Pour correctement photographier un sujet, il est nécessaire de mettre en œuvre l’éclairage adéquate permettant de mettre en évidence de la meilleur manière possible votre sujet. C’est ce que je vais vous montrer dans cette courte vidéo en ce qui concerne la fumée ou tout type de sujet aérosol.
Ajouter ou amplifier des effets de lumière sur une photographie peut grandement apporter de l’intérêt à celle-ci. Dans cet article, je partage avec vous comment ajouter des effets lumineux avec Photoshop et son filtre de rendu halo.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:11 – Timeline 00:16 – Type de photo appropriée 00:28 – C’est quoi un halo ? 01:01 – Préparation de l’image 01:10 – Traitement dans CameraRAW 04:33 – Avant/Après traitement CameraRAW 04:43 – Réalisation du halo 04:53 – Première technique sur calque dynamique 05:59 – Seconde technique sur calque séparé 09:57 – Ajout de rayons de lumière 16:44 – En résumé 17:10 – Appel à action
Le type de photo appropriée
Toutes les photographies ne sont pas concernées par cet artifice. L’objet est que le rendu reste cohérent et réaliste sur votre image finale.
Seules les photographies donc la source lumineuse est comprise dans le cadre de la photo ou très proche de ces bords fonctionnera.
Dit autrement, ce seront donc principalement les prises de vue en contre-jour qui seront concernées.
C’est quoi un halo ?
Un halo est un effet lumineux naturellement produit lorsque la lumière parvient à éclairer directement la lentille frontale de l’objectif.
Dans ces circonstances, les poussières présentes sur la lentille diffractent la lumière produisant ainsi des artefacts de lumière qui ressemble visuellement à des « bulles de lumière » dues au bokeh.
Ce phénomène est soit recherché, soit ç éviter en fonction de ce que cherche à représenter le photographe.
La meilleure façon de l’éviter est de monter un pare-soleil à l’avant de l’objectif pour que les rayons de lumière ne puissent pas directement éclairer la lentille.
Evidemment, si au contraire, vous recherchez l’effet, enlevez le pare-soleil.
Préparation de l’image
Dans les grandes lignes, la préparation de l’image consiste à post-traiter l’image de manière à ce qu’elle corresponde au rendu d’un contre-jour.
Il faudra donc assombrir celle-ci pour mieux rendre l’effet d’éblouissement dû à la source de lumière contenu dans le cadre de la photo.
De plus, cet assombrissement permettra de mieux distinguer les effets de lumière qui seront clairs sur le fond sombre.
En fonction de l’ambiance que vous souhaitez donner à la photo, il peut aussi être intéressant de réchauffer la balance des blancs pour renforcer la chaleur de la lumière du soleil. C’est ce que j’ai fait dans mon exemple en vidéo. Ceci reste un choix personnel.
Toute cette préparation peut se faire dans CameraRaw ou dans Lightroom. A vous de choisir le logiciel que vous préférez.
Image brute (prise de vue au format RAW)Image préparée (traitement uniquement dans CameraRAW)
Réalisation du halo
Première technique : calque dynamique
Cette première technique consiste à directement appliquer le filtre de rendu de halo sur l’image précédemment convertie en calque dynamique.
L’avantage de cette technique est de simplifier l’empilement des calques. Cela peut être intéressant pour gagner en lisibilité dans votre fichier PSD.
Cependant, il est nécessaire de partir dans ce cas d’une photographie déjà correctement adaptée à l’application du filtre, c’est-à-dire, répondant aux critères évoqués plus haut.
Seconde technique : calque séparé
Cette seconde technique à l’avantage d’être plus flexible pour le traitement de l’image. L’effet étant simplement présent sur un calque séparé, il vous sera beaucoup plus facile pour ajouter à postériori des éléments dans le décor sans avoir à réappliquer l’effet à chaque fois.
