Illustration de l'article photomontage du mois : La fête du travail
Pour ce photomontage dont la parution est prévue pour le 30 avril, je me suis dit qu’il serait intéressant d’illustrer la fête du travail du 1er mai. Immédiatement, il est apparu des images de cheminots en tête. Pour donner un côté fantastique à la scène, j’ai pensé à créer une image du style des affiches de film.
Pour évoquer le travail, je voulais mettre en évidence des mains qui symbolisent grandement le savoir-faire des ouvriers spécialisés de ces années-là.
De plus, je souhaitais montrer la difficulté du labeur. Ceci m’a orienté vers une époque ancienne où les locomotives fonctionnaient encore à la vapeur.
Pour être cohérent avec l’époque, j’ai fait le choix d’utiliser de vieilles lunettes pince-nez datant du début de 19ème siècle que j’ai récemment récupérées chez mes parents. Enfin, je me suis noirci le visage pour évoquer la saleté du charbon omniprésent dans cette industrie.
La fête du travail
Explication du comment
Ayant l’idée finale bien en tête, il me fallait réunir l’ensemble des ingrédients :
Un portrait de cheminot avec les mains en avant,
Une locomotive à vapeur, de face, crachant de la fumée noire.
J’ai commencé par chercher un modèle 3D d’une locomotive à vapeur. J’ai trouvé un modèle gratuit accessible en téléchargement par ce lien.
Le problème a été que ce modèle ne comportait aucun matériau et présentait quelques erreurs de conception. J’ai donc dû reprendre le modèle pour le corriger et lui attribuer des matériaux fait-maison.
Tout ce travail a été réalisé dans le logiciel 3D gratuit, Blender, téléchargeable ici.
L’avantage d’utiliser un modèle 3D est la flexibilité d’utilisation pour positionner les éclairages et le point de vue afin de créer un objet facilement intégrable dans le photomontage. De plus, Blender permet de générer des fluides telle que de la fumée. J’ai ainsi pu créer une fumée de la densité et de la taille qu’il m’était nécessaire pour intégrer mon visage dans celle-ci.
Une fois une ébauche de cette première image faite, je me suis servi de celle-ci pour m’aider à cadrer mon portrait et positionner mon éclairage en cohérence avec l’éclairage de la locomotive.
Ma femme a endossé le rôle de photographe et ma fille celui d’assistante dont le but était de maintenir un masque afin de limiter l’éclairage sur mon visage. Ceci a permis de mettre plus en évidence les mains que le visage.
La séance photo a produit une trentaine de photographie parmi lesquelles j’ai trouvé mon bonheur.
L’intégration des photos ont été réalisée dans Photoshop telle que le montre la capture d’écran de la palette des calques ci-dessous.
A noter pour donner plus de relief à la photo, j’ai choisi d’ajouter un effet de lens flare au niveau de la lanterne de la locomotive.
Autocritique
Ce photomontage a été très intéressant à réaliser car quasiment tout a été réalisé par moi-même à l’exception de la modélisation de la locomotive. J’ai donc dû faire appel à de nombreuses compétences, tant en édition 3D qu’en photographie et évidemment en photomontage. J’en profite aussi pour remercier ma femme et ma fille sans qui la photo de portrait aurait été beaucoup plus difficile à produire.
Le résultat correspond bien à l’idée de départ que j’avais en tête ce qui fait que je suis bien satisfait du résultat obtenu.
Illustration de l'article à propos de quoi photographier à la maison.
Dans cette vidéo, je partage avec vous, les opportunités photographiques liées à la situation particulière que nous vivons actuellement à devoir rester confiner chez nous à cause du coronavirus (COVID-19).
