Photographier dans le noir complet, c’est possible et je vous le montre dans cette vidéo ! Je vous explique le principe de fonctionnement et comment réaliser une bonne exposition en perdant le moins de temps possible. Ceci a aussi pour but d’attirer votre attention sur le fait, qu’il y a toujours un minimum de lumière et qu’avec nos appareils photo actuels, il est totalement possible de photographier quelles que soient les circonstances.
Dans certaines circonstances, il peut-être nécessaire de prendre des photographies présentant du bruit dérangeant. Ici, je vous partage une technique de suppression du bruit numérique dans Photoshop à partir d’une prise de vue spécifique qui correspond à une certaine condition de prise de vue.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:12 – D’où provient le phénomène du bruit ? 00:55 – Quelle est la nature du bruit ? 01:04 – Méthode de prise de vue 04:18 – Visualisation du bruit analogique 09:14 – Origine de cette technique 09:55 – Appel à action
Le bracketing est une fonctionnalité connu depuis bien longtemps. Je partage avec vous comment cette fonctionnalité a évoluée avec l’arrivée du numérique et sur quoi peut-on agir avec.
Le bracketing est disponible sur les appareils photo déjà depuis le temps de l’argentique.
N’ayant pas de prévisualisation de la prise de vue, il était difficile d’être certain d’avoir effectué une exposition correcte.
Le bracketing permettait donc de réaliser plusieurs photographies avec des expositions différentes pour assurer le coup.
Les différents types de bracketing
Bracketing d’exposition => fichiers HDR
Bracketing de température de couleur => utile si les sources de lumière n’ont pas la même température de couleur
Bracketing de puissance de flash => utile pour ajuter précisément la puissance de son flash par rapport à la lumière ambiante
Bracketing D-lighting* => utile pour avoir différente version de photo avec une puissance différente de D-Lighting
*D-lighting permet de préserver les détails dans les hautes et basses lumières des scènes fortement contrastées (fonctionnalité Nikon)
Le bracketing 2.0
Avec le numérique, le photographe sait immédiatement si son exposition est correcte ou non.
L’usage de cette fonctionnalité à donc été détourné pour répondre à un nouveau besoin.
La faiblesse des capteurs numériques par rapport aux films négatifs argentique est la faible dynamique (plage de luminosité enregistrable)
Pour pallier ce problème, le bracketing, permet de réaliser plusieurs photos avec des expositions différentes pour ensuite les assembler en une seul photo au post-traitement.
Ceci s’appelle les fichiers HDR (High Dynamic Range)
Vous avez pu voir à plusieurs reprises sur mon blog, initiation-photo.com, l’utilisation du logiciel Set.a.light 3D. Cet outil informatique permet de simuler de manière réaliste le comportement de la lumière dans le cadre d’un studio photographique virtuel orienté pour la pratique du portrait.
Avant toute chose, je tiens à vous signaler que cet article n’est pas sponsorisé.
Quels sont les bénéfices pour les débutants de set.a.light 3D ?
Pourquoi évoquer un simulateur de studio photo alors que l’un des objectifs de ce blog est de vous apprendre à mieux pratiquer la photographie réelle, dans la vraie vie ?
En fait, pour maîtriser la photographie, il y a plusieurs axes de connaissances dans lesquels il faut avoir un minimum de compréhension pour produire une image en toute conscience :
Ce logiciel va vous permettre d’appréhender deux de ces 5 axes : la compréhension de la lumière et découvrir un ensemble de matériel d’éclairage de studio.
Apprendre sereinement
Ici, à l’aide de ce simulateur, vous allez pouvoir tester de multiples configurations d’éclairage face à des modèles, ayant une patience infinie, qui ne bougent pas et qui ne jugent pas.
Confortablement installé devant votre ordinateur, vous pourrez donc pratiquer cette discipline quand vous le souhaiterez en vous économisant tout un ensemble de contrainte :
Recherche des modèles
Organisation de la séance
Acquisition du matériel (achat ou location)
Impatience du modèle si vous tâtonnez trop longtemps
Aménagement physique du studio…
Pas de limite de matériel
Vous n’êtes pas sans savoir que le budget nécessaire à la pratique de la photographie est une donnée importante à ne pas négliger. Au vu des prix des matériels pour la photographie, il est nécessaire de viser au plus juste et surtout au plus adapté à vos besoins. Sans quoi, vous risquez de vous endetter sur les nombreuses années voire générations futures… 😉
Seulement, comment savoir vraiment si vous avez plus besoin d’un bol beauté ou d’une boîte à lumière carrée de 40x40cm ?
