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Créativité, propulseur de motivation...

Développer sa créativité visuelle par les jeux de société

Développer sa créativité nécessite la mise en œuvre de plusieurs compétences de manière répété. Qui dit répétition, peut évoquer l’ennui ou la monotonie. Donc, comment faire pour éviter ces aspects négatifs ? Et bien en jouant… Je partage donc avec vous dans cette vidéo, un jeu de société très ludique et accessible à tout le monde pour s’entraîner à illustrer des concepts visuellement.

  • 00:00 – Introduction
  • 00:14 – Présentation du jeu
  • 01:30 – Exemple de jeu
  • 02:13 – Intérêt de ce jeu dans le cadre de notre passion visuelle
  • 03:26 – Appel à actions

Bonjour, ici Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, nous allons parler créativité à travers un jeu que j’apprécie particulièrement et qui vous aidera à développer votre capacité à créer des concepts visuels.

Sans plus attendre, ce jeu s’appelle « Imagine ». Il s’agit d’un jeu qui permet de réaliser des concepts visuels à partir de cartes transparentes.

Dans ce jeu, nous allons trouver :

  • 60 cartes transparentes
  • 6 cartes d’énigmes ; donc de concepts à faire deviner aux autres,
  • Et quelques jetons pour compter les points.

Donc c’est extrêmement rudimentaire, mais le concept est assez puissant pour ce qui est de développer notre créativité.

Prenons un exemple, les cartes énigmes, sont représentées avec 8 énigmes par face avec différents sujets. Par exemple, on a l’indice « vu à la télé » et ce qu’il faut faire deviner, c’est « le plus grand cabaret du monde ». Ça peut être « nature et animaux » et le concept à faire deviner, c’est « un requin ». Donc, il y en a 8 par face et il y a 65 cartes de ce type-là.

Pour répondre à ces questions, voici le type de carte transparente que l’on va trouver avec différents éléments, formes ou concepts imprimés dessus. C’est en les utilisant ensemble, les unes avec les autres que l’on va pouvoir développer notre concept.

Prenons un exemple relativement simple, juste pour illustre ce principe.

Supposons que l’indice est un objet et que cet objet est un chapeau.

Nous allons par exemple utiliser une barre droite et un verre que nous allons retourner et superposer pour former une forme de chapeau. Et pour que ce soit un peu plus visuel, on va utiliser une tête, ici une tête-de-mort, pour bien montrer que l’objet recherché est bien un chapeau puis qu’il se met dessus.

Ici, c’est un concept assez simple, mais comme on a pu voir sur les exemples cités que la carte d’énigmes à trouver, il est plus ou moins difficile de trouver les réponses.

Voilà, pour la présentation de ce jeu, mais ce qui m’intéresse derrière, c’est vraiment l’intérêt de ce jeu par rapport à notre passion qui est la photographie, le photomontage, l’image de synthèse et tout ce qui est production graphique.

Le fait de s’entraîner avec ce type de jeu, permet de développer des réflexes et une forme de culture visuelle de façon instinctive et d’entraîner notre cerveau à développer ce type de concept.

De cette manière-là, vous allez devenir de plus en plus créatif et des formes simples telles que illustrées sur les cartes transparentes pourront vous aider à évoquer, à penser à des concepts différents aux moments de vos prises de vue dans le cadre de vos projets personnels autour de la photo, du photomontage ou de l’image de synthèse.

C’est vraiment ce principe-là qui est important. Il n’existe pas que ce jeu-là qui va stimuler justement notre créativité. Mais celui-ci est pour moi un concept assez simple. Il se joue en famille et très facilement avec des enfants. Il crée énormément d’ambiance autour du jeu. Donc, de manière très ludique, vous pouvez vous entraîner à développer votre cerveau à cette créativité.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Pâquerette en studio avec 2 flashes et des gélatines

Apporter un aspect créatif à une prise de vue peut être facilement réalisable en déplaçant son sujet dans un nouvel environnement pour la prise de vue. C’est le cas ici, en photographiant une simple pâquerette non pas dans mon jardin, mais en studio avec un éclairage construit de toute pièce avec des gélatines. Le résultat est évidemment différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Et c’est justement ça, le but recherché.

