Cette semaine, je partage avec vous, comment reproduire l’éclairage de photographie de la leçon n°48 de la publicité Aubade. En s’appuyant sur notre observation et notre compréhension des ombres et des lumières, nous pouvons en déduire les types d’éclairage utilisés et leurs positionnements. Pour vous expliquer la démarche à travers cet exemple, j’utilise le logiciel Set.a.Light Studio qui permet de simuler un studio photo avec tout un ensemble de matériels classiques.
Savoir réaliser ses propre photos pour pouvoir ensuite les assembler ensemble dans un photomontage créatif est un fort avantage. L’exemple d’aujourd’hui est la réalisation de photographies de gouttes d’eau sur une vitre. Je vous montre et vous explique comment procéder pour la prise de vue ainsi que le post-traitement de l’image en elle-même. La semaine prochaine, je vous expliquerai comment l’utiliser dans un photomontage.
Parmi les modificateurs de lumière, il y a celui qui s’appelle la grille « nid d’abeille ». Cet équipement est très couramment utilisé en photographie de studio pour modeler précisément la lumière pour attirer l’attention sur des zones spécifiques du sujet. Dans cette vidéo, je vous montre de quel accessoire on parle, et comment il fonctionne.
Les portraits issus du Studio Harcourt sont des références dans le domaine de Stars du cinéma hollywoodien. Ici, je partage comment reproduire vous-même ce type d’éclairage typique en réalisant l’exercice devant vous de la reproduction du portrait d’Alain Bashung.
00:34 – Construction de la scène dans Set.a.Light.3D 01:58 – Analyse de la pose 07:10 – Focale et matériel 08:29 – Analyse de l’éclairage de l’image 09:34 – Position de la lumière principale 14:05 – Position de la seconde source de lumière 16:41 – Eclairage du fond 19:17 – Couleur du fond 20:11 – Débouchage des ombres 26:00 – Synthèse générale
Nous sommes déjà au mois de décembre. Que le temps passe vite ! Et nous voici de nouveau face aux illuminations de Noël pour le plaisir des yeux des enfants et des grands ! Parmi ces magnifiques décorations lumineuses, se trouve aussi un ensemble d’éclairages intempestifs, notamment pour stimuler l’œil des passants pour attirer leur attention. Le sujet de cet article porte justement sur la prise de vue de ces lumières clignotantes et comment les traduire sur une photographie statique enregistrant un instant infime de temps.
Quels sont les types de prise de vue classiques
Il existe deux prises de vue principales pour enregistrer les lumières qui reposent sur de principes fondamentalement différents.
Principe 1 : Photographier des ampoules lorsqu’elles sont allumées
Ce premier principe est le plus simple et le plus répandu sur les prises de vue. Il suffit de produire une photo qui présentes les lumières quand celles sont allumées.
Cependant, il est important de comprendre comment nous interprétons l’aspect clignotant de la lumière alors que celle-ci est simplement allumée sur l’image statique.
La réponse est simplement, que notre culture visuelle et populaire fait que nous reconnaissons le système qui émet la lumière et tout naturellement, nous l’interprétons par rapport à ce que ce système fonctionne comme on a l’habitude de le voir.
Par exemple, le gyrophare d’une ambulance émet forcément une lumière bleue clignotante. Il suffit donc de photographier le véhicule au moment où la lumière est émise pour immédiatement comprendre qu’elle clignote.
C’est la même chose pour le flash d’un radar automatique qui se trouve sur le bord d’une route ou tout autre système totalement intégré à nos vies quotidiennes.
Principe 2 : Photographier la traînée intermittente de l’éclairage
La seconde manière de réaliser la prise de vue est de profiter de la traînée laissée par le mouvement de la source lumineuse. Comme il est classique de voir des photographies représentant les lignes lumineuses laissées par les phares de véhicule lors de leur passage dans une rue, ces lignes seront discontinues dans le cas des lumières clignotantes.
Ce principe est particulièrement utile quand la source lumineuse peut prêter à confusion quant au clignotement de la lumière.
Pour illustrer ce propos, j’ai réalisé cette photographie de la guirlande électrique de mon sapin de Noël dont les LED clignotent.
Ce clignotement est donc traduit par les lignes discontinues des traces lumineuses.
J’ai fait le choix d’un mouvement circulaire pour que ces traces évoquent un peu plus les boules de Noël accrochées aux branches.
Les paramètres de prises de vue
Dans ces deux cas ci-dessus, les photographies sont réalisées à partir d’une pose suffisamment longue pour permettre à l’ensemble des éclairages de s’allumer et s’éteindre le nombre de fois nécessaires.
