Pour certains types de prises de vue, il est pratique de pouvoir piloter les paramètres son appareil photo depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable. En fonction de la marque de votre appareil, ces logiciels peuvent être payants ou gratuits. Aujourd’hui, je partage avec vous un outil gratuit (qDSLRBoard) compatible avec plusieurs marques d’appareil photo et proposant de belles possibilités. Dans cette vidéo, je vous présente le logiciel et je vous montre deux fonctionnalités intéressantes.
Halloween oblige, voici mon photomontage de ce mois ! Ici, j’a réalisé un photomontage d’un château hanté avec l’association d’une photographié d’un château et une image de synthèse représentant les effets spéciaux. Entrons dans le détail de la réalisation de le reste de l’article.
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Explication du comment
Pour commencer, j’ai rassemblé les éléments de base nécessaires à la réalisation du photomontage :
Ouverture de la photographie du château. J’ai nettoyé l’image des éléments perturbateurs comme le panneau sens-interdit, les câbles électriques, le passage piéton…
Etape 2 :
J’ai ajouté le calcul de l’image de synthèse. Que j’ai travaillé avec plusieurs courbes de réglage pour ajuster la présence des éléments par rapport à l’ambiance globale. J’en ai aussi profité pour masque une partie du pied de la plante pour qu’elle passe derrière le poteau en béton.
Etape 3 :
J’ai remplacé le ciel avec la nouvelle option de Photoshop. Ainsi, j’ai donné une meilleure ambiance de crépuscule et ajouté des nuages donnant plus d’intérêt à l’image.
Etape 4 :
J’ai alors ajouté la silhouette de la sorcière dans le ciel afin d’ajouter un lien avec Halloween et j’ai agrémenté avec une ombre interne lumineuse pour lui donner un peu de relief avec l’éclairage de la lune.
Etape 5 :
J’ai donc ajouté la lune dans le ciel. Afin de mieux la fondre dans les nuages, j’ai utilisé la fonctionnalité Blendif pour refaire apparaître les nuages sombres par-dessus. J’ai aussi ajouté un effet de lueur externe pour créer un halo lumineux autour d’elle. Enfin, j’ai ajusté sa couleur pour mieux la fondre avec le ciel à l’aide d’un calque de teinte/saturation et de vibrance.
Etape 6 :
J’ai donné une ambiance nuit en ajoutant un calque global de correspondance de couleur avec le profil moonlight.
Etape 7 :
Pour finir, j’ai créé des rayons de lumière depuis la lune avec un calque de dégradé d’angle en mode bruit monochrome. Après l’avoir passé en mode de fusion superposition, j’ai ajusté son contraste avec 2 calques de courbes et un masque de fusion pour limiter sa présence dans l’image au juste nécessaire.
Voici pour info la palette des calques du fichier psd :
Auto-critique
Ce photomontage est un exercice complet mettant en œuvre toutes les techniques nécessaires à sa réalisation en termes d’outils informatiques.
Le résultat final est sympa, car il donne une vision un peu mystérieuse de la scène par les tons sombres. Ceci change des images desquelles j’ai l’habitude de faire qui sont souvent plus colorées et saturées.
L’ambiance d’halloween me semble donc bien rendue sans pour autant être entré dans le classique des citrouilles en lanterne.
Et vous qu’en pensez-vous ? Laissez-moi un commentaire en dessous de cet article. Je suis curieux d’avoir votre opinion.
En France, la situation sanitaire modifie profondément nos libertés. Or, le symbole de la liberté française est la prise de la Bastille en 1789 ! La devise “Liberté, Egalité, Fraternité” semble pleinement souffrir des décisions globales mettant en avant un principe de précaution démesuré face à la menace COVID19 et progressivement fait accepter au peuple une “normalité” absurde basée sur des opinions sans preuve scientifique solide ; la propagande politique prenant le dessus. Cette dernière semble, elle-même, être soumise à la propagande pharmaceutique… Pour illustrer cette situation de confusion, je me suis mis en tête de réaliser une forme de tableau numérique en détournant le célèbre tableau, “La liberté guidant le peuple”, d’Eugène Delacroix réalisé en 1830.
