l’exposition, la mise au point d’une photo, c’est-à-dire la netteté du sujet, et une donnée importante de la qualité de votre cliché.
Au fur à mesure de l’évolution des appareils photo, les fonctionnalités autour de l’autofocus se sont particulièrement développées.
De manière basique, il existe trois modes principaux concernant la mise au point.
La mise au point statique,
La mise au point continue,
La mise au point manuelle.
Le mode statique, permet de réaliser la mise au point ponctuellement afin qu’elle reste figée même si votre sujet bouge.
Le mode continue, permet de réaliser une mise au point verrouillée sur votre sujet et se mettra automatiquement à jour tant que vous resterez appuyer sur le bouton.
Enfin, avec le dernier mode, comme son nom l’indique, se sera à vous de modifier la mise au point en actionnant la bague de mise au point de votre objectif en fonction de ce que vous verrez dans le viseur.
De nombreuses fonctions sont paramétrables pour régler finement le comportement des systèmes autofocus. Le principe de base de celui-ci, et qu’il est nécessaire d’indiquer au boîtier, la zone où se trouvera le point de netteté de votre image. A savoir que de nos jours, il est tout à fait possible, de choisir que se soit le boîtier qui définisse lui-même le lieu de netteté de votre cliché.
Des livres entiers ont été écrits pour décrire et expliquer l’ensemble des différentes fonctionnalités disponibles concernant l’autofocus. Ceci méritera un article spécifique ultérieur. En attendant, je vous invite à vous reporter à votre manuel.
Nous venons de finir la liste des fonctionnalités essentielles de votre appareil photo. Cela semble certainement peu, mais ce sont bien là, les seules fonctionnalités de base nécessaires à la réalisation d’une photo. L’ensemble des autres fonctionnalités de votre boîtier, sont uniquement présentes pour vous faciliter le choix des réglages techniques en automatisant un certain nombre d’opérations.
Pour information, il existe des techniques encore plus simple tel que le sténopé. Mais cela sort du propos de cet article.
Principales fonctionnalités utiles
Par fonctionnalité utile, je veux dire fonctionnalité qui permet de vous faciliter grandement vos prises de vue.
Ici, je vais partager avec vous celles que j’utilise personnellement.
Gardez à l’esprit que l’utilisation de ses fonctionnalités doit simplement répondre à vos propres besoins ergonomiques. Il n’y a pas de paramétrage universel qui satisferait l’ensemble des photographes. C’est notamment la raison pour laquelle les boîtiers ont de plus en plus de boutons programmables dans le but de les customiser en fonction de chaque utilisateur.
Dissocier la mise au point du déclenchement
Représentation de la commande de mise au point autofocus sur les boîtiers NIKON
Par défaut, la majorité des boîtiers ont un bouton déclencheur à 2 niveaux permettant d’activer l’autofocus à mi-course puis de déclencher la prise de vue en fin de course. Ceci a du sens, car avant de prendre une photo, il est important que votre sujet soit net.
Cependant en fonction de la réactivité de l’autofocus de votre boîtier, ce paramétrage risque d’augmenter le temps de réponse de votre prise de vue. Dans le cas où vous faites de la photo sportive par exemple ceci peut avoir un impact fortement néfaste.
C’est la raison pour laquelle j’ai paramétré mon appareil photo afin que la mise au point soit réalisée de manière indépendante en appuyant sur le bouton AF-ON. Le second avantage, est ainsi de pouvoir constamment rester en mode mise au point continue tout en gardant la possibilité de réaliser une mise au point ponctuelle par un appui bref sur ce bouton. Ainsi, je n’ai plus à perdre de temps à changer de mode autofocus.
Mode rafale
Représentation de la commande du mode rafale sur les boîtiers NIKON
En fonction du niveau de gamme de votre boîtier, celui-ci vous permettra de réaliser un certain nombre de photos en mode rafale à une cadence plus ou moins élevée.
