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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Macrophotographie : technique de base

La macrophotographie met en oeuvre des matériels et des techniques particulières. Dans cet article, je vous donne les informations de base de cette pratique afin que vous puissiez commencer à explorer ce domaine à part entière de la photographie.

 

Définition

La macrophotographie correspond à la réalisation de photographies avec un rapport de grossissement compris en 1:1 et 10:1. Concrètement, ceci correspond à la projection du sujet sur la surface du capteur avec un grossissement allant de la taille réelle jusqu’à dix fois sa taille réelle. Au delà de ce facteur 10, on parle de microphotographie.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

Matériels spécifiques

Pour exercer dans ce domaine, il est important d’utiliser des matériels spécifiques dont les plus courants sont listés ci-dessous :

  • Objectif macro 60 mm,
  • Objectif macro 100 mm,
  • Objectif macro 180 mm,
  • bague d’inversion,
  • bagues allonges,
  • soufflet macro,
  • trépied,
  • rotule avec système de vis sans-fin micrométrique pour déplacer le boîtier en vue de réaliser la mise au point (rail macro).

Objectifs macro et distance minimale de mise au point

Le choix de l’objectif macro est à faire en fonction des sujets que vous souhaitez prendre en photo. En effet, le paramètre important ici est la distance minimale de mise au point de l’optique car c’est à cette distance que le rapport de grossissement maximal.

Il est donc évident qu’en fonction des insectes, plus vous vous rapprocherez d’eux, et plus il y aura de risque pour qu’ils fuissent. Ceci étant dit, peut-être que vous vous dite, qu’il suffit de choisir simplement la plus longue focale qui aura donc la distance minimale de mise au point la plus grande. Malheureusement, il y a une contrepartie à cela : le risque de flou de bougé. En effet, à de tels rapports de grossissement, le moindre tremblement ruinera votre photo par un énorme flou de bougé. Les focales de 180 mm sont donc beaucoup plus difficiles à maîtriser que les deux autres.

Bague d’inversion

Ce système est une astuce permettant de monter un objectif à l’envers sur l’appareil photo. Avec cette astuce, il est facilement possible de profiter de l’effet loupe de votre 50 mm classique quand celui-ci est inversé. Les contreparties sont malheureusement les suivantes :

  • risques d’abîmer ou de salir la lentille arrière de l’objectif et les contacts de la monture,
  • la distance de mise au point est extrêmement courte et est souvent incompatible avec la plupart des insectes plus ou moins farouches,

Bagues allonges ou soufflet

Ici, ces accessoires ont pour but de réduire la distance minimale de mise au point de base de l’objectif. Ceci permet alors d’augmenter encore de facteur de grossissement pour notamment dépasser le rapport 1:1. Les facteurs de grossissement sont obtenus en fonction des différentes combinaisons de montage des bagues allonges ; un kit étant composé de 3 bagues de différentes longueurs.

Dans le cas du soufflet, le facteur de grossissement est proportionnel au réglage d’étirement du soufflet.

Trépied

Sans grande surprise, le but cherché est la stabilité pour éviter les flou de bougé. Pratique pour les sujets statiques, il l’est beaucoup moins si le sujet est mobile.

Rail macro

Comme évoqué ci-dessus, le facteur de grossissement maximum est obtenu à la distance minimale de mise au point de l’optique. Ceci oblige à faire la mise au point en déplaçant l’appareil photo d’avant en arrière. Pour réaliser sereinement cette opération, l’usage d’un rail macro permet de déplacer le boîtier très précisément à l’aide de vis micrométriques.

Encore un avantage pour les objectifs à focale fixe de 50 mm
Encore un avantage pour les objectifs à focale fixe de 50 mm

 

Particularité sur la technique de prise de vue

Maintenant que les bases sont posées, voici quelques considérations vis à vis de la prise de vue.

Profondeur de champ

La profondeur de champ est proportionnelle à la distance de mise au point. Comme la plupart du temps les photos seront réalisée de manière rapprochée, automatiquement, la profondeur de champ s’en trouvera réduite, pouvant rapidement atteindre une distance inférieure au millimètre.

Il est donc d’usage de profiter au maximum de cette particularité en mettant en avant les effets de bokeh produit.