Explication du comment
Réalisation de l’image de base dans Blender
Pour réaliser cette illustration, j’ai été amené à reproduire en image de synthèse une représentation de la Bastille dans Blender. Pour cela, je me suis basé sur des illustrations trouvées sur Internet et sur des dimensions fournies par la page Wikipédia.
N’étant qu’un élément de décor permettant de situer un peu mieux le lieu et l’époque, je n’ai pas cherché à reproduire trop de détails.
Pour la réalisation du terrain, j’ai utilisé le nouveau système Node geometry de Blender. Celui-ci a l’avantage d’être très efficace pour facilement intégrer de manière aléatoire des pierres, des roches, des plantes ou d’autres éléments naturels pour former un décor intéressant. A celui-ci, j’ai aussi ajouté un système de particules pour produire de l’herbe sauvage.
Ensuite, j’ai choisi un éclairage exclusivement basé sur le choix d’une HDRI représentant un coucher de soleil. Celui-ci m’a permis d’obtenir facilement et rapidement une ambiance lumineuse cohérente avec l’éclairage du tableau de la Marianne.
A tout ceci, j’ai ajouté la représentation d’un drapeau français à terre. Il s’agit de l’élément principal évoquant le mal en point des valeurs françaises de la liberté, égalité et fraternité.
Une fois cette image de base réalisée avec Blender, j’ai commencé le photomontage dans Photoshop.
Réalisation du photomontage dans Photoshop
J’ai donc intégré le tableau “La liberté guide le peuple”. L’idée était de montrer le peuple se diriger vers la Bastille et ainsi faire le lien avec la Révolution Française.
Sur cette image, j’ai supprimé le drapeau de la main de la Marianne et remplacé celui-ci par un masque chirurgical en feu.
Ici, l’idée est de symboliser le ridicule des moyens mis à disposition du peuple pour combattre le COVID-19. Que ferait un masque face à la forteresse de la Bastille ?
Maintenant, il fallait évoquer le pouvoir en place et la situation sanitaire. Pour réaliser cela, j’ai décidé d’intégrer sous forme de fantômes des représentations du virus du COVID et le président de la République. Ce qui me semble intéressant, c’est que ces éléments ne sont visibles qu’en seconde lecture de l’image. Ceci donne une dynamique sous-jacente qui évoque les théories de complots multiples autour du pouvoir en place et l’impact réel du COVID-19. Le choix de la photographie de Macron le bras tendu est aussi là pour évoquer l’idée de la mainmise sur le peuple et la puissance du pouvoir en place. De manière très subtile, on dirait même que la main dépose un virus du COVID.
Enfin, pour donner un rendu plus pictural à l’ensemble, j’ai ajouté une brume atmosphérique. Ceci donne de la profondeur à la scène. J’ai aussi ajouté des textures pour donner un rendu de peinture à l’huile à l’ensemble. Ceci à l’avantage de redonner une cohérence avec le tableau de la Marianne et ainsi donne une impression que le tableau date de l’époque révolutionnaire.
Autocritique
Encore une fois, l’inspiration est venue en réalisant le travail. Au départ, je savais juste que je voulais utiliser la Bastille pour évoquer la République et la démocratie. Mais à ce moment-là, je n’avais aucune idée de ce que l’image finale pouvait représenter comme scène.
Je trouve le résultat à la hauteur de mes espérances. J’apprécie particulièrement 2 points :
J’aime le sens que l’image donne à mon propos. Je trouve que le message passe très bien ce qui fait que l’image est vraiment construite sur le message avant tout.
J’aime le rendu pictural qui sert vraiment le propos tout en donnant un aspect esthétique tranché.
Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez. Trouvez-vous, comme moi, que le message est correctement transmis dans la structuration de la scène ?
Le printemps est une saison particulièrement motivante pour réaliser des sorties photographiques. La nature est florissante et apporte une infinité de sujets différents à traiter photographiquement. Et puis, il y a les surprises que la nature nous soumet et que nous devons savoir saisir au vol pour en profiter. C’est finalement, une histoire comme celle-ci que je partage avec vous dans cet article.
Bonjour, ici Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com
Aujourd’hui, je partage avec vous, ma prise de vue des fleurs du printemps.
