Réaliser de la modélisation 3D nécessite de longues heures de travail. Il est donc primordial d’avoir le meilleur retour sur investissement de l’énergie que vous avez fourni. L’idée de cette semaine est donc de vous montrer comment bénéficier sur le long terme de l’ensemble du travail que vous fournissez sans ce logiciel de modélisation 3D. L’astuce se nomme l’explorateur d’assets.
La simple présence d’un photographe et de photographier peut influencer l’authenticité de la scène que l’on cherche à immortaliser. C’est pourquoi, photographier discrètement est un fort avantage dans de telles circonstances. Dans cette vidéo, je vous explique les aspects techniques pour réaliser des photographies nettes sans avoir à regarder dans le viseur ou sur l’écran de votre appareil photo. C’est idéale pour la photographie de rue notamment.
Je partage avec vous comment j’ai réalisé la prise de vue de cette graine de pissenlit en studio avec trois flashes cobras pilotés à distance. Je vous emmène avec moi, tout au long de la construction de cette photo.
Dites-moi en commentaire comment vous trouvez ce type de vidéo où je cherche à vous montrer le cheminement de réalisation d’une photographie en studio photo.
Utiliser quelques techniques photographiques permet d’apporter de l’intérêt à vos photographies. Ici, je partage avec vous les techniques de zooming et de filet qui permettent d’introduire de la dynamique dans e rendu de l’image.
Les techniques de zooming ou de filet reposent sur le même principe.
Introduire un flou de mouvement dans l’image produite
Principalement sur le fond et non sur le sujet
Rappel : Le flou se créé suite à un déplacement enregistré par l’appareil photo entre un sujet et le cadre de la photo.
Si le sujet mobil reste fixe dans le cadre, c’est le fond qui sera mobil par rapport au cadre.
Illustration du filet
Technique du Filet revient dont à suivre le sujet dans le cadre.
1/50s – F/14 – 100ISO – 200mm
Illustration du zooming
Le zooming revient à créer un flou de mouvement du centre vers les bords de la photo en modifiant la focale de l’objectifs par la rotation de la bague du zoom. Le centre est plus net que les bords.
1/30s – F/16 – 100ISO – « 50mm »
Remarques
Le filet est réalisable avec tous les types d’appareil photo du moment que le photographe puisse agir pour obtenir une vitesse suffisamment base pour engendrer le flou de mouvement.
Le zooming nécessite d’utiliser un objectif de type zoom pour pouvoir agir sur la bague de zoom durant la prise de vue dont la vitesse est suffisamment base pour engendrer le flou de mouvement.
Ces deux techniques nécessitent un minimum d’entrainement pour suffisamment stabiliser le sujet dans le cadre ou au centre dans le cas du zooming
Finalité de ces deux techniques
Permet de dynamiser un sujet trop statique
Évoque le mouvement dans la photographie
Permet de renforcer le message d’une photo :
Dans l’exemple du jetski, le filet affiche visuellement à haute vitesse de l’engin.
Dans l’exemple du guitariste, le zooming apporte la notion du fort volume du son.
La vitesse synchro flash peut paraitre un paramètre anodin pour de nombreux photographes qui n’utilisent pas régulièrement des flashes. Cependant, dès qu’on les utilise en lumière ambiante, ce paramètre peut devenir un réel casse-tête pour gérer les situations.
Comme je l’ai déjà décrit dans la fiche PDF du Focus du Jour concernant le fonctionnement des appareils photo, l’obturateur des boitiers reflex fonctionne avec 2 rideaux.
Leurs déplacements étant mécaniques, quand il est nécessaire d’exposer la photo avec une durée très courte (<1/250s) les 2 rideaux ne se déplacent plus l’un après l’autres, mais se déplacent en même temps.
Dans ce cas, lors de l’émission du flash de lumière, seule la portion du capteur découverte à ce moment est exposée correctement.
