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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment exploiter les ombres en photographie

Exploiter les ombres en photographie est un bon moyen de votre caisse à outils photographique pour transmettre des idées dans vos images. Je partage ça avec vous dans cette vidéo.

Bonjour, je suis Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, je partage avec vous :

« Comment exploiter les ombres en photographie »

Première utilité : profiter d’un autre point de vue

Pour rappel, une ombre est géométriquement définie par 4 paramètres :

  • La forme du sujet
  • La direction de la lumière
  • La taille relative de la source de lumière par rapport au sujet
  • et la forme de la surface sur laquelle l’ombre du sujet est projetée

L’exemple classique des alliances est parfait pour illustrer ce propos.

Ici, nous avons :

  • les sujets qui sont les alliances en elles-mêmes,
  • la direction de la lumière qui est en contre-jour,
  • une faible taille de la source de lumière, car les ombres sont bien marquées,
  • la surface de projection est formée par la reliure d’un livre.

A la lecture de l’image, on comprend bien que les alliances représentent le couple de jeunes mariés.

Mais la représentation en forme de coeur de leurs ombres symbolise leur amour réciproque.

Dans cette photo en particulier, ce dernier point est clairement indiqué et renforcé par la netteté de la profondeur de champ sur le mot « Amoureux ».

L’exploitation de la règle des tiers a aussi permis d’exploiter les points forts pour optimiser le placement de chacun des trois éléments principaux.

La finalité de cette prise de vue est qu’il y a bien deux points de vue dans cette même image. C’est-à-dire :

  • la vision du spectateur qui grâce à l’effet de profondeur de champ distingue immédiatement les alliances et le mot « Amoureux »,
  • et la vision du couple qui est concrétisé par la forme de l’ombre projetée en forme de coeur.

Seconde possibilité : générer une ambiance spécifique en apportant un aspect graphique

Les ombres sont souvent utilisées pour profiter de l’aspect graphique qu’elles peuvent apporter. C’est d’ailleurs l’utilité des photophores dans la vie de tous les jours et surtout des gobos ou projecteurs en photographie de studio.

Cette photo représente simplement un lustre photographié en contre-plongée totale. Tout son intérêt repose sur l’aspect graphique créé par les ombres portées du lustre sur le plafond. Le cadrage centré et légèrement incliné renforce aussi le graphisme de l’ensemble.

Les ombres peuvent aussi inciter à voir au-delà du cadre

Lorsque la photographie montre uniquement l’ombre d’un élément, celle-ci peut devenir alors le sujet de l’image ou au moins un complément du sujet de l’image, tout en évoquant subtilement l’élément d’où l’ombre est issue.

En fonction du thème de la photographie, l’ombre peut faire ressentir au spectateur des sentiments différents :

  • la peur,
  • la nostalgie,
  • le rêve,
  • une pensée…

Dans l’exemple de la photographie affichée, le sujet est les graines de tournesol et l’ombre de l’oiseau un élément complémentaire à la photo. Ici, l’objectif de la photo est d’évoquer la menace de l’oiseau envers les graines.

Le fait de prendre une photo d’un oiseau mangeant des graines, n’aurait pas du tout transmis le même message.

Dernière astuce, oser modifier les ombres

Modifier les ombres est un moyen de passer des messages subtils dans vos images. C’est comme si les ombres représentaient une seconde version de la réalité photographiée dans la même scène.

L’exemple de la photo de type « Lucky Luke » illustre ce procédé. Cette technique repose sur l’assemblage de deux images en post-traitement dans Photoshop.

Ce qu’il faut retenir…

En général, exploiter les ombres est un bon moyen pour raconter une histoire dans vos images. Comme nous l’avons vu, le champ des possibles est plutôt étendu et peut produire des images hors normes.

N’hésitez donc pas à utiliser ce nouvel outil de plus de votre caisse à outils photographique.

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A chaque théorie son travail pratique...

