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A chaque théorie son travail pratique...

Les photos de mariage fait par un amateur, pour ou contre

Avec le mois de mai, la saison des mariages commence. Cette saison est synonyme de rush pour les photographes professionnels de mariage, mais c’est éventuellement aussi l’occasion pour les amateurs de s’essayer à cet exercice. Les débats sont régulièrement animés autour de cette situation. Sans souhaiter prendre part à toute forme de polémique, je partage avec vous, dans cet article, ma réflexion sur les avantages et les inconvénients, ainsi que les responsabilités de chacun quant à la réalisation de photos de mariage.

Les amateurs font une concurrence déloyale aux professionnels

Peut-on réellement parler de concurrence déloyale lorsque l’on évoque d’une part un professionnel de la photographie et de l’autre un amateur ?

Je pense que pour bien comprendre la problématique, il s’agit de se rappeler quelle est la différence entre amateur et professionnel.

L’amateur est un individu exerçant la photographie par plaisir. De son côté, le professionnel pratique aussi la photographie, mais dans un but lucratif lui permettant de vivre de cette activité.

Si nous prenons maintenant la définition du terme concurrence, il en ressort qu’il s’agit d’une rivalité entre plusieurs personnes poursuivant le même but.

J’en conclu donc, que par définition le terme concurrence ne peut être appliqué entre un amateur et un professionnel, car leur but diffère fondamentalement.

Par conséquent, il est donc absolument obligatoire que dans le cas où un amateur réaliserait une prestation de photographie de mariage, il ne soit pas être rémunéré pour celle-ci. En voici les deux raisons essentielles :

  • S’il percevait de l’argent, alors son réel objectif serait beaucoup plus ambiguë vis-à-vis de celui du professionnel,
  • L’argent qu’il gagnerait ne serait pas forcément déclaré et sa prestation pourrait être considéré comme du travail au noir.

Maintenant que la question de l’argent est traitée, intéressons-nous aux autres aspects du sujet.

Quelles sont les responsabilités de chacun vis-à-vis des mariés

Signature du registre à la mairie par Madame la Maire
Signature du registre à la mairie par Madame la Maire

Responsabilité du professionnel

En tant que professionnel, celui-ci se doit de fournir à ses clients le niveau de prestation que ces derniers attendent en contrepartie de leur argent. Dit en d’autres termes, le professionnel a donc une obligation de résultat envers ses clients.

Bien que le terme professionnel est, à l’origine, lié au fait que l’activité concernée représente la profession de la personne, il est d’usage courant de la part des clients d’attendre un niveau d’expertise sans faille et de haute qualité.

Responsabilité de l’amateur

De son côté, le terme amateur évoque une qualité moindre de part l’idée que la personne pratique de façon plus occasionnelle la photographie.

Partant de cette idée, le couple de futurs mariés qui choisirait un amateur pour réaliser leurs photos de mariage, pourrait s’attendre à un niveau de qualité éventuellement moindre que celle qu’il pourrait prétendre avoir auprès d’un professionnel.

Ce que je viens d’évoquer à propos des professionnels et des amateurs, est les réponses les plus courantes des gens.

Cependant, en y réfléchissant un petit peu plus, je pense que la responsabilité quant au niveau de qualité est globalement la même pour chacun des deux. Que ce soit l’amateur ou le professionnel, ils doivent des deux fournir le niveau de qualité attendu par les futurs mariés.

La différence se tient uniquement dans la nature de ce que les photographes amateurs ou professionnels risquent de perdre au cas où ils échoueraient leur prestation.

Pour le coup, je pense que la prise de risque n’est effectivement pas de même nature.

Risques du professionnel

Le professionnel peut avoir grosso modo deux risques majeurs :

  • Le risque financier,
  • Le risque de détériorer son image de marque.

Quelle que soit l’activité d’un entrepreneur ou d’un artisan, ces deux risques sont forcément présents et font pleinement partie de son activité.

A savoir aussi, que du point de vu financier, un professionnel est souvent obligé de souscrire à une assurance pour couvrir une partie des risques financiers de son activité.

Risques de l’amateur

L’amateur, quant à lui, met en jeu un tout autre type de risques :

  • Le risque de perdre la relation d’amitié avec les futurs mariés,

Cet enjeu est donc beaucoup plus lié à l’émotionnel et à son cercle social personnel.  Je pense que cet aspect n’est pas à prendre à la légère et qu’il doit être pris au plus haut point d’importance et d’engagement par le photographe amateur.

En conclusion de cette question, je dirais donc que pour les deux parties, amateurs et professionnels, la prise de risque est importante, mais de nature différente.

Cas particulier pour le photographe amateur

Photo d'illustration de l'article à propos de la préparation de la séance photo de couple lors d'un mariage.

Qualité de prestation

Un peu plus haut, nous avons évoqué le fait que naturellement, les mariés s’attendent à une meilleure qualité de prestation de la part d’un professionnel que de la part d’un amateur. En réalité, ce jugement de valeur n’a pas de sens.