La vitesse synchro-flash est donc cette valeur limite de 1/250 à ce jour
En quoi cette limite pose problème ?
Quand l’ensemble de l’éclairage de la scène est réalisé exclusivement avec des flashes en studio, il n’y a aucun problème, puisque le réglage de l’exposition se fait principalement par l’ouverture et la puissance ces flashes.
Cependant, quand on utiliser le flash en plein jour avec la lumière naturelle, là, c’est plus compliqué.
En gros, l’ouverture du diaphragme permette d’influer l’éclairage de la lumière naturelleet l’éclairage de la lumière des flashes
Alors que la vitesse va influer uniquement sur la lumière naturelle
Dans ce cas, si l’on souhaite atténuer fortement la lumière naturelle sans impacter la lumière des flashs, il faut augmenter la vitesse ! Mais là, on est limité à 1/250 !! Le plafond est très bas !
Comment solution ce problème ?
Utiliser non plus des flashes, mais des lumières continues. Malheureusement, ce type d’éclairage est très onéreux. Ce sont ceux utilisés pour le cinéma.
Alors les fabricants de flash ont inventé les mode FP (Nikon) ou HSS (Canon).
Avec ce mode, le flash produit non plus 1 seul flash, mais une succession de flashes durant toute la durée d’exposition. Le problème, est que la puissance disponible du flash s’en trouve très amoindri.
Enfin, il est possible de monter un filtre ND (gris neutre) pour baisser le niveau global de luminosité entrant dans l’objectif, mais dans ce cas, il faut des flashes très puissant pour compenser l’écart.
Choisir le mode d’exposition PSAM de votre appareil photo revient à lui indiquer comment il doit fonctionner pour réaliser l’exposition correcte de vos photos. Je vous explique leurs différences ainsi que les risques associés à leurs usages.
Fiche PDF – Pourquoi le posemètre de l’appareil n’est pas infaillible et quelles sont les situations qui le pièges
Il s’agit du mode de fonctionnement de l’appareil photo pour le réglage de l’exposition des photos.
P : Mode Auto programmé
S : Mode Auto à priorité vitesse (S comme Speed)
A : Mode Auto à priorité ouverture (A comme Aperture)
M : Mode Manuel
L’Automatisme
De nos jours, tous les appareils photos possède un posemètre intégré.
L’appareil est donc capable de définir lui-même le niveau d’exposition adéquate de la photographie.
En fonction, du mode d’exposition PSAM choisi par la photographie, l’appareil va exploiter le résultat fourni par son posemètre.
P : Mode Auto programmé
Dans ce mode, le photographie ne s’occupe pas du tout de l’exposition de la photographie.
Ce n’est pas appareil qui fait tout.
Mais…
Il reste à la charge du photographe le choix le couple de vitesse/ouverture qu’il souhaite utiliser.
Dans le but que privilégier la profondeur de champ ou le niveau de flou de mouvement.
S : Mode Auto à priorité vitesse (S comme Speed)
Ici, le photographe, dois lui-même saisir la vitesse, c’est-à-dire la durée d’exposition de la photographie.
De son côté, l’appareil détermine automatiquement l’ouverture du diaphragme en fonction de son posemètre.
Dans ce mode, il est possible que votre exposition soit erronée. Par exemple, si la vitesse choisie nécessite une ouverture f/1.8 mais que votre objectif n’ouvre que jusqu’à f/2.8, la photo sera sous-exposée.
A : Mode Auto à priorité ouverture (A comme Aperture)
Ici, c’est le cas inverse au précédent.
Le photographie saisie l’ouverture
L’appareil calcul automatiquement la vitesse
La plage de choix possible en vitesse étant largement plus grande que celle des ouvertures de diaphragme, le risque ici est d’avoir une photo floue pour cause de vitesse trop lente.
M : Mode Manuel
Dans ce mode, l’appareil ne fait plus rien et tout repose sur ces informations saisies par la photographie.
