Cette semaine, je partage avec vous tout le processus pour réaliser et utiliser vos propres textures dans Blender. J’illustre ce sujet sur la base de la réalisation d’une texture d’un vieux mur de pierres à partir d’une simple photographie réalisée lors d’une de mes balades touristiques. Bien que de nombreuses textures soient téléchargeables gratuitement sur Internet, il reste néanmoins essentiel de connaître ce savoir-faire pour répondre à vos besoins spécifiques liés à un lieu de prise de vue photographique par exemple.
Associer de l’image de synthèse dans des photomontages est particulièrement utile pour introduire des visuels contenant notamment des effets spéciaux. Ainsi, les explosions, des flammes ou encore des inondations peuvent facilement être réalisées pour ensuite agrémenter vos photomontages. Ici, je vous montre comment très rapidement réaliser ce type d’effet à l’aide des entrées d’effets rapides de Blender. Enfin, je survole rapidement avec vous où se trouvent les panneaux de réglages permettant d’accéder à tous les paramètres pour obtenir les rendus que vous cherchez.
Dans certains cas, il peut être intéressant d’améliorer une photographie qui aurait malheureusement subit un flou de bougé provoqué par l’instabilité de l’appareil photo lors de la prise de vue. Bien que le filtre réduction du tremblement de Photoshop ne fasse pas de miracle, il vous permettra éventuellement de récupérer de la lisibilité dans un texte, ou de récupérer de la texture dans vos photos. Je partage avec vous, dans cette vidéo, comment j’utilise cet outil en m’appuyant sur deux exemples de photo bien différents.
Dans la continuité de la découverte du logiciel gratuit Blender 3D, j’introduit la notion d’UV Mapping et de dépliage des UVs pour réaliser ce type de textures. Ici, je me contente de vous expliquer concrètement de quoi on parle et à quoi ça sert. D’autres vidéos viendront pour apprendre à les réaliser correctement sur divers types de géométrie.
La semaine dernière, nous avons vu comment réaliser la prise de vue du set à café telle que le montre l’illustration de cet article. Pour aboutir au résultat final, il y a un travail de post-traitement qu’il faut appliquer. D’ailleurs, j’attire votre attention sur la différence importante qu’il existe entre l’exposition et la tonalité d’une photographie, car l’exemple que nous voyons ensemble illustre bien ce concept. N’hésitez pas à aller lire ou relire cet article. Enfin, si vous n’avez pas vu, non plus, la première partie, je vous invite aussi à aller la découvrir avant de revenir ici.
Résultat de la prise de vue
La photo ci-dessous est le résultat de la prise de vue de la scène photographiée. Partageons rapidement l’analyse des points clé de celle-ci :
Balance des blancs froide
Exposition correcte, car à la vue de l’histogramme, aucune zone est cramée ou bouchée
Tonalité neutre
Présence des fils de support de la théière
Présence d’un léger vignetage
Développement du fichier RAW dans Lightroom
Correction de l’objectif
Cette opération a pour but de corriger le vignetage et les aberrations chromatiques engendrés par les défauts de qualité optique de l’objectif. Il repose sur une bibliothèque de profils de corrections intégré directement à lightroom. Il suffit de retrouver dans les listes la marque et le modèle de l’objectif utilisé si le logiciel n’a pas été en mesure de le reconnaître automatiquement.
Correction de la déformation de l’image (onglet transformation)
Ici le travail a pour but de rétablir une géométrie plus propre de l’image. Bien que l’appareil photo a été positionné sur pied et orienté avec le plus de précision possible, il existe toujours un petit écart par rapport à l’horizontalité et la verticalité parfaite des objets. Utilisant deux repères, un horizontal et l’autre vertical, l’image se trouve redressée simplement.
Réglages de base
Le plus gros du travail est réalisé ici. Plusieurs réglages sont disponibles et je les ai utilisés dans un ordre précis.
Correction de la balance des blancs à l’aide de l’outil pipette. L’idée est de cliquer sur une zone là où les teintes devraient être gris neutres. Dans mon cas, après plusieurs essais sur différentes zones, j’ai finalement choisi le corps de la théière. Cette opération règle directement les deux réglages “température” et “teinte”.
Correction de l’exposition globale de la photo. La tonalité de l’image étant trop sombre à mon goût, j’ai progressivement déplacé vers la droite le curseur “exposition” en prenant garde de ne pas faire apparaître de zone cramée.
