Pour de la retouche photographique ou le photomontage, l’utilisation des modes de fusion est nécessaire dans le but de fondre correctement les modifications apportées à l’image. Leurs modes de fonctionnement reposent sur de puissants modes de calcul. Cependant, rassurez-vous, dans cette vidéo, nous allons les aborder de manière pratique et synthétique de manière à rester pédagogique. Enfin, je l’espère… 😉
00:00 – Présentation 00:03 – Sujet 00:24 – Choix de la photographie adaptée 00:57 – Ajout de la perspective atmosphérique 02:28 – Ajout de la variabilité dans la brume 05:35 – Ajout de la brume d’horizon 08:21 – Ajout de l’effet de la lumière 10:34 – Colorisation de la lumière 11:52 – Pouce vers le haut 11:55 – Abonnement YouTube 12:02 – Abonnement blog 12:12 – Sur le chemin de votre INSPIRATION
Choix du bon type de photographie
Toutes les photographies ne sont pas adaptées pour que nous y ajoutions de la brume. En effet, la brume nécessite de la profondeur et ou un horizon lointain.
Dans l’exemple de la photographie de cet article (image issue de Pexels.com), nous pouvons distinguer les plans suivants :
1er plan : le ponton avec la personne assise au bout,
2nd plan : l’étendue du lac,
3ième plan : les montages dessinées au-dessus de l’horizon.
Création de la perspective atmosphérique
La perspective atmosphérique est un phénomène naturel qui provoque un adoucissement progressif des couleurs en fonction de la profondeur de l’espace.
Pour réaliser cet effet, il est juste nécessaire de réaliser un calque de dégradé du blanc au noir que l’on passe en mode de fusion “superposition”.
Le résultat obtenu est le suivant avec l’opacité réglée à 60% :
Ajout de variabilité dans la brume
La brume n’est jamais parfaitement uniforme. Il est donc nécessaire d’introduire de la variabilité de manière à rendre plus réaliste l’effet.
Pour le faire, nous allons procéder par l’ajout de 2 calques supplémentaires, l’un pour l’avant-plan et l’autre pour l’arrière-plan.
Sur chacun d’entre eux, nous ajoutons une ligne de points blancs de manière aléatoire. Les tâches blanches seront plus petites sur le calcul d’arrière-plan et plus grandes sur le calque d’avant-plan.
Pour réaliser ces tâches, il est nécessaire de paramétrer un pinceau de la manière suivante:
Dureté de la brosse = 0%
Dynamique de forme avec Variation de la taille = 100%
Diffusion = 500% environ
Pour chacun de ces calques, il faut appliquer un flou gaussien :
Flou de 60px pour le calque d’arrière-plan
Flou de 140px pour le calque d’avant-plan
La détermination du niveau de flou est à faire à l’œil à partir du moment ou le flou estompe suffisamment les tache pour ne plus clairement distinguer la forme ronde des tâches.
L’avant-plan étant par définition plus proche de l’observateur, il est nécessaire de réduire son opacité de quelques pourcents. Ici, j’ai choisi 70%.
Ajout de la brume d’horizon
La ligne d’horizon est la ligne représentant la distance à l’infini. Ceci signifie que c’est l’endroit où la brume est maximale.
Pour la réaliser, il suffit d’ajouter un calque avec un dégradé noir et blanc miroir, pas très étendu autour de la ligne d’horizon.
En passant sur le mode de fusion superposition, on obtient ceci :
Pour lui donner un aspect plus analogique avec des variabilités, il faut ajouter un masque de fusion au calque et le remplir avec le filtre rendu/nuages.
Le réalisme se calque toujours dans les détails, ici, il faut faire en sorte que la brume d’horizon ne passe pas au-dessus du personnage assis sur le ponton.
L’astuce consiste ici à mettre le dernier calque dans un groupe auquel on ajoute un masque de fusion. Ce dernier est construit à partir de l’inversion de la sélection du personnage avec un outil de sélection rapide.
