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Photomontage et post-traitement

Comment ajouter des rayons de lumière rapidement et facilement sur vos photos

Ajouter quelques rayons de lumière sur vos photos, peut permettre d’ajouter de l’esthétismes à celles-ci pour attirer un peu plus le regard des spectateurs. Dans cette vidéo, je vous apprends comment la réalisation de ces rayons de lumière est facile et rapide à faire dans le logiciel Photoshop.

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La Lumière, c'est quoi ?

Comment lire les niveaux de contraste de luminosité dans vos photographies

Donner de l’intérêt à vos photographies peut passé par une bonne gestion des niveaux de contraste de la luminosité de la scène photographiée. Ceci est d’autant plus important dans les photographies noir et blanc dans lesquelles, l’information est principalement transmise par ce moyen. Dans cette vidéo, je vous explique le principe est comment bien les mettre en évidence dans Photoshop pour vous aider à correctement régler les contraste de votre photographie ou contrôler que vos réglages sont correctement réalisés.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Pâquerette en studio avec 2 flashes et des gélatines

Apporter un aspect créatif à une prise de vue peut être facilement réalisable en déplaçant son sujet dans un nouvel environnement pour la prise de vue. C’est le cas ici, en photographiant une simple pâquerette non pas dans mon jardin, mais en studio avec un éclairage construit de toute pièce avec des gélatines. Le résultat est évidemment différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Et c’est justement ça, le but recherché.

Bonjour, ici Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, je partage avec vous la prise de vue d’une pâquerette en studio avec 2 flashes déportés et des gélatines.

Je vais commencer par expliquer le setup.

Les réglages de l’appareil photo

Donc, je suis positionné sur pied avec mon appareil photo en ayant déjà réalisé le cadrage sur la pâquerette en elle-même. C’est un plan plutôt rapproché puisque j’utilise un objectif macro 105mm. Pour avoir suffisamment de profondeur de champ, j’ai été obligé de fermer le diaphragme à f/32.

A côté de ça, pour éviter l’impact de la lumière ambiante de la boite à lumière servant à m’éclairer pour la vidéo et l’éclairage au-dessus, je me suis mis à 100ISO. Comme ça, si je fais une photo sans flash, je n’ai aucun impact, ma photo est noire.

Ensuite, je me suis mis à 1/125s de manière à être suffisamment proche de la vitesse de synchronisation flash, je vous invite à aller voir l’article en question pour comprendre ce que c’est, et être suffisamment rapide pour éviter d’avoir le moindre de flou de bougé.

Pour garder tous ces réglages-là, évidemment, je me suis mis en mode manuel pour la prise de vue.

Au niveau de la mise au point, je me suis aussi mis en mode mise au point manuel. En réalité, je suis en autofocus, mais avec le bouton AF-ON. Encore une fois, je vous invite à aller voir les avantages de ce paramètre-là. C’est-à-dire que je peux faire la mise au point avec l’autofocus, par contre, lorsque je déclenche, je n’active pas cet autofocus une nouvelle fois et donc je suis toujours sur le même plan de netteté.

Voilà, au niveau de l’appareil photo.

Les déclencheurs distants

Dessus, j’ai monté un déclencheur radio distant. Donc c’est un CACTUS V6 qui communique ici en mode émetteur. Et j’ai les deux mêmes modèles en mode récepteurs qui vont piloter 2 flashes distants. Ceux sont des flashes cobras SB700 Nikon.

Chaque flash à un réglage différent. Ça, c’est le flash du groupe A et ça le flash du groupe B. Ça me permet de régler les puissances des flashes de façon indépendante depuis ce déclencheur-là.

L’éclairage de la scène

Maintenant en termes d’éclairage.

Donc au niveau des puissances j’ai réglé le flash A à ¼ de sa puissance et le flash B à ½ de sa puissance. Alors, effectivement, ces réglages, on les fait au fur et à mesure qu’on prend des photographies de manière à peaufiner les réglages de manière à avoir plus ou moins de force sur l’un ou l’autre des flashes.