Ajout de “Textures” et de “Clarté” dans l’image. Je procède à ce réglage maintenant, car il influe sur les réglages suivants.
Ensuite, j’ai aussi poussé vers la droite les quatre réglages “Hautes lumières”, “Ombres”, “Blancs”, “Noirs” en prenant garde aussi de ne pas cramer les blancs.
Enfin, comme le résultat global me semblait un peu plat, j’ai légèrement poussé les réglages “Contraste”, “Saturation” et “Vibrance” pour retrouver un peu de profondeur et de présence.
Détail / accentuation
Enfin, pour finir les opérations dans Lightroom, j’ai réglé l’accentuation de l’image dans le but de mieux mettre en évidence les détails de la texture des sucres.
A ce stade, le rendu de la photo est déjà beaucoup plus propre et proche de l’idée que j’avais en tête.
Il est temps de passer au travail dans Photoshop pour finaliser l’ensemble.
Retouche de l’image dans Photoshop
Le travail principal dans Photoshop est de supprimer toutes les imperfections de l’image de manière à ce que le rendu soit le plus propre possible :
Suppression des poussières,, grains de sucres, rayures du Plexiglas
Suppression des fils de Nylon
Effacement des imperfections
Il est toujours préférable de travailler de manière non-destructive. Pour répondre à cette exigence, nous allons travailler sur des calques supplémentaires qui contiendront uniquement les retouches réalisées.
Une fois l’image obtenue après les traitements de Lightroom chargée dans Photoshop, créez un nouveau calque vide.
Sélectionnez l’outil correcteur.
L’outil « Correcteur » fonctionne sur le même principe que l’outil “Tampon de duplication”. En maintenant la touche ALT enfoncée, vous échantillonnez une zone de l’image qui contient une texture similaire à la zone qui présente l’imperfection puis vous venez l’appliquer en recouvrant l’imperfection.
Dans le cas d’une zone uniforme, le travail est immédiat et parfait (vidéo à 7:47). Cependant, cela devient plus compliqué quand l’imperfection se trouve sur une zone de transition d’une ombre (vidéo 8:00) ou sur la tranche d’un objet (vidéo 10:35).
La solution dans ce cas est d’échantillonner astucieusement une zone présentant une texture et une transition similaires.
Tout semble parfaitement évident, mais il arrive parfois, qu’il n’est pas possible d’avoir une zone à échantillonner correspondant au besoin. Dans ce cas, il est nécessaire de procéder manuellement à l’aide de l’outil “Pinceau”.
L’astuce ici est de travailler séparément sur les tons sombres et clairs en utilisant respectivement les modes de dessin “Obscurcir” et “Eclaircir”. Dans ce cas, la subtilité provient dans le bon choix d’échantillonnage de la couleur à utiliser. Voyez cette technique ici dans la vidéo (11:13).
Accentuation supplémentaire
Une fois réalisé l’essentiel, l’image manquait encore un peu de présence notamment au niveau de la texture des sucres. J’ai donc choisi d’appliquer un calque d’accentuation.
Plutôt que de réexpliquer cette technique, je vous invite à vous reporter sur l’article dédié que j’ai déjà réalisé ici.
Lumière englobante (halo)
Pour totalement finir l’image, j’ai ajouté un halo de lumière pour qu’elle englobe un peu mieux les objets tout en adoucissant encore l’ambiance de l’image.
Les opérations à suivre sont les suivantes :
Créer un calque contenant l’ensemble de l’image en utilisant de le raccourci SHIFT+CTRL+ALT+E.
