Quant à cette nouvelle affiche, c’est à la nouvelle auteure Reiko Nonaka qu’elle a été confiée.
Reiko est une photographe japonaise, née à Nagasaki au Japon en 1969. C’est après des études en sciences de la vie humaine à l’université du Japon qu’elle devient ingénieur en système informatique à Osaka. En parallèle le son métier, elle étudie la photographie à l’Ecole d’Art et de Photographie d’Osaka.
En 2005, elle s’installe à Paris pour approfondir son travail photographique. Elle étudie alors l’histoire de l’art la Sorbonne Paris IV, et fini diplômée en master Photographie et Art Contemporain à l’Université de Paris VIII. Depuis, elle vit et travaille à Paris.
Depuis 2002, elle expose à un rythme de une à deux expositions par an au Japon et en France.
Sa dernière exposition personnelle, intitulée « Double vie » est composée de pas moins 24 photographies représentant des jumeaux dans un décor construit à partir des objets qui les symbolisent.
À travers cette série, Reiko s’intéresse à la vie intérieure des jumeaux bien au-delà de leur simple ressemblance physique. Chacun de ces clichés est donc composé symétriquement tout en intégrant une sorte de jeu des 7 erreurs qui met en avant subtilement les similitudes et les différences de la vie de chacun des jumeaux.
C’est sur la base de ce concept, que Reiko Nonaka a réalisé cette affiche en mettant en scène des jumeaux au sein d’un décor construit à partir d’objets photographiques représentant leurs centres d’intérêt.
Halloween est une fête destinée aux enfants. De ce fait, j’ai réfléchi à réaliser une image représentant l’une des peurs classiques des enfants. Mon projet ainsi défini, je n’ai pas mis longtemps à trouver le type de mise en scène que je voulais réaliser : un monstre sortant du placard la nuit dans la chambre d’un enfant.
Pour réaliser le photomontage de projet, il me fallait donc trouver le matériel de base. J’ai donc décidé de prendre en photo mes enfants pendant qu’ils dormaient dans leur chambre et de trouver ou réaliser un monstre en image de synthèse.
Afin de ne pas risquer de faire peur à mes propres enfants, je les ai prévenus que je les prendrai en photo en pleine nuit. Je suis donc monté dans leur chambre un soir vers 23h, équipé de mon pied photo et de mon appareil.
La difficulté de cette prise de vue venait du peu de luminosité de la pièce et du risque de bouger de mon enfant lorsqu’il dormait. En effet, chaque prise de vue durait 30 secondes, pendant lesquelles mon enfant ne devait absolument pas bouger. Une autre difficulté de l’opération était de pouvoir réaliser l’ensemble des réglages techniques de l’appareil dans le noir. J’ai réalisé 6 photos avec des réglages différents de manière à trouver le résultat qui me convenait le mieux.
Du côté image de synthèse, n’ayant pas beaucoup de temps à consacrer à ce photomontage, j’ai décidé de télécharger un monstre directement depuis une banque de d’objets 3D disponible sur Internet.
J’ai donc importé cet objet dans le logiciel Blender. J’ai un peu travaillé les matériaux de l’objet afin de reconstruire la texture de sa peau, car à l’import du fichier Blender n’a pas su traiter les différents matériaux qui lui était appliqués.
Une fois l’objet préparé, j’ai dû réaliser un éclairage cohérent avec la photo précédente. Pour se faire, j’ai ajouté une source lumineuse placée en cohérence avec le globe terrestre ainsi qu’un plan invisible au-dessus du monstre afin de réfléchir la lumière de ce globe vers le monstre de façon cohérente à la réflexion de la lumière sur le plafond mansardé de la chambre de mon enfant.
Après quelques manipulations sur l’intégration de l’image de fond dans Blender, j’ai lancé le rendu final avec une définition identique à celle de la photo prise par mon boîtier d’appareil photo.