Donc, les gélatines sont des feuilles plastiques teintées. Là du bleu et ici du jaune-orangé. J’ai fait le choix de prendre ce couple de couleur, car le bleu et le jaune sont des couleurs complémentaires et ça va augmenter le contraste colorimétrique de l’image finale. Et ce sera plus intéressant que d’avoir d’autres couleurs qui se mixeront peut-être moins bien.

Prises de vues et explications

Si je désactive le flash B et que je prendre une photo uniquement avec le flash A sans les gélatines pour commencer.

On a une photographie qui est complétement en contre-jour, ce qui est logique, car on a l’émission de la lumière qui provient d’ici. On n’a pas de dominante de couleur, car on n’a pas placé de gélatine devant le flash. Et on a un aspect assez contrasté de l’image.

Maintenant, si j’active le flash B en même temps, toujours sans la gélatine.

Là, on retrouve un éclairage équilibré. Il n’y a pas de dominante de couleur. On a une photographie qui est bien exposée.

Il y a juste un petit pétale de cramé. Mais c’est normal, car il faut savoir que la lumière qui passe à travers des gélatines va perdre de sa puissance. Donc, il est normal qu’avec les réglages que j’ai faits qui fonctionnent avec les gélatines, l’éclairage soit un petit peu plus puissant quand on enlève les gélatines.

Je désactive de nouveau le flash B et je vous montre la photo avec uniquement le flash A mais avec la teinte bleue. Donc je reprends la photo.

Cette fois-ci, on a un effet nuit américaine. On a l’impression qu’on a photographié la pâquerette au milieu de la nuit juste avec un éclairage de la Lune dessus. Le sujet baigne complètement dans cet aspect bleu, puis que la teinte bleue vient éclairer le plan de la table blanc qui reflète la couleur bleue. Donc toute la fleur est englobée dans cette ambiance bleue.

Pour contrecarrer ça, je peux flasher avec le flash B, mais sans la gélatine jaune pour commencer. Donc, j’ai du bleu et du blanc.

Là, je viens de reprendre la photographie. On a un équilibre et on a un contraste. Mais on n’a pas de teinte sur les pétales de la fleur et la photo reste donc assez neutre. Ceci est dû au fait que la couleur du flash B est blanche.

Maintenant, je refais la même photo, mais en mettant la gélatine orange sur le flash B pour teinter cet éclairage.

Et là, on a quelque chose d’un petit peu plus chaleureux et un petit peu plus vivant que ce qu’on avait avant, puis que ça correspond à un éclairage urbain comme une ampoule d’un lampadaire qui éclairerait le sujet. Ceci est un peu plus cohérent avec une ambiance extérieure alors qu’ici, nous sommes dans un simple studio intérieur. Donc on a bien le contrôle total de l’éclairage de notre scène.

Donc, là, on vient de voir le principe de prise de vue. On vient de voir les photos brutes qui sont déjà pas mal. Je n’ai pas encore fait de retouche photo dessus. On va voir le résultat après le travail de retouche que je vais vous dispenser. On verra juste le résultat final. Je ne vais pas vous montrer ici le processus de retouche ici. Ce sera éventuellement sur une autre vidéo.

Voilà, pour cet exemple de prise de vue, assez simple. Il n’y a pas besoin de grand-chose mais ça donne déjà une ambiance qui est totalement autre que ce que l’on peut faire à l’extérieur sur une pâquerette.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment retoucher les photos exposées à droite

Une bonne manière d’éviter d’avoir trop de bruit dans les basses lumières d’une photo est d’exposer celle-ci à droite. Pour ce qui est de la prise de vue, je vous renvoie à l’article en question. Cependant, le travail n’est pas fini, car la plupart du temps, il est nécessaire de retoucher cette photo afin de retrouver des tons cohérents avec le rendu de la scène initiale. Dans cet article, je vous propose donc quels sont le réglages de base qu’il sera nécessaire de faire pour retoucher les photos exposées à droite.

Mise en évidence du bruit dans les tons sombres

J’ai photographié deux fois la même scène cadrée rigoureusement pareil. Une première fois avec l’exposition automatique de mon boîtier, puis une seconde fois avec une exposition corrigées sur la droite.

Sur les deux images brutes suivantes, nous voyons bien la différence de tonalité due à la différence des réglages de l’exposition.

Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l'histogramme)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l’histogramme)

Après l’application de la méthode de retouche décrite ci-dessous, j’ai donc obtenu un rendu similaire pour les deux clichés.

Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche

C’est en regardant attentivement sur un détail dans les tons sombres que l’on voit clairement la présence de bruit. Voici ces deux détails photographiés ci-dessous :

Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres

On voit clairement que le niveau de bruit de la première photo (exposition automatique) est nettement supérieur à celui de la seconde photo (exposition à droite). En fonction de la scène que vous photographierez, votre rendu final sera plus ou moins dégradé.

Il est à noter aussi, que moins le capteur est performant et plus vous constaterez d’écart de qualité entre ces deux méthodes.

J’attire votre attention sur le fait que mon exemple a été réalisé avec un Nikon D5, reconnu pour avoir l’un des meilleurs capteurs sur le marché actuellement.

Maintenant que vous avez constaté la différence de qualité, je vous explique dans le paragraphe suivant les grandes lignes de la retouche sous lightroom ou Camera Raw d’une photo prise avec une exposition à droite.

Ajustements globaux sous Lightroom ou Camera Raw

Pour rappel, il est important que votre fichier soit au format RAW. Si vous ne savez pas pourquoi, je vous invite de nouveau à relire l’article que je vous ai cité dans le chapitre d’introduction.

Le premier travail à réaliser, est de déplacer le slider d’exposition au niveau que vous souhaitez. Ainsi, vous obtiendrez une luminosité assez proche de l’ambiance réelle de la scène que vous avez photographiée.

Le second travail à réaliser, et l’équilibre de l’histogramme au niveau de ses deux extrémités. Pour ce faire vous allez déplacer les sliders du “point blanc” et du “point noir” de manière à venir coller les premières informations de l’histogramme sur chacune des extrémités. Cette manipulation permet de profiter de l’ensemble du spectre de luminosité disponible sur une photo 8 bits.

Une fois fait, vous pouvez commencer à jouer avec les sliders “tons sombres” et “tons clairs” pour  mieux mettre en évidence les détails des zones sombres ou claires de votre image.

N’hésitez pas à retoucher un petit peu les points blancs et points noirs si besoin en fonction les modifications apportées au fur à mesure.

Aspects créatifs

Ce que je viens de vous expliquer dans les paragraphes précédents, est un processus de retouche permettant d’obtenir une image standard et uniquement descriptive. Il est néanmoins plus intéressant d’apporter une touche créative à vos photos de manière à vous démarquer des autres photographes.

Cet article n’est pas destiné à vous expliquer des techniques de retouches créatives, mais j’en profite néanmoins pour attirer l’attention sur les points suivants.

La qualité technique n’est pas une finalité

Chercher à avoir la meilleure qualité technique d’un cliché, en utilisant des techniques tel que l’exposition à droite par exemple, n’est absolument pas le moyen de faire en sorte que ces photos se démarqueront des autres photographes.

Il est important de comprendre que, la qualité d’une photo est particulièrement associée à son contenu, au regard du photographe, à l’émotion qu’elles vont provoquer chez les spectateurs et au message que le photographe souhaite intégrer à l’intérieur.

La qualité des appareils photo d’aujourd’hui est largement suffisante

Le second point que je souhaite évoquer avec vous, est qu’aujourd’hui la qualité des capteurs  est telle, que la qualité technique du cliché sera largement suffisante pour réaliser la majorité de vos photographies. C’est pourquoi apprendre ce type de technique est plus qu’accessoire par rapport à développer votre regard photographique.

Ceci est d’autant plus important de nos jours, de part le fait que la photographie s’oriente de plus en plus vers la production d’images. Ceci est notamment le point essentiel que j’ai retenu lors de ma dernière visite du Salon de la Photo de Paris dont j’étais officiellement partenaire. Je vous invite à relire l’article en question pour avoir plus de détails sur ce sujet crucial !

Merci de partager en commentaire vos remarques et retour d’expérience. Je suis d’ailleurs curieux de connaître vos points de vue à propos de l’importance des aspects techniques par rapport aux aspects artistiques.

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Créativité, propulseur de motivation...