L’objectif du professionnel étant de vivre de la photographie, il a donc une démarche orienté rentabilité qui s’impose à lui. De ce fait, la gestion de son temps est cruciale et devra être optimisée par rapport au coût de sa prestation. Ainsi, en fonction du professionnel, le résultat pourra éventuellement être dégradé par cet aspect. Dit, autrement, un rapport qualité/prix est forcément présent.

Par contre, dans le cas d’un amateur, les circonstances sont toutes autres. Le leitmotiv étant d’ordre affectif, l’amateur sera émotionnellement engagé à produire la meilleure qualité qu’il pourra fournir à ses amis. C’est pourquoi, le niveau de qualité de la prestation d’un amateur s’approchera de son réel niveau de savoir-faire. Donc, si celui-ci est bon, le travail sera forcément bon.

La qualité n’est donc pas forcément meilleure chez un professionnel par rapport à un amateur.

Moments partagés entre les mariés et le photographe

Le dernier point que je souhaite partager avec vous est à propos de ce que vit le photographe le jour J avec les mariés.

En effet, le rôle de photographe est clairement particulier par rapport à tous les autres rôles de cet événement.

Concrètement, le photographe est la personne qui passe le plus de temps avec les mariés tout au long du jour J.

Personnellement, j’apprécie extrêmement cela.

En temps que photographe, vous serez le témoin privilégié de chaque moment d’émotion entre les mariés. Pour n’en citer que quelques-uns :

  • La découverte de la robe de mariée par le futur marié,
  • La complicité des mariés au moment des photos de couple,
  • La montée de pression émotionnelle des mariés lors de leur préparation et habillage,

Vous serez aussi au courant tous les petits secrets et les surprises que les invités feront aux mariés durant la journée.

Bref, le photographe de mariage est LA personne la plus au centre de tous les événements du jour J. Vous vivrez donc le mariage de vos amis comme personne d’autre !

C’est, pour moi un réel privilège qui mérite bien d’offrir aux mariés la qualité maximale de mon savoir-faire à mes amis qui se marient !

Exemple de mise en scène de photographie des alliances avec le bijou de famille chère à la mariée
Exemple de mise en scène de photographie des alliances avec le bijou de famille chère à la mariée

Pour plus d’informations pratiques à propos de la couverture d’un mariage, voici une série d’articles à ce propos :

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Photomontage et post-traitement

Comment réaliser ses textures seamless ou tileable

Pour réaliser des compositions graphiques réalistes en image de synthèse ou en photomontage, il est intéressant de pouvoir s’appuyer sur des ressources graphiques. Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est les textures seamless ou tileable. Bien que de nombreuses textures soient directement disponibles sur le web gratuitement ou non, il reste intéressant de savoir réaliser ses propres ressources pour se distinguer des autres auteurs, mais aussi pour savoir reproduire fidèlement un environnement connu réel.

Que signifie seamless ou tileable

Le terme seamless signifie en anglais “sans couture” et le terme tileable signifie applicables sous forme de tuiles.

Ces termes qualifie donc des textures qui peuvent se placer les unes à côté des autres sans que les jonctions entre elles soient particulièrement visibles.

Quand utiliser ce type de texture

Elles sont utilisées en image de synthèse pour créer les matériaux des objets 3d. L’un des usages classiques de ce type de texture est le mur de briques.

En photographie, celles-ci peuvent aussi être utilisées pour créer des effets de texture sur des images trop propre. Par exemple, on pourra ajouter une texture de peinture craquelée si on souhaite faire un effet vieux tableau à l’huile à partir d’une photo récente.

Précautions à prendre à la prise de vue

Afin de pouvoir travailler efficacement la texture dans Photoshop CC, il est nécessaire de prendre en considération quelques paramètres importants dès la prise de vue.

Netteté uniforme

La netteté de la texture doit être uniforme. Il ne s’agit donc pas de jouer avec des effets de profondeur de champ. Pour se faire, placez-vous bien perpendiculairement par rapport à la surface de la texture et utilisez une profondeur de champ suffisante pour que l’ensemble du relief soit net.

Éclairage uniforme

Afin de faciliter l’assemblage des bords, il est important qu’il n’y ait pas plus de lumière à droite qu’à gauche de l’image par exemple. Pour ce faire, utiliser un éclairage le plus diffus possible, réalisé par exemple avec une boîte à lumière de grand taille par temps gris.

Perspective

Si nous reprenons l’exemple de notre mur de briques, il est important que la photo soit prise de manière à ce ce qu’il n’y ait pas de déformation due aux perspectives. Sans cette précaution, les briques paraîtront plus petites d’un côté que de l’autre et le raccordement ne pourra se faire correctement.

Traitement sous Photoshop

Dans la vidéo suivante, je vous explique et vous montre comment réaliser les traitements dans le logiciel.

