Choisir en toute connaissance de cause le format d’image à utiliser avec votre appareil photo, est un gage de qualité ou de gain de temps dans votre processus photographique. Je partage avec vous, les informations nécessaires pour savoir adapter vos choix en fonction des circonstances d’utilisation.
Fiche PDF : Piège de l’espace colorimétrique pour les fichiers images
JPG 8bits tailles différentes et taux compression divers
TIFF 8bits par canal RVB (tailles diverses sans compression)
Format RAW
Tailles diverses
Pas compressé, compressé ou compressé sans perte
12bits ou 14bits
Pourquoi le RAW n’est pas une image ?
Le format RAW est un fichier qui contient :
L’intégralité des informations enregistrée par le capteur
Les informations de prise de vue de l’appareil (souvent)
Un aperçu petit format de la scène en JPG pour
Affichage dans le sélecteur de fichier
L’affichage de l’histogramme
Destiné à contenir que des informations techniques de l’appareil, ce fichier est considéré comme l’équivalent du NEGATIF en argentique.
Contenant exclusivement :
Des données brutes,
En quantité énorme,
Il nécessite un traitement pour en extraire une ou des images.
Cas d’usage du formats JPG
Compressé avec perte, (qualité d’image dégradé)
Est un format léger,
Directement exploitable dans toutes les applications,
Inadapté au post-traitement.
Particulièrement utile où le traitement de l’information doit être rapide. Le meilleur exemple est le photojournalisme.
Cas d’usage du formats TIFF
Non compressé,
Est un format lourd, mais avec une qualité d’image totale,
Directement exploitable dans toutes les applications,
Adapté au post-traitement modéré.
Adapté pour les photographes qui ne souhaitent pas particulièrement post-traiter ses images mais qui cherche une qualité d’image totale dès la prise de vue.
Cas d’usage du formats RAW
Compressé sans perte ou non compressé,
Est un fichier de point intermédiaire.
Inexploitable directement dans les applications,
Obligation de post-traiter le fichier pour en sortie une image.
Adapté pour les photographes qui souhaitent exploiter leurs « photos » en vue de finalités diverses. Traitement couleur ou noir et blanc, versions différentes de balance des bancs, réalisation de fichier HDR ou non…
Article à propos de comment transmettre la 3ième dimension
Donner de la profondeur visuelle à une photographie permet de mieux attirer le regard du spectateur. Je partage avec vous en vidéo quelques clés pour transcrire la troisième dimension dans vos images. Vous pouvez aussi trouver d’autres informations sur le sujet en lisant un article plus ancien.
00:00 – Présentation 00:06 – Sujet 00:10 – Objectifs 00:41 – Perspective géométrique 01:10 – Répétition de motifs 01:21 – Lisibilité des textures 01:43 – Référence visuelle 02:20 – Superposition de plans 02:44 – Recouvrement des plans 03:02 – Adoucissement des contrastes 03:15 – Perspective atmosphérique 03:28 – Les contrastes d’Itten 03:46 – Pouce bleu 03:51 – Abonnement Youtube + cloche 03:59 – Abonnement blog (QR-Code)
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Le 14 juillet approche à grand pas et c’est la raison pour laquelle je vous écris cet article aujourd’hui. L’idée de vous donner assez de temps avant le jour J pour vous y préparer. Dans cet article, je partage avec vous les informations nécessaires pour correctement photographier un feu d’artifice.
Matériel nécessaire
Photographier un feu d’artifice est très proche de la technique du light painting ou plus globalement de la photo de nuit.
Le matériel indispensable pour réaliser de bonnes photos dans de telles conditions est d’utiliser un trépied stable.
Quel que soit l’appareil photo que vous possédez, vous devriez être capable de photographier correctement un feu d’artifice.
Si votre boîtier possède le réglage automatique feu d’artifice, vous pouvez l’utiliser dans ce cas de figure, car il adapte automatiquement les réglages pertinent à ce type de scène.