Bonjour, ici Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, je partage avec vous la prise de vue d’une pâquerette en studio avec 2 flashes déportés et des gélatines.

Je vais commencer par expliquer le setup.

Les réglages de l’appareil photo

Donc, je suis positionné sur pied avec mon appareil photo en ayant déjà réalisé le cadrage sur la pâquerette en elle-même. C’est un plan plutôt rapproché puisque j’utilise un objectif macro 105mm. Pour avoir suffisamment de profondeur de champ, j’ai été obligé de fermer le diaphragme à f/32.

A côté de ça, pour éviter l’impact de la lumière ambiante de la boite à lumière servant à m’éclairer pour la vidéo et l’éclairage au-dessus, je me suis mis à 100ISO. Comme ça, si je fais une photo sans flash, je n’ai aucun impact, ma photo est noire.

Ensuite, je me suis mis à 1/125s de manière à être suffisamment proche de la vitesse de synchronisation flash, je vous invite à aller voir l’article en question pour comprendre ce que c’est, et être suffisamment rapide pour éviter d’avoir le moindre de flou de bougé.

Pour garder tous ces réglages-là, évidemment, je me suis mis en mode manuel pour la prise de vue.

Au niveau de la mise au point, je me suis aussi mis en mode mise au point manuel. En réalité, je suis en autofocus, mais avec le bouton AF-ON. Encore une fois, je vous invite à aller voir les avantages de ce paramètre-là. C’est-à-dire que je peux faire la mise au point avec l’autofocus, par contre, lorsque je déclenche, je n’active pas cet autofocus une nouvelle fois et donc je suis toujours sur le même plan de netteté.

Voilà, au niveau de l’appareil photo.

Les déclencheurs distants

Dessus, j’ai monté un déclencheur radio distant. Donc c’est un CACTUS V6 qui communique ici en mode émetteur. Et j’ai les deux mêmes modèles en mode récepteurs qui vont piloter 2 flashes distants. Ceux sont des flashes cobras SB700 Nikon.

Chaque flash à un réglage différent. Ça, c’est le flash du groupe A et ça le flash du groupe B. Ça me permet de régler les puissances des flashes de façon indépendante depuis ce déclencheur-là.

L’éclairage de la scène

Maintenant en termes d’éclairage.

Donc au niveau des puissances j’ai réglé le flash A à ¼ de sa puissance et le flash B à ½ de sa puissance. Alors, effectivement, ces réglages, on les fait au fur et à mesure qu’on prend des photographies de manière à peaufiner les réglages de manière à avoir plus ou moins de force sur l’un ou l’autre des flashes.

Donc, les gélatines sont des feuilles plastiques teintées. Là du bleu et ici du jaune-orangé. J’ai fait le choix de prendre ce couple de couleur, car le bleu et le jaune sont des couleurs complémentaires et ça va augmenter le contraste colorimétrique de l’image finale. Et ce sera plus intéressant que d’avoir d’autres couleurs qui se mixeront peut-être moins bien.

Prises de vues et explications

Si je désactive le flash B et que je prendre une photo uniquement avec le flash A sans les gélatines pour commencer.

On a une photographie qui est complétement en contre-jour, ce qui est logique, car on a l’émission de la lumière qui provient d’ici. On n’a pas de dominante de couleur, car on n’a pas placé de gélatine devant le flash. Et on a un aspect assez contrasté de l’image.

Maintenant, si j’active le flash B en même temps, toujours sans la gélatine.

Là, on retrouve un éclairage équilibré. Il n’y a pas de dominante de couleur. On a une photographie qui est bien exposée.

Il y a juste un petit pétale de cramé. Mais c’est normal, car il faut savoir que la lumière qui passe à travers des gélatines va perdre de sa puissance. Donc, il est normal qu’avec les réglages que j’ai faits qui fonctionnent avec les gélatines, l’éclairage soit un petit peu plus puissant quand on enlève les gélatines.

Je désactive de nouveau le flash B et je vous montre la photo avec uniquement le flash A mais avec la teinte bleue. Donc je reprends la photo.