Appoint de lumière

Dans le cas où l’on souhaite avoir une profondeur de champs plus importante, il sera nécessaire de fermer d’avantage votre diaphragme au détriment de la luminosité. Pour compenser celle-ci, il pourra être utile d’utiliser un flash annulaire ou des flashs déportés. Dans ces circonstances, on se retrouve comme si nous réalisions une séance photo de studio.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

Trucs&Astuces

Astuce 1

Comme vous l’avez certainement compris, il est beaucoup plus confortable de réaliser des photos macro de sujets statiques. Concernant les insectes, l’une des astuces est de profiter des premières heures de la journée quand les insectes sont encore transis par la fraîcheur de la nuit. Ils seront alors beaucoup moins actifs comparé aux heures chaudes de la journée.

Astuce 2

La macrophotographie permet de facilement réaliser de beaux bokeh. Pourquoi pas ne pas profiter de ce phénomène pour bien mettre en évidence votre sujet parmi toutes les taches colorées du fond de la photo ?

Exemple de bokeh en forme de cœur.
Exemple de bokeh en forme de cœur.

 

A votre tour, n’hésitez pas à partager vos trucs et astuces pour réaliser de belles photos macro. L’espace commentaire ci-dessous vous est disponible pour compléter ce sujet très intéressant et qui permet de réaliser de magnifiques photos dans seulement 1 mètre carré  de votre jardin ou du parc le plus proche de chez vous.

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Comment réaliser la mise au point de ses photos

Dans la majorité des cas, il est extrêmement important de réaliser une mise au point précise sur votre sujet. Le pouvoir de la netteté est très efficace pour guider votre regard vers votre sujet principal. Ceci étant dit, il n’est pourtant pas facile de réaliser cette netteté pour diverses raisons dues aux circonstances de votre prise de vue. Je vais donc par cet article, vous expliquer les bases qu’il est utile de connaître pour savoir s’adapter en toute situation.

Les collimateurs

De quoi parle-t-on par collimateurs et à quoi, servent-ils ?

Pour faire simple, les collimateurs sont les petits carrés souvent visibles dans le viseur ou sur l’écran de l’appareil photo au moment de la visée. En quelque sorte, ce sont les capteurs qui permettent de réaliser la netteté de l’image. Par exemple, quand l’un d’eux est sélectionné (en rouge dans les viseurs de chez Nikon), la netteté sera réalisée sur l’élément se trouvant derrière celui-ci.

Illustration des incrustations du viseur du Nikon D5
Illustration des incrustations du viseur du Nikon D5

Lors de l’achat de votre appareil photo, il peut être utile de s’intéresser aux points suivants.

Nombre de collimateurs

En fonction du modèle d’appareil photo, le nombre de collimateurs peut largement changer. Evidemment, plus on montera en gamme, et plus ce nombre aura tendance à augmenter. Comme expliqué ci-dessous, les collimateurs désignent les endroits sur la photo, où il sera possible pour l’appareil de faire la netteté. Donc, plus ces points seront nombreux et répartis sur la surface de la photo, et plus il sera facile pour l’autofocus de réaliser sa netteté.

Types de collimateur

Il existe 3 types de collimateurs :

  • simple,
  • en ligne,
  • en croix.

Sans rentrer dans les détails techniques, les collimateurs fonctionnent en identifiant les micro-contrastes de la zone sur laquelle ils sont alignés. En fonction du type de collimateur et de l’orientation de ses micro-contrastes, les collimateurs aurons plus ou moins de facilité à les détecter pour réaliser le focus.

De manière classique sur les appareils photo, le collimateur central est le plus efficace, car c’est souvent celui-ci qui est dit « en croix ». Juste autour de celui-ci se trouvent souvent ceux dit « en ligne », et pour finir avec les plus excentrés qui sont souvent les collimateurs dit « simple ». Cependant, dans les boîtiers les plus performant, il n’est pas rare d’avoir plusieurs collimateurs en croix répartis sur la surface de l’image et complété par des collimateurs plus simples dit en ligne ou simple. En fonction, des options choisies, les collimateurs pourront travailler ensemble afin d’être capable de suivre le déplacement du sujet dans l’image de manière automatique.

 

Les 3 grands modes d’autofocus

Pour bien utiliser ces collimateurs, nous avons à disposition plusieurs modes de fonctionnement de l’autofocus. Comme nous allons le voir ensemble, le choix de ces modes se fait en fonction du type de scène à photographier.

Statique

Pour commencer, le mode le plus simple et disponible sur tous les appareils photo : la mise au point « statique ». Ce mode de mise au point permet de simplement réaliser la netteté au moment où on le lui demande sur l’élément pointé par le collimateur actif. Quand la mise au point est faite, un petit bip sonore est émis par le système pour informer le photographe.

