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Le Focus du Jour – Le bracketing

Le bracketing est une fonctionnalité connu depuis bien longtemps. Je partage avec vous comment cette fonctionnalité a évoluée avec l’arrivée du numérique et sur quoi peut-on agir avec.

Fiche PDF – Conseils pour la réalisation des HDR

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Fiche PDF ! 

L’origine du bracketing

  • Le bracketing est disponible sur les appareils photo déjà depuis le temps de l’argentique.
  • N’ayant pas de prévisualisation de la prise de vue, il était difficile d’être certain d’avoir effectué une exposition correcte.
  • Le bracketing permettait donc de réaliser plusieurs photographies avec des expositions différentes pour assurer le coup.

Les différents types de bracketing

  • Bracketing d’exposition => fichiers HDR
  • Bracketing de température de couleur => utile si les sources de lumière n’ont pas la même température de couleur
  • Bracketing de puissance de flash => utile pour ajuter précisément la puissance de son flash par rapport à la lumière ambiante
  • Bracketing D-lighting* => utile pour avoir différente version de photo avec une puissance différente de D-Lighting

*D-lighting permet de préserver les détails dans les hautes et basses lumières des scènes fortement contrastées (fonctionnalité Nikon)

Le bracketing 2.0

  • Avec le numérique, le photographe sait immédiatement si son exposition est correcte ou non.
  • L’usage de cette fonctionnalité à donc été détourné pour répondre à un nouveau besoin.
  • La faiblesse des capteurs numériques par rapport aux films négatifs argentique est la faible dynamique (plage de luminosité enregistrable)
  • Pour pallier ce problème, le bracketing, permet de réaliser plusieurs photos avec des expositions différentes pour ensuite les assembler en une seul photo au post-traitement.
  • Ceci s’appelle les fichiers HDR (High Dynamic Range)

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Comment photographier une scène éclairée à la bougie

Réaliser une photographie dont la lumière de la scène est constituée de la lueur d’une bougie permet de créer une ambiance feutrée. Les couleurs chaudes de ce type de prise de vue sont plaisantes au regard et évoque l’intimité, la douceur et le mystère. Je partage avec vous dans cet article, les techniques de mise en œuvre afin de maîtriser ce type de prise de vue.

Description de la lumière issue d’une flamme de bougie

Bien que la puissance lumineuse d’une flamme de bougie est faible, elle reste néanmoins une source de lumière participant activement à l’éclairage de la scène photographiée. Nous allons voir ensemble les différentes caractéristiques de celle-ci.

Petite source de lumière

La flamme d’une bougie est de petite taille et mesure au maximum 2 à 3 cm. De ce fait, elle engendre donc des ombres dures projetées dans la scène.

La température de couleur

La combustion de celle-ci n’étant pas complète, elle émets une lumière dont la température de couleur est très basse, environ 3200 Kelvin. La scène à proximité de celle-ci sera donc teintée d’une couleur jaune-orangé. L’ambiance générale de la photographie sera donc chaleureuse.

Faible puissance lumineuse

Etant donné la petite taille de la flamme celle-ci émettra une luminosité faible. De plus pour rappel, il faut savoir que la puissance lumineuse diminue au carré de la distance. C’est-à-dire que lorsque l’on double la distance séparant le sujet de la source lumineuse, celui-ci sera éclairé quatre fois moins. De plus, lorsque l’on souhaite prendre en photo la bougie en elle-même dans la scène, cette dernière se trouve généralement très contrastée.

Problématique d’exposition de ce type de scène

Tel que nous venons de le voir, prendre en photo la flamme de bougie dans une scène engendre quelques contraintes particulières vis-à-vis de l’exposition.

En effet, le contraste de luminosité de celle-ci est extrême et la dynamique de votre capteur ne pourra certainement pas enregistrer en une seule prise l’ensemble des informations de la scène. La flamme en elle-même sera certainement brûlée et sans détail alors que le fond de l’image sera certainement bouché et sans détail non plus.