Mon bilan du Salon de la Photo de Paris

Comme je vous l’avais annoncé, je suis allé au salon de la photographie de Paris les jeudi et vendredi 8 et 9 novembre derniers. Cette expérience a été très enrichissante pour moi et je vous propose dans cet article te partager quelques-unes de mes réflexions et retours d’expériences. Voici mon bilan du Salon de la Photo.

 

Évolution de la photographie

Durant ces 2 jours, j’ai eu l’occasion d’assister à plusieurs conférences provenant d’intervenants différents. Il est toujours intéressant d’entendre différents sons de cloche pour se faire une bonne idée d’une situation.

De manière globale, les différents intervenants ont été convergents sur le point suivant :

Nous sommes de plus en plus confronté à une infinité de photographies prises quotidiennement par tout le monde.

L’un des exemples cités était la Tour Eiffel. Comment réaliser aujourd’hui une photographie sortant de l’ordinaire de ce monument alors que celui-ci est photographié plusieurs milliers de fois par jour ?

L’axe majeur mise en avant par ces différents experts est de développer sa créativité pour définir son propre style. Ce dernier peut s’exprimer à travers des messages portés par les photos ou par le traitement esthétique apporté aux clichés finaux. La conséquence est que l’on parle de plus en plus d’images et de moins en moins de photographie. Ce concept a été illustré avec le constat que plus en plus de photographies ressemblent à de la peinture alors que les peintures deviennent de plus en plus réalistes.

La photographie n’a jamais été la représentation du réel, et c’est encore plus vrai de nos jours. Cette caractéristique est à mettre en avant au lieu de la renier.

De nouvelles compétences seront certainement nécessaires aux photographes. La première d’entre elles, est la maîtrise de la retouche photo. Peut-être faudra-t-il aussi développer des compétences en design, images de synthèse, peinture, dessin, photomontage, etc…

Jean Gaumy expose dans sa conférence que le savoir-être est au service du savoir-faire photographique.
Jean Gaumy expose dans sa conférence que le savoir-être est au service du savoir-faire photographique.

Assumer sa créativité

La meilleure manière de se différencier est d’être vous-même en assumant votre personnalité. Facile à dire, mais pas facile à faire.

La conférence de Jean Gaumy (membre de l’académie des beaux-arts depuis avril 2016) a mis en avant que le regard et le savoir-faire des photographes repose en grande partie sur leurs histoires et leurs expériences visuelles, mais aussi sur son savoir-être. En deux mots, cela signifie que la créativité est bien en nous.

Ce même propos a été repris dans une conférence de la Nikon School intitulé “avant de déclencher…” de Gerard Planchenault et Aurore Deligny.

Ma conclusion personnelle vis-à-vis de la créativité, et qu’il est important d’assumer qui nous sommes en tant que personne, expérience, savoir-faire, savoir-être, etc…

Il est donc important de s’inspirer d’artistes reconnus, mais surtout de ne pas se cantonner à reproduire leurs œuvres en oubliant notre propre créativité.

"La créativité est en vous" est le message fort de l'évolution de la photographie actuelle.
« La créativité est en vous » est le message fort de l’évolution de la photographie actuelle.

Omniprésence de l’harmonie

Comme pour les thèmes ci-dessus abordés, l’harmonie fait partie intégrante de la réussite d’une image.

Cette notion d’harmonie a été abordée plusieurs fois au cours des différentes conférences auxquelles j’ai pu assister.

  • L’harmonie des couleurs a été grandement mise en avant sur la conférence concernant la retouche photographique.
  • L’harmonie du cadrage et des éléments au sein d’une photographie a été mise en avant à travers les conférences de Jean Gaumy et de la Nikon School.
  • Enfin, l’harmonie des éclairages a aussi énormément été mise en oeuvre lors des démonstrations pratiques de réalisation de portraits de studio.

Globalement, on pourra dire que la cohérence de l’ensemble des harmonies qu’elle soit de couleur, de cadrage, d’éclairage ou autres, réalisera au final une image sortant de l’ordinaire et propre au style de son auteur photographe.

