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Photomontage du mois

Sortie du COVID-19 et bienvenue à 2021

L’année 2020 restera dans les anales, mais pas pour de bonnes raisons ! Ce satané COVID-19 a fortement ébranlé la planète entière ! Nous sommes à la veille de cette nouvelle année 2021 qui porte tous nos espoirs de retrouver une vie normale sans restriction quelconque de circulation ou d’obligation de respecter des gestes barrières qui mettent à mal nos relations sociales… Il fallait donc illustrer cette situation une bonne fois pour toute ! L’idée m’est venue suite à une discussion où l’on disait qu’il fallait donner un grand coup de pied à ce satané virus ! 

Explication du comment

Comme expliqué juste ci-dessus, l’idée première est de donner un coup de pied au virus. Je me suis donc demandé dans quelles circonstances je pourrais illustrer ce propos. C’est là que j’ai simplement pensé au football. Et quoi de mieux que d’envoyer ce virus dans un masque chirurgical géant comme s’il s’agissait des buts d’un terrain de football !

L’idée était donc définie. Il me restait plus qu’à imaginer la “mise en pages”. J’ai alors rapidement réalisé l’esquisse suivante :

La suite a été assez simple en cherchant les photos nécessaires à la réalisation de celui-ci. J’ai donc trouvé :

  • une photo d’une pelouse
  • d’un gardien de but
  • un masque chirurgical
  • d’un joueur de football qui tire dans un ballon.

La seule chose qui serait plus facile à réaliser en 3D plutôt qu’en la cherchant, c’était les chiffres de l’année 2020 et le Coronavirus.

Je n’ai pas perdu de temps, car réaliser des chiffres en trois dimensions, c’est extrêmement facile à faire et j’avais déjà modélisé un Coronavirus pour un photomontage précédent. Je l’ai donc réutilisé.

Pour commencer, j’ai placé l’ensemble des éléments provenant des photographies de manière à avoir une base visuelle sur laquelle m’appuyer pour estimer la perspective de mes objets en trois dimensions.

Une fois cette opération faite, j’ai importé cette image en fond de caméra dans le logiciel Blender. J’ai ensuite par tâtonnement déplacé la représentation filaire du plan de l’espace en 3D du logiciel pour correspondre à l’image.

J’ai alors importé dans la scène l’objet du coronavirus que j’avais déjà réalisé.

Pour profiter simplement des ombres portées des objets, j’ai ajouté un plan que j’ai défini comme “attrapeur d’ombre”? Pour rappel, cette option est disponible uniquement avec le moteur de rendu “Cycle” et non avec “Eevee”.

J’ai ensuite créé l’objet texte “202” . J’ai ensuite placé l’ensemble de ces objets de manière judicieuse dans l’image :

  • le texte posé sur le plan (sol) vers la gauche.
  • le virus en lévitation au-dessus du sol et à une distance plus éloigné du texte de manière à positionner son ombre porté à l’endroit du dernier zéro pour former 2020 en ombre portée sur le sol. Évidemment, avant de faire cela, j’avais prédéfini l’emplacement de ma source lumineuse (soleil) dans la scène 3D de manière cohérente avec le lumière de la photographie du joueur de football.

Une fois réalisé, j’ai lancé mon rendu en mode transparent et j’ai sauvegardé cette image au format PNG avec couche Alpha pour garder le masque de fusion.

Je suis alors retourné dans Photoshop où j’ai ajouté cette dernière image en calque.

J’ai peaufiné la cohérence des ombres en inversant le calque de la gardienne de but.

Puis j’ai travaillé le masque de fusion du calque contenant le masque chirurgical pour lui donner une transparence partielle. Pour faire ça, j’ai appliqué un filtre “Nuages” au masque de fusion du calque en question.

J’ai aussi ajouté un effet de halo à l’image afin d’être plus cohérent avec l’ambiance lumineuse et de l’éclairage global.

Une fois tous les réglages réalisés, j’ai commencé à travailler l’ambiance globale de l’image afin de bien fondre l’ensemble de ces sources différentes et donner une unité à l’image finale.

Je suis allé sur le site Adobe Color pour trouver des palettes de couleurs intéressantes dans l’onglet tendance. A l’aide de deux calques courbe de transfert de dégradé, j’ai appliqué ces teintes à l’image avec deux modes de fusion différents et un niveau d’opacité réduit.

Enfin, j’ai fini par ajouter deux calques “correspondance de couleur…”.

Et voilà l’image finalisée et réalisée en quelques heures.

Autocritique

J’aime bien le résultat final surtout qu’en étant totalement franc avec vous, j’ai eu assez de difficulté avant de trouver l’idée globale de mon photomontage pour finir l’année.

Encore une fois, j’aime le principe de mixer photographie et image de synthèse dans mes créations de manière à apporter des éléments surréaliste à l’image finale.

Ce qui me plaît aussi, c’est le message de cette image qui illustre plutôt bien l’état d’esprit actuel en France et certainement d’ailleurs aussi.

A vous de me dire en commentaire ce que vous en pensez. Est-ce vous aussi vous souhaiteriez expédier à des millions kilomètres ce virus pour ne plus en entendre parler ?

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La composition, la grammaire du visuel

Quelle est la différence entre cadre et champ

Il y a quelque temps, cette question m’a été posée. Et effectivement, pour décrire une image, connaître la différence de définition entre le cadre et le champ est important. Je partage avec vous dans cet article les définitions à connaître pour bien savoir de quoi on parle puis je finis par illustrer ce sujet sur la base d’un exemple de photomontage.

