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A chaque théorie son travail pratique...

Photographie en pose longue en plein jour d’une chute d’eau

Je vous emmène avec moi le long d’un cours d’eau pour réalisée la photographie en pose longue, en plein jour, d’une chute d’eau. Ainsi, vous allez pouvoir suivre toute la mise en application de l’utilisation d’un filtre ND1000 en conditions réelles.

Bonjour je suis Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, je vais mettre en application les poses longues en plein jour avec l’exemple de la chute d’eau juste à l’arrière. 

Pour réaliser cette chute d’eau, ce qui est important, c’est d’avoir le pied solidement attaché de manière très stable puisque le but, ici, est de réaliser une photographie dont la prise de vue durera 30 secondes. 

Donc comme on l’a évoqué durant le mois, la façon de récupérer 30 secondes en terme de pose longue, c’est de fixer à l’avant de l’appareil un filtre ND 1000.

Donc les réglages pour ceux-ci. Je suis fermée à f/20. J’ai une durée d’exposition de 30 secondes. Et je suis à 50 ISO. J’ai réalisé le cadrage et comme vous pouvez éventuellement le voir sur l’écran, le fait d’avoir un filtre ND1000 ne pose pas de problème à la visée à travers le liveview. Ce qui n’est absolument pas le cas à travers le viseur puisque dans le viseur on ne voit strictement rien tellement c’est opaque. 

Donc ça c’est vraiment l’astuce à faire lorsque vous utilisez les filtres ND 1000, faites votre cadrage à travers la visée écran. Et ensuite vous déclenchez. Donc je vais déclencher la photographie et on verra l’exemple que ça va prendre. 

Donc la photo vient d’être déclenchée, 30 secondes de prise de vue. Pendant tout ce temps-là, l’eau s’écoule et vient imprimer de façon progressive le capteur. Par contre, tout ce qui est fixe, tel que les rochers et le décor autour, a l’avantage d’être totalement immobile et va donc provoquer aucun flou sur la prise de vue. Ce qui est totalement l’opposé pour l’eau, qui elle, est constamment mobile et donc va imprimer un flou continue. Et cet effet de flou va former le filet de l’eau que l’on recherche.

Donc l’image est parfaite car l’histogramme n’est pas bouché et n’est pas cramé non plus. Donc on a vraiment la durée d’exposition impeccable. 

Maintenant on peut faire une photo avec une durée d’exposition moindre de manière à avoir un petit peu moins l’effet moutonneux tel qu’on vient de le faire.

Et donc je vais passer à 15 secondes, je divise le temps par 2 et je vais ouvrir le diaphragme à F/16. De cette manière j’ai un temps d’exposition qui est divisé par 2 mais qui fait quand même 15 secondes. On aura bien l’effet mousseux de l’eau mais peut-être un petit peu moins.

Il faut chercher à faire plusieurs photos avec le même cadrage et des durées d’exposition différentes de manière à obtenir le meilleur résultat qui sera le plus beau au visuel.

En fonction de la vitesse de l’eau, en fonction de l’éclairage et de toutes ces choses là, en fait, la durée d’exposition va vraiment rendre un visuel différent et on pourra choisir quel est le meilleur rendu parmi tous les réglages que l’on a fait. 

Je viens de relancer la prise de vue. Comme vous pouvez le voir, j’utilise une télécommande filaire, comme ça je suis totalement certain de ne jamais faire trembler mon appareil. Et dans des poses longues aussi longues que ça, c’est extrêmement important, puisque le moindre flou va s’afficher. 

Donc 15 secondes ça se passe plus vite. De la même manière, l’histogramme est toujours parfait. Il n’est pas saturé. Peut-être que j’aurais pu la surexposer un tout petit peu. Et je vais continuer de faire ça. 

Pour avoir encore plus de netteté, je vais même activer l’option, car je crois que je ne l’ai pas fait, de la temporisation du miroir. C’est-à-dire que bien que je déclenche avec la télécommande, le miroir se relève, c’est un effet mécanique. Et, cet effet mécanique peut engendrer des vibrations de l’appareil.

Donc en faisant une temporisation de la levée du miroir, le miroir se lève et il ne prend pas tout de suite la photo. Et, c’est au bout du temps qui est défini, je vais même mettre deux secondes pour être sûr que c’est bien amorti, que la photo va commencer à se prendre. Donc ça s’est activé. 