 

Et moi dans tout ça

Personnellement, je considère que l’objectif de mon blog initiation-photo.com est totalement cohérent ces évolutions. En effet, mon souhait de lier la photographie et l’image de synthèse au sein de photomontages me paraît pleinement dans l’air du temps culturel de photographie actuelle.

Je retiens aussi, qu’aujourd’hui le développement personnel est une grande source de valeur ajoutée pour améliorer ma technique photographique et mes images produites.

Je vous invite, vous aussi, à réfléchir sur ces nouveaux concepts et à aller de l’avant pour acquérir de nouvelles compétences afin de les mettre en pratique au quotidien pour développer votre savoir-faire acquis jusqu’ici. C’est en ce sens que je cherche à ce que mon blog puisse vous aider sur ce chemin.

Si certains d’entre vous ont aussi été au salon de la photo, il serait intéressant de partager vos propres retours d’expérience en commentaire juste en dessous de cet article. Je suis très curieux d’avoir vos avis et analyses sur tous ces sujets.

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Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre l’histogramme de vos photos

Avec l’essor de la photographie numérique, l’histogramme est devenu un outil incontournable. En effet, il permet en un coup d’œil d’évaluer une part de la qualité du fichier numérique réalisé. Comprendre l’histogramme permet donc de gagner du temps sur le terrain lors de la prise de vue, mais aussi lors du post-traitement de l’image sous votre logiciel de retouche. Dans cet article, je vous explique le pourquoi du comment.

 

Description de l’histogramme

Comme son nom l’indique, cet outil n’est rien d’autre que la représentation graphique sous forme d’histogramme de la répartition de la luminosité de l’image.

Représentation du panneau histogramme dans Photoshop.
Représentation du panneau histogramme dans Photoshop.

 

La profondeur de couleur en bits

Que l’on soit en présence d’un fichier couleur ou noir et blanc, chaque pixel composant l’image possède un niveau de luminosité. En fonction du format de fichier JPG, TIF ou autre, la valeur de la luminosité peut-être évaluée avec plus ou moins de finesse. Dans le cas, d’un fichier JPG, la luminosité sera codée avec une valeur comprise entre 0 et 255 car ce format de fichier est dit « codé sur 8 bits ». Dans le cas d’un fichier TIF en 16 bits, la valeur pourra être comprise entre 0 et 65536.

Autrement dit, un fichier JPG pourra présenter 256 niveaux de luminosité différents par pixel contre 65536 niveaux pour un format de fichier codé sur 16 bits. Par convention, la valeur 0 correspond au niveau de plus faible de luminosité (noir pur) et la valeur la plus grande (255 ou 65536) correspondra au blanc pur.

 

Description des axes de l’histogramme

Comme le montre l’illustration ci-dessous,

  • l’axe des abscisses (horizontal) représente les niveaux de luminosité,
  • l’axe des ordonnées (vertical) représente le nombre de pixels par niveau de luminosité.

Description des axes de l'histogramme dans Lightroom
Description des axes de l’histogramme dans Lightroom

Au-dessus de chaque niveau de luminosité, le logiciel de retouche ou firmware de l’appareil photo vient comptabiliser le nombre de pixels de l’image ayant ce même niveau de luminosité.

 

Dans l’exemple, ci-dessous, j’ai représenté l’histogramme d’une image qui aurait été codée sur seulement 3 bits (2³ = 8 niveaux de luminosité). On constate que la hauteur que chacune des barres est proportionnelles à la surface concernée.

Représentation d'un histogramme pour une image composée de 8 tons de gris.
Représentation d’un histogramme pour une image composée de 8 tons de gris.

 

Impacte de la tonalité de l’image sur l’histogramme

Il existe classiquement 3 types de tonalité d’une image : les images sombres (lowkey), les images claires (highkey) et enfin les images neutres.

Si vous ne savez plus très bien la différence entre la tonalité et l’exposition, je vous invite à lire ou relire l’article en question.

Sombre

Une tonalité sombre d’une image est une image présentant une majorité de tons sombres par rapport à sa surface totale. Le résultat constaté au niveau de l’histogramme est que la répartition des barres est tassée sur la gauche, c’est-à-dire vers les sombres.