La réponse est simplement. Il suffit de tester pour voir la différence de l’effet. Et bien, avec Set.a.Light 3D, vous pourrez tout tester et ainsi mieux connaître le type de matériel qui correspond à votre usage.
Source d’inspiration
Depuis la version 2.5.1 sortie en janvier 2020, l’outil dispose d’une section communautaire, qui permet de partager ses réalisations et aussi de découvrir les techniques d’éclairage des autres utilisateurs.
Au-delà de l’aspect purement pédagogique de ces partages, il s’agit aussi d’une superbe source d’inspiration pour vos futures réalisations photographiques.
Plateforme de test et recherche personnel (créativité)
L’objectif, ici n’étant pas d’être exhaustif sur tous les avantages de ce logiciel. Cependant, je souhaite finir cette énumération partielle par la valeur ajoutée de celui-ci vis-à-vis de votre créativité.
Souvent, quand on est en phase de recherche créative, on se cherche. On teste plusieurs choses, puis on change tout, pour enfin revenir à notre première idée, mais avec quelques ajustements qui font la différence…
Tous ces types de processus créatifs sont laborieux et chronophages. De plus, les instants créatifs ne préviennent pas et nécessitent souvent de les saisir au vol pour ne pas risquer de les voir s’envoler.
Set.a.Light 3D est justement toujours disponible sur l’ordinateur d’un simple clic de souris. Vous perdrez donc beaucoup moins de ces moments magiques de créativité.
Studio photographique virtuel, à quoi ressemble set.a.light 3D ?
Maintenant que je vous ai bien mis l’eau à la bouche, à quoi ressemble cet outil ?
Comme je l’ai rapidement indiqué en introduction, il s’agit d’un studio photo virtuel. Il s’y trouve donc tout ce qui est logique d’y trouver :
différents modèles à photographier
des accessoires divers pour accompagner les modèles (des meubles, instruments de musique, plantes vertes…)
toutes les configurations de matériel d’éclairage (du flash de studio à puissance réglable, au flash cobra en passant par les éclairages à lumière continue)
les différents accessoires d’éclairage comme les réflecteurs, les bloqueurs de lumière, les fonds, et même les diffuseurs depuis la toute dernière version 2.5.6 sortie le 13/01/2021.
Ce qui est bien, c’est que tout est réglable en termes de dimension et positionnement dans la salle, elle-même modifiable en dimension, couleur, textures…
L’interface est construite autour de 2 vues principales : la fenêtre de navigation dans l’espace 3D et l’aperçu de la photo en cours de réalisation.
Autour de cela, se trouvent plusieurs panneaux donnant l’accès à l’ensemble des paramètres réglables de chaque élément.
Comment obtenir Set.a.light 3D
Ici, nous sommes sur le tout numérique dont l’avantage est la disponibilité immédiate.
Il suffit d’aller sur le site web de la société de développement : https://www.elixxier.com/
Achetez en ligne la licence qui vous convient parmi les deux choix possibles de niveaux du logiciel.
Dans les quelques minutes qui suivront, vous recevrez votre clé de licence qu’il suffira de saisir au démarrage du logiciel après de l’avoir téléchargé et installé sur votre ordinateur.
Bref, en moins de 10 minutes vous serez déjà en train de profiter de cet outil.
Je vous conseille de vous référer aux indications de la configuration minimum nécessaire de votre ordinateur (MAC ou PC) pour vous assurer de sa compatibilité avec votre propre matériel informatique.
Evidemment, au-delà de la question de l’utilité de cet outil pour vous, vous vous poserez certainement la question de savoir, quel est le niveau du logiciel dont vous aurez besoin entre la version dite :
BASIC
ou STUDIO
Encore une fois, l’avantage du tout numérique est que vous avez moyen d’utiliser gratuitement le logiciel durant 15 jours gratuitement pour comparer deux niveaux proposés et tester la valeur ajoutée du produit.
Ainsi, vous serez capable de clairement choisir le budget que vous serez prêt à investir dans ce produit. Qui pour moi, soit dit en passant, est loin d’être excessif par rapport à n’importe qu’elle autre matériel photo.
Comparaison de la prise de vue d'un paysage avec et sans un filtre polarisant
En photographie, il existe une multitude de types de filtre permettant de modifier le rendu de la scène photographiée. Ils étaient particulièrement populaires avant l’arrivée du numérique. En effet, les logiciels de retouche photo tels que Photoshop, permettent aujourd’hui de reproduire la majorité de leurs effets en post-traitement avec l’avantage d’en maîtriser plus finement le dosage. Cependant, le filtre polarisant tient une place à part entière, et c’est ce que je vous propose d’échanger dans cet article.
