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Photomontage et post-traitement

4 logiciels de base à utiliser pour réaliser ses photomontages

Tout comme pour la réalisation de photographie, il est nécessaire d’utiliser un certain nombre de matériels et d’accessoires, il en est de même avec la réalisation des photomontages. Personnellement, j’utilise régulièrement quatre logiciels qui me permettent de répondre à mes besoins aux différentes étapes de la création d’une image. L’objectif de cet article est de vous partager quels sont-ils et les raisons pour lesquelles je les utilise dans mon flux de production.

Schématique de mon flux de production d’un photomontage

La réalisation de photomontage repose sur l’assemblage de plusieurs images ensemble pour en produire une nouvelle. La première étape est donc la phase de sélection des images à assembler. C’est l’une des actions les plus importantes, car la qualité finale est directement en lien avec la qualité de votre sélection.

Comme le montre le schéma, il y a plusieurs sources disponibles :

  • Lightroom : qui correspond à votre bibliothèque personnelle d’images,
  • Blender : qui est un logiciel de réalisation d’images de synthèse qui vous permet de réaliser des images spécifiques,
  • Internet : qui est une source d’images et d’inspiration inépuisable.

A noter que derrière le logiciel Lightroom, j’inclue aussi les photographies réalisées spécifiquement pour un photomontage avec votre matériels photo.

Ensuite, la seconde grande étape est, l’assemblage à proprement dit. Cette opération se fait pour ma part dans le logiciel Photoshop. C’est le moteur central de mon processus. C’est à l’aide de cet outil que naissent mes réalisations.

Enfin, il y a la dernière étape qui donne vie à l’ensemble. C’est un peu comme l’ingrédient magique de la recette. Je parle donc de la suite DXO Nik Collecion. Cette suite de logiciels permet d’insérer une certaine dose d’analogie en opposition au digital. C’est-à-dire que ses algorithmes simulant les rendus argentiques permettent de donner un peu plus vie à l’ensemble du photomontage. C’est la raison pour laquelle je finis de très nombreux photomontages par cette étape.

Spécificité do logiciel Lightroom

Pourquoi j’utilise Lightroom ?

L’important pour moi est d’avoir un outil de classement de mes photographies me permettant de très rapidement retrouver celles qui me conviendront pour mon photomontage.

Ce logiciel est, à mon sens extrêmement performant pour cette tâche-là. Les modes de recherche, de classement, les collections statiques et dynamiques permettent de répondre particulièrement bien à ce besoin.

Pour vous expliquer un peu plus en profondeur mon propos, je vous invite à voir la formation que j’avais réalisée il y a quelque temps sur le module bibliothèque de Lightroom.

Bien évidemment, vous avez pleinement le choix d’utiliser une autre solution de classement. Mon propos ici est simplement attirer votre attention sur le besoin de savoir simplement et rapidement trouver les photos répondant à votre besoin au milieu des centaines de milliers de photos que vous possédez.

Spécificité de Blender

Blender à l’avantage de produire des images de qualité graphique professionnelle au meilleur prix… évidemment, il est totalement gratuit !

Pour moi, c’est un outil ouvrant des possibilités au-delà de la photographie puisque d’avec lui, des effets spéciaux peuvent facilement être réalisé.

En effet, créer de la fumée, du feu, des explosions, des planètes ou encore des liquides est un avantage certain pour les photomontages.

De plus, le fait de seulement ajouter un ou deux éléments en image de synthèse permet de mieux les fondre dans l’ensemble de l’image et ainsi éviter le rendu trop numérique qu’ils apportent.

Encore une fois, rien ne vous empêche d’utiliser d’autres logiciels éventuellement payants si vous préférez. Il faut juste qu’il réponde à votre besoin et que vous sachiez correctement l’utiliser.

Spécificité de Photoshop

Avons-nous encore besoin de réellement présenter Photoshop ? Il s’agit du logiciel phare d’Adobe ! C’est la référence des professionnels de l’image ! Bref, avec Photoshop, vous être certain d’avoir l’outil idéal pour réaliser votre photomontage.

Seul inconvénient… il est payant !

Cependant, il existe aussi un logiciel gratuit qui pourrait très bien vous satisfaire. Il s’agit de The GIMP. Ce logiciel permet de réaliser la même chose de Photoshop avec des fonctionnalités moins poussées et une ergonomie plus difficile. Mais il a l’avantage d’être gratuit.

C’est donc à vous de voir comment vous souhaitez orienter votre capacité financière au mieux de tous ces outils.

DXO Nik Collection

Pour finir, j’ai failli oublié d’aborder cette suite de logiciels. Dans cet article, j’aborde particulièrement son utilité au niveau des photomontages, mais il est bon de savoir qu’il s’agit aussi et surtout d’outils adaptés et très puissant pour les photographes. Bien qu’ils soient pleinement intégrés aux logiciels d’Adobe comme Lightroom ou Photoshop, ils fonctionnent aussi très bien de façon autonome.

C’est particulièrement la raison pour laquelle il me semble doublement intéressant d’acquérir cette suite. Elle vous sera clairement utile tout le temps en étant un très bon complément au module développement de Lightroom par exemple.

