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La Lumière, c'est quoi ?

Comment photographier dans le noir complet

Photographier dans le noir complet, c’est possible et je vous le montre dans cette vidéo ! Je vous explique le principe de fonctionnement et comment réaliser une bonne exposition en perdant le moins de temps possible. Ceci a aussi pour but d’attirer votre attention sur le fait, qu’il y a toujours un minimum de lumière et qu’avec nos appareils photo actuels, il est totalement possible de photographier quelles que soient les circonstances.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment éviter le flou de bougé

Le flou de bougé correspond au flou engendré par le mouvement de l’appareil photo pendant la durée de la prise de vue. Ce flou n’est pas à confondre avec le flou de mouvement qui correspond au flou engendré par le mouvement du sujet pris en photo. Dans la majorité des cas, le flou de bougé est considéré comme un défaut de prise de vue à la différence du flou de mouvement qui est souvent considéré comme un effet artistique.

Comment se forme le flou de bougé

Pour rappel, la réalisation d’une prise de vue nécessite que la lumière réfléchie de la scène vienne frapper la surface photosensible du capteur ou de la pellicule pendant suffisamment de temps afin d’obtenir une exposition correcte. Pour plus d’explications sur ce phénomène, je vous invite à lire ou relire l’article sur les paramètres de l’exposition.

On comprend donc que la lumière à besoin d’un temps certain pour s’enregistrer sur le capteur de l’appareil photo. Durant cette prise de vue, l’image visée par l’appareil photo peut se déplacer de manière relative au cadrage réalisé. 

Aperçu de la génération du flou de bougé
Aperçu de la génération du flou de bougé

Dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment faible pour que le mouvement relatif du sujet par rapport au cadrage de l’appareil photo n’engendre pas un déplacement perceptible par le capteur,  le flou de bougé ne sera pas visible. Cependant, dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment longue, le mouvement sera perceptible par le capteur et s’enregistrera sur la photo produite.

Le point important de cette problématique est bien le mouvement relatif des éléments photographiés dans le cadre de la photo.

De cette compréhension, en découlent les paramètres influents suivants :

  • La durée de prise de vue, 
  • La vitesse de déplacement du boîtier,
  • La longueur focale,
  • La distance du sujet par rapport au boîtier.

Supposons un capteur dont les photosites sont d’une taille avoisinant 1 mm. Pour qu’un flou s’enregistre avec ce type de capteur, il faudrait que le sujet photographié puisse se déplacer de plus de 1 mm  par rapport au capteur, pour commencer à enregistrer un effet de flou.

Supposons maintenant que le sujet et une voiture se déplaçant de gauche vers la droite. Si la voiture roule à une vitesse de 50 km heure par exemple et que la durée de prise de vue est réglée sur un 60e, le véhicule se sera déplacé physiquement de 23 cm.

Supposons que la distance séparant le véhicule du boîtier d’appareil photo est inférieure à 1 m, on comprend bien que du point de vue du capteur le véhicule se sera déplacé de beaucoup plus de 1 mm. Par contre, si le véhicule était à plus de 1 km du boîtier, du point de vue du photographe la distance de 23 cm n’aurait pas été perceptible. Dans ce second cas, il n’y aurait pas eu d’enregistrement de flou de bougé.

De façon relative, cette explication de création de flou, basé sur un flou de mouvement, est valable aussi si on considère que ce n’est pas le sujet qui bouge, mais le boîtier. Dans ce cas, c’est l’intégralité de la scène cadrée qui sera floue et pas seulement véhicule.C’est ce qu’on appelle le flou de bougé.

 Comment éviter le flou de bougé 

Nous avons donc compris le fonctionnement du flou de bougé. Je vais donc partager avec vous les possibilités pour éviter ou pour limiter le risque de flou de bougé.

Stabiliser le boîtier à la prise de vue

Pour éviter le flou de bougé, la première évidence est d’éviter le mouvement du boîtier. Merci Monsieur Lapalisse.

La solution la plus simple qui a fonctionné pendant des années et l’utilisation d’un pied photo.

Cette solution est la plus fiable, mais comporte aussi quelques désavantages sur le sens pratique de mise en œuvre.

