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Photomontage du mois

La révolution sanitaire due au COVID

En France, la situation sanitaire modifie profondément nos libertés. Or, le symbole de la liberté française est la prise de la Bastille en 1789 ! La devise “Liberté, Egalité, Fraternité” semble pleinement souffrir des décisions globales mettant en avant un principe de précaution démesuré face à la menace COVID19 et progressivement fait accepter au peuple une “normalité” absurde basée sur des opinions sans preuve scientifique solide ; la propagande politique prenant le dessus. Cette dernière semble, elle-même, être soumise à la propagande pharmaceutique… Pour illustrer cette situation de confusion, je me suis mis en tête de réaliser une forme de tableau numérique en détournant le célèbre tableau, “La liberté guidant le peuple”, d’Eugène Delacroix réalisé en 1830.

Explication du comment

Réalisation de l’image de base dans Blender

Pour réaliser cette illustration, j’ai été amené à reproduire en image de synthèse une représentation de la Bastille dans Blender. Pour cela, je me suis basé sur des illustrations trouvées sur Internet et sur des dimensions fournies par la page Wikipédia.

N’étant qu’un élément de décor permettant de situer un peu mieux le lieu et l’époque, je n’ai pas cherché à reproduire trop de détails.

Pour la réalisation du terrain, j’ai utilisé le nouveau système Node geometry de Blender. Celui-ci a l’avantage d’être très efficace pour facilement intégrer de manière aléatoire des pierres, des roches, des plantes ou d’autres éléments naturels pour former un décor intéressant. A celui-ci, j’ai aussi ajouté un système de particules pour produire de l’herbe sauvage.

Ensuite, j’ai choisi un éclairage exclusivement basé sur le choix d’une HDRI représentant un coucher de soleil. Celui-ci m’a permis d’obtenir facilement et rapidement une ambiance lumineuse cohérente avec l’éclairage du tableau de la Marianne.

A tout ceci, j’ai ajouté la représentation d’un drapeau français à terre. Il s’agit de l’élément principal évoquant le mal en point des valeurs françaises de la liberté, égalité et fraternité.

Une fois cette image de base réalisée avec Blender, j’ai commencé le photomontage dans Photoshop.

Réalisation du photomontage dans Photoshop

J’ai donc intégré le tableau “La liberté guide le peuple”. L’idée était de montrer le peuple se diriger vers la Bastille et ainsi faire le lien avec la Révolution Française.

Sur cette image, j’ai supprimé le drapeau de la main de la Marianne et remplacé celui-ci par un masque chirurgical en feu.

Ici, l’idée est de symboliser le ridicule des moyens mis à disposition du peuple pour combattre le COVID-19. Que ferait un masque face à la forteresse de la Bastille ?

Maintenant, il fallait évoquer le pouvoir en place et la situation sanitaire. Pour réaliser cela, j’ai décidé d’intégrer sous forme de fantômes des représentations du virus du COVID et le président de la République. Ce qui me semble intéressant, c’est que ces éléments ne sont visibles qu’en seconde lecture de l’image. Ceci donne une dynamique sous-jacente qui évoque les théories de complots multiples autour du pouvoir en place et l’impact réel du COVID-19. Le choix de la photographie de Macron le bras tendu est aussi là pour évoquer l’idée de la mainmise sur le peuple et la puissance du pouvoir en place. De manière très subtile, on dirait même que la main dépose un virus du COVID.

Enfin, pour donner un rendu plus pictural à l’ensemble, j’ai ajouté une brume atmosphérique. Ceci donne de la profondeur à la scène. J’ai aussi ajouté des textures pour donner un rendu de peinture à l’huile à l’ensemble. Ceci à l’avantage de redonner une cohérence avec le tableau de la Marianne et ainsi donne une impression que le tableau date de l’époque révolutionnaire.

Autocritique

Encore une fois, l’inspiration est venue en réalisant le travail. Au départ, je savais juste que je voulais utiliser la Bastille pour évoquer la République et la démocratie. Mais à ce moment-là, je n’avais aucune idée de ce que l’image finale pouvait représenter comme scène.

Je trouve le résultat à la hauteur de mes espérances. J’apprécie particulièrement 2 points :

  • J’aime le sens que l’image donne à mon propos. Je trouve que le message passe très bien ce qui fait que l’image est vraiment construite sur le message avant tout.
  • J’aime le rendu pictural qui sert vraiment le propos tout en donnant un aspect esthétique tranché.

Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez. Trouvez-vous, comme moi, que le message est correctement transmis dans la structuration de la scène ?

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Créativité, propulseur de motivation...

Développer sa créativité visuelle par les jeux de société

Développer sa créativité nécessite la mise en œuvre de plusieurs compétences de manière répété. Qui dit répétition, peut évoquer l’ennui ou la monotonie. Donc, comment faire pour éviter ces aspects négatifs ? Et bien en jouant… Je partage donc avec vous dans cette vidéo, un jeu de société très ludique et accessible à tout le monde pour s’entraîner à illustrer des concepts visuellement.

  • 00:00 – Introduction
  • 00:14 – Présentation du jeu
  • 01:30 – Exemple de jeu
  • 02:13 – Intérêt de ce jeu dans le cadre de notre passion visuelle
  • 03:26 – Appel à actions

Bonjour, ici Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, nous allons parler créativité à travers un jeu que j’apprécie particulièrement et qui vous aidera à développer votre capacité à créer des concepts visuels.

Sans plus attendre, ce jeu s’appelle « Imagine ». Il s’agit d’un jeu qui permet de réaliser des concepts visuels à partir de cartes transparentes.

Dans ce jeu, nous allons trouver :

  • 60 cartes transparentes
  • 6 cartes d’énigmes ; donc de concepts à faire deviner aux autres,
  • Et quelques jetons pour compter les points.

Donc c’est extrêmement rudimentaire, mais le concept est assez puissant pour ce qui est de développer notre créativité.

Prenons un exemple, les cartes énigmes, sont représentées avec 8 énigmes par face avec différents sujets. Par exemple, on a l’indice « vu à la télé » et ce qu’il faut faire deviner, c’est « le plus grand cabaret du monde ». Ça peut être « nature et animaux » et le concept à faire deviner, c’est « un requin ». Donc, il y en a 8 par face et il y a 65 cartes de ce type-là.

Pour répondre à ces questions, voici le type de carte transparente que l’on va trouver avec différents éléments, formes ou concepts imprimés dessus. C’est en les utilisant ensemble, les unes avec les autres que l’on va pouvoir développer notre concept.

Prenons un exemple relativement simple, juste pour illustre ce principe.

Supposons que l’indice est un objet et que cet objet est un chapeau.

Nous allons par exemple utiliser une barre droite et un verre que nous allons retourner et superposer pour former une forme de chapeau. Et pour que ce soit un peu plus visuel, on va utiliser une tête, ici une tête-de-mort, pour bien montrer que l’objet recherché est bien un chapeau puis qu’il se met dessus.

Ici, c’est un concept assez simple, mais comme on a pu voir sur les exemples cités que la carte d’énigmes à trouver, il est plus ou moins difficile de trouver les réponses.

Voilà, pour la présentation de ce jeu, mais ce qui m’intéresse derrière, c’est vraiment l’intérêt de ce jeu par rapport à notre passion qui est la photographie, le photomontage, l’image de synthèse et tout ce qui est production graphique.

Le fait de s’entraîner avec ce type de jeu, permet de développer des réflexes et une forme de culture visuelle de façon instinctive et d’entraîner notre cerveau à développer ce type de concept.

De cette manière-là, vous allez devenir de plus en plus créatif et des formes simples telles que illustrées sur les cartes transparentes pourront vous aider à évoquer, à penser à des concepts différents aux moments de vos prises de vue dans le cadre de vos projets personnels autour de la photo, du photomontage ou de l’image de synthèse.

C’est vraiment ce principe-là qui est important. Il n’existe pas que ce jeu-là qui va stimuler justement notre créativité. Mais celui-ci est pour moi un concept assez simple. Il se joue en famille et très facilement avec des enfants. Il crée énormément d’ambiance autour du jeu. Donc, de manière très ludique, vous pouvez vous entraîner à développer votre cerveau à cette créativité.

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La Lumière, c'est quoi ?