Illustration d'une photo représentant des tons sombres avec un histogramme tassé sur la gauche
Illustration d’une photo représentant des tons sombres avec un histogramme tassé sur la gauche

Clair

Inversement, une image claire présentera une majorité de tons claire par rapport à sa surface totale. Evidemment, comme vous imaginez, la répartition des barres se trouve alors tassée vers la droite, c’est-à-dire vers les tons clairs.

Illustration d'une photo représentant des tons clairs avec un histogramme tassé sur la droite
Illustration d’une photo représentant des tons clairs avec un histogramme tassé sur la droite

Neutre

Enfin, une image présentant des tons neutres aura un histogramme ni tassé à droite ou à gauche mais ressemblera à la forme d’une courbe de gauss classique (en forme de cloche).

Illustration d'une photo représentant des tons neutre avec un histogramme réparti uniformément
Illustration d’une photo représentant des tons neutre avec un histogramme réparti uniformément

 

 

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A chaque théorie son travail pratique...

LRPdJ – La Retouche Photo du Jour – Le village

Voici la retouche photo avec Lightroom Classic CC d’une photo d’un village en haut d’une colline du Sud de la France non loin de Auch.

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Comment éviter les yeux rouges sur les photos

Il n’est pas rare de constater, particulièrement lorsque nous utilisons un appareil photo avec le flash intégré, que nos amis ou des membres de notre famille ont les yeux rouges. Ceci est totalement normal du point de vue physique mais cependant pas tolérable du point de vue esthétisme. Je vais donc vous expliquer dans cet article comment et pourquoi ce phénomène se produit puis vous expliquer les astuces que nous pouvons mettre en oeuvre pour limiter ou éviter cet effet.

Pourquoi les yeux sont rouges en photographie

Comme nous pouvons le voir sur le schéma ci-dessous, nos yeux sont des globes que nous pouvons décrire succinctement en deux partie différentes en similitude avec nos appareils photo :

  • une partie que je qualifierai d’optique (ensemble cornée, pupille, iris et cristallin),
  • une partie que je qualifierai de capteur (la rétine et ses vaisseaux sanguins).

Illustration de la structure d'un œil pour expliquer le phénomène de l'effet yeux-rouges en photographie.
Illustration de la structure d’un œil pour expliquer le phénomène de l’effet yeux-rouges en photographie.

Lorsque nous sommes dans l’obscurité, notre œil a besoin de plus de quantité de lumière pour y voir. Pour ce faire, l’iris s’écarte pour augmenter la taille de la pupille.

C’est exactement le même principe avec notre appareil photo. Quand nous avons besoin de plus de lumière pour correctement exposer notre photo, nous ouvrons plus le diaphragme de notre objectif.

L’œil a donc bien régler son système optique pour faire ça. Par conséquent, plus de lumière vient éclairer la rétine de l’œil, c’est à dire le capteur. Nous voyons donc mieux.

Dans le cas du déclenchement d’un flash pour prendre notre photo, tout ce passe comme décrit précédemment, sauf que…

L’émission de l’intense de lumière du flash de l’appareil est tellement puissante et rapide que notre œil n’a pas le temps de réagir pour corriger son exposition en réduisant sa pupille.

Ceci engendre que la lumière qui entre dans l’œil éclaire tellement le fond de l’œil et se trouve alors comme inondé de lumière. Comme la rétine possède énormément de vaisseaux sanguins, la lumière réfléchie ressort alors colorée par la teinte de notre sang, c’est à dire rouge !

Notre appareil photo capte donc cette couleur au niveau des pupilles de notre modèle qui présente alors cet effet yeux-rouges !

Comment éviter les yeux rouges sur les photos

La compréhension du phénomène tel que décrit ci-dessous permet d’identifier les trois facteurs suivants à maîtriser pour éviter cet effet yeux-rouges :

  • la quantité de lumière,
  • la taille de la pupille,
  • l’angle de réflexion de la lumière.

Limiter la sur-quantité de lumière

Ici, il faut comprendre que si la quantité de lumière est excessive, celle-ci se reflétera trop fortement sur la rétine et plus la pupille sera dilatée et plus il est facile pour la lumière de ressortir de l’œil.

