Durant tout le mois dernier dans la série « Focus du Jour« , j’ai partagé quotidiennement des aspects techniques à propos de la photographie dans le but de vous aider à utiliser vos appareils photos. Il est donc temps de revenir sur cette période particulière de la vie du blog, pour en faire le bilan. Je vous explique tout ça dans la vidéo juste ci-dessous.
Retrouvez dans la vidéo, les points suivants concernant ce bilan :
Rappel en quoi consistait le challenge
Rappel des objectifs de la série « Focus du Jour »
Illustration de l'article à propos de l'intégration d'objet transparent dans un photomontage
Dans cette vidéo, je vous montre comment intégrer un objet transparent dans un photomontage. Pour illustrer mon propos, j’ai choisi de réaliser un effet loupe sur un insecte. Les images utilisées sont issues du site web Pexels.com.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:13 – Objectif : effet de loupe 00:21 – Les ressources 00:32 – Empilage de calques 00:55 – Conversion en calque dynamique 01:21 – Choix pour garder la meilleure qualité d’image 02:41 – Nommage des calques 03:19 – Dimensionnement des calques 04:45 – Recadrage 06:06 – Dimension et position de la loupe 07:00 – Détourage avec l’outil Plume 08:46 – Aberrations chromatiques 09:47 – Conversion Tracé en sélection 11:28 – Sélection de l’intérieur de la loupe 12:40 – Déplacement du calque indépendant du masque 13:06 – Effet de transparence du verre 15:07 – Adéquation des couleurs 16:36 – Réintroduction de la dominance de couleur 18:18 – Résultat obtenu 19:05 – Pouce vers le haut 19:10 – Abonnement YouTube 19:18 – Abonnement blog
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Illustration de l'article photomontage du mois : La fête du travail
Pour ce photomontage dont la parution est prévue pour le 30 avril, je me suis dit qu’il serait intéressant d’illustrer la fête du travail du 1er mai. Immédiatement, il est apparu des images de cheminots en tête. Pour donner un côté fantastique à la scène, j’ai pensé à créer une image du style des affiches de film.
Pour évoquer le travail, je voulais mettre en évidence des mains qui symbolisent grandement le savoir-faire des ouvriers spécialisés de ces années-là.
De plus, je souhaitais montrer la difficulté du labeur. Ceci m’a orienté vers une époque ancienne où les locomotives fonctionnaient encore à la vapeur.
Pour être cohérent avec l’époque, j’ai fait le choix d’utiliser de vieilles lunettes pince-nez datant du début de 19ème siècle que j’ai récemment récupérées chez mes parents. Enfin, je me suis noirci le visage pour évoquer la saleté du charbon omniprésent dans cette industrie.
La fête du travail
Explication du comment
Ayant l’idée finale bien en tête, il me fallait réunir l’ensemble des ingrédients :
Un portrait de cheminot avec les mains en avant,
Une locomotive à vapeur, de face, crachant de la fumée noire.
J’ai commencé par chercher un modèle 3D d’une locomotive à vapeur. J’ai trouvé un modèle gratuit accessible en téléchargement par ce lien.
Le problème a été que ce modèle ne comportait aucun matériau et présentait quelques erreurs de conception. J’ai donc dû reprendre le modèle pour le corriger et lui attribuer des matériaux fait-maison.
Tout ce travail a été réalisé dans le logiciel 3D gratuit, Blender, téléchargeable ici.
L’avantage d’utiliser un modèle 3D est la flexibilité d’utilisation pour positionner les éclairages et le point de vue afin de créer un objet facilement intégrable dans le photomontage. De plus, Blender permet de générer des fluides telle que de la fumée. J’ai ainsi pu créer une fumée de la densité et de la taille qu’il m’était nécessaire pour intégrer mon visage dans celle-ci.
Une fois une ébauche de cette première image faite, je me suis servi de celle-ci pour m’aider à cadrer mon portrait et positionner mon éclairage en cohérence avec l’éclairage de la locomotive.
