Illustration de l'article photomontage du mois : Les amoureux de février !
Le mois de février est marqué par la Saint-Valentin, la fête des amoureux. Dans ce photomontage, j’ai souhaité représenter un moment de complicité d’un couple. Vous pouvez voir ci-dessous, la réalisation finale de ce photomontage.
Les amoureux de février !
Explication du comment
De manière synthétique, les idées principales que je souhaitais voir présentes dans le photomontage étaient les suivantes :
La complicité,
L’amour,
un couple.
N’ayant pas énormément de temps à consacrer à ce photomontage, j’ai privilégié la piste des stocks de photos pour trouver la photo de base de mon photomontage. Celle-ci est la suivante :
Je l’ai retenue, car elle représente un couple vu de dos de manière à ce qu’il n’y ait pas de problématique de droit à l’image et dont la position correspond un moment de tendresse. De plus le paysage grandiose à face à eux évoque déjà un petit peu l’importance du lien affectif entre les deux personnages.
Pour évoquer visuellement le sentiment d’amour, j’ai utilisé le même stratagème que le célèbre jeu vidéo “Les Sims”. C’est-à-dire que j’ai décidé de placer des cœurs au-dessus de leur tête.
Cœurs en 3D faits avec Blender
Il me fallait donc réaliser ses cœurs. Pour se faire, j’ai utilisé le logiciel 3D Blender avec lequel j’ai modélisé un émetteur de plusieurs cœurs comme s’ils échappent de leur tête. Afin de les rendre un petit peu plus intéressant, j’ai réalisé une texture entre la bulle de savon et le verre transparent.
Enfin, pour donner une de légère dynamique à la scène, j’ai fait le choix ajouter un effet de flou de bougé subtil sur les cœurs. Comme toujours dans ces cas-là, j’ai réalisé l’éclairage des cœurs dans Blender de manière cohérente avec l’éclairage global de la scène. J’ai donc placé un soleil sur la gauche au fond, ce qui me permet d’avoir des reflets spéculaires sur chacun d’eux en cohérence avec les effets spéculaires des personnages.
Enfin, j’ai travaillé sur l’aspect général de la photographie. Pour commencer, j’ai rajouté un effet de flou d’objectif rendant plus nets les personnages et plus flou les bords de la photo. L’objectif de cette manipulation et d’accentuer le regard vers le couple et ainsi renforcer le sentiment d’intimité entre les personnages.
Ensuite, pour donner un aspect plus chaleureux à la scène, j’ai réchauffé les teintes globales de celle-ci en ajoutant un effet de perspective atmosphérique émanant du soleil. L’avantage technique de ce procédé est de recouvrir l’ensemble du photomontage, ce qui aide à l’intégration des différentes images entre elles.
C’est une bonne pratique en photomontage de toujours finir celui-ci par un traitement global de l’image permettant de mieux diminuer le contraste entre les différents éléments assemblés.
Autocritique
Au stade de l’idée et avant de commencer la réalisation de ce photomontage, je n’étais pas forcément convaincu que celui-ci fonctionnerait bien. C’est au fur à mesure du travail de réalisation, je me suis rendu compte que l’image finale répondrai très bien au message que je souhaitais transmettre.
Bien que le travail de photomontage est plutôt simple et sans mise en œuvre d’énormément d’éléments différents, je considère que le résultat final est très réussi.
J’aime aussi un petit peu les idées qui s’en dégagent de l’aspect amour traditionnel où le cou se retrouve dans la nature et l’idée de la liaison plutôt moderne et connecté évoqué par la présence des cœur au-dessus de leur tête. C’est pour moi un élément que je n’avais pas prévu, mais qui apporte une réelle connotation de l’époque actuelle que nous vivons.
illustration de l'article du photomontage du mois d'avril "le cerveau en ébullition"
Photomontage du mois d’avril : « Le cerveau en ébullition »
Le mois d’avril a été le mois le plus dynamique pour le blog
depuis qu’il existe. Cette situation m’a pleinement fait plaisir et j’ai
cherché à comprendre pourquoi. De ce fait, l’expression « le cerveau en
ébullition » m’est venue naturellement à l’esprit pour le photomontage de
ce mois.
Explication du comment
Afin de réaliser ce photomontage, j’ai dû faire face à deux
challenges :
Challenge 1 : quelle mise en scène choisir
pour bien mettre en évidence mon cerveau,
Challenge 2 : comment trouver une photo
d’un cerveau dans le bon angle de vue.