Ce mode est souvent le plus utilisé. Il convient en particulier pour les sujets dit « statiques », c’est-à-dire qui ne bouchent pas dans la scène. Nous l’utiliserons donc dans les cas classiques suivants :

  • paysage,
  • portrait posé,
  • nature-morte,

Continu

Ce second mode est, quant à lui, orienté pour les usages opposés au précédent. C’est-à-dire, les sujets mobiles. Prenons le cas d’un véhicule se dirigeant vers le photographe. Dans cet exemple, il est clair que le plan de netteté doit être modifié à chaque instant continuellement. C’est la raison pour laquelle ce mode porte ce nom. A la différence du premier, ici, il n’y pas de bip sonore d’émis, car la mise au point est réévaluée en continue.

Ce mode est à privilégier dans les cas suivants :

  • sujets sportifs,
  • photo d’action,
  • animaux en mouvement,
  • défilé de mode,
  • photo d’enfant qui courent,

Manuel

Ici, plus d’autofocus. Tout est à faire manuellement en tournant la bague de mise au point de l’objectif. Bien que la précision des autofocus a fortement progressé depuis des années, la possibilité de modifier ce réglage manuellement est très utile dans les situations suivantes :

  • sujet derrière un grillage par exemple,
  • macro-photographie,
  • sujet caché parmi un décor touffu,
Illustration des commandes du Nikon D5 pour les réglages de l'autofocus
Illustration des commandes du Nikon D5 pour les réglages de l’autofocus

Les cas particuliers

Voici trois cas particuliers concernant la mise au point.

Macro-photo

Dans le cadre de la macro-photographie, le but est de photographier de tous petits sujets. Pour ce faire, il est d’usage d’utiliser un objectif « macro » dont le facteur de grossissement est au moins égale à 1:1 à sa distance de mise au point minimale.

La question est donc : comment régler sa mise au point, si par défaut elle doit être fixée sur sa position minimale ?

La solution est donc la suivante. Au lieu de modifier la distance de mise au point, on modifie la distance qui sépare l’appareil photo du sujet.

Photo d’orage

Dans ce type de cas, orage ou feu d’artifice par exemple, on sait à l’avance que le phénomène que l’on souhaite photographier est très éloigné du boîtier. Ici pas de surprise, il suffit de passer la mise au point en mode manuel, régler par défaut sa bague sur l’infini et attendre en pose longue l’apparition du sujet.

Hyperfocale

L’hyperfocale est une technique de réglage. Le but est d’avoir la profondeur de champ la plus étendue possible. Ce réglage s’effectue en jouant sur la distance de mise au point et la valeur de l’ouverture du diaphragme en fonction de la longueur focale utilisée.

Les deux façons de faire sont les suivantes :

  1. à l’aide d’une application sur un smartphone, il est possible d’obtenir par calcul, la distance de mise au point à partir de l’ouverture et de la longueur focale.
  2. la seconde, plus empirique, est réalisée en deux étapes. On fait une première photo avec la mise au point réglée manuellement sur l’infini. Sur cette image, on repère là où la zone de netteté commence et on refait la même photo en réalisant sa mise au point sur cet endroit. Logiquement, on n’est pas loin de l’hyperfocale théorique.

 

Astuce : dissocier la mise au point du déclenchement de la photo

Par défaut, les boîtiers d’appareil photo sont paramétrés avec la commande de mise au point sur la position à mi-course du bouton de déclenchement. En fonction de votre appareil, il est certainement possible d’affecter la mise au point à un second bouton dans le but de rendre indépendante la mise au point du déclenchement. Sur les boîtiers Nikon, ce bouton est noté AF-ON.

Cette possibilité est particulièrement utile lorsqu’on est en mode continu. En effet, sans changement de paramétrage, cela permet de pratiquer ainsi :

  • pour réaliser une pseudo-mise au point ponctuelle, faire une brève sollicitation du bouton,
  • pour réaliser la mise au point en continu, rester appuyé sur le bouton pendant le suivi de l’action.

De plus, si la distance entre le sujet et le boîtier n’est pas modifiée, vous n’êtes plus obligé de refaire la mise au point à chaque déclenchement. Vous profitez donc d’un gain de temps et de discrétion en évitant tous les bips de validation de la mise au point statique.

