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La composition, la grammaire du visuel

La signification des couleurs

Encore aujourd’hui, de nombreux aspects à propos de l’impact de la couleur sur l’homme n’est pas compris par les scientifiques. Mais une chose est sûre, c’est qu’elles influent sur notre psychologie et aussi sur notre physiologie. C’est la raison pour laquelle l’utilisation de celles-ci est omniprésente en communication dans le but de favoriser la transmission des messages et des idées. je partage avec vous la signification des couleurs et pourquoi.

Sur quoi repose le symbolisme des couleurs

Du point de vue de la physique, les couleurs sont des rayonnements électromagnétiques de longueurs d’onde définies entre 380 (violet) et 740 nanomètres(rouge).

Tableau des longueurs d'onde des couleurs
Tableau des longueurs d’onde des couleurs
Correspondance entre les couleurs et les longueurs d'onde
Correspondance entre les couleurs et les longueurs d’onde

Ainsi, tout le monde perçoit avec ses yeux, le bleu d’un objet si celui-ci émet ou réfléchit une lumière dont la longueur d’onde est proche de 470nm. Cependant, l’enregistrement de cette longueur d’onde par nos yeux qui est ensuite transmise par nos systèmes nerveux pour finir par être traitée par notre cerveau, n’est qu’un processus interne à chacun de nous.

Schéma illustrant la circulation de l'information de la couleur
Schéma illustrant la circulation de l’information de la couleur

C’est pourquoi, la sensation de couleur fait partie du domaine de la pensée et par conséquent, elle est d’ordre personnelle et privé.

De ce constat, on comprend donc que la symbolique des couleurs est basée sur les gènes, mais aussi sur le milieu géographique et le groupe socioculturel. De cette manière, une association est établie entre les couleurs et de multiples perceptions mémorisées.

Ainsi, les Esquimaux du Groënland sont capables de distinguer une trentaine de nuances de couleur de neige là où nous en percevons que quelques-unes. Sachant clairement les identifier, leur langage les a même définies dans leur vocabulaire. On comprend donc aisément l’influence du lieu géographique sur l’appropriation des couleurs.

Pour illustrer la différence d’interprétation des couleurs par la culture, il suffit de comparer la couleur des robes de mariage en Europe et en Asie. Ainsi, on constatera qu’en France la robe de mariée en blanche alors qu’en Chine, elle est rouge. De même, la couleur du deuil en Chine est le blanc alors qu’en France, c’est le noir.

Un dernier impact est le temps, ou plus exactement l’époque considérée. En effet, si on reprend l’exemple de la robe de mariée, celles-ci n’ont pas toujours été blanches en France. Durant le Moyen Âge, à l’époque Médiévale, il était simplement d’usage de porter sa plus belle robe, quelle que soit sa couleur. Ce n’est qu’en 1840 suite au mariage de la Reine Victoria que le blanc est redevenu couleur symbole du mariage en France. Pour en savoir plus à propos de l’histoire des robes de mariage, je vous invite à lire l’article Wikipédia sur le sujet.

Il est donc important de garder en tête que la signification des couleurs est loin d’être une science exacte et permet seulement de donner quelques lignes directrices.

Synthèse des significations en France

Si vous cherchez sur Internet la signification symbolique des couleurs, vous allez trouver énormément de d’information à ce sujet. Mais à y voir de plus prêt, vous noterez quelques incohérences. La raison en est, l’impact de l’influence culturel telle qu’expliqué ci-dessus.

Voici pour ma part, ce que j’ai pu rassembler concernant ce sujet pour la culture française actuelle.

Tableau de synthèse des significations des couleurs
Tableau de synthèse des significations des couleurs

Ceci est fortement inspiré de “La pédagogie interactive” Racle G, Edition Retz, Paris, 1980.

Vision des couleurs

Bien que ce soit une évidence, il est bon de rappeler que la vision d’une personne évolue en fonction de son âge. Au fur et à mesure de son vieillissement, le cristallin des yeux évolue en terme d’élasticité et donc de capacité de focalisation. A cela s’ajoute le jaunissement de celui-ci qui engendre une diminution de la quantité de lumière atteignant la rétine. Les couleurs deviennent faussées et la vision plus difficile.

Ce phénomène est continu tout au long de la vie avec une période optimale se situant en moyenne entre 25 et 30 ans, où le maximum de capacité de discrimination est atteint.

Il est à noter aussi, que l’entraînement d’une personne influe aussi sur le résultat. C’est la raison pour laquelle les personnes travaillant dans les métiers où la couleur est importante atteignent d’excellents résultats (tapissier, peintre, restaurateur de tableaux…).

Usuellement, la dégradation de cette capacité de discrimination accélère à partir de 40 ans.

Indépendamment du vieillissement de la personne, certaines couleurs sont plus ou moins facilement discernables dans l’obscurité. Ainsi, l’ordre d’apparition des couleurs, en fonction du niveau d’éclairement en lumière du jour, est le suivant : Jaune, orange, rouge, vert, bleu, violet.

A cela, s’ajoute des effets optiques optique qui provoque une sensation de proximité ou d’éloignement en fonction de la teinte. Les teintes chaudes (jaune, orange ou rouge) semblent plus proches que les teintes froides (vert, violet ou bleu).

La couleur semblant plus proche est qualifiée de “saillante” alors que la plus distante est qualifiée de “fuyante”. Ces termes sont à utiliser de façon relative. Par exemple, le bleu sera fuyant en comparaison avec l’orange, mais il sera saillant en comparaison avec le noir.

