C’est la route des vacances depuis quelques jours. Nous sommes adeptes des vacances itinairantes depuis plusieurs années. Nous avions l’habitude de pratiquer en tente, en multipliant les sauts de puces de camping en camping, pour visiter un maximum de lieux intéressants. Cette année, nous avons innové, car nous avons investi dans un van aménagé de chez POSSL qui s’appelle le VANTER.
Vous est-il déjà arrivé, qu’en vacances, tous les lieux nouvellement visités vous inspirent immédiatement et vous invitent à prendre des photos ?
Oui, et c’est logique. Le fait d’être dans un environnement nouveau stimule votre regard autrement et vous sort naturellement de vos habitudes.
Pour le coup, même un simple lampadaire peut vous inspirer. La forme d’un arrêt de bus fabriqué en matériau local fait naître en vous un intérêt certain qui caractérise particulièrement l’authenticité des lieux.
Ce type de caractéristiques est beaucoup trop commun à vos yeux dans votre environnement habituel d’où vous vivez.
Bref, changer d’air vous aide grandement à changer votre regard sur le monde immédiat qui vous entoure.
De façon plus classique, votre regard se portera naturellement sur :
l’architecture,
les paysages,
les vêtements,
les marchés avec les fruits et légumes exotiques,
les mobiliers urbains,
les animaux,
les insectes,
les fleurs,
les panneaux de signalisation…
Tout ce que je viens de décrire se résume par le dépaysement.
Et c’est là qu’entre en jeu l’avantage de l’itinérance. C’est que vous ne prenez jamais le temps de vous habituer à un lieu, car vous changez tous les jours d’endroit.
Vous êtes donc, constamment dépaysé, et par conséquent, vous restez constamment stimuler par votre environnement durant tout le long de votre trajet.
Ceci nous amène donc simplement au point d’importance suivant : « Voyager léger en photographie ».
C’est donc avec un peu de teasing, que je vous annonce le sujet de mon article de la semaine prochaine, où je développerai plus particulièrement les aspects matériels.
D’ici là, je vous souhaite bon courage pour votre dernière ligne droite avant vos congés d’été. Et pour ceux qui sont comme moi, déjà dans le vif du sujet, je vous souhaite bonnes photos !
Choisir en toute connaissance de cause le format d’image à utiliser avec votre appareil photo, est un gage de qualité ou de gain de temps dans votre processus photographique. Je partage avec vous, les informations nécessaires pour savoir adapter vos choix en fonction des circonstances d’utilisation.
Fiche PDF : Piège de l’espace colorimétrique pour les fichiers images
JPG 8bits tailles différentes et taux compression divers
TIFF 8bits par canal RVB (tailles diverses sans compression)
Format RAW
Tailles diverses
Pas compressé, compressé ou compressé sans perte
12bits ou 14bits
Pourquoi le RAW n’est pas une image ?
Le format RAW est un fichier qui contient :
L’intégralité des informations enregistrée par le capteur
Les informations de prise de vue de l’appareil (souvent)
Un aperçu petit format de la scène en JPG pour
Affichage dans le sélecteur de fichier
L’affichage de l’histogramme
Destiné à contenir que des informations techniques de l’appareil, ce fichier est considéré comme l’équivalent du NEGATIF en argentique.
Contenant exclusivement :
Des données brutes,
En quantité énorme,
Il nécessite un traitement pour en extraire une ou des images.
Cas d’usage du formats JPG
Compressé avec perte, (qualité d’image dégradé)
Est un format léger,
Directement exploitable dans toutes les applications,
Inadapté au post-traitement.
Particulièrement utile où le traitement de l’information doit être rapide. Le meilleur exemple est le photojournalisme.
Cas d’usage du formats TIFF
Non compressé,
Est un format lourd, mais avec une qualité d’image totale,
Directement exploitable dans toutes les applications,
Adapté au post-traitement modéré.
Adapté pour les photographes qui ne souhaitent pas particulièrement post-traiter ses images mais qui cherche une qualité d’image totale dès la prise de vue.
Cas d’usage du formats RAW
Compressé sans perte ou non compressé,
Est un fichier de point intermédiaire.