Pour permettre à votre appareil photo d’enregistrer une image convenable, il sera donc nécessaire de mettre en œuvre des techniques photographiques permettant de gérer un tel contraste.

Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..
Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..

Techniques photographiques

Vous avez le choix entre deux philosophies différentes. Appuyez-vous sur vos compétences en poste traitement ou vous appuyez sur vos compétences en prise de vue.

Assemblage HDR en post-traitement

La technique de l’assemblage HDR (High Dynamic Range) permet de réaliser les images de scène à très fort contraste de luminosité. Pour la mise en œuvre de cette technique, je vous invite à vous reporter à l’article dédié.

Dans le cas présent, les avantages de cette technique sont qu’elle nécessite très peu de matériel supplémentaire à l’exception d’un pied photo permettant d’éviter le flou de bougé de votre appareil.

Cependant, si votre scène contient des sujets mobiles, il sera compliqué de gérer le mouvement de ceux-ci au moment de l’assemblage des différentes prises de vue. De plus, cette technique nécessitera plus de temps à passer devant votre ordinateur.

Prise de vue directe

La seconde technique repose sur le fait d’ajouter de la lumière générale à la scène de manière à limiter les quarts de luminosité entre les zones de hautes lumières (la flamme) et les zones de basses lumières (le fond). Pour ce faire, vous pouvez utiliser n’importe quelle source de lumière supplémentaire telle qu’un flash ou une lumière continue.

Il faudra cependant prendre en compte les caractéristiques intrinsèques de la lumière émise par la bougie. Ainsi, vous garderez la cohérence lumineuse de la scène. Par cela, je veux dire la température de couleur, la dureté des ombres et la luminosité générale de la scène. 

L’avantage de cette technique et que vous obtiendrez un résultat quasi immédiatement à la prise de vue. Vous gagnerez donc ainsi énormément de temps lors des opérations de post-traitement devant votre ordinateur.

Exemple de setup pour réalisation la photo d'illustration de l'article
Exemple de setup pour réalisation la photo d’illustration de l’article

Évidemment, la contrepartie de celle-ci est de devoir mettre en oeuvre du matériel supplémentaire tel que :

  • Des flashs,
  • Des filtres colorimétriques permettant de réchauffer la température de couleur des flashes,
  • Des déclencheurs radios,
  • Des pieds de studio,

Ne confondez pas l’exposition et la tonalité

Classiquement, les scènes éclairées à la bougie montrent une tonalité générale plutôt sombre. Nous avons vu ensemble précédemment les raisons de ce constat. 

Cependant, afin de bien optimiser la gestion du bruit dans l’image, il est nécessaire de correctement exposer la photo à la prise de vue, pour ensuite corriger la tonalité de l’image en post-traitement.
Pour bien comprendre cette nuance, je vous invite à lire ou relire l’article sur la différence entre exposition et tonalité. En appliquant correctement les conseils de cet article, vous obtiendrez une meilleure qualité intrinsèque des images à forts contrastes.

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Créativité, propulseur de motivation... La Lumière, c'est quoi ? Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

La balance des blancs

Qu’est-ce que la balance des blancs ?

La balance des blancs est un réglage colorimétrique de la dominante de couleur d’une image. Celle-ci est due à la température de couleur de l’éclairage de la scène photographiée exprimée en degrés Kelvin.

De manière usuelle, nous dirons que les tons de l’image seront chauds quand la dominante de couleur tendra vers le rouge (éclairage à la bougie) et seront froids quand la dominante de couleur tendra vers le bleu (ciel bleu sans nuage dans l’ombre projetée d’un objet). A savoir que la température de couleur sera dite “neutre” en l’absence de dominante de couleur. Dans ce cas, l’éclairage est réalisé par une lumière blanche équivalente à la lumière du soleil en milieu de journée.