Photographier au ras du sol

Changer de point de vue permet à vos photos de sortir de l’ordinaire. Ainsi, de simples sujets communs de tous les jours peuvent revêtir un intérêt pour le spectateur. Je partage avec vous cette vision photographique.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:08 – Quel est l’intérêt de photographier au ras du sol ?
00:38 – Quels sont les impactes visuels de photographier au ras du sol ?
01:14 – Quels sont les points importants de la mise en oeuvre ?
01:52 – Comment facilement photographier au ras du sol ?
02:13 – A vous de jouer…
02:44 – Pouce vers le haut
02:50 – Abonnement YouTube
02:59 – Abonnement blog

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Photographier des fresques lumineuses

Les fresques lumineuses est une technique permettant de projeter des images, animées ou pas, sur des volumes tels que des monuments par exemple. Cette technique s’appelle aussi mapping vidéo ou projection illusionniste. Couramment utilisé dans les spectacles nocturnes comme lors de la fête des Lumières à Lyon, je partage avec vous, comment les prendre en photo.

Analyse de la situation

Comme rapidement évoqué ci-dessus, les fresques lumineuses se font la nuit. Ci-dessous, voici les caractéristiques clés de ce type d’événement :

  • Nuit,
  • Images lumineuses
  • Images très souvent animées
  • Images de grande taille
  • Foule de spectateurs
  • Angle de vue en contre-plongée

J’attire votre attention sur le fait de toujours chercher à faire un tour d’horizon des conditions typiques de prise de vue des scènes que vous souhaitez photographier afin d’en bien comprendre les contraintes. Ainsi, cette anticipation vous permettra, une fois le moment venu sur le terrain, de réaliser les réglages nécessaires pour obtenir rapidement des photos techniquement bonnes. Par conséquent, vous serez totalement disponible pour vous concentrer sur la composition de vos prises de vues.

Gestion des contraintes identifiées

Afin de partager avec vous mon processus de réflexion, je vais exposer, point après point, le cheminement de ma pensée.

Nuit

Dès que je pense à la nuit, je pense naturellement pose longue et un trépied me vient en tête immédiatement. Cependant, quand je me projette mentalement avec mon trépied dans les conditions de l’évènement décrites ci-dessus, je m’imagine embarrassé par mon trépied au milieu d’une foule dense de spectateurs.

Il me vient alors en tête, la fameuse heure bleue où il y a plus de lumière ambiante et surtout l’idée d’un équilibre subtil entre la lumière naturelle et les lumières artificielles. Cette heure devrait permettre de mieux mettre en valeur l’environnement de la projection.

Équilibre des lumières artificielles avec les lumières naturelles au moment de l'heure bleue
Équilibre des lumières artificielles avec les lumières naturelles au moment de l’heure bleue

Images lumineuses

L’aspect lumineux des images me fait penser à la Lune. Ceci me rappelle qu’en termes de réglages de vitesse, il est souvent nécessaire de limiter la lumière que celle-ci reflète, pour ne pas simplement obtenir un cercle blanc cramé au milieu d’un fond sombre.

De ces deux premiers points, je me dis qu’il ne faudra certainement pas trop monter en sensibilité ISO et pour éviter un contraste lumineux trop fort, qu’il faudra privilégier les prises de vue à l’heure bleue pour profiter d’un certain équilibre avec les zones des monuments non couvert par la fresque lumineuse.

Images animées

Dès que je pense mouvement, je pense vitesse d’obturation élevée et par conséquent du besoin de suffisamment de lumière pour une exposition correcte.

Cet aspect renforce mon idée de prise de vue à l’heure bleue et me fait envisager une montée en sensibilité ISO qui sera peut-être nécessaire, mais qui risquera de dégrader la qualité visuelle de la photo par l’introduction de bruit numérique.

illustration de l'animation des fresques lumineuses
illustration de l’animation des fresques lumineuses

Images de grande taille

En fonction de l’agencement des lieux de projections, il risque de ne pas avoir trop de recul pour permettre de cadrer l’intégralité des façades illuminées avec une focal standard. J’en déduits, qu’il faudra penser à emmener avec moi une focale grand-angle pour mieux gérer cette contrainte.

Foule de spectateurs

Si je résume un peu ma réflexion jusqu’à présent, voici ce qu’il en ressort :

  • Prise de vue à mains levées sans trépied,
  • Pas de prise de vue en pose longue,
  • Vitesse d’obturation même relativement élevée pour figer les images animées,
  • Privilégier les prises de vues à l’heure bleue pour équilibrer les lumières artificielles et naturelles,
  • Sensibilité ISO éventuellement posée,
  • Usage éventuel d’un grand-angle pour être dans la capacité de cadrer l’ensemble des scènes projetées.

Je me rends donc compte, que toutes ces solutions semblent bien compatibles avec une foule dense autour de moi.