Inexploitable directement dans les applications,
Obligation de post-traiter le fichier pour en sortie une image.
Adapté pour les photographes qui souhaitent exploiter leurs « photos » en vue de finalités diverses. Traitement couleur ou noir et blanc, versions différentes de balance des bancs, réalisation de fichier HDR ou non…
Photo d'illustration de l'article à propos de paramètres clés du bokeh
Lorsque l’on commence la photographie le terme bokeh arrive assez rapidement dans les conversations. Dans cet article, je partage avec vous les caractéristiques clés permettant de maîtriser le rendu du bokeh photo.
Qu’appelle-t-on bokeh photo
Le terme bokeh provient du japonais signifiant flou. Il désigne le flou du fond d’une photographie dû principalement à une faible profondeur de champ lorsque des halos lumineux parsèment celui-ci. Il s’agit donc ici uniquement d’un flou dû à la mise au point et non à une problématique de bouger.
Comment réaliser un bokeh photo
Comme annoncé dans la définition ci-dessus, le bokeh est un effet artistique habituellement au niveau du fond de la photographie engendré par une faible profondeur de champ.
Ouvrez au maximum le diaphragme
Qui dit faible profondeur de champ, dit ouverture maximale du diaphragme de votre objectif. Plus celui-ci sera lumineux et plus il permettra au diaphragme de s’ouvrir grand. Privilégiez donc des ouvertures de l’ordre de f/1. 8 à f/2.8.
À la lecture de ces chiffres, vous comprenez donc qu’il est important d’utiliser des objectifs de bonne qualité.
Utiliser une longue focale
Utiliser une longue focale, permet d’écraser les plans. Ceci a pour effet visuel d’accentuer franchement la transition entre la zone de netteté (profondeur de champ) et la zone de flou.
Illustration de l’article Téléobjectif
Dans le cas qui nous intéresse ici, cet aspect est important à prendre en compte, car il permettra de mieux détacher le sujet net du fond flou.
Rapprochez-vous du sujet
Enfin, pour réduire la plage de netteté de la profondeur de champ, il est utile de s’approcher au maximum de son sujet.
focale 105 mm pour la macro-photographie
C’est la raison pour laquelle, en macrophotographie, les profondeurs de champ sont si faibles.
Éloigner le fond
Afin de vous assurer que le fonds soit suffisamment flou, il est important de laisser suffisamment d’espace entre le sujet et le fond.
Plus le fond sera éloigné de la zone de netteté est plus celui-ci sera flou.
Placer des touches lumineuses dans le fond
La caractéristique principale d’un effet bokeh, et notamment la présence de Halo plus ou moins rond en lieu et place des points les plus lumineux du fond.
Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.
Dans la nature, il sera donc intéressant de rechercher des reflets spéculaires à la surface de l’eau par exemple.
Dans le cas d’une photo en studio, ceci est facilement réalisable à l’aide d’une guirlande électrique.
Privilégier les diaphragmes avec de nombreuses lamelles
Il est classiquement reconnu, que la qualité esthétique de cet effet bokeh et d’autant mieux que les taches lumineuses sont les plus rondes.
Pour obtenir ce type de géométrie parfaite, il est important de choisir un objectif dont le diaphragme est composé d’un maximum de lamelles.
Donner une forme reconnaissable aux taches de lumière
Pour des effets créatifs, et ainsi donner du sens à sa photographie, il peut être intéressant de donner la forme que l’on souhaite à ces halos de lumière.
Pour ce faire, il suffit de placer un pochoir percé de la forme souhaitée juste devant l’objectif de l’appareil photo. Pour illustrer cette technique, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la réalisation d’une carte de vœux.
Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.
Quand utiliser le bokeh photo
En résumé, vous savez maintenant de quoi on parle lorsque l’on utilise le terme bokeh et vous connaissez les caractéristiques influent sur le rendu de celui-ci.
Il s’agit donc maintenant de savoir à quel moment il est pertinent d’utiliser cet effet sur vos photos.
Isoler le sujet
Isoler le sujet, est la réponse la plus fréquente à propos de la raison d’utiliser le bokeh photo.