Savoir lire la lumière pour mieux photographier

La lumière est l’élément essentiel à la réalisation de vos photographies. C’est la raison pour laquelle savoir la lire dans l’environnement de la scène que vous souhaitez photographier, est l’un des savoir-faire à la base de cet art.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:10 – Pourquoi savoir lire la lumière est important pour mes photos ?
01:21 – Quels sont les points d’attention sur lesquels se concentrer
01:54 – Comment regarder chacun de ses éléments
01:56 – Commençons par les ombres
02:31 – Considerons maintenant les surfaces des matériaux
03:10 – Enfin, arrêtons-nous à propos du volume des objets de la scène
04:07 – Ce qu’il faut retenir…
04:29 – Mon conseil…
04:49 – Pouce vers le haut
04:53 – Abonnement YouTube
04:58 – Abonnement blog
05:05 – Sur le chemin de votre INSPIRATION

Bonjour, je suis Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com

Aujourd’hui, je partage avec vous : « Comment savoir lire la lumière pour mieux photographier »

Pourquoi savoir lire la lumière est important pour mes photos ?

Vous le savez déjà, photographier, c’est écrire avec de la lumière.

En fait, savoir lire la lumière revient à savoir choisir quel type de stylo vous allez utiliser pour écrire.

Imaginez-vous :

  • écrire une lettre avec un marqueur,
  • faire une pancarte avec un stylo bic,
  • faire une peinture avec un stylo plume…

Évidemment, en fonction de la finalité que vous cherchez à obtenir, il est important de savoir choisir l’outil le plus adapté.

Par exemple, l’éclairage est différent dans une scène dont la finalité est d’évoquer la douceur à contrario d’une scène dont le but est d’évoquer la peur.

Dans le premier cas, on cherchera une lumière douce et chaleureuse alors que dans le second cas, une lumière froide et très contrastée permettra d’obtenir des zones d’ombre dans lesquelles les détails moins visibles donneront du mystère et de l’inconnue.

Savoir lire la lumière vous permettra donc :

  • de savoir quel type de photos vous pourrez produire dans un lieu défini
  • quelle lumière chercher ou construire pour transmettre une idée préconçue
  • connaître les ajustements à faire pour obtenir la lumière la mieux adaptée à votre besoin.

Quels sont les points d’attention sur lesquels se concentrer

Qui dit lumière, dit ombre, car la lumière, c’est un peu comme le vent. Il n’est pas toujours facile de directement la voir, mais bien plus facile de voir ses effets.

Les éléments à regarder sont :

  • les ombres bien sûr,
  • les surfaces des différents matériaux de la scène
  • les volumes des objets de la scène

Apprendre à déchiffrer les effets de la lumière sur chacun de ces éléments va vous permettre de mieux comprendre l’éclairage et ainsi évaluer la qualité de la lumière.

Comment regarder chacun de ses éléments

Commençons par les ombres

Plusieurs critères sont à voir dans les ombres :

  • leur nombre pour un même objet, car cela indiquera le nombre de sources lumineuses
  • la direction puisqu’elle indiquera la position angulaire de la source de lumière par rapport à l’objet.
  • la longueur de l’ombre projetée indiquera la hauteur de la source de lumière
  • la netteté de son contour indiquera la taille relative de la source
  • la progression du dégradé de la pénombre pourra donner une information sur la distance de la source de lumière par rapport à l’objet

Considérons maintenant les surfaces des matériaux

Prêter attention aux surfaces réfléchissantes pourra donner des informations concernant la forme des sources lumineuses. C’est particulièrement utilisé en portrait quand on regarde la forme des reflets des éclairages dans les yeux du modèle par exemple.

Cependant, il faut garder à l’esprit que le rendu d’un même éclairage ne produira pas le même effet sur des surfaces et des matériaux différents. C’est la raison pour laquelle, chaque type de sujet nécessite souvent un setup d’éclairage différent et qu’il n’y a pas de modèle d’éclairage unique à toutes les scènes.

Il s’agit donc de bien regarder comment sont constitués les sujets que vous souhaitez photographier pour savoir quel type de lumière est nécessaire d’utiliser pour les représenter au mieux.

Enfin, arrêtons-nous à propos du volume des objets de la scène

Photographier revient aussi à représenter un environnement réel en 3 dimensions sur une surface en seulement 2 dimensions. On comprend donc immédiatement qu’une attention particulière aux volumes des objets de la scène est nécessaire.

Restituer les volumes à l’aide de la lumière est ce que l’on appelle le modelé.

Il repose sur la capacité du photographe à positionner correctement les ombres et les hautes lumières de manière harmonieuse dans le but de montrer distinctement les volumes du sujet.

Dans cette pratique, il est classique d’utiliser de large sources de lumière dans le but de placer des dégradés de lumière sur les sujets.

Ceci est très utilisé en photographie de nu féminin, mais aussi pour correctement dessiner les courbes en générales comme on peut en trouver sur des photos de natures mortes avec des bouteilles par exemple.