Je paramètre constamment, mon boîtier sur le mode rafale à 7 images par seconde. La raison en est, qu’à cette fréquence, je reste capable de prendre une photo unique si je le souhaite par un appui suffisamment bref, tout en me réservant la possibilité de profiter instantanément du mode rafale en restant appuyer sur le déclencheur. Je ne suis personnellement plus capable de réaliser une photo unique si j’augmente cette fréquence.
De nouveau, ce mode de fonctionnement me permet d’éviter de modifier des paramètres constamment par les menus ou autres combinaisons de touche.
Mode manuel, auto ISO et compensation d’exposition
J’ai personnellement pris l’habitude de fonctionner avec le mode manuel. Ceci me permet de définir la profondeur de champ et mon taux de flou de mouvement à tout instant. Cependant en fonction des conditions de luminosité, quand celles-ci sont variables, il m’arrive fréquemment de paramétrer mon boîtier avec l’automatisation de la sensibilité ISO.
C’est le compromis que j’ai personnellement trouvé pour garder suffisamment de contrôle sur l’aspect visuel de mes photos tout en gardant une certaine simplicité au niveau de l’exposition.
Lorsque mon boîtier est paramétré ainsi, afin de garder le contrôle sur la tonalité de mon cliché, je pilote le rendu de l’exposition de l’image par le réglage de la compensation d’exposition.
Représentation de la commande de compensation d’exposition sur les boîtiers NIKON
Fonctionnalités spécifiques
Pour moi, il s’agit des fonctionnalités utiles ponctuellement en fonction de leurs aspects créatifs. C’est pourquoi, il est intéressant de connaître leur existence ainsi que leur mise en œuvre afin de pouvoir en profiter, les moments venus.
Bracketing et mode rafale
Quand les conditions de lumière son extrême, et que la dynamique de mon capteur ne suffit pas à enregistrer l’intégralité des niveaux de luminosité, je n’hésite pas à réaliser une série de photos dans le but d’en faire un montage HDR.
Afin de ne pas m’obliger à toujours utiliser un pied photo, j’ai souvent recours à l’utilisation du bracketing automatique associé au mode rafale.
L’idée de cette technique, et de réaliser 3 photos d’affilé le plus rapidement possible afin de limiter au maximum le changement de cadrage dû à la prise de vue à main levée. Personnellement, la cadence de 7 images par seconde me donne de très bons résultats.
Temporisation du miroir
Lors de prise de vue sur pied, notamment en macrophotographie, où la moindre vibration peut induire un flou de bouger sur l’image, il est intéressant de limiter l’impact du mouvement mécanique lors de la remontée du miroir. Pour ce faire, vous pouvez activer l’option de verrouillage du miroir, qui permet d’insérer une temporisation de quelques secondes entre la remontée de celui-ci et l’enregistrement de la photo par le capteur.
Surexposition
Du point de vue créatif, il peut être intéressant de mixer deux prises de vue différentes directement sur votre boîtier dans le but de créer un rapport entre deux éléments physiquement dissociés. Cependant, je conseille de plutôt réaliser ce type de traitement en post-traitement de manière à mieux maîtriser le rendu final.
Timelapse
Réaliser un timelapse, reviens déclencher votre appareil photo à intervalles de temps réguliers. Cette possibilité permet par exemple, de prendre en photo l’éclosion d’une fleur sans être obligé de passer notre journée devant pour juste appuyer sur un bouton sans aucun autre intérêt.
Que faut-il retenir de tout ça ?
Assumer-vous
Le premier point qui me semble être le plus important, et qu’en aucun cas vous devez vous conformer à l’utilisation de votre matériel en fonction de la pratique d’un autre photographe. L’utilisation d’un appareil photo, au même titre que n’importe quel autre outil créatif, doit être guidé uniquement par votre propre besoin d’ergonomie.