Donc, je ne suis pas allé très loin, je suis juste dans le jardin de ma maison. Et j’y ai découvert des fleurs d’arômes qui se trouvent ici. C’est celle-ci que j’ai souhaité prendre en photo. L’objectif que j’avais en sortant prendre ces photos était de faire des poses relativement longues, avec un rendu final plutôt lowkey pour créer quelque chose de différent par rapport aux photos de printemps classique plein de couleurs. De plus, j’ai aussi choisi de faire des photos de printemps en noir et blanc.
Quand je suis arrivé sur le lieu de la prise de vue, j’ai découvert que mes fleurs n’étaient pas magnifiques. En effet, quelques-unes avaient été abîmées et présenter des trous, car elles avaient été mangées par des insectes. Cependant, les fleurs d’arum m’ont quand même intéressé, car j’ai interprété leur dégradation comme une sorte de visage et une sorte de fantôme.
Bien que j’étais parti faire plutôt des photos orientées esthétismes, j’ai adapté un petit peu ce concept de manière à profiter de ce que j’ai trouvé sur le terrain.
Adapter la finalité de sa sortie photo
J’en ai donc profité pour faire une série photo pour mettre en scène cette dégradation et ces fleurs qui m’ont évoqué cette idée de fantôme. C’est à ce moment-là que tout s’est construit dans ma tête.
C’est-à-dire que le fait de faire des prises de vue plutôt lowkey et en rendu noir et blanc, finalement, j’ai trouvé que ça faisait un bon répondant par rapport aux fleurs e fantôme ou à des fantômes de fleurs. Et j’ai donc trouvé que tout ça avait une certaine cohérence.
La prise de vue
Au niveau de la prise de vue, ça été assez simple. J’étais parti avec un pied photo et un filtre ND8 pour justement faire des prises de vue à longue durée. En fait, je n’ai pas utilisé le pied et j’ai shooté à main levée. Dans le but d’isolé la fleur, j’ai choisi une grande ouverture pour réduire la profondeur de champ. Par conséquent, j’ai pu obtenir des vitesses d’obturation suffisamment rapide pour éviter des flous de bougé ou de mouvement sans même avoir besoin de démonter mon filtre ND8.
L’édition de la série photo
Au fur et à mesure de l’édition des photos, j’ai cherché à avoir une série cohérente au niveau du rendu. Le noir et blanc, n’est pas uniquement noir, mais j’ai introduit une petit dominant sépia. J’ai plutôt fait des plans rapprochés. Et j’ai alterné des photos de la fleur qui faisait fantôme avec des photos de fleur qui étaient plus belles. J’ai dû prendre une vingtaine de photos parmi lesquelles j’en ai choisi 6 pour former cette série qui à mon sens a permis de ne pas avoir trop de redondance dans mes prises de vue tout en réalisant une sorte de parcours photographique à travers cette vision. Et tout ça n’a était réalisé qu’à partir de ce petit bouquet de fleurs qui se trouve ici.
Donc, en résumé, ne vous accrochez pas trop sur le plan initial de votre sortie photo. Soyez flexible et soyez ouvert à toutes les découvertes pour adapter votre prise de vue en fonction de ce que vous pouvez trouver sur le moment.
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Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par l'effet de filet du fond ou autrement appelé effet panoramique.
La durée d’exposition est l’un des 3 paramètres permettant de bien exposer sa photographie. Pour rappel, je vous invite à aller lire l’article “L’exposition, faire-valoir de la créativité” pour comprendre comment cela fonctionne.
La durée d’exposition, c’est quoi
Il s’agit simplement du temps pendant lequel la surface photo-sensible (capteur ou film) de votre appareil photo est éclairée par la lumière de la scène. Pendant toute cette durée, la scène se trouve comme transférée. Si ce temps est trop bref, la photographie sera trop sombre, si ce temps est trop long, elle sera trop claire. Il faut donc choisir la bonne durée en fonction de l’ouverture et de la sensibilité ISO que vous aurez choisi.
Concrètement pour un Réflex, ce temps débute à l’ouverture du premier rideau et se finit à la fermeture du second rideau.
Rapidement, les rideaux sont comme des masques opaques qui permettent de protéger la surface photosensible de la lumière et des poussières. Ils se trouvent juste devant le capteur ou le film et sont cachés dernière le miroir.
Sur quoi influe le réglage de la durée d’exposition ?
Esthétiquement parlant, ce paramètre influe sur la netteté de l’image.