Ainsi, la première photographie de l’ambulance a dû être prise sur pied pour garder la stabilité de l’appareil photo afin d’éviter tout risque de flou et avec une durée d’exposition autour de 1 seconde pour permettre aux gyrophares de tous s’allumer au moins une fois durant la prise de vue.
Concernant la seconde photographie, j’étais à main levée pour facilement réaliser le mouvement circulaire durant le temps d’une seconde que j’avais défini en mode manuel. Enfin, afin de récupérer de la netteté dans l’image au niveau de la boule blanche en particulier, j’ai déclenché un flash cobra à distance en fin de prise de vue (déclenchement au second rideau).
Maintenant, à vous de jouer avec ces éclairages de Noël lors de vos balades nocturne sur les marchés de Noël. Portez-vous bien est à bientôt.
L’art du photomontage est principalement la capacité à assembler différentes images ensemble de manière réaliste. Pour réaliser cela, il est important de comprendre comment la lumière interagie dans l’environnement de la scène et comprendre comment les caractéristiques des sujets s’influent les uns avec les autres. J’illustre ici mon propos sur la base d’une image de synthèse calculée en jeté de rayon dans Blender avec Cycles.
Pour correctement photographier un sujet, il est nécessaire de mettre en œuvre l’éclairage adéquate permettant de mettre en évidence de la meilleur manière possible votre sujet. C’est ce que je vais vous montrer dans cette courte vidéo en ce qui concerne la fumée ou tout type de sujet aérosol.
En France, la situation sanitaire modifie profondément nos libertés. Or, le symbole de la liberté française est la prise de la Bastille en 1789 ! La devise “Liberté, Egalité, Fraternité” semble pleinement souffrir des décisions globales mettant en avant un principe de précaution démesuré face à la menace COVID19 et progressivement fait accepter au peuple une “normalité” absurde basée sur des opinions sans preuve scientifique solide ; la propagande politique prenant le dessus. Cette dernière semble, elle-même, être soumise à la propagande pharmaceutique… Pour illustrer cette situation de confusion, je me suis mis en tête de réaliser une forme de tableau numérique en détournant le célèbre tableau, “La liberté guidant le peuple”, d’Eugène Delacroix réalisé en 1830.
Explication du comment
Réalisation de l’image de base dans Blender
Pour réaliser cette illustration, j’ai été amené à reproduire en image de synthèse une représentation de la Bastille dans Blender. Pour cela, je me suis basé sur des illustrations trouvées sur Internet et sur des dimensions fournies par la page Wikipédia.
N’étant qu’un élément de décor permettant de situer un peu mieux le lieu et l’époque, je n’ai pas cherché à reproduire trop de détails.
Pour la réalisation du terrain, j’ai utilisé le nouveau système Node geometry de Blender. Celui-ci a l’avantage d’être très efficace pour facilement intégrer de manière aléatoire des pierres, des roches, des plantes ou d’autres éléments naturels pour former un décor intéressant. A celui-ci, j’ai aussi ajouté un système de particules pour produire de l’herbe sauvage.
Ensuite, j’ai choisi un éclairage exclusivement basé sur le choix d’une HDRI représentant un coucher de soleil. Celui-ci m’a permis d’obtenir facilement et rapidement une ambiance lumineuse cohérente avec l’éclairage du tableau de la Marianne.
A tout ceci, j’ai ajouté la représentation d’un drapeau français à terre. Il s’agit de l’élément principal évoquant le mal en point des valeurs françaises de la liberté, égalité et fraternité.
Une fois cette image de base réalisée avec Blender, j’ai commencé le photomontage dans Photoshop.
Réalisation du photomontage dans Photoshop
J’ai donc intégré le tableau “La liberté guide le peuple”. L’idée était de montrer le peuple se diriger vers la Bastille et ainsi faire le lien avec la Révolution Française.
Sur cette image, j’ai supprimé le drapeau de la main de la Marianne et remplacé celui-ci par un masque chirurgical en feu.
Ici, l’idée est de symboliser le ridicule des moyens mis à disposition du peuple pour combattre le COVID-19. Que ferait un masque face à la forteresse de la Bastille ?
Maintenant, il fallait évoquer le pouvoir en place et la situation sanitaire. Pour réaliser cela, j’ai décidé d’intégrer sous forme de fantômes des représentations du virus du COVID et le président de la République. Ce qui me semble intéressant, c’est que ces éléments ne sont visibles qu’en seconde lecture de l’image. Ceci donne une dynamique sous-jacente qui évoque les théories de complots multiples autour du pouvoir en place et l’impact réel du COVID-19. Le choix de la photographie de Macron le bras tendu est aussi là pour évoquer l’idée de la mainmise sur le peuple et la puissance du pouvoir en place. De manière très subtile, on dirait même que la main dépose un virus du COVID.