J’ai donc commencé par un shooting autoportrait pour
chercher le bon angle de vue avec l’éclairage adéquate pour que le cerveau soit
clairement le sujet de l’image.
Les messages sous-jacents étaient les suivants :
Notion de fantastique, évoquant un peu les films
d’horreur,
Notion humoristique de la scène pour
dédramatiser l’image.
Challenge 1
En temps normal, nous sommes habitués à avoir une seule
source de lumière dirigée du haut vers le bas. C’est pourquoi, pour répondre à
la première contrainte, j’ai choisi d’inverser l’éclairage, car cet artifice
est classique dans les vieux films d’horreur.
J’ai donc pris l’option de placer un flash face à moi et plus bas que mon visage. De plus, pour donner plus de caractères au portrait, j’ai aussi fait le choix d’une source de lumière ponctuelle afin de projet un maximum d’ombre dure.
Ce type d’éclairage rasant permet aussi de mieux mettre en
évidence la texture et les microreliefs de la peau pour donner encore plus de
réalisme au visage.
C’est après plusieurs essais successifs en ajustant la position de l’appareil photo et du flash que j’ai pu positionner le cerveau sur la ligne de force horizontale supérieur et obtenir en même temps un éclat lumineux dans mes yeux afin de mieux donner vie au portrait.
Pour ce qui est de l’aspect humoristique de l’image, j’ai opté pour l’usage d’une optique grand-angle (14 mm plein format). L’utilisation de celle-ci permet de déformer grandement les visages en accentuant les perspectives. Ainsi, le cerveau semble beaucoup plus gros que le reste de mon corps.
De plus, le point de vue en plongé, nécessaire pour bien
mettre en avant le cerveau, permet aussi de donner une sensation de domination
au spectateur par rapport à moi.
Enfin, l’expression du visage que j’ai choisi ainsi que
l’éclairage mis en œuvre a permis de bien faire ressortir les yeux. Tout ceci
transmet un sentiment ambigu entre la douleur et le rire qui renforce
l’ambivalence entre l’horreur et l’humour.
Image de base de mon autoportrait.
Challenge 2
Pour m’aider à la mise en place du cerveau lors du
post-traitement, j’ai mis un bonnet de bain sur ma tête. Grace à celui-ci, j’ai
facilement su où devait de placer le cerveau sur ma photo.
Il restait à trouver une photo de cerveau sur internet…
J’ai passé pas mal de temps sur des banques d’images et les
moteurs de recherche pour trouver une photo ayant le bon angle de vu.
Malheureusement, aucune d’entre elles convenaient à ma photo de base.
J’ai donc changé mon approche et je me suis orienté vers la
recherche d’un cerveau modélisé en 3D. Une image de synthèse permet souvent
d’accéder à des visuels spécifiques beaucoup plus facilement que par la
réalisation d’une photo. Il était bien entendu hors de question de m’ouvrir la
tête pour faire ce montage… 😉
J’ai donc trouvé sur internet différents objets 3D de
qualité différente. J’en ai choisi un. Afin de gagner du temps, je ne l’ai pas
exploité dans Blender, car j’ai jugé que la qualité de l’aperçu 3D du site me
suffisait pour mon utilisation. J’ai donc simplement réalisé une capture
d’écran de celui-ci.
Image de base d’un cerveau issue d’un objet en 3D de Internet
Assemblage Photoshop
Maintenant, que j’avais à disposition mes matériaux de base
pour mon photomontage, j’ai pu les assembler dans Photoshop.
La première action a été de détourer le cerveau que j’ai placé
au bon endroit par rapport à mon autoportrait.
J’ai réalisé avec l’aide de l’outil plume, l’épaisseur de ma
boite crânienne que j’ai rempli avec une texture d’os aussi récupéré sur
internet.
Enfin, j’ai travaillé avec plusieurs calques courbes pour placer
et ajuster les ombres aux différents endroits nécessaires.
De plus, j’ai aussi ajusté la colorimétrie du cerveau afin
de mieux mettre en évidence l’aspect sanguinaire et humide de celui-ci.
Une fois cela fait, j’ai ajouté sur un calque vierge avec des
brushes spécifique des fumées blanche pour montrer la chaleur émanant du
cerveau en ébullition.