Si tout ce qui est visible dans le cadre de l’image est parfaitement immobile par rapport à celui-ci, chaque rayon de lumière viendra toujours impacter le même endroit du capteur. L’image qui en résultera, sera donc parfaitement nette là où vous aurez fait votre mise au point.
Maintenant, si nous avons l’appareil parfaitement immobile comme quand il est posé sur un pied photo, mais que le sujet se déplace, celui-ci va se déplacer aussi par rapport cadre de la photo. Dans ce cas-là, ce sujet pourra être flou.
Je dis bien “pourra être flou” car si son déplacement réel est insignifiant durant la durée d’exposition utilisée, ce flou ne sera alors pas visible.
Prenons l’exemple suivant : Une voiture roulant à 60km/h, de quelle distance avancera-t-elle en 1/2000e de seconde ?
60 km/h = 60 000 m/h = 6 000 000 cm/h = 1 666 cm/s => en 1/2000e de seconde, la voiture se déplace donc de moins d’1 cm (0.83 cm). Si la voiture n’est pas cadrée trop serrée, cette distance ne sera pas remarquable et la voiture sera ainsi parfaitement nette sur l’image.
Quels sont les effets secondaires ?
Le premier risque d’un mauvais choix de vitesse est d’avoir une photo totalement floue. C’est ce qui arrive lorsque la durée d’exposition est trop lente par rapport à la stabilité de l’appareil photo. C’est le fameux “flou de bougé” ! En effet, comme nous l’avons vu au chapitre précédent, si le sujet visé est trop mobile par rapport au cadre de la photo, celui-ci est flou. Et bien c’est exactement la même chose si nous faisons bouger le cadre de la photo par rapport au sujet visé : toute la photo sera floue.
Le second risque survient quand la vitesse est trop rapide. C’est le cas typique des moyens de transport comme les voitures et les avions. Quand on prend ce type de sujet avec une durée d’exposition trop courte, le sujet se trouve figé. Le problème est que la photo résultante est identique à prendre une voiture stationnée ou une maquette d’avion suspendue à un fil. Il nous manque ainsi l’impression de vitesse essentielle à la scène.
Ce deuxième cas est plus suggestif car il dépend principalement de ce qu’on l’on souhaite montrer dans son image. C’est aussi et surtout un moyen d’exprimer sa créativité.
Utilités pour les photographes
Voici quelques idées d’utilisation en rapport avec le réglage de la durée d’exposition. Cette liste n’est pas exhaustive évidemment.
Évoquer le mouvement
Filé ou panoramique
Fig. 1 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par l’effet de filé du fond ou autrement appelé effet panoramique.
Figer le sujet et évoquer le mouvement par un second élément
Fig. 2 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par les projections d’eau.
Flou de mouvement du sujet lui-même
Fig. 3 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par le flou du sujet par rapport au reste du décor.
Techniques créatives
Light Painting
Fig. 4 – Photo exemple de la technique du light Painting.
photo nocturne
Fig. 5 – Photo exemple de la technique de la pose longue pour de la photo de nuit. Ici 30 secondes d’exposition.
Photo de “fantômes”
Accessoires et Astuces
Accessoires
Les 2 principaux accessoires utiles pour bien profiter des possibilités des durées d’expositions sont les suivants :
le pied photo : il vous permettra de garder le boitier parfaitement stable même pour des durées de plusieurs minutes.
Les filtres ND : ils permettent de réduire la quantité de lumière reçu sans donner de teinte à la scène. Grâce à eux vous pourrez obtenir des temps de pose très long même en plein jour.
Une télécommande : elle permet de déclencher manuellement la photo sans risquer de faire bouger de boitier.
Astuces
Utiliser le retardateur afin de laisser l’appareil se stabiliser avant de prendre la photo quand vous déclenchez directement avec le bouton du boitier.
Utiliser la fonction “levé du miroir” ou “MuP” sur un Réflex de manière à s’assurer que le boitier soit bien stabilisé après la remontée du miroir.
En conclusion
Le champ des possibilités créatives avec les gestions des flous est immense. Je vous invite à vraiment à faire des tests avec votre appareil photo afin de vous familiariser et vous rendre compte qu’il est très facile d’être créatif par ce biais.
N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre retour d’expérience et vos découvertes.