Illustration de la commande AF-ON de Nikon pour dissocier la mise au point du déclenchement de la photo.
Illustration de la commande AF-ON de Nikon pour dissocier la mise au point du déclenchement de la photo.

 

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Téléobjectif : une autre dimension

De nos jours, les téléobjectifs sont de plus en plus mis en avant pas les services marketing des fabricants de matériels photos. Sur certains appareils de type bridge, il n’est plus rare de constater la présence de zoom pouvant atteindre des longueurs focales de 500 mm (équivalentes 35mm). C’est notamment le cas pour le Coolpix P900 de chez Nikon qui possède même un zoom allant de 24 mm à 2000 mm.

Revenons à nos moutons, car finalement, c’est quoi un téléobjectif ? Il s’agit simplement de l’ensemble des longueurs focales supérieures à 50 mm. Bien sûr, en fonction des écoles, certains diront que le plus petit des téléobjectifs est le 85 mm en références à la gamme classique de focales fixes.

Nous allons voir ci-dessous, les raisons pour lesquelles il est intéressant d’utiliser ce type de matériel puis finir sur quelques trucs et astuces pour les maîtriser.

 

Dans quels cas utiliser un téléobjectif

Il y a quatre raisons principales qui amènent un photographe à utiliser les longues focales :

  • se rapprocher d’un sujet,
  • cadrer plus grand un sujet,
  • grossir les détails,
  • isoler le sujet de son environnement.

En fonction des circonstances de votre prise de vue, vous serez dans l’impossibilité de vous rapprocher suffisamment de votre sujet. Ce sont les cas par exemple des événements sportifs, de la photo de concert ou de la photo animalière… Utiliser un téléobjectif vous permettra alors de ne pas perturber votre sujet ou de ne pas vous mettre en danger en étant trop proche d’un animal sauvage.

Il arrive aussi que le photographe cherche à photographier les détails infimes d’une fleur ou d’un insecte. C’est le cas de la macro-photographie. Certains téléobjectifs sont spécialement adaptés pour cette pratique.

Ensuite, au sein d’une série photo de reportage par exemple, il peut être intéressant d’attirer l’attention du spectateur sur un élément précis tel qu’un détail architectural d’un bâtiment.

Enfin, isoler son sujet de son environnement est aussi une bonne façon pour facilité la lecture de son image afin qu’elle gagne en force visuelle.

 

Usages classiques par longueur focale

85 mm / 90 mm

Ces longueurs focales sont particulièrement appréciées par les photographes de portrait. Elle permet de mettre bien en valeur les traits d’un visage sans les déformer tout en gardant une distance de prise de vue adapter pour laisser respirer le sujet tout en restant assez proche pour communiquer facilement avec lui.

focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait
focale 90 mm pour portrait
focale 90 mm pour portrait

100 mm / 105 mm / 135 mm

Ici, ce sont les focales classiques de la macro-photographie. La plupart de ces objectifs sont adaptés pour avoir leur distance minimale de mise au point la plus courte possible permettant ainsi d’obtenir un facteur de grossissement 1:1. Le choix de la longueur focale se fera alors en fonction de cette distance mini de mise au point compatible avec votre sujet. Par exemple, pour photographier un insecte peut farouche, un 100 mm suffira alors que s’il est très craintif, vous devrez opter pour un 135 mm dont la MAP (Mise Au Point) mini sera plus longue.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

180 mm / 200 mm / 250 mm

Pour ces longueurs focales, il est encore possible de facilement les utiliser de façon usuelle et pratique. Leur grossissement est suffisant pour traiter des sujets sportifs classiques tel que le tennis et les sports en salle du moment qu’elle soient avez lumineuse (ouverture à f/2.8). Leur poids n’est pas encore trop lourd ce qui permet une maniabilité aisée sans trop de risque de flou de bougé.

focale 180 mm pour le paysage en vue d'écraser les plans (effet de compression)
focale 180 mm pour le paysage en vue d’écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour le paysage en vue d'écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour le paysage en vue d’écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour approcher le sujet + isolation du sujet par effet de filé
focale 200 mm pour approcher le sujet + isolation du sujet par effet de filé
focale 200 mm pour écraser les plans tout en profitant de l'effet de profondeur de champ
focale 200 mm pour écraser les plans tout en profitant de l’effet de profondeur de champ

300 mm / 400 mm / 500 mm

Ici, nous entrons dans des domaines très spécifiques. En effet, ce type de téléobjectifs sont beaucoup plus encombrant et contraignant à utiliser. Notamment pour les version lumineuses ouvrant à f/2.8, leur poids très conséquent, oblige à les utiliser sur pieds avec beaucoup de précautions eu égard à leur prix très élevé.