Ajouter un calque vide avec Shift+Crtl+Alt+N
Fusionnez votre empilement de calque dans un nouveau Shift+Crtl+Alt+E
Applique le filtre Rendu halo
Remplissez le calque de noir Touche D pour réinitialiser les couleur noir et blanc, puis Shift+Backspace pour remplir le calque de noir
Réappliquer le filtre avec les mêmes réglages Crtl+Alt+F
Passer ce calque en mode de fusion superposition.
Ajout de rayons de lumière
Ajouter des rayons de lumière est intéressant quand la source lumineuse est placé dernière le feuillage d’un arbre ou quelque chose comme ça.
Ceci apporte de l’intérêt à l’image en ajoutant du contraste local à celle-ci.
Le principe est de créer un calque de courbe en mode de fusion superposition pour éclairer les zones et de « dessiner » les rayons de lumière sur son masque de fusion.
Pour réaliser ce masque, il faut ajouter des touches de blanc sur fond noir, puis de venir les « étaler » à l’aide du filtre flou radial configuré en mode « zoom ».
Ici, l’important est de réussir à placer de manière précise le centre de l’effet pour que les rayons commencent bien depuis la source de lumière.
Attention ! Si ce réglage est trop imprécis, il rendra totalement caduc l’effet.
Répétez ces opérations plusieurs fois, jusqu’à obtenir des rayons adaptés à votre besoin.
Pour améliorer le contraste de ses rayons, n’hésitez pas à utiliser le réglage des niveaux sur le masque de fusion. Le raccourci clavier est Crtl+L.
En résumé
Il y a deux points importants pour ne pas faire trop fake.
la photo de base doit être prise en contre-jour
le réglage de ces effets doit être subtil.
Le but est juste d’ajouter un peu d’intérêt, mais surtout pas de prendre le pas sur le sujet initial de la photographie de base.
Maintenant, c’est à vous de pratiquer et amusez-vous bien.
Résultat final de la vidéo (cliquez dessus pour agrandir)
Je vois très souvent des photographes amateurs qui n’utilisent pas leur pare-soleil comme si ils ne savaient pas l’utilité de cet accessoire ! Dans ce vidéo, je partage avec vous 4 astuces simples du pare-soleil. je vous invite notamment à regarder jusqu’à la fin pour découvrir une astuce créative particulièrement intéressante !
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Il y a des jours où je me pose des questions quelque peu étrange… C’est donc de là où ce photomontage est sortie de mon imagination déroutante ! Il y a deux expressions concernant les fées que j’ai trouvée rigolote à mettre en rapport :
La fée du logis
La poussière de fée
Quand ces deux expressions sont apparues dans mon esprit, je me suis naturellement posé la question : « Mais comment font les fées pour faire leur ménage, alors qu’elles laissent constamment derrière elle, de la poussière de fée ? »
Explication du comment
Quand j’ai réfléchi à la mise en scène de ce photomontage, j’ai dressé les attendus suivants :
lieu de la scène : intérieur vieillot,
ambiance : sombre,
poussière d’aspect magique.
Je me suis donc mis à la recherche dans ma banque personnelle de photo, un décor qui correspondait à mon attente. Après plusieurs longues minutes de recherche, je suis retombé sur une vieille photo que j’avais prise avec mon Nikon D70 en 2006 dans l’écomusée d’Alsace.
Je vous conseille d’aller régulièrement dans les écomusées pour réaliser des photos d’intérieur. Je trouve que c’est une source très fructueuse pour obtenir ce type de décor typiquement vieillot qui convient à merveille pour ce genre d’usage.
Photo de base : le décor pour le photomontage de la fée du logis
Parmi les dizaines de photos d’intérieurs, j’ai présélectionné celles dont l’ambiance était plutôt sombre avec une source lumineuse directement visible afin de pouvoir bien mettre en évidence la poussière en suspension dans les rayons de lumière en contre-jour.
Une fois le décor défini, il me fallait mon sujet principal : la fée !
Pour ce faire, j’ai gentiment demandé à ma fille de revêtir son déguisement de fée clochette et de s’armer d’un petit balai, pour le coup un peu moderne pour la scène.