Le rendu visuel est largement modifié par l’interprétation du cerveau. En effet, le cadre d’une fenêtre en PVC blanc sera interprété comme blanc par le cerveau quelle que soit sa teinte réelle engendrée par la température de l’éclairage comme le montre l’image suivante : 

Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l'appareil photo
Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l’appareil photo
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d'une façade d'une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d’une façade d’une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre

Afin de caractériser cette température de couleur ainsi que la teinte de la dominante de couleur, il a été construit absolue l’échelle suivante exprimée en degré Kelvin.

Illustration de l'échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l'impact des réglages de la balance des blancs
Illustration de l’échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l’impact des réglages de la balance des blancs

Comment régler la balance des blancs sur son boîtier ?

Chaque modèle d’appareil photo possède sa propre ergonomie pour régler leurs paramètres. C’est la raison pour laquelle je vous invite à vous reporter à votre manuel utilisateur pour apprendre à réaliser la manipulation.

Ceci étant dit, encore faut-il savoir quel réglage choisir et pourquoi faire.

Neutraliser la dominante de couleur

De façon classique, on entend par réglage de la balance des blancs, le fait de supprimer la dominante de couleur des images produites afin d’avoir un rendu neutre comme si la scène avait été photographiée par la lumière du jour de milieu de journée.

Dans ce cas, plusieurs possibilités vous sont offertes. Si vous connaissez le type de source de lumière de votre scène (ampoule halogène, éclairage au tungstène, …) vous avez la possibilité de choisir parmi les préréglages proposés de votre appareil, le programme adéquat. Cependant, il est aujourd’hui largement plus pratique et précis d’utiliser la fonction automatique de votre boîtier d’appareil photo qui est efficace et précis et ceci sans vous poser de question. C’est pourquoi en pratique, les réglages comme incandescence, tungstène ou autres ne sont quasiment plus utilisés pour cet usage.

Dans de rares cas, il peut néanmoins arriver que l’automatisme de l’appareil se trompe. Classiquement, cela peut se produire lorsqu’il y a un mélange de types de sources de lumière très différentes. La solution consiste alors à utiliser le réglage personnalisé.

Le principe est le suivant. Il suffit de pointer l’appareil sur une surface blanche, grise claire ou, pour être encore plus précis, sur une chartre gris-neutre à 18% placée à l’emplacement de votre sujet principal. Ainsi, l’appareil viendra faire la mesure de la température de couleur sur cette surface et en déterminera la correction adéquate pour supprimer ou atténuer la dominante de couleur sur cette zone. Encore une fois, je vous invite à parcourir le manuel de votre matériel afin de connaître la manipulation exacte pour votre appareil photo.

Aspect créatif

En fonction du style de photographie que vous souhaitez réaliser, il peut être très intéressant de prendre un réel parti pris sur les dominantes de couleur.

C’est le cas par exemple pour plonger le spectateur dans un état d’esprit particulier vis-à-vis du message que vous souhaitez transmettre par votre image.

Dans ce cas, les modes incandescences, tungstène, nuages ou soleil deviennent très pertinents pour justement créer la teinte de la dominante de couleur souhaitée. En fonction de l’éclairage de votre scène et du réglage que vous choisirez, vous aurez moyen d’intégrer une dominante rouge, jaune, verte ou bleu à votre image.

Sur certains appareils, vous avez même la possibilité de peaufiner finement les réglages pour obtenir le juste dosage qui vous conviendra.

Mise en garde

L’avantage des appareils numérique est qu’ils possèdent un écran permettant d’avoir un aperçu de l’image produite. Au fur et à mesure de l’évolution des progrès techniques, ces écrans deviennent de plus en plus grand et lumineux afin d’avoir une bonne vision du résultat obtenu. MAIS ATTENTION ! Encore de nos jours, ces écrans ne reflètent pas les couleurs correctement, car ils ne sont pas calibrables ou étalonnables en colorimétrie.

C’est la raison pour laquelle vous devez rester prudent quant au rendu colorimétrique de la prévisualisation de vos photos sur l’écran de votre appareil. En effet, c’est exactement la même problématique que si vous retouchez vos photos sur ordinateur sans avoir calibré en colorimétrie votre écran d’ordinateur. La conséquence serait que vous engendrerez plus de dégâts qu’autre chose.