1. La réalité versus la diégèse

La réalité peut être comme le monde ou l’univers dans lequel nous vivons tous les jours. Il est assimilable à un ensemble appelé “espace-temps”, caractérisé par quatre dimensions :

  • X : Droite / Gauche
  • Y : Avant / Arrière
  • Z : Haut / Bas
  • T : Le Temps
Ensemble de l'Espace-Temps
L’espace-temps est composé de 4 dimensions. 3 dimensions géométrique (X, Y, Z) et 1 dimension temporelle (t)

La définition de “Diégèse” est la suivante :

Espace-temps dans lequel se déroule l’histoire proposée par une fiction d’un récit, d’un film…

On peut donc considérer que lorsqu’on prend une photo, nous créons automatiquement un mode parallèle à partir de la copie partielle de notre monde réel. Ce nouvel espace-temps est la diégèse.

2. La contrainte du cadre

Pour créer cette copie partielle, nous utilisons un outil qui peut être un appareil photo dans le domaine de la photographie, mais il peut être une caméra dans le domaine de la vidéo ou encore une toile et de la peinture dans l’art pictural.

Quoi qu’il en soit, tous ces outils sont limités et nous permettent de ne copier qu’une partie de notre réalité.

En effet, celle-ci a été limitée par les bords de l’image produite et qui est encadrée.

Par conséquent, le photographe a donc la responsabilité de choisir l’ensemble des éléments qui seront présents ou non dans l’image.

3. Le cadre versus le champ

La notion de “cadre” est relative à l’univers réel, alors que la notion de “champ” est relative à la diégèse (univers fictif).

Si l’on prend l’exemple de mon photomontage “Vampire au cœur léger”, on pourra le décrire des deux manières suivantes :

Illustration de l'article La vampire au cœur léger
Illustration de l’article La vampire au cœur léger

Dans le “cadre”, il y a :

  • Esther, ma fille déguisée en vampire,
  • dans une pièce d’un château ayant appartenu à la famille des Habsbourg,
  • un coeur de boeuf posé sur la table

Dans le champ, il y a :

  • un dangereux vampire,
  • dans une pièce de son propre château,
  • où il a posé sur la table, le coeur sanglant de sa  dernière victime.

En comparant ces deux descriptions, on comprend bien que l’on ne parle pas du tout de la même chose…

4. Le Hors-cadre versus le Hors-champ

Enfin, pour finir, il y a les notions de “hors-cadre” et de “hors-champ”.

Ces deux termes ont en commun le mot “Hors” qui signifie ici : “Ce que l’on ne voit pas dans l’image”.

Puis, nous retrouvons le terme :

  • “cadre” : relatif à l’univers réel
  • “champ” : relatif à la diégèse

Toujours sur la base de l’exemple précédent, nous pouvons les décrire des deux manières suivantes :

Dans le hors-cadre, il y a :

  • Moi, le photographe en train de photographier l’intérieur du château,
  • une seconde fois moi, qui photographie ma fille déguisée en vampire. (je rappelle que l’exemple est un photomontage composé de plusieurs photos)
  • les touristes à côté de moi dans le château,
  • Le soleil à l’extérieur du château, car la photo a été prise en pleine journée,
  • mes flashes de studios qui m’ont permis d’éclairer ma fille déguisée,

Dans le Hors-champ, il y a :

  • La lune à l’extérieur du château qui crée les rayons de lumière,
  • les villageois cloîtrés chez eux avec la peur au ventre,
  • peut-être la dépouille de la victime à laquelle le coeur a été arraché,

Encore une fois, ces deux descriptions parlent de deux choses totalement différentes. Le cadre et le champ sont donc deux notions totalement différentes.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Photomontage du mois

Père Noël coincé

Le mois de décembre est indissociable de Noël. J’ai donc cherché à réaliser un photomontage sur ce thème. Un peu à court d’inspiration ces derniers temps, je me suis senti un peu coincé dans mes idées. Cela a été l’élément déclencheur pour produire ce photomontage : “Et si je réalisais le Père Noël coincé dans sa cheminée !”. 

Père Noël coincé photomontage
Père Noël coincé photomontage

Explication du comment

J’ai commencé par chercher la photographie d’une maison dans un paysage enneigé. Je suis donc allé la chercher sur le site Pexels.com. Il s’agit d’un site qui mets à disposition une grande quantité de photographies en haute résolution et libres de droit.

Mon choix s’est porté sur la photographie d’un chalet couvert de neige(Voir ci-dessous). La problématique était que ce chalet ne présentait pas de cheminée. J’ai donc décidé de la créer en image de synthèse. 

Image de base
Image de base

Enfin comme tout le monde le sait, le Père Noël ne sors jamais en journée et dépose ses cadeaux au milieu de la nuit. Il fallait donc que je transforme l’image comme si elle avait été prise de nuit.

Pour finir, afin d’améliorer l’ambiance globale de l’image, j’ai choisi d’ajouter de la neige qui tombe. 

Pour ce qui est du personnage principal, le Père Noël, j’ai simplement fait une recherche dans Google Images avec l’option des droits à modifications de celle-ci dans les paramètres avancés. J’ai trouvé les images suivantes. 

Ajout de la cheminée

J’ai chargé l’image de base du chalet dans le logiciel FSpy afin de définir la position de la caméra dans le but de respecter la perspective de l’ensemble dans Blender. Une fois les lignes de fuite positionnées, j’ai sauvegardé le fichier que j’ai importé dans Blender. Je vous invite à voir mon article sur l’utilisation de ce logiciel pour avoir de plus amples informations à ce sujet.

