La balance des blancs est un paramètre à ne pas négliger quand vous réalisez des photographies. Bien que la majorité du temps, il est recherché de neutraliser les dominantes de couleur, de temps en temps il peut être aussi créatif d’en ajouter une.
Fiche PDF – Maitriser la balance des blancs mesurée
Réglage de l’appareil photo permettant de corriger la dominante de couleur de la photo engendrée par la couleur de la lumière des sources d’éclairage de la scène.
Les appareils proposent des préréglages de différentes sources standards, un mode automatique et éventuellement un mode mesure.
Caractéristiques
L’unité utilisée est le Kelvin (K)
L’ordre de grandeur des valeurs classiques suivant des sources d’éclairage est représenté sur l’image ci-dessous
Réglages
Sur le boîtier :
A faire à la prise de vue, si vous avez choisi le format JPG ou TIFF comme fichier d’enregistrement.
L’objectif classique est de supprimer la dominante de couleur, de manière que les noirs/gris/blancs soient sans teinte pour rester neutres sur l’image.
Cependant, il est aussi possible de choisir consciemment une dominante de couleur pour donner une interprétation à votre photo. Dans ce cas, la balance des blancs deviendra un outil créatif à part entière.
En post-traitement :
Cela se fait sans aucune perte d’information ou dégradation de l’image, si votre fichier de base est le fichier RAW.
Souvent pour réaliser cette opération, il suffit d’utiliser l’outil balance des blancs représenté par une pipette pour échantillonner un gris moyen qui devrait être neutre.
Pour un fichier RAW, réalisez-la dans CameraRaw
Pour un fichier JPG, réalisez-la avec la pipette des ton moyen de l’outil courbe.
La semaine dernière, nous avons vu comment réaliser la prise de vue du set à café telle que le montre l’illustration de cet article. Pour aboutir au résultat final, il y a un travail de post-traitement qu’il faut appliquer. D’ailleurs, j’attire votre attention sur la différence importante qu’il existe entre l’exposition et la tonalité d’une photographie, car l’exemple que nous voyons ensemble illustre bien ce concept. N’hésitez pas à aller lire ou relire cet article. Enfin, si vous n’avez pas vu, non plus, la première partie, je vous invite aussi à aller la découvrir avant de revenir ici.
Résultat de la prise de vue
La photo ci-dessous est le résultat de la prise de vue de la scène photographiée. Partageons rapidement l’analyse des points clé de celle-ci :
Balance des blancs froide
Exposition correcte, car à la vue de l’histogramme, aucune zone est cramée ou bouchée
Tonalité neutre
Présence des fils de support de la théière
Présence d’un léger vignetage
Développement du fichier RAW dans Lightroom
Correction de l’objectif
Cette opération a pour but de corriger le vignetage et les aberrations chromatiques engendrés par les défauts de qualité optique de l’objectif. Il repose sur une bibliothèque de profils de corrections intégré directement à lightroom. Il suffit de retrouver dans les listes la marque et le modèle de l’objectif utilisé si le logiciel n’a pas été en mesure de le reconnaître automatiquement.
Correction de la déformation de l’image (onglet transformation)
Ici le travail a pour but de rétablir une géométrie plus propre de l’image. Bien que l’appareil photo a été positionné sur pied et orienté avec le plus de précision possible, il existe toujours un petit écart par rapport à l’horizontalité et la verticalité parfaite des objets. Utilisant deux repères, un horizontal et l’autre vertical, l’image se trouve redressée simplement.
Réglages de base
Le plus gros du travail est réalisé ici. Plusieurs réglages sont disponibles et je les ai utilisés dans un ordre précis.
Correction de la balance des blancs à l’aide de l’outil pipette. L’idée est de cliquer sur une zone là où les teintes devraient être gris neutres. Dans mon cas, après plusieurs essais sur différentes zones, j’ai finalement choisi le corps de la théière. Cette opération règle directement les deux réglages “température” et “teinte”.
Correction de l’exposition globale de la photo. La tonalité de l’image étant trop sombre à mon goût, j’ai progressivement déplacé vers la droite le curseur “exposition” en prenant garde de ne pas faire apparaître de zone cramée.
Ajout de “Textures” et de “Clarté” dans l’image. Je procède à ce réglage maintenant, car il influe sur les réglages suivants.
Ensuite, j’ai aussi poussé vers la droite les quatre réglages “Hautes lumières”, “Ombres”, “Blancs”, “Noirs” en prenant garde aussi de ne pas cramer les blancs.
Enfin, comme le résultat global me semblait un peu plat, j’ai légèrement poussé les réglages “Contraste”, “Saturation” et “Vibrance” pour retrouver un peu de profondeur et de présence.