Ici, le risque de photo floue, surexposée ou sous-exposée est présent.
Cependant, une fois maitrisé, ce mode est très pratique pour garantir une uniformité des expositions sur une même série de photos. Ceci est un réel avantage lors du post-traitement des photos.
Illustration de l'article à propos des fresques lumineuses
Les fresques lumineuses est une technique permettant de projeter des images, animées ou pas, sur des volumes tels que des monuments par exemple. Cette technique s’appelle aussi mapping vidéo ou projection illusionniste. Couramment utilisé dans les spectacles nocturnes comme lors de la fête des Lumières à Lyon, je partage avec vous, comment les prendre en photo.
Analyse de la situation
Comme rapidement évoqué ci-dessus, les fresques lumineuses se font la nuit. Ci-dessous, voici les caractéristiques clés de ce type d’événement :
Nuit,
Images lumineuses
Images très souvent animées
Images de grande taille
Foule de spectateurs
Angle de vue en contre-plongée
J’attire votre attention sur le fait de toujours chercher à faire un tour d’horizon des conditions typiques de prise de vue des scènes que vous souhaitez photographier afin d’en bien comprendre les contraintes. Ainsi, cette anticipation vous permettra, une fois le moment venu sur le terrain, de réaliser les réglages nécessaires pour obtenir rapidement des photos techniquement bonnes. Par conséquent, vous serez totalement disponible pour vous concentrer sur la composition de vos prises de vues.
Gestion des contraintes identifiées
Afin de partager avec vous mon processus de réflexion, je vais exposer, point après point, le cheminement de ma pensée.
Nuit
Dès que je pense à la nuit, je pense naturellement pose longue et un trépied me vient en tête immédiatement. Cependant, quand je me projette mentalement avec mon trépied dans les conditions de l’évènement décrites ci-dessus, je m’imagine embarrassé par mon trépied au milieu d’une foule dense de spectateurs.
Il me vient alors en tête, la fameuse heure bleue où il y a plus de lumière ambiante et surtout l’idée d’un équilibre subtil entre la lumière naturelle et les lumières artificielles. Cette heure devrait permettre de mieux mettre en valeur l’environnement de la projection.
Équilibre des lumières artificielles avec les lumières naturelles au moment de l’heure bleue
Images lumineuses
L’aspect lumineux des images me fait penser à la Lune. Ceci me rappelle qu’en termes de réglages de vitesse, il est souvent nécessaire de limiter la lumière que celle-ci reflète, pour ne pas simplement obtenir un cercle blanc cramé au milieu d’un fond sombre.
De ces deux premiers points, je me dis qu’il ne faudra certainement pas trop monter en sensibilité ISO et pour éviter un contraste lumineux trop fort, qu’il faudra privilégier les prises de vue à l’heure bleue pour profiter d’un certain équilibre avec les zones des monuments non couvert par la fresque lumineuse.
Images animées
Dès que je pense mouvement, je pense vitesse d’obturation élevée et par conséquent du besoin de suffisamment de lumière pour une exposition correcte.
Cet aspect renforce mon idée de prise de vue à l’heure bleue et me fait envisager une montée en sensibilité ISO qui sera peut-être nécessaire, mais qui risquera de dégrader la qualité visuelle de la photo par l’introduction de bruit numérique.
illustration de l’animation des fresques lumineuses
Images de grande taille
En fonction de l’agencement des lieux de projections, il risque de ne pas avoir trop de recul pour permettre de cadrer l’intégralité des façades illuminées avec une focal standard. J’en déduits, qu’il faudra penser à emmener avec moi une focale grand-angle pour mieux gérer cette contrainte.