J’ai pu réaliser une séance autoportrait, en utilisant une
optique grand-angle et mettre en scène une image de cerveau réalisée en image
de synthèse.
La qualité du réalisme finale me convient parfaitement tout
en ayant bien équilibré les sentiments d’horreur et d’humour.
Pour être pointilleux, peut-être, aurais-je pu placer mon flash un peu plus de face afin de limiter l’inclinaison de l’ombre du nez qui tend un peu trop vers l’œil de droite.
Dans cet article, je partage avec vous mon opinion à propos des projets type 365 ou 52. J’aborderai le principe, les avantages et les difficultés. Enfin, je finirai en partageant avec vous le retour d’expérience de mon propre projet 365.
Enfant heureux
Principe de ce type de projet
S’il y a un projet dont le principe est simple, c’est bien celui-là. En effet, il se résume en seulement une poignée de mots très simples à comprendre.
Le projet 365 correspond à 1 photo par jour sur toute une année.
Le projet 52 correspond à 1 photo par semaine sur toute une année.
Le seul point important ce type de projet est donc la cadence et la régularité de parution.
Vous constaterez qu’il n’y a aucune autre contrainte telle qu’exprimé ainsi. Mais évidemment, vous être libre de définir un peu plus la finalité de votre production en y ajoutant des contraintes diverses. Le résultat final n’en sera que plus intéressant pour les spectateurs.
Différents effets visuels sur une même photo
Les avantages
Les avantages sont nombreux et à différents niveaux.
Focalisation
En effet, comme tout projet, il a une part de travail à fournir et du temps à y consacrer. Ceci implique donc une stimulation omniprésente durant toute sa durée. Ainsi, vous vous garantissez d’être focalisé sur votre passion pendant 1 année entière !
Développement de votre créativité
365 photos ou 52 photos sont des quantités non négligeables. Les premières idées viendront facilement. Mais au bout d’un moment, il faudra commencer à vous creuser la tête. C’est à partir de ce moment-là que le projet devient intéressant. Au fur et à mesure que vous allez produire de nouvelles idées, votre esprit deviendra entraîné à en trouver d’autres. Cette tâche restera toujours difficile, mais vous devriez être de moins en moins sans aucune idée ou totalement perdu.
Il ne faut pas oublier que la créativité, ça se travaille. C’est justement ce à quoi sert ce type de projet.
Sur la durée, vous développerez des liens entre différents centres d’intérêts et créerez des liaisons entre domaines que vous n’auriez pas imaginés spontanément.
Développement de vos compétences
Avoir des idées, c’est bien. Mais les mettre en pratique, c’est mieux. Vous allez donc pratiquer très régulièrement votre activité. Vous devrez certainement aborder des techniques nouvelles pour tenir la distance.
Naturellement, vous acquerrez des réflexes et des habitudes d’usage avec vos divers matériels et outils. Votre savoir-faire se développera donc petit à petit.
Satisfaction personnelle
Imaginez-vous à la fin de votre projet regardant tout le chemin que vous auriez parcouru ! Rien qu’à l’idée, je suis certain que vous pouvez déjà ressentir une certaine satisfaction personnelle…
La fierté d’avoir tenu la distance d’abord. Conduire un projet pendant une année entière n’est pas anodin. Ensuite, la joie de constater que vous aurez acquis de nombreuses nouvelles compétences. Et enfin, vous aurez développé votre capacité de créativité. Et ça, c’est le Graal !
Au restaurant
Les difficultés
Doit-on en conclure qu’un projet 365 ou 52, c’est que du bonheur ? Et bien ça dépendra de vous ! Comme pour tout projet, celui-ci emporte son lot de difficultés. La réponse à cette question dépend donc de votre capacité à sortir de votre zone de confort.
Maintenir la régularité
La première difficulté est le rythme ! Une photo par jour ou par semaine durant toute une année, c’est en soit un réel challenge. Par conséquent, vous n’aurez pas le droit à l’imprévu !
Si vous vous dite au départ que vous souhaiteriez ajouter quelques contraintes supplémentaires, sachez qu’elles deviendront d’autant plus fortes de par la durée du projet. Alors, conseil d’ami, allez-y doucement…
L’organisation
Complètement en adéquation avec le point précédent, vous devrez trouver une organisation sans faille. Le long d’une année entière, vous aurez de multitude de situations qui prendront la priorité devant votre projet. Si vous ne souhaitez pas perdre la maîtrise, vous devrez apprendre à anticiper et à planifier vos tâches.