De plus, son coût d’achat est très modeste quand vous profitez des offres promotionnelles qui paraissent régulièrement.

Des mises à jour sont réalisées régulièrement et vous permettent de toujours avoir un outil à la pointe des algorithmes actuels.

A vous donc de voir comment vous souhaitez adapter votre processus de production de photomontage. Il est clair que le moteur indispensable est le logiciel Photoshop ou un équivalent. Les autres logiciels sont particulièrement là pour vous faciliter le travail et ainsi gagner du temps et du confort.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – Les filtres ND gris neutre

Avoir trop peu de lumière est un problème classique de la photographie. Mais avoir trop de lumière engendre aussi des difficultés pour réaliser les prises de vue que l’on souhaite. Les filtres gris neutre ND sont la solution à ce type de situation. Je partage avec vous de quoi il s’agit afin que vous puissiez maîtriser leur usage à bon escient.

Fiche PDF – Avertissement pour éviter les pièges

Téléchargez la

Fiche PDF ! 

Pourquoi utiliser un filtre ND

  • Le rôle d’un filtre ND est de réduire la quantité de lumière entrant dans l’objectif de l’appareil photo
  • Il sera donc utile pour les types de prise de vue nécessitant une durée d’exposition plus longue ou une faible profondeur de champ
    • Réaliser des pauses longues en plein jour (lissage des vagues de la mer, filet de l’eau qui coule d’un cours d’eau…)
    • Utile pour utiliser un objectif à grande ouverture en portrait en plein soleil
    • Utile aussi pour gérer la limitation engendrée par le vitesse synchro flash

Gamme de filtre ND et utilisation

Filtre NDRéduction de luminositéUsages
ND21 stop*Portraits à grande ouverture pour une faible profondeur de champ
ND42 stopPortraits à grande ouverture pour une faible profondeur de champ
ND83 stopPortraits à grande ouverture pour une faible profondeur de champ
ND4009 stopPose longue (filet d’eau, lissage vague…)
ND100010 stopPose longue (filet d’eau, lissage vague…)

* Le nombre de stop correspond au nombre de fois que vous divisez la quantité de lumière par 2.
Par exemple, pour une scène nécessitant une ouverture à F/8, utiliser un filtre ND2 nécessitera de passer à F/5,6.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – La nomination des objectifs Nikon, Canon…

L’achat d’un objectif peut être intimidant dès que l’on commence à regarder les fonctionnalités et les particularités de ce qui est proposé. Ici, je vous éclaire sur la nomination des objectifs des principales marques du monde de la photographie.

Fiche PDF – Tableau récapitulatif des signes par marque

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Fiche PDF ! 

Les différentes gammes d’objectifs

  • Chaque marque possède différentes gammes d’objectifs.
  • Il y a des objectifs plein format et les objectifs pour les formats APS-C et maintenant aussi les objectifs pour les formats hybride.
  • Au sein de chacune de ses gammes, se trouvent différentes familles
    • Les zooms
    • Les focales fixes
    • Les objectifs à usages spécifiques
  • Puis il y a aussi une notion de gamme de prix correspondant à la cible de l’utilisateur (grand publique ou professionnel)

Longueur focale

  • Dans le cas d’une focale fixe, cette valeur est unique
  • Dans le cas d’un zoom, il est proposé une plage de longueur focale
  • Cette information est exprimée en mm
  • Plus la valeur est élevée
    • Plus l’angle de champ est réduit
    • Plus le cadrage est serré
    • Plus l’effet de zoom est important

La luminosité de l’objectif

  • Un objectif est dit lumineux si sa valeur d’ouverture est grande f/1.8 ou F/2.8
  • Dans le cas d’une focale fixe cette valeur est unique
  • Dans le cas d’un zoom
    • Soit la valeur est dite constante.
    • Soit il y a deux valeurs. D’abord celle correspondant à la focale la plus courte (f/3.5) puis celle correspondante à la focale la plus longue (F/5.6).

Les types de moteur de mise au point

  • Le type et la qualité des moteurs intégrés dans l’objectif influent sur réactivité de l’autofocus.
  • Les premiers objectifs à autofocus était lents et bruyant (AF ou AFD)
  • Puis il y a eu les moteurs rapides, moins bruyant mais quand même trop bruyant pour la vidéo (AF-S ou USM)
  • Maintenant les moteurs sont rapides et silencieux pour pouvoir être imperceptible lors des enregistrement vidéo. (AF-P ou STM)

Les traitements du verre des lentilles

  • La qualité optique des objectifs dépend de nombreux paramètres de construction mais en particulier de la qualité des verres utilisés.
  • Les formules chimiques du verre lui-même apporte des qualité optiques et densité (poids) différents.
  • Pour éviter notamment des problématiques d’aberrations chromatiques ou de déformations, des traitements de surface sont ajoutés à certaines des lentilles. (ED / FL / PF chez Nikon ou DO / UD / SWC chez Canon)

La stabilisation optique

  • La stabilisation optique est devenue une fonctionnalité très utile pour éviter les flous de bougé.
  • Elle est souvent débrayage
  • Plusieurs de modes de stabilisation optique sont souvent proposés sur l’objectif.
  • Nikon indique VR
  • Canon indique IS

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Photomontage du mois

La Fête des Grand-mères

Pour introduire le mois de mars, je vous propose mon illustration personnelle de la fête des Grand-mères qui aura lieu dans les prochains jours. Comme j’aime le faire régulièrement, je détourne quelque peu les expressions pour les rendre un peu plus visuelles et ou humoristiques.