Je réduis à 8 secondes la durée, je suis à F/10. J’enclenche. Le miroir vient de se lever. Et, la photo, 2 secondes après, a commencé à se prendre. 

Donc la photo vient d’être prise. On regarde et là effectivement, on est toujours correctement exposé, et en terme de rendu, c’est très très similaire. 

On va encore réduire la durée de pose. On va peut-être passer à 2 secondes. Là, je suis à f/5.6 on va pas descendre en dessous de f/8 de manière à ne pas perdre de profondeur de champ. Et je relance la photo qui va prendre 2 secondes après les 2 secondes de pose de la levée de miroir.

Voilà la photo vient d’être prise. Et, là on commence à avoir une différence dans le rendu. Il commence à y avoir beaucoup plus de filet d’eau et pas uniquement mousseux. Je refais encore une photo supplémentaire, cette fois-ci à une seconde. Donc, je pousse l’ISO à 200 et je relance la photo.

Et là, voilà, on commence à avoir vraiment une photographie avec des effets beaucoup plus visuels et un tout petit peu moins mousseux.

Donc voilà pour la mise en pratique du filtre ND1000. Si vous avez aimé cette vidéo, je vous invite à la partager avec vos amis, à la liker et à vous abonner à la chaîne Youtube. 

Je vous invite aussi à vous abonner au blog initiation-photos.com et vous recevrez en échange, mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.

Moi, je vous dis à bientôt, au revoir. 

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Le Focus du Jour – Faire la mise au point manuelle viseur/écran

Dans certaines circonstances, l’usage de l’autofocus peut être difficile à mettre en œuvre. Dans ces cas, il est souvent plus aisé de réaliser une mise au point manuelle. Je vous explique ici, comment s’y prendre pour garantir un bon réglage de ce paramètre essentiel à votre photo.

Fiche PDF : L’hyperfocale

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Fiche PDF ! 

La mise au point manuelle

  • Il s’agit du positionnement manuel du plan de netteté de la photographie.
  • Cette opération est délicate car elle nécessite souvent de la précision.
  • Plus la bague de mise au point de votre objectif aura un débattement ample, et plus vous aurez moyen d’être précis. Malheureusement, avec les objectifs actuels, ce débattement est devenu inférieur au quart de tour…

Comment procéder avec le viseur

  • Bien que l’autofocus soit désactivé, l’indicateur de netteté reste actif et valide.
  • Il est souvent représenté par des triangles et un cercle
  • En fonction du triangle affiché, vous savez si vous être réglé trop loin ou trop proche de la position visée par le collimateur.
  • Lors que le cercle s’affiche, ne bougez plus, la mise au point est bonne.

Comment procéder avec l’écran arrière

  • Lorsque la visée est réalisée par l’écran, l’indicateur précédent est n’est pas utilisable.
  • Pour compenser, il est possible de réaliser un très fort zoom dans l’aperçu de l’image affichée. Ainsi il est plus facile de se rendre compte de l’état de netteté de la zone ciblée.
  • Certain appareil propose aussi la mise en évidence des contours nets en les traçant d’une couleur bien visible.

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Le Focus du Jour – La levée du miroir

Maitriser son appareil photo, c’est aussi comprendre comment celui-ci fonctionne afin de savoir réagir par rapport à l’impact que sa conception peut avoir sur vos prises de vue. C’est ce que nous allons voir ensemble concernant la levée du miroir dans le but d’en atténuer les effets néfastes quand les circonstances le nécessitent.

Fiche PDF : Comment réduire au maximum de temps de déclenchement de votre appareil

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Fiche PDF ! 

Le rôle du miroir

  • Pour rappel, le miroir est uniquement présent dans les appareils photo dit reflexe.
  • Il sert à transmettre l’image vue depuis l’objectif de l’appareil vers le viseur optique.
  • Au moment de la prise de vue, celui-ci doit s’escamoter pour laisser toute la lumière imprégner le capteur numérique.
  • Tous ce que nous verrons ici n’a aucun sens avec les autres types d’appareil photo.