L’usage d’un pied photo nécessite avant tout de l’avoir avec soi. Ce type d’accessoire, pour qu’il soit efficace, doit être suffisamment lourd et rigide pour assurer la stabilité du boîtier dans les conditions d’utilisation. Si vous photographiez, par exemple en extérieur un jour où le vent n’est pas négligeable, il sera important, de lester celui-ci afin d’en accroître encore la stabilité. L’ensemble de ces pratiques vous obligera donc à emporter avec vous son lot de matériel qui sera lourd et encombrant, si vous devez aller dans des endroits éloignés ou difficile d’accès.

Depuis quelques années, il est apparu sur le marché la stabilisation optique intégrée aux objectifs ou directement au boîtier. Cette fonctionnalité a l’avantage de ne peser quasiment aucun poids supplémentaire, et vous permettra donc d’être beaucoup plus libre de vos mouvements lors de vos séances de prise de vue. La contrepartie sera évidemment un surcoût à l’achat de ces matériels.

Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Limiter la durée de prise de vue

Plus le temps de pause de votre photo sera long et plus le risque de bouger sera élevé. Essayez donc lorsque vous avez un risque de bouger de régler votre boîtier d’appareil photo afin que la durée de prise de vue soit la plus courte possible.

De manière historique, la règle de l’inverse de la longueur focale, est la règle qui permet d’estimer facilement quelle est la durée limite à laquelle une personne concentrée lors d’une prise de vue à main levée, maîtrisera suffisamment la stabilité de son appareil sans risque le flou de bouger. Cette règle existant depuis l’époque de l’argentique, la longueur focale est à prendre en équivalent 35 mm. Par exemple, si vous prenez une photographie avec un objectif 200 mm monté sur un boîtier plein format, vous ne devriez pas définir un temps de pause inférieur à 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50 mm, vous ne devrez pas définir un temps de pause inférieur à 1/60 de seconde. 

Dans le cas où votre boîtier possède un petit format de capteur de type APS-C, sur lequel est monté une optique de 200 mm, la longueur focale équivalente en 35 mm équivaudra environ à 300 mm. Par conséquent, vous devrez régler votre temps de pause au minimum à 1/300 de seconde.

Évidemment, cette règle est applicable si vous n’utilisez pas de système de stabilisation optique tel que présenté dans le paragraphe précédent.

Rapprochez-vous du sujet, mais pas trop

La longueur focale que vous utilisez est intimement liée à la distance qui vous sépare du sujet. Les deux paramètres, longueur focale et distance boîtier sujet, sont donc intimement liés.

Nous avons vu que plus un objet sera distant du boîtier et moins il aura d’influence sur le risque de flou. Cependant, si vous compenser cette distance par l’utilisation d’une longue focale pour cadre est plus serré, ce bénéfice se trouvera anéanti.

Donc, pour éviter d’augmenter la longueur focale, je vous conseille de vous rapprocher du sujet. Ainsi, vous pourrez minimiser la règle de l’inverse de la focale et ainsi éliminer plus facilement le risque de flou de bougé.

Chercher le meilleur compromis

Comme vous l’aurez certainement compris par vous-même, il n’y a pas de solution miracle pour facilement éviter tout risque de flou de bougé. Tout repose sur le fait de trouver le meilleur compromis entre les différents paramètres que nous avons listé en début d’article en fonction des conditions de prise de vue de la scène que vous souhaitez photographier. Ces conditions de prise de vue étant, en particulier le niveau de luminosité disponible.

Avec la pratique, vous enregistrerez des réglages de base sur lesquels vous reposer et que vous adapterez, en fonction du résultat des premières photos prises, jusqu’à optimiser le rendu de votre photo.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

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Pose longue : Quand, Comment, Pourquoi

Quand utiliser la pose longue ?

Manque de lumière

C’est la première situation à laquelle un photographe est amené à utiliser la pose longue. En effet, comme expliqué dans l’article à propos de l’exposition d’une photo, il est important que le capteur enregistre suffisamment de lumière pour produire une image correctement exposée.

Lorsque les conditions de prises de vue ne permettent pas d’avoir assez de lumière pour prendre une photo classiquement à main levée, il peut devenir nécessaire de recourir à la pose longue.

Pour rappel, le but est d’augmenter le temps de remplissage de la bassine suffisamment pour qu’elle soit remplie au niveau adéquate.