Explication du comment

De temps en temps, il m’arrive d’être un peu court en terme de temps pour réaliser tous mes projets. Ce photomontage en est un exemple.

Cependant, portant énormément d’importance à la publication régulière de mes contenus, je n’ai pas baissé les bras, et au contraire, j’ai eu recours à ma créativité pour quand même faire face à la situation d’urgence…

J’ai donc rapidement décidé le sujet de ce photomontage, en un coup de tête, sans prendre le temps de me demander, s’il serait facile ou non à réaliser.

Est-ce un coup de chance, l’expérience ou finalement l’avantage de l’inconvénient de manquer de temps, mais j’ai foncé tête baissée dans la réalisation de celui.

L’idée était donc de mettre en situation quelques femmes d’âge avancé bref, des grand-mères qui danseraient en boite de nuit.

Sachant qu’il m’était totalement impossible de prendre le temps de réaliser la moindre photo, je suis directement allé chercher mes images de base libres de droits sur le site Pexels.com.

J’ai donc sélectionné les 4 images de bases principales suivantes.

C’est en fonction de la configuration de la première photo que je suis allé en quête des trois autres dans l’objectif d’exploiter les visages des modèles.

Comme ces personnes étaient anonymes, il m’a été possible de retourner quelques photos horizontalement sans avoir un problème reconnaissance d’elles.

Enfin, le travail, qui a été totalement réalisé dans Photoshop, a consisté à ce qui suit :

  • Détourage du visage,
  • Mise à l’échelle et placement de celui-ci en cohérence avec l’image de fond
  • Ajustement des couleurs pour la cohérence de leur intégration
  • Ajustement du niveau de flou pour la cohérence de la profondeur de champ
  • Amélioration de la luminosité totale de l’image
  • Ajustement de la colorimétrie globale de l’image.

Enfin, j’ai travaillé plus dans les détails de la personne principale du centre de l’image pour vieillir son corps (ventre, poitrine et bras).

Pour faire cela, j’ai récupéré ces quelques parties d’images diverses dans d’autres images que j’ai désaturé et fusionné localement en mode « Incrustation » pour uniquement ajouter leurs textures.

Autocritique

Il est toujours possible de tirer parti de chaque situation. Ici, le challenge a réellement été la gestion de ce temps extrêmement court.

En effet, l’ensemble de l’opération n’a pas dépassé 1h30 :

  • Définition de l’idée,
  • Recherche des images,
  • Et réalisation du photomontage.

Dans de telles conditions, je trouve donc que le résultat final est totalement honorable en terme de qualité de réalisation.

Enfin, comme je l’ai évoqué dans les lignes précédentes, je pense que le fait de m’être totalement concentré sur la réalisation sans me poser de question quant à ma capacité de réalisation, m’a permis de décupler mon efficacité !

Ceci me fait penser à la citation suivante :

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »

Mark Twain

Enfin, au fur et à mesure que je réalisais le photomontage, je me suis fait la réflexion que cette image pouvait aussi évoquer le décalage de liberté avant et actuellement avec le COVID, où les boîtes de nuit sont inaccessibles et que c’est maintenant de l’histoire ancienne…

N’hésitez pas à me dire en commentaire votre avis et ce que vous en pensez. C’est toujours intéressant d’avoir des avis divers pour progresser et se motiver.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Photographier des fresques lumineuses

Les fresques lumineuses est une technique permettant de projeter des images, animées ou pas, sur des volumes tels que des monuments par exemple. Cette technique s’appelle aussi mapping vidéo ou projection illusionniste. Couramment utilisé dans les spectacles nocturnes comme lors de la fête des Lumières à Lyon, je partage avec vous, comment les prendre en photo.

Analyse de la situation

Comme rapidement évoqué ci-dessus, les fresques lumineuses se font la nuit. Ci-dessous, voici les caractéristiques clés de ce type d’événement :

  • Nuit,
  • Images lumineuses
  • Images très souvent animées
  • Images de grande taille
  • Foule de spectateurs
  • Angle de vue en contre-plongée

J’attire votre attention sur le fait de toujours chercher à faire un tour d’horizon des conditions typiques de prise de vue des scènes que vous souhaitez photographier afin d’en bien comprendre les contraintes. Ainsi, cette anticipation vous permettra, une fois le moment venu sur le terrain, de réaliser les réglages nécessaires pour obtenir rapidement des photos techniquement bonnes. Par conséquent, vous serez totalement disponible pour vous concentrer sur la composition de vos prises de vues.

Gestion des contraintes identifiées

Afin de partager avec vous mon processus de réflexion, je vais exposer, point après point, le cheminement de ma pensée.