Conséquences du miroir

Les conséquences de ce fonctionnement sont :

  • Perte temporaire de la vision dans le viseur.
  • Mouvement mécanique qui engendre des vibrations et qui peuvent éventuellement engendrer un micro flou de bougé sur la photographie produite
  • Perte de réactivité au déclenchement de la photographie (délai de latence)
  • Système bruyant pouvant être inadapté notamment en photo animalière.

Actions sur le miroir

Conscients de ces aléas et de leurs impacts sur l’usage photographique, les constructeurs proposent souvent 3 fonctionnalités spécifiques au miroir :

  • L’option M-up qui permet lors d’un premier appui sur le déclencheur de lever le miroir. Il sera alors nécessaire d’appuyer une seconde fois pour ouvrir l’obturateur et prendre la photo.
  • La temporisation du miroir permet d’automatiser ceci en définissant une temporisation entre la levée du miroir et la prise de la photo. Le but est ici de laisser suffisamment de temps pour que les vibrations disparaissent.
  • Verrouiller le miroir/nettoyage. Option permettant laisser le miroir ouvert le temps de procéder au nettoyage du capteur.

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Le Focus du Jour – Fonctionnement de l’appareil photo

Connaitre le principe de fonctionnement d’un appareil photo peut grandement aider à le manipuler. Rassurer, ceci n’est pas vraiment technique et est totalement accessible pour tout le monde.

Fiche PDF – Le fonctionnement du l’obturateur

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Fiche PDF ! 

Les composants principaux

Les appareils photo sont composé de plusieurs éléments permettant son fonctionnement.

Le boîter

Le boitier est la partie de l’appareil qui rassemble la majorité des fonctionnalités de l’appareil. C’est avec celui-ci que vous allez principalement interagir.

L’objectif

Il s’agit du sous ensemble rassemblant les éléments optiques. En fonction du type d’appareil, les objectifs peuvent être interchangeables ou non.

Le viseur

C’est le système qui permet de réaliser le cadrage de la scène à photographier. Il peux être optique mais aussi numérique avec les nouveau appareil hybride.

L’écran

Il a pour fonction principale de contrôler l’aspect de la photographie réalisée, mais il permet aussi l’accessibilité à l’ensemble des réglages par les menus de l’appareil photo. De plus, suivant le modèle d’appareil que vous possédez, il peut aussi permettre le cadrage avant la prise de vue.

Les molettes de réglage

Réparties à divers endroits sur le boitier et les objectifs, un ensemble de commandes permet d’interagir avec le matériel pour le piloter.

Le déclencheur

Il s’agit de la commande minimum nécessaire pour réaliser la prise de la photo.

La griffe de flash

Cette griffe permet d’ajouter un flash complémentaire à l’appareil, mais aussi d’autre accessoires plus spécifiques.

La bague de zoom

C’est la commande manuelle de réglage de la focale. Evidemment, elle existe uniquement sur les objectifs de type zoom et pas sur les objectifs de type focale fixe.

La bague de mise au point

C’est la commande de réglage du plan de netteté dans le mode manuel. Cette bague est aussi présente sur les objectifs à focale fixe.

Localisation de ces éléments

Les composants internes

Les lentilles

C’est la partie optique de l’appareil photo.

Le miroir

C’est un élément mécanique spécifique aux appareils photo de type reflex pour l’acheminement de l’image de la scène à cadrer dans le viseur. Il n’est pas présent dans les appareils photo de type hybride.

Le prisme

C’est le système optique entrant aussi dans la réalisation du transfert de l’image vers le viseur

L’obturateur

C’est le système mécanique permettant de réaliser le temps d’exposition du capteur mais aussi le système de protection des poussières du capteur lors de changement de l’objectif.

Le capteur

C’est la surface sensible à la lumière qui permet d’enregistrer l’image en fonction de la quantité de lumière qui vient à lui.

Localisation de ces éléments et parcours de la lumière

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La magie du filtre ND1000 : effacer les touristes

Je suis certain que vous avez déjà été frustré par la présence de trop de touristes sur l’une de vos photos d’un monument que vous avez visité en vacances par exemple. De plus, quand vous comparez vos clichés avec celles d’autres photographes, vous constaté que sur les leurs, il n’y a aucun touriste ou très peu. Mais quel est leur secret pour réussir à être seul face à un monument touristique de forte renommé !?