Une fois dans Photoshop, j’ai intégré les deux images ensemble puis j’ai travaillé l’ambiance lumineuse de la scène totale. Afin de donner un petit peu plus d’ambiance à celle-ci, j’ai ajouté un effet de halo de lumière émanant du globe terrestre.
Autocritique
Je trouve le rendu de l’image correcte par rapport à ce que j’avais imaginé. Concernant l’idée, je trouve qu’elle correspond exactement à l’ambiance d’Halloween que les enfants peuvent se représenter.
Je suis donc plutôt satisfait de la réalisation pour ce mois d’octobre 2018.
Illustration de l'article comprendre l'histogramme de vos photos
Avec l’essor de la photographie numérique, l’histogramme est devenu un outil incontournable. En effet, il permet en un coup d’œil d’évaluer une part de la qualité du fichier numérique réalisé. Comprendre l’histogramme permet donc de gagner du temps sur le terrain lors de la prise de vue, mais aussi lors du post-traitement de l’image sous votre logiciel de retouche. Dans cet article, je vous explique le pourquoi du comment.
Description de l’histogramme
Comme son nom l’indique, cet outil n’est rien d’autre que la représentation graphique sous forme d’histogramme de la répartition de la luminosité de l’image.
Représentation du panneau histogramme dans Photoshop.
La profondeur de couleur en bits
Que l’on soit en présence d’un fichier couleur ou noir et blanc, chaque pixel composant l’image possède un niveau de luminosité. En fonction du format de fichier JPG, TIF ou autre, la valeur de la luminosité peut-être évaluée avec plus ou moins de finesse. Dans le cas, d’un fichier JPG, la luminosité sera codée avec une valeur comprise entre 0 et 255 car ce format de fichier est dit « codé sur 8 bits ». Dans le cas d’un fichier TIF en 16 bits, la valeur pourra être comprise entre 0 et 65536.
Autrement dit, un fichier JPG pourra présenter 256 niveaux de luminosité différents par pixel contre 65536 niveaux pour un format de fichier codé sur 16 bits. Par convention, la valeur 0 correspond au niveau de plus faible de luminosité (noir pur) et la valeur la plus grande (255 ou 65536) correspondra au blanc pur.
Description des axes de l’histogramme
Comme le montre l’illustration ci-dessous,
l’axe des abscisses (horizontal) représente les niveaux de luminosité,
l’axe des ordonnées (vertical) représente le nombre de pixels par niveau de luminosité.
Description des axes de l’histogramme dans Lightroom
Au-dessus de chaque niveau de luminosité, le logiciel de retouche ou firmware de l’appareil photo vient comptabiliser le nombre de pixels de l’image ayant ce même niveau de luminosité.
Dans l’exemple, ci-dessous, j’ai représenté l’histogramme d’une image qui aurait été codée sur seulement 3 bits (2³ = 8 niveaux de luminosité). On constate que la hauteur que chacune des barres est proportionnelles à la surface concernée.
Représentation d’un histogramme pour une image composée de 8 tons de gris.
Impacte de la tonalité de l’image sur l’histogramme
Il existe classiquement 3 types de tonalité d’une image : les images sombres (lowkey), les images claires (highkey) et enfin les images neutres.
Une tonalité sombre d’une image est une image présentant une majorité de tons sombres par rapport à sa surface totale. Le résultat constaté au niveau de l’histogramme est que la répartition des barres est tassée sur la gauche, c’est-à-dire vers les sombres.
Illustration d’une photo représentant des tons sombres avec un histogramme tassé sur la gauche
Clair
Inversement, une image claire présentera une majorité de tons claire par rapport à sa surface totale. Evidemment, comme vous imaginez, la répartition des barres se trouve alors tassée vers la droite, c’est-à-dire vers les tons clairs.
Illustration d’une photo représentant des tons clairs avec un histogramme tassé sur la droite
Neutre
Enfin, une image présentant des tons neutres aura un histogramme ni tassé à droite ou à gauche mais ressemblera à la forme d’une courbe de gauss classique (en forme de cloche).
Illustration d’une photo représentant des tons neutre avec un histogramme réparti uniformément