Pour appel, en dessous de cette vidéo, je vous rappelle les points essentiels de celle-ci :

  • Corriger les perspectives avec l’outil « Transformation » de Lightroom Classic CC ou « Outil correction de perspective par recadrage » de Photoshop,
  • Recadrer l’image au juste nécessaire dans le cas d’un motif à reproduire comme un carrelage,
  • Uniformiser la luminosité de l’image avec le filtre « passe-haut… » en mode luminosité
  • Reproduire et déplacer le bord large pour effacer la première jonction,
  • Décaler la l’image sur le second axe pour pouvoir travailler la seconde bordure avec le filtre « Translation… »,
  • Adoucir la bordure avec l’outil « Tampon de duplication »ou « Correcteur ».
  • Ajuster éventuellement les contrastes avec un calque de « Courbes » ou de « Niveaux »
  • Ajouter éventuellement un calque « Couleur unie… » en mode « Couleur ».

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Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre l’histogramme de vos photos

Avec l’essor de la photographie numérique, l’histogramme est devenu un outil incontournable. En effet, il permet en un coup d’œil d’évaluer une part de la qualité du fichier numérique réalisé. Comprendre l’histogramme permet donc de gagner du temps sur le terrain lors de la prise de vue, mais aussi lors du post-traitement de l’image sous votre logiciel de retouche. Dans cet article, je vous explique le pourquoi du comment.

 

Description de l’histogramme

Comme son nom l’indique, cet outil n’est rien d’autre que la représentation graphique sous forme d’histogramme de la répartition de la luminosité de l’image.

Représentation du panneau histogramme dans Photoshop.
Représentation du panneau histogramme dans Photoshop.

 

La profondeur de couleur en bits

Que l’on soit en présence d’un fichier couleur ou noir et blanc, chaque pixel composant l’image possède un niveau de luminosité. En fonction du format de fichier JPG, TIF ou autre, la valeur de la luminosité peut-être évaluée avec plus ou moins de finesse. Dans le cas, d’un fichier JPG, la luminosité sera codée avec une valeur comprise entre 0 et 255 car ce format de fichier est dit « codé sur 8 bits ». Dans le cas d’un fichier TIF en 16 bits, la valeur pourra être comprise entre 0 et 65536.

Autrement dit, un fichier JPG pourra présenter 256 niveaux de luminosité différents par pixel contre 65536 niveaux pour un format de fichier codé sur 16 bits. Par convention, la valeur 0 correspond au niveau de plus faible de luminosité (noir pur) et la valeur la plus grande (255 ou 65536) correspondra au blanc pur.

 

Description des axes de l’histogramme

Comme le montre l’illustration ci-dessous,

  • l’axe des abscisses (horizontal) représente les niveaux de luminosité,
  • l’axe des ordonnées (vertical) représente le nombre de pixels par niveau de luminosité.

Description des axes de l'histogramme dans Lightroom
Description des axes de l’histogramme dans Lightroom

Au-dessus de chaque niveau de luminosité, le logiciel de retouche ou firmware de l’appareil photo vient comptabiliser le nombre de pixels de l’image ayant ce même niveau de luminosité.

 

Dans l’exemple, ci-dessous, j’ai représenté l’histogramme d’une image qui aurait été codée sur seulement 3 bits (2³ = 8 niveaux de luminosité). On constate que la hauteur que chacune des barres est proportionnelles à la surface concernée.

Représentation d'un histogramme pour une image composée de 8 tons de gris.
Représentation d’un histogramme pour une image composée de 8 tons de gris.

 

Impacte de la tonalité de l’image sur l’histogramme

Il existe classiquement 3 types de tonalité d’une image : les images sombres (lowkey), les images claires (highkey) et enfin les images neutres.

Si vous ne savez plus très bien la différence entre la tonalité et l’exposition, je vous invite à lire ou relire l’article en question.

Sombre

Une tonalité sombre d’une image est une image présentant une majorité de tons sombres par rapport à sa surface totale. Le résultat constaté au niveau de l’histogramme est que la répartition des barres est tassée sur la gauche, c’est-à-dire vers les sombres.

Illustration d'une photo représentant des tons sombres avec un histogramme tassé sur la gauche
Illustration d’une photo représentant des tons sombres avec un histogramme tassé sur la gauche

Clair

Inversement, une image claire présentera une majorité de tons claire par rapport à sa surface totale. Evidemment, comme vous imaginez, la répartition des barres se trouve alors tassée vers la droite, c’est-à-dire vers les tons clairs.

Illustration d'une photo représentant des tons clairs avec un histogramme tassé sur la droite
Illustration d’une photo représentant des tons clairs avec un histogramme tassé sur la droite

Neutre

Enfin, une image présentant des tons neutres aura un histogramme ni tassé à droite ou à gauche mais ressemblera à la forme d’une courbe de gauss classique (en forme de cloche).

Illustration d'une photo représentant des tons neutre avec un histogramme réparti uniformément
Illustration d’une photo représentant des tons neutre avec un histogramme réparti uniformément