Montrer le mouvement

A partir d’ici, nous entrons dans l’aspect créatif de la photographie. En effet, au-delà de simplement prendre une scène correctement exposée, nous souhaitons en plus montrer le mouvement d’un sujet.

Augmenter le temps de pose, permet alors d’ajouter du flou au niveau des éléments mobiles par rapport au boîtier de l’appareil photo. Plus le temps de pose est long et plus le flou est intense. De manière extrême, il est même possible de tellement flouter un élément qu’il peut totalement être effacé de la photo.

Dans cette catégorie, plusieurs types d’éléments peuvent être considérés :

  • Les lumières mobiles (phares des voitures, lumières de manèges, étoiles, …)
  • Les fluides comme l’eau (rivières, vagues, cascades, pluie, …)
  • Les type aérosols (les nuages, les fumées, la poussière, …)
  • Les objets (les trains, les voitures, les vélos, les mécanismes, les aiguilles d’une montre, …)

Photographie de cascades en pose longue
Photographie de cascades en pose longue

Light painting

Il s’agit d’une technique particulière qui consiste apporter à manuellement de la lumière à la scène. Deux cas de figure existent :

  • Déplacer une source lumineuse directement dans le cadre. Le trajet parcouru ainsi est enregistré par l’appareil photo et donne réellement l’impression d’avoir écrit avec de la lumière.
  • Éclairer un sujet à l’aide de différentes sources lumineuse telles que des lampes torches, ou des flashes déclenchés manuellement.

Photo exemple de la technique du light Painting.
Photo exemple de la technique du light Painting.

Figer le mouvement par déclenchement d’un flash

Enfin, pour enregistrer des phénomènes ultra rapide, dite photo à haute vitesse, le photographe peut compter sur la vitesse de la lumière plutôt que sur la vitesse d’obturation de son boîtier.

L’idée est donc de régler le boîtier de manière à ce qu’il ne soit pas capable d’enregistrer l’environnement de la scène sans l’apport complémentaire de lumière d’un flash déclenché au moment opportun.

Cette technique est classiquement utilisée pour photographier :

  • les gouttes d’eau,
  • les insectes en vol,
  • les ballons remplis d’eau qui éclatent,
  • les verres qui cassent,

Illustration de l'usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.

Comme nous venons de le voir, la pose longue est utile dans de nombreux cas de figure. Maîtriser celle-ci est aussi une base à acquérir si l’on souhaite allez plus loin dans les dernières techniques telles que le light painting, ou les photos à haute vitesse.

Les points sensibles à prendre en compte en pose longue

Derrière tout ce que nous avons évoqué jusqu’à présent, il y a toujours le triangle de l’exposition car, quels que soient nos réglages, le but est d’obtenir une image correctement exposée.

Triangle de l’exposition

Dans le cas de la pose longue, le paramètre primordial est la durée d’exposition qui se veut longue. Il est alors nécessaire de contre-balancer la quantité de lumière en ajustant les deux autres paramètres du triangle qui sont l’ouverture et le réglage de la sensibilité ISO. Comme, la durée peut être très longue, il est souvent nécessaire alors de beaucoup fermé de diaphragme et de baisser les ISO au maximum.

Filtres

Mais pas seulement, il ne faut pas oublier le matériau de base à toute photographie : la LUMIÈRE !

C’est pourquoi, il existe des filtres limitant le passage de la lumière, appelé filtre ND. Classiquement, nous trouvons sur le marché les filtres de puissances différentes suivants :

  • ND2
  • ND4
  • ND8
  • ND400
  • ND1000

Le nombre qui suit les lettres ND indique par combien la quantité de lumière est divisée.

Par exemple, un ND400 divise par 400 la quantité de lumière. Donc si sans filtre votre appareil indique f/8, iso100 à 1/100s, avec le ND400, vous obtiendrez la même exposition avec les réglages f/8, iso100 à 1/100s x 400 = 4 secondes.

Stabilité

Enfin, qui dit durée d’exposition longue dit aussi risque de flou de bougé du boîtier. Il est donc super important d’être très stable par rapport aux éléments que vous souhaitez nets dans votre image.

Matériels idéals

Nous savons donc maintenant quels sont les paramètres importants pour ce type de prise de vue.