De plus l’usage d’un grand-angle devrait m’aider à rester au premier rang, si j’en ai la possibilité pour éviter de partiellement masquer la scène par des spectateurs au premier plan.

Angle de vue en contre-plongée

Vient maintenant l’aspect du point de vue en contre-plongée. Si je suis au grand-angle et très proche des bâtiments, mes photos risques de présenter des lignes de fuites extrêmement convergentes.

Cette contrainte sera certainement la plus difficile à traiter.

Pour l’heure, je ne vois que trois solutions possibles :

  • Rechercher à chaque fois des points de vue le plus élevé possible afin d’être le plus en face possible pour limiter cet effet. Cependant, même si je cherche ce type de solution, je suis certain qu’il n’y aura aucune garantie de les trouver sur partout.
  • Miser sur le post-traitement afin de corriger à postériori les photos. Malheureusement, cela ne peut se faire qu’au prix d’une perte de qualité car de nombreux pixels seront perdus lors des recadrages.
  • En faire un style photographique en cherchant les angles les plus adaptés pour bien gérer les lignes de fuite. Peut-être que ce serait effectivement la meilleure solution. Dit autrement, faire un point fort de sa pire contrainte…
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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment transcrire la 3ième dimension dans ses photos

Donner de la profondeur visuelle à une photographie permet de mieux attirer le regard du spectateur. Je partage avec vous en vidéo quelques clés pour transcrire la troisième dimension dans vos images. Vous pouvez aussi trouver d’autres informations sur le sujet en lisant un article plus ancien.

00:00 – Présentation
00:06 – Sujet
00:10 – Objectifs
00:41 – Perspective géométrique
01:10 – Répétition de motifs
01:21 – Lisibilité des textures
01:43 – Référence visuelle
02:20 – Superposition de plans
02:44 – Recouvrement des plans
03:02 – Adoucissement des contrastes
03:15 – Perspective atmosphérique
03:28 – Les contrastes d’Itten
03:46 – Pouce bleu
03:51 – Abonnement Youtube + cloche
03:59 – Abonnement blog (QR-Code)

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Créativité, propulseur de motivation...

5 conseils pour la photo de lévitation

Les photos de lévitation est une technique photo devenue à la mode ces dernières années. Cette technique est aussi nommée “lévitographie” et représente une photographie présentant des sujets flottant dans l’air. Même si les images produites peuvent être surprenantes, la lévitographie repose sur des principes photographiques simples. Je partage avec vous, dans cet article, quelques conseils à ne pas négliger.

Principe de base de réalisation

Il existe deux principes de base pour réaliser des photos de lévitation. 

Le premier principe, relativement difficile à réaliser consiste à réellement prendre un sujet dans les airs avec une vitesse de prise de vue suffisamment rapide, afin de le figer sans trop de flou. Il faudra alors déclencher au bon moment afin d’obtenir la pose recherchée du sujet. 

La sécurité primant avant tout, il est important de ne pas utiliser cette technique si le modèle risque de se blesser. Le photographe se trouvera donc rapidement limité sur ses possibilités créatives.

Le second principe, beaucoup plus répandu et créatif, repose sur la réalisation de deux photos qui seront travaillées en post-traitement. Pour se faire, l’appareil photo fixé sur un pied, vous prenez une première photo avec le sujet reposant sur un escabeau ou une chaise par exemple, puis une seconde photo du fond sans le sujet. Dans Photoshop, vous utiliserez cette seconde photo pour venir effacer les supports que vous avez utilisé pour positionner le modèle en hauteur.

Je conseille de réaliser la photo du fond en dernier afin de vous assurer que l’éclairage de celui-ci n’ait pas trop évolué entre le début et la fin de la séance de prise de vue. Une fois que vous avez réussi à prendre en photo votre modèle dans la position que vous désirez, il est plus rapide de débarrasser le matériel pour prendre la photo du fond seul. 

Avoir une idée originale avant tout

Dans tout effet de mode, il est important de se différencier grâce à l’originalité de votre idée. Réaliser une image juste pour la technique photo, n’apporte aucune satisfaction pour le spectateur qui regardera votre photo.

Afin de vous aider à trouver une bonne idée d’utilisation de cette technique, je vous invite les relire mon article sur la méthode créative SPIDER.

Faite en sorte que la lévitation apporte réellement de la valeur ajoutée au message de votre photo et pas juste seulement l’aspect technique.