Foule de spectateurs
Si je résume un peu ma réflexion jusqu’à présent, voici ce qu’il en ressort :
Prise de vue à mains levées sans trépied,
Pas de prise de vue en pose longue,
Vitesse d’obturation même relativement élevée pour figer les images animées,
Privilégier les prises de vues à l’heure bleue pour équilibrer les lumières artificielles et naturelles,
Sensibilité ISO éventuellement posée,
Usage éventuel d’un grand-angle pour être dans la capacité de cadrer l’ensemble des scènes projetées.
Je me rends donc compte, que toutes ces solutions semblent bien compatibles avec une foule dense autour de moi.
De plus l’usage d’un grand-angle devrait m’aider à rester au premier rang, si j’en ai la possibilité pour éviter de partiellement masquer la scène par des spectateurs au premier plan.
Angle de vue en contre-plongée
Vient maintenant l’aspect du point de vue en contre-plongée. Si je suis au grand-angle et très proche des bâtiments, mes photos risques de présenter des lignes de fuites extrêmement convergentes.
Cette contrainte sera certainement la plus difficile à traiter.
Pour l’heure, je ne vois que trois solutions possibles :
Rechercher à chaque fois des points de vue le plus élevé possible afin d’être le plus en face possible pour limiter cet effet. Cependant, même si je cherche ce type de solution, je suis certain qu’il n’y aura aucune garantie de les trouver sur partout.
Miser sur le post-traitement afin de corriger à postériori les photos. Malheureusement, cela ne peut se faire qu’au prix d’une perte de qualité car de nombreux pixels seront perdus lors des recadrages.
En faire un style photographique en cherchant les angles les plus adaptés pour bien gérer les lignes de fuite. Peut-être que ce serait effectivement la meilleure solution. Dit autrement, faire un point fort de sa pire contrainte…
Mise en valeur de la dynamique de l'artiste par un flou de mouvement.
Faire de la photo de concert est un excellent exercice pour bien apprendre à maîtriser son matériel. En effet, les conditions de lumière sont difficiles car globalement faible et en constante évolution ! Je partage avec vous quelques conseils pour que vous puissiez vous y essayer.
Mise en valeur de la dynamique de l’artiste par un flou de mouvement.
1. Ciblez des événements régionaux
Pour les artistes musicaux, faire des concerts est l’une des choses les plus importantes, car c’est ici qu’ils créaient leur notoriété et leur relation avec le public. Leur image est donc très importante ce qui a pour conséquence que les artistes connus doivent avoir confiance dans le photographe pour s’assurer qu’il ne dégradera pas leur image.
Dans le cas des artistes moins connus, la situation est différente. La plupart d’entre eux, sont justement à la recherche de relativement bonnes images pour faire leur promotion. Et c’est là où vous pouvez intervenir pour vous entraîner à ce domaine de la photographie.
Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.
2. Présentez-vous aux artistes et au régisseur de scène
Réaliser un concert est un moment de plaisir pour les artistes, mais aussi de stress. Mais c’est aussi le cas pour le régisseur de scène. En effet, chacune des deux parties a pour mission de réaliser la prestation la plus parfaite possible pour le plaisir des spectateurs.
Que se soient les artistes ou les techniciens, ils ont tous une multitude de paramètres à prendre en compte. Il est donc évident que si vous souhaitez réaliser des photos sans vous êtes présenté avant, vous serez considéré comme un élément perturbateur.
Il est donc important de se présenter avant le spectacle, afin que ces personnes sachent à qui ils ont à faire.
Présentez-vous simplement, expliquez votre démarche, évoquer avec eux la liberté de mouvements que vous souhaiteriez avoir afin qu’ils vous les autorisent ou non. (Fosse juste devant la scène, accès à l’arrière-scène, accès à la scène, …)
N’hésitez pas non plus à proposer au régisseur de scène un signe discret qu’il pourra vous faire afin de vous signaler de quitter un lieu de la scène ou de stopper immédiatement une action que vous auriez entrepris qu’il jugerait sur le moment non-tolérable.