Accepter vos limites
Dans un monde parfait, grâce à une organisation définie et une rigueur implacable, rien ne pourrait vous résister. Mais la vraie vie, c’est différent. Vous aurez vos hauts et vos bas comme tout le monde.
La solution consistera donc à faire avec et accepter qu’à certains moments, ce que vous aurez produit ne sera pas aussi parfait que vous l’imaginiez. Ce type de situation vous permettra d’apprendre à relativiser et à connaître vos limites pour mieux savoir les dépasser par la suite.
L’autre usage des châteaux d’eau…
La photo, mais pas seulement
Si vous l’avez remarqué, depuis le début de l’article, j’ai bien pris garde de ne pas particulièrement parler de photographie. Ceci est, à mon sens, important, car ce type de projet est particulièrement connu dans ce domaine, mais finalement, il peut s’appliquer à n’importe quoi.
C’est pourquoi, je pense qu’il peut être intéressant de réfléchir au-delà en listant quelques autres domaines possibles plus ou moins en lien avec la photo.
Prendre des photos,
Construction de triptyques,
Réalisation de photomontage,
Réalisation de retouche photo,
Création de texture seemless ou non,
Création d’objets 3D,
Création d’images de synthèse,
…
Les jours de pluie peuvent être beaux…
Et dans tout ça, mon expérience…
En 2015, je me suis moi-même engagé dans un projet 365.
Dans un souci de facilité le travail, je m’étais pas fixé la contrainte supplémentaire de faire uniquement les photos avec mon smartphone. Malgré cette astuce, le challenge a quand même été très compliqué à tenir. Et d’ailleurs, je n’ai pas réussi à faire les 365 photos sur l’année.
De mémoire, je n’avais pas su gérer correctement les périodes de vacances où je n’avais plus accès à mon ordinateur.
Pas si mal les photos d’un smartphone…
Ma seconde difficulté a été l’usage exclusif de mon smartphone. Ce point que j’avais imaginé comme étant une façon de faciliter mon projet m’a finalement posé des problèmes. Quand j’avais réfléchi à faire ce projet, je m’étais dit que pour faire une photo par jour, il serait très contraignant de toujours les faire un mon boîtier réflexe. C’est alors que je me suis dit : « Mais au fait, j’ai toujours avec moi mon téléphone ! Si je choisis de me dire que je ferais toutes mes photos avec, je n’aurais pas de soucis de disponibilité de matériel. »
Quel piège ! En me disant ça, je ne m’étais juste ajouté une contrainte qui n’avait pas plus de sens que cela et qui a finalement eu pour conséquence de m’éloigner de mon bel appareil photo car toujours focalisé sur l’usage de mon téléphone.
C’est seulement au bout de plusieurs mois, que je me suis rendu compte, que je n’utilisais plus mon boîtier réflexe, ce que j’ai ressenti comme une forme de frustration.
J’ai donc annulé cette clause en cours de projet.
Je voulais partager cela avec vous, car d’une certaine manière, voulant me faciliter la tâche, je me suis auto piégé.
Évitez de trop vous mettre de pression si c’est la première fois que vous faites ce type de projet. Même si ça vous semble trop simple de prime abord, c’est loin d’être gagné d’avance.
L’autre point sur lequel je souhaite attirer votre attention, c’est que c’est bien votre projet ! En ce sens, si vous souhaitez changer quelque chose en cours de route, eh bien faite-le ! Personne ne vous critiquera pour cela, car l’important est que le challenge vous soit profitable.
L’importance de la lumière dans une photo…
Je vous invite à partager avec nous vos propres expériences à ce sujet et notamment les domaines auxquels vous les avez appliqués.
Illustration de l'article à propos de mon bilan sur le Salon de la Photo 2018 de Paris
Comme je vous l’avais annoncé, je suis allé au salon de la photographie de Paris les jeudi et vendredi 8 et 9 novembre derniers. Cette expérience a été très enrichissante pour moi et je vous propose dans cet article te partager quelques-unes de mes réflexions et retours d’expériences. Voici mon bilan du Salon de la Photo.
Évolution de la photographie
Durant ces 2 jours, j’ai eu l’occasion d’assister à plusieurs conférences provenant d’intervenants différents. Il est toujours intéressant d’entendre différents sons de cloche pour se faire une bonne idée d’une situation.