Ma femme a endossé le rôle de photographe et ma fille celui d’assistante dont le but était de maintenir un masque afin de limiter l’éclairage sur mon visage. Ceci a permis de mettre plus en évidence les mains que le visage.
La séance photo a produit une trentaine de photographie parmi lesquelles j’ai trouvé mon bonheur.
L’intégration des photos ont été réalisée dans Photoshop telle que le montre la capture d’écran de la palette des calques ci-dessous.
A noter pour donner plus de relief à la photo, j’ai choisi d’ajouter un effet de lens flare au niveau de la lanterne de la locomotive.
Autocritique
Ce photomontage a été très intéressant à réaliser car quasiment tout a été réalisé par moi-même à l’exception de la modélisation de la locomotive. J’ai donc dû faire appel à de nombreuses compétences, tant en édition 3D qu’en photographie et évidemment en photomontage. J’en profite aussi pour remercier ma femme et ma fille sans qui la photo de portrait aurait été beaucoup plus difficile à produire.
Le résultat correspond bien à l’idée de départ que j’avais en tête ce qui fait que je suis bien satisfait du résultat obtenu.
Illustration de l'article à propos des 10 erreurs des débutants photographes
Lorsque l’on débute dans un domaine, photographie ou autres, il est classique de faire un ensemble d’erreurs du débutant. Ceci est totalement normal, car de nombreux paramètres, non connus au début, sont à prendre en compte avant que ceux-ci deviennent des automatismes par la suite. Dans cet article, je partage avec vous 10 erreurs à éviter.
Erreur 1 : Attention au flash intégré
Sur la majorité des appareils photo est présent un flash intégré. Celui-ci semble permettre d’apporter de la lumière à la scène quand les conditions d’éclairage ne sont pas suffisantes pour réaliser une prise de vue correctement exposée.
Les deux soucis principaux sont les suivants :
La direction de la lumière est rigoureusement face au sujet.
La puissance de ce flash est limitée ce qui ne permet pas d’éclairer la scène totalement.
Pour ces deux raisons, cet élément n’est pas réellement adapté à ce type d’usage.
Pour moi, ce flash intégré est juste utile pour déboucher des ombres trop fortes produites par la lumière dure du soleil au niveau des yeux d’un portrait par exemple.
Erreur 2 : Flasher en paysage
Dans la continuité de la maîtrise du flash intégré, il est important de se méfier des modes tout automatiques des appareils photo.
La plupart d’entre eux, vont déclencher le flash dans les situations inappropriées telles que lors de la photographie d’un paysage ou de grands espaces. Le flash ne permettant pas de fournir suffisamment de puissance pour éclairer toute la scène, l’image produite ressemblera à une scène de nuit éclairée par une torche électrique caractéristique du film d’horreur “Blair Wich”. Pas terrible comme résultat pour ses photos de vacances… N’est-ce pas ?
Erreur 3 : Ne pas utiliser le pare-soleil
Dans la continuité de l’article de la semaine dernière à propos de l’usage du pare-soleil, je vois beaucoup trop souvent des débutants qui prennent des photos avec l’accessoire monté à l’envers, c’est-à-dire en mode “rangement” sur leur objectif.
Cette situation est totalement absurde :
monté ainsi, l’accessoire gène la manipulation des bagues de l’objectif,
il n’apporte rien à la photo
il ne protège pas votre objectif des chocs accidentels…
Dans ces conditions, à quoi bon l’emporter avec vous ?…
Abandonnons quelques minutes les aspects matériels, et concentrons nous sur le savoir-faire du photographe.
Erreur 4 : L’horizon de travers
De nombreuses photos sont prises à “la va-vite”, et la plupart du temps, ce qui trahit ce fait, est l’inclinaison de l’horizon.
Naturellement, tout le monde s’attend à trouver un horizon horizontal ! Oui, je sais, c’est une lapalissade ! Et pourtant, combien de photos voyons-nous avec un horizon de travers ?