Cette fois-ci, on a un effet nuit américaine. On a l’impression qu’on a photographié la pâquerette au milieu de la nuit juste avec un éclairage de la Lune dessus. Le sujet baigne complètement dans cet aspect bleu, puis que la teinte bleue vient éclairer le plan de la table blanc qui reflète la couleur bleue. Donc toute la fleur est englobée dans cette ambiance bleue.

Pour contrecarrer ça, je peux flasher avec le flash B, mais sans la gélatine jaune pour commencer. Donc, j’ai du bleu et du blanc.

Là, je viens de reprendre la photographie. On a un équilibre et on a un contraste. Mais on n’a pas de teinte sur les pétales de la fleur et la photo reste donc assez neutre. Ceci est dû au fait que la couleur du flash B est blanche.

Maintenant, je refais la même photo, mais en mettant la gélatine orange sur le flash B pour teinter cet éclairage.

Et là, on a quelque chose d’un petit peu plus chaleureux et un petit peu plus vivant que ce qu’on avait avant, puis que ça correspond à un éclairage urbain comme une ampoule d’un lampadaire qui éclairerait le sujet. Ceci est un peu plus cohérent avec une ambiance extérieure alors qu’ici, nous sommes dans un simple studio intérieur. Donc on a bien le contrôle total de l’éclairage de notre scène.

Donc, là, on vient de voir le principe de prise de vue. On vient de voir les photos brutes qui sont déjà pas mal. Je n’ai pas encore fait de retouche photo dessus. On va voir le résultat après le travail de retouche que je vais vous dispenser. On verra juste le résultat final. Je ne vais pas vous montrer ici le processus de retouche ici. Ce sera éventuellement sur une autre vidéo.

Voilà, pour cet exemple de prise de vue, assez simple. Il n’y a pas besoin de grand-chose mais ça donne déjà une ambiance qui est totalement autre que ce que l’on peut faire à l’extérieur sur une pâquerette.

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Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Technique simple de suppression des touristes avec Photoshop

Dans la continuité d’un article concernant la suppression des touristes à l’aide d’un filtre gris neutre ND1000, ici, je partage avec vous une seconde technique simple pour supprimer les touristes en mouvements devant un lieux que vous souhaitez photographier.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:14 – Réalisation d’une serie de photos sur pied
00:39 – Ouvrir en tant que calques dans Photoshop
01:09 – Alignement automatique des calques…
01:53 – Convertir en objet dynamique
02:25 – Menu calque -> Objets dynamiques -> Mode d’empilement -> Médiane
03:30 – Pouce vers le haut
03:36 – Abonnement YouTube
03:46 – Abonnement blog

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

À l’affiche du Salon de la Photo de Paris 2019

Hier, le salon de la photo de Paris à dévoiler l’affiche de sa 12e édition qui se tiendra du 7 au 11 novembre 2019 à Paris Porte de Versailles.

Le slogan de cette année est :

« Déclencheur d’idée, tester, photographier, s’inspirer« .

Quant à cette nouvelle affiche, c’est à la nouvelle auteure Reiko Nonaka qu’elle a été confiée.

Reiko est une photographe japonaise, née à Nagasaki au Japon en 1969. C’est après des études en sciences de la vie humaine à l’université du Japon qu’elle devient ingénieur en système informatique à Osaka. En parallèle le son métier, elle étudie la photographie à l’Ecole d’Art et de Photographie d’Osaka.

En 2005, elle s’installe à Paris pour approfondir son travail photographique. Elle étudie alors l’histoire de l’art la Sorbonne Paris IV, et fini diplômée en master Photographie et Art Contemporain à l’Université de Paris VIII. Depuis, elle vit et travaille à Paris.

Depuis 2002, elle expose à un rythme de une à deux expositions par an au Japon et en France.

Sa dernière exposition personnelle, intitulée « Double vie » est composée de pas moins 24 photographies représentant des jumeaux dans un décor construit à partir des objets qui les symbolisent.