En effet, éliminer tous les élément perturbateur du fond présent derrière le sujet principal de votre photographie, permet instantanément d’attirer le regard sur le seul élément net de votre cadrage.
Ce choix est particulièrement utile, afin de faciliter la lecture de votre image au premier coup d’œil.
L’attention du spectateur sera donc essentiellement centré sur le sujet net et incitera alors celui-ci à regarder chaque détail qui le compose.
focale 105 mm pour la macro-photographie
C’est un choix particulièrement pertinent lorsque le but de votre photo est de décrire votre sujet tel qu’il est.
Cependant, la contrepartie sera que vous perdrez toute information concernant le contexte et l’environnement de votre sujet.
Ce choix doit donc être pris en toute connaissance de cause.
Masquer un fond inesthétique
Dans certaines circonstances, un photographe peut-être amené à prendre des photos dans un lieu particulièrement inesthétique.
Si vous vous trouvez dans ce cas-là, il sera certainement nécessaire de trouver des astuces pour éviter de distraire le regard du spectateur en minimisant l’impact du fond sur votre photo.
Grâce à l’effet de bokeh, un fond totalement inesthétique, peut devenir visuellement attrayant une fois suffisamment flouté. En effet, vous pourrez éventuellement profiter d’un fond coloré tout en dégradé de couleurs différentes.
Donner de l’esthétisme à votre photo par le bokeh photo
Placer judicieusement, des halos de lumière par rapport à votre sujet principal, peut particulièrement rendre esthétique la photographie de votre sujet.
De plus, donner une forme à ses tâches de lumière, peut-être un moyen subtil d’ajouter une information au sujet photographié. Le message de votre photo pour alors être totalement différent.
Enfin de manière générale, avoir un fond très flou et diffus, engendrera un sentiment de douceur à l’ensemble de votre photographie. Cela peut être intéressant dans le cadre de la photographie de portrait féminin par exemple.
Réaliser le bokeh en post-traitement
Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, la capacité à réaliser un bokeh esthétique et de bonne qualité, est particulièrement associé à l’utilisation d’une optique de qualité et souvent onéreuse.
De plus, suivant le sujet que l’on photographie et en fonction de son environnement, il peut-être compliqué de réunir les conditions nécessaires à correctement flouter l’arrière-plan.
Pour de telles situations, la mise en place en poste traitement d’un effet de bokeh peut être la solution. C’est pourquoi, de nombreuses banques d’images sur internet permettent d’accéder à des photos représentant uniquement un fond bokeh qu’il sera facile d’intégrer à vos photographies.
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
illustration de l'article à propos de l'orientation verticale ou horizontale du cadrage
L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.
Impact de l’orientation à la prise de vue
Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.
En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.
Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.
Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.
Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.
Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.
Impact de l’orientation sur la lecture de l’image
Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.
Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.
Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.
En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage
Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.
Cadrage horizontal :
Stabilité,
Calme,
Sérénité,
Douceur,
…
Cadrage vertical :
Instabilité,
Force,
Dignité,
Virilité,
…
Exercices
Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.
Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.
L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.
En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.
Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.
Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à vous abonner au blog pour vous assurer d’être au courant de chaque nouvelle parution d’article. Enfin, venez compléter mon sondage afin de m’aider à mieux connaître vos attentes et ainsi vous proposer un contenu adapté à vos besoins.
Affiche officielle du Salon International de la photo de Riedisheim de 2019.
Le Salon de la Photo de Paris est connu de tous ou presque. Bien évidemment, ce n’est pas le seul car d’autres salons sont aussi bien connus tel que le Festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der dans le domaine l’animalier ou les rencontres de la photographie d’Arles qui est devenu aujourd’hui l’un des premiers festivals de photographie mondiaux. Cependant, de nombreuses autres salons plus régionaux et modestes en taille, mais pas en qualité permettent de développer sa culture photographique tout au long de l’année. Ayant personnellement vécu quelque temps en Alsace, je souhaite par cet article mettre un petit peu plus en lumière le salon international de la photographie de Riedisheim, dans lequel j’ai pu un petit peu m’investir il y a quelques années déjà. Cette année, il sera ouvert au public du samedi 30 mars au dimanche 7 avril 2019.