Que l’on ne se trompe pas. Ici, je ne parle pas des partis-pris créatifs d’un photographe qui choisirait en toute conscience un cadrage délibérément incliné.
Erreur 5 : Pas assez bien définir son sujet
Prendre une photo, c’est avant tout mettre en évidence un sujet, un élément dans une scène.
Par exemple, sur le thème des métiers artisanaux, le sujet de la photographie suivante est le sabot. Mais j’ai fait le choix de le montrer installé dans la machine servant à tailler la cavité intérieure. De part le contraste de luminosité du sabot (clair) sur la machine (sombre) et du choix de mettre le sabot sur l’un des points forts de la règle des tiers, le message de la photographie est sans ambiguïté.
Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photographie est l’artisan réalisant la fabrication d’une sabot de bois
Je vous invite à toujours vous poser intérieurement la question : “Qu’est-ce que je veux montrer ?”
Erreur 6 : Attention à la qualité du fond
Une fois avoir choisi l’élément qui représentera le sujet de votre photo, il est important de regarder le fond de l’image afin que ce dernier ne vienne pas perturber la lisibilité de l’ensemble de la photo.
Gardez en tête que c’est le sujet qui doit être naturellement vu en premier. Pour ce faire, déplacez-vous, tournez autour du sujet pour trouver la meilleure position de prise de vue qui placera le sujet au meilleur endroit par rapport au fond de votre photo.
On pourrait presque dire que le plus important dans une photo, c’est le fond et non le sujet, car c’est bien la qualité du fond de la photo qui permettra de donner toute la force visuel au sujet.
Le fait de flouter le fond de l’image attire d’attention sur la forme de de la fleur nette
le fond restant suffisamment lisible permet d’attirer l’œil sur l’aspect piquant de la fleur
Les dernières erreurs classiques du débutant que je vais aborder concernent le photographe lui-même.
Erreur 7 : Être trop impatient
Apprendre un domaine quel qu’il soit est une affaire de temps et de pratique. Tout repose sur le principe de l’entraînement. D’autres appelleront ça le travail, moi, je préfère le terme “entraînement” qui contient une notion de plaisir et non de peine.
Il faut donc prendre en considération que vos progrès seront progressifs… Ah la la, encore une lapalissade !
Alors intégrez dès maintenant qu’il vous faudra être patient et persévérant dans la pratique de la photographie pour en maîtriser ses aspects.
Erreur 8 : Ne pas oser essayer
Dans notre culture, dès notre plus jeune âge, nous apprenons à avoir peur de l’échec ! Au plus profond de nous même, ne pas réussir du premier coup, n’est pas acceptable au point même de ressentir éventuellement un sentiment de honte.
Ceci a pour conséquence de nous générer des contraintes supplémentaires là où ça ne devrait pas. Concrètement, nous sommes donc programmé à ne pas oser dépasser nos limites au point que sans nous en rendre compte, il se peut que nous ne pensions même pas à essayer quelque chose de nouveau.
En photographie, il faut expérimenter pour progresser. Les résultats viendront au fur et à mesure des essais. Il faut donc toujours, tout essayer.
N’attendez pas d’avoir pris connaissance auprès de quelqu’un pour tenter une technique nouvelle en photo.
ESSAYEZ la technique avec la méthode que vous l’imaginez être la bonne.
REGARDEZ le résultat.
AJUSTEZ vos étapes ou vos réglages.
Et ESSAYER de nouveau…
Tournez en boucle ce processus jusqu’à ce que le résultat vous semble satisfaisant.
Evidemment, si vous pouvez recevoir de l’aide en parallèle, saisissez l’opportunité, mais l’important est de commencer à entrer dans cette boucle au plus tôt et si possible avec le minimum d’appréhension.
Juste pour rappel, c’est l’une des première technique d’apprentissage que vous avez pratiqué très jeune ; si, pour apprendre à faire du vélo. Comme quoi, ce processus est si simple que même tous les enfants arrivent à la mettre en oeuvre. Vous et moi y compris !