Ces objectifs sont particulièrement adaptés à la photographie animalière qui nécessite des prises de vue de loin et souvent en faible lumière au levé/couché du jour ou dans des lieux sombres tels que des sous-bois.

focale 300 mm pour approcher le sujet
focale 300 mm pour approcher le sujet
focale 400 mm pour approcher le sujet et profiter de l'effet de profondeur de champ
focale 400 mm pour approcher le sujet et profiter de l’effet de profondeur de champ
focale 400 mm pour approcher le sujet
focale 400 mm pour approcher le sujet
focale 500 mm pour approcher le sujet et le détacher de son environnement par l'effet de profondeur de champ
focale 500 mm pour approcher le sujet et le détacher de son environnement par l’effet de profondeur de champ
focale 500 mm pour approcher le sujet
focale 500 mm pour approcher le sujet

 

Effets des longues focales

Faible profondeur de champ

Comme expliqué dans l’article à propos de la profondeur de champ, les téléobjectifs génèrent facilement une courte profondeur de champ. C’est l’un des effets les plus souvent recherchés par les photographes pour bien détacher leur sujet du fond de l’image.

Compression des plans

La compression des plans est le fait de réduire l’effet de perspective. Ainsi, les images produites avec une longueur focale donneront l’impression que les objets sont beaucoup plus proche les uns des autres dans le sens de la profondeur de la photo. C’est notamment à l’aide de cet effet que les photographes donne l’impression que la lune est plus grosse qu’en réalité.

 

Trucs et Astuces

Règle de l’inverse de la longueur focale pour éviter le flou de bougé

La difficulté principale à passer lors de l’usage d’une longue focale est le risque du fou de bougé. Les techniques de stabilisation optique actuelles ont grandement amélioré ce point-là, mais encore faut-il connaître les ordres de grandeur en terme de vitesse d’obturation. La règle est la suivante :

La vitesse d’obturation doit être au maximum égale à l’inverse de la longueur focale de l’objectif en équivalent 35 mm.

Par exemple :

Quand on utilise une longueur focale de 300 mm sur un plein format, nous devons régler au maximum la vitesse à 1/300s. Nous choisirons alors 1/320s proposé par le boîtier.

Supposons maintenant que ce même objectif est utilisé sur un capteur APS-C, la longueur focale de 300 mm est équivalente à 300 mm x 1.6 = 480 mm. Il faudra alors régler la vitesse d’obturation à 1/500 mm maximum.

Usage d’un monopode ou d’un trépied

Toujours pour éviter les flous de bougé, l’usage d’un monopode ou d’un trépied peut être d’une grande aide.

Le second avantage à utiliser ce type de matériel est aussi de vous soulager du poids conséquent de ces objectifs.

Voici mon matériel :

 

Pour information, voici quelques ordres de grandeur :

  • AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II pèse 2900g,
  • AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR pèse 4620g,
  • AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR pèse 3880g.

Location de très longues focales

Comme évoqué plus haut, le prix des téléobjectifs extrêmes est largement hors des moyens financier  de la plupart des photographes.

Pour information, voici quelques ordres de grandeur :

  • AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II coûte 5 790€ ,
  • AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR coûte 12 989€ ,
  • AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR coûte 10 599€.

Pour ce type de matériel, il existe la solution de la location. Ce sera certainement la meilleure solution pour la plupart des photographes ayant la nécessité de les utiliser.

Comment apprécier le cadrage ?

Petite astuce pour estimer quelle longueur focale vous avez besoin pour tel cadrage :

Il suffit de se fabriquer un petit cadre en carton de dimension 24 mm x 35 mm et de le placer devant vos yeux.

La distance séparant ce cadre de votre œil est la longueur focale nécessaire.

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50mm : que des avantages

Tous les photographes parlent forcement à un moment ou à un autre des objectifs standards et en particulier du 50 mm f/1.8. Ces objectifs extrêmement classiques apportent de réels avantages pour les photographes depuis des années et certainement pour encore longtemps. En effet, comme nous allons le voir, ils rassemblent un ensemble de caractéristiques très intéressantes pour de nombreuses situations de prises de vues.