Si vous souhaitez maximiser la qualité de vos photos, je vous conseille d’utiliser les accessoires suivants :
Un trépied photo stable,
Un déclencheur souple ou une télécommande pour votre boîtier,
Un boîtier permettant le mode manuel.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Mode opératoire
Stabilité
Installer votre boîtier sur votre trépied photo, en vous assurant que ce dernier est bien placé sur une surface stable.
En cas de vent, n’hésitez pas à utiliser votre sac photo pour stabiliser l’ensemble en le suspendant à votre trépied. Il servira alors de lest à celui-ci.
Si vous souhaitez augmenter encore le degré de netteté de vos images, et peut-être intéressant dans ce cas de l’utilisation d’un boîtier reflex, d’utiliser la fonctionnalité de lever du miroir avant la prise de la vue. Cette option permet de laisser le temps au trépied d’absorber la micro vibration due au mouvement mécanique du miroir du boîtier. Afin de compenser le délai de prise de vue, vous devrez vous concentrer pour anticiper cette perte de temps à chaque photo.
Mise au point
Du point de vue de l’appareil photo, les feux d’artifice se trouvent à une distance équivalente à l’infini. Afin de ne pas risquer de perdre du temps avec un autofocus qui patine, il est tout simplement bon de verrouiller manuellement votre mise au point de votre objectif sur l’infini.
Dans le cas où vous souhaitez mettre en évidence le décor de la scène devant vous, je vous invite à fermer votre diaphragme suffisamment pour augmenter votre profondeur de champ. Le compromis classique est de l’ordre de f/8 ou f/11. Sachant que plus vous fermer votre diaphragme et plus vous risquez d’avoir des aberrations chromatiques sur votre image. Cela dépend aussi de la qualité de votre objectif.
Pour information, la majorité des objectifs possède leur meilleur piqué autour de la valeur f/8.
ISO minimal
Les boîtiers ont particulièrement du mal à gérer le bruit dans les basses lumières. Or, dans le cas de la photographie de feu d’artifice, la majorité de vos clichés présentera un ciel très sombre. Vous risquez donc d’avoir énormément de bruit dans ces zones sombres.
Afin de limiter cette impact, il est nécessaire d’utiliser les valeurs d’ISO les plus basse.
Ceci ne pose pas de problème d’exposition, car la luminosité des feux d’artifice est largement suffisante pour que le capteur enregistre leur trace.
Longue exposition
Lorsque l’on souhaite enregistrer un feu d’artifice, il est nécessaire que la prise de vue s’étendre sur toute la durée de parcours de la fusée.
Ceci signifie, que votre temps de pose devra être de plusieurs secondes. Avant de peaufiner cette durée, je vous invite à commencer votre prise de vue à partir de 4 secondes. Cette durée devrait être suffisante pour enregistrer tout le parcours d’une fusée.
Je vous invite à ajuster cette durée en fonction de la réalité du terrain.
Dans le cas où votre photo serait mal exposée, je vous conseille d’ajuster le paramètre ISO ou d’ouverture plutôt que la durée d’exposition.
Privilégiez le format RAW
Une photo de feu d’artifice possédera un contraste extrême. Afin de mieux enregistrer ces informations, il est bon de privilégier le format RAW de votre appareil photo.
Ainsi, vous aurez moyen d’enregistrer beaucoup plus de détails dans les basses et les hautes lumières.
Lors du poste traitement de votre photographie, vous pourrez ainsi pleinement profiter de toute la qualité du capteur de votre matériel.
Créativité
Pour apporter de la créativité à vos clichés de feu d’artifice, je vous invite à judicieusement définir votre point de vue.
Illustration de l’intégration d’un monument dans une photo de feu d’artifice (source : https://www.pexels.com)
Portez notamment votre attention sur les points suivants :
Faire en sorte d’intégrer un monument remarquable, permettant de situer le lieu du feu d’artifice.
Essayer d’inclure un plan d’eau dans le cadre afin de profiter des reflets des feux d’artifice pour augmenter la présence de couleur à votre cliché.