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:29 – Les 3 uniques moyens sur sa vie (David LAROCHE) 00:48 – Profiter de son temps libre 01:21 – Temps pour apprendre 02:24 – Sortie de sa zone de confort 03:21 – Quoi Photographier ? 03:32 – Photo d’enfant (apprendre la photo d’enfant) 03:51 – Les natures mortes 04:25 – La macrophotographie 05:36 – Apprendre de nouvelles techniques (light paintng, goutte d’eau, prise de vue ultra-rapide…) 06:44 – Trier ses photos 07:05 – Post-traiter ses photos 07:28 – Essayer le photomontage 07:58 – Découvrir la 3D 08:17 – Monter en compétences 08:28 – Prendre du plaisir 08:59 – Se changer les idées 09:37 – Développez votre créativité 10:00 – Pouce bleu 10:05 – Abonnement YouTube 10:10 – Abonnement blog
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Illustration à propos de la prise de vue des scènes éclairées à la bougie
Réaliser une photographie dont la lumière de la scène est constituée de la lueur d’une bougie permet de créer une ambiance feutrée. Les couleurs chaudes de ce type de prise de vue sont plaisantes au regard et évoque l’intimité, la douceur et le mystère. Je partage avec vous dans cet article, les techniques de mise en œuvre afin de maîtriser ce type de prise de vue.
Description de la lumière issue d’une flamme de bougie
Bien que la puissance lumineuse d’une flamme de bougie est faible, elle reste néanmoins une source de lumière participant activement à l’éclairage de la scène photographiée. Nous allons voir ensemble les différentes caractéristiques de celle-ci.
Petite source de lumière
La flamme d’une bougie est de petite taille et mesure au maximum 2 à 3 cm. De ce fait, elle engendre donc des ombres dures projetées dans la scène.
La température de couleur
La combustion de celle-ci n’étant pas complète, elle émets une lumière dont la température de couleur est très basse, environ 3200 Kelvin. La scène à proximité de celle-ci sera donc teintée d’une couleur jaune-orangé. L’ambiance générale de la photographie sera donc chaleureuse.
Faible puissance lumineuse
Etant donné la petite taille de la flamme celle-ci émettra une luminosité faible. De plus pour rappel, il faut savoir que la puissance lumineuse diminue au carré de la distance. C’est-à-dire que lorsque l’on double la distance séparant le sujet de la source lumineuse, celui-ci sera éclairé quatre fois moins. De plus, lorsque l’on souhaite prendre en photo la bougie en elle-même dans la scène, cette dernière se trouve généralement très contrastée.
Problématique d’exposition de ce type de scène
Tel que nous venons de le voir, prendre en photo la flamme de bougie dans une scène engendre quelques contraintes particulières vis-à-vis de l’exposition.
En effet, le contraste de luminosité de celle-ci est extrême et la dynamique de votre capteur ne pourra certainement pas enregistrer en une seule prise l’ensemble des informations de la scène. La flamme en elle-même sera certainement brûlée et sans détail alors que le fond de l’image sera certainement bouché et sans détail non plus.
Pour permettre à votre appareil photo d’enregistrer une image convenable, il sera donc nécessaire de mettre en œuvre des techniques photographiques permettant de gérer un tel contraste.
Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..
Techniques photographiques
Vous avez le choix entre deux philosophies différentes. Appuyez-vous sur vos compétences en poste traitement ou vous appuyez sur vos compétences en prise de vue.
Assemblage HDR en post-traitement
La technique de l’assemblage HDR (High Dynamic Range) permet de réaliser les images de scène à très fort contraste de luminosité. Pour la mise en œuvre de cette technique, je vous invite à vous reporter à l’article dédié.
Dans le cas présent, les avantages de cette technique sont qu’elle nécessite très peu de matériel supplémentaire à l’exception d’un pied photo permettant d’éviter le flou de bougé de votre appareil.
Cependant, si votre scène contient des sujets mobiles, il sera compliqué de gérer le mouvement de ceux-ci au moment de l’assemblage des différentes prises de vue. De plus, cette technique nécessitera plus de temps à passer devant votre ordinateur.
Prise de vue directe
La seconde technique repose sur le fait d’ajouter de la lumière générale à la scène de manière à limiter les quarts de luminosité entre les zones de hautes lumières (la flamme) et les zones de basses lumières (le fond). Pour ce faire, vous pouvez utiliser n’importe quelle source de lumière supplémentaire telle qu’un flash ou une lumière continue.
Il faudra cependant prendre en compte les caractéristiques intrinsèques de la lumière émise par la bougie. Ainsi, vous garderez la cohérence lumineuse de la scène. Par cela, je veux dire la température de couleur, la dureté des ombres et la luminosité générale de la scène.
L’avantage de cette technique et que vous obtiendrez un résultat quasi immédiatement à la prise de vue. Vous gagnerez donc ainsi énormément de temps lors des opérations de post-traitement devant votre ordinateur.