Erreur 9 : Négliger le post-traitement
On lit ou on entend un peu partout que le post-traitement est “le mal” ! Je souhaite attirer votre attention, qu’il y a toujours eu du post-traitement en photographie, et même au temps de l’argentique.
Le post-traitement informatique aujourd’hui est le pendant du travail de développement photo de l’époque argentique. Je me souviens avoir vu dans une exposition de photographie de Doisneau, les tirages bruts et ceux travaillés par le tireur ! Il y avait tellement de différences et de manipulations, que franchement, le post-traitement d’aujourd’hui n’a absolument pas à rougir !
Cependant, il y a bien une différence entre le temps de l’argentique et aujourd’hui ! C’est qu’aujourd’hui, une grande partie du post-traitement est à la charge du photographe tout simplement, car les outils le permettant sont accessibles à tous les photographes. Néanmoins, il existe encore des spécialistes de la retouche qui sauront vous proposer leur service pour aller encore plus loin dans la qualité de vos tirages.
Donc, négliger cette étape revient presque à choisir de marcher avec une seule jambe !
Erreur 10 : Ne pas oser se former
“La science infuse” n’existe pas !
Il n’est pas possible de toujours tout savoir sur tout ! C’est la raison pour laquelle se former est important pour progresser suffisamment vite avant de vous décourager.
Réservez-vous assez de temps pour vous instruire et apprendre des techniques au-delà de vos propres expériences d’apprentissage empirique.
Plus vous connaîtrez de bases théoriques et plus vous serez à même de comprendre par vous-même les causes des effets obtenus lors de vos essais empiriques !
Posséder les connaissances de bases est la fondation sur lesquelles vous pourrez bâtir votre propre apprentissage en toute connaissance de cause. Ainsi, vous gagnerez énormément de temps et accélérez vos progrès.
Accepter le fait de ne pas savoir est le point de départ essentiel pour entrer dans une dynamique d’amélioration.
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Illustration de l'article propos des photos de mariages faites par les amateurs
Avec le mois de mai, la saison des mariages commence. Cette saison est synonyme de rush pour les photographes professionnels de mariage, mais c’est éventuellement aussi l’occasion pour les amateurs de s’essayer à cet exercice. Les débats sont régulièrement animés autour de cette situation. Sans souhaiter prendre part à toute forme de polémique, je partage avec vous, dans cet article, ma réflexion sur les avantages et les inconvénients, ainsi que les responsabilités de chacun quant à la réalisation de photos de mariage.
Les amateurs font une concurrence déloyale aux professionnels
Peut-on réellement parler de concurrence déloyale lorsque l’on évoque d’une part un professionnel de la photographie et de l’autre un amateur ?
Je pense que pour bien comprendre la problématique, il s’agit de se rappeler quelle est la différence entre amateur et professionnel.
L’amateur est un individu exerçant la photographie par plaisir. De son côté, le professionnel pratique aussi la photographie, mais dans un but lucratif lui permettant de vivre de cette activité.
Si nous prenons maintenant la définition du terme concurrence, il en ressort qu’il s’agit d’une rivalité entre plusieurs personnes poursuivant le même but.
J’en conclu donc, que par définition le terme concurrence ne peut être appliqué entre un amateur et un professionnel, car leur but diffère fondamentalement.
Par conséquent, il est donc absolument obligatoire que dans le cas où un amateur réaliserait une prestation de photographie de mariage, il ne soit pas être rémunéré pour celle-ci. En voici les deux raisons essentielles :
S’il percevait de l’argent, alors son réel objectif serait beaucoup plus ambiguë vis-à-vis de celui du professionnel,
L’argent qu’il gagnerait ne serait pas forcément déclaré et sa prestation pourrait être considéré comme du travail au noir.
Maintenant que la question de l’argent est traitée, intéressons-nous aux autres aspects du sujet.