De manière globale, les différents intervenants ont été convergents sur le point suivant :
Nous sommes de plus en plus confronté à une infinité de photographies prises quotidiennement par tout le monde.
L’un des exemples cités était la Tour Eiffel. Comment réaliser aujourd’hui une photographie sortant de l’ordinaire de ce monument alors que celui-ci est photographié plusieurs milliers de fois par jour ?
L’axe majeur mise en avant par ces différents experts est de développer sa créativité pour définir son propre style. Ce dernier peut s’exprimer à travers des messages portés par les photos ou par le traitement esthétique apporté aux clichés finaux. La conséquence est que l’on parle de plus en plus d’images et de moins en moins de photographie. Ce concept a été illustré avec le constat que plus en plus de photographies ressemblent à de la peinture alors que les peintures deviennent de plus en plus réalistes.
La photographie n’a jamais été la représentation du réel, et c’est encore plus vrai de nos jours. Cette caractéristique est à mettre en avant au lieu de la renier.
De nouvelles compétences seront certainement nécessaires aux photographes. La première d’entre elles, est la maîtrise de la retouche photo. Peut-être faudra-t-il aussi développer des compétences en design, images de synthèse, peinture, dessin, photomontage, etc…
Jean Gaumy expose dans sa conférence que le savoir-être est au service du savoir-faire photographique.
Assumer sa créativité
La meilleure manière de se différencier est d’être vous-même en assumant votre personnalité. Facile à dire, mais pas facile à faire.
La conférence de Jean Gaumy (membre de l’académie des beaux-arts depuis avril 2016) a mis en avant que le regard et le savoir-faire des photographes repose en grande partie sur leurs histoires et leurs expériences visuelles, mais aussi sur son savoir-être. En deux mots, cela signifie que la créativité est bien en nous.
Ce même propos a été repris dans une conférence de la Nikon School intitulé “avant de déclencher…” de Gerard Planchenault et Aurore Deligny.
Ma conclusion personnelle vis-à-vis de la créativité, et qu’il est important d’assumer qui nous sommes en tant que personne, expérience, savoir-faire, savoir-être, etc…
Il est donc important de s’inspirer d’artistes reconnus, mais surtout de ne pas se cantonner à reproduire leurs œuvres en oubliant notre propre créativité.
« La créativité est en vous » est le message fort de l’évolution de la photographie actuelle.
Omniprésence de l’harmonie
Comme pour les thèmes ci-dessus abordés, l’harmonie fait partie intégrante de la réussite d’une image.
Cette notion d’harmonie a été abordée plusieurs fois au cours des différentes conférences auxquelles j’ai pu assister.
L’harmonie des couleurs a été grandement mise en avant sur la conférence concernant la retouche photographique.
L’harmonie du cadrage et des éléments au sein d’une photographie a été mise en avant à travers les conférences de Jean Gaumy et de la Nikon School.
Enfin, l’harmonie des éclairages a aussi énormément été mise en oeuvre lors des démonstrations pratiques de réalisation de portraits de studio.
Globalement, on pourra dire que la cohérence de l’ensemble des harmonies qu’elle soit de couleur, de cadrage, d’éclairage ou autres, réalisera au final une image sortant de l’ordinaire et propre au style de son auteur photographe.
Et moi dans tout ça
Personnellement, je considère que l’objectif de mon blog initiation-photo.com est totalement cohérent ces évolutions. En effet, mon souhait de lier la photographie et l’image de synthèse au sein de photomontages me paraît pleinement dans l’air du temps culturel de photographie actuelle.
Je retiens aussi, qu’aujourd’hui le développement personnel est une grande source de valeur ajoutée pour améliorer ma technique photographique et mes images produites.
Je vous invite, vous aussi, à réfléchir sur ces nouveaux concepts et à aller de l’avant pour acquérir de nouvelles compétences afin de les mettre en pratique au quotidien pour développer votre savoir-faire acquis jusqu’ici. C’est en ce sens que je cherche à ce que mon blog puisse vous aider sur ce chemin.
Si certains d’entre vous ont aussi été au salon de la photo, il serait intéressant de partager vos propres retours d’expérience en commentaire juste en dessous de cet article. Je suis très curieux d’avoir vos avis et analyses sur tous ces sujets.