Exemple de setup pour réalisation la photo d’illustration de l’article
Évidemment, la contrepartie de celle-ci est de devoir mettre en oeuvre du matériel supplémentaire tel que :
Des filtres colorimétriques permettant de réchauffer la température de couleur des flashes,
Des déclencheurs radios,
Des pieds de studio,
Ne confondez pas l’exposition et la tonalité
Classiquement, les scènes éclairées à la bougie montrent une tonalité générale plutôt sombre. Nous avons vu ensemble précédemment les raisons de ce constat.
Cependant, afin de bien optimiser la gestion du bruit dans l’image, il est nécessaire de correctement exposer la photo à la prise de vue, pour ensuite corriger la tonalité de l’image en post-traitement. Pour bien comprendre cette nuance, je vous invite à lire ou relire l’article sur la différence entre exposition et tonalité. En appliquant correctement les conseils de cet article, vous obtiendrez une meilleure qualité intrinsèque des images à forts contrastes.
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Illustration de l'article à propos des avantages d'utiliser le format de sauvegarde RAW des appareils photo
De plus en plus d’appareils photo proposent le format RAW pour enregistrer les données de votre capteur. C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui pour les smartphones évolués. Mais pour quelle raison ce format devient-il si omniprésent ? Dans cet article, je vous explique les avantages d’utiliser ce format enregistrement.
Quels sont les formats de fichier disponibles
Les formats classiques de fichiers disponibles sur les appareils photo sont les suivants :
Format JPEG avec différents taux de compression,
Format TIFF,
Format RAW.
Les deux premiers format de fichier, sont des fichiers d’images à proprement dit.
Ce n’est pas le cas pour le fichier dit RAW, qui peut prendre différentes extensions en fonction de la marque de l’appareil :
NEF, pour la marque NIKON,
CR2, pour la marque CANON,
RW2, pour la marque Panasonic Lumix,
ARW, pour la marque Sony,
RAF, pour la marque Fujifilm,
PEF, pour la marque Pentax,
DNG, pour le standard universelle créé par Adobe.
Il est aussi à noter, que suivant votre appareil, il est possible de sauvegarder sous deux formats en simultané, le plus souvent le format RAW propriétaire de la marque ainsi que le format JPEG. Cette possibilité a l’avantage de permettre aux photographes d’avoir un fichier directement exploitable à travers le format JPEG et en même temps avoir un fichier permettant tout type de la retouche en post-traitement avec le format RAW.
C’est quoi le format RAW
Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois dans des articles précédents, le format RAW n’est pas un fichier d’images. Mais pourquoi donc ?
Le format RAW, n’est rien d’autre que l’enregistrement dans un fichier de l’intégralité des informations brutes que le capteur de l’appareil photo a pu enregistrer. Il contient donc les informations numériques traduisant la réponse électronique que le capteur lui-même un générique au moment de la prise de vue.
Il ne comprend pas à proprement dit d’informations de couleur codées au format RVB, mais simplement les niveaux de luminosité détectés par chacun des photosites de votre capteur.
Il est donc nécessaire de réaliser une opération de conversion de ces informations brutes pour les exprimer sous un format de codage de couleur rouge, vert, bleu.
Cette opération principale, parmi d’autres, est appelée derawtisation.
Dans le cas où vous avez paramétré votre boîtier pour enregistrer directement vos photos au format JPEG, cette opération est réalisée directement par le logiciel embarqué de votre boîtier. L’avantage de cette solution est le traitement immédiat de l’opération. Cependant, il a l’inconvénient de réaliser un traitement automatique sans prise en compte les spécificités de chacune des situations prise en photo.
Par conséquent, vous ne profitez pas du plein potentiel qualitatif de votre appareil photo.
Quels sont les avantages du RAW
Maintenant que nous savons à peu près de quoi nous parlons, voyons ensemble quelles sont ses avantages.
Comme je vous l’ai dit, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement brut des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer lors du déclenchement de la prise de vue.
Avoir accès à ces informations brutes, vous permet donc d’avoir la totale liberté d’interpréter ces informations pour créer votre image.
La balance des blancs
Le réglage de la balance des blancs est certainement l’information la plus connue concernant l’avantage des fichiers RAW.