Quelles sont les responsabilités de chacun vis-à-vis des mariés
Signature du registre à la mairie par Madame la Maire
Responsabilité du professionnel
En tant que professionnel, celui-ci se doit de fournir à ses clients le niveau de prestation que ces derniers attendent en contrepartie de leur argent. Dit en d’autres termes, le professionnel a donc une obligation de résultat envers ses clients.
Bien que le terme professionnel est, à l’origine, lié au fait que l’activité concernée représente la profession de la personne, il est d’usage courant de la part des clients d’attendre un niveau d’expertise sans faille et de haute qualité.
Responsabilité de l’amateur
De son côté, le terme amateur évoque une qualité moindre de part l’idée que la personne pratique de façon plus occasionnelle la photographie.
Partant de cette idée, le couple de futurs mariés qui choisirait un amateur pour réaliser leurs photos de mariage, pourrait s’attendre à un niveau de qualité éventuellement moindre que celle qu’il pourrait prétendre avoir auprès d’un professionnel.
Ce que je viens d’évoquer à propos des professionnels et des amateurs, est les réponses les plus courantes des gens.
Cependant, en y réfléchissant un petit peu plus, je pense que la responsabilité quant au niveau de qualité est globalement la même pour chacun des deux. Que ce soit l’amateur ou le professionnel, ils doivent des deux fournir le niveau de qualité attendu par les futurs mariés.
La différence se tient uniquement dans la nature de ce que les photographes amateurs ou professionnels risquent de perdre au cas où ils échoueraient leur prestation.
Pour le coup, je pense que la prise de risque n’est effectivement pas de même nature.
Risques du professionnel
Le professionnel peut avoir grosso modo deux risques majeurs :
Le risque financier,
Le risque de détériorer son image de marque.
Quelle que soit l’activité d’un entrepreneur ou d’un artisan, ces deux risques sont forcément présents et font pleinement partie de son activité.
A savoir aussi, que du point de vu financier, un professionnel est souvent obligé de souscrire à une assurance pour couvrir une partie des risques financiers de son activité.
Risques de l’amateur
L’amateur, quant à lui, met en jeu un tout autre type de risques :
Le risque de perdre la relation d’amitié avec les futurs mariés,
Cet enjeu est donc beaucoup plus lié à l’émotionnel et à son cercle social personnel. Je pense que cet aspect n’est pas à prendre à la légère et qu’il doit être pris au plus haut point d’importance et d’engagement par le photographe amateur.
En conclusion de cette question, je dirais donc que pour les deux parties, amateurs et professionnels, la prise de risque est importante, mais de nature différente.
Cas particulier pour le photographe amateur
Qualité de prestation
Un peu plus haut, nous avons évoqué le fait que naturellement, les mariés s’attendent à une meilleure qualité de prestation de la part d’un professionnel que de la part d’un amateur. En réalité, ce jugement de valeur n’a pas de sens.
L’objectif du professionnel étant de vivre de la photographie, il a donc une démarche orienté rentabilité qui s’impose à lui. De ce fait, la gestion de son temps est cruciale et devra être optimisée par rapport au coût de sa prestation. Ainsi, en fonction du professionnel, le résultat pourra éventuellement être dégradé par cet aspect. Dit, autrement, un rapport qualité/prix est forcément présent.
Par contre, dans le cas d’un amateur, les circonstances sont toutes autres. Le leitmotiv étant d’ordre affectif, l’amateur sera émotionnellement engagé à produire la meilleure qualité qu’il pourra fournir à ses amis. C’est pourquoi, le niveau de qualité de la prestation d’un amateur s’approchera de son réel niveau de savoir-faire. Donc, si celui-ci est bon, le travail sera forcément bon.
La qualité n’est donc pas forcément meilleure chez un professionnel par rapport à un amateur.
Moments partagés entre les mariés et le photographe
Le dernier point que je souhaite partager avec vous est à propos de ce que vit le photographe le jour J avec les mariés.