J’ai commencé à modéliser 4 briques avec des textures différentes que j’ai dupliquées et positionnées pour reconstituer la cheminée. J’ai ensuite texturé un cube pour la réalisation des joints entre les briques avec un matériau de type crépi. Enfin, j’ai déplacé cet ensemble de façon cohérente avec l’image de base. 

Ombre portée de la cheminée sur la neige

Pour produire l’ombre portée de la cheminée sur la neige, j’ai créé un plan orienté tel que la neige sur le toit et je l’ai paramétré comme attrapeur d’ombres. Pour rappel, cette option est disponible avec le moteur de rendu Cycles.

Afin de respecter une géométrie non-plane niveau de la neige, j’ai divisé ce plan 3D en une multitude de faces que j’ai légèrement déformé de manière aléatoire.

Mise en place des éclairages

Enfin, j’ai positionné des éclairages en cohérence avec l’éclairage général de l’image de base.

Pour se faire, j’ai tenté en bleu l’éclairage global de la scène dans Blender, et j’ai ajouté un éclairage de type zone provenant du haut à gauche de nuages. Ainsi, les ombres produites par la cheminée sont diffuses et légèrement teintées en bleu.

Image avec ajout de la cheminée
Image avec ajout de la cheminée

Ajout du Père Noël

J’ai ajouté le Père Noël en masquant le bas de celui-ci en sélectionnant la cheminée. Et j’ai affiné le pourtour de sa main afin de donner un peu de profondeur à son intégration dans l’image de base.

J’ai fini le travail d’intégration en ajoutant une légère ombre portée sous sa main.

Père Noël
Père Noël

Réalisation de la nuit américaine 

Au début du cinéma américain, il était d’usage de filmer les scènes de nuit en jour puis d’appliquer des filtres bleus afin d’évoquer la nuit. 

J’ai donc utilisé le même stratagème pour passer la photo en horaires de nuit. En ajoutant quelques calques teintés de bleu au-dessus de l’ensemble du photomontage, j’ai tenté globalement la température de couleur de l’image.

Enfin avec l’outil brush, sur un calque séparé, je suis venu peindre en orange autour des fenêtres afin de produire un effet d’éclairage intérieur de la maison. Le mode de fusion de ce calque est réglé sur “lumière linéaire”.

La tempête de neige

Pour produire la neige qui tombe, j’ai téléchargé une image de neige qui tombe sur le site pexels.com. Je l’ai alors dupliqué avec un niveau de grossissement différent, sur lesquelles j’ai appliqué un flou le mouvement pour leur donner de la dynamique.

Neige
Neige

Autocritique

L’image ainsi réalisée, représente bien l’idée que j’avais en tête. Cependant, je trouve l’intérêt de celle-ci moindre.

Je pense que la raison essentielle provient du fait de la longueur focale utilisée par la photo de base trop éloigné. L’utilisation d’une optique grand-angle aurait certainement amélioré la sensation d’être au sein de l’action pour le spectateur. Ceci est un peu la limite de l’exercice quand on utilise des photos provenant d’un stock d’images.

De plus, l’attitude du Père Noël n’est pas convaincante vis-à-vis du fait d’être coincé. Cette idée n’est donc pas particulièrement présente dans le résultat final. Encore une fois, une photographie prise spécialement dans cet objectif aurait permis de répondre à ce besoin.

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Photomontage du mois

La sorcière d’Halloween

La sorcière d'Halloween
La sorcière d’Halloween

Le 31 octobre de chaque année est le jour où l’on fête Halloween. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette occasion pour la sortie de mon photomontage du mois d’octobre, le thème devant porter sur cette fête. La citrouille étant l’un des éléments les plus représentatifs de ce moment, j’ai décidé de construire mon photomontage autour de  celle-ci. Vous allez donc retrouver dans la vidéo, l’enregistrement en accéléré de la réalisation de celui-ci sous Photoshop et en description ci-dessous les informations complémentaires à la conception de ce photomontage. 

Explication du comment

M’étant défini le thème d’Halloween, il me fallait réfléchir et imaginer ce à quoi mon photomontage pouvait ressembler. J’ai commencé par rassembler l’ensemble des éléments caractéristiques de ce thème. J’ai donc établi une liste de mots que j’ai structurée en plusieurs catégories : 

  • Couleur, 
  • Sujet, 
  • Ambiance, 
  • Accessoires,
  • Décor.

De cette liste, j’ai retenu les quelques mots suivants définissant la ligne directrice de mon photomontage :

  • Couleur : bleu froid,
  • Sujet : citrouille, fée noire,
  • Ambiance : brume et raies de lumière,
  • Décor : cimetière, forêt et vieille maison.

Une fois ces lignes directrices définies, j’ai commencé par chercher la photo de décor qui devait représenter un cimetière avec la présence d’arbres. Je suis donc allé sur le site pexels.com afin de trouver l’image la plus adaptée.

De même, il me fallait une photo de citrouille. La difficulté dans cette situation est de trouver une photo de citrouille dont la perspective et l’éclairage serait adaptée avec la photo du décor de base. J’ai donc fait le choix de ne pas utiliser une photo, mais d’une modélisation 3D de celle-ci en image de synthèse.

J’ai donc commencé à modéliser cette citrouille sous le logiciel Blender. Les points importants de cette modélisation étaient : 

  • La position de la caméra afin d’obtenir une perspective compatible, 
  • Un éclairage de la citrouille en adéquation avec l’éclairage de la photo du cimetière, 
  • Réaliser une texture citrouille suffisamment réaliste.