Nuit

Dès que je pense à la nuit, je pense naturellement pose longue et un trépied me vient en tête immédiatement. Cependant, quand je me projette mentalement avec mon trépied dans les conditions de l’évènement décrites ci-dessus, je m’imagine embarrassé par mon trépied au milieu d’une foule dense de spectateurs.

Il me vient alors en tête, la fameuse heure bleue où il y a plus de lumière ambiante et surtout l’idée d’un équilibre subtil entre la lumière naturelle et les lumières artificielles. Cette heure devrait permettre de mieux mettre en valeur l’environnement de la projection.

Équilibre des lumières artificielles avec les lumières naturelles au moment de l'heure bleue
Équilibre des lumières artificielles avec les lumières naturelles au moment de l’heure bleue

Images lumineuses

L’aspect lumineux des images me fait penser à la Lune. Ceci me rappelle qu’en termes de réglages de vitesse, il est souvent nécessaire de limiter la lumière que celle-ci reflète, pour ne pas simplement obtenir un cercle blanc cramé au milieu d’un fond sombre.

De ces deux premiers points, je me dis qu’il ne faudra certainement pas trop monter en sensibilité ISO et pour éviter un contraste lumineux trop fort, qu’il faudra privilégier les prises de vue à l’heure bleue pour profiter d’un certain équilibre avec les zones des monuments non couvert par la fresque lumineuse.

Images animées

Dès que je pense mouvement, je pense vitesse d’obturation élevée et par conséquent du besoin de suffisamment de lumière pour une exposition correcte.

Cet aspect renforce mon idée de prise de vue à l’heure bleue et me fait envisager une montée en sensibilité ISO qui sera peut-être nécessaire, mais qui risquera de dégrader la qualité visuelle de la photo par l’introduction de bruit numérique.

illustration de l'animation des fresques lumineuses
illustration de l’animation des fresques lumineuses

Images de grande taille

En fonction de l’agencement des lieux de projections, il risque de ne pas avoir trop de recul pour permettre de cadrer l’intégralité des façades illuminées avec une focal standard. J’en déduits, qu’il faudra penser à emmener avec moi une focale grand-angle pour mieux gérer cette contrainte.

Foule de spectateurs

Si je résume un peu ma réflexion jusqu’à présent, voici ce qu’il en ressort :

  • Prise de vue à mains levées sans trépied,
  • Pas de prise de vue en pose longue,
  • Vitesse d’obturation même relativement élevée pour figer les images animées,
  • Privilégier les prises de vues à l’heure bleue pour équilibrer les lumières artificielles et naturelles,
  • Sensibilité ISO éventuellement posée,
  • Usage éventuel d’un grand-angle pour être dans la capacité de cadrer l’ensemble des scènes projetées.

Je me rends donc compte, que toutes ces solutions semblent bien compatibles avec une foule dense autour de moi.

De plus l’usage d’un grand-angle devrait m’aider à rester au premier rang, si j’en ai la possibilité pour éviter de partiellement masquer la scène par des spectateurs au premier plan.

Angle de vue en contre-plongée

Vient maintenant l’aspect du point de vue en contre-plongée. Si je suis au grand-angle et très proche des bâtiments, mes photos risques de présenter des lignes de fuites extrêmement convergentes.

Cette contrainte sera certainement la plus difficile à traiter.

Pour l’heure, je ne vois que trois solutions possibles :

  • Rechercher à chaque fois des points de vue le plus élevé possible afin d’être le plus en face possible pour limiter cet effet. Cependant, même si je cherche ce type de solution, je suis certain qu’il n’y aura aucune garantie de les trouver sur partout.
  • Miser sur le post-traitement afin de corriger à postériori les photos. Malheureusement, cela ne peut se faire qu’au prix d’une perte de qualité car de nombreux pixels seront perdus lors des recadrages.
  • En faire un style photographique en cherchant les angles les plus adaptés pour bien gérer les lignes de fuite. Peut-être que ce serait effectivement la meilleure solution. Dit autrement, faire un point fort de sa pire contrainte…
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Créativité, propulseur de motivation...

Comment réaliser un reportage photo

Pour progresser en photographie, il est souvent conseillé d’orienter sa réflexion autour de séries photo. L’une des pratiques courantes est le reportage photo. Elle peut concerner un mariage, un séjour en vacances ou même un thème spécifique. Ici, je partage quelques clés pour vous aider à appréhender ce domaine.

00:00 – Présentation
00:05 – Sujet
00:10 – C’est un reportage photo ?
00:19 – La préparation d’un reportage photo
00:37 – Le planning de prises de vues
00:43 – La narration
00:59 – La matériel adapté
01:21 – La multitude des angles de vue
01:38 – L’importance de l’arrière-plan
02:34 – L’édition photo = la sélection des photos
03:05 – Trier : la qualité technique des photos
03:14 – Trier : La pertinence par rapport à la narration
03:29 – Tirer : Par destination de la série
03:54 – L’objectif de la sélection
04:00 – En synthèse
05:14 – Pouce vers le haut
05:19 – Abonnement YouTube
05:26 – Abonnement blog

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Photomontage et post-traitement

J’ai trouvé une technique de séparation de fréquence plus juste en 8 bits !