Mettez en évidence la distance du sujet avec le sol 

Pour permettre au spectateur de bien comprendre que le sujet est en lévitation, au-dessus du sol, il est nécessaire de mettre en évidence la distance qui le sépare de celui-ci. Le plus évident pour le faire, est de garder dans le cadre, l’ombre portée du sujet sur le sol. C’est ainsi que la distance séparant le sujet de son ombre, mettra en évidence la distance du sujet au sol. 

D’autres techniques photographiques permettant d’évoquer une distance, telle que le flou de profondeur de champ, peuvent être utilisées pour traduire cette distance.

C’est en fonction du sujet et de l’aspect général de la photo que vous souhaitez obtenir que vous déterminerez la technique pertinente à utiliser. 

La puissance d’une contre-plongée 

Généralement, qui dit lévitation dit hauteur.

Pour marquer efficacement la hauteur d’un objet, introduire un angle de vue en contre-plongée aide énormément le spectateur à comprendre le point de vue. 

Il est cependant important de ne pas trop exagérer la contre-plongée afin de garder l’ombre du sujet sur le sol dans le cadre de la photo comme indiqué dans le conseil précédent.

Ajouter du mouvement 

Comme nous l’avons vu dans le premier paragraphe, expliquant les principes de base de cette technique, le fait que l’appareil photo soit rigoureusement immobile sur un pied, n’apporte pas beaucoup de mouvement à la photo. Il est donc intéressant d’apporter cette notion à votre photo pour la rendre plus vivante.

L’une des solutions, est de demander au modèle de réaliser quelques mouvements avec ses bras ou ses jambes afin d’introduire un petit flou de mouvement sur ces éléments.

Une seconde possibilité est d’ajouter un élément mobile sur la photo telle que projeter de l’eau ou de la poussière ou encore soufflet de l’air pour produire du vent sur des vêtements légers.

Application à l’illustration de l’article

Application de la méthode SPIDER pour l'illustration de l'article à propos des photos de lévitation
Application de la méthode SPIDER pour l’illustration de l’article à propos des photos de lévitation
Photomontage "Voler dans les plumes !" pour l'illustration de l'article à propos des photos de lévitation
Photomontage « Voler dans les plumes ! » pour l’illustration de l’article à propos des photos de lévitation

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La composition, la grammaire du visuel

L’orientation du cadrage en photographie

L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.

Impact de l’orientation à la prise de vue

Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.

En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.

Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.

Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.

Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.

Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.

Impact de l’orientation sur la lecture de l’image

Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.

Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.

Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.

L'escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.

L'escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.

En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.

L'escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L'escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal

Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage

Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.

Cadrage horizontal :

  • Stabilité,
  • Calme,
  • Sérénité,
  • Douceur,

Cadrage vertical :

  • Instabilité,
  • Force,
  • Dignité,
  • Virilité,

Exercices

Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.

Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.

L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.

En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.

Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.

Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à vous abonner au blog pour vous assurer d’être au courant de chaque nouvelle parution d’article.
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Photomontage et post-traitement

Comment guider le regard en post-traitement

Quand un photographe fait une photo, il sait quels sont les éléments importants qui la composent. Lors de sa composition, il a la charge de guider le regard des spectateurs afin de l’aider à comprendre le sens de la photo. Pour ce faire, il doit dès la prise de vue agencer les éléments importants de manière à créer des relations entre eux. Cependant pour mieux guider le regard afin d’aider la lecture de l’image, il est néanmoins très utile de renforcer ces relations en post-traitement. C’est que que je vous propose de voir dans cet article.

 

Principes de base

Comme nous l’avons vu dans un article dédié, l’impact visuel d’une photographie peut être étroitement lié à la gestion de ses différents contrastes. C’est sur ces base que nous allons travailler en post-traitement. En effet, amplifier ces contrastes en post-traitement lors du développement de la photographie, nous permet d’être beaucoup plus subtile dans le guidage du regard du spectateur.

Ci-dessous nous allons aborder trois contrastes très efficaces qui sont particulièrement facile à réaliser sous un logiciel tel que Lightroom.

 

Luminosité

Le regard est toujours plus attiré par les zones lumineuses. Ceci peut se comprendre de par le fait qu’un sujet bien exposé présente plus de détail que dans les zones sombres. L’astuce est donc d’assombrir très légèrement les zones sans grand intérêt de l’image et au contraire de légèrement éclaircir votre sujet.