Aperçu de la capture d'écran de la modélisation 3D de la citrouille dans Blender
Aperçu de la capture d’écran de la modélisation 3D de la citrouille dans Blender

Au fur et à mesure que je modélisais la citrouille, je réfléchissais à la position de la vieille maison. Ne trouvant pas de mise en scène suffisamment logique à propos de la disposition d’une vieille maison dans le décor, j’ai décidé d’utiliser une silhouette de maison pour découper la citrouille d’Halloween.

C’est alors que j’ai eu l’idée de placer le personnage principal à quatre pattes sortant de la citrouille avec une position un peu menaçante ! Pour ce faire, j’ai demandé à mon modèle d’avoir une expression froide avec sa main droite tendue comme si elle allait attraper le spectateur de l’image.

Une fois les idées principales et les matériaux de base rassemblés, j’ai procédé au photomontage tel qu’exposé dans la vidéo. 

Les points importants de ce photomontage étaient :

  • l’intégration de la citrouille au sein du décor,
  • et les effets lumineux sur l’ensemble de la photo  avec des couleurs fantastiques.

Autocritique 

La réalisation de ce photomontage a été relativement difficile et en plusieurs étapes.

  • J’ai notamment plusieurs fois réalisé la citrouille afin de La Ronde plus réaliste.
  • J’ai aussi dû réaliser une séance photo avec une amie alors que je ne l’avais pas prévu à l’origine. J’en profite pour la remercier chaleureusement. 
  • La réalisation de l’ambiance lumineuse a nécessité plusieurs essais afin d’évoquer un sentiment de malaise nécessaire à cette image. 
  • Et globalement, j’ai fait 3 versions du photomontage.

Malgré tout ce travail, je pense qu’il aurait fallu encore améliorer l’ensemble et notamment mieux mettre en évidence le trou de la citrouille en forme de maison. Le fait d’avoir ajouté le chapeau de sorcière, la lisibilité de la forme du trou a été perdu.

Cependant, je reste satisfait du travail accompli. Ce photomontage m’a permis de reprendre un peu la pratique de la modélisation 3D que j’avais délaissé depuis plusieurs mois.

De plus, ça m’a permis de réaliser une séance photo sympathique à Christelle que je remercie encore une fois.

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Satisfaction personnelle
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Créativité, propulseur de motivation...

Exposition “Un regard contemporain”

Lors du Salon de la Photo de Paris, en parallèle des aspects techniques innovants où tous les fabricants principaux exposent leur derniers produits révolutionnaires, se trouve un ensemble d’expositions photographiques destinées à mettre en lumière l’évolution de l’art de la photographie. “En mettant en valeur la partie contemporaine de la collection – depuis le début des années 2000 – avec le paysage et le portrait, le Salon de la Photo souhaite mettre à l’honneur ces collectionneurs passionnés qui, loin des engouements de la mode, accompagnent la création française et internationale”. L’exposition en question dans cet article s’intitule “Un regard contemporain”.

Il s’agit de la partie contemporaine des photographies collectionnées depuis plus de 15 ans par Florence et Damien Bachelot (respectivement médecin à l’institut Curie et dirigeant d’entreprises). “De nombreuses photographies de leur collection témoignent à la fois du regard de l’homme sur son environnement, mais aussi de la manière dont il l’a transformé.” Leur collection rassemble des tirages de “photographes célèbres : Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Lewis Hine, Saul Leiter… mais aussi de moins connus”.

Comment ont-ils construit la collection ?

Florence et Damien ont chacun leur propre mode de fonctionnement. Comme le dit Florence, “Damien est très analytique. Moi, je suis plutôt coup de coeur. Mais souvent nous allons vers les mêmes choses”.

Quoiqu’il en soit, ils ont respecté deux “règles” essentielles lors de leur sélection. “Leur choix se porte prioritairement sur des tirages vintages et rares”. Cela a été possible “parce que c’est un art qui est très récent, qui est passé d’un art de l‘expression visuelle à un art prisé par les collectionneurs”.

Lors de recherche d’acquisition de nouvelles oeuvre, Florence procède ainsi : “je me laisse plutôt guider, non pas par le hasard, mais surtout par les rencontres que nous faisons”. Quant à Damien : “Moi, je suis plus dans la gestion du budget, donc parfois nous ne sommes pas d’accord sur la priorité à mettre”. 

Cette contrainte budgétaire est cependant bénéfique comme le fait remarquer Damien : “C’est toute la difficulté et en même temps cela oblige à aller à l’essentiel”. C’est donc ainsi qu’il reste extrêmement attentif aux critères suivants. “Sur la photo contemporaine, par nature, ce sont des tirages récents, alors nous sommes, très attentifs à la qualité du tirage mais, aussi au nombre de séries. Quand une série dépasse 5 ou 6, nous commençons à être mal à l’aise”.

Quelles sont leurs attentes de l’exposition au Salon de la Photo de Paris

Pour Florence et Damien cette exposition est une nouveauté pour plusieurs raisons.

  • C’est la première fois que nous voyons la partie contemporaine comme étant un tout”.
  • “j’attends avec impatience cette rencontre avec le public. Parce que quand 30 ou 40 grands amateurs d’art internationaux découvrent la collection et regardent les tirages, je sais exactement ce qu’il va se passer : on est flattés. En revanche, la collection découverte par un large public…”

De façon plus générale aux expositions, Damien constate qu’on “apprend beaucoup de l’oeil de l’autre par cette expérience”.