À travers cette série, Reiko s’intéresse à la vie intérieure des jumeaux bien au-delà de leur simple ressemblance physique. Chacun de ces clichés est donc composé symétriquement tout en intégrant une sorte de jeu des 7 erreurs qui met en avant subtilement les similitudes et les différences de la vie de chacun des jumeaux.

C’est sur la base de ce concept, que Reiko Nonaka a réalisé cette affiche en mettant en scène des jumeaux au sein d’un décor construit à partir d’objets photographiques représentant leurs centres d’intérêt.

Affiche du salon de la photo de Paris 2019
Affiche du salon de la photo de Paris 2019
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Photomontage du mois

Se rincer l’œil !

Photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photomontage du mois : « Se rincer l’œil »

Ce mois-ci, nous avons été faire notre suivi ophtalmologique pour l’ensemble des membres de la famille. Comme quoi, il suffit de pas-grand-chose comme idées de départ pour réaliser un photomontage.

Explication du comment

Les deux points importants pour la réalisation de ce photomontage ont été

  • la cohérence de l’éclairage,
  • la cohérence des perspectives.

J’ai donc choisi de récupérer les deux images suivantes sur le site Pexels.com. Il s’agit d’un site qui met à disposition une bonne quantité de photographie gratuitement ou non. Son avantage à mon avis est qu’il dispose aussi d’une add-on pour Photoshop qui permet de directement chercher et importer dans votre document de travail les photos que vous souhaitez. Cette fonctionnalité n’est pas anodine est permet notamment un gain de temps non négligeable.

Photo ayant servi au photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photo ayant servi au photomontage du mois : « Se rincer l’œil »
Photo ayant servi au photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photo ayant servi au photomontage du mois : « Se rincer l’œil »

Le premier travail a été de redimensionner la photo du technicien en fonction de la taille de l’œil. Pour se faire, il suffit de réduire temporairement l’opacité de la photo du nettoyeur et d’utiliser l’option « transformation manuelle » accessible pas le raccourcis clavier Ctrl+T.

Ayant converti cette image en objet dynamique, il est est alors facile de l’ouvrir afin de réaliser le détourage précis de l’homme avec l’outil « plume ».

A ce moment, vous disposez de l’essentiel, mais vous devez travailler l’intégration de ces deux éléments pour ne pas qu’ils paraissent irréalistes.

Dans ce cas de figure, vous avez 2 actions à réaliser :

  • créer une ombre portée cohérente avec l’éclairage globale de l’image,
  • récupérer et intégrer le reflet de l’homme.

Concernant, l’ombre portée, action est simple a réaliser en sélectionnant le calque comportant l’homme et lui appliquant l’effet FX d’ombre portée. Jouez avec les paramètres de la boite de dialogue afin d’obtenir une ombre assez douce pour qu’elle en adéquation avec l’éclairage de la scène globale.

Concertant la récupération du reflet, le travail est un peu plus complexe.

Commencez par créer une copie de l’homme par un clique-droit sur le calque et en choisissant « Nouvel objet dynamique par copier ». Ceci a pour effet de vous permettre de modifier ce nouveau calque sans modifier le premier.

Placez-le juste en dessous du claque de l’homme dans la palette des calques et ouvrez-le en double-cliquant sur la vignette.

Une fois dans le document *.psb, inversez le masque de fusion en le sélectionnant et en utilisant le raccourci clavier Crtl-I.

Puis ajouter un calque vierge au-dessus pour supprimer les lignes noires et blanches des vitres en utilisant « l’outil correcteur localisé ».

Ajouter enfin un claque courbe au-dessous de tous les autres et choisissez la pipette du point gris pour venir cliquer sur le verre bleuté juste à côté de l’homme. Cette opération est nécessaire pour venir neutraliser la teinte bleutée du verre tout en gardant les couleurs du reflet de l’homme comme le jeune du seau par exemple.

Sauvegarde et fermer le fichier psb pour revenir dans le document principal.

Changer le mode de fusion de « normal » à « lumière linéaire » puis à l’aide de l’outil brosse sur un masque de fusion, masquez le reflet en dehors de l’œil.