La solution existent néanmoins et va notamment me servir de transition avec la suite de l’article… Vous l’avez peut-être deviné, il s’agit de l’utilisation du format d’enregistrement RAW. Au lieu de revenir ici sur l’explication de ce format particulier, je vous invite à lire ou relire l’article dédié.

En une phrase, le format RAW permet de modifier le réglage de la température de couleur sans aucune perte de qualité ultérieurement lors du post-traitement sur ordinateur. Ainsi, vous avez les avantages suivants :

  • possibilité de travailler sur une écran calibré
  • modifier à souhait la dominante de couleur que vous souhaitez. Vous pourrez ainsi réaliser plusieurs versions différentes afin de choisir sur la base de photo achevée celle qui sera la meilleure.

Comment régler la balance des blancs dans les logiciels ?

Cas d’un fichier RAW

Le réglage de la balance des blancs est l’une des premières opérations à réaliser lors de la dérawtisation du fichier.

Tous les logiciels de développement des fichiers RAW possèdent ce réglage. Personnellement, j’utilise les logiciels Lightroom ou le module CameraRaw de Photoshop de chez Adobe.

Dans ces 2 logiciels, le réglage de fait à l’aide de 2 sliders qui permettent de définir l’équilibre entre le jaune et le bleu, et le vert et le magenta.

Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW

Pour être plus précis, il y a aussi l’outil pipette de balance des blancs qui permet de neutraliser la teinte de la zone où vous cliquez sur l’image avec cette pipette. Par exemple, sur les photos du cadre de fenêtre plus haut, j’ai cliqué soit sur le cadre de la fenêtre pour à rendre blanche (repère 1), soit sur la façade d’une maison à l’extérieur de la maison (repère 2).

Cas d’un fichier JPG (Bitmap)

Pour les images au format JPG, la correction de la balance des blancs sera forcément une opération dite “destructive”, car elle altérera les pixels de l’image.

Dans l’application Lightroom, vous n’aurez aucune différence sur le mode opératoire et vous utiliserez les mêmes outils précédemment évoqués.

Dans l’application Photoshop, vous aurez toujours moyen de corriger de la même manière que précédemment en faisant appel au filtre CameraRaw. Dans ce cas, encore une fois, vous retrouverez les mêmes outils.

Cependant, il y a une autre solution, que vous pourrez notamment utiliser dans GIMP par exemple. Utilisez l’outil courbe ou niveau. Dans ces deux outils classiques, vous retrouverez une pipette pour neutraliser les tons moyens simplement en cliquant sur une zone de l’image qui ne devrait pas présenter de dominante de couleur.

Outils de réglage de la balance des blancs de l'outil courbe de Photoshop
Outils de réglage de la balance des blancs de l’outil courbe de Photoshop

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A chaque théorie son travail pratique...

Retouche intuitive de photo avec Lightroom Classic CC

Dans cette vidéo, je vais vous apprendre à retoucher vos photos rapidement et surtout intuitivement avec Lightroom Classic CC.

Cette explication sera réalisée sur une photo prise aux Pays-Bas de moulins à vent sous un ciel chargé de nuages.

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires en bas de cet article ou sous la page Youtube de la vidéo afin que je puisse éventuellement répondre à vos questions et compléter mes explications si cette technique ne vous semble pas claire.

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La Lumière, c'est quoi ?

Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

 

Importance de la lumière

En photographie, le “matériau” le plus important est la lumière. Et pour cause, le terme “photographie” est composé :

  • du préfixe “photo-” qui signifie « lumière » ou « clarté »,
  • du suffixe “-graphie” qui signifie « peindre », « dessiner » ou « écrire ».

Photographier signifie donc “peindre avec la lumière”.

Ceci étant, il est donc essentiel de bien connaitre les paramètres de celle-ci afin de comprendre leurs effets dans une scène ou sur un sujet. Evidemment, l’étape suivante sera de jouer avec ceux-ci pour influer sur le rendu de l’image.