Prenez en photo le lieu au moment de l’heure bleue, souvent bien avant le tirage du feu d’artifice, afin d’intégrer au poste traitement le décor à vos photos de feux d’artifice.
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Illustration de l'article sur le processus de créativité
La créativité est un exercice qui peut se travailler quotidiennement pour être développé, mais c’est aussi un processus en quatre étapes donc l’application rigoureuse vous apportera les résultats espérés. Ce processus en 4 étapes est celui développé par Graham Wallas, professeur et théoricien en sciences politiques et en relation International, né en 1858 et mort en 1932. Dans cet article, je partage avec vous les étapes clé de la démarche.
Champ d’application
Développer sa créativité est utile dans de multiples domaines tel que :
Le domaine artistique,
Le domaine technique,
La stratégie dans le business…
Depuis de nombreuses années, de nombreux outils ont été développés pour stimuler notre esprit à produire de nouvelles idées originales et innovantes. Un bon nombre d’entre eux est basé sur la démarche en quatre étapes du processus créatif de Graham Wallas.
Avant de détailler chacune des étapes, voici de façon synthétique, l’énumération de celles-ci
Etape 1 : L’imprégnation,
Etape 2 : L’incubation,
Etape 3 : L’illumination,
Etape 4 : La production.
Respecter ce processus rigoureusement lors de vos séances de créativité, vous permettra, à coup sûr, de produire des idées originales et adaptées à vos problématiques.
La créativité peut concerner la forme plutôt que le fond
L’imprégnation
Avoir des idées, c’est bien, encore faut-il bien définir à quelle problématique, doivent-elles répondre.
Cette première étape, appelée imprégnation, a pour objectif de définir le plus précisément possible la problématique que l’on souhaite résoudre avec nos idées créatives.
Il s’agit donc ici, de clairement exprimer le périmètre et l’objectif à atteindre pour résoudre votre problématique.
Une fois cette action réalisée, rassembler le maximum d’information en rapport avec celle-ci, afin d’alimenter votre future réflexion. Plus vos données seront claires et complémentaires les unes aux autres et plus vous serez en capacité de créer des liaisons originales entre l’ensemble de celles-ci.
Procédez à des recherches documentaires,
Rassemblez des éléments statistiques,
Récupérez des exemples de solutions déjà existantes …
Enfin, listez vos premières idées évidentes ou spontanées pour procéder à la purge de votre esprit dans le but de libérer votre mental de toute idée préconçue.
Consignez l’ensemble de ces informations par écrit en utilisant un outil de mise en forme de cartes mentales peut pleinement vous aider à cette phase. J’utilise personnellement une ancienne version gratuite de EdrawMindMap sur mon PC et l’App android gratuite miMind sur mon téléphone.
Grâce à la créativité, vous pouvez mettre en évidence des liaison entre plusieurs éléments
L’incubation
La magie de la créativité !
La phase d’incubation est la plus facile, mais aussi la plus surprenante.
En effet, il est extrêmement important à cette étape, de ne plus penser consciemment à votre sujet. C’est en procédant exactement ainsi que votre inconscient prendra le relais, pour trouver tout seul la solution à votre problème.
C’est en lâchant prise, que tout naturellement votre cerveau droit (le cerveau créatif) prendra le relais sur votre cerveau gauche (le cerveau rationnel). Pour l’aider dans cette tâche, il est conseillé de vaquer à des occupations qui ne sollicitent pas fortement votre mental. Par exemple, vous pouvez :
pratiquer la musique (comme Sherlock Holmes),
faire du sport,
faire une balade dans la nature…
La créativité peut directement survenir à la prise de vue.
L’illumination
La phase d’illumination est ce que l’on peut appeler “l’instant Eurêka”.
Il peut survenir à n’importe quel moment de votre journée sans même vous prévenir. Ce moment est très fugace. C’est donc la raison pour laquelle vous devez toujours garder avec vous un moyen de prendre des notes pour ne pas laisser s’évanouir bêtement votre solution.