Quels que soient les échanges et l’issue de cette conversation, il est absolument primordial de rester courtois et de respecter le choix du régisseur de scène ou des artistes. Ce sont eux qui ont la responsabilité de la qualité du spectacle et en aucun cas vous devez perturber leur travail.
Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.
3. Expliquer aux artistes votre démarche photographique
Le point commun entre un photographe, un chanteur et un musicien et qu’ils sont tous des artistes. Ce point clé est très intéressant pour leur faire comprendre vos attentes autour de la photographie. Décrivez le style de photo que vous avez l’habitude de réaliser, ou que vous chercherez à réaliser avec eux. N’hésitez pas non plus à leur montrer des photos déjà réalisées. La qualité de votre book photos permettra de les rassurer quant à votre capacité de produire de belles images et les incitera à accueillir plus positivement votre démarche.
Ce premier contact, vous permettra de créer un lien entre les artistes et vous. Ceci sera un point fort lors de la réalisation de vos photos, car ils seront alors plus enclins, à jouer le jeu face à votre objectif le moment venu..
Mise en avant d’un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l’instrument.
4. Définissez le deal entre vous et les artistes avant le spectacle
Dans le contexte de stress que connaissent les artistes avant leur spectacle, il est important de ne pas leur ajouter de zones d’ombre quant à votre prestation. Il est alors intéressant pour eux et pour vous de bien définir le deal entre vous. Laissez-leur votre carte de visite et expliquez-leur comment et à quelle échéance, ils pourront récupérer quelques clichés du concert.
D’une certaine manière, le fait de laisser vos coordonnées dès le départ, et un acte qui leur permettra de prendre confiance en vous et de les rassurer. N’hésitez pas non plus à leur demander leurs coordonnées en expliquant que, de toute façon, vous les contacterez pour leur envoyer les photos dues.
Je vous invite aussi à leur demander quel type de photos, ils seraient intéressés d’avoir. Sur la base de cette question, il vous sera alors plus facile de négocier certains accès auprès du régisseur puisque la demande sera validée par les artistes eux-mêmes.
Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.
5. Prise de vue
Votre présence ne doit en aucun cas perturber le spectacle. De ce fait, je vous conseille de ne jamais utiliser de Flash. Privilégier les éclairages de scène s’ils existent, où la lumière disponible ambiante.
N’emmenez pas avec vous énormément de matériel. En fonction des accès que le régisseur de scène vous aura donné, il vous sera facile de définir les longueurs focales dont vous aurez besoin. Classiquement un zoom de type 24-70 est largement suffisant. Si vous souhaitez réaliser des gros plans utiliser un zoom 70-200, et si vous êtes plutôt intéressé par les plans larges, opter pour une optique grand-angle entre 14 et 17 mm.
Mettez-vous d’accord avec le régisseur de scène, afin de définir un endroit où vous pourrez laisser votre sac en sécurité mais suffisamment accessible pour vous afin de réaliser vos changements d’objectifs.
Pendant le moment de vos prises de vue, ne vous embarrassez pas de matériel inutile et ne gardez en aucun cas votre sac à dos sur vous pendant la prestation.
Mise en valeur des détails de la guitare par l’emploi du noir et blanc.
6. Les réglages de l’appareil
Dans le cas où vous réalisez des photos d’un concert avec de nombreux éclairages, je vous conseille de régler votre appareil photo sur le mode manuel. La raison en est que, en fonction de votre position et de l’évolution des éclairages, votre posemètre risquera de ne pas savoir sur quel pied danser. Le fait de régler par tâtonnement vos réglages d’ouverture et de vitesse au début du concert, vous permettra de garder une ambiance relativement homogène sur toute votre série.
Chercher à régler votre niveau d’ISO le plus bas possible afin de garder la qualité d’image la moins bruitée et d’ajuster votre couple vitesse/diaphragme en fonction des effets rechercher. Il peut notamment être intéressant de garder une vitesse relativement lente afin de retransmettre la notion de mouvement de scène des artistes par exemple.