Je me suis interrogé sur l’impact que provoquerait ce décalage entre l’aspect moderne et plastique du balai par rapport à la scène globale. Mon choix a été de garder ce contraste temporel, car il me semblait ajouter une pointe d’humour dans la scène.
J’ai donc organisé mon set-up de prise de vue de manière à rendre cohérent l’éclairage des deux photos pour une meilleure intégration au montage.
Concrètement, j’ai placé un flash Nikon SB700 derrière un parapluie blanc translucide approximativement à l’endroit de la fenêtre du décor afin de garder un rendu des ombres semblables à celles de la photo de la cuisine.
Ensuite, j’ai alors positionné un fond bleu dépliant à l’arrière de mon modèle, afin de faciliter son détourage dans Photoshop.
Une petite séance de shooting s’est alors déroulé où nous avons essayait plusieurs positions :
de dos,
le balai au sol
la fée en l’air
la fée qui court
Une fois avoir réalisé suffisamment de prises de vue, j’ai ensuite sélectionné sur ordinateur la photo qui me semblait correspondre au mieux à la dynamique de la scène finale.
Photo de base : la fée pour le photomontage de la fée du logis
L’ensemble des photos de bases étant réalisées, j’ai commencé à procéder au photomontage.
La première étape a été de traiter la luminosité de la photo de ma petite fée afin d’en ressortir le maximum de détail.
Puis, j’ai détouré la fée avec l’outil plume complété par l’outil « sélectionné et masquer… » afin de traiter d’affiner la sélection au niveau des cheveux et du tissu transparent en pas de sa robe.
J’ai positionné la fée à l’endroit du décor qui me semblait le plus approprié en prenant garde à garder la cohérence du mouvement de la fée et l’orientation de la lumière.
Pour correctement intégrer la fée dans le décor, j’ai ajouté deux calques d’ombre :
l’ombre de contact : dur et très proche du contact du pied sur le sol,
l’omble portée de la fée sur le sol qui s’évase avec la distance.
Enfin, pour finir l’aspect féerique de la fée, j’ai ajouté un effet de lueur externe au calque de la fée afin de lui ajouter une forme d’aura verte autour d’elle.
Le dernier élément à ajouter pour finir la scène est la poussière. J’ai donc cherché le mot-clé « dust » dans l’extension Pexels dans Photoshop, et je suis tombé sur une photo de la Voie Lactée suivante :
Photo de base : la poussière pour le photomontage de la fée du logis
J’ai dupliqué deux fois cette image et en jouant avec des calques « courbe », j’ai fait ressortir des points de poussières sur le sol et dans l’atmosphère derrière la fée.
En ajoutant aussi un effet de lueur externe au calque correspondant à la poussière en suspension dans l’air, j’ai donné l’impression de halo de lumière autour de ces grains de poussière.
Enfin, pour donner plus d’ambiance dramatique à la scène, j’ai ajouté un halo de lumière à l’aide du filtre associé émanant de la fenêtre et j’ai assombri le reste du décor pour renforcer l’effet de contre-jour.
Pour finaliser l’image, j’ai encore une fois utilisé le plugin Nik Collection gratuit de google où j’ai ajouté plusieurs traitements croisés et divers autres effets pour vieillir le rendu de l’image finale.
Autocritique
Je suis globalement satisfait de l’image finale produite, bien que je pense qu’il aurait fallu travailler un peu plus la répartition de la poussière au sol pour montrer les zones nettoyées, donc sans poussière et celles où la poussière se dépose de nouveau après le passage de la fée.
Au niveau de l’ambiance, je trouve le résultat conforme à ce que j’avais en tête au départ.
Illustration de l'effet de halo de lumière dans les cheveux d'une modèle en contre-jour
Que ce soit dans le domaine de la photographie ou du photomontage, la compétence de savoir déchiffrer le schéma d’éclairage d’une photo modèle est utile. En effet, comprendre de l’éclairage d’une scène, dans un tableau de peintre par exemple, permet de progresser rapidement dans sa propre pratique.