Sélectionnez Filtre / Rendu / Halo…
Placez en centre du halo dans l’aperçu à l’endroit le plus lumineux de l’image
Choisissez l’objectif
Réglez la luminosité et validez
Remplissez ce même calque totalement de noir
puis Filtre / Halo (ALT+CTRL+F)
Définissez le mode de fusion sur “Superposition”
Adoucissez le rendu des halo en ajoutant un flou gaussien léger
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illustration de la photo de l'article à propos de la photographie au ras du sol
Changer de point de vue permet à vos photos de sortir de l’ordinaire. Ainsi, de simples sujets communs de tous les jours peuvent revêtir un intérêt pour le spectateur. Je partage avec vous cette vision photographique.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:08 – Quel est l’intérêt de photographier au ras du sol ? 00:38 – Quels sont les impactes visuels de photographier au ras du sol ? 01:14 – Quels sont les points importants de la mise en oeuvre ? 01:52 – Comment facilement photographier au ras du sol ? 02:13 – A vous de jouer… 02:44 – Pouce vers le haut 02:50 – Abonnement YouTube 02:59 – Abonnement blog
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Illustration de l'article à propos de la photographie de texture
Pour correctement photographier un son sujet, il est nécessaire de faire en sorte que la photographie produite mette en évidence un maximum de détails distinctifs. Parmi ceux-ci, il y a notamment la mise en valeur de la texture du sujet. Dans cet article, je partage avec vous deux plans d’éclairage complémentaires à utiliser en fonction des circonstances pour photographier la texture de vos sujets.
Afin de clairement comparer ce qui est comparable, je n’ai modifié aucun réglage de puissance. Toutes les photos ont toutes, sans exception, prise avec les paramètres suivants.
Boitier :
ISO : 50
Focal : 70mm
Ouverture : F/8
Temps de pose : 1/125s
Nikon D5 sur pied
Mise au point manuel identique
Flash A : lumière rasante
flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
¼ de puissance
à gauche de la feuille
pas de modifieur (flash nu)
Flash B : lumière directe
flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
¼ de puissance
contre-jour de la feuille à 45° sur le dessus
parapluie blanc translucide
Photographier la texture avec l’éclairage rasant (flash A uniquement)
L’une des premières astuces d’éclairage que nous apprenons est l’éclairage rasant pour mettre en évidence la texture de notre sujet.
Plan d’éclairage lumière rasante
Cet éclairage repose sur le principe de créer un contraste fort de part et d’autre de chaque micro-relief. Ainsi, la source de lumière produira une haute lumière là où elle éclaire et une profonde ombre portée là où elle ne peut éclairer.
Pour illustrer cette technique, j’ai photographié la texture d’une feuille de papier canson à l’aide d’un flash cobra orienté de façon extrêmement rasante. Le résultat est sans appel, tel que le montre la photographie suivante.
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante
La moindre aspérité de la surface et le moindre détail de celle-ci est clairement mise en évidence.
Cependant, est-ce la solution idéale à tous les cas de figures ?
Voyons donc maintenant, ce que produit ce même éclairage avec une surface noir.
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière rasante
Comme vous pouvez donc le constater, cette fois-ci, de nombreux détails ne sont plus visibles.
Il faut donc trouver une autre façon d’éclairer la scène pour permettre de mettre en évidence l’ensemble des détails de ce papier noir.
Photographier la texture avec l’éclairage direct (Flash B uniquement)
Cette fois, le but est d’utiliser la réflexion directe de la lumière pour mettre en avant les détails de la texture de la matière. Pour ce faire, j’ai mis en place de setup suivant :
Plan d’éclairage lumière directe
Ici le principe est différent. Comme la couleur sombre du papier noir renvoi que très peu de lumière diffuse, il faut utiliser la propriété de la réflexion directe de la lumière. C’est la raison pour laquelle la position de la source de lumière a changé, car celle-ci doit couvrir la famille d’angle défini par la position de l’appareil photo par rapport à au sujet.
Pour mieux comprendre le concept de la famille d’ange, je vous invite à parcourir l’article ci-dessous :
Le résultat est aussi sans appel comme le montre l’image suivante :
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe
Comme pour le papier canson blanc, le moindre détail de la surface est maintenant clairement visible.
Il vous vient peut-être la question suivante en tête ?
Que peut rendre cet éclairage sur la feuille de papier Canson blanche ?
Sans attendre, voici le résultat…
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière directe
Nous voyons effectivement des détails de la surface du papier, mais la notion de profondeur est beaucoup moins perçu que par le premier éclairage.
Peut-on faire encore mieux ?
Cette fois-ci, j’ai utilisé l’ensemble des deux flashes avec le papier noir. Et au miracle ! Que c’est mieux !
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante
Le fait de mixer ces deux éclairages permet de profiter des avantages des deux méthodes. La mise en évidence de la texture en elle-même, mais aussi la mise en évidence de la profondeur de celle-ci.