L’exploitation des couleurs dans une image

Dans la continuité de la logique des couleurs saillantes ou fuyantes, l’exploitation des couleurs repose en particulier sur la notion de comparaison et donc de contraste. Je vous renvoi notamment vers mon article concernant les contrastes d’Itten.

D’une certaine manière, pour qu’une couleur froide ait le même poids visuel qu’une couleur chaude, il faudra lui accorder une plus grande surface. C’est la même chose pour la saturation. Un bleu saturé pourra mieux compenser le poids visuel qu’un rouge désaturé.

Il faut aussi connaître le comportement des couleurs dans l’environnement naturel afin de reproduire ces effets dans les images.

Par exemple, la saturation des couleurs diminue avec la distance. Ceci est dû à la brume atmosphérique. C’est la raison pour laquelle les couleurs à l’horizon sont plus pâles.

De même, les couleurs directement éclairées par le soleil semblent désaturées. Ceci est dû à la quantité de lumière réfléchie par la surface. Pour limiter cet effet, l’usage d’un filtre polarisant peut aider à retrouver de la saturation dans les couleurs.

L’ensemble de ses informations doit vous aider à choisir les couleurs des éléments de vos images. De plus en marketing, il est préférable de ne pas utiliser plus de quatre couleurs de base afin que chacune d’elles garde bien son pouvoir visuel.

Au-delà des éléments mise en scène dans votre image, agir sur les dominances globales de couleurs permet de rapidement et efficacement influencer sur l’état d’esprit du spectateur. C’est notamment, l’intérêt de prendre un parti-pris sur la balance des blancs d’une image ou de réaliser des effets de type traitement croisée où l’on vient teinter différemment les tons sombres et clairs.

J’espère que cet article vous aura apporté quelques connaissances supplémentaires. N’hésitez pas à tester la mise en pratique de ces conseils afin que vous puissiez vous rendre compte par vous-même de l’apport de ces modifications.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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A chaque théorie son travail pratique... La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment photographier un coucher de soleil

Les vacances estivales se sont terminés et nous profitons d’un été indien splendide. C’est donc le bon moment pour profiter de la nature et notamment de contempler un beau coucher de soleil sur fond de couleur d’automne. Voici mes conseils pour immortaliser ces moments magnifiques en photographie.

Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant
Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant

Concept de la prise de vue du coucher de soleil

Posez-vous la question : « Qu’est-ce que j’aime dans ce coucher de soleil ? »

En fonction de votre sensibilité du moment, la réponse à cette question peut littéralement différer :

  • J’aime les couleurs chaudes du ciel,
  • J’aime les ombres allongées projetées sur le sol,
  • J’aime le découpage en silhouette d’un sujet particulier sur le flamboyant,
  • J’aime le calme de nature à cette heure,
  • J’aime le moment que je passe avec mon ami(e)

Comme vous pouvez le constater, derrière le thème « coucher de soleil » peut se cacher une infinité de points de vue différents qui donneront plus de sens à votre photo que de simplement appuyer sur le déclencheur pour enregistrer le soleil sur l’horizon devant vous.

Mise en évidence d'une silhouette d'un kiteboarder au coucher du soleil
Mise en évidence d’une silhouette d’un kiteboarder au coucher du soleil

Conseil pour la prise de vue

Un coucher de soleil se produit à la fin de « l’heure dorée ». Il est donc important de traduire ceci en points d’attention par le photographe.

Comme son nom l’indique, l’heure dorée est un moment ou les rayons du soleil son fortement teinté de jaune/orange. De plus, le soleil se couchant, la luminosité est évidemment moindre.

En fonction, de l’esprit de votre photographie, il sera donc nécessaire de procéder aux réglages adéquats.

Dans le cas le plus simple où vous souhaitez mettre l’accent sur le découpage d’une silhouette devant un ciel flamboyant, il suffira de régler votre exposition en fonction de la luminosité du ciel.

Par contre, si vous avez besoin de correctement exposer un sujet en contre-jour par exemple, il faudra ben prendre en compte la teinte dorée de la lumière. Nous avons deux façons de procéder :

  • La première est d’utiliser la lumière naturelle en la réfléchissant à l’aide d’un réflecteur argenté. Ainsi, vous garderez la même teinte tout en ayant pas trop de perte de puissance lumineuse.
  • Si d’aventure, cela ne suffisait pas, il serait alors nécessaire de faire un appoint de lumière provenant d’un flash cobra par exemple. Dans ce cas, il faut savoir que la lumière d’un flash est dite « blanche » (autour des 6500°K). C’est pourquoi, si vous utilisez celui-ci directement, vous constaterez un décalage de teinte où le fond sera chaud et le sujet sera froid. Esthétiquement parlant, cela risquera de ruiner la qualité de votre image. Pour pallier ce phénomène, il est alors nécessaire d’utiliser une gélatine de couleur chaude sur votre flash afin de teinter sa lumière.

Ambiance magique d'un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d'Alsace
Ambiance magique d’un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d’Alsace

Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu
Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu

Profitez des avantages du numérique

Comme déjà évoqué dans d’autres articles du blog, si votre sujet n’est pas trop mobile, tentez l’expérience de la prise de vue HDR (High Dynamic Range). De cette manière, vous pourrez enregistrer tous les détails dans les plus sombres aux plus clairs.

Aujourd’hui, l’assemblage HDR est très facile dans les logiciels de développement tel que Lightroom Classic CC.

Dites-moi en commentaire quelles sont vos astuces pour gérer ce type de prise de vue.

Transcription de l'ambiance si particulière des plages bretonnes
Transcription de l’ambiance si particulière des plages bretonnes