Illustration de l'article concernant le réglage des sources de lumières en photographie de studio.
Dans les conditions courantes de la photographie, nous avons l’habitude de parler du triangle de l’exposition. Dans le cadre de la photo de studio, ce triangle est en réalité un carré. En effet, le photographe peut gérer un quatrième paramètre dans le cadre de son studio photo. Il s’agit de la lumière elle-même. Dans cet article, je vous propose de partager avec vous les différentes étapes pour régler les sources lumineuses en photo de studio.
Rappel sur les paramètres de l’exposition
Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des paramètres de l’exposition une photo. Pour cela, je vous propose de lire avant l’article en question sur mon blog.
Comme vous avez pu le constater dans cet article, je n’ai pas évoqué le réglage des sources lumineuses. Ceci est normal, car dans la vie de tous les jours, le photographe doit s’adapter à la luminosité disponible de la scène qu’il souhaite photographier.
Dans le cadre de la photo de studios, le photographe a le plein pouvoir sur l’éclairage de la scène qu’il réalise. C’est pourquoi le quatrième paramètre de réglage de son exposition est la puissance lumineuse de ces sources.
En résumé, le photographe du studio peut jouer sur les quatre paramètres suivants :
La vitesse d’obturation,
L’ouverture du diaphragme,
La sensibilité ISO,
La puissance des sources lumineuses.
Les paramètres de l’exposition dans le contexte de la photographie de studio.
Choix des paramètres d’exposition
Bien que le photographe ait accès à l’intégralité des paramètres de réglage de l’exposition tels que rappelé dans le paragraphe précédent, l’intérêt du photographe de studio et les contraintes techniques définissent ses choix.
Réaliser une belle photo de studio est d’avoir la qualité d’image la plus propre possible. ; autrement dit avec le moins de bruit visible. Par conséquent, il choisira la sensibilité ISO native la plus faible possible. En fonction de votre boîtier, vous choisirez donc 50 ISO, 100 ISO voire 200 ISO.
L’objectif du photographe du studio est de totalement construire l’éclairage de la scène. Il doit donc réaliser des réglages permettant de totalement effacer la luminosité ambiante de son studio. Pour ce faire, il devra donc choisir les paramètres de sorte à obtenir une photographie totalement noire sans déclenchement de ses sources lumineuses.
Parallèlement à ceci, les contraintes techniques obligent à limiter la vitesse d’obturation à la vitesse de synchronisation des flashes. De façon courante, la vitesse de synchronisation est inférieure ou égale à 1/250 de seconde. Enfin, il finira par régler l’ouverture du diaphragme de manière à obtenir cette première photo noire.
En résumer, le photographe de studio choisira les paramètres suivants :
Il choisira la sensibilité ISO la plus faibles que délivre son boîtier nativement.
Il réglera la vitesse d’obturation en accord à la vitesse de synchronisation de ses flashes.
Enfin, il adaptera le réglage de l’ouverture du diaphragme pour obtenir une photo totalement noire.
C’est seulement à partir de ce moment, que le photographe commencera à construire l’éclairage de sa scène en jouant sur la manipulation des sources lumineuses.
Manipulation des sources lumineuses
La maîtrise technique du photographe du studio est de savoir manipuler les sources lumineuses afin de construire artistiquement l’éclairage de son sujet. Pour se faire, il pourra agir de différentes manières :
Régler la puissance des flashes,
Éloigner ou rapprocher les sources lumineuses du sujet,
Utiliser des modificateurs de lumière,
Définir la direction de la lumière.
L’ensemble de ces manipulations, permet de définir ce que l’on appelle « la qualité de la lumière ». Pour mieux comprendre ce terme, je vous invite à lire l’article en question à propos des 7 paramètres d’une source lumineuse.
Étapes à suivre pour régler les sources lumineuses
Dans notre monde, nous avons une seule source de lumière prédominante : le soleil. Ceci a fortement façonné notre vision de l’éclairage et nous impose d’une certaine manière à avoir une seule source d’éclairage principale.