Parmi les photos qui seront exposées, il y aura aussi. “La petite série d’Adrien Boyer qu’on vient d’acheter et qui n’a été que peu vue est magnifique. Ce sont des petits formats et on se rend compte que la photographie contemporaine n’a pas besoin de tirages immenses pour faire de bonnes photos”.

Ce rapport à la grandeur des tirages n’est pas une fin en soit pour Florence. “C’est intéressant d’en discuter, car je ne sais pas à partir de quand ce choix de faire de grands formats est apparu et pourquoi”.

Et pour Damien, il y a deux raisons principales à la mode des grands tirages. La première est qu’avec le numérique, la qualité technique atteinte de nos jours, permet d’obtenir des tirages avec “de très grands agrandissements”. La seconde raison est qu’il “est plus simple de vendre une oeuvre très chère quand elle est très grande”.

Quel est leur conseil pour les futurs collectionneurs ?

“Le conseil de base est qu’il faut collectionner ce que l’on aime sans chercher vraiment à faire une collection ni chercher à dépendre du regard des autres et surtout constituer un ensemble qui va se valoriser avec le temps”.

“Un jour, un journaliste m’avait interrogé en me disant pourquoi tu collectionnes ça ? Et dans le « ça » il y avait un mépris absolu, car il trouvait que cela n’avait aucun intérêt. On ne s’est pas remis en question. Je dirais à la personne « vas dans tes coups de coeur, n’écoute pas les autres et à partir du moment où cela te fait plaisir de vivre avec, c’est le plus important »”.

Je vous invite donc à venir vous inspirer, vous aussi, auprès des différentes expositions que vous aurez l’occasion de visiter. Et pourquoi pas, venez vous rendre compte par vous-même de la collection “Un regard Contemporain” au Salon de la Photo de Paris qui aura lieu du 7 au 11 novembre 2019 porte de Versailles à Paris.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Crédit photo d’illustration : Série « Nantes vue par », 2013 de Ambroise Tézenas.

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Photomontage du mois

La fée du logis nettoie sa poussière de fée

Photomontage de mois de mai en haute résolution
Photomontage de mois de mai en haute résolution

Il y a des jours où je me pose des questions quelque peu étrange… C’est donc de là où ce photomontage est sortie de mon imagination déroutante ! Il y a deux expressions concernant les fées que j’ai trouvée rigolote à mettre en rapport :

  • La fée du logis
  • La poussière de fée

Quand ces deux expressions sont apparues dans mon esprit, je me suis naturellement posé la question : « Mais comment font les fées pour faire leur ménage, alors qu’elles laissent constamment derrière elle, de la poussière de fée ? »

Explication du comment

Quand j’ai réfléchi à la mise en scène de ce photomontage, j’ai dressé les attendus suivants :

  • lieu de la scène : intérieur vieillot,
  • ambiance : sombre,
  • poussière d’aspect magique.

Je me suis donc mis à la recherche dans ma banque personnelle de photo, un décor qui correspondait à mon attente. Après plusieurs longues minutes de recherche, je suis retombé sur une vieille photo que j’avais prise avec mon Nikon D70 en 2006 dans l’écomusée d’Alsace.

Je vous conseille d’aller régulièrement dans les écomusées pour réaliser des photos d’intérieur. Je trouve que c’est une source très fructueuse pour obtenir ce type de décor typiquement vieillot qui convient à merveille pour ce genre d’usage.

Photo de base : le décor pour le photomontage de la fée du logis
Photo de base : le décor pour le photomontage de la fée du logis

Parmi les dizaines de photos d’intérieurs, j’ai présélectionné celles dont l’ambiance était plutôt sombre avec une source lumineuse directement visible afin de pouvoir bien mettre en évidence la poussière en suspension dans les rayons de lumière en contre-jour.

Une fois le décor défini, il me fallait mon sujet principal : la fée !

Pour ce faire, j’ai gentiment demandé à ma fille de revêtir son déguisement de fée clochette et de s’armer d’un petit balai, pour le coup un peu moderne pour la scène.

Je me suis interrogé sur l’impact que provoquerait ce décalage entre l’aspect moderne et plastique du balai par rapport à la scène globale. Mon choix a été de garder ce contraste temporel, car il me semblait ajouter une pointe d’humour dans la scène.

J’ai donc organisé mon set-up de prise de vue de manière à rendre cohérent l’éclairage des deux photos pour une meilleure intégration au montage.

Concrètement, j’ai placé un flash Nikon SB700 derrière un parapluie blanc translucide approximativement à l’endroit de la fenêtre du décor afin de garder un rendu des ombres semblables à celles de la photo de la cuisine.

Ensuite, j’ai alors positionné un fond bleu dépliant à l’arrière de mon modèle, afin de faciliter son détourage dans Photoshop.

Une petite séance de shooting s’est alors déroulé où nous avons essayait plusieurs positions :

  • de dos,
  • le balai au sol
  • la fée en l’air
  • la fée qui court

Une fois avoir réalisé suffisamment de prises de vue, j’ai ensuite sélectionné sur ordinateur la photo qui me semblait correspondre au mieux à la dynamique de la scène finale.

Photo de base : la fée pour le photomontage de la fée du logis
Photo de base : la fée pour le photomontage de la fée du logis

L’ensemble des photos de bases étant réalisées, j’ai commencé à procéder au photomontage.