Enfin, pour donner un rendu plus pictural à l’ensemble, j’ai ajouté une brume atmosphérique. Ceci donne de la profondeur à la scène. J’ai aussi ajouté des textures pour donner un rendu de peinture à l’huile à l’ensemble. Ceci à l’avantage de redonner une cohérence avec le tableau de la Marianne et ainsi donne une impression que le tableau date de l’époque révolutionnaire.
Autocritique
Encore une fois, l’inspiration est venue en réalisant le travail. Au départ, je savais juste que je voulais utiliser la Bastille pour évoquer la République et la démocratie. Mais à ce moment-là, je n’avais aucune idée de ce que l’image finale pouvait représenter comme scène.
Je trouve le résultat à la hauteur de mes espérances. J’apprécie particulièrement 2 points :
J’aime le sens que l’image donne à mon propos. Je trouve que le message passe très bien ce qui fait que l’image est vraiment construite sur le message avant tout.
J’aime le rendu pictural qui sert vraiment le propos tout en donnant un aspect esthétique tranché.
Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez. Trouvez-vous, comme moi, que le message est correctement transmis dans la structuration de la scène ?
Pour photographier, il faut de la lumière. C’est évident et c’est même dit dans le mot ! C’est pourquoi, je me suis dit que j’allais partager avec vous 3+1 types de sources de lumière à exploiter dans vos photographies en fonction des circonstances de prises de vues que vous pouvez rencontrer.
Source de lumière : La lumière naturelle
Pour certains photographes, il s’agit de la source de lumière parfaite. Elle a en effet un ensemble de qualités remarquables qui la distingue des autres sources.
Par définition, elle donnera toujours un rendu naturel à vos photos,
Elle est aussi agrémentée de multiples modificateurs naturels de lumière (le découpage des ombres par les feuilles d’un sous-bois, la diffusion de la lumière par la brume ou par les nuages…)
Avec elle, vous voyagerez léger ! Mais avec juste une bonne dose de patience pour attendre d’avoir les conditions adéquates réunies pour votre prise de vue.
Source de lumière : Les éclairages urbains
En fonction de la saison, la lumière naturelle du soleil occupera de nombreuses heures de la journée pour shooter. Mais après, il y a la nuit… avec les éclairages urbains.
Il en existe de toute sorte avec des températures de couleur différentes qui donneront des rendus colorimétriques divers. A vous de stimuler votre créativité pour pleinement en profiter.
Classiquement, on trouvera :
Les lampadaires,
Les enseignes lumineuses,
Les feux des voitures,
Les fenêtres allumées des immeubles les nuits d’hiver,
Les panneaux de signalisation lumineux
Les feux rouges,
Les éclairages dans les parkings souterrains…
Ici aussi, il n’est pas nécessaire d’emporter de matériel d’éclairage et même votre patiente sera ménagée car il est rare que le mobilier urbain change de place régulièrement. Faites des repérages puis revenez sur les lieux avec votre modèle photo.
Cependant, un trépied pourra être d’une grande aide pour éviter les flous de bougé lors de la prise de vue.
Source de lumière : Tous les types de flash
Vous pouvez les emporter partout avec vous. Avec un peu d’habitude, vous aurez la capacité de réaliser de beau setup d’éclairage pour bien mettre en valeur vos sujets.
Mais aussi être de simples objets dans ce cas de la nature-morte.
N’oubliez pas aussi les supports associés aux flashes permettant de les placer aux bons endroits, ainsi que des modificateurs de lumière pour travailler sur le rendu des ombres.
L’avantage est que vous pourrez même faire de la photo au fond d’une grotte si vous le souhaitez.
Evidemment, il faudra choisir soigneusement le matériel qui sera adapté à la situation de prise de vue et votre porte feuille s’en souviendra certainement… Mais les possibilités sont infinies !
Et puis, il y a le reste… tout le reste…
Là, je parle simplement de tout ce qui existe et qui émet de la lumière :
Bref, ici, mon propos est de vous inciter à ouvrir les yeux autour de vous et à profiter de toutes les occasions pour tenter des prises de vue dans des conditions d’éclairage insolites.
C’est aussi comme ça que vous réussirez à progresser en technique photo et en plus, vous réaliserez des photographies innovantes.
Je partage avec vous comment j’ai réalisé la prise de vue de cette graine de pissenlit en studio avec trois flashes cobras pilotés à distance. Je vous emmène avec moi, tout au long de la construction de cette photo.
Dites-moi en commentaire comment vous trouvez ce type de vidéo où je cherche à vous montrer le cheminement de réalisation d’une photographie en studio photo.