Si je fais le parallèle avec la pratique de la guitare, de nombreux styles de jeux différents existent et ont permis de réaliser de magnifiques morceaux de musique techniquement très différents. (gratter les accords, jouer des arpèges, faire des solos en tapping…)
C’est pourquoi votre propre manière d’utiliser votre matériel fait partie intégrante de votre processus de créativité. Ne négligez pas cet élément, car c’est aussi une manière de vous différencier et de limiter les aspect banals de vos photos. Assumer vos différences vous permettra aussi et surtout de construire votre propre style.
Votre boîtier n’est qu’un outil
Comme nous avons pu le voir, les boîtiers photo d’aujourd’hui sont extrêmement complexes et mettent à disposition une multitude de fonctionnalités dans le but de vous faciliter le travail de prise de vue.
Il est totalement inutile, d’acheter ce type de matériel si vous n’envisagez pas d’utiliser ne serait-ce que ponctuellement une majorité de ces fonctionnalités.
Évidemment au fur et à mesure de l’évolution des appareils photo, la qualité des images générées est effectivement de plus en plus élevés. Mais ceci ne justifie pas le coût des appareils moyen ou hauts de gamme, car la qualité d’image des boîtiers d’entrée de gamme est largement similaire.
Laissez-moi en commentaire en vos propres pratiques et réglages de votre appareil photo et si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à vous inscrire à la newsletter pour recevoir mon livre gratuit. N’oubliez pas non plus de partager cet article !
Affiche officielle du Salon International de la photo de Riedisheim de 2019.
Le Salon de la Photo de Paris est connu de tous ou presque. Bien évidemment, ce n’est pas le seul car d’autres salons sont aussi bien connus tel que le Festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der dans le domaine l’animalier ou les rencontres de la photographie d’Arles qui est devenu aujourd’hui l’un des premiers festivals de photographie mondiaux. Cependant, de nombreuses autres salons plus régionaux et modestes en taille, mais pas en qualité permettent de développer sa culture photographique tout au long de l’année. Ayant personnellement vécu quelque temps en Alsace, je souhaite par cet article mettre un petit peu plus en lumière le salon international de la photographie de Riedisheim, dans lequel j’ai pu un petit peu m’investir il y a quelques années déjà. Cette année, il sera ouvert au public du samedi 30 mars au dimanche 7 avril 2019.
Particularités de ce salon
Organisation
Ce salon est totalement organisé et réalisé uniquement par des bénévoles passionnés de photographie. C’est grâce à leur implication et à leur dévouement que ce festival existe depuis de nombreuses années dont 2019 incarnera la 32e édition.
Ligne éditoriale du salon
Le leitmotiv des organisateurs se veut dans la continuité des grands photographes humanistes tels que Henri Cartier-Bresson ou Robert Doisneau pour ne citer qu’eux. C’est pourquoi, la revendication de ce salon est la photographie humaniste et engagée.
Durée du festival
La plupart des festivals ne durent que de quelques jours à une semaine, mais celui-ci et particulièrement long puisqu’il s’étend sur 16 jours consécutifs dont trois week-ends complets.
de nombreuses autres expositions de photographes contemporains remarquables,
une bourse permettant d’exposer, vendre ou échanger tout type de matériel photo argentique ou numérique d’occasion,
un ensemble de stages très pédagogiques dans les domaines de la photographie ou de la retouche photo,
Des ateliers ludiques concernant des techniques photographiques anciennes,
Ainsi qu’un certain nombre de conférences.
À tout ceci, s’ajoute chaque année, un ou deux photographes d’honneur participants au jury du concours international de photos et qui sont invité à réaliser une conférence.
Bref historique du salon de Riedisheim
Dans le but de vous convaincre encore un peu plus sur la qualité de ce salon, je vous joins ci-dessous un extrait des invités d’honneurs des 5 dernières éditions.
Je n’aurais pas l’occasion cette année de me rendre à ce salon. Cependant, d’après le programme, je partage avec vous, les expositions qui m’auraient bien intéressé de découvrir.
Plan recensant les lieux d’exposition
Les expositions
Totalement en adéquation avec ma pratique photographique et de photomontage, l’exposition de John Wilhelm intitulée “photoholique” me semble particulièrement intéressante du point de vue créativité et qualité de réalisation de photomontage.