Le boîtier

Le boîtier lui-même est important, car en fonction de l’appareil que vous utiliserez vous aurez plus ou moins de latitude sur le réglage de durée d’exposition.

  • Les compacts proposeront classiquement jusqu’à 4 secondes de temps de pose max
  • Les bridges jusqu’à 30 secondes,
  • Les réflexes jusqu’à 30 secondes, mais peut être aussi l’option pose-B voire Pose-T

Pour info :

  • pose-B : avec cette option, temps que vous restez appuyé sur le déclencheur, la photo continue de se prendre
  • pose-T : avec cette option, vous appuyez une fois sur le déclencheur pour lancer la photo, et vous appuyer une seconde fois pour stopper la photo.

Sur les modèles Reflex, vous pouvez aussi avoir la fonctionnalité de verrouillage du miroir qui vous permettra de vous affranchir des micro-vibration engendrées lors de son mouvement à la prise de vue.

Une dernière fonctionnalité que tous les appareils possèdent et qui peut vous peut vous dépanner, c’est la fonction retardateur. Grasse à celle-ci, vous n’engendrerez pas de vibration lors de l’appui sur le déclencheur.

Je vous invite donc à consulter votre manuel pour savoir quelles sont les possibilités de votre matériel.

Trépied photo

Le pied photo est le meilleur ami du photographe qui pratique la pose longue. Si votre matériel n’est pas stable lors de la prise de vue, tous vos efforts seront directement ruinés. C’est pourquoi un solide trépied avec bien sûr une rotule costaud sont extrêmement pratique pour réaliser finement vos cadrages. Vous ne serez donc pas contraint de composer en fonction des supports naturellement à disposition autour de vous.

Télécommande

Une télécommande filaire est aussi un accessoire très utile. Elle vous permettra de déclencher votre photo au bon moment. Ce qui n’est pas vraiment possible par l’usage du retardateur.

Son autre avantage est qu’elles ont quasiment toute la possibilité de bloquer leur déclencheur en position appuyé. Ceci est très utile pour utiliser la fonction Pose-B. Sans quoi, bonjour les crampes aux pousses 😉

Filtres ND

Comme déjà évoqué plus haut ces filtres sont très utiles pour palier à la problématique de trop de lumière.

Lors de leur achat, je vous invite à ne pas prendre des entrées de gamme, car les premiers prix engendrent souvent des problématiques d’introduction de dominante de couleur vers les magenta. Cela risquerait de dénaturer votre scène.

Comment régler son appareil ?

Nous y voilà. Après toutes ses explications pour comprendre les phénomènes et autres conseils, comment devons nous nous y prendre pour faire notre photo.

1. Choix du point de vue

Comme la plupart du temps, vous utiliserez un trépied, je vous conseille de d’abord bien estimer votre meilleur cadrage avant de le mettre en place. Çà vous évitera ainsi des manipulation encombrante avec l’ensemble boîtier-trépied avec de forts risques de chute ou de heurt. En plus, vous gagnerez un temps certain que vous pourrai alors mettre à profit pour la suite des manipulations.

2. Mode manuel conseillé

Personnellement, je vous conseille fortement d’utiliser le mode manuel de votre appareil si possible. En voici les raisons :

  • Quoi qu’il arrive, avec ce type de prise de vue, vous avez forcement le temps de faire vos réglages, c’est donc une très bonne occasion de vous rendre compte que ce fameux « mode manuel » n’est pas si compliqué que ça.
  • Ensuite, pour démystifier l’affaire, tous les appareils ont un indicateur d’exposition qui vous indique si vous être sur ou sous-exposé par rapport à ce que votre boîtier ferait comme réglage lui-même. Vous ne partez donc pas au hasard.
  • Si vous utilisez un filtre ND assez fort, la plupart du temps votre boitier ne saura plus faire la mesure correcte de l’exposition. Dans ce cas-là, le plus simple, notamment avec nos appareils numériques, est de procéder par des tests successifs. Pour ceux qui seraient plus « puristes », vous pourrez quand même y arriver en vous basant sur le calcul de la durée d’exposition comme expliqué précédemment.

3. Mise au point

Deux situations sont possibles : avec ou sans filtre.