En effet, la correction de la teinte de la lumière présente lors de la prise de vue est une opération totalement subjective et indépendante les conditions réelles de la scène.
Le fait de les définir en post-traitement à partir des données brutes du capteur, permet de réaliser ce réglage sans aucune perte de qualité.
Ce n’est absolument pas le cas si vous réalisez cette opération depuis un fichier JPEG par exemple. En effet, les informations de couleur de l’image auraient déjà été altérées lors de la première interprétation de la balance des blancs de celle-ci.
L’intérêt de garder la possibilité d’adapter ce paramètre au post-traitement, est de vous permettre une plus grande flexibilité quant à la destination finale de votre cliché en fonction du message que vous voulez transmettre.
De plus, dans le cas d’éclairage complexe avec des sources lumineuses de différentes températures de couleur, il est très avantageux de travailler sur un écran correctement calibré sur son ordinateur afin d’obtenir le meilleur rendu possible.
Corriger finement la tonalité
Le codage des fichiers RAW est réalisé avec une profondeur de bit largement supérieur à celle disponible dans un fichier d’image classique.
Pour rappel, un fichier d’image classique au format JPEG, dispose d’une profondeur de bits égal à 8. Alors que la profondeur de bits d’une image RAW est égale à 14 ou 16.
Si ces paramètres vous semblent barbares, retenez qu’un fichier 8 bits permet de gérer seulement 256 niveaux de luminosité au maximum, alors qu’un fichier codé sur 16 bits proposera 65536 niveaux de luminosité différents.
Vous comprendrez alors aisément qu’un fichier au format RAW contient énormément plus d’informations qu’un autre au format JPEG. Pour aller plus loin dans la compréhension, je vous invite à relire l’article à propos de l’histogramme.
De façon plus concrète, le fait de travailler une image au format 16 bits, vous permettra d’éviter d’avoir des effets d’aplat de couleurs là où ce serait le cas avec un fichier 8 bits.
Illustration de ce à quoi ressemble des aplats de de couleurs
Quels sont les inconvénients du RAW
Comme pour tout, il n’y a jamais de solution idéale. Celle-ci ne fait pas exception à la règle, car elle présente aussi des inconvénients.
Le premier inconvénient, est que ce format de fichier nécessite obligatoirement une opération de post-traitement ultérieur. De ce fait, vous perdez en réactivité d’exploitation de votre prise de vue.
C’est la raison pour laquelle de nombreux journalistes continuent d’utiliser le format JPEG afin d’être en mesure de diffuser le plus rapidement possible les photos importantes du dernier scoop.
Le second inconvénient, correspond au poids des fichiers. En effet, le fait de contenir beaucoup plus d’informations nécessite d’utiliser des cartes mémoires de grande taille pour permettre d’héberger des fichiers naturellement plus volumineux.
En résumé, l’inconvénient majeur est donc la nécessité de passer plus de temps sur chacune des photos que l’on souhaite traiter. De plus, des compétences en informatique et notamment en retouche d’images sont nécessaires pour obtenir un bon cliché final.
À retenir
Quel bilan tirer des avantages et des inconvénients du format RAW ?
Mis à part dans des cas spécifiques tels que rencontrés par les journalistes, où la vitesse de parution est une donnée essentielle de leur travail, il me semble beaucoup plus important de travailler en terme de qualité plutôt que de rapidité.
L’accessibilité aux données brutes vous permet d’avoir le maximum de capacité à travailler votre photo finale sans générer de perte de qualité.
Cependant, pour ce faire, il est important d’acquérir les compétences spécifiques nécessaires afin de réaliser ce travail complémentaire.
Personnellement, je pense qu’il est beaucoup plus profitable et intéressant de profiter de cette situation pour étendre nos propres capacités, connaissances et compétences dans le but de toujours développer notre créativité au sein de nos images.
C’est pourquoi, je considère que les inconvénients du format RAW sont, avant tout, des contraintes positives (et donc des opportunités) qui nous poussent à aller encore plus loin dans la maîtrise de la pratique de notre passion.
Dites-moi en commentaire, si vous êtes d’accord avec cette conclusion et quelles sont vos remarques quant à l’utilisation du format RAW.
De plus, pour être certain d’être prévenu à chaque prochaine parution, je vous invite à vous abonner au blog ainsi qu’à ma chaîne Youtube.