La première étape a été de traiter la luminosité de la photo de ma petite fée afin d’en ressortir le maximum de détail.

Puis, j’ai détouré la fée avec l’outil plume complété par l’outil « sélectionné et masquer… » afin de traiter d’affiner la sélection au niveau des cheveux et du tissu transparent en pas de sa robe.

J’ai positionné la fée à l’endroit du décor qui me semblait le plus approprié en prenant garde à garder la cohérence du mouvement de la fée et l’orientation de la lumière.

Pour correctement intégrer la fée dans le décor, j’ai ajouté deux calques d’ombre :

  • l’ombre de contact : dur et très proche du contact du pied sur le sol,
  • l’omble portée de la fée sur le sol qui s’évase avec la distance.

Enfin, pour finir l’aspect féerique de la fée, j’ai ajouté un effet de lueur externe au calque de la fée afin de lui ajouter une forme d’aura verte autour d’elle.

Le dernier élément à ajouter pour finir la scène est la poussière. J’ai donc cherché le mot-clé « dust » dans l’extension Pexels dans Photoshop, et je suis tombé sur une photo de la Voie Lactée suivante :

Photo de base : la poussière pour le photomontage de la fée du logis
Photo de base : la poussière pour le photomontage de la fée du logis

J’ai dupliqué deux fois cette image et en jouant avec des calques « courbe », j’ai fait ressortir des points de poussières sur le sol et dans l’atmosphère derrière la fée.

En ajoutant aussi un effet de lueur externe au calque correspondant à la poussière en suspension dans l’air, j’ai donné l’impression de halo de lumière autour de ces grains de poussière.

Enfin, pour donner plus d’ambiance dramatique à la scène, j’ai ajouté un halo de lumière à l’aide du filtre associé émanant de la fenêtre et j’ai assombri le reste du décor pour renforcer l’effet de contre-jour.

Pour finaliser l’image, j’ai encore une fois utilisé le plugin Nik Collection gratuit de google où j’ai ajouté plusieurs traitements croisés et divers autres effets pour vieillir le rendu de l’image finale.

Autocritique

Je suis globalement satisfait de l’image finale produite, bien que je pense qu’il aurait fallu travailler un peu plus la répartition de la poussière au sol pour montrer les zones nettoyées, donc sans poussière et celles où la poussière se dépose de nouveau après le passage de la fée.

Au niveau de l’ambiance, je trouve le résultat conforme à ce que j’avais en tête au départ.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment retoucher les photos exposées à droite

Une bonne manière d’éviter d’avoir trop de bruit dans les basses lumières d’une photo est d’exposer celle-ci à droite. Pour ce qui est de la prise de vue, je vous renvoie à l’article en question. Cependant, le travail n’est pas fini, car la plupart du temps, il est nécessaire de retoucher cette photo afin de retrouver des tons cohérents avec le rendu de la scène initiale. Dans cet article, je vous propose donc quels sont le réglages de base qu’il sera nécessaire de faire pour retoucher les photos exposées à droite.

Mise en évidence du bruit dans les tons sombres

J’ai photographié deux fois la même scène cadrée rigoureusement pareil. Une première fois avec l’exposition automatique de mon boîtier, puis une seconde fois avec une exposition corrigées sur la droite.

Sur les deux images brutes suivantes, nous voyons bien la différence de tonalité due à la différence des réglages de l’exposition.

Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l'histogramme)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l’histogramme)

Après l’application de la méthode de retouche décrite ci-dessous, j’ai donc obtenu un rendu similaire pour les deux clichés.

Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche

C’est en regardant attentivement sur un détail dans les tons sombres que l’on voit clairement la présence de bruit. Voici ces deux détails photographiés ci-dessous :

Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres

On voit clairement que le niveau de bruit de la première photo (exposition automatique) est nettement supérieur à celui de la seconde photo (exposition à droite). En fonction de la scène que vous photographierez, votre rendu final sera plus ou moins dégradé.

Il est à noter aussi, que moins le capteur est performant et plus vous constaterez d’écart de qualité entre ces deux méthodes.

J’attire votre attention sur le fait que mon exemple a été réalisé avec un Nikon D5, reconnu pour avoir l’un des meilleurs capteurs sur le marché actuellement.

Maintenant que vous avez constaté la différence de qualité, je vous explique dans le paragraphe suivant les grandes lignes de la retouche sous lightroom ou Camera Raw d’une photo prise avec une exposition à droite.

Ajustements globaux sous Lightroom ou Camera Raw

Pour rappel, il est important que votre fichier soit au format RAW. Si vous ne savez pas pourquoi, je vous invite de nouveau à relire l’article que je vous ai cité dans le chapitre d’introduction.

Le premier travail à réaliser, est de déplacer le slider d’exposition au niveau que vous souhaitez. Ainsi, vous obtiendrez une luminosité assez proche de l’ambiance réelle de la scène que vous avez photographiée.

Le second travail à réaliser, et l’équilibre de l’histogramme au niveau de ses deux extrémités. Pour ce faire vous allez déplacer les sliders du “point blanc” et du “point noir” de manière à venir coller les premières informations de l’histogramme sur chacune des extrémités. Cette manipulation permet de profiter de l’ensemble du spectre de luminosité disponible sur une photo 8 bits.

Une fois fait, vous pouvez commencer à jouer avec les sliders “tons sombres” et “tons clairs” pour  mieux mettre en évidence les détails des zones sombres ou claires de votre image.

N’hésitez pas à retoucher un petit peu les points blancs et points noirs si besoin en fonction les modifications apportées au fur à mesure.