Si vous souhaitez aller un petit peu plus loin, il est aussi souvent conseillé de vous autoriser un moment de libre expression de vos pensées, sans aucune censure de votre part, comme par exemple tous les matins juste après votre réveil.
C’est en effet lors des moments où votre cerveau gauche n’est pas totalement opérationnel, que vous pouvez pleinement accéder à la créativité de votre cerveau droit. Ces moments sont par exemple le matin au réveil, le soir après une bonne séance de sport ou tous autres moments faisant appel à vos automatismes physiques comme pendant la conduite de votre voiture par exemple.
Se faire confiance est la clé de la qualité de votre lâcher prise, qui garantira l’atteinte de vos objectifs.
L’utilisation de certaines techniques photographiques peuvent apporter de la créativité à vos photos
La production
Cette dernière étape est le moment où vous allez évaluer la qualité de votre créativité.
Passez en revue vos idées du point de vue :
pratique,
coût de réalisation,
réponse à votre besoin initialement exprimé (carte mentale de l’étape 1),
avantages et inconvénients,
…
Si la solution vous convient, il vous reste à construire puis à dérouler le plan d’actions pour la réaliser.
Si malheureusement la solution ne vous convient pas, relisez l’ensemble des informations que vous avez établi à la première étape puis réitérer l’étape 2 d’incubation. Bref, il vous suffit de relancer le processus complet.
Une petite modification en post-traitement peut apporter une touche de créativité qui change radicalement le message de la photo d’origine.
À retenir
Les points clé de la production créative sont les suivants :
Bien définir votre problématique,
Rassembler un maximum d’informations autour de celle-ci,
Laissez-vous assez de temps pour que votre inconscient travail à votre place,
Soyez convaincu de votre capacité à produire des idées créatives et originales,
Ayez pleinement confiance en votre capacité de lâcher prise.
Enfin, la qualité de vos idées créatives est directement liée à votre niveau d’exigence tel que vous le faites déjà certainement lors de la sélection des photos que vous partagez. Plus votre niveau d’exigence sera élevé, plus votre tri sera drastique, et plus la qualité perçue de votre production sera élevée.
Ce qui est vrai dans le processus photographique l’est aussi pour le processus de créativité.
Je vous invite à laisser un commentaire vos trucs et astuces que vous avez l’habitude d’utiliser pour stimuler votre créativité.
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Illustration de l'article à propos des avantages d'utiliser le format de sauvegarde RAW des appareils photo
De plus en plus d’appareils photo proposent le format RAW pour enregistrer les données de votre capteur. C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui pour les smartphones évolués. Mais pour quelle raison ce format devient-il si omniprésent ? Dans cet article, je vous explique les avantages d’utiliser ce format enregistrement.
Quels sont les formats de fichier disponibles
Les formats classiques de fichiers disponibles sur les appareils photo sont les suivants :
Format JPEG avec différents taux de compression,
Format TIFF,
Format RAW.
Les deux premiers format de fichier, sont des fichiers d’images à proprement dit.
Ce n’est pas le cas pour le fichier dit RAW, qui peut prendre différentes extensions en fonction de la marque de l’appareil :
NEF, pour la marque NIKON,
CR2, pour la marque CANON,
RW2, pour la marque Panasonic Lumix,
ARW, pour la marque Sony,
RAF, pour la marque Fujifilm,
PEF, pour la marque Pentax,
DNG, pour le standard universelle créé par Adobe.
Il est aussi à noter, que suivant votre appareil, il est possible de sauvegarder sous deux formats en simultané, le plus souvent le format RAW propriétaire de la marque ainsi que le format JPEG. Cette possibilité a l’avantage de permettre aux photographes d’avoir un fichier directement exploitable à travers le format JPEG et en même temps avoir un fichier permettant tout type de la retouche en post-traitement avec le format RAW.
C’est quoi le format RAW
Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois dans des articles précédents, le format RAW n’est pas un fichier d’images. Mais pourquoi donc ?