Ajout d’un effet de lumière à l’ensemble de la brume
L’analyse des ombres et des points chauds de la photo montre que le soleil provient du haut à gauche de celle-ci :
Le but est donc de réaliser un halo de lumière sur cette photo.
Pour bien utiliser ce filtre, il faut créer un calque contenant l’image aplanie.
Cette opération est rapidement réalisée par la combinaison de touches “Shit+Ctrl+Alt+E”.
Maintenance, on applique le filtre rendu./Halo…
Je place le halo en haut à gauche de l’aperçu,
j’ai choisi un halo de type 105mm,
j’ai choisi une luminosité de 125%.
Pour convertir cet effet sous forme de calque non-destructif :
je remplis ce calque de noir pur
et de ré applique le dernier filtre (“Alt+Crtl+F”),
Enfin, je passe de calque en mode de fusion superposition.
Finaliser le rendu en colorant la lumière de la brume.
Tous les effets ajoutés n’ont été faits qu’avec du blanc. Ceci donne un effet pas si mal, mais a quelque peu affadi la photo. Pour remédier à cela, j’ajoute une colorimétrie à l’ensemble des calques formant la brume.
Il faut donc commencer par regrouper tous les calques réalisés dans un seul groupe.
A celui, je viens attacher un calque “courbe de transfert de dégradé” dont les couleurs de celui-ci passe de froid au chaud.
Enfin, je le passe en mode de fusion superposition à 30% d’opacité pour que la teinte reste subtile.
Pour finir, ajuster la force de l’effet global en réglant l’opacité du groupe total, à 70% pour mon cas.
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Article à propos de comment transmettre la 3ième dimension
Donner de la profondeur visuelle à une photographie permet de mieux attirer le regard du spectateur. Je partage avec vous en vidéo quelques clés pour transcrire la troisième dimension dans vos images. Vous pouvez aussi trouver d’autres informations sur le sujet en lisant un article plus ancien.
00:00 – Présentation 00:06 – Sujet 00:10 – Objectifs 00:41 – Perspective géométrique 01:10 – Répétition de motifs 01:21 – Lisibilité des textures 01:43 – Référence visuelle 02:20 – Superposition de plans 02:44 – Recouvrement des plans 03:02 – Adoucissement des contrastes 03:15 – Perspective atmosphérique 03:28 – Les contrastes d’Itten 03:46 – Pouce bleu 03:51 – Abonnement Youtube + cloche 03:59 – Abonnement blog (QR-Code)
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illustration de l'article sur comment donner la sensation de la profondeur
Réaliser une photographie revient à transcrire en deux dimensions (2D) la représentation d’une scène réelle en trois dimensions (3D). L’objectif de cet article est de vous donner quelques clés utiles pour tromper le cerveau du spectateur afin qu’il ressente cette sensation de profondeur sans cette troisième dimension. Je classerai ces clés suivant les aspects suivants :
rapport d’échelle
superposition
contraste
effet de vision
retouche photo au post-traitement
Rapport d’échelle
Le rapport d’échelle concerne ici l’évolution de la perception des caractéristiques dimensionnelles d’un objet en fonction de la perspective. De manière simple et directe, « plus un objet est loin de nous, plus nous le voyons petit ». Comme vous allez le voir, c’est évidemment vrai, mais il n’y a pas que ça.
Dimensions
Comme, je l’ai écrit juste au-dessus, un même objet sera représenté plus gros sur une photo, s’il est proche du point de vue et diminuera au fur et à mesure qu’il s’éloignera. En fonction de certaines configurations naturelles ou non, la scène à photographier présentera une série plus ou moins alignée de ce type d’éléments. Classiquement, ceux-ci peuvent être par exemple :
les poteaux électriques
les pierres d’un mur
une route de largeur sensiblement constante
des traces comme par exemple des traces de pas dans le sable…
Leurs agencements linéaires construisent une ligne de fuite imaginaire. Ces lignes de fuite, si elles sont astucieusement placées dans votre composition évoqueront très fortement cette sensation de profondeur.