La première étape consiste à positionner cette première source de lumière par rapport au sujet. En fonction du positionnement de l’éclairage, le sujet pourrait être éclairé :
de face,
de ¾,
deux côtés,
ou en contre-jour.
Rendu de l’éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.
La seconde étape consiste à affiner l’orientation de la source lumineuse afin d’ajuster précisément le positionnement de la frontière entre la lumière et son ombre que l’on appelle la pénombre.
La troisième étape est la plus importante. C’est en jouant sur la taille perçue de la source lumineuse par le sujet qu’il est possible de durcir ou d’adoucir cette zone de pénombre. Pour se faire, on pourrait utiliser et modificateurs de lumière et/ou rapproché ou éloigner la source lumineuse par rapport aux sujets. Plus la source lumineuse semble grande pour le sujet est plus les ombres seront douces, c’est-à-dire avec une transition progressive de la lumière à l’ombre. Alors que si la source lumineuse est petite, les ombres se feront alors dures avec une transition très brutale entre l’ombre et la lumière. Rapprocher une source lumineuse du sujet la fera paraître plus grande alors que l’éloigner du sujet la fera apparaître plus petite.
La quatrième et dernière étape consiste à régler la puissance lumineuse du flash pour obtenir une exposition conforme aux attentes.
Comparaison entre une ombre dur et douce.
En fonction du décor dans lequel le sujet se trouve, il sera peut-être utile d’ajouter d’autres sources lumineuses pour les raisons suivantes :
Détacher le sujet du fonds,
Attirer le regard sur un détail précis,
Apporter des couleurs à l’aide de gels dans la scène,
Projeter des ombres décoratives…
Trucs et astuces
Si vous avez la possibilité de dédier une pièce pour réaliser un studio photo, il est souvent intéressant de peindre l’intégralité des murs de celle-ci en noir. De cette manière, vous éviterez d’avoir des réflexions lumineuses qui viendrait perturber la construction de votre éclairage.
De même une ambiance faiblement lumineuse d’un studio photo, ne permettra de travailler avec des sources lumineuses moins puissantes, car il vous sera plus facile d’obtenir votre première image totalement noire.
Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par l'effet de filet du fond ou autrement appelé effet panoramique.
La durée d’exposition est l’un des 3 paramètres permettant de bien exposer sa photographie. Pour rappel, je vous invite à aller lire l’article “L’exposition, faire-valoir de la créativité” pour comprendre comment cela fonctionne.
La durée d’exposition, c’est quoi
Il s’agit simplement du temps pendant lequel la surface photo-sensible (capteur ou film) de votre appareil photo est éclairée par la lumière de la scène. Pendant toute cette durée, la scène se trouve comme transférée. Si ce temps est trop bref, la photographie sera trop sombre, si ce temps est trop long, elle sera trop claire. Il faut donc choisir la bonne durée en fonction de l’ouverture et de la sensibilité ISO que vous aurez choisi.
Concrètement pour un Réflex, ce temps débute à l’ouverture du premier rideau et se finit à la fermeture du second rideau.
Rapidement, les rideaux sont comme des masques opaques qui permettent de protéger la surface photosensible de la lumière et des poussières. Ils se trouvent juste devant le capteur ou le film et sont cachés dernière le miroir.
Sur quoi influe le réglage de la durée d’exposition ?
Esthétiquement parlant, ce paramètre influe sur la netteté de l’image.
Si tout ce qui est visible dans le cadre de l’image est parfaitement immobile par rapport à celui-ci, chaque rayon de lumière viendra toujours impacter le même endroit du capteur. L’image qui en résultera, sera donc parfaitement nette là où vous aurez fait votre mise au point.