Dans cette même lignée, je pense que l’exposition de Delphine Censig intitulée “Fantasy” m’aurait également très intéressé de par l’aspect créatif de ses œuvres dans les domaines du portrait et du minimalisme.
Dans un tout autre domaine, l’exposition de Jérôme Deya intitulée “à mon corps dérangeant” me semble particulièrement intéressant du point de vue humanistes. Son exposition témoigne de l’importance de la tolérance des uns envers les autres à travers nos différences physique ou moral allant même jusqu’aux tabous du handicap dans l’intimité. Je trouve personnellement que ce type d’exposition nous invite à réfléchir sur le mode de penser et le fonctionnement de notre société.
Mon but ici, n’est pas de faire mon classement personnel des expositions du salon. Je vous invite donc à vous rendre sur le site officiel du Salon de la Photo de Riedisheim afin de découvrir, par vous-même, la qualité des travaux exposés. Faites votre choix et venez découvrir tout ceci de vos propres yeux de photographe !
Les ateliers
Les ateliers proposés semblent aussi être intéressants, car ils permettent de découvrir ou redécouvrir d’anciennes techniques photos argentiques plus ou moins oubliées. A l’heure du tout numérique, il peut être créatif de refaire vivre ces techniques dans l’un de vos projets par exemple.
Les conférences
Ecouter les conférences de photographe reconnus est aussi un moyen d’apporter de la matière à vos propres réflexions concernant votre pratique artistique. Bien que les descriptifs des conférences ne décrivent pas beaucoup leur contenu, il serait dommage de ne pas en profiter si vous passez par là.
Prenons du recul
Je viens de vous parler du Salon de la Photo de Riedisheim, mais l’important à retenir dans tout cela est qu’il y a certainement, près de chez vous plein d’autres événements de ce type. Alors, sortez et allez-y ! Vous trouverez énormément de sources d’inspiration où vous pourrez échanger avec d’autres artistes ou passionnés.
Trop souvent, il arrive que l’on reste dans son coin tout seul à faire ce qu’on aime sans se rendre compte de toutes les opportunités disponibles à deux pas de chez nous, qui pourrait faire progresser notre savoir-faire.
Alors, ne faites pas cette erreur et vivez votre passion aussi en visitant des salons photo !
Dite moi en commentaire, quels sont les salons que vous aimez et que vous aimeriez faire plus connaître au public. Expliquez aussi leurs particularités, car je suis certain que ça intéressera beaucoup de monde ici dont je fais aussi partie.
Réalisation finale de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Avant de commencer cet article, je vous adresse tous mes vœux de bonheur, de prospérité et surtout de santé pour l’année 2019 ! Le début de chaque année est l’occasion de se définir de bonnes résolutions. Peut-être que l’une d’entre elles sera d’acquérir une tonne de matériels photo onéreux. Cependant, en attendant ce temps-là, je vous propose de réaliser la photo d’une bouteille à plusieurs sources d’éclairage, mais avec seulement un seul flash cobra. L’objectif de cet article, et de vous montrer que l’on peut réaliser de belles photos avec un minimum de matériel. Je vous invite à vous en inspirer, pour développer votre créativité et repousser vos limites techniques en dépensant un minimum d’argent.
L’idée
Mon but était de réaliser une image pouvant évoquer un moment chaleureux autour d’un moment de partage inspiré par cette période de premier de l’an. J’ai choisi de mettre en scène une bouteille d’alcool dans un décor simple en bois. La dominante de couleur de l’image devait être chaude pour apporter de la douceur à l’image tout en mettant en avant les textures des matériaux. Les utiliser les accessoires suivants :
une bouteille de Bénédictine non entamée,
une planche de bois pour faire mon support,
une planche à découper en bois pour faire le fond.
