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Ma prise de vue des fleurs du printemps

Le printemps est une saison particulièrement motivante pour réaliser des sorties photographiques. La nature est florissante et apporte une infinité de sujets différents à traiter photographiquement. Et puis, il y a les surprises que la nature nous soumet et que nous devons savoir saisir au vol pour en profiter. C’est finalement, une histoire comme celle-ci que je partage avec vous dans cet article.

Bonjour, ici Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com

Aujourd’hui, je partage avec vous, ma prise de vue des fleurs du printemps.

Donc, je ne suis pas allé très loin, je suis juste dans le jardin de ma maison. Et j’y ai découvert des fleurs d’arômes qui se trouvent ici. C’est celle-ci que j’ai souhaité prendre en photo. L’objectif que j’avais en sortant prendre ces photos était de faire des poses relativement longues, avec un rendu final plutôt lowkey pour créer quelque chose de différent par rapport aux photos de printemps classique plein de couleurs. De plus, j’ai aussi choisi de faire des photos de printemps en noir et blanc.

Quand je suis arrivé sur le lieu de la prise de vue, j’ai découvert que mes fleurs n’étaient pas magnifiques. En effet, quelques-unes avaient été abîmées et présenter des trous, car elles avaient été mangées par des insectes. Cependant, les fleurs d’arum m’ont quand même intéressé, car j’ai interprété leur dégradation comme une sorte de visage et une sorte de fantôme.

Bien que j’étais parti faire plutôt des photos orientées esthétismes, j’ai adapté un petit peu ce concept de manière à profiter de ce que j’ai trouvé sur le terrain.

Adapter la finalité de sa sortie photo

J’en ai donc profité pour faire une série photo pour mettre en scène cette dégradation et ces fleurs qui m’ont évoqué cette idée de fantôme. C’est à ce moment-là que tout s’est construit dans ma tête.

C’est-à-dire que le fait de faire des prises de vue plutôt lowkey et en rendu noir et blanc, finalement, j’ai trouvé que ça faisait un bon répondant par rapport aux fleurs e fantôme ou à des fantômes de fleurs. Et j’ai donc trouvé que tout ça avait une certaine cohérence.

La prise de vue

Au niveau de la prise de vue, ça été assez simple. J’étais parti avec un pied photo et un filtre ND8 pour justement faire des prises de vue à longue durée. En fait, je n’ai pas utilisé le pied et j’ai shooté à main levée. Dans le but d’isolé la fleur, j’ai choisi une grande ouverture pour réduire la profondeur de champ. Par conséquent, j’ai pu obtenir des vitesses d’obturation suffisamment rapide pour éviter des flous de bougé ou de mouvement sans même avoir besoin de démonter mon filtre ND8.

L’édition de la série photo

Au fur et à mesure de l’édition des photos, j’ai cherché à avoir une série cohérente au niveau du rendu. Le noir et blanc, n’est pas uniquement noir, mais j’ai introduit une petit dominant sépia. J’ai plutôt fait des plans rapprochés. Et j’ai alterné des photos de la fleur qui faisait fantôme avec des photos de fleur qui étaient plus belles. J’ai dû prendre une vingtaine de photos parmi lesquelles j’en ai choisi 6 pour former cette série qui à mon sens a permis de ne pas avoir trop de redondance dans mes prises de vue tout en réalisant une sorte de parcours photographique à travers cette vision. Et tout ça n’a était réalisé qu’à partir de ce petit bouquet de fleurs qui se trouve ici.

Donc, en résumé, ne vous accrochez pas trop sur le plan initial de votre sortie photo. Soyez flexible et soyez ouvert à toutes les découvertes pour adapter votre prise de vue en fonction de ce que vous pouvez trouver sur le moment.

Donc si vous avez aimé cette vidéo, je vous invite à cliquer sur le pouce vers le haut, à vous abonner à la chaîne YouTube et de partager celle-ci avec vous amis. Mais le top du top est de vous abonner à mon blog initiation-photo.com en scannant le QR code affiché à l’écran et vous recevrez en échange mon livre « sur le chemin de votre INSPIRATION ». Merci beaucoup, au revoir et à bientôt.