Le principe

Le principe repose sur la pose longue. L’idée est de réaliser une pose suffisamment longue pour que le mouvement des touristes soit trop rapide pour être capté par l’appareil photo. Inversement, tout ce qui est immobile sera clairement visible et net.

Dans notre exemple, le monument est immobile et sera donc net, les touristes seront en moment et seront progressivement effacé en fonction de la durée d’exposition de la photo.

Le matériel

Pour réaliser ça, il est nécessaire que l’appareil photo soit parfaitement stable durant toute la durée de l’exposition de la photo. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser un trépied bien stable.

Vient ensuite la gestion de la lumière. Réaliser une pose longue de nuit permet naturellement de ne pas avoir de risque de surexposition. Mais si vous souhaitez faire votre prise de vue de jour, il va falloir limiter la quantité de lumière de la scène.

Classiquement, il faudrait fermer le diaphragme au maximum avec notamment le risque de dégrader la qualité de la photo par le phénomène de diffraction engendrant des aberrations chromatiques. Mais il y a de forte de chance que le temps de pose nécessaire à une exposition correcte reste bien trop court.

La solution est donc d’utiliser un filtre gris neutre suffisamment opaque pour considérablement limiter le passage de la lumière dans l’objectif. Ces filtres gris neutre sont communément appelé filtre NDx avec x représentant la valeur du facteur d’atténuation.

Filtre NDxRéduction luminosité
ND21 stop
ND42 stops
ND83 stops
ND164 stops
ND325 stops
ND646 stops
ND1287 stops
ND2568 stops
ND5129 stops
ND100010 stops

La mise en œuvre du matériel

La difficulté de mise en œuvre de ces filtres est qu’en fonction des conditions naturelles de luminosité, les capacités de votre boîtier d’appareil photo et de vos choix de distance de profondeur de champ, le posemètre de l’appareil photo risque de perdre les pédales en engendrant une exposition erronée.

Les solutions peuvent être les suivantes :

  • Faire confiance au posemètre de l’appareil photo dans le viseur
  • Faire confiance au posemètre de l’appareil photo en visée par l’écran
  • Corriger la durée d’exposition à partir des valeurs de stops correspondant au filtre mis en œuvre en s’appuyant sur le tableau précédent.

Posemètre dans le viseur

Cette solution conviendra aux filtres de faibles valeurs et inférieur à ND8 ou ND16. Dans ce cas, il n’y a rien de particulier à réaliser. Prenez votre photo comme d’habitude pour une pose longue classique.

Posemètre avec la visée écran

En fonction de votre appareil, l’utilisation de cette fonctionnalité est plus précise que la précédente et peut éventuellement fonctionner jusqu’au filtre ND1000.

Ici, le risque peut être la difficulté de réaliser la mise au point de votre photo. C’est pourquoi il est conseillé de réaliser la mise au point sans le filtre, puis de verrouiller celle-ci en débraillant l’autofocus.

Calcul manuel

Chaque filtre est construit pour répondre à une réduction de luminosité précise spécifique en fonction de son modèle. Son influence sur la quantité de lumière traversant le filtre est donc constante et prédéfinie.

Il est donc très facile de corriger soi-même la durée d’exposition pour obtenir le rendu que l’on souhaite.

Afin de se simplifier les calculs, de nombreuses applications sur smartphone vous donneront directement la durée d’exposition à saisir en mode manuel à partir des informations suivantes :

  • Ouverture du diaphragme,
  • Sensibilité ISO,
  • Filtre NDx utilisé.

J’utiliser personnellement l’application « Photographer’s companion » pour cet usage sont mon Samsung Note 10+.

Méthode pour effacer les touristes

Nous y voilà. A ce stade, nous connaissons le principe et le matériel nécessaire pour la mise en œuvre de cette technique. Voyons donc maintenant concrètement les étapes à appliquer.

Recherche du sujet à photographier

Quelle que soit la photo que l’on souhaite réaliser, il est primordial de réfléchir pourquoi utiliser cette méthode. En quoi l’application de celle-ci répond bien à notre finalité.

Dans le cadre de la réalisation de photomontage, avoir des prises de vue de lieux célèbres pour sans éléments distrayant est un avantage pour ensuite y ajouter le reste pour le photomontage.