Je partage avec vous la technique de la séparation de fréquence pour la correction du grain de peau en particulier. Associé à cela, j’ai réalisé un comparatif des différentes techniques classiquement disponibles sur Internet. Et en bonus, je partage ma propre technique de séparation de fréquence sur les fichiers 8 bits.

00:00 – Présentation
00:05 – Sujet
00:15 – A quoi sert le séparation de fréquence
00:41 – Calques hautes-fréquences et bassse-fréquences
01:46 – Exemple : suppression d’un bouton d’acné
03:21 – Exemple : suppression d’un cheveux
04:15 – Plusieurs techniques de construction des claques
04:26 – Technique ADD par l’opération d’addition
07:28 – Technique SUB par l’opération soustraction
08:25 – Comparaison de la qualité de transformation
12:25 – Ma technique pour les fichiers 8bits
14:37 – Création des script (action)
15:17 – En résumé à propos de la séparation de fréquence
16:11 – Pouce vers le haut
16:17 – Abonnement YouTube
16:25 – Abonnement blog

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Photomontage du mois

Tornade aux Açores

Le mois de novembre, est un mois caractéristique du mauvais temps en France. L’idée de ce photomontage est de mettre en évidence, de façon humoristique, un aspect météorologique caricatural. Il m’est alors venu à l’esprit une tornade qui ferait en voler un personnage.

Photomontage du mois de Novembre évoquant la météo capricieuse de ce mois.
Photomontage du mois de Novembre évoquant la météo capricieuse de ce mois.

Explication du comment

La réalisation du photomontage est basée sur 3 photos :

  • La photographie du décor, prise lors de mes dernières vacances aux Açores.
  • L’image calculée de la tornade.
  • La photographie d’un modèle en position adéquate.

La première étape, a consisté à réaliser dans Blender l’assemblage de la tornade et la photographie du décor. Pour se réaliser, j’ai suivi un tutoriel YouTube expliquant pas à pas la réalisation d’une tornade dans Blender. Bien que cette vidéo soit en anglais, les étapes filmées sont suffisamment claires pour permettre un qui que ce soit de réaliser la même chose.

La seconde étape, a consisté à réaliser dans le logiciel Set.a.Light 3D Studio, le setup d’éclairage permettant de photographier un modèle en cohérence avec l’éclairage de la scène générale. La position à adopter étant plutôt difficile à réaliser un autoportrait, j’ai finalement décidé d’utiliser directement le modèle 3D du personnage. 

Si de votre côté, vous souhaitez réaliser aussi ce photomontage avec la photographie d’un modèle, vous pouvez utiliser en pleine confiance le set-up créé dans le logiciel.

Après deux ou trois réglages de position sur la main du modèle et la position de l’appareil photo, j’ai obtenu l’image du modèle adaptée à mon besoin.

Enfin, la troisième étape a consisté à réaliser l’assemblage de ces deux images pour faire le photomontage final.

De façon synthétique, j’ai procédé aux étapes suivantes :

  • Au sein du même document, j’ai ouvert les deux images en tant que calque.
  • Le calque du personnage étant positionné au-dessus du calque de fond, j’ai procédé au détourage de celui-ci à l’aide de l’outil Plume et de l’outil Amélioration des contours pour les cheveux. Pour bien maîtriser ses deux outils, je vous renvoie aux articles publiés ce mois-ci concernant ceux-ci (Plume, Amélioration des contours).
  • Entre ces deux calques, j’ai ajouté un calque sur lequel j’ai créé une fausse ombre de contact au niveau de la main positionnée sur le garde-corps.
  • Afin de faire correspondre le rendu visuel du personnage à l’image de fond, j’ai corrigé la teinte trop jaune du halo de lumière du personnage en utilisant un calque correction sélective, dans lequel j’ai baissé la quantité de jaune de la couleur de base jaune.
  • De plus, j’ai ajouté un calque courbe pour ajuster la luminosité du personnage.
  • L’éclairage du photomontage global étant un contre-jour, j’ai choisi de créer un faux halo de lumière. Ceci permet de mieux intégrer le personnage dans le fond.
  • Pour renforcer l’effet de Halo, j’ai positionné un calque courbe en mode de fusion produit, juste en dessous du calque contenant le halo de lumière.
  • Enfin pour finir, j’ai appliqué à l’ensemble de la composition un filtre d’effet de flou, donnant une dynamique à l’ensemble comme si le photographe n’avait pas été stable lors de la prise de vue à cause du vent. En utilisant la brosse sur le masque des filtres dynamiques, j’ai atténué cet effet de manière à garder une netteté suffisante au niveau de la main et du visage du personnage.

00:00 – Présentation
00:05 – Sujet
00:09 – Introduction
00:22 – Image de base
00:43 – Objectif du photomontage
01:02 – Modélisation de la tornade
01:27 – Compositing directement dans Blender
03:01 – Réalisation du personnage 3D dans Set.a.Light 3D Studio
03:30 – Assemblage final dans Photoshop
07:53 – Nouveau format vidéo
08:03 – Pouce bleu
08:08 – Abonnement YouTube
08:14 – Abonnement au blog

Autocritique

Ce photomontage m’a permis de reprendre la main sur les outils 3D afin de les utiliser pour réaliser des images surréalistes. 