Plan d’éclairage lumière directe et rasante
C’est en réglant la puissance relative de ces deux sources de lumière, que vous serez en mesure de trouver l’équilibre parfait pour la mise en valeur de votre sujet.
Mais alors, que peut rendre ce setup complet sur le papier canson blanc ? Me direz-vous ?…
Et bien, bien mieux que de vous raconter une belle histoire, je vous invite à mettre en oeuvre l’ensemble des conseils de l’article pour découvrir par vous-même le rendu de cette feuille de canson blanche…
N’hésitez pas à m’envoyer vos résultats par mail ou de partager votre retour d’expérience en commentaire de cet article. Je vous dis donc, à bientôt et bonne photo !
illustration de l'article à propos des actions photoshop
En fonction de la manière dont vous avez l’habitude d’utiliser Photoshop, il est fort probable que vous êtes amené à réaliser régulièrement les mêmes actions. La palette action de Photoshop permet d’enregistrer des séquences d’actions dans le but de les relancer rapidement dès que vous en aurez besoin. L’action est à Photoshop, au même titre que les macros sont à Excel.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:13 – Affichage de la palette action 01:21 – Enregistrement d’une action 01:30 – Action : netteté par filtre Passe-haut 02:35 – Arrêt de l’enregistrement 03:05 – Activer l’accès aux réglages 04:07 – Utilisation des objets dynamique 05:17 – Modification des réglages 05:47 – Action : application texture toile 08:25 – Affichage en mode bouton 08:38 – Pouce vers le haut 08:44 – Abonnement YouTube 08:50 – Abonnement blog
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Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”. Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
Illustration de l'article photomontage du mois : Les amoureux de février !
Le mois de février est marqué par la Saint-Valentin, la fête des amoureux. Dans ce photomontage, j’ai souhaité représenter un moment de complicité d’un couple. Vous pouvez voir ci-dessous, la réalisation finale de ce photomontage.
Les amoureux de février !
Explication du comment
De manière synthétique, les idées principales que je souhaitais voir présentes dans le photomontage étaient les suivantes :
La complicité,
L’amour,
un couple.
N’ayant pas énormément de temps à consacrer à ce photomontage, j’ai privilégié la piste des stocks de photos pour trouver la photo de base de mon photomontage. Celle-ci est la suivante :
Je l’ai retenue, car elle représente un couple vu de dos de manière à ce qu’il n’y ait pas de problématique de droit à l’image et dont la position correspond un moment de tendresse. De plus le paysage grandiose à face à eux évoque déjà un petit peu l’importance du lien affectif entre les deux personnages.
Pour évoquer visuellement le sentiment d’amour, j’ai utilisé le même stratagème que le célèbre jeu vidéo “Les Sims”. C’est-à-dire que j’ai décidé de placer des cœurs au-dessus de leur tête.
Cœurs en 3D faits avec Blender
Il me fallait donc réaliser ses cœurs. Pour se faire, j’ai utilisé le logiciel 3D Blender avec lequel j’ai modélisé un émetteur de plusieurs cœurs comme s’ils échappent de leur tête. Afin de les rendre un petit peu plus intéressant, j’ai réalisé une texture entre la bulle de savon et le verre transparent.
Enfin, pour donner une de légère dynamique à la scène, j’ai fait le choix ajouter un effet de flou de bougé subtil sur les cœurs. Comme toujours dans ces cas-là, j’ai réalisé l’éclairage des cœurs dans Blender de manière cohérente avec l’éclairage global de la scène. J’ai donc placé un soleil sur la gauche au fond, ce qui me permet d’avoir des reflets spéculaires sur chacun d’eux en cohérence avec les effets spéculaires des personnages.
Enfin, j’ai travaillé sur l’aspect général de la photographie. Pour commencer, j’ai rajouté un effet de flou d’objectif rendant plus nets les personnages et plus flou les bords de la photo. L’objectif de cette manipulation et d’accentuer le regard vers le couple et ainsi renforcer le sentiment d’intimité entre les personnages.
Ensuite, pour donner un aspect plus chaleureux à la scène, j’ai réchauffé les teintes globales de celle-ci en ajoutant un effet de perspective atmosphérique émanant du soleil. L’avantage technique de ce procédé est de recouvrir l’ensemble du photomontage, ce qui aide à l’intégration des différentes images entre elles.