Ce qu’il faut retenir…

C’est que lire la lumière ne suffit pas, car ce n’est que la moitié du travail puisqu’il faut aussi savoir lire les sujets à photographier.

L’art de la photographie est donc de travailler à obtenir la meilleure adéquation entre la scène à photographier et la lumière disponible ou à mettre en place.

Mon conseil est d’entraîner votre regard à savoir distinguer le maximum de caractéristiques clefs de vos sujets et des effets de la lumière de manière à ce que cette vision du monde devienne un automatisme et une évidence pour vous.

Le chemin est long et difficile, mais il en vaut vraiment la peine.

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Merci beaucoup, au revoir et à bientôt

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Photomontage du mois

Pour louper l’école…

Evidemment, cette année encore, le mois de septembre est caractéristique de la rentrée des classes. C’est alors que j’ai repensé à la chanson d’Aldebert “Pour louper l’école…”. Je l’ai alors réécouté, et j’ai particulièrement été séduit par la phrase : “Manger des crayons de couleur, pour vomir un arc-en-ciel” (audible à 1’09”). Cette phrase me semblait très graphique…

Explication du comment

Pour réaliser ce photomontage, j’ai commencé à m’imaginer quelle mise en page, je pouvais faire. J’ai donc fait un petit schéma à main levée.

Sur la base de cette esquisse, j’ai listé les ressources de base qu’il me fallait rassembler :

  • La photo d’une classe,
  • Le portrait d’un enfant en train de manger des crayons de couleur,
  • Un vomi de couleur arc-en-ciel

N’ayant pas de classe d’école à disposition pour réaliser ma propre photo, je suis allé sur le site Pexels.com pour voir ce que je pouvais exploiter. J’ai donc sélectionné la photo suivante :

Elle présente les avantages de montrer une petite fille de face tout en évoquant la salle de classe en arrière-plan.

Il m’a donc fallu réfléchir comment réaliser le “vomi arc-en-ciel”. Rapidement, je me suis dit que la solution passerait par l’image de synthèse. J’ai donc modélisé dans Blender avec les fonctionnalités de “physique”, un fluide issu de la bouche de l’enfant.

L’utilisation de l’add on FSpy permet de rapidement et correctement placer la caméra en fonction des perspectives de la photographie.

L’image calculée devait prendre en considération les points suivants :

  • La surépaisseur due au cahier sur la table,
  • La profondeur de champ de la caméra,
  • L’éclairage devait être similaire à la photo de la classe.

Enfin, l’utilisation du format de fichier PNG m’a permis de facilement intégrer l’image de synthèse à la photographie grâce à la prise en compte de la couche alpha.

Comme il fallait que j’ai le même enfant dans les 2 situations : en train de manger des crayons de couleur et en train de vomir dans la classe, j’ai pris en photo ma fille dans le but de repositionner son visage sur l’enfant en classe. Le portrait est le suivant :

Il a fallu se mettre dans les mêmes conditions d’éclairage et dans la même orientation pour garantir une bonne intégration.

J’ai donc réalisé le premier photomontage dont le résultat est celui-ci :

Une fois cette première partie de faite, j’ai procédé au portrait de ma fille en train de manger les crayons de couleurs. Pour ce faire, nous sommes allés dans sa chambre pour que le fond de la photo évoque l’enfant.

Le portrait sélectionné est celui ci-dessous :

J’ai fait exprès de cadrer avec un format vertical afin d’avoir suffisamment de place pour intégrer le premier photomontage. Dans le but, d’évoquer la pensée, j’ai choisi de l’intégrer avec un masque de fusion en forme de nuage, comme dans les bandes dessinées.

Enfin, j’ai choisi des teintes différentes sur les deux partie. Une désaturation partielle pour la partie pensée dans le but de renforcer les couleurs de l’arc-en-ciel. Et des tons nuit américaine dans le portrait afin de reléguer au second plan cette partie de l’image.

Autocritique

Je me suis bien amusé à réaliser l’ensemble de ce photomontage. L’idée d’assembler deux images en une seule pour évoquer la pensée à la manière d’une bande dessinée me plaît bien.

De plus, travailler avec des ressources différentes, photo-stock, portrait réalisé soi-même et aussi de l’image de synthèse, me permet de mettre en oeuvre un ensemble de compétence et de techniques différentes mais complémentaires entre elles.

J’en tire une grande satisfaction personnelle dans le processus de création que dans le résultat final.