N’hésitez pas à réaliser plusieurs cadrages différents pour vous confectionner une série de photos répondants à vos futurs besoins :

  • Orientation verticale et horizontale,
  • Avec l’horizon au tiers haut puis au tiers bas de l’image
  • Plus ou moins d’espace autour…

Effacement des touristes

Placez votre appareil photo sur pied. Il est important qu’il soit bien stable de manière à ne pas risquer d’introduire de flou dans l’image.

Avant de placer le filtre ND sur l’objectif, réaliser le cadrage qui vous intéresse et définissez les réglages manuels qui vous conviennent :

  • Profondeur de champ è Ouverture de diaphragme
  • Sensibilité ISO la plus base è éviter le bruit numérique
  • Plan de netteté è mise au point de l’image
  • Exposition souhaitée en compensant les réglages précédents par le temps de pose.

Maintenant, prenez une première photographie témoin.

Montez le filtre ND1000 sur la lentille de l’objectif puis corrigez le temps d’exposition en appliquant l’une des trois techniques précédentes.

Prenez votre photo et logiquement vous devriez constater que les touristes ne sont plus présents. Si ce n’est pas le cas, modifiez vos réglages de manière à encore augmenter le temps de pose.

Autres utilisations

Limiter le flux de lumière peut apporter d’autres possibilités dont en voici quelques-unes classiquement rencontrées :

  • Effacer les vagues de la mer
  • Effacer les voitures en mouvement
  • Faible profondeur de champ en plein soleil
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Maîtriser l’autofocus de son appareil photo

Maîtriser l’autofocus de son appareil photo est un point essentiel pour la qualité de votre prise de vue. De nos jours, sur les appareils évolués, de nombreuses options sont disponibles pour régler finement son fonctionnement. Dans cet article, je vais vous expliquer les différentes fonctions existantes en m’appuyant sur la marque Nikon. Vous trouverez, bien évidemment, sous un autre nom, les mêmes types de paramètres sur les boîtiers des autres marques.

Qu’est-ce que l’autofocus

Le terme autofocus signifie Auto pour automatique et Focus pour mise au point.

Il s’agit donc d’un automatisme, intégré à votre boîtier d’appareil photo, permettant de réaliser la mise au net automatique de votre photo.

Quel est le principe de base de l’autofocus

L’autofocus est basé sur l’évaluation d’un contraste de luminosité ou de couleur. En fonction de l’analyse locale d’une portion d’image, l’appareil est capable de faire évoluer de façon autonome la bague de netteté de l’objectif. Au fur et à mesure de l’évolution de ce réglage, l’appareil continue d’analyser les transitions de luminosité et de couleur. Une fois qu’il a détecté des transitions suffisamment franches, appareil considère que la mise au point est optimale et fige ce le réglage.

C’est pourquoi, il est important de choisir une zone à fort contraste de luminosité ou de couleur pour aider l’autofocus. Évitez donc de réaliser une mise au point sur un aplat de couleurs unie ou sur une zone sans nuance comme par exemple un ciel bleu sans nuage, un mur blanc lisse sans texture…

Différence entre autofocus continue et statique

Il existe deux grands modes de fonctionnement de l’autofocus :

  • Le mode continue,
  • Le mode statique.

Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode continu, l’analyse et la mise à jour de la netteté est continuellement mise à jour tant que l’on reste appuyé sur le bouton de mise au point.

Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode statique, la mise au point est faite de façon ponctuelle il reste donc verrouiller tant que l’on ne réitère pas un appui sur la commande de mise au point du boîtier.

Il est bon de savoir que l’utilisation prolongée du mode autofocus continue, sollicite particulièrement la batterie de votre appareil photo. Ceci est dû notamment à l’énergie dépensée lors du pilotage du moteur de la bague de mise au point de l’objectif.

autofocus continu pour les photographie de sport
autofocus continu pour les photographie de sport

Quels sont les réglages possibles

Quel que soit le mode autofocus que vous ayez choisi, son fonctionnement repose sur le choix d’un ou de plusieurs collimateurs.

Les collimateurs sont les petits carrés visibles dans le viseur de votre appareil photo en surimpression. Celui qui est actif est celui qui se différencie par sa couleur ou son épaisseur.