Dans le cadre de ce blog, cette pratique est essentielle pour maîtriser la réalisation de photomontage où la cohérence de l’éclairage est obligatoire pour obtenir un rendu réaliste. Dans un premier temps, vous serez apte à choisir des photos cohérentes entre elles puis dans un second temps, après un peu d’entraînement, vous serez même capable de produire vos propres photographies.
Que faut-il regarder
Pour analyser l’éclairage d’une photographie, il est important de savoir quoi regarder. C’est à travers des détails spécifiques que l’on est capable de reconstruire le set-up d’une photo.
Voici une liste recensant quelques points spécifiques à regarder pour mener cette analyse :
Pour certaines photos, il est d’usage de regarder des éléments spécifiques qui nous aideront mieux évaluer les critères ci-dessus listés.
Photo de portrait
La photographie de portrait est l’une des activités les plus répondue en photographie. Il est alors important de connaître ses petits trucs et astuces que je vais vous citer ci-dessous.
Les yeux
Il est souvent dit que le regard est le reflet de l’âme. En photographie, il est le reflet du set-up. En effet, regarder attentivement les catchlights dans les yeux du modèle permet de directement voir la géométrie des sources lumineuses ou autres accessoires utilisés tels que des réflecteurs.
C’est ainsi que vous pourrez reconnaître le reflet d’une fenêtre, d’un réflecteur, d’une boîte à lumière, ou la forme caractéristique d’un éclairage annulaire. Ce type d’accessoires est souvent utilisé dans le cadre des photos de portrait réalisées en studio.
Pour vous aider à les reconnaître, il est utile de connaître un minimum le matériel classique de photo de studio.
Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux
Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux
Le nez
Le second point important d’un visage à regarder est le nez. En effet, celui-ci projette une ombre en fonction de l’orientation de la lumière. Grâce à celui-ci, vous connaîtrez facilement sa direction. Mais vous aurez aussi une idée de la taille de la source en fonction de la douceur de son ombre projetée.
Pour rappel, plus une ombre est douce et plus sa source lumineuse est grande ou proche.
Mise en évidence de l’ombre portée du nez dans un portrait
Mise en évidence de l’ombre portée du nez dans un portrait
Les cheveux
En photographie, il est d’usage de détacher le sujet de son fond avec un éclairage en contre-jour par exemple. C’est souvent le cas en particulier pour les cheveux sombre des modèles devant un fond noir.
Un éclairage en contre-jour provoquera une forme de halo de lumière sur la périphérie de la chevelure. Cet effet s’obtient par diffraction de la lumière due à la finesse des cheveux.
Illustration de l’effet de halo de lumière dans les cheveux d’une modèle en contre-jour
Illustration de l’effet de halo de lumière dans les cheveux d’une modèle en contre-jour
La silhouette
De manière identique à la chevelure, pour détacher une veste noire dans un fond sombre, et souvent d’utiliser des stripbox placées latéralement pour venir juste souligner les contours de ce dernier par un liseré de lumière très fin. Procéder ainsi permet de réaliser un contour de la silhouette.
Illustration de l’utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond
Illustration de l’utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond
Photo de paysage
Dans la plupart des photomontages, il sera nécessaire d’utiliser un lieu pour la photo. Celui-ci pourra être un décor intérieur ou un paysage extérieur.
Le relief
Pour un paysage, chercher à repérer le relief de celui-ci. Il présentera peut-être des vallées et des collines ou tout au moins des points culminants. Au même titre que le nez pour un visage, ces lieux permettront de mieux repérer l’orientation des ombres.
Illustration des ombres portées du relief d’un paysage
Le ciel (nuages ou non)
Le ciel est aussi très important dans l’analyse. Il peut contenir la position du soleil. On sort et alors que vous serez en contre-jour. De plus, les ombres seront dures, car le soleil est très du point de vue des objets.
Si ce n’est pas le cas, l’omniprésence de nuages vous indiquera que les ombres devront être douces.