Le calcul de la tornade dans le logiciel Blender, est pour moi d’une assez bonne qualité afin de bien s’intégrer dans l’image de fond.

Du point de vue du personnage, la qualité de rendu de l’outil Set.a.Light 3D Studio n’est pas au même niveau que celui de Blender. Cependant, ce logiciel m’a paru suffisamment correct afin de ne pas me prendre en photo moi-même en autoportrait dans une position aussi difficile à tenir. Évidemment, si j’avais eu un assistant ou un modèle, j’aurais privilégié la solution prise de vue réelle. Cette dernière solution aurait largement pris plus de temps pour la réalisation du photomontage.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

no valid data

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les 10 erreurs du débutant photographe

Lorsque l’on débute dans un domaine, photographie ou autres, il est classique de faire un ensemble d’erreurs du débutant. Ceci est totalement normal, car de nombreux paramètres, non connus au début, sont à prendre en compte avant que ceux-ci deviennent des automatismes par la suite. Dans cet article, je partage avec vous 10 erreurs à éviter.

Erreur 1 : Attention au flash intégré

Sur la majorité des appareils photo est présent un flash intégré. Celui-ci semble permettre d’apporter de la lumière à la scène quand les conditions d’éclairage ne sont pas suffisantes pour réaliser une prise de vue correctement exposée.

Les deux soucis principaux sont les suivants :

  • La direction de la lumière est rigoureusement face au sujet.
  • La puissance de ce flash est limitée ce qui ne permet pas d’éclairer la scène totalement.

Pour ces deux raisons, cet élément n’est pas réellement adapté à ce type d’usage.

Pour moi, ce flash intégré est juste utile pour déboucher des ombres trop fortes produites par la lumière dure du soleil au niveau des yeux d’un portrait par exemple.

Erreur 2 : Flasher en paysage

Dans la continuité de la maîtrise du flash intégré, il est important de se méfier des modes tout automatiques des appareils photo.

La plupart d’entre eux, vont déclencher le flash dans les situations inappropriées telles que lors de la photographie d’un paysage ou de grands espaces. Le flash ne permettant pas de fournir suffisamment de puissance pour éclairer toute la scène, l’image produite ressemblera à une scène de nuit éclairée par une torche électrique caractéristique du film d’horreur “Blair Wich”. Pas terrible comme résultat pour ses photos de vacances… N’est-ce pas ?

Erreur 3 : Ne pas utiliser le pare-soleil

Dans la continuité de l’article de la semaine dernière à propos de l’usage du pare-soleil, je vois beaucoup trop souvent des débutants qui prennent des photos avec l’accessoire monté à l’envers, c’est-à-dire en mode “rangement” sur leur objectif.

Cette situation est totalement absurde :

  • monté ainsi, l’accessoire gène la manipulation des bagues de l’objectif,
  • il n’apporte rien à la photo
  • il ne protège pas votre objectif des chocs accidentels…

Dans ces conditions, à quoi bon l’emporter avec vous ?…

Abandonnons quelques minutes les aspects matériels, et concentrons nous sur le savoir-faire du photographe.

Erreur 4 : L’horizon de travers

De nombreuses photos sont prises à “la va-vite”, et la plupart du temps, ce qui trahit ce fait, est l’inclinaison de l’horizon.

Naturellement, tout le monde s’attend à trouver un horizon horizontal ! Oui, je sais, c’est une lapalissade ! Et pourtant, combien de photos voyons-nous avec un horizon de travers ?

Que l’on ne se trompe pas. Ici, je ne parle pas des partis-pris créatifs d’un photographe qui choisirait en toute conscience un cadrage délibérément incliné.

Erreur 5 : Pas assez bien définir son sujet

Prendre une photo, c’est avant tout mettre en évidence un sujet, un élément dans une scène.

Par exemple, sur le thème des métiers artisanaux, le sujet de la photographie suivante est le sabot. Mais j’ai fait le choix de le montrer installé dans la machine servant à tailler la cavité intérieure. De part le contraste de luminosité du sabot (clair) sur la machine (sombre) et du choix de mettre le sabot sur l’un des points forts de la règle des tiers, le message de la photographie est sans ambiguïté.

Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photographie est l'artisan réalisant la fabrication d'une sabot de bois
Le sujet de la photographie est l’artisan réalisant la fabrication d’une sabot de bois

Je vous invite à toujours vous poser intérieurement la question : “Qu’est-ce que je veux montrer ?”

Erreur 6 : Attention à la qualité du fond

Une fois avoir choisi l’élément qui représentera le sujet de votre photo, il est important de regarder le fond de l’image afin que ce dernier ne vienne pas perturber la lisibilité de l’ensemble de la photo.

Gardez en tête que c’est le sujet qui doit être naturellement vu en premier. Pour ce faire, déplacez-vous, tournez autour du sujet pour trouver la meilleure position de prise de vue qui placera le sujet au meilleur endroit par rapport au fond de votre photo.