En fonction de la taille du sujet que vous souhaitez prendre en photo, il est possible de définir non pas un seul collimateur, mais un groupe entier le collimateur plus ou moins nombreux. Ceci permet de définir au boîtier une zone plus ou moins large sur laquelle il devra évaluer la netteté de l’image.

Certains boîtiers permettent aussi de modifier automatiquement le collimateur actif en fonction de l’orientation de votre boîtier. Ceci est utile par exemple lorsque vous réalisez du portrait où vous souhaitez faire la mise au point sur le visage de la personne en choisissant un collimateur en partie haute de votre cadre.

En mode autofocus continu, il peut être intéressant de définir la réactivité de l’autofocus en fonction des éléments qui pourrait s’interposer ponctuellement entre l’appareil et le sujet. Ce paramètre indique à l’appareil de laisser plus ou moins de temps avant une réévaluation de la mise au point.

L'autofocus permet aussi de réaliser de magnifique filet
L’autofocus permet aussi de réaliser de magnifique filet

Toujours en mode autofocus continu, en fonction de l’anticipation possible du mouvement du sujet que vous cherchez à photographier, il est possible de choisir le mode suivi 3D. Dans ce cas-là, l’appareil reconnaît le sujet sur lequel vous avez réalisé en premier la mise au point et active de façon automatique les collimateurs en fonction de la position du sujet sur le cadre.

Il est aussi possible d’indiquer à l’appareil photo de toujours réaliser la mise au point sur le sujet le plus proche de l’appareil. Ceci est très pratique lorsque vous cherchez à photographier un sujet très mobile comme par exemple en photo de sport.

Dans quelle situation est-il nécessaire de revenir en mode manuel

Quel que soit le mode autofocus que vous choisirez, celui-ci pourra engendrer un temps de latence au déclenchement.

Dans certaines situations où la mise au point peut-être réaliser une bonne fois pour toute, il peut être intéressant de revenir en mode manuel. Ceci permettra alors de justement garder le maximum de réactivité au déclenchement.

On utilisera par exemple ce réglage, si vous souhaitez réaliser des photos de gouttes d’eau dont les déclenchements doivent être particulièrement synchronisés en fonction de l’impact de celle-ci sur la surface du récipient.

débrailler l'autofocus pour des sujets nécessitant une déclenchement très réactif n'est pas à négliger
débrailler l’autofocus pour des sujets nécessitant une déclenchement très réactif n’est pas à négliger

Une seconde situation qui perturbe les autofocus, est la prise de vue à travers un grillage ou des herbes qui se situerait au premier plan devant votre sujet. Passer en mode manuel évitera de faire pomper votre autofocus qui risquerait d’être indécis entre le grillage et l’animal derrière.

Lorsque vous réalisez une mise au point manuellement, il est toujours possible de se baser sur l’indicateur de netteté à l’intérieur de votre viseur pour vous aider à mieux identifier le plan de netteté réel.

Avec l’apparition des option de Live View, et des possibilités vidéos sur les boîtiers reflex, utilisez l’écran de votre boîtier posé sur un trépied, peut permettre de réaliser une mise au point manuelle de façon extrêmement précise en profitant du zoom d’aperçu de votre écran arrière.

Ce qu’il faut retenir

Les systèmes autofocus sont de nos jours de plus en plus complexes et performants.

l'autofocus associé à une profondeur de champs large permet de garantir la netteté du sujet
l’autofocus associé à une profondeur de champs large permet de garantir la netteté du sujet

Il est important que vous réalisiez suffisamment d’essais en vous aidant de votre manuel afin de maîtriser les différentes possibilités de celui-ci vous permettre d’être pleinement opérationnel le moment venu.

L’autofocus est un système qui doit réellement vous aider à maximiser vos chances de réussite de prise de vue dans des conditions particulières.

C’est pourquoi chaque situation nécessite un paramétrage adapté de votre système autofocus.

Il n’existe donc pas de réglage universel de l’autofocus quelles que soient les conditions dans lesquelles vous utilisez votre boîtier. C’est à vous de savoir définir les cas d’utilisation les plus adaptés en fonction de votre besoin.