Dans le cas d’un ciel bleu, vous serez que les ombres seront légèrement à teinter de bleu.
Concernant la table de la couleur la position du soleil dans le ciel peut aussi vous indiquer la température de couleur à utiliser. Les matins et les soirées sont dorés alors que la lumière d’un soleil à midi et blanc.
Illustration de 2 types de ciel différents; le 1er avec une lumière dur due au soleil, le 2ième une lumière adoucie par les nuages
La végétation
Si vous vous trouvez en présence d’arbre, la lumière sera naturellement teintée par la couleur de l’environnement, c’est-à-dire les feuilles. Une teinte verte devra être perceptible.
Si vous constatez des feuilles illuminé par la lumière par la transparence, cela vous aidera aussi à positionner la source lumineuse à l’arrière de cet objet. Encore une fois, nous nous trouverons dans le cas de figure d’un contre-jour.
Illustration de la teinte de la lumière par l’environnement (vert des feuilles) et contre-jour mis en évidence par la translucidité de la mousse.
Les constructions
Dans un paysage plus urbain, les constructions telles que les bâtiments permettront de mieux distinguer les ombres et les lumières. La direction de l’éclairage sera d’autant plus facile à déterminer.
De la même manière que les yeux en portrait, les reflets dans les vitres peuvent vous aider à localiser la position du soleil ou des éclairages urbains.
Illustration des ombres portées des bâtiments d’une ville
Trucs et astuces
Dans Photoshop, il est utile d’utiliser le calque seuil. En manipulant le curseur de ce calque, vous verrez facilement apparaître de quel côté, la lumière provient comme le montre l’illustration ci-dessous.
Illustration de l’usage de calque d’effet Seuil sur la photo de paysage pour mieux distinguer la provenance de la lumière.
Je vous invite à me laisser un commentaire. Quelles sont vos propres astuces pour mieux déchiffrer les sources lumineuses et la reconstitution des set-up de vos photos exemples.
Les vacances estivales se sont terminés et nous profitons d’un été indien splendide. C’est donc le bon moment pour profiter de la nature et notamment de contempler un beau coucher de soleil sur fond de couleur d’automne. Voici mes conseils pour immortaliser ces moments magnifiques en photographie.
Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant
Concept de la prise de vue du coucher de soleil
Posez-vous la question : « Qu’est-ce que j’aime dans ce coucher de soleil ? »
En fonction de votre sensibilité du moment, la réponse à cette question peut littéralement différer :
J’aime les couleurs chaudes du ciel,
J’aime les ombres allongées projetées sur le sol,
J’aime le découpage en silhouette d’un sujet particulier sur le flamboyant,
J’aime le calme de nature à cette heure,
J’aime le moment que je passe avec mon ami(e)
…
Comme vous pouvez le constater, derrière le thème « coucher de soleil » peut se cacher une infinité de points de vue différents qui donneront plus de sens à votre photo que de simplement appuyer sur le déclencheur pour enregistrer le soleil sur l’horizon devant vous.
Mise en évidence d’une silhouette d’un kiteboarder au coucher du soleil
Conseil pour la prise de vue
Un coucher de soleil se produit à la fin de « l’heure dorée ». Il est donc important de traduire ceci en points d’attention par le photographe.
Comme son nom l’indique, l’heure dorée est un moment ou les rayons du soleil son fortement teinté de jaune/orange. De plus, le soleil se couchant, la luminosité est évidemment moindre.
En fonction, de l’esprit de votre photographie, il sera donc nécessaire de procéder aux réglages adéquats.
Dans le cas le plus simple où vous souhaitez mettre l’accent sur le découpage d’une silhouette devant un ciel flamboyant, il suffira de régler votre exposition en fonction de la luminosité du ciel.
Par contre, si vous avez besoin de correctement exposer un sujet en contre-jour par exemple, il faudra ben prendre en compte la teinte dorée de la lumière. Nous avons deux façons de procéder :
La première est d’utiliser la lumière naturelle en la réfléchissant à l’aide d’un réflecteur argenté. Ainsi, vous garderez la même teinte tout en ayant pas trop de perte de puissance lumineuse.