Halloween est une fête destinée aux enfants. De ce fait, j’ai réfléchi à réaliser une image représentant l’une des peurs classiques des enfants. Mon projet ainsi défini, je n’ai pas mis longtemps à trouver le type de mise en scène que je voulais réaliser : un monstre sortant du placard la nuit dans la chambre d’un enfant.
Pour réaliser le photomontage de projet, il me fallait donc trouver le matériel de base. J’ai donc décidé de prendre en photo mes enfants pendant qu’ils dormaient dans leur chambre et de trouver ou réaliser un monstre en image de synthèse.
Afin de ne pas risquer de faire peur à mes propres enfants, je les ai prévenus que je les prendrai en photo en pleine nuit. Je suis donc monté dans leur chambre un soir vers 23h, équipé de mon pied photo et de mon appareil.
La difficulté de cette prise de vue venait du peu de luminosité de la pièce et du risque de bouger de mon enfant lorsqu’il dormait. En effet, chaque prise de vue durait 30 secondes, pendant lesquelles mon enfant ne devait absolument pas bouger. Une autre difficulté de l’opération était de pouvoir réaliser l’ensemble des réglages techniques de l’appareil dans le noir. J’ai réalisé 6 photos avec des réglages différents de manière à trouver le résultat qui me convenait le mieux.
Du côté image de synthèse, n’ayant pas beaucoup de temps à consacrer à ce photomontage, j’ai décidé de télécharger un monstre directement depuis une banque de d’objets 3D disponible sur Internet.
J’ai donc importé cet objet dans le logiciel Blender. J’ai un peu travaillé les matériaux de l’objet afin de reconstruire la texture de sa peau, car à l’import du fichier Blender n’a pas su traiter les différents matériaux qui lui était appliqués.
Une fois l’objet préparé, j’ai dû réaliser un éclairage cohérent avec la photo précédente. Pour se faire, j’ai ajouté une source lumineuse placée en cohérence avec le globe terrestre ainsi qu’un plan invisible au-dessus du monstre afin de réfléchir la lumière de ce globe vers le monstre de façon cohérente à la réflexion de la lumière sur le plafond mansardé de la chambre de mon enfant.
Après quelques manipulations sur l’intégration de l’image de fond dans Blender, j’ai lancé le rendu final avec une définition identique à celle de la photo prise par mon boîtier d’appareil photo.
Une fois dans Photoshop, j’ai intégré les deux images ensemble puis j’ai travaillé l’ambiance lumineuse de la scène totale. Afin de donner un petit peu plus d’ambiance à celle-ci, j’ai ajouté un effet de halo de lumière émanant du globe terrestre.
Autocritique
Je trouve le rendu de l’image correcte par rapport à ce que j’avais imaginé. Concernant l’idée, je trouve qu’elle correspond exactement à l’ambiance d’Halloween que les enfants peuvent se représenter.
Je suis donc plutôt satisfait de la réalisation pour ce mois d’octobre 2018.
Illustration de l'article à propos de l'interface de Photoshop
Pour utiliser un logiciel, il est important de savoir se repérer dans l’interface de celui-ci. C’est justement le sujet de cet article. Bien connaître la logique de celle-ci, vous permettra de mieux vous repérer et ainsi gagner en efficacité lors de vos travaux futurs.
Organisation générale de l’interface
L’interface est organisée de manière à accéder à la majorité des outils de manière rapide et organisée. Comme vous pouvez le voir à l’ouverture d’un document, de nombreuses fonctionnalités sont accessibles en regardant sur les 4 bords de l’écran.
La disposition des différents éléments est totalement paramétrable de manière à vous permettre d’optimiser votre flux de production.
Quels sont les types d’information formant l’interface
Représentation des différentes zones structurant l’interface de Photoshop.
De manière générale, l’interface est structurée en 6 zones.
Zone 1 : comme pour la majorité des applications, sur le bord haut de l’écran vous trouverez le menu de l’application.
Zone 2 : juste en dessous de celle-ci, vous trouvez une première barre d’outils. Il s’agit en fait des options complémentaires des différents outils qui se trouvent rassemblés en zone 3.
Zone 3 : la palette d’outils, sur la barre latérale à gauche de l’écran, rassemble l’ensemble des outils de travail.
Zone 4 : classiquement, la majorité des palettes complémentaires sont positionnées sur le bord droit de l’écran.
Zone 5 : pour certaines palettes particulières, il peut être judicieux de les disposer sur le bord bas de l’écran.