Pour aller plus loin, vous avez aussi la possibilité de hiérarchiser vos différents éléments par niveau de luminosité. L’importance est proportionnelle au niveau de luminosité de l’élément.

 

Température de couleur

Dans cette même logique, les couleurs plus chaudes sont plus plaisantes à voir que les couleurs froides. Réchauffer légèrement votre sujet par rapport au fond de l’image, pourra efficacement détacher votre sujet de son fond.

Vous pouvez aussi définir une tension entre deux éléments importants de votre photo en utilisant ce principe. Dans ce cas, il y a de forte chance que le spectateur distingue d’abord l’élément chaud puis l’élément froid dans un second temps.

 

Netteté/flou

L’usage de la netteté et du flou est très courant dès la prise en vue en jouant sur la profondeur de champ. Au moment du post-traitement, ce qui est intéressant, c’est de jouer sur les micro-détails de la photo. Par exemple, dans le cas des portraits, il n’est pas intéressant d’accentuer la netteté sur l’ensemble du visage. Au contraire, le fait de l’appliquer uniquement aux endroits stratégique apportera beaucoup plus d’efficacité : le regard, la base du nez et les lèvres suffirons largement.

 

De manière générale, tous ces conseils fonctionnent mais n’oubliez pas qu’il peut être intéressant de les prendre à contre-pied. Chaque photo est unique et pourra répondre différemment à ces principes. Alors n’hésitez pas à tester différentes configurations.

 

Outils localisés de Lightroom

En fonction du logiciel que vous utilisez, plusieurs outils localisés peuvent exister. Pour l’illustration de cet article, je m’appuierai sur le logiciel Lightroom Classic CC.

Dans ce logiciel, il y a 3 outils localisés :

Filtre gradué

Panneau de configuration de l'outil filtre dégradé de Lightroom Classic CC
Panneau de configuration de l’outil filtre dégradé de Lightroom Classic CC

Filtre radial

Panneau de configuration de l'outil filtre radial de Lightroom Classic CC
Panneau de configuration de l’outil filtre radial de Lightroom Classic CC

Pinceau de retouche

Panneau de configuration de l'outil pinceau de retouche de Lightroom Classic CC
Panneau de configuration de l’outil pinceau de retouche de Lightroom Classic CC

 

Comme vous pouvez le voir sur les captures d’écran, chacun de ces outils possèdent un ensemble de réglages similaires entre eux, plus des options propre à chacun d’eux. L’objectif n’est pas ici de passer en revue l’ensemble de ceux-ci mais, de simplement les présenter pour en avoir une vue d’ensemble.

 

Trucs&Astuces

Plissez les yeux

Voici une astuce tout simple pour mieux voir les zones lumineuses et de couleurs différentes. Il suffit de plisser les yeux pour ne plus distinguer les détails de l’image. L’idée est de faire comme si la photo était floue. Ainsi, votre attention n’est pas perturbé par trop les informations précises de l’image. Il est alors plus évident de repérer où sont les zones lumineuses des zones sombres, etc…

 

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Grand-angle : pour quelles utilisations

Les objectifs dits grands-angulaires regroupent toutes les focales dont la longueur est inférieure à 50 mm (objectif standard). Plus la focale est courte et plus le champ de vision est large. Au-delà de ce constat, nous allons voir les autres effets visuels induits. Afin de mieux se repérer dans l’ensemble des différentes longueurs focales, nous allons voir les utilisations classiques en fonction de celles-ci. Enfin, pour finir, je vous donnerai quelques trucs et astuces à savoir pour mieux maîtriser ce type d’objectif.

Les effets des courtes focales

Comme nous venons d’évoquer en introduction, les focales courtes permettent de saisir une scène plus large qu’avec un objectif standard. Cet avantage apporte avec lui d’autres effets qu’il est important de connaître pour mieux les maîtriser et en tirer partie pour renforcer les messages que l’on souhaite faire passer à travers nos images.

Profondeur de champ

A un point de vue donné, pour une mise au point identique et à une ouverture de diaphragme similaire, la longueur focale impact l’étendue de la profondeur de champ d’une photo. En effet, plus la focale est courte et plus la profondeur de champ est conséquente. Ainsi, avec un grand-angle, il est très facile d’être net de quelques centimètres de l’appareil jusqu’à l’horizon ce qui est très pratique pour garder un ensemble de détails d’une scène.