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Highkey vs Lowkey

Dans le monde de la photographie, il existe deux techniques bien connues, très proches l’une de l’autre et pourtant visuellement très différentes. Je veux parler des techniques du highkey et du lowkey. Je vous propose dans cet article, de partager avec vous quelques connaissances autour de ces deux techniques.

Que signifient ces deux termes

Highkey

Ce terme désigne une photographie dont le rendu est visuellement très clair avec de faibles contrastes.

Illustration d'une série de prises de vues en highkey
Illustration d’une série de prises de vues en highkey

Lowkey

Ce terme désigne une photographie dont le rendu est visuellement très sombre et avec de forts contrastes.

Illustration d'une série de prises de vues en lowkey
Illustration d’une série de prises de vues en lowkey

Ces deux termes désignent donc deux rendus radicalement différents en terme de tonalité. La première désignera une image dont les tonalités sont extrêmement claires, alors que la seconde désignera une image dans les tonalités sont extrêmement sombres.

Il est important de faire la différence entre le terme highkey et la surexposition ainsi que le terme lowkey et la sous-exposition. Ceci signifie que pour obtenir une image highkey, il ne suffit pas de surexposer sa photo et une image lowkey ne s’obtient pas non plus en sous-exposant sa photo.

Choix entre le highkey et le lowkey

Dans quelle situation faut-il privilégier un traitement highkey ou un traitement lowkey ?

Tel que nous l’avons vu dans le paragraphe précédent, le rendu visuel de ces deux techniques est radicalement différent.

Ceci signifie que le spectateur ne ressentira pas le même type d’émotion en regardant une image highkey ou une image lowkey.

C’est à travers cette différence, que le photographe doit faire le choix du traitement le plus adapté pour mieux servir le message qu’il souhaite transmettre.

Ressenti d’une image highkey

Ce type d’image présente des contraste très faible avec une luminosité intense ainsi que des ombres les plus douces possibles.

Ce traitement sera donc à privilégier pour transmettre :

  • Des émotions de bonheur,
  • La douceur,
  • La tendresse,
  • La joie,
  • La féminité,
  • Le renouveau,
  • Le naissance,
  • Le printemps,
  • La bienveillance…

Ressenti d’une image lowkey

Ce type d’image présente des contraste très élevé avec une faible luminosité globale et des ombres plutôt durs.

Cette fois-ci, ce traitement sera adapté pour transmettre :

  • La virilité,
  • La vieillesse,
  • L’usure,
  • L’agressivité,
  • La force,
  • La mort,
  • L’hiver,
  • La souffrance…

Quelque soient les orientations précédentes, il pourra toujours être possible d’utiliser ces traitements différemment car aucune règles n’est absolue en photographie.

focale 85 mm pour portrait
Contre-exemple concernant illustré par un portrait féminin

Comment réaliser ces images techniquement

Quel que soit le rendu que l’on choisisse, il est important que l’exposition soit correcte au moment de la prise de vue. En effet, la construction d’une photographie lowkey ou highkey se construit sur la cohérence des éléments qui forment l’image finale.

Il faudra donc associer des éléments de décor cohérent avec le traitement choisi.

Dans le cadre d’un traitement highkey

Il sera important de placer un sujet dont les teintes sont claires, devant un fond lui aussi clair et avec un éclairage projetant des ombres douces avec une luminosité globalement élevée.

Dans le cadre d’un traitement lowkey

Vous devrez mettre en évidence des éléments dont les contrastes sont élevés, avec une tonalité globalement sombre et devant un fond également sombre. Un éclairage projetant des ombres dur sera à privilégier.

Je vous invite à lire ou relire l’article sur les 7 paramètres d’une source d’éclairage pour mieux comprendre les notions d’ombre dure ou douce.

Pour rappel, ces techniques sont fréquemment utilisées dans le cadre du portrait, mais peuvent également être utilisées dans d’autres domaines de la photographie. Je vous invite à être particulièrement créatif dans le choix de vos sujets.

Je vous invite à laisser en commentaires vos remarques ainsi que vos compléments d’information éventuels.

Afin d’être averti à chaque nouvelle publication, il suffit de vous abonner à blog et ainsi recevoir gratuitement mon livre “Sur le chemin de vos INSPIRATION

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur précieux temps, pour renseigner mon sondage, dans le but que je puisse encore mieux répondre à vos besoins dans les futurs articles.