Zone 6 : au centre de tout ceci, se trouvent les images à travailler qui peuvent être rassemblées sous forme d’onglet visible juste en dessous de la palette d’options des outils de travail du haut de l’écran.
Description du menu de l’application
Le menu est organisé logiquement suivant plusieurs catégories où on y trouve l’ensemble des options associées aux thèmes abordés.
Dans le menu Fichier, vous trouverez l’ensemble des possibilités traitant du fichier à produire tel que l’ouverture, la fermeture, la sauvegarde, enregistrer sous, etc…
Dans le menu Édition, vous trouverez un ensemble d’options classiques tel que le copier-coller. Mais aussi un ensemble de fonctionnalités permettant de retoucher les éléments sélectionnés comme la transformation manuelle, la définition d’une forme prédéfinie, la gestion des couleurs, etc…
Le menu Imagesproposera un ensemble de possibilités agissant sur l’image complète telle que la taille de l’image, la taille de la zone de travail, son orientation ainsi que des options un petit peu plus poussées tels que opération ou variables.
Le menu Calquevous permettra de créer les différents types de calques, de les associer entre eux ainsi que de masquer ou de leur appliquer différents styles ou effets spéciaux.
La section Texte offre un ensemble de possibilités pour ajuster, modifier, choisir la police, identifier une police d’écriture et bien d’autres options plus spécifiques.
Le menu Sélection comme son nom l’indique propose l’intégralité des fonctionnalités permettant de réaliser ou modifier des sélections.
De même, le menu Filtre vous propose un ensemble de traitement graphique appelé filtre. Ces traitements peuvent être par exemple flou, accentuation, création de halo de lumière, effets esthétiques, etc…
Le menu 3D permettra d’intégrer des éléments 3D.
La section Affichage vous permettra de définir, naviguez, zoomer ainsi que d’afficher des informations d’aide au travail tel que les grilles, le magnétisme, les repères de colonne, etc…
La section Fenêtres permet d’afficher l’intégralité des palettes d’outils nécessaires à la réalisation de certains travaux sous Photoshop ainsi que d’accéder à l’ensemble des documents ouverts dans l’application.
Enfin, le menu Aide vous permet d’afficher les informations classiques comme la page propos de l’application, les informations sur le système ainsi que la recherche de mise à jour du logiciel.
Palette Outils
La palette Outils est l’une des palettes les plus importantes dans Photoshop. C’est celle qui rassemble l’intégralité des outils de travail vous permettant d’agir sur votre image.
Ses outils sont de plusieurs natures tels que l’outil déplacement, zoom, la main qui vous permettent d’agir sur l’environnement de travail.
Ensuite, vous trouverez différents outils pour réaliser des sélections précises reposant sur des techniques différentes en fonction des cas de figure rencontrés.
Suivent alors les outils permettant de travailler sur le tracé de l’image ou la modification des pixels de celles-ci. On trouvera donc l’outil pinceau, Tampon de duplication, gomme, dégradé, etc…
Enfin, viennent des outils plus spécifiques tel que l’ajout de texte ou l’ajout de formes vectorielles.
Barre d’options supérieure
Pour chacun des outils rapidement présentés dans le paragraphe précédent, des options complémentaires sont accessibles dans cette barre.
Les palettes d’option ou palette flottante
Exemple de palette d’outil de Photoshop : la palette de couleur
Tel que nous avons pu le voir dans le menu Fenêtre, chaque sélection d’une palette fait apparaître une petite boîte montrant un ensemble d’options ou d’informations nécessaires à l’utilisateur de Photoshop.
Chacune de ses palettes peut être ancrée sur l’un des bords de l’écran ou rester en palettes flottantes de manière à simplifier son accessibilité.
Les palettes les plus utiles et courantes dans Photoshop sont la palette des couleurs, la palette des calques et la palette des propriétés.
Exercices pratiques
Dans le but de vous familiariser avec cette interface, je vous invite à parcourir de façon autonome l’ensemble de ces différentes sections de l’interface afin que vous puissiez commencer à prendre vos repères. Dans de futurs articles, nous entrerons plus dans le détail de chacune de ces fonctionnalités.
Comme à l’accoutumé, si vous avez des questions remarques n’hésitez pas à les laisser dans la section commentaire de cet article. Je tâcherai alors d’y répondre rapidement et le plus précisément possible.