Si d’aventure, cela ne suffisait pas, il serait alors nécessaire de faire un appoint de lumière provenant d’un flash cobra par exemple. Dans ce cas, il faut savoir que la lumière d’un flash est dite « blanche » (autour des 6500°K). C’est pourquoi, si vous utilisez celui-ci directement, vous constaterez un décalage de teinte où le fond sera chaud et le sujet sera froid. Esthétiquement parlant, cela risquera de ruiner la qualité de votre image. Pour pallier ce phénomène, il est alors nécessaire d’utiliser une gélatine de couleur chaude sur votre flash afin de teinter sa lumière.
Ambiance magique d’un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d’Alsace
Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu
Profitez des avantages du numérique
Comme déjà évoqué dans d’autres articles du blog, si votre sujet n’est pas trop mobile, tentez l’expérience de la prise de vue HDR (High Dynamic Range). De cette manière, vous pourrez enregistrer tous les détails dans les plus sombres aux plus clairs.
Aujourd’hui, l’assemblage HDR est très facile dans les logiciels de développement tel que Lightroom Classic CC.
Dites-moi en commentaire quelles sont vos astuces pour gérer ce type de prise de vue.
Transcription de l’ambiance si particulière des plages bretonnes
Photo d'illustration du l'article à propos des photos intérieure
Pour la majorité des gens, l’intérêt de prendre des photos est de garder des souvenirs d’un événement familial (anniversaire, repas de famille, visite chez la mamie…). Evidemment, la plupart du temps, les photographies sont prises en intérieur ou dans des endroits où la lumière est faible. Voici mes quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.
1. Assurez-vous que la durée d’exposition n’est pas trop longue
Le problème majeur des photos intérieures est le flou de bougé. Cet aspect est simplement dû à une durée d’exposition trop longue par rapport à la stabilité de l’appareil photo. Pour palier à cela, vous devez vous assurer que le temps utilisé est bien compatible avec les aspects suivants :
longueur focale,
prise de vue à main levée ou sur pied.
Le second type de flou est le flou de mouvement. Ici, est sous-entendu le mouvement du sujet. Si votre sujet est rapide comme l’envol d’un bouchon de champagne ou plutôt lent comme le mouvement des lèvres de votre interlocuteur, le risque de flou de mouvement sera plus ou moins important.
Pour bien comprendre le réglage de ce paramètre, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la durée d’exposition.
Photo intérieur prise à main levée à la durée de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.
2. Anticipez les temps de pause dans les mouvements des convives
Comme tout est relatif, après avoir compris et réglé efficacement les réglages de votre appareil photo, il reste important d’essayer au maximum de ne pas se mettre dans les situations compliquées. Il est plutôt simple d’agir sur soi-même, mais demander à vos convives de ne plus bouger risquera de dénaturer leur attitude.
L’idée ici est de se concentrer sur votre sujet de manière à anticiper au mieux les micro-pauses dans son mouvement. Par exemple, vous pouvez vous concentrer à déclencher au moment où la personne se concentre pour réaliser une action :
tenir son verre quand une autre personne le rempli,
écoute attentivement le discours d’une autre personne
est dans ses pensées le temps de sa réflexion pour répondre à une question importante…
L’objectif ici est de déclencher votre photo juste à ces instants-là où vos amis ont un infime temps d’arrêt dans leur mouvement.
Photo intérieure prise au moment d’un micro-moment de pause pour limiter les risques de flou
Photo intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l’information du moment de celle-ci.
Photo intérieure d’un enfant en profitant d’une micro-pause pour le saisir sans flou.
3. Calez votre appareil photo contre un support stable pour limiter les flous de bougé
Parler d’anticipation permet de gagner du temps ; mais pour en faire quoi au juste. Pour anticiper votre cadrage par exemple, mais aussi, pour vous placer dans des conditions plus confortables techniquement parlant.