Les paramètres

Ces 7 paramètres sont les suivants :

  1. l’intensité lumineuse de la source,
  2. la température de couleur de la source (= la teinte de la source),
  3. la polarité de la lumière,
  4. la diffusion,
  5. la taille apparente de la source (du point de vue du sujet éclairé),
  6. la distance séparant la source lumineuse du sujet éclairé,
  7. l’orientation de la source lumineuse par rapport au sujet et à l’observateur.

1. L’intensité

Il s’agit simplement de la puissance lumineuse de la source. Il existe plusieurs unités pour exprimer cette caractéristique en fonction du matériel utilisé.

    • Sur les ampoules classiques, on a longtemps utilisé le Watt (W),
    • Sur les nouvelles ampoules à LED, on utilise le Lumen,
    • Sur les flash cobra, on utilise le Nombre Guide (NG). Il est toujours exprimé pour 100Iso et une focale de 50mm en équivalent 24×36.
    • Sur les flash de studio, on utilise le Joule (J),

Dans tous les cas, plus la valeur est élevée et plus l’intensité est forte.

Le point le plus important à savoir est :

“L’intensité de la lumière se divise par le carré de la distance.”

Bon, pour être plus clair, rien de mieux qu’un exemple.

Supposons que vous êtes dans votre salon, la soirée est déjà tombée et grondent au loin quelques orages de fin d’été. Vous êtes en train de lire un livre passionnant sur la photographie. Pour ce faire, vous vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil à coté d’une lampe de 25W à 1 mètre environ de votre livre.

Tout à coup, un claquement de tonnerre vous fait sursauter et au même instant, vous remarquez que l’ampoule de votre lampe vient de griller. Frustré de ne pas pouvoir continuer votre lecture comme avant, vous décidez de remplacer cette ampoule. Malheureusement, celle de rechange affiche 100W.

A quelle distance devez vous placer cette nouvelle ampoule pour retrouver le même éclairement que précédemment ?

Avec

  • D = distance livre / ampoule de 100W,
  • d = 1 m (distance livre / ampoule de 25W),
  • P25 = 25W (puissance de l’ampoule 25W),
  • P100 = 100W (puissance de l’ampoule 100W)

La réponse est D = 2m car P25 / d2 = 25W / (1m)2 = 100W / (2m)2 = 100W / 4.

Dit autrement, la puissance lumineuse est divisée par 4 (=22) quand on double sa distance la séparant de son sujet.

Rassurez vous, dans la vraie vie, on ne s’amuse pas à calculer ces chiffres. Nous regardons juste la luminosité de notre livre tout en déplaçant notre lampe jusqu’à ce que le rendu revienne comme avant.

Utilité :

Cette propriété est très pratique car elle permet de faire varier l’intensité d’une source lumineuse juste en la rapprochant ou en l’éloignant du sujet.

2. La température de couleur

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La température de couleur (TC) est exprimée en degré Kelvin (K). C’est la manière dont les photographes expriment précisément les différents niveaux de teinte que la lumière naturelle ou artificielle peut avoir.

  • On parlera de lumière chaude quand la couleur se rapprochera du jaune/rouge. TC < 6500K,
  • On parlera de lumière froide quand la couleur se rapprochera du bleu. TC > 6500K.
  • Pour information, la lumière du jour à midi sous le soleil est justement au alentour de 6500K (lumière dite “blanche”).
  • Cette gamme s’étendre couramment de 1500K (Lumière d’une bougie) à 10000K (lumière du ciel polaire).

Température de couleur
Fig. 1 – Gamme de la température de couleur de la lumière

Mais attention au vocabulaire !

Comme on peut le remarquer ci-dessus, une lumière chaude est caractérisée par une faible température de couleur et inversement, une lumière froide est caractérisée par une forte température de couleur. Cela peut prêter à confusion.