C’est une bonne pratique en photomontage de toujours finir celui-ci par un traitement global de l’image permettant de mieux diminuer le contraste entre les différents éléments assemblés.
Autocritique
Au stade de l’idée et avant de commencer la réalisation de ce photomontage, je n’étais pas forcément convaincu que celui-ci fonctionnerait bien. C’est au fur à mesure du travail de réalisation, je me suis rendu compte que l’image finale répondrai très bien au message que je souhaitais transmettre.
Bien que le travail de photomontage est plutôt simple et sans mise en œuvre d’énormément d’éléments différents, je considère que le résultat final est très réussi.
J’aime aussi un petit peu les idées qui s’en dégagent de l’aspect amour traditionnel où le cou se retrouve dans la nature et l’idée de la liaison plutôt moderne et connecté évoqué par la présence des cœur au-dessus de leur tête. C’est pour moi un élément que je n’avais pas prévu, mais qui apporte une réelle connotation de l’époque actuelle que nous vivons.
Pour réaliser des compositions graphiques réalistes en image de synthèse ou en photomontage, il est intéressant de pouvoir s’appuyer sur des ressources graphiques. Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est les textures seamless ou tileable. Bien que de nombreuses textures soient directement disponibles sur le web gratuitement ou non, il reste intéressant de savoir réaliser ses propres ressources pour se distinguer des autres auteurs, mais aussi pour savoir reproduire fidèlement un environnement connu réel.
Que signifie seamless ou tileable
Le terme seamless signifie en anglais “sans couture” et le terme tileable signifie applicables sous forme de tuiles.
Ces termes qualifie donc des textures qui peuvent se placer les unes à côté des autres sans que les jonctions entre elles soient particulièrement visibles.
Quand utiliser ce type de texture
Elles sont utilisées en image de synthèse pour créer les matériaux des objets 3d. L’un des usages classiques de ce type de texture est le mur de briques.
En photographie, celles-ci peuvent aussi être utilisées pour créer des effets de texture sur des images trop propre. Par exemple, on pourra ajouter une texture de peinture craquelée si on souhaite faire un effet vieux tableau à l’huile à partir d’une photo récente.
Précautions à prendre à la prise de vue
Afin de pouvoir travailler efficacement la texture dans Photoshop CC, il est nécessaire de prendre en considération quelques paramètres importants dès la prise de vue.
Netteté uniforme
La netteté de la texture doit être uniforme. Il ne s’agit donc pas de jouer avec des effets de profondeur de champ. Pour se faire, placez-vous bien perpendiculairement par rapport à la surface de la texture et utilisez une profondeur de champ suffisante pour que l’ensemble du relief soit net.
Éclairage uniforme
Afin de faciliter l’assemblage des bords, il est important qu’il n’y ait pas plus de lumière à droite qu’à gauche de l’image par exemple. Pour ce faire, utiliser un éclairage le plus diffus possible, réalisé par exemple avec une boîte à lumière de grand taille par temps gris.
Perspective
Si nous reprenons l’exemple de notre mur de briques, il est important que la photo soit prise de manière à ce ce qu’il n’y ait pas de déformation due aux perspectives. Sans cette précaution, les briques paraîtront plus petites d’un côté que de l’autre et le raccordement ne pourra se faire correctement.
Traitement sous Photoshop
Dans la vidéo suivante, je vous explique et vous montre comment réaliser les traitements dans le logiciel.
Pour appel, en dessous de cette vidéo, je vous rappelle les points essentiels de celle-ci :
Corriger les perspectives avec l’outil « Transformation » de Lightroom Classic CC ou « Outil correction de perspective par recadrage » de Photoshop,
Recadrer l’image au juste nécessaire dans le cas d’un motif à reproduire comme un carrelage,
Uniformiser la luminosité de l’image avec le filtre « passe-haut… » en mode luminosité
Reproduire et déplacer le bord large pour effacer la première jonction,
Décaler la l’image sur le second axe pour pouvoir travailler la seconde bordure avec le filtre « Translation… »,
Adoucir la bordure avec l’outil « Tampon de duplication »ou « Correcteur ».
Ajuster éventuellement les contrastes avec un calque de « Courbes » ou de « Niveaux »
Ajouter éventuellement un calque « Couleur unie… » en mode « Couleur ».