Enfin, je remercie aussi d’avance, tous ceux qui prendront trois minutes de leur temps pour compléter mon sondage afin que je puisse mieux répondre à vos besoins.
Dans cet article, je partage avec vous mon opinion à propos des projets type 365 ou 52. J’aborderai le principe, les avantages et les difficultés. Enfin, je finirai en partageant avec vous le retour d’expérience de mon propre projet 365.
Enfant heureux
Principe de ce type de projet
S’il y a un projet dont le principe est simple, c’est bien celui-là. En effet, il se résume en seulement une poignée de mots très simples à comprendre.
Le projet 365 correspond à 1 photo par jour sur toute une année.
Le projet 52 correspond à 1 photo par semaine sur toute une année.
Le seul point important ce type de projet est donc la cadence et la régularité de parution.
Vous constaterez qu’il n’y a aucune autre contrainte telle qu’exprimé ainsi. Mais évidemment, vous être libre de définir un peu plus la finalité de votre production en y ajoutant des contraintes diverses. Le résultat final n’en sera que plus intéressant pour les spectateurs.
Différents effets visuels sur une même photo
Les avantages
Les avantages sont nombreux et à différents niveaux.
Focalisation
En effet, comme tout projet, il a une part de travail à fournir et du temps à y consacrer. Ceci implique donc une stimulation omniprésente durant toute sa durée. Ainsi, vous vous garantissez d’être focalisé sur votre passion pendant 1 année entière !
Développement de votre créativité
365 photos ou 52 photos sont des quantités non négligeables. Les premières idées viendront facilement. Mais au bout d’un moment, il faudra commencer à vous creuser la tête. C’est à partir de ce moment-là que le projet devient intéressant. Au fur et à mesure que vous allez produire de nouvelles idées, votre esprit deviendra entraîné à en trouver d’autres. Cette tâche restera toujours difficile, mais vous devriez être de moins en moins sans aucune idée ou totalement perdu.
Il ne faut pas oublier que la créativité, ça se travaille. C’est justement ce à quoi sert ce type de projet.
Sur la durée, vous développerez des liens entre différents centres d’intérêts et créerez des liaisons entre domaines que vous n’auriez pas imaginés spontanément.
Développement de vos compétences
Avoir des idées, c’est bien. Mais les mettre en pratique, c’est mieux. Vous allez donc pratiquer très régulièrement votre activité. Vous devrez certainement aborder des techniques nouvelles pour tenir la distance.
Naturellement, vous acquerrez des réflexes et des habitudes d’usage avec vos divers matériels et outils. Votre savoir-faire se développera donc petit à petit.
Satisfaction personnelle
Imaginez-vous à la fin de votre projet regardant tout le chemin que vous auriez parcouru ! Rien qu’à l’idée, je suis certain que vous pouvez déjà ressentir une certaine satisfaction personnelle…
La fierté d’avoir tenu la distance d’abord. Conduire un projet pendant une année entière n’est pas anodin. Ensuite, la joie de constater que vous aurez acquis de nombreuses nouvelles compétences. Et enfin, vous aurez développé votre capacité de créativité. Et ça, c’est le Graal !
Au restaurant
Les difficultés
Doit-on en conclure qu’un projet 365 ou 52, c’est que du bonheur ? Et bien ça dépendra de vous ! Comme pour tout projet, celui-ci emporte son lot de difficultés. La réponse à cette question dépend donc de votre capacité à sortir de votre zone de confort.
Maintenir la régularité
La première difficulté est le rythme ! Une photo par jour ou par semaine durant toute une année, c’est en soit un réel challenge. Par conséquent, vous n’aurez pas le droit à l’imprévu !
Si vous vous dite au départ que vous souhaiteriez ajouter quelques contraintes supplémentaires, sachez qu’elles deviendront d’autant plus fortes de par la durée du projet. Alors, conseil d’ami, allez-y doucement…
L’organisation
Complètement en adéquation avec le point précédent, vous devrez trouver une organisation sans faille. Le long d’une année entière, vous aurez de multitude de situations qui prendront la priorité devant votre projet. Si vous ne souhaitez pas perdre la maîtrise, vous devrez apprendre à anticiper et à planifier vos tâches.