Nous pouvons donc agir ainsi :

  • limiter la puissance de votre flash directement sur votre appareil,
  • vous éloigner de votre sujet afin d’en réduire la puissance suivant la loi du carré inverse de la lumière,
  • diffuser votre lumière pour réduire la puissance lumineuse et limiter l’aspect directionnel des rayons.

Réduire la pupille pour limiter l’entrée de lumière dans l’œil

  • C’est sur ce facteur, que les fonctions anti yeux-rouges des appareils photo fonctionnent. Ici le but est d’émettre des pré flashs avant le flash de prise de vue afin de laisser le temps aux pupilles de se rétrécir.
  • Si l’environnement de la scène le permet, le fait d’augmenter la luminosité de l’environnement au maximum permettra de forcer l’œil à réduire naturellement sa pupille.

Positionner le flash correctement

La vraie problématique de yeux-rouges repose sur le fait que le reflet de la lumière du flash sur la rétine de l’œil  est visible depuis l’objectif de l’appareil photo. Décaler la position du flash par rapport à l’axe œil/appareil photo, revient à décaler le reflet de manière à ce qu’il sorte du champ visuel de l’appareil.

Le schéma suivant illustre mon propos :

Illustration de l'influence de la position désaxée du flash sur l'effet yeux-rouges.
Illustration de l’influence de la position désaxée du flash sur l’effet yeux-rouges.

Comme nous le voyons sur l’illustration ci-dessus, les rayons lumineux d’un flash intégré après réflexion sur l’œil viennent frapper directement l’objectif et se trouvent donc dans l’image (rayon rouge). Par contre, avec l’usage d’un flash cobra, qui est lui beaucoup plus désaxé, a ses rayons de lumière réfléchis qui sortent du champ visuel de l’appareil (rayon bleu).

Nous n’avons donc quasiment jamais des photos présentant des yeux rouges avec les flashs cobras.

Comment corriger une photo qui a des yeux rouges

Dans Lightroom

Dans le logiciel Lightroom, il existe l’outil « correction des yeux rouges« . Il suffit de cliquer sur chacune des pupilles pour qu’elles deviennent noires. Ci-dessous, l’aperçu des paramètres de cet outil.

illustration de l'outil correction des yeux rouges de Lightroom.
illustration de l’outil correction des yeux rouges de Lightroom.

Dans Photoshop

Dans Photoshop, il se trouve aussi un outil de correction des yeux rouges comme le montre l’image suivante :

Illustration de l'outil anti-yeux rouge de photoshop

A l’aide cet outil, vous avez juste à réaliser un cadre de sélection autour de la pupille pour que Photoshop corrige l’image. Les tests que j’ai personnellement effectués m’ont déçus, c’est pourquoi je vous propose ma méthode manuel suivante.

Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans Photoshop
Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans Photoshop

Illustration de l'empilage des calques de correction des yeux rouges
Illustration de l’empilage des calques de correction des yeux rouges

Comme vous pouvez le voir, j’ai réalisé l’opération en plusieurs étapes :

  • J’ai appliqué un calque de Teinte/Saturation dans lequel j’ai choisi de travailler uniquement sur les rouges et où j’ai totalement baissé la saturation et la luminosité.
  • Ensuite j’ai appliqué un calque courbe sur chacune des pupilles pour les foncer au bon niveau pour chacune d’elle.
  • Enfin j’ai renforcé l’éclat de lumière dans l’œil à droite pour raviver le regard en faisant un point blanc avec le pinceau.

Evidemment, l’ensemble de ces calques s’applique localement grâce aux masques de fusion que nous voyons sur la droite de chacun d’eux.

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LRPdJ – La Retouche Photo du Jour – Panoramique Amsterdam

Voici l’assemblage panoramique et la retouche photo avec Lightroom Classic CC d’une photo d’Amsterdam aux Pays-Bas.

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A bientôt

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LRPdJ – La Retouche Photo du Jour – Love me Pays-Bas

Voici la retouche photo avec Lightroom Classic CC d’une photo d’Amsterdam aux Pays-Bas intitulée « Love me » avec la mise en rapport de deux éléments de la photo par le guidage du regard.

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