Aspects créatifs

Ce que je viens de vous expliquer dans les paragraphes précédents, est un processus de retouche permettant d’obtenir une image standard et uniquement descriptive. Il est néanmoins plus intéressant d’apporter une touche créative à vos photos de manière à vous démarquer des autres photographes.

Cet article n’est pas destiné à vous expliquer des techniques de retouches créatives, mais j’en profite néanmoins pour attirer l’attention sur les points suivants.

La qualité technique n’est pas une finalité

Chercher à avoir la meilleure qualité technique d’un cliché, en utilisant des techniques tel que l’exposition à droite par exemple, n’est absolument pas le moyen de faire en sorte que ces photos se démarqueront des autres photographes.

Il est important de comprendre que, la qualité d’une photo est particulièrement associée à son contenu, au regard du photographe, à l’émotion qu’elles vont provoquer chez les spectateurs et au message que le photographe souhaite intégrer à l’intérieur.

La qualité des appareils photo d’aujourd’hui est largement suffisante

Le second point que je souhaite évoquer avec vous, est qu’aujourd’hui la qualité des capteurs  est telle, que la qualité technique du cliché sera largement suffisante pour réaliser la majorité de vos photographies. C’est pourquoi apprendre ce type de technique est plus qu’accessoire par rapport à développer votre regard photographique.

Ceci est d’autant plus important de nos jours, de part le fait que la photographie s’oriente de plus en plus vers la production d’images. Ceci est notamment le point essentiel que j’ai retenu lors de ma dernière visite du Salon de la Photo de Paris dont j’étais officiellement partenaire. Je vous invite à relire l’article en question pour avoir plus de détails sur ce sujet crucial !

Merci de partager en commentaire vos remarques et retour d’expérience. Je suis d’ailleurs curieux de connaître vos points de vue à propos de l’importance des aspects techniques par rapport aux aspects artistiques.

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Photomontage du mois

Vampire au cœur léger

La vampire au cœur léger
La vampire au cœur léger

Le mois de janvier est le mois des soldes. C’est pourquoi, au hasard d’un rayon dans un magasin, mes enfants se sont fait offrir des déguisements dont une robe, une cape et un dentier de vampire ! De là, l’idée de réaliser un photomontage mettant en scène leur nouvel accoutrement m’est apparu comme une évidence. En parallèle de cela, le mois de janvier est aussi le mois où nous souhaitons les vœux de nouvelle année à nos proches et nos connaissances. Chez nous, ça se concrétise par l’édition d’un album photos résumant les points forts de notre année en famille. C’est donc dans ce cadre que je suis retombé sur la photographie de cet intérieur de château autrichien qui était parfait pour le cadre de mon photomontage.

Explication du comment

Pour moi, le point clé de ce photomontage est l’ambiance de la scène. J’ai donc commencé à recenser les éléments de base en lien avec l’environnement des vampires. J’ai listé les points suivants :

  • la nuit,
  • la lune,
  • les châteaux,
  • le sang que j’ai concrétisé par un cœur,
  • les chauve-souris.

Sur la photo de base du décor, la fenêtre était totalement blanche, à cause, de l’extrême contraste de luminosité entre l’intérieur et l’extérieur. Plutôt que de garder cet espace vide, je me suis mis à la recherche d’une photo de château et de lune pour les intégrer à la scène. De plus, cela était cohérent avec mon objectif d’ambiance lumineuse d’une nuit de pleine lune.

C’est une fois l’intégration de ce décor extérieur que j’ai directement travaillé l’éclairage de type « nuit américaine » pour tout de suite donner l’ambiance générale. Pour moi, il est important de me rapprocher le plus rapidement possible de l’ambiance finale afin de garantir la continuité de mon inspiration tout le long de mon processus de création. Concrètement, la simple application du choix standard « NightFromDay » du calque « correspondance de couleur » à fait très bien de travail.

Pour continuer dans l’ambiance générale de l’image, j’ai poursuivi par la création des rais de lumière. Pour se faire, j’ai appliqué un calque « seuil » au niveau de la fenêtre afin de définir les points les plus lumineux en blanc pur. A partir de là, j’ai appliqué plusieurs fois le filtre flou directionnel que j’ai progressivement estompé par l’application d’un dégradé sur son masque de fusion.

A ce moment, les bases du photomontage sont en place.

Il me reste donc à ajouter les éléments complémentaires tels que la chauve-souris, le cœur sur la table et évidemment mon magnifique vampire !

Pour le cœur et la chauve-souris, j’ai récupéré des photos lambda dont j’ai modifié les ombres afin qu’elles s’intègrent correctement à la scène. Les points clés des ombres sont les suivants :

  • Mise en place d’une ombre de contact,
  • Mise en place d’une ombre projetée,
  • Mise en place d’une ombre propre sur l’objet.

C’est la présence de ces trois ombres qui permettront un rendu réaliste de l’intégration.

Pour ce qui est de mon vampire, j’ai réalisé spécifiquement la photo sachant exactement à quel endroit, j’allais la placer dans l’image. De cette manière, je savais exactement quel schéma d’éclairage, je devais utiliser pour garantir la cohérence de l’éclairage. Les points clés étaient :

  • Deux sources lumineuses en opposition,
  • La lumière principale (provenant de la fenêtre) était placée en face et à droite à 45°
  • La seconde, à l’arrière et à gauche pour un peu déboucher les ombres,
  • L’ensemble de ces sources lumineuses devaient être de petites tailles pour obtenir des ombres dures.