Le format RAW, n’est rien d’autre que l’enregistrement dans un fichier de l’intégralité des informations brutes que le capteur de l’appareil photo a pu enregistrer. Il contient donc les informations numériques traduisant la réponse électronique que le capteur lui-même un générique au moment de la prise de vue.
Il ne comprend pas à proprement dit d’informations de couleur codées au format RVB, mais simplement les niveaux de luminosité détectés par chacun des photosites de votre capteur.
Il est donc nécessaire de réaliser une opération de conversion de ces informations brutes pour les exprimer sous un format de codage de couleur rouge, vert, bleu.
Cette opération principale, parmi d’autres, est appelée derawtisation.
Dans le cas où vous avez paramétré votre boîtier pour enregistrer directement vos photos au format JPEG, cette opération est réalisée directement par le logiciel embarqué de votre boîtier. L’avantage de cette solution est le traitement immédiat de l’opération. Cependant, il a l’inconvénient de réaliser un traitement automatique sans prise en compte les spécificités de chacune des situations prise en photo.
Par conséquent, vous ne profitez pas du plein potentiel qualitatif de votre appareil photo.
Quels sont les avantages du RAW
Maintenant que nous savons à peu près de quoi nous parlons, voyons ensemble quelles sont ses avantages.
Comme je vous l’ai dit, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement brut des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer lors du déclenchement de la prise de vue.
Avoir accès à ces informations brutes, vous permet donc d’avoir la totale liberté d’interpréter ces informations pour créer votre image.
La balance des blancs
Le réglage de la balance des blancs est certainement l’information la plus connue concernant l’avantage des fichiers RAW.
En effet, la correction de la teinte de la lumière présente lors de la prise de vue est une opération totalement subjective et indépendante les conditions réelles de la scène.
Le fait de les définir en post-traitement à partir des données brutes du capteur, permet de réaliser ce réglage sans aucune perte de qualité.
Ce n’est absolument pas le cas si vous réalisez cette opération depuis un fichier JPEG par exemple. En effet, les informations de couleur de l’image auraient déjà été altérées lors de la première interprétation de la balance des blancs de celle-ci.
L’intérêt de garder la possibilité d’adapter ce paramètre au post-traitement, est de vous permettre une plus grande flexibilité quant à la destination finale de votre cliché en fonction du message que vous voulez transmettre.
De plus, dans le cas d’éclairage complexe avec des sources lumineuses de différentes températures de couleur, il est très avantageux de travailler sur un écran correctement calibré sur son ordinateur afin d’obtenir le meilleur rendu possible.
Corriger finement la tonalité
Le codage des fichiers RAW est réalisé avec une profondeur de bit largement supérieur à celle disponible dans un fichier d’image classique.
Pour rappel, un fichier d’image classique au format JPEG, dispose d’une profondeur de bits égal à 8. Alors que la profondeur de bits d’une image RAW est égale à 14 ou 16.
Si ces paramètres vous semblent barbares, retenez qu’un fichier 8 bits permet de gérer seulement 256 niveaux de luminosité au maximum, alors qu’un fichier codé sur 16 bits proposera 65536 niveaux de luminosité différents.
Vous comprendrez alors aisément qu’un fichier au format RAW contient énormément plus d’informations qu’un autre au format JPEG. Pour aller plus loin dans la compréhension, je vous invite à relire l’article à propos de l’histogramme.
De façon plus concrète, le fait de travailler une image au format 16 bits, vous permettra d’éviter d’avoir des effets d’aplat de couleurs là où ce serait le cas avec un fichier 8 bits.
Illustration de ce à quoi ressemble des aplats de de couleurs
Quels sont les inconvénients du RAW
Comme pour tout, il n’y a jamais de solution idéale. Celle-ci ne fait pas exception à la règle, car elle présente aussi des inconvénients.
Le premier inconvénient, est que ce format de fichier nécessite obligatoirement une opération de post-traitement ultérieur. De ce fait, vous perdez en réactivité d’exploitation de votre prise de vue.