Le matériel photo
Comme évoqué dans le paragraphe d’introduction, j’ai utilisé le strict minimum de matériel photo. La liste est la suivante :
un boîtier photo,
un pied photo,
un flash cobra,
un couple de transmetteurs radio pour flash (CACTUS v6)
une plaque de plexiglas blanche translucide,
une plaque de polystyrène.
Pour info, les plaques de plexiglas et de polystyrène pourraient être simplement remplacées par des draps blancs.
Méthode de prise de vue
La technique utilisée est simple. Le but est de prendre sans jamais déplacer la bouteille ni le boîtier, 3 photos avec des éclairages différents. Les setups sont les suivants :
Première photo de base
Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Première photo de base de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Seconde photo de base
Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Seconde photo de base pour l’éclairage des étiquettes
Troisième photo de base
Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide
Assemblage des photos
Assemblage des deux premières photos
Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes
L’assemblage est réalisé à partir des deux premières photos placées sur deux calques superposés ; la seconde photo étant placée au-dessus de la première. A l’aide d’un masque de fusion, on fait apparaître uniquement les zones de la seconde photo où se trouvent les étiquettes. Ici, le mode de fusion reste sur normal.
Ajout de la transparence
Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.
Pour réaliser cette opération, il suffit de placer sur un troisième calque au-dessus des deux autres la troisième photo de base. Affectez le mode de fusion superposition à ce calque et à l’aide d’un masque de fusion, faites apparaître uniquement l’intérieur de la bouteille.
Mise au propre
Retouche de l’assemblage des photos de bases de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Afin d’avoir la photo la plus propre possible, il est intéressant de supprimer les poussières ou les reflets perturbateurs avec les outils tampon ou correcteur. Pour ma part, j’ai choisi de supprimer la ligne sombre dans le reflet de gauche ainsi que la tâche noire sur la droite de la bouteille.
Gestion des contrastes
Pour se faire, j’ai utilisé plusieurs calques courbes.
La première est en mode normal et est en forme de S caractéristique d’un fort contraste. Il est appliqué à l’ensemble de l’image afin de lui donner globalement plus de dynamique et de force.
Résultat de l’application de la première courbe en contraste globale sur l’image
Avec le second calque courbe, j’ai assombri le fond uniquement en abaissant les tons clairs et moyens. Pour avoir une délimitation précise entre la bouteille et le fond, j’ai utilisé l’outil de sélection plume puis j’ai appliqué un contour progressif de 2 pixels.
Résultat de l’application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l’assombrir
Enfin, avec un dernier calque courbe j’ai rehaussé les tons clairs sur la bouteille uniquement. Ceci a permis de raviver la bouteille par rapport au fond de l’image.
Résultat de l’application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir
Gestion des couleurs
Dans le but d’obtenir des tons chaleureux, j’ai appliqué un calque correspondance de couleur avec le choix Crisp_Warm.look. Afin d’ajuster la puissance de celui-ci, j’ai réduit son opacité à 90%.
Pour info, chacun des calques courbes et correspondance de couleur sont en mode de fusion normal.
Résultat de l’application d’un calque de correspondance de couleur pour réchauffer l’ambiance globale
A ce stade, l’image aurait pu être finie. Cependant, vu l’aspect particulier de la bouteille, avec notamment le seau en cire rouge, je me suis dit qu’il serait peut-être plus cohérent de donner un aspect vintage à la photo finale.
Pour se faire, j’utilise la suite de filtres gratuite Nik Collection. Dans le cadre de cette photo, j’ai utilisé le filtre Analog Efex Pro 2. Dans la catégorie appareil photo classique, j’ai ajusté les réglages du pré-réglage n°2.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’ouvrir en taille réelle.
Réalisation finale de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Afin de mieux vous rendre compte l’évolution de chacune des étapes du photomontage, voici une image animée de celles-ci :
Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.
Cet article est à présent terminé. J’espère qu’il vous aura apporté quelques trucs et astuces pour développer encore plus votre créativité. N’hésitez pas à me dire en commentaire ci-dessus si ce type d’article vous intéresse et que vous aimeriez que j’en réalise d’autres sur ce même principe.