C’est seulement au fur et à mesure de l’accumulation de l’expérience et des essais successifs que vous acquerrez la maîtrise de cet outil extrêmement puissant.

l'autofocus continu est essentiel pour garder la netteté sur un sujet se rapprochant de l'appareil photo
l’autofocus continu est essentiel pour garder la netteté sur un sujet se rapprochant de l’appareil photo

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous votre propre usage et paramétrage de votre autofocus afin d’en faire profiter le maximum de personnes.

Je vous invite à vous abonner à mon blog ainsi qu’à ma chaîne YouTube.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur temps pour compléter le sondage qui me permettra de mieux vous aider avec des contenus ciblés sur vos propres besoins.

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Comment réaliser la mise au point de ses photos

Dans la majorité des cas, il est extrêmement important de réaliser une mise au point précise sur votre sujet. Le pouvoir de la netteté est très efficace pour guider votre regard vers votre sujet principal. Ceci étant dit, il n’est pourtant pas facile de réaliser cette netteté pour diverses raisons dues aux circonstances de votre prise de vue. Je vais donc par cet article, vous expliquer les bases qu’il est utile de connaître pour savoir s’adapter en toute situation.

Les collimateurs

De quoi parle-t-on par collimateurs et à quoi, servent-ils ?

Pour faire simple, les collimateurs sont les petits carrés souvent visibles dans le viseur ou sur l’écran de l’appareil photo au moment de la visée. En quelque sorte, ce sont les capteurs qui permettent de réaliser la netteté de l’image. Par exemple, quand l’un d’eux est sélectionné (en rouge dans les viseurs de chez Nikon), la netteté sera réalisée sur l’élément se trouvant derrière celui-ci.

Illustration des incrustations du viseur du Nikon D5
Illustration des incrustations du viseur du Nikon D5

Lors de l’achat de votre appareil photo, il peut être utile de s’intéresser aux points suivants.

Nombre de collimateurs

En fonction du modèle d’appareil photo, le nombre de collimateurs peut largement changer. Evidemment, plus on montera en gamme, et plus ce nombre aura tendance à augmenter. Comme expliqué ci-dessous, les collimateurs désignent les endroits sur la photo, où il sera possible pour l’appareil de faire la netteté. Donc, plus ces points seront nombreux et répartis sur la surface de la photo, et plus il sera facile pour l’autofocus de réaliser sa netteté.

Types de collimateur

Il existe 3 types de collimateurs :

  • simple,
  • en ligne,
  • en croix.

Sans rentrer dans les détails techniques, les collimateurs fonctionnent en identifiant les micro-contrastes de la zone sur laquelle ils sont alignés. En fonction du type de collimateur et de l’orientation de ses micro-contrastes, les collimateurs aurons plus ou moins de facilité à les détecter pour réaliser le focus.

De manière classique sur les appareils photo, le collimateur central est le plus efficace, car c’est souvent celui-ci qui est dit « en croix ». Juste autour de celui-ci se trouvent souvent ceux dit « en ligne », et pour finir avec les plus excentrés qui sont souvent les collimateurs dit « simple ». Cependant, dans les boîtiers les plus performant, il n’est pas rare d’avoir plusieurs collimateurs en croix répartis sur la surface de l’image et complété par des collimateurs plus simples dit en ligne ou simple. En fonction, des options choisies, les collimateurs pourront travailler ensemble afin d’être capable de suivre le déplacement du sujet dans l’image de manière automatique.

 

Les 3 grands modes d’autofocus

Pour bien utiliser ces collimateurs, nous avons à disposition plusieurs modes de fonctionnement de l’autofocus. Comme nous allons le voir ensemble, le choix de ces modes se fait en fonction du type de scène à photographier.

Statique

Pour commencer, le mode le plus simple et disponible sur tous les appareils photo : la mise au point « statique ». Ce mode de mise au point permet de simplement réaliser la netteté au moment où on le lui demande sur l’élément pointé par le collimateur actif. Quand la mise au point est faite, un petit bip sonore est émis par le système pour informer le photographe.