Pour illustrer cette propriété, il suffit de penser aux illuminations les soirs en ville comme l’image suivante :

Prague à l'heure bleue
Fig. 2 – mise en évidence des différences de température de couleur entre la lumière froide du ciel et les lumières chaudes des éclairages urbains.

Utilité :

Ce comportement permet d’apporter du contraste à une image et développer des ambiances particulière.

3. La polarité

Du point de vue physique, la lumière est une oscillation électromagnétique ! Ouah ! mais quel est ce charabia ?

D’une certaine manière, on peut imaginer la lumière comme étant des petits éléments, les photons, qui se déplacent en hélicoïdale (comme si leur trajectoire suivait le fil d’un ressort).

La figure ci-dessous représente ce que nous verrions sur nous regardions dans l’axe du “ressort”.

Schématisation du mouvement d'un photon en fonction de la polarité
Fig. 3 – Schématisation du mouvement d’un photon en fonction de la polarité

Quand la lumière est polarisée, c’est comme si les photons  pouvaient se déplacer uniquement suivant une direction définie, soit verticalement, soit horizontalement. Tant que le photon oscille au moins sur un axe, il y a de la lumière. Dans le cas où il est bridé dans 2 directions perpendiculaires, le photon n’est plus capable d’osciller. Par conséquent, il n’y a plus de lumière.

Mais comment faire pour polariser la lumière. Il y a deux façons :

  • Par rebond sur une surface polarisante. C’est typiquement le cas d’un écran à cristaux liquides.
  • A travers un filtre polarisant. C’est le cas des verres de certaines lunettes de soleil.

Utilité :

En photo de paysage, un filtre polarisant permet de supprimer une partie des reflets de la lumière du soleil. Les deux conséquences principales sont la saturation des couleurs et de mieux voir à travers les vitres ou la surface de l’eau.

En photo de studio, il est possible de mieux gérer les reflets spéculaires de certains matériaux comme le plastique par exemple.

4. La diffusion

Comme vous devez certainement le savoir, la lumière se déplace en ligne droite à notre échelle. Cela signifie que tous les rayons lumineux d’une source de lumière éclairent radialement dans toutes les directions depuis celle-ci jusqu’à ce qu’ils heurtent une surface.

Plusieurs possibilités peuvent se produire en fonction du matériau de l’objet heurté :

  • La lumière peut être réfléchie. C’est le cas extrême du miroir.
  • La lumière peut être absorbé. C’est le cas d’une surface noir et opaque.
  • La lumière peut être transmise. C’est le cas des matériaux transparents.
  • La lumière peut être diffusée. C’est ce dernier cas qui nous intéresse dans ce chapitre.

Comportements de la lumière
Fig. 4 – Schémas de principe de la Réflexion, Absorption et Transmission

La diffusion est la réaction de la lumière quand elle heurte une matière translucide à la différence de transparent. Concrètement quelle est la différence entre les deux phénomènes ?

Commençons par le plus simple. Un matériau transparent permet de voir à travers en nous permettant de bien distinguer les formes et les couleurs des objets derrières. Ceci est possible, car ce type de matériau dévie très peu les rayons de la lumière. L’image est transmise avec peu de déformation.

Maintenant, les matériaux translucides. Ils sont souvent moins purs et leur structure interne plus chaotique. C’est comme si chaque rayon pénétrait un peu la matière. Une partie de sa lumière est réfléchie dans une autre direction alors que le reste continue son chemin. Ces deux nouveaux rayons (internes à la matière) rencontrent alors d’autres aspérités et le phénomène se répète. Si l’intensité de la source lumineuse initiale est assez forte, des rayons lumineux arrivent néanmoins à ressortir de  cet objet translucide.

Dans ce cas, l’image transmise est complètement brouillée au point de simplement illuminer l’objet translucide.