C’est la raison pour laquelle de nombreux journalistes continuent d’utiliser le format JPEG afin d’être en mesure de diffuser le plus rapidement possible les photos importantes du dernier scoop.
Le second inconvénient, correspond au poids des fichiers. En effet, le fait de contenir beaucoup plus d’informations nécessite d’utiliser des cartes mémoires de grande taille pour permettre d’héberger des fichiers naturellement plus volumineux.
En résumé, l’inconvénient majeur est donc la nécessité de passer plus de temps sur chacune des photos que l’on souhaite traiter. De plus, des compétences en informatique et notamment en retouche d’images sont nécessaires pour obtenir un bon cliché final.
À retenir
Quel bilan tirer des avantages et des inconvénients du format RAW ?
Mis à part dans des cas spécifiques tels que rencontrés par les journalistes, où la vitesse de parution est une donnée essentielle de leur travail, il me semble beaucoup plus important de travailler en terme de qualité plutôt que de rapidité.
L’accessibilité aux données brutes vous permet d’avoir le maximum de capacité à travailler votre photo finale sans générer de perte de qualité.
Cependant, pour ce faire, il est important d’acquérir les compétences spécifiques nécessaires afin de réaliser ce travail complémentaire.
Personnellement, je pense qu’il est beaucoup plus profitable et intéressant de profiter de cette situation pour étendre nos propres capacités, connaissances et compétences dans le but de toujours développer notre créativité au sein de nos images.
C’est pourquoi, je considère que les inconvénients du format RAW sont, avant tout, des contraintes positives (et donc des opportunités) qui nous poussent à aller encore plus loin dans la maîtrise de la pratique de notre passion.
Dites-moi en commentaire, si vous êtes d’accord avec cette conclusion et quelles sont vos remarques quant à l’utilisation du format RAW.
De plus, pour être certain d’être prévenu à chaque prochaine parution, je vous invite à vous abonner au blog ainsi qu’à ma chaîne Youtube.
Enfin, je remercie aussi d’avance, tous ceux qui prendront trois minutes de leur temps pour compléter mon sondage afin que je puisse mieux répondre à vos besoins.
Illustration de l'article à propos de l'interface de Photoshop
Pour utiliser un logiciel, il est important de savoir se repérer dans l’interface de celui-ci. C’est justement le sujet de cet article. Bien connaître la logique de celle-ci, vous permettra de mieux vous repérer et ainsi gagner en efficacité lors de vos travaux futurs.
Organisation générale de l’interface
L’interface est organisée de manière à accéder à la majorité des outils de manière rapide et organisée. Comme vous pouvez le voir à l’ouverture d’un document, de nombreuses fonctionnalités sont accessibles en regardant sur les 4 bords de l’écran.
La disposition des différents éléments est totalement paramétrable de manière à vous permettre d’optimiser votre flux de production.
Quels sont les types d’information formant l’interface
Représentation des différentes zones structurant l’interface de Photoshop.
De manière générale, l’interface est structurée en 6 zones.
Zone 1 : comme pour la majorité des applications, sur le bord haut de l’écran vous trouverez le menu de l’application.
Zone 2 : juste en dessous de celle-ci, vous trouvez une première barre d’outils. Il s’agit en fait des options complémentaires des différents outils qui se trouvent rassemblés en zone 3.
Zone 3 : la palette d’outils, sur la barre latérale à gauche de l’écran, rassemble l’ensemble des outils de travail.
Zone 4 : classiquement, la majorité des palettes complémentaires sont positionnées sur le bord droit de l’écran.
Zone 5 : pour certaines palettes particulières, il peut être judicieux de les disposer sur le bord bas de l’écran.
Zone 6 : au centre de tout ceci, se trouvent les images à travailler qui peuvent être rassemblées sous forme d’onglet visible juste en dessous de la palette d’options des outils de travail du haut de l’écran.
Description du menu de l’application
Le menu est organisé logiquement suivant plusieurs catégories où on y trouve l’ensemble des options associées aux thèmes abordés.