En effet, le rôle de photographe est clairement particulier par rapport à tous les autres rôles de cet événement.
Concrètement, le photographe est la personne qui passe le plus de temps avec les mariés tout au long du jour J.
Personnellement, j’apprécie extrêmement cela.
En temps que photographe, vous serez le témoin privilégié de chaque moment d’émotion entre les mariés. Pour n’en citer que quelques-uns :
La découverte de la robe de mariée par le futur marié,
La complicité des mariés au moment des photos de couple,
La montée de pression émotionnelle des mariés lors de leur préparation et habillage,
…
Vous serez aussi au courant tous les petits secrets et les surprises que les invités feront aux mariés durant la journée.
Bref, le photographe de mariage est LA personne la plus au centre de tous les événements du jour J. Vous vivrez donc le mariage de vos amis comme personne d’autre !
C’est, pour moi un réel privilège qui mérite bien d’offrir aux mariés la qualité maximale de mon savoir-faire à mes amis qui se marient !
Exemple de mise en scène de photographie des alliances avec le bijou de famille chère à la mariée
Pour plus d’informations pratiques à propos de la couverture d’un mariage, voici une série d’articles à ce propos :
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Réalisation finale de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Avant de commencer cet article, je vous adresse tous mes vœux de bonheur, de prospérité et surtout de santé pour l’année 2019 ! Le début de chaque année est l’occasion de se définir de bonnes résolutions. Peut-être que l’une d’entre elles sera d’acquérir une tonne de matériels photo onéreux. Cependant, en attendant ce temps-là, je vous propose de réaliser la photo d’une bouteille à plusieurs sources d’éclairage, mais avec seulement un seul flash cobra. L’objectif de cet article, et de vous montrer que l’on peut réaliser de belles photos avec un minimum de matériel. Je vous invite à vous en inspirer, pour développer votre créativité et repousser vos limites techniques en dépensant un minimum d’argent.
L’idée
Mon but était de réaliser une image pouvant évoquer un moment chaleureux autour d’un moment de partage inspiré par cette période de premier de l’an. J’ai choisi de mettre en scène une bouteille d’alcool dans un décor simple en bois. La dominante de couleur de l’image devait être chaude pour apporter de la douceur à l’image tout en mettant en avant les textures des matériaux. Les utiliser les accessoires suivants :
une bouteille de Bénédictine non entamée,
une planche de bois pour faire mon support,
une planche à découper en bois pour faire le fond.
Le matériel photo
Comme évoqué dans le paragraphe d’introduction, j’ai utilisé le strict minimum de matériel photo. La liste est la suivante :
un boîtier photo,
un pied photo,
un flash cobra,
un couple de transmetteurs radio pour flash (CACTUS v6)
une plaque de plexiglas blanche translucide,
une plaque de polystyrène.
Pour info, les plaques de plexiglas et de polystyrène pourraient être simplement remplacées par des draps blancs.
Méthode de prise de vue
La technique utilisée est simple. Le but est de prendre sans jamais déplacer la bouteille ni le boîtier, 3 photos avec des éclairages différents. Les setups sont les suivants :
Première photo de base
Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Première photo de base de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Seconde photo de base
Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Seconde photo de base pour l’éclairage des étiquettes
Troisième photo de base
Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide
Assemblage des photos
Assemblage des deux premières photos
Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes
L’assemblage est réalisé à partir des deux premières photos placées sur deux calques superposés ; la seconde photo étant placée au-dessus de la première. A l’aide d’un masque de fusion, on fait apparaître uniquement les zones de la seconde photo où se trouvent les étiquettes. Ici, le mode de fusion reste sur normal.
Ajout de la transparence
Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.
Pour réaliser cette opération, il suffit de placer sur un troisième calque au-dessus des deux autres la troisième photo de base. Affectez le mode de fusion superposition à ce calque et à l’aide d’un masque de fusion, faites apparaître uniquement l’intérieur de la bouteille.