Ce mode est souvent le plus utilisé. Il convient en particulier pour les sujets dit « statiques », c’est-à-dire qui ne bouchent pas dans la scène. Nous l’utiliserons donc dans les cas classiques suivants :

  • paysage,
  • portrait posé,
  • nature-morte,

Continu

Ce second mode est, quant à lui, orienté pour les usages opposés au précédent. C’est-à-dire, les sujets mobiles. Prenons le cas d’un véhicule se dirigeant vers le photographe. Dans cet exemple, il est clair que le plan de netteté doit être modifié à chaque instant continuellement. C’est la raison pour laquelle ce mode porte ce nom. A la différence du premier, ici, il n’y pas de bip sonore d’émis, car la mise au point est réévaluée en continue.

Ce mode est à privilégier dans les cas suivants :

  • sujets sportifs,
  • photo d’action,
  • animaux en mouvement,
  • défilé de mode,
  • photo d’enfant qui courent,

Manuel

Ici, plus d’autofocus. Tout est à faire manuellement en tournant la bague de mise au point de l’objectif. Bien que la précision des autofocus a fortement progressé depuis des années, la possibilité de modifier ce réglage manuellement est très utile dans les situations suivantes :

  • sujet derrière un grillage par exemple,
  • macro-photographie,
  • sujet caché parmi un décor touffu,

Illustration des commandes du Nikon D5 pour les réglages de l'autofocus
Illustration des commandes du Nikon D5 pour les réglages de l’autofocus

Les cas particuliers

Voici trois cas particuliers concernant la mise au point.

Macro-photo

Dans le cadre de la macro-photographie, le but est de photographier de tous petits sujets. Pour ce faire, il est d’usage d’utiliser un objectif « macro » dont le facteur de grossissement est au moins égale à 1:1 à sa distance de mise au point minimale.

La question est donc : comment régler sa mise au point, si par défaut elle doit être fixée sur sa position minimale ?

La solution est donc la suivante. Au lieu de modifier la distance de mise au point, on modifie la distance qui sépare l’appareil photo du sujet.

Photo d’orage

Dans ce type de cas, orage ou feu d’artifice par exemple, on sait à l’avance que le phénomène que l’on souhaite photographier est très éloigné du boîtier. Ici pas de surprise, il suffit de passer la mise au point en mode manuel, régler par défaut sa bague sur l’infini et attendre en pose longue l’apparition du sujet.

Hyperfocale

L’hyperfocale est une technique de réglage. Le but est d’avoir la profondeur de champ la plus étendue possible. Ce réglage s’effectue en jouant sur la distance de mise au point et la valeur de l’ouverture du diaphragme en fonction de la longueur focale utilisée.

Les deux façons de faire sont les suivantes :

  1. à l’aide d’une application sur un smartphone, il est possible d’obtenir par calcul, la distance de mise au point à partir de l’ouverture et de la longueur focale.
  2. la seconde, plus empirique, est réalisée en deux étapes. On fait une première photo avec la mise au point réglée manuellement sur l’infini. Sur cette image, on repère là où la zone de netteté commence et on refait la même photo en réalisant sa mise au point sur cet endroit. Logiquement, on n’est pas loin de l’hyperfocale théorique.

 

Astuce : dissocier la mise au point du déclenchement de la photo

Par défaut, les boîtiers d’appareil photo sont paramétrés avec la commande de mise au point sur la position à mi-course du bouton de déclenchement. En fonction de votre appareil, il est certainement possible d’affecter la mise au point à un second bouton dans le but de rendre indépendante la mise au point du déclenchement. Sur les boîtiers Nikon, ce bouton est noté AF-ON.

Cette possibilité est particulièrement utile lorsqu’on est en mode continu. En effet, sans changement de paramétrage, cela permet de pratiquer ainsi :

  • pour réaliser une pseudo-mise au point ponctuelle, faire une brève sollicitation du bouton,
  • pour réaliser la mise au point en continu, rester appuyé sur le bouton pendant le suivi de l’action.

De plus, si la distance entre le sujet et le boîtier n’est pas modifiée, vous n’êtes plus obligé de refaire la mise au point à chaque déclenchement. Vous profitez donc d’un gain de temps et de discrétion en évitant tous les bips de validation de la mise au point statique.

Illustration de la commande AF-ON de Nikon pour dissocier la mise au point du déclenchement de la photo.
Illustration de la commande AF-ON de Nikon pour dissocier la mise au point du déclenchement de la photo.