On pourrait presque dire que le plus important dans une photo, c’est le fond et non le sujet, car c’est bien la qualité du fond de la photo qui permettra de donner toute la force visuel au sujet.

Le fait de flouter le fond de l'image attire d'attention sur la forme de de la fleur nette
Le fait de flouter le fond de l’image attire d’attention sur la forme de de la fleur nette
le fond restant suffisamment lisible permet d'attirer l’œil sur l'aspect piquant de la fleur
le fond restant suffisamment lisible permet d’attirer l’œil sur l’aspect piquant de la fleur

Les dernières erreurs classiques du débutant que je vais aborder concernent le photographe lui-même.

Erreur 7 : Être trop impatient

Apprendre un domaine quel qu’il soit est une affaire de temps et de pratique. Tout repose sur le principe de l’entraînement. D’autres appelleront ça le travail, moi, je préfère le terme “entraînement” qui contient une notion de plaisir et non de peine.

Il faut donc prendre en considération que vos progrès seront progressifs… Ah la la, encore une lapalissade !

Alors intégrez dès maintenant qu’il vous faudra être patient et persévérant dans la pratique de la photographie pour en maîtriser ses aspects.

Erreur 8 : Ne pas oser essayer

Dans notre culture, dès notre plus jeune âge, nous apprenons à avoir peur de l’échec ! Au plus profond de nous même, ne pas réussir du premier coup, n’est pas acceptable au point même de ressentir éventuellement un sentiment de honte.

Ceci a pour conséquence de nous générer des contraintes supplémentaires là où ça ne devrait pas. Concrètement, nous sommes donc programmé à ne pas oser dépasser nos limites au point que sans nous en rendre compte, il se peut que nous ne pensions même pas à essayer quelque chose de nouveau.

En photographie, il faut expérimenter pour progresser. Les résultats viendront au fur et à mesure des essais. Il faut donc toujours, tout essayer.

N’attendez pas d’avoir pris connaissance auprès de quelqu’un pour tenter une technique nouvelle en photo.

  • ESSAYEZ la technique avec la méthode que vous l’imaginez être la bonne.
  • REGARDEZ le résultat.
  • AJUSTEZ vos étapes ou vos réglages.
  • Et ESSAYER de nouveau… 

Tournez en boucle ce processus jusqu’à ce que le résultat vous semble satisfaisant.

Evidemment, si vous pouvez recevoir de l’aide en parallèle, saisissez l’opportunité, mais l’important est de commencer à entrer dans cette boucle au plus tôt et si possible avec le minimum d’appréhension.

Juste pour rappel, c’est l’une des première technique d’apprentissage que vous avez pratiqué très jeune ; si, pour apprendre à faire du vélo. Comme quoi, ce processus est si simple que même tous les enfants arrivent à la mettre en oeuvre. Vous et moi y compris !

Erreur 9 : Négliger le post-traitement

On lit ou on entend un peu partout que le post-traitement est “le mal” ! Je souhaite attirer votre attention, qu’il y a toujours eu du post-traitement en photographie, et même au temps de l’argentique.

Le post-traitement informatique aujourd’hui est le pendant du travail de développement photo de l’époque argentique. Je me souviens avoir vu dans une exposition de photographie de Doisneau, les tirages bruts et ceux travaillés par le tireur ! Il y avait tellement de différences et de manipulations, que franchement, le post-traitement d’aujourd’hui n’a absolument pas à rougir !

Cependant, il y a bien une différence entre le temps de l’argentique et aujourd’hui ! C’est qu’aujourd’hui, une grande partie du post-traitement est à la charge du photographe tout simplement, car les outils le permettant sont accessibles à tous les photographes. Néanmoins, il existe encore des spécialistes de la retouche qui sauront vous proposer leur service pour aller encore plus loin dans la qualité de vos tirages.

Donc, négliger cette étape revient presque à choisir de marcher avec une seule jambe !

Erreur 10 : Ne pas oser se former

“La science infuse” n’existe pas !

Il n’est pas possible de toujours tout savoir sur tout ! C’est la raison pour laquelle se former est important pour progresser suffisamment vite avant de vous décourager.

Réservez-vous assez de temps pour vous instruire et apprendre des techniques au-delà de vos propres expériences d’apprentissage empirique.

Plus vous connaîtrez de bases théoriques et plus vous serez à même de comprendre par vous-même les causes des effets obtenus lors de vos essais empiriques !

Posséder les connaissances de bases est la fondation sur lesquelles vous pourrez bâtir votre propre apprentissage en toute connaissance de cause. Ainsi, vous gagnerez énormément de temps et accélérez vos progrès.

La liste des possibilités est très longue :

  • bouche-à-oreilles,
  • livres,
  • blogs,
  • clubs, associations,
  • coaching,
  • formations,
  • écoles,…

Accepter le fait de ne pas savoir est le point de départ essentiel pour entrer dans une dynamique d’amélioration.

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Créativité, propulseur de motivation...