Comment est composé un filtre polarisant ?
Un filtre polarisant est un filtre composé de 2 bagues pouvant tourner l’une par rapport à l’autre.
La première bague présente un filetage pour se visser à l’avant de votre objectif alors que la seconde est fixée sur la première de manière à lui permettre de tourner autour de l’axe focal.
Quel est le rendu visuel du filtre polarisant
Décrire avec des mots l’effet qu’un filtre produit sur une photo n’est jamais très évident. C’est pourquoi, je préfère commencer par vous montrer visuellement ce qu’il provoque sur une photo avant de vous l’expliquer.
Comparaison de la prise de vue d’un paysage avec et sans un filtre polarisant
L’analyse des données EXIF montre que le posemètre de l’appareil photo a été amené à presque doubler le temps de pose pour obtenir une exposition matricielle similaire. Il y a donc une perte de luminosité non-négligeable due au filtre polarisant.
La comparaison visuelle de l’image met clairement mieux en évidence ce qu’il y a sous la surface de l’eau en supprimant les reflets de la lumière.
Les couleurs de l’image sont plus saturée avec le filtre polarisant que sans celui-ci.
Comment fonctionne le filtre polarisant
Maintenant que nous connaissons les impacts visuels engendrés par le filtre polarisant sur une photographie de paysage, il est nécessaire de comprendre comment il fonctionne afin d’en déduire plus facilement son rendu dans d’autres circonstances.
La lumière polarisée
Pour commencer, il faut comprendre ce qu’est la polarisation de la lumière. Plutôt que reproduire le contenu d’un article déjà existant, je vous invite à vous reporter à celui-ci.
Il faut savoir que chaque matériau reflète une part de lumière polarisée quand celui-ci est éclairé par une lumière non-polarisée comme la lumière du soleil par exemple.
Effet progressif
En fonction de l’orientation angulaire du filtre, le filtre va laisser passer plus ou moins de lumière polarisée.
Simulation de l’effet progressif du filtre polarisant
Cas de notre exemple
Sur la base de notre exemple, il faut donc comprendre que le rendu de l’image avec le filtre polarisant représente uniquement la réflexion de la part de lumière non-polarisée alors que sur la photo sans polarisant, nous avons la réflexion de l’ensemble de la lumière reflétée (lumière polarisée + lumière non-polarisée).
Ceci explique donc pourquoi il a été nécessaire d’utiliser un temps de pose supérieur avec le filtre polarisant que sans. Il nous manquait la quantité de lumière de la partie polarisée de la lumière.
En examinant les images, on en déduit donc que la lumière polarisée correspond notamment aux reflets de la lumière sur la surface de l’eau. Dit autrement, la surface de l’eau reflet la lumière en la polarisant quasi-totalement.
Concernant, les rochers, on a constaté une modification de la saturation de la couleur de ceux-ci. Les reflets spéculaires de la lumière sur les rochers sont donc aussi polarisés. Comme ils sont supprimés par l’effet du filtre polarisant, le rendu de la couleur des rochers gagne donc en saturation car non-délavée par la lumière spéculaire.
Extrapolation
Extrapolons maintenant ce que nous venons de comprendre suivants ces 2 cas :
existe-t-il des matière opaques qui reflètent uniquement de la lumière polarisée ?
que se passe-t-il si nous éclairons une scène uniquement avec de la lumière déjà polarisée ?
Dans le premier cas, la réponse est oui. Le meilleur exemple qui se trouve dans la vie de tous les jours, est l’écran à cristaux liquides de nos appareils électroniques par exemple comme le montre l’aperçu ci-dessous.
Dans le second cas, il est possible de régler progressivement l’intensité de la lumière simplement en tournant la bague du filtre polarisant.
Non-réalisable avec Photoshop
Ce que nous venons de voir, c’est que l’effet du filtre est associé à la façon dont la matière réagit avec la lumière qui l’éclaire. L’effet n’est donc pas uniforme sur l’ensemble de la photographie. Comme Photoshop n’est pas capable de distinguer les différentes matières composant l’image, il n’est donc pas possible d’émuler le rendu de ce filtre en post-traitement.
En conclusion, un filtre polarisant traînant dans son sac photo est donc toujours nécessaire, même à l’ère du numérique.