Le fait d’avoir analysé chez votre sujet son comportement, et donc en particulier ses positions de calme, vous pouvez en profiter pour placer votre appareil de manière stable contre un support fixe qui vous assurera de garder votre cadrage correctement tout en limitant par la même occasion le risque de flou de bougé.
Photo intérieure. Afin d’éviter le flou de bougé, j’ai calé l’appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.
Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l’appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l’accès à la salle.
4. Privilégiez les lieux les mieux éclairés
Ce conseil est bien sûr une évidence, mais malheureusement, nous avons tendance à l’oublier sur le moment. Il faut essayer de profiter au maximum de la lumière disponible. Je vous invite donc à repérer quels sont les endroits de la pièce les mieux éclairés afin d’axer vos prises de vue vers ceux-ci.
Plus vous aurez de lumière et moins vous aurez de problématiques à gérer simultanément.
photo intérieure montrant comment profiter d’un zone plus lumineuse pour guider le regard
photo intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses
5. Assurez-vous d’avoir la balance des blancs réglée sur automatique ou sur le type de lumière adaptée
La conséquence des lumières artificielles est leurs températures de couleur qui sont souvent très chaudes, ce qui donne des teintes orangées sur les photos. Pour gérer cet aspect à la source, c’est-à-dire à la prise de vue, il est important de bien régler sa balance des blancs.
De nos jours, tous les appareils proposent une balance des blancs automatique qui dans la majorité des cas obtient de très bons résultats. Si ce n’est pas le cas, je vous invite alors de consulter le mode d’emploi de votre matériel pour savoir modifier ce paramètre le cas échéant si nécessaire.
Photo intérieure prise au format RAW afin de s’assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail
6. Privilégiez le format RAW si votre appareil le permet
Pour faire la liaison avec le point précédent, il faut s’avoir que le réglage de la balance des blancs peut totalement se faire en post-traitement à partir d’un fichier RAW.
En effet, pour rappel, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement de l’ensemble des données brutes que le capteur de votre appareil a capté. Ainsi, le réglage de ce paramètre est exactement identique en post-traitement à si nous l’avions fait sur le moment. Dans les cas de situations complexes où plusieurs sources de lumière de températures différentes se mélangent, il est particulièrement conseillé d’ajuster ce paramètre au post-traitement afin de profiter de réglages plus fins.
Au-delà de cet aspect couleur, il arrive aussi fréquemment de constater des écarts de luminosité très forte d’un endroit à un autre. Ceci amène des difficultés complémentaires à la gestion de l’exposition de vos clichés. Toujours, grâce aux fichiers RAW, vous aurez beaucoup plus de l’attitude pour régler finement l’exposition par zone de votre photo.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.
7. Utilisez votre flash cobra
Il peut arriver, dans certains cas, d’être en situation de contre-jour. C’est particulièrement le cas si vous prenez une photo face à une baie vitrée. Il faut alors comprendre que l’ensemble de votre scène est dans l’ombre de la lumière naturelle entrant par cette baie. Pour contre-balancer cette lumière, vous devez alors apporter un complément de lumière sur votre sujet. L’une des possibilités est d’utiliser votre flash cobra. L’usage de celui-ci est détaillé dans un article dédié.
Dans le cas où vous n’auriez qu’un flash intégré, il est important de s’assurer de réduire la puissance de votre flash de manière à ne pas assombrir le fond. Soit vous avez moyen de régler sa puissance directement depuis l’appareil, soit vous pouvez masquer avec votre doigt une partie de la surface de votre flash pour limiter l’émission de sa lumière.
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2
Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour
On entend un peu tout et son contraire à propos des photos en contre-jour. Certains en raffolent, d’autres déconseillent fortement de se retrouver dans cette situation. Je ne le répéterai jamais assez, mais dans le domaine de la créativité, il ne faut jamais se censurer mais l’important est de savoir pourquoi on fait tel ou tel choix.