Effet de la perspective géométrique sur les dimension d’un sujet
Motifs
De manière générale, au-delà des dimensions d’un objet bien distinctif, tout ce qui peut s’assimiler à un motif, répond au même phénomène expliqué précédemment. C’est le cas, du motif d’un mur en briques par exemple.
La force des motifs est qu’ils génèrent une multitude de lignes de fuite.
Prêtez attention aux motifs est alors une très bonne façon de profiter d’eux pour traduire cette troisième dimension, car ils disparaîtront progressivement avec la distance.
Voici quelques exemples de motifs courants :
des briques d’un mur,
des dallages au sol,
des tuiles d’un toit,
des fenêtres des immeubles,
des arbres de même essence,
…
Importance des motifs et de l’accentuation des perspectives pour transmettre l’impression de profondeur
Textures
Plus, nous nous rapprochons des sujets et plus nous pouvons en voir les détails. L’ensemble des plus petits d’entre eux représente la texture. Encore une fois, ces informations s’évanouiront avec sa distance par rapport au point de vue.
Ici, les exemples de motif peuvent être par exemple :
le maillage d’un tissu,
les creux et les bosses de l’écorce d’un arbre,
l’aspect brossé d’un métal,
les piqûres de rouille d’une vieille porte métallique,
les craquelures d’une vieille peinture,
…
Référence à l’échelle
Petite question au passage : qu’est-ce qui permet de faire la différence entre les trois notions précédentes, dimension, motif et texture ? La réponse est le rapport de taille des uns par rapport aux autres.
Afin de pouvoir donner un ordre de grandeur à la profondeur, il est important d’introduire une notion de taille de référence pour l’ensemble de l’image. Concrètement, il suffit d’introduire au moins un élément dont tout le monde connaît instinctivement la taille.
De nombreux éléments peuvent être utilisés :
un humain,
une voiture,
un insecte,
un arbre,
…
Du moment, que les tailles respectives entre les dimensions, les motifs et les textures sont cohérentes entre elles, l’ensemble de ces notions dimensionnelles permettront à duper le cerveau afin qu’il interprète dans la continuité l’information de profondeur de l’image.
En photomontage, c’est l’un des points les plus importants à mettre en place pour donner un rendu réaliste d’une scène.
exemple de l’importance d’une référence de taille pour donner l’échelle des distances et la sensation de la profondeur de l’image
exemple de l’importance d’une référence de taille pour donner l’échelle des distances et la sensation de la profondeur de l’image
Superposition
« Ceux du fond sont cachés derrière les premiers ».
C’est évidemment une autre caractéristique de la profondeur. Lors de votre composition, il peut-être utile d’intégrer à votre image des éléments qui se cachent partiellement les uns et les autres. Le cerveau sera ainsi contraint d’intégrer la notion multi-plane de la scène et comprendra alors qu’il y a de la profondeur à la scène.
Afin de bien distinguer les différents plans de profondeur (de l’avant-plan à l’arrière-plan en passant par tous ceux intermédiaires), il est intéressant de chercher à les rendre distinguables au mieux. L’une des astuces des photographes de paysages est de photographier aux heures de la journée où la lumière est rasante (premières ou dernières heures de la journée). Ainsi, en fonction de la structure du sol, présence d’arbre, champs de colza ou terre nue…, la luminosité de ses différentes zones s’en trouvent plus contrastées. Ceci permet alors de mieux les distinguer.
Distinguer les différents plans d’une image permet de donner de la profondeur à celle-ci
Contraste
Directement, en lien avec la notion de plan de profondeur, nous avons la notion de contraste associé.
Pour rappel, dans mon article dédié aux contrastes d’Itten, j’explique qu’il existe une multitude de types de contraste.
Il est important de comprendre que quelques soient les types de contrastes, ils diminuent tous avec la distance.
Partant de ce constat, on comprend autrement tout ce que nous avons évoqués précédemment autour des dimensions, motifs et textures. Tout ça est donc cohérent. Ouf !