  • Dans ce cas où vous n’avez pas besoin de filtre, il se peut que votre appareil puisse réaliser sa mise au point via l’autofocus. Si ce n’est pas le cas, procédez comme si vous aviez un filtre ND.
  • Dans le cas où vous utilisez un filtre ND, la plupart du temps, l’autofocus n’est pas capable de fonctionner correctement. Dans ce cas, vous devrez réaliser votre mise au point avant de monter le filtres, via l’autofocus ou manuellement. C’est d’ailleurs inévitable avec l’usage de filtre ND400 ou ND1000.

4. Verrouillage du miroir

5. Déclenchement de l’appareil par la télécommande ou via l’option retardateur

photo de vagues en pose longue de 30 secondes.
photo de vagues en pose longue de 30 secondes.

Trucs et astuces complémentaires

Cumule de filtres ND

Il faut savoir que les filtres ND peuvent être cumulés entre eux. Dans ce cas, le résultat de leur efficacité revient à multiplier les nombres. Par exemple, un ND2 plus un ND4 seront équivalent à un ND8.

Le seul bémol à cela est que plus vous en empilerez, plus vous risquez de faire apparaître du vignettage. Cette astuce a donc sa limite.

Filtre polarisant

Il faut aussi savoir que naturellement un filtre polarisant réduit d’environ un stop la quantité de lumière entrante. Cela pourrait éventuellement vous rendre service un jour.

Mise au point manuelle par la visée écran

Une bonne pratique pour réaliser une mise au point précise manuellement est d’utiliser la visée écran. En effet, la plupart des appareils permettent de zoomer fortement sur l’aperçu de manière à ce que vous puissiez voir facilement votre point de netteté. Bien sûr cette technique est plus pratique boîtier fixé sur trépied.

J’espère vous avoir apporter toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous essayer à cette pratique. N’hésitez pas à revenir partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.

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7 conseils pour les photos en intérieur

Pour la majorité des gens, l’intérêt de prendre des photos est de garder des souvenirs d’un événement familial (anniversaire, repas de famille, visite chez la mamie…). Evidemment, la plupart du temps, les photographies sont prises en intérieur ou dans des endroits où la lumière est faible. Voici mes quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.

1. Assurez-vous que la durée d’exposition n’est pas trop longue

Le problème majeur des photos intérieures est le flou de bougé. Cet aspect est simplement dû à une durée d’exposition trop longue par rapport à la stabilité de l’appareil photo. Pour palier à cela, vous devez vous assurer que le temps utilisé est bien compatible avec les aspects suivants :

  • longueur focale,
  • prise de vue à main levée ou sur pied.

Le second type de flou est le flou de mouvement. Ici, est sous-entendu le mouvement du sujet. Si votre sujet est rapide comme l’envol d’un bouchon de champagne ou plutôt lent comme le mouvement des lèvres de votre interlocuteur, le risque de flou de mouvement sera plus ou moins important.

Pour bien comprendre le réglage de ce paramètre, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la durée d’exposition.

Photo intérieur prise à main levée à la vitesse de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.
Photo intérieur prise à main levée à la durée de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.

2. Anticipez les temps de pause dans les mouvements des convives

Comme tout est relatif, après avoir compris et réglé efficacement les réglages de votre appareil photo, il reste important d’essayer au maximum de ne pas se mettre dans les situations compliquées. Il est plutôt simple d’agir sur soi-même, mais demander à vos convives de ne plus bouger risquera de dénaturer leur attitude.

L’idée ici est de se concentrer sur votre sujet de manière à anticiper au mieux les micro-pauses dans son mouvement. Par exemple, vous pouvez vous concentrer à déclencher au moment où la personne se concentre pour réaliser une action :

  • tenir son verre quand une autre personne le rempli,
  • écoute attentivement le discours d’une autre personne
  • est dans ses pensées le temps de sa réflexion pour répondre à une question importante…

L’objectif ici est de déclencher votre photo juste à ces instants-là où vos amis ont un infime temps d’arrêt dans leur mouvement.

Photo intérieure prise au moment d'un micro-moment de pause pour limiter les risques de flou
Photo intérieure prise au moment d’un micro-moment de pause pour limiter les risques de flou

Photo intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l'information du moment de celle-ci.
Photo intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l’information du moment de celle-ci.

Photo intérieure d'un enfant en profitant d'une micro-pause pour le saisir sans flou.
Photo intérieure d’un enfant en profitant d’une micro-pause pour le saisir sans flou.