Accepter vos limites
Dans un monde parfait, grâce à une organisation définie et une rigueur implacable, rien ne pourrait vous résister. Mais la vraie vie, c’est différent. Vous aurez vos hauts et vos bas comme tout le monde.
La solution consistera donc à faire avec et accepter qu’à certains moments, ce que vous aurez produit ne sera pas aussi parfait que vous l’imaginiez. Ce type de situation vous permettra d’apprendre à relativiser et à connaître vos limites pour mieux savoir les dépasser par la suite.
L’autre usage des châteaux d’eau…
La photo, mais pas seulement
Si vous l’avez remarqué, depuis le début de l’article, j’ai bien pris garde de ne pas particulièrement parler de photographie. Ceci est, à mon sens, important, car ce type de projet est particulièrement connu dans ce domaine, mais finalement, il peut s’appliquer à n’importe quoi.
C’est pourquoi, je pense qu’il peut être intéressant de réfléchir au-delà en listant quelques autres domaines possibles plus ou moins en lien avec la photo.
Prendre des photos,
Construction de triptyques,
Réalisation de photomontage,
Réalisation de retouche photo,
Création de texture seemless ou non,
Création d’objets 3D,
Création d’images de synthèse,
…
Les jours de pluie peuvent être beaux…
Et dans tout ça, mon expérience…
En 2015, je me suis moi-même engagé dans un projet 365.
Dans un souci de facilité le travail, je m’étais pas fixé la contrainte supplémentaire de faire uniquement les photos avec mon smartphone. Malgré cette astuce, le challenge a quand même été très compliqué à tenir. Et d’ailleurs, je n’ai pas réussi à faire les 365 photos sur l’année.
De mémoire, je n’avais pas su gérer correctement les périodes de vacances où je n’avais plus accès à mon ordinateur.
Pas si mal les photos d’un smartphone…
Ma seconde difficulté a été l’usage exclusif de mon smartphone. Ce point que j’avais imaginé comme étant une façon de faciliter mon projet m’a finalement posé des problèmes. Quand j’avais réfléchi à faire ce projet, je m’étais dit que pour faire une photo par jour, il serait très contraignant de toujours les faire un mon boîtier réflexe. C’est alors que je me suis dit : « Mais au fait, j’ai toujours avec moi mon téléphone ! Si je choisis de me dire que je ferais toutes mes photos avec, je n’aurais pas de soucis de disponibilité de matériel. »
Quel piège ! En me disant ça, je ne m’étais juste ajouté une contrainte qui n’avait pas plus de sens que cela et qui a finalement eu pour conséquence de m’éloigner de mon bel appareil photo car toujours focalisé sur l’usage de mon téléphone.
C’est seulement au bout de plusieurs mois, que je me suis rendu compte, que je n’utilisais plus mon boîtier réflexe, ce que j’ai ressenti comme une forme de frustration.
J’ai donc annulé cette clause en cours de projet.
Je voulais partager cela avec vous, car d’une certaine manière, voulant me faciliter la tâche, je me suis auto piégé.
Évitez de trop vous mettre de pression si c’est la première fois que vous faites ce type de projet. Même si ça vous semble trop simple de prime abord, c’est loin d’être gagné d’avance.
L’autre point sur lequel je souhaite attirer votre attention, c’est que c’est bien votre projet ! En ce sens, si vous souhaitez changer quelque chose en cours de route, eh bien faite-le ! Personne ne vous critiquera pour cela, car l’important est que le challenge vous soit profitable.
L’importance de la lumière dans une photo…
Je vous invite à partager avec nous vos propres expériences à ce sujet et notamment les domaines auxquels vous les avez appliqués.
Illustration de l'article à propos de mon bilan sur le Salon de la Photo 2018 de Paris
Comme je vous l’avais annoncé, je suis allé au salon de la photographie de Paris les jeudi et vendredi 8 et 9 novembre derniers. Cette expérience a été très enrichissante pour moi et je vous propose dans cet article te partager quelques-unes de mes réflexions et retours d’expériences. Voici mon bilan du Salon de la Photo.
Évolution de la photographie
Durant ces 2 jours, j’ai eu l’occasion d’assister à plusieurs conférences provenant d’intervenants différents. Il est toujours intéressant d’entendre différents sons de cloche pour se faire une bonne idée d’une situation.