Diminution du contraste de luminosité
A cause de la couche atmosphérique, les hautes lumières et les basses lumières sont de moins en moins distinguables pouvant même devenir uniforme en cas de brouillard par exemple. C’est pourquoi, il est plus facile d’évoquer cette notion de distance en fonction de conditions météorologiques particulières.
Diminution du contraste de couleurs
Pour la même raison, la saturation des couleurs se réduit aussi avec la distance.
L’ensemble de ses deux contrastes est ce que l’on appelle souvent la perspective atmosphérique au même titre que l’on appelle perspective géométrique la gestion des dimensions.
Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance
Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance
A ce stade de l’article, nous connaissons et avons compris quels sont les paramètres importants à prendre en compte pour mieux transcrire la troisième dimension. Pour rappel les voici de façon synthétique :
les lignes de fuite imaginaires,
les lignes de fuite réelles,
les détails à intégrer au premier plan,
mettre en évidence les différents plans,
choisir ses heures de prise de vue,
profitez de la perspective atmosphérique.
Dans la suite de l’article, voici quelques astuces complémentaires pour accentuer ces aspects.
Effet de vision
Profondeur de champ
Tout l’aspect technique de comment procéder aux réglages de la profondeur de champ est expliqué dans mon article dédié. Je vous invite donc à le lire ou le relire si besoin.
L’usage à bon escient de ce paramètre, vous permettra de mieux focaliser le regard là où vous le souhaitez tout en détachant le plan de netteté de l’avant ou de l’arrière-plan.
Accentuation de la perspective
La perspective géométrique étant un aspect très important pour donner cette sensation de profondeur, il est souvent utile de l’amplifier. Pour se faire, il est d’usage d’employer des objectifs à courte focale. Ici aussi, je vous invite à vous référer aux articles dédiés aux différentes familles de focales.
Dans le cas, où vous n’auriez pas à disposition des focales courtes, vous pouvez compenser un peu le problème en photographiant au ras du sol. De cette manière, vous intégrerez plus de premier plan à votre photo pour mieux « entrer dedans ».
Retouche photo au post-traitement
Ici, je vais vous donner 3 astuces qui peuvent aussi aider à évoquer ou renforcer la profondeur d’une photo. Il est clair, qu’au post traitement, nous ne pourrons pas faire de miracle non plus. Donc, gardez à l’esprit l’ensemble des informations de cet article concernant les prises de vue, car c’est surtout à ce moment-là que vous avez le plus de possibilité.
Zooming
Pour faire la transition, voici un effet que l’on peut faire aussi bien à la prise de vue qu’au post-traitement. Il s’agit de l’effet de zooming.
Rapidement, pour réaliser ceci à la prise de vue, vous devez régler d’exposition correcte de votre photo de manière à avoir un temps de pose de l’ordre de 1/30s. La technique consiste à zoomer manuellement pendant que vous déclenchez l’obturateur. Vous obtiendrez alors un flou dynamique partant du centre de l’image et qui s’étalera de façon radiale.
Sous Photoshop, vous trouverez l’option dans les filtres de flou.
Le fait d’avoir ce flou partant du centre donne l’impression d’entrer dans la photo et peut en fonction des cas donner une sensation de profondeur. Il s’agit d’un effet créatif qui convient bien d’utiliser modérément pour ne pas s’en lasser.
Evocation de la profondeur par effet de zooming
Correction du voile
Il y a quelque temps, Adobe a créé l’option correction du voile dans Lighroom et CameraRaw. Habituellement, utiliser pour supprimer ou réduire tout au moins l’effet de la perspective atmosphérique, il peut aussi être utilisé inversement pour en ajouter. Dans ce cas, je vous conseille de procéder plan par plan localisé pour étager et ainsi mieux les distinguer.
Tilt-Shift
Cet effet aujourd’hui, un peu trop connu, est néanmoins une bonne solution pour donner un ressenti intense de la profondeur dans l’image. C’est aussi ce qu’on appelle l’effet maquette.