Astuces 1 : Limiter le contre-jour dans le cadre de votre photo
La problématique du contre-jour est qu’il y a énormément de lumière qui provient du fond de la scène à photographier. Techniquement, cette situation engendre la plupart du temps une photo sous-exposée sur notre sujet.
La raison à cela est que nos appareils photos sont paramétrés de manière à exposer les photos sur la base d’un niveau de luminosité moyen équivalent à un gris à 18%.
Ce système fonctionnement correctement pour des scènes où les écarts de luminosités sont compatibles avec la plage dynamique du capteur. Autrement dit, quand le capteur a moyen d’enregistrer l’ensemble des informations : des plus sombres aux plus claires.
Malheureusement, c’est rarement le cas en présence d’un contre-jour où souvent une source de lumière est incluse dans le cadre de la photo. Dans une telle circonstance, le capteur ne pourra pas enregistrer l’ensemble des informations et le boitier fera le choix qu’il lui semblera le plus évident mais qui ne sera pas forcement le votre.
Il faut comprendre que le boitier, en fonction du mode de mesure de lumière sur lequel il est paramétré, interprétera toujours sur la base d’une moyenne de luminosité mais avec une pondération différente. Ici, je vais rester dans le cas les plus courant de la mesure matricielle qui prend donc en compte de manière équivalente l’ensemble du cadre de la photo.
Ainsi, plus les zones claires de la photo seront étendues et plus l’appareil compensera en sous-exposant l’ensemble. C’est ainsi que les détails dans l’ombre des sujets se retrouvent bouchés.
Ici l’astuce consiste à cadrer plus serré sur le sujet dans le but de réduire l’étendue des zones trop claires. L’appareil sous-exposera alors moins l’image et vous retrouverez des détails visible dans les ombres.
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage large d’un contre-jour
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage serré d’un contre-jour
Astuce 2 : profiter de ce contre-jour pour donner une ambiance à votre photo
Pour réaliser des images créatives, il est très intéressant de mettre en avant les effets lumineux d’un contre jour dans le but de donner un ambiance à la photo. Dans ce cas, le but est de profiter au maximum des effets lumineux pour embellir la photo. Pour ce faire, il faut ajuster son cadrage pour placer au bon endroit les rayons de lumière.
Voici l’illustration de ce propos :
Illustration que les aspect lumineux provoqué par un contre-jour peut embellir une photo et renforcer son sens (ici lumière divine)
Astuce 3 : rééquilibrer la lumière de votre photo
Si le but est d’avoir, aussi bien des informations dans le contre-jour que sur le sujet en avant, il est alors nécessaire d’équilibrer les quantités de lumières sur les différentes zone de l’image. Pour ce faire, il suffit d‘apporter plus de lumière sur les zones naturellement sombres en utilisant tous les accessoires disponibles tel que des réflecteurs, des flashs ou d’autres sources d’éclairage comme des lampadaires, des lampes de chevet…
Une fois que la lumière est globalement équilibrée comme il vous convient, l’appareil n’a plus qu’à prendre la photo tout simplement.
Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour
Astuce 4 : les grands moyens s’appellent ici le HDR (High Dynamic Range)
Quand on n’a pas de sources disponibles assez puissantes pour compenser la lumière du contre-jour, ou que l’on souhaite préserver l’éclairage in-situ, il est alors possible de réaliser un assemblage de photos pour en produire une en HDR. Suivant vos appareils, il suffit d’utiliser l’option Backeting qui vous permettra de prendre plusieurs photo avec des expositions différentes du plus sous-exposée au plus sur-exposé.
Conseils :
poser votre appareil sur pied,
ou shooter en rafale avec l’option bracking activée
Voici trois exemples de photos HDR en conditions de contre-jour :
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur et extérieure en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo extérieure en contre-jour.
En complément, voici d’autres explications en vidéo autour du même thème.
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LRPdJ - Retouche d'un monastère en contre-jour sur Lightroom Classic CC
Voici la retouche photo avec Lightroom Classic CC d’un monastère photographié en contre-jour avec la présence d’un reflet artistique.
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