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Différence entre tonalité et exposition d’une photo

Dans mon article précédent à propos de la créativité par l’exposition, j’ai été repris sur des imprécisions et surtout par rapport à la différence entre la tonalité et l’exposition d’une photo. Je profite donc de cet article pour corriger et compléter mon propos précédent.

Définitions

L’exposition

L’exposition correspond à la quantité totale de lumière reçue par la surface photosensible. Il en existe deux distinctes :

  • L’exposition à la prise de vue,
  • l’exposition au développement de la photo.

L’objectif à atteindre lors de la première étape est de doser la quantité optimale de lumière nécessaire pour avoir la plage de tonalité la plus complète possible. Le fichier ainsi obtenu, permettra d’être travailler avec un maximum de souplesse sans risque de faire apparaît des imperfections tels que du bruit, des aplats de couleur… lors de la seconde étape.

La tonalité

La tonalité est l’aspect visuelle d’une image. Elle peut être :

  • Sombre (Lowkey),
  • Neutre
  • Claire (HighKey).

Illustration d'une série de prises de vues en lowkey
Illustration d’une série de prises de vues en lowkey

 

Illustration d'une série de prises de vues en highkey
Illustration d’une série de prises de vues en highkey

 

Distinction à faire entre exposition et tonalité

Comme nous venons de le voir ci-dessous, ces deux notions n’ont finalement rien à voir entre elles.

La première concerne l’action technique permettant de garantir l’acquisition la plus qualitative en terme de nuance de luminosité de la scène lors de la prise de vue.

La seconde, n’est que l’aspect visuel du rendu de celle-ci après développement en terme de luminosité dominante de l’image.

Quoiqu’il en soit, l’objectif de ces deux aspects est de garder la meilleure qualité de modelé possible.

 

L’erreur à ne pas commettre (comme moi)

Lors de mon mon article précédent, j’insistais sur l’importance d’avoir au final une photo retranscrivant l’ambiance que l’on avait ressenti lors de la prise de vue.

Pour ceci, il est donc nécessaire de bien définir la tonalité de l’image finale que l’on souhaite et non l’exposition comme j’ai pu l’écrire, car c’est au développement de la photo que ce choix se concrétise.

L’erreur de sous-exposer ou de sur-exposer une image engendre automatiquement et irrémédiablement une détérioration de la qualité de celle-ci sans capacité ultérieure de la corriger.

Par contre, une photo correctement exposée, c’est à dire contenant l’intégralité des informations dans les tons sombres comme dans les tons clairs, permettra de subir avec un minimum de dégradation le post-traitement pour rendre l’ambiance souhaitée.

 

Illustration des dégradations

Apparition du bruit numérique suite à la remontée des bases lumières

Illustration de l'apparition du bruit numérique dans les ombres rehaussées.
Illustration de l’apparition du bruit numérique dans les ombres rehaussées.

Apparition des aplats de couleurs

Illustration de l'apparition des aplats de couleur dans les hautes lumières récupérées.
Illustration de l’apparition des aplats de couleur dans les hautes lumières récupérées.

 

Ce que je retiens de cette expérience

Il n’est jamais agréable de se faire reprendre par qui que ce soit. Mais ce n’est qu’un mauvais moment nécessaire à passer pour profiter d’une suite plus positive et épanouissante.

Ne pas rester campé sur ses positions et accepter d’accueillir le dialogue permet d’apprendre de ses erreurs et ainsi progresser. Dans ce type de situation, il est nécessaire d’être en présence de deux états d’esprits constructifs. Je tiens donc à particulièrement remercier Julien Colant pour avoir fait preuve d’altruisme à mon égard en prenant le temps de développer son propos initial.

Je considère avoir progresser dans mon savoir photographique. C’est pourquoi j’en profite pour ‘m’auto-féliciter » d’avoir été capable de me remettre en question le moment venu.

Je vous invite donc à faire de même si l’occasion se présente à vous. Il est clair que ce n’est pas facile à faire, mais c’est le bon prix à payer pour grandir dans nos passions.

L’expression « se dépasser » prend tout son sens ici.