Comportement de la lumière
Fig. 5 – Schéma de la diffusion de la lumière

Utilité :

La diffusion est particulièrement utilisée pour transformer une source de lumière ponctuelle en source large. (cf. chapitres suivants)

5. La taille “apparente”

Régler la lumière en photographie signifie le plus souvent arranger le rendu des ombres de la scène. En effet, il n’y a pas de volume dans une image sans ombre. L’autre terme largement utilisé en photo est “Le modelé” de la scène.

Seule la taille de la source apparente par rapport au sujet influe sur le rendu des ombres. Il existe 2 types de rendu :

  • Les ombres aux bords très marqués dites “dur”,
  • Les ombres aux bords flous dites “douce”.

ombre-dure-douce
Fig. 6 – présentation des ombres « dures » et « douces »

taille_source_lumineuse
Fig. 7 – Schémas des rayons d’une source lumineuse dure ou douce

Comme nous l’avons déjà dit au chapitre précédent, les rayons lumineux se déplacent en ligne droite radialement depuis leur source.

Sur le schéma de gauche, nous sommes en présence d’une source lumineuse très petite assimilable à un point unique. De ce fait tous les rayons émanant de ce point ne peuvent attendre la surface du sol masquée par l’objet. La transition de l’ombre est donc bien distincte (Figure 6, image de gauche).

Sur le schéma de droite, la source de lumière est très large est déborde même de l’objet. Sa surface peut être assimilée à une infinité de sources ponctuelles dont quelques unes sont représentées. On constate alors qu’une plus grande surface du sol est éclairée. La transition de l’ombre est donc progressive en dégradé (Figure 6, image de droite).

Utilité :

Ce phénomène est très intéressant pour modeler les ombres sur un portrait par exemple. Le cas classique est d’utiliser des sources larges pour apporter de la douceur dans un portrait de femme. A l’inverse, on utilisera des sources ponctuelles pour renforcer les caractères viriles d’un portrait masculin.

6. La distance lumière / sujet

Nous avons déjà vu 5 paramètres importants. Le sixième est un paramètre particulier car il est le lien entre 2 paramètres que nous avons déjà abordés. Ceux sont les suivants :

  • Intensité,
  • Taille apparente.

En effet dans le premier chapitre, nous avons vu que l’intensité lumineuse évolue en fonction de la distance.

Mais il ne faut pas oublier que la taille apparente de la source se réduit aussi avec la distance.

En pratique, cela fonctionne comme ce qui suit.

La plupart des sources lumineuses en photographie sont réglables en intensité à l’aide d’un potentiomètre. Quand nous avons cette option à disposition, nous sommes “les rois du monde” !

Méthode

Il suffit simplement

  1. de régler le rendu des ombres (dur ou douce) en fixant la distance de la source de lumière par rapport au sujet,
  2. de compenser la perte de luminosité par le réglage de l’intensité via ce fameux potentiomètre. Et le tour est joué !

Mais vous me direz peut-être :

“Moi, je n’ai pas de matériel sophistiqué ! Alors comment je peux faire si je n’ai pas la possibilité de régler l’intensité ?”

L’astuce est la suivante. il suffit d’intercaler un matériaux diffusant entre la source et le sujet. Car l’effet de diffusion élargira la surface d’éclairement de la source. Dans l’exemple suivant, j’ai juste utilisé une feuille de papier sulfurisé de cuisine qui résiste bien à la chaleur d’une ampoule allumée.

Modification de la taille d'une source lumineuse par un matériau diffusant
Fig. 8 – Modification de la taille d’une source lumineuse par un matériau diffusant

Utilité :

Permet simplement de régler le modelé des ombres et/ou la puissance lumineuse.

7. L’ orientation de la source

Pour ce dernier point, l’objectif est d’orienter les ombres de manière à les projeter dans la direction la plus adaptée à notre besoin.

Plutôt qu’un long discours, une mosaïque d’image sera plus compréhensible. Les flèches jaunes indique la direction de l’éclairage. Sur la figure du centre, l’éclairage est directement de face.

Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière
Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière

Utilité :

La position de la lumière par rapport au sujet permet de donner du caractère au sujet et d’en révéler les volumes.

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