Détail / accentuation
Enfin, pour finir les opérations dans Lightroom, j’ai réglé l’accentuation de l’image dans le but de mieux mettre en évidence les détails de la texture des sucres.
A ce stade, le rendu de la photo est déjà beaucoup plus propre et proche de l’idée que j’avais en tête.
Il est temps de passer au travail dans Photoshop pour finaliser l’ensemble.
Retouche de l’image dans Photoshop
Le travail principal dans Photoshop est de supprimer toutes les imperfections de l’image de manière à ce que le rendu soit le plus propre possible :
Suppression des poussières,, grains de sucres, rayures du Plexiglas
Suppression des fils de Nylon
Effacement des imperfections
Il est toujours préférable de travailler de manière non-destructive. Pour répondre à cette exigence, nous allons travailler sur des calques supplémentaires qui contiendront uniquement les retouches réalisées.
Une fois l’image obtenue après les traitements de Lightroom chargée dans Photoshop, créez un nouveau calque vide.
Sélectionnez l’outil correcteur.
L’outil « Correcteur » fonctionne sur le même principe que l’outil “Tampon de duplication”. En maintenant la touche ALT enfoncée, vous échantillonnez une zone de l’image qui contient une texture similaire à la zone qui présente l’imperfection puis vous venez l’appliquer en recouvrant l’imperfection.
Dans le cas d’une zone uniforme, le travail est immédiat et parfait (vidéo à 7:47). Cependant, cela devient plus compliqué quand l’imperfection se trouve sur une zone de transition d’une ombre (vidéo 8:00) ou sur la tranche d’un objet (vidéo 10:35).
La solution dans ce cas est d’échantillonner astucieusement une zone présentant une texture et une transition similaires.
Tout semble parfaitement évident, mais il arrive parfois, qu’il n’est pas possible d’avoir une zone à échantillonner correspondant au besoin. Dans ce cas, il est nécessaire de procéder manuellement à l’aide de l’outil “Pinceau”.
L’astuce ici est de travailler séparément sur les tons sombres et clairs en utilisant respectivement les modes de dessin “Obscurcir” et “Eclaircir”. Dans ce cas, la subtilité provient dans le bon choix d’échantillonnage de la couleur à utiliser. Voyez cette technique ici dans la vidéo (11:13).
Accentuation supplémentaire
Une fois réalisé l’essentiel, l’image manquait encore un peu de présence notamment au niveau de la texture des sucres. J’ai donc choisi d’appliquer un calque d’accentuation.
Plutôt que de réexpliquer cette technique, je vous invite à vous reporter sur l’article dédié que j’ai déjà réalisé ici.
Lumière englobante (halo)
Pour totalement finir l’image, j’ai ajouté un halo de lumière pour qu’elle englobe un peu mieux les objets tout en adoucissant encore l’ambiance de l’image.
Les opérations à suivre sont les suivantes :
Créer un calque contenant l’ensemble de l’image en utilisant de le raccourci SHIFT+CTRL+ALT+E.
Sélectionnez Filtre / Rendu / Halo…
Placez en centre du halo dans l’aperçu à l’endroit le plus lumineux de l’image
Choisissez l’objectif
Réglez la luminosité et validez
Remplissez ce même calque totalement de noir
puis Filtre / Halo (ALT+CTRL+F)
Définissez le mode de fusion sur “Superposition”
Adoucissez le rendu des halo en ajoutant un flou gaussien léger
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Illustration de l'article à propos de la séparation de fréquence
Je partage avec vous la technique de la séparation de fréquence pour la correction du grain de peau en particulier. Associé à cela, j’ai réalisé un comparatif des différentes techniques classiquement disponibles sur Internet. Et en bonus, je partage ma propre technique de séparation de fréquence sur les fichiers 8 bits.
00:00 – Présentation 00:05 – Sujet 00:15 – A quoi sert le séparation de fréquence 00:41 – Calques hautes-fréquences et bassse-fréquences 01:46 – Exemple : suppression d’un bouton d’acné 03:21 – Exemple : suppression d’un cheveux 04:15 – Plusieurs techniques de construction des claques 04:26 – Technique ADD par l’opération d’addition 07:28 – Technique SUB par l’opération soustraction 08:25 – Comparaison de la qualité de transformation 12:25 – Ma technique pour les fichiers 8bits 14:37 – Création des script (action) 15:17 – En résumé à propos de la séparation de fréquence 16:11 – Pouce vers le haut 16:17 – Abonnement YouTube 16:25 – Abonnement blog
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