Augmentation des distances

Automatiquement, le fait d’avoir un champ de vision plus large, la profondeur de l’image s’en trouve augmentée. Ceci à l’avantage de pourvoir mieux détacher les éléments les uns par rapport aux autres et ainsi donner un sentiment d’espace et de grandeur à la scène.

Exagération des proportions

Sur le même principe que le point précédent, les proportions des différents éléments composant la scène se trouvent modifiées. Ainsi, tous les sujets au premier plan se trouvent beaucoup plus grands que les sujets en arrière-fond.

Déformations

Quand le photographe ne tient pas bien compte des effets précédemment évoqués, les images produites peuvent présenter des déformations éventuellement disgracieuses. C’est le cas par exemple du portrait où classiquement le nez du modèle est disproportionné par rapport au reste du visage. Cependant, ça peut aussi être un réel parti-pris de la part du photographe pour produire des effets créatifs dans une scène.

Les multiples usages classiques par focales

Reportage (35 mm)

Un 35 mm est particulièrement apprécié par les photo-reporters. A à cette focale, il est facile de prendre des portraits en situation sans pour autant que les déformations optiques perturbe trop la morphologie des visages. Cela permet d’avoir un point de vue suffisamment rapproché pour que le spectateur se retrouve comme au cœur de l’action, ce qui donne une meilleur dynamique à la scène et donc apporte plus de force à la photo.

Illustration d'utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage
Illustration d’utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage

Paysage (28 mm)

Avec cette focale de 28 mm, les distances se trouvent intensément étirées. Elle est alors adaptée au paysage de manière à intégrer une grande quantité de détails au sein de la scène. Il peut aussi être utilisé en repartage, mais dans ce cas, il est important de bien faire attention à ne pas se rapprocher trop des sujet pour ne pas les déformer excessivement.

Illustration de l'usage du 28 mm pour du paysage
Illustration de l’usage du 28 mm pour du paysage

Intérieur (24 mm)

Un 24 mm  est un choix très pratique pour les photographies d’intérieur. En effet, le manque de recul et de luminosité nécessite ce type de focale très courte qui permet de bien gérer ce type de situation. Il est néanmoins conseillé de ne pas trop s’approcher d’un des éléments de la scène pour ne pas qu’il apparaisse trop étiré vers les bords.

Illustration de l'utilisation d'un 24 mm pour des photos en intérieur
Illustration de l’utilisation d’un 24 mm pour des photos en intérieur

Effet créatif (17mm et inférieur)

Les focales extrêmement courtes sont souvent utilisées dans le cas d’effet créatif. Les déformations sont inévitables avec ce type de matériel et c’est pourquoi il faut apprendre à composer avec elles pour qu’elles soient un plus pour la photo au lieu d’être une contrainte. Dans le domaine de la créativité, tout reste possible en terme d’aspect visuel.

Illustration de la créativité d'utiliser un 14 mm pour la créativité

Trucs et astuces

Flou de bougé

Un avantage des courtes focales est leur capacité à être moins sensible au flou de bougé. Cette caractéristique est intéressante, car elle nous permet de prendre des photos à main levée à des vitesses d’obturation très lente.

Faible lumière

Dans la même logique que le flou de bougé, photographier avec une courte focale est plus aisé dans des conditions de faible lumière. La majorité des courtes focales permettent d’ailleurs des ouverture de diaphragme plus grand et comme vu précédemment, permet des vitesses d’obturation plus lente ; deux avantages pour bien exposer ses clichés.

Allonger les jambes

Dans le cadre de portrait en pied, l’usage d’une courte focale en contre-plongée permet de donner l’impression que les jambes du modèle sont plus allongées qu’en réalité. Ceci est couramment utilisé en photographie de mode.

Portrait en situation

Faire des portraits, c’est bien, mais faire des portraits avec la mise en évidence du contexte et de l’environnement du modèle est très utile pour donner plus de sens à une image. Ainsi, la même photo peut véhiculer l’information de qui est la personne photographiée et ce qu’elle fait ou dans quel environnement elle évolue.

Correction d’objectif (post-traitement)

Aujourd’hui, au post-traitement informatique permet de corriger une grande partie des déformations optique engendrées par les courtes focales. Il ne faut pas hésiter à utiliser des moyens pour atténuer ces déformations si celles-ci n’apportent rien au sens de votre image. Tous les logiciels de type Lightroom le fond très bien.

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