 

Poids

Quand vous prenez en main l’un de ces objectifs 50 mm, la première chose qui attire votre attention est sa petite taille et son poids léger.

De nos jours où les objectifs de type zoom sont de plus en plus utilisés, il nous arrive d’oublier qu’une optique n’est pas obligé de pesée prêt d’un kilogramme.

Par exemple, celui que je possède (Nikon AF NIKKOR 50 mm f/1.8 D) pèse seulement 155 g et est tout petit (63mm de diamètre pour une longueur de 39 mm).

 

Attention, l’habit ne fait pas le moine, car ces objectifs ont de réelles qualités !

 

Qualité d’image

Historiquement, les fabricants d’appareil photo étaient jugés sur la qualité de leurs objectifs standards, car c’étaient ceux livrés par défaut avec leurs boîtiers.

C’est la raison pour laquelle, avec ce type d’objectif, vous obtiendrez un piqué exceptionnel sur vos photos !

Il est d’ailleurs très fréquent d’utiliser un 50 mm monté sur bagues-allonges pour réaliser de la macro-photographie, tellement leur piqué est précis.

J’en profite pour vous conseiller le jeu de bagues allonge KENKO pour Nikon AF que j’utilise aussi.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la macro
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la macro

 

Ouverture lumineuse

Un autre avantage de cet objectif est sa grande ouverture atteignant f/1.8, et même f/1.4 pour un coût 3 fois supérieur.

Personnellement, je ne conseille pas d’investir dans le f/1.4 mis à part si vous avez réellement besoin de cette différence. Je trouve que l’écart de prix n’est pas justifié pour la majorité des usages des photographes.

Pour rappel, cette grande ouverture vous permettra de bien réduire votre profondeur de champ et ainsi vous permettra de mieux détacher votre sujet du fond. Il est aussi à noter que c’est une ouverture que les zooms d’aujourd’hui ont encore du mal à atteindre.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la profondeur de champ
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la profondeur de champ

 

Perspective très proche de la vision humaine

Voici enfin le paramètre que nous avons souvent tendance à oublier. La longueur focale de 50 mm est très proche de la vision humaine. Cette caractéristique aura pour effet sur vos photos de donner un rendu très naturel de vos photos, car elles ne présenteront pas de déformation de la perspective de la scène.

Dans un article précédent à propos des séries photographiques, j’avais attiré votre attention sur l’importance de l’unité visuelle du rendu de l’ensemble des clichés d’une série. Grâce à l’usage d’un objectif à focal fixe, vous n’aurez plus à vous soucier de toujours bien régler votre bague de zoom sur la même valeur. Vous serez alors bien plus attentif à votre cadrage et le déroulé de la scène.

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la perspective
nature morte, Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la perspective

 

Adapter à beaucoup de situations de prises de vues

Nature Morte

Pour cette utilisation, cet objectif a les avantages suivants :

  • Grande ouverture pour jouer avec la profondeur de champ,
  • Focale de 50 mm pour un rendu naturel des perspectives du sujet,
  • Possibilité d’utiliser des bagues-allonges pour réduire la distance de mise au point mini (45 cm par défaut pour le mien)
Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la nature morte
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la nature morte

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la nature morte
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la nature morte

 

Paysage

Ici, l’avantage est de profiter de l’aspect naturel des perspectives de manière à mieux rendre la réalité de la scène. A cela, son faible encombrement et son poids léger vous permettent de toujours le garder avec vous dans votre sac à dos lors de vos randonnées.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Portrait

En fonction de la distance de prise de vue, vous aurez la possibilité de ne pas trop déformer le visage de votre modèle tout en incluant une partie de votre décor afin de l’intégrer dans son environnement.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Scène de rue

Le gros avantage de cet objectif est sa petite taille qui rendra votre appareil plus discret dans la rue. Vous pourrez ainsi capturer des scènes plus naturel sans vous sentir en train de déranger les passants.

A noter que la plupart des grands photographes de rue ou de reportage, tel que Henri Cartier-Bresson, a réalisé quelques unes de leurs meilleures photos au 50 mm.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Maintenant, à votre tour !

Maintenant que vous avez conscience des avantages d’un tel objectif, que vous avez certainement déjà chez vous, il ne reste plus qu’à vous amuser avec !

Laissez-moi, vos commentaires et remarques ci-dessous. N’hésitez pas non plus à partager les avantages vous avez vous-même identifiés sur l’usage d’un objectif à focal fixe de 50 mm.