Autocritique

Je trouve le rendu globalement réaliste de l’image.

Concernant, l’aspect créativité, i ne s’agit que d’une simple idée qui n’a pas nécessité énormément de travail. D’autant moins que j’ai simplement récupéré des images déjà disponible dans une banque d’image.

Auto-notation

 
Créativité 
Satisfaction personnelle 
Difficulté technique  

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Comment réaliser la mise au point de ses photos

Dans la majorité des cas, il est extrêmement important de réaliser une mise au point précise sur votre sujet. Le pouvoir de la netteté est très efficace pour guider votre regard vers votre sujet principal. Ceci étant dit, il n’est pourtant pas facile de réaliser cette netteté pour diverses raisons dues aux circonstances de votre prise de vue. Je vais donc par cet article, vous expliquer les bases qu’il est utile de connaître pour savoir s’adapter en toute situation.

Les collimateurs

De quoi parle-t-on par collimateurs et à quoi, servent-ils ?

Pour faire simple, les collimateurs sont les petits carrés souvent visibles dans le viseur ou sur l’écran de l’appareil photo au moment de la visée. En quelque sorte, ce sont les capteurs qui permettent de réaliser la netteté de l’image. Par exemple, quand l’un d’eux est sélectionné (en rouge dans les viseurs de chez Nikon), la netteté sera réalisée sur l’élément se trouvant derrière celui-ci.

Illustration des incrustations du viseur du Nikon D5
Illustration des incrustations du viseur du Nikon D5

Lors de l’achat de votre appareil photo, il peut être utile de s’intéresser aux points suivants.

Nombre de collimateurs

En fonction du modèle d’appareil photo, le nombre de collimateurs peut largement changer. Evidemment, plus on montera en gamme, et plus ce nombre aura tendance à augmenter. Comme expliqué ci-dessous, les collimateurs désignent les endroits sur la photo, où il sera possible pour l’appareil de faire la netteté. Donc, plus ces points seront nombreux et répartis sur la surface de la photo, et plus il sera facile pour l’autofocus de réaliser sa netteté.

Types de collimateur

Il existe 3 types de collimateurs :

  • simple,
  • en ligne,
  • en croix.

Sans rentrer dans les détails techniques, les collimateurs fonctionnent en identifiant les micro-contrastes de la zone sur laquelle ils sont alignés. En fonction du type de collimateur et de l’orientation de ses micro-contrastes, les collimateurs aurons plus ou moins de facilité à les détecter pour réaliser le focus.

De manière classique sur les appareils photo, le collimateur central est le plus efficace, car c’est souvent celui-ci qui est dit « en croix ». Juste autour de celui-ci se trouvent souvent ceux dit « en ligne », et pour finir avec les plus excentrés qui sont souvent les collimateurs dit « simple ». Cependant, dans les boîtiers les plus performant, il n’est pas rare d’avoir plusieurs collimateurs en croix répartis sur la surface de l’image et complété par des collimateurs plus simples dit en ligne ou simple. En fonction, des options choisies, les collimateurs pourront travailler ensemble afin d’être capable de suivre le déplacement du sujet dans l’image de manière automatique.

 

Les 3 grands modes d’autofocus

Pour bien utiliser ces collimateurs, nous avons à disposition plusieurs modes de fonctionnement de l’autofocus. Comme nous allons le voir ensemble, le choix de ces modes se fait en fonction du type de scène à photographier.

Statique

Pour commencer, le mode le plus simple et disponible sur tous les appareils photo : la mise au point « statique ». Ce mode de mise au point permet de simplement réaliser la netteté au moment où on le lui demande sur l’élément pointé par le collimateur actif. Quand la mise au point est faite, un petit bip sonore est émis par le système pour informer le photographe.

Ce mode est souvent le plus utilisé. Il convient en particulier pour les sujets dit « statiques », c’est-à-dire qui ne bouchent pas dans la scène. Nous l’utiliserons donc dans les cas classiques suivants :

  • paysage,
  • portrait posé,
  • nature-morte,

Continu

Ce second mode est, quant à lui, orienté pour les usages opposés au précédent. C’est-à-dire, les sujets mobiles. Prenons le cas d’un véhicule se dirigeant vers le photographe. Dans cet exemple, il est clair que le plan de netteté doit être modifié à chaque instant continuellement. C’est la raison pour laquelle ce mode porte ce nom. A la différence du premier, ici, il n’y pas de bip sonore d’émis, car la mise au point est réévaluée en continue.