Mise au propre
Retouche de l’assemblage des photos de bases de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Afin d’avoir la photo la plus propre possible, il est intéressant de supprimer les poussières ou les reflets perturbateurs avec les outils tampon ou correcteur. Pour ma part, j’ai choisi de supprimer la ligne sombre dans le reflet de gauche ainsi que la tâche noire sur la droite de la bouteille.
Gestion des contrastes
Pour se faire, j’ai utilisé plusieurs calques courbes.
La première est en mode normal et est en forme de S caractéristique d’un fort contraste. Il est appliqué à l’ensemble de l’image afin de lui donner globalement plus de dynamique et de force.
Résultat de l’application de la première courbe en contraste globale sur l’image
Avec le second calque courbe, j’ai assombri le fond uniquement en abaissant les tons clairs et moyens. Pour avoir une délimitation précise entre la bouteille et le fond, j’ai utilisé l’outil de sélection plume puis j’ai appliqué un contour progressif de 2 pixels.
Résultat de l’application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l’assombrir
Enfin, avec un dernier calque courbe j’ai rehaussé les tons clairs sur la bouteille uniquement. Ceci a permis de raviver la bouteille par rapport au fond de l’image.
Résultat de l’application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir
Gestion des couleurs
Dans le but d’obtenir des tons chaleureux, j’ai appliqué un calque correspondance de couleur avec le choix Crisp_Warm.look. Afin d’ajuster la puissance de celui-ci, j’ai réduit son opacité à 90%.
Pour info, chacun des calques courbes et correspondance de couleur sont en mode de fusion normal.
Résultat de l’application d’un calque de correspondance de couleur pour réchauffer l’ambiance globale
A ce stade, l’image aurait pu être finie. Cependant, vu l’aspect particulier de la bouteille, avec notamment le seau en cire rouge, je me suis dit qu’il serait peut-être plus cohérent de donner un aspect vintage à la photo finale.
Pour se faire, j’utilise la suite de filtres gratuite Nik Collection. Dans le cadre de cette photo, j’ai utilisé le filtre Analog Efex Pro 2. Dans la catégorie appareil photo classique, j’ai ajusté les réglages du pré-réglage n°2.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’ouvrir en taille réelle.
Réalisation finale de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.
Afin de mieux vous rendre compte l’évolution de chacune des étapes du photomontage, voici une image animée de celles-ci :
Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.
Cet article est à présent terminé. J’espère qu’il vous aura apporté quelques trucs et astuces pour développer encore plus votre créativité. N’hésitez pas à me dire en commentaire ci-dessus si ce type d’article vous intéresse et que vous aimeriez que j’en réalise d’autres sur ce même principe.
Pour le photomontage du mois de novembre, j’ai décidé de faire quelque chose évoquant l’événement historique du mois, c’est-à-dire l’armistice de 1918 associé à l’événement personnel du crash de mon NAS.
Pour moi, un NAS représente une sorte de bunker capable de protéger mes données personnelles. Je me suis donc dis que je pourrais mettre en scène un NAS tel un bunker détruit sur un champ de bataille.
Pour ce faire, je me suis mis en quête de récupérer une photo historique de la Première Guerre mondiale libre de droit ainsi qu’une photo du NAS.
Pour agrémenter la mise en scène, j’ai ajouté une explosion provenant d’une autre photo historique et des effets de fumée à l’aide de brushes spécifiques.
J’ai gardé le traitement noir et blanc et ajouté du bruit sur les calques trop propre pour qu’ils se fondent mieux avec la photo historique.
Enfin, pour globalement finaliser la photo, j’ai utilisé le module Analog Efex Pro 2 de la suite de plugin Nik Collection pour ajouter un rendu photo vieillie.
Auto-critique
L’aspect final du photomontage correspond assez bien à l’idée initiale que j’avais en tête.
Le résultat aurait plus être plus fort en ayant pris en photo une reconstitution le champ de bataille, mais cela demandait un peu trop d’organisation pour ma part.