Particularités de ce salon
Organisation
Ce salon est totalement organisé et réalisé uniquement par des bénévoles passionnés de photographie. C’est grâce à leur implication et à leur dévouement que ce festival existe depuis de nombreuses années dont 2019 incarnera la 32e édition.
Ligne éditoriale du salon
Le leitmotiv des organisateurs se veut dans la continuité des grands photographes humanistes tels que Henri Cartier-Bresson ou Robert Doisneau pour ne citer qu’eux. C’est pourquoi, la revendication de ce salon est la photographie humaniste et engagée.
Durée du festival
La plupart des festivals ne durent que de quelques jours à une semaine, mais celui-ci et particulièrement long puisqu’il s’étend sur 16 jours consécutifs dont trois week-ends complets.
de nombreuses autres expositions de photographes contemporains remarquables,
une bourse permettant d’exposer, vendre ou échanger tout type de matériel photo argentique ou numérique d’occasion,
un ensemble de stages très pédagogiques dans les domaines de la photographie ou de la retouche photo,
Des ateliers ludiques concernant des techniques photographiques anciennes,
Ainsi qu’un certain nombre de conférences.
À tout ceci, s’ajoute chaque année, un ou deux photographes d’honneur participants au jury du concours international de photos et qui sont invité à réaliser une conférence.
Bref historique du salon de Riedisheim
Dans le but de vous convaincre encore un peu plus sur la qualité de ce salon, je vous joins ci-dessous un extrait des invités d’honneurs des 5 dernières éditions.
Je n’aurais pas l’occasion cette année de me rendre à ce salon. Cependant, d’après le programme, je partage avec vous, les expositions qui m’auraient bien intéressé de découvrir.
Plan recensant les lieux d’exposition
Les expositions
Totalement en adéquation avec ma pratique photographique et de photomontage, l’exposition de John Wilhelm intitulée “photoholique” me semble particulièrement intéressante du point de vue créativité et qualité de réalisation de photomontage.
Dans cette même lignée, je pense que l’exposition de Delphine Censig intitulée “Fantasy” m’aurait également très intéressé de par l’aspect créatif de ses œuvres dans les domaines du portrait et du minimalisme.
Dans un tout autre domaine, l’exposition de Jérôme Deya intitulée “à mon corps dérangeant” me semble particulièrement intéressant du point de vue humanistes. Son exposition témoigne de l’importance de la tolérance des uns envers les autres à travers nos différences physique ou moral allant même jusqu’aux tabous du handicap dans l’intimité. Je trouve personnellement que ce type d’exposition nous invite à réfléchir sur le mode de penser et le fonctionnement de notre société.
Mon but ici, n’est pas de faire mon classement personnel des expositions du salon. Je vous invite donc à vous rendre sur le site officiel du Salon de la Photo de Riedisheim afin de découvrir, par vous-même, la qualité des travaux exposés. Faites votre choix et venez découvrir tout ceci de vos propres yeux de photographe !
Les ateliers
Les ateliers proposés semblent aussi être intéressants, car ils permettent de découvrir ou redécouvrir d’anciennes techniques photos argentiques plus ou moins oubliées. A l’heure du tout numérique, il peut être créatif de refaire vivre ces techniques dans l’un de vos projets par exemple.
Les conférences
Ecouter les conférences de photographe reconnus est aussi un moyen d’apporter de la matière à vos propres réflexions concernant votre pratique artistique. Bien que les descriptifs des conférences ne décrivent pas beaucoup leur contenu, il serait dommage de ne pas en profiter si vous passez par là.
Prenons du recul
Je viens de vous parler du Salon de la Photo de Riedisheim, mais l’important à retenir dans tout cela est qu’il y a certainement, près de chez vous plein d’autres événements de ce type. Alors, sortez et allez-y ! Vous trouverez énormément de sources d’inspiration où vous pourrez échanger avec d’autres artistes ou passionnés.