Dans le menu Fichier, vous trouverez l’ensemble des possibilités traitant du fichier à produire tel que l’ouverture, la fermeture, la sauvegarde, enregistrer sous, etc…
Dans le menu Édition, vous trouverez un ensemble d’options classiques tel que le copier-coller. Mais aussi un ensemble de fonctionnalités permettant de retoucher les éléments sélectionnés comme la transformation manuelle, la définition d’une forme prédéfinie, la gestion des couleurs, etc…
Le menu Imagesproposera un ensemble de possibilités agissant sur l’image complète telle que la taille de l’image, la taille de la zone de travail, son orientation ainsi que des options un petit peu plus poussées tels que opération ou variables.
Le menu Calquevous permettra de créer les différents types de calques, de les associer entre eux ainsi que de masquer ou de leur appliquer différents styles ou effets spéciaux.
La section Texte offre un ensemble de possibilités pour ajuster, modifier, choisir la police, identifier une police d’écriture et bien d’autres options plus spécifiques.
Le menu Sélection comme son nom l’indique propose l’intégralité des fonctionnalités permettant de réaliser ou modifier des sélections.
De même, le menu Filtre vous propose un ensemble de traitement graphique appelé filtre. Ces traitements peuvent être par exemple flou, accentuation, création de halo de lumière, effets esthétiques, etc…
Le menu 3D permettra d’intégrer des éléments 3D.
La section Affichage vous permettra de définir, naviguez, zoomer ainsi que d’afficher des informations d’aide au travail tel que les grilles, le magnétisme, les repères de colonne, etc…
La section Fenêtres permet d’afficher l’intégralité des palettes d’outils nécessaires à la réalisation de certains travaux sous Photoshop ainsi que d’accéder à l’ensemble des documents ouverts dans l’application.
Enfin, le menu Aide vous permet d’afficher les informations classiques comme la page propos de l’application, les informations sur le système ainsi que la recherche de mise à jour du logiciel.
Palette Outils
La palette Outils est l’une des palettes les plus importantes dans Photoshop. C’est celle qui rassemble l’intégralité des outils de travail vous permettant d’agir sur votre image.
Ses outils sont de plusieurs natures tels que l’outil déplacement, zoom, la main qui vous permettent d’agir sur l’environnement de travail.
Ensuite, vous trouverez différents outils pour réaliser des sélections précises reposant sur des techniques différentes en fonction des cas de figure rencontrés.
Suivent alors les outils permettant de travailler sur le tracé de l’image ou la modification des pixels de celles-ci. On trouvera donc l’outil pinceau, Tampon de duplication, gomme, dégradé, etc…
Enfin, viennent des outils plus spécifiques tel que l’ajout de texte ou l’ajout de formes vectorielles.
Barre d’options supérieure
Pour chacun des outils rapidement présentés dans le paragraphe précédent, des options complémentaires sont accessibles dans cette barre.
Les palettes d’option ou palette flottante
Exemple de palette d’outil de Photoshop : la palette de couleur
Tel que nous avons pu le voir dans le menu Fenêtre, chaque sélection d’une palette fait apparaître une petite boîte montrant un ensemble d’options ou d’informations nécessaires à l’utilisateur de Photoshop.
Chacune de ses palettes peut être ancrée sur l’un des bords de l’écran ou rester en palettes flottantes de manière à simplifier son accessibilité.
Les palettes les plus utiles et courantes dans Photoshop sont la palette des couleurs, la palette des calques et la palette des propriétés.
Exercices pratiques
Dans le but de vous familiariser avec cette interface, je vous invite à parcourir de façon autonome l’ensemble de ces différentes sections de l’interface afin que vous puissiez commencer à prendre vos repères. Dans de futurs articles, nous entrerons plus dans le détail de chacune de ces fonctionnalités.
Comme à l’accoutumé, si vous avez des questions remarques n’hésitez pas à les laisser dans la section commentaire de cet article. Je tâcherai alors d’y répondre rapidement et le plus précisément possible.