Une fois la photo réalisée, je l’ai intégrée à l’image avec un masque de fusion afin de garder au premier plan la table et les chaises.

Pour finir, de manière générale, j’ai utilisé plusieurs calques courbes pour ajuster les contrastes et notamment faire ressortir les yeux et les dents du vampire.

Autocritique

Je suis très satisfait du résultat final ! L’ambiance est très bien rendue et l’intégration des différents éléments est bien réalisée. La cerise sur le gâteau a été pour moi, la très bonne humeur de la séance de portrait que j’ai fait avec ma fille !

J’aime bien aussi le cheminement du regard.

Nos yeux sont attirés par le cœur qui éveille notre curiosité. Puis le regard file vers la fenêtre en suivant les rais de lumière. A ce moment, nous comprenons que nous sommes la nuit avec la lune et dans un lieu médiéval par la présence du château extérieur. Le regard poursuit son chemin vers le dossier de chaise bien éclairé et c’est seulement là, que l’on découvre par surprise la présence du vampire. Enfin, la chauve-souris au plafond clos le parcours de découverte de l’ensemble.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

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Créativité, propulseur de motivation... Technique photo ou comment se servir de son matériel

5 astuces créatives pour photographier avec un trépied

Emporter un trépied avec soit est une réelle contrainte de par son poids et son encombrement. Cependant, cet accessoire n’est pas à négliger pour autant, car il permet des prises de vues impossibles ou très difficilement autrement. Dans cet article, je vous propose donc 5 astuces pour photographier avec un trépied.

1. Comme un monopod

Installer un trépied, prend un certain temps et un temps certain.

En fonction des cas, il se peut que nous n’aillions pas le moyen de prendre notre temps ou que le sujet nécessite une certaine mobilité. Il peut alors être intéressant d’utiliser son trépied à la manière un monopod, c’est-à-dire avec une seule jambe.

Vous gagnerez alors en stabilité tout en restant suffisamment souple pour réaliser des effets de filé ou pour saisir une action imprévisible.

Utilisation simplifiée d'un trépied comme monopod.
Utilisation simplifiée d’un trépied comme monopod.

2. Prendre de l’altitude

L’une des caractéristiques clé de votre trépied est sa taille. En générale, celle-ci est choisie afin de légèrement plus haute que vos yeux de manière à ce que vous puissiez aisément regarder dans le viseur si vous deviez positionner votre trépied dans une descente.

Cependant, cette hauteur peut être aussi utilisée autrement notamment pour prendre de la hauteur. Si les conditions de prise de vue vous permettent de régler un temps de pose suffisamment cours pour éviter le risque de flou de bougé, en plaçant votre boîtier en mode retardateur ou à l’aide d’un déclencheur souple, vous pouvez élever votre appareil photo largement au-dessus de votre tête. ATTENTION à bien le tenir pour blesser personne.

Un point de vue surélevé de quelques centimètres pourra complétement transformer l’impact visuel de votre cadrage !

Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l'arrière d'une foule.
Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l’arrière d’une foule.

3. Positionner précisément un flash distant

Qui dit trépied, n’implique pas forcément qu’on y mette un boîtier d’appareil photo dessus. L’alternative peut aussi être un flash muni d’un système de déclenchement à distance. De cette manière, il vous sera possible d’intégrer à votre photo une source lumineuse supplémentaire permettant d’attirer l’œil du spectateur pour guider son regard sur un point précis de votre photo.

A noter que les systèmes de déclenchement à distance par radio sont plus fiables que ceux basés sur des séquences de pré-flash quand on souhaite cacher le flash derrière un élément pour éviter de faire apparaître directement l’éclat de la source lumineuse dans la photo.

4. Support pour mini-studio photo macro

En macrophotographie, il est souvent nécessaire d’ajouter de la lumière pour permettre d’avoir une exposition correcte tout en gardant suffisamment de profondeur de champ par la fermeture du diaphragme. L’installation de tout ce matériel autour de votre sujet craintif, peut être laborieuse.

Pour gagner un peu de temps, il est astucieux de pré-positionner ses flashes et réflecteurs éventuels sur des bras magiques, eux-mêmes fixés sur les pieds de votre trépied. Ainsi, vous n’avez plus qu’à positionner l’ensemble autour de votre sujet en une seule fois puis directement commencer à shooter.

Utilisation des jambes d'un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.
Utilisation des jambes d’un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.

5. Retourner son appareil photo

Ce dernier point, dépendra du modèle de trépied que vous possédez. En effet, certains modèles permettent de retourner la colonne centrale permettant ainsi de retourner votre boîtier.

Encore une fois, cette astuce créative vous permettra de réaliser des cadrages différents de la norme et donneront à vos photos un impact clairement insolite.

A retenir

S’il y a une chose à retenir dans cet article et qu’en terme de créativité, il est important de sortir des chantiers battus et de regarder vos accessoires avec un regarde insolite. Chaque objet est conçu pour une utilisation prédéfini, mais avec la mode du fameux DIY (Do It Yourself), on s’aperçoit qu’avec un peu d’imagination, il est relativement facile de détourner leurs usages.

Le monde de la photographie est un domaine où cette pratique peut réellement apporter de la créativité à vos clichés. Alors osez passer en revue l’ensemble de votre matériel avec cet état d’esprit en tête.

Je vous invite à partager vos propres astuces en commentaires ci-dessous. Car dans ce domaine, plus nous partagerons nos astuces et plus nous pourrons aller plus loin dans notre créativité comme un Brainstorming grandiose.