Trop souvent, il arrive que l’on reste dans son coin tout seul à faire ce qu’on aime sans se rendre compte de toutes les opportunités disponibles à deux pas de chez nous, qui pourrait faire progresser notre savoir-faire.
Alors, ne faites pas cette erreur et vivez votre passion aussi en visitant des salons photo !
Dite moi en commentaire, quels sont les salons que vous aimez et que vous aimeriez faire plus connaître au public. Expliquez aussi leurs particularités, car je suis certain que ça intéressera beaucoup de monde ici dont je fais aussi partie.
Dans cet article, je partage avec vous mon opinion à propos des projets type 365 ou 52. J’aborderai le principe, les avantages et les difficultés. Enfin, je finirai en partageant avec vous le retour d’expérience de mon propre projet 365.
Enfant heureux
Principe de ce type de projet
S’il y a un projet dont le principe est simple, c’est bien celui-là. En effet, il se résume en seulement une poignée de mots très simples à comprendre.
Le projet 365 correspond à 1 photo par jour sur toute une année.
Le projet 52 correspond à 1 photo par semaine sur toute une année.
Le seul point important ce type de projet est donc la cadence et la régularité de parution.
Vous constaterez qu’il n’y a aucune autre contrainte telle qu’exprimé ainsi. Mais évidemment, vous être libre de définir un peu plus la finalité de votre production en y ajoutant des contraintes diverses. Le résultat final n’en sera que plus intéressant pour les spectateurs.
Différents effets visuels sur une même photo
Les avantages
Les avantages sont nombreux et à différents niveaux.
Focalisation
En effet, comme tout projet, il a une part de travail à fournir et du temps à y consacrer. Ceci implique donc une stimulation omniprésente durant toute sa durée. Ainsi, vous vous garantissez d’être focalisé sur votre passion pendant 1 année entière !
Développement de votre créativité
365 photos ou 52 photos sont des quantités non négligeables. Les premières idées viendront facilement. Mais au bout d’un moment, il faudra commencer à vous creuser la tête. C’est à partir de ce moment-là que le projet devient intéressant. Au fur et à mesure que vous allez produire de nouvelles idées, votre esprit deviendra entraîné à en trouver d’autres. Cette tâche restera toujours difficile, mais vous devriez être de moins en moins sans aucune idée ou totalement perdu.
Il ne faut pas oublier que la créativité, ça se travaille. C’est justement ce à quoi sert ce type de projet.
Sur la durée, vous développerez des liens entre différents centres d’intérêts et créerez des liaisons entre domaines que vous n’auriez pas imaginés spontanément.
Développement de vos compétences
Avoir des idées, c’est bien. Mais les mettre en pratique, c’est mieux. Vous allez donc pratiquer très régulièrement votre activité. Vous devrez certainement aborder des techniques nouvelles pour tenir la distance.
Naturellement, vous acquerrez des réflexes et des habitudes d’usage avec vos divers matériels et outils. Votre savoir-faire se développera donc petit à petit.
Satisfaction personnelle
Imaginez-vous à la fin de votre projet regardant tout le chemin que vous auriez parcouru ! Rien qu’à l’idée, je suis certain que vous pouvez déjà ressentir une certaine satisfaction personnelle…
La fierté d’avoir tenu la distance d’abord. Conduire un projet pendant une année entière n’est pas anodin. Ensuite, la joie de constater que vous aurez acquis de nombreuses nouvelles compétences. Et enfin, vous aurez développé votre capacité de créativité. Et ça, c’est le Graal !
Au restaurant
Les difficultés
Doit-on en conclure qu’un projet 365 ou 52, c’est que du bonheur ? Et bien ça dépendra de vous ! Comme pour tout projet, celui-ci emporte son lot de difficultés. La réponse à cette question dépend donc de votre capacité à sortir de votre zone de confort.
Maintenir la régularité
La première difficulté est le rythme ! Une photo par jour ou par semaine durant toute une année, c’est en soit un réel challenge. Par conséquent, vous n’aurez pas le droit à l’imprévu !