De manière globale, les différents intervenants ont été convergents sur le point suivant :
Nous sommes de plus en plus confronté à une infinité de photographies prises quotidiennement par tout le monde.
L’un des exemples cités était la Tour Eiffel. Comment réaliser aujourd’hui une photographie sortant de l’ordinaire de ce monument alors que celui-ci est photographié plusieurs milliers de fois par jour ?
L’axe majeur mise en avant par ces différents experts est de développer sa créativité pour définir son propre style. Ce dernier peut s’exprimer à travers des messages portés par les photos ou par le traitement esthétique apporté aux clichés finaux. La conséquence est que l’on parle de plus en plus d’images et de moins en moins de photographie. Ce concept a été illustré avec le constat que plus en plus de photographies ressemblent à de la peinture alors que les peintures deviennent de plus en plus réalistes.
La photographie n’a jamais été la représentation du réel, et c’est encore plus vrai de nos jours. Cette caractéristique est à mettre en avant au lieu de la renier.
De nouvelles compétences seront certainement nécessaires aux photographes. La première d’entre elles, est la maîtrise de la retouche photo. Peut-être faudra-t-il aussi développer des compétences en design, images de synthèse, peinture, dessin, photomontage, etc…
Jean Gaumy expose dans sa conférence que le savoir-être est au service du savoir-faire photographique.
Assumer sa créativité
La meilleure manière de se différencier est d’être vous-même en assumant votre personnalité. Facile à dire, mais pas facile à faire.
La conférence de Jean Gaumy (membre de l’académie des beaux-arts depuis avril 2016) a mis en avant que le regard et le savoir-faire des photographes repose en grande partie sur leurs histoires et leurs expériences visuelles, mais aussi sur son savoir-être. En deux mots, cela signifie que la créativité est bien en nous.
Ce même propos a été repris dans une conférence de la Nikon School intitulé “avant de déclencher…” de Gerard Planchenault et Aurore Deligny.
Ma conclusion personnelle vis-à-vis de la créativité, et qu’il est important d’assumer qui nous sommes en tant que personne, expérience, savoir-faire, savoir-être, etc…
Il est donc important de s’inspirer d’artistes reconnus, mais surtout de ne pas se cantonner à reproduire leurs œuvres en oubliant notre propre créativité.
« La créativité est en vous » est le message fort de l’évolution de la photographie actuelle.
Omniprésence de l’harmonie
Comme pour les thèmes ci-dessus abordés, l’harmonie fait partie intégrante de la réussite d’une image.
Cette notion d’harmonie a été abordée plusieurs fois au cours des différentes conférences auxquelles j’ai pu assister.
L’harmonie des couleurs a été grandement mise en avant sur la conférence concernant la retouche photographique.
L’harmonie du cadrage et des éléments au sein d’une photographie a été mise en avant à travers les conférences de Jean Gaumy et de la Nikon School.
Enfin, l’harmonie des éclairages a aussi énormément été mise en oeuvre lors des démonstrations pratiques de réalisation de portraits de studio.
Globalement, on pourra dire que la cohérence de l’ensemble des harmonies qu’elle soit de couleur, de cadrage, d’éclairage ou autres, réalisera au final une image sortant de l’ordinaire et propre au style de son auteur photographe.
Et moi dans tout ça
Personnellement, je considère que l’objectif de mon blog initiation-photo.com est totalement cohérent ces évolutions. En effet, mon souhait de lier la photographie et l’image de synthèse au sein de photomontages me paraît pleinement dans l’air du temps culturel de photographie actuelle.
Je retiens aussi, qu’aujourd’hui le développement personnel est une grande source de valeur ajoutée pour améliorer ma technique photographique et mes images produites.
Je vous invite, vous aussi, à réfléchir sur ces nouveaux concepts et à aller de l’avant pour acquérir de nouvelles compétences afin de les mettre en pratique au quotidien pour développer votre savoir-faire acquis jusqu’ici. C’est en ce sens que je cherche à ce que mon blog puisse vous aider sur ce chemin.
Si certains d’entre vous ont aussi été au salon de la photo, il serait intéressant de partager vos propres retours d’expérience en commentaire juste en dessous de cet article. Je suis très curieux d’avoir vos avis et analyses sur tous ces sujets.