3. Calez votre appareil photo contre un support stable pour limiter les flous de bougé

Parler d’anticipation permet de gagner du temps ; mais pour en faire quoi au juste. Pour anticiper votre cadrage par exemple, mais aussi, pour vous placer dans des conditions plus confortables techniquement parlant.

Le fait d’avoir analysé chez votre sujet son comportement, et donc en particulier ses positions de calme, vous pouvez en profiter pour placer votre appareil de manière stable contre un support fixe qui vous assurera de garder votre cadrage correctement tout en limitant par la même occasion le risque de flou de bougé.

Photo intérieure. Afin d'éviter le flou de bougé, j'ai calé l'appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.
Photo intérieure. Afin d’éviter le flou de bougé, j’ai calé l’appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.

Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l'appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l'accès à la salle.
Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l’appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l’accès à la salle.

4. Privilégiez les lieux les mieux éclairés

Ce conseil est bien sûr une évidence, mais malheureusement, nous avons tendance à l’oublier sur le moment. Il faut essayer de profiter au maximum de la lumière disponible. Je vous invite donc à repérer quels sont les endroits de la pièce les mieux éclairés afin d’axer vos prises de vue vers ceux-ci.

Plus vous aurez de lumière et moins vous aurez de problématiques à gérer simultanément.

photo intérieure montrant comment profiter d'un zone plus lumineuse pour guider le regard
photo intérieure montrant comment profiter d’un zone plus lumineuse pour guider le regard

photo intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses
photo intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses

5. Assurez-vous d’avoir la balance des blancs réglée sur automatique ou sur le type de lumière adaptée

La conséquence des lumières artificielles est leurs températures de couleur qui sont souvent très chaudes, ce qui donne des teintes orangées sur les photos. Pour gérer cet aspect à la source, c’est-à-dire à la prise de vue, il est important de bien régler sa balance des blancs.

De nos jours, tous les appareils proposent une balance des blancs automatique qui dans la majorité des cas obtient de très bons résultats. Si ce n’est pas le cas, je vous invite alors de consulter le mode d’emploi de votre matériel pour savoir modifier ce paramètre le cas échéant si nécessaire.

Photo intérieure prise au format RAW afin de s'assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail
Photo intérieure prise au format RAW afin de s’assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail

6. Privilégiez le format RAW si votre appareil le permet

Pour faire la liaison avec le point précédent, il faut s’avoir que le réglage de la balance des blancs peut totalement se faire en post-traitement à partir d’un fichier RAW.

En effet, pour rappel, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement de l’ensemble des données brutes que le capteur de votre appareil a capté. Ainsi, le réglage de ce paramètre est exactement identique en post-traitement à si nous l’avions fait sur le moment. Dans les cas de situations complexes où plusieurs sources de lumière de températures différentes se mélangent, il est particulièrement conseillé d’ajuster ce paramètre au post-traitement afin de profiter de réglages plus fins.

Au-delà de cet aspect couleur, il arrive aussi fréquemment de constater des écarts de luminosité très forte d’un endroit à un autre. Ceci amène des difficultés complémentaires à la gestion de l’exposition de vos clichés. Toujours, grâce aux fichiers RAW, vous aurez beaucoup plus de l’attitude pour régler finement l’exposition par zone de votre photo.

Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l'exposition plus facilement.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.

Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l'exposition plus facilement.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.

7. Utilisez votre flash cobra

Il peut arriver, dans certains cas, d’être en situation de contre-jour. C’est particulièrement le cas si vous prenez une photo face à une baie vitrée. Il faut alors comprendre que l’ensemble de votre scène est dans l’ombre de la lumière naturelle entrant par cette baie. Pour contre-balancer cette lumière, vous devez alors apporter un complément de lumière sur votre sujet. L’une des possibilités est d’utiliser votre flash cobra. L’usage de celui-ci est détaillé dans un article dédié.

Dans le cas où vous n’auriez qu’un flash intégré, il est important de s’assurer de réduire la puissance de votre flash de manière à ne pas assombrir le fond. Soit vous avez moyen de régler sa puissance directement depuis l’appareil, soit vous pouvez masquer avec votre doigt une partie de la surface de votre flash pour limiter l’émission de sa lumière.

Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1

Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2