Si vous vous dite au départ que vous souhaiteriez ajouter quelques contraintes supplémentaires, sachez qu’elles deviendront d’autant plus fortes de par la durée du projet. Alors, conseil d’ami, allez-y doucement…
L’organisation
Complètement en adéquation avec le point précédent, vous devrez trouver une organisation sans faille. Le long d’une année entière, vous aurez de multitude de situations qui prendront la priorité devant votre projet. Si vous ne souhaitez pas perdre la maîtrise, vous devrez apprendre à anticiper et à planifier vos tâches.
Accepter vos limites
Dans un monde parfait, grâce à une organisation définie et une rigueur implacable, rien ne pourrait vous résister. Mais la vraie vie, c’est différent. Vous aurez vos hauts et vos bas comme tout le monde.
La solution consistera donc à faire avec et accepter qu’à certains moments, ce que vous aurez produit ne sera pas aussi parfait que vous l’imaginiez. Ce type de situation vous permettra d’apprendre à relativiser et à connaître vos limites pour mieux savoir les dépasser par la suite.
L’autre usage des châteaux d’eau…
La photo, mais pas seulement
Si vous l’avez remarqué, depuis le début de l’article, j’ai bien pris garde de ne pas particulièrement parler de photographie. Ceci est, à mon sens, important, car ce type de projet est particulièrement connu dans ce domaine, mais finalement, il peut s’appliquer à n’importe quoi.
C’est pourquoi, je pense qu’il peut être intéressant de réfléchir au-delà en listant quelques autres domaines possibles plus ou moins en lien avec la photo.
Prendre des photos,
Construction de triptyques,
Réalisation de photomontage,
Réalisation de retouche photo,
Création de texture seemless ou non,
Création d’objets 3D,
Création d’images de synthèse,
…
Les jours de pluie peuvent être beaux…
Et dans tout ça, mon expérience…
En 2015, je me suis moi-même engagé dans un projet 365.
Dans un souci de facilité le travail, je m’étais pas fixé la contrainte supplémentaire de faire uniquement les photos avec mon smartphone. Malgré cette astuce, le challenge a quand même été très compliqué à tenir. Et d’ailleurs, je n’ai pas réussi à faire les 365 photos sur l’année.
De mémoire, je n’avais pas su gérer correctement les périodes de vacances où je n’avais plus accès à mon ordinateur.
Pas si mal les photos d’un smartphone…
Ma seconde difficulté a été l’usage exclusif de mon smartphone. Ce point que j’avais imaginé comme étant une façon de faciliter mon projet m’a finalement posé des problèmes. Quand j’avais réfléchi à faire ce projet, je m’étais dit que pour faire une photo par jour, il serait très contraignant de toujours les faire un mon boîtier réflexe. C’est alors que je me suis dit : « Mais au fait, j’ai toujours avec moi mon téléphone ! Si je choisis de me dire que je ferais toutes mes photos avec, je n’aurais pas de soucis de disponibilité de matériel. »
Quel piège ! En me disant ça, je ne m’étais juste ajouté une contrainte qui n’avait pas plus de sens que cela et qui a finalement eu pour conséquence de m’éloigner de mon bel appareil photo car toujours focalisé sur l’usage de mon téléphone.
C’est seulement au bout de plusieurs mois, que je me suis rendu compte, que je n’utilisais plus mon boîtier réflexe, ce que j’ai ressenti comme une forme de frustration.
J’ai donc annulé cette clause en cours de projet.
Je voulais partager cela avec vous, car d’une certaine manière, voulant me faciliter la tâche, je me suis auto piégé.
Évitez de trop vous mettre de pression si c’est la première fois que vous faites ce type de projet. Même si ça vous semble trop simple de prime abord, c’est loin d’être gagné d’avance.
L’autre point sur lequel je souhaite attirer votre attention, c’est que c’est bien votre projet ! En ce sens, si vous souhaitez changer quelque chose en cours de route, eh bien faite-le ! Personne ne vous critiquera pour cela, car l’important est que le challenge vous soit profitable.
L’importance de la lumière dans une photo…
Je vous invite à partager avec nous vos propres expériences à ce sujet et notamment les domaines auxquels vous les avez appliqués.