Ce mode est à privilégier dans les cas suivants :

  • sujets sportifs,
  • photo d’action,
  • animaux en mouvement,
  • défilé de mode,
  • photo d’enfant qui courent,

Manuel

Ici, plus d’autofocus. Tout est à faire manuellement en tournant la bague de mise au point de l’objectif. Bien que la précision des autofocus a fortement progressé depuis des années, la possibilité de modifier ce réglage manuellement est très utile dans les situations suivantes :

  • sujet derrière un grillage par exemple,
  • macro-photographie,
  • sujet caché parmi un décor touffu,

Illustration des commandes du Nikon D5 pour les réglages de l'autofocus
Illustration des commandes du Nikon D5 pour les réglages de l’autofocus

Les cas particuliers

Voici trois cas particuliers concernant la mise au point.

Macro-photo

Dans le cadre de la macro-photographie, le but est de photographier de tous petits sujets. Pour ce faire, il est d’usage d’utiliser un objectif « macro » dont le facteur de grossissement est au moins égale à 1:1 à sa distance de mise au point minimale.

La question est donc : comment régler sa mise au point, si par défaut elle doit être fixée sur sa position minimale ?

La solution est donc la suivante. Au lieu de modifier la distance de mise au point, on modifie la distance qui sépare l’appareil photo du sujet.

Photo d’orage

Dans ce type de cas, orage ou feu d’artifice par exemple, on sait à l’avance que le phénomène que l’on souhaite photographier est très éloigné du boîtier. Ici pas de surprise, il suffit de passer la mise au point en mode manuel, régler par défaut sa bague sur l’infini et attendre en pose longue l’apparition du sujet.

Hyperfocale

L’hyperfocale est une technique de réglage. Le but est d’avoir la profondeur de champ la plus étendue possible. Ce réglage s’effectue en jouant sur la distance de mise au point et la valeur de l’ouverture du diaphragme en fonction de la longueur focale utilisée.

Les deux façons de faire sont les suivantes :

  1. à l’aide d’une application sur un smartphone, il est possible d’obtenir par calcul, la distance de mise au point à partir de l’ouverture et de la longueur focale.
  2. la seconde, plus empirique, est réalisée en deux étapes. On fait une première photo avec la mise au point réglée manuellement sur l’infini. Sur cette image, on repère là où la zone de netteté commence et on refait la même photo en réalisant sa mise au point sur cet endroit. Logiquement, on n’est pas loin de l’hyperfocale théorique.

 

Astuce : dissocier la mise au point du déclenchement de la photo

Par défaut, les boîtiers d’appareil photo sont paramétrés avec la commande de mise au point sur la position à mi-course du bouton de déclenchement. En fonction de votre appareil, il est certainement possible d’affecter la mise au point à un second bouton dans le but de rendre indépendante la mise au point du déclenchement. Sur les boîtiers Nikon, ce bouton est noté AF-ON.

Cette possibilité est particulièrement utile lorsqu’on est en mode continu. En effet, sans changement de paramétrage, cela permet de pratiquer ainsi :

  • pour réaliser une pseudo-mise au point ponctuelle, faire une brève sollicitation du bouton,
  • pour réaliser la mise au point en continu, rester appuyé sur le bouton pendant le suivi de l’action.

De plus, si la distance entre le sujet et le boîtier n’est pas modifiée, vous n’êtes plus obligé de refaire la mise au point à chaque déclenchement. Vous profitez donc d’un gain de temps et de discrétion en évitant tous les bips de validation de la mise au point statique.

Illustration de la commande AF-ON de Nikon pour dissocier la mise au point du déclenchement de la photo.
Illustration de la commande AF-ON de Nikon pour dissocier la mise au point du déclenchement de la photo.

 

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