Maintenant, si nous avons l’appareil parfaitement immobile comme quand il est posé sur un pied photo, mais que le sujet se déplace, celui-ci va se déplacer aussi par rapport cadre de la photo. Dans ce cas-là, ce sujet pourra être flou.
Je dis bien “pourra être flou” car si son déplacement réel est insignifiant durant la durée d’exposition utilisée, ce flou ne sera alors pas visible.
Prenons l’exemple suivant : Une voiture roulant à 60km/h, de quelle distance avancera-t-elle en 1/2000e de seconde ?
60 km/h = 60 000 m/h = 6 000 000 cm/h = 1 666 cm/s => en 1/2000e de seconde, la voiture se déplace donc de moins d’1 cm (0.83 cm). Si la voiture n’est pas cadrée trop serrée, cette distance ne sera pas remarquable et la voiture sera ainsi parfaitement nette sur l’image.
Quels sont les effets secondaires ?
Le premier risque d’un mauvais choix de vitesse est d’avoir une photo totalement floue. C’est ce qui arrive lorsque la durée d’exposition est trop lente par rapport à la stabilité de l’appareil photo. C’est le fameux “flou de bougé” ! En effet, comme nous l’avons vu au chapitre précédent, si le sujet visé est trop mobile par rapport au cadre de la photo, celui-ci est flou. Et bien c’est exactement la même chose si nous faisons bouger le cadre de la photo par rapport au sujet visé : toute la photo sera floue.
Le second risque survient quand la vitesse est trop rapide. C’est le cas typique des moyens de transport comme les voitures et les avions. Quand on prend ce type de sujet avec une durée d’exposition trop courte, le sujet se trouve figé. Le problème est que la photo résultante est identique à prendre une voiture stationnée ou une maquette d’avion suspendue à un fil. Il nous manque ainsi l’impression de vitesse essentielle à la scène.
Ce deuxième cas est plus suggestif car il dépend principalement de ce qu’on l’on souhaite montrer dans son image. C’est aussi et surtout un moyen d’exprimer sa créativité.
Utilités pour les photographes
Voici quelques idées d’utilisation en rapport avec le réglage de la durée d’exposition. Cette liste n’est pas exhaustive évidemment.
Évoquer le mouvement
Filé ou panoramique
Fig. 1 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par l’effet de filé du fond ou autrement appelé effet panoramique.
Figer le sujet et évoquer le mouvement par un second élément
Fig. 2 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par les projections d’eau.
Flou de mouvement du sujet lui-même
Fig. 3 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par le flou du sujet par rapport au reste du décor.
Techniques créatives
Light Painting
Fig. 4 – Photo exemple de la technique du light Painting.
photo nocturne
Fig. 5 – Photo exemple de la technique de la pose longue pour de la photo de nuit. Ici 30 secondes d’exposition.
Photo de “fantômes”
Accessoires et Astuces
Accessoires
Les 2 principaux accessoires utiles pour bien profiter des possibilités des durées d’expositions sont les suivants :
le pied photo : il vous permettra de garder le boitier parfaitement stable même pour des durées de plusieurs minutes.
Les filtres ND : ils permettent de réduire la quantité de lumière reçu sans donner de teinte à la scène. Grâce à eux vous pourrez obtenir des temps de pose très long même en plein jour.
Une télécommande : elle permet de déclencher manuellement la photo sans risquer de faire bouger de boitier.
Astuces
Utiliser le retardateur afin de laisser l’appareil se stabiliser avant de prendre la photo quand vous déclenchez directement avec le bouton du boitier.
Utiliser la fonction “levé du miroir” ou “MuP” sur un Réflex de manière à s’assurer que le boitier soit bien stabilisé après la remontée du miroir.
En conclusion
Le champ des possibilités créatives avec les gestions des flous est immense. Je vous invite à vraiment à faire des tests avec votre appareil photo afin de vous familiariser et vous rendre compte qu’il est très facile d’être créatif par ce biais.
N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre retour d’expérience et vos découvertes.