Exposition “Un regard contemporain”

Lors du Salon de la Photo de Paris, en parallèle des aspects techniques innovants où tous les fabricants principaux exposent leur derniers produits révolutionnaires, se trouve un ensemble d’expositions photographiques destinées à mettre en lumière l’évolution de l’art de la photographie. “En mettant en valeur la partie contemporaine de la collection – depuis le début des années 2000 – avec le paysage et le portrait, le Salon de la Photo souhaite mettre à l’honneur ces collectionneurs passionnés qui, loin des engouements de la mode, accompagnent la création française et internationale”. L’exposition en question dans cet article s’intitule “Un regard contemporain”.

Il s’agit de la partie contemporaine des photographies collectionnées depuis plus de 15 ans par Florence et Damien Bachelot (respectivement médecin à l’institut Curie et dirigeant d’entreprises). “De nombreuses photographies de leur collection témoignent à la fois du regard de l’homme sur son environnement, mais aussi de la manière dont il l’a transformé.” Leur collection rassemble des tirages de “photographes célèbres : Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Lewis Hine, Saul Leiter… mais aussi de moins connus”.

Comment ont-ils construit la collection ?

Florence et Damien ont chacun leur propre mode de fonctionnement. Comme le dit Florence, “Damien est très analytique. Moi, je suis plutôt coup de coeur. Mais souvent nous allons vers les mêmes choses”.

Quoiqu’il en soit, ils ont respecté deux “règles” essentielles lors de leur sélection. “Leur choix se porte prioritairement sur des tirages vintages et rares”. Cela a été possible “parce que c’est un art qui est très récent, qui est passé d’un art de l‘expression visuelle à un art prisé par les collectionneurs”.

Lors de recherche d’acquisition de nouvelles oeuvre, Florence procède ainsi : “je me laisse plutôt guider, non pas par le hasard, mais surtout par les rencontres que nous faisons”. Quant à Damien : “Moi, je suis plus dans la gestion du budget, donc parfois nous ne sommes pas d’accord sur la priorité à mettre”. 

Cette contrainte budgétaire est cependant bénéfique comme le fait remarquer Damien : “C’est toute la difficulté et en même temps cela oblige à aller à l’essentiel”. C’est donc ainsi qu’il reste extrêmement attentif aux critères suivants. “Sur la photo contemporaine, par nature, ce sont des tirages récents, alors nous sommes, très attentifs à la qualité du tirage mais, aussi au nombre de séries. Quand une série dépasse 5 ou 6, nous commençons à être mal à l’aise”.

Quelles sont leurs attentes de l’exposition au Salon de la Photo de Paris

Pour Florence et Damien cette exposition est une nouveauté pour plusieurs raisons.

  • C’est la première fois que nous voyons la partie contemporaine comme étant un tout”.
  • “j’attends avec impatience cette rencontre avec le public. Parce que quand 30 ou 40 grands amateurs d’art internationaux découvrent la collection et regardent les tirages, je sais exactement ce qu’il va se passer : on est flattés. En revanche, la collection découverte par un large public…”

De façon plus générale aux expositions, Damien constate qu’on “apprend beaucoup de l’oeil de l’autre par cette expérience”.

Parmi les photos qui seront exposées, il y aura aussi. “La petite série d’Adrien Boyer qu’on vient d’acheter et qui n’a été que peu vue est magnifique. Ce sont des petits formats et on se rend compte que la photographie contemporaine n’a pas besoin de tirages immenses pour faire de bonnes photos”.

Ce rapport à la grandeur des tirages n’est pas une fin en soit pour Florence. “C’est intéressant d’en discuter, car je ne sais pas à partir de quand ce choix de faire de grands formats est apparu et pourquoi”.

Et pour Damien, il y a deux raisons principales à la mode des grands tirages. La première est qu’avec le numérique, la qualité technique atteinte de nos jours, permet d’obtenir des tirages avec “de très grands agrandissements”. La seconde raison est qu’il “est plus simple de vendre une oeuvre très chère quand elle est très grande”.

Quel est leur conseil pour les futurs collectionneurs ?

“Le conseil de base est qu’il faut collectionner ce que l’on aime sans chercher vraiment à faire une collection ni chercher à dépendre du regard des autres et surtout constituer un ensemble qui va se valoriser avec le temps”.

“Un jour, un journaliste m’avait interrogé en me disant pourquoi tu collectionnes ça ? Et dans le « ça » il y avait un mépris absolu, car il trouvait que cela n’avait aucun intérêt. On ne s’est pas remis en question. Je dirais à la personne « vas dans tes coups de coeur, n’écoute pas les autres et à partir du moment où cela te fait plaisir de vivre avec, c’est le plus important »”.

Je vous invite donc à venir vous inspirer, vous aussi, auprès des différentes expositions que vous aurez l’occasion de visiter. Et pourquoi pas, venez vous rendre compte par vous-même de la collection “Un regard Contemporain” au Salon de la Photo de Paris qui aura lieu du 7 au 11 novembre 2019 porte de Versailles à Paris.

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Crédit photo d’illustration : Série « Nantes vue par », 2013 de Ambroise Tézenas.

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