Illustration de la l'article à propos de l'ajout d'objets 3D dans une photo en adéquation avec sa perspective
Dans la réalisation de photomontages créatifs, il est parfois nécessaire d’intégrer des éléments surréalistes. L’intégration d’objets 3D est alors une réponse très puissante à ce besoin. Je partage avec vous l’outil FSpy qui permet très facilement de positionner la caméra de votre scène en adéquation de la perspective de la photo.
00:00 – Présentation 00:05 – Sujet 00:17 – Les outils 00:20 – Téléchargement FSpy 00:39 – Téléchargement addon Blender 01:09 – Installation addon Blendeer 01:47 – Utilisation FSpy 04:00 – Chargement scène dans Blender 04:41 – Ajout d’objets 3D 05:21 – Catcher Shadow / Attrapeur d’ombre 06:17 – Mise en place des éclairages 09:29 – Compositing 11:37 – Remerciements 11:44 – Pouce bleu 11:47 – Abonnement à la chaîne YouTube 11:57 – Abonnement au Blog
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Illustration de l'article photomontage du mois - Tornade aux Açores
Le mois de novembre, est un mois caractéristique du mauvais temps en France. L’idée de ce photomontage est de mettre en évidence, de façon humoristique, un aspect météorologique caricatural. Il m’est alors venu à l’esprit une tornade qui ferait en voler un personnage.
Photomontage du mois de Novembre évoquant la météo capricieuse de ce mois.
Explication du comment
La réalisation du photomontage est basée sur 3 photos :
La photographie du décor, prise lors de mes dernières vacances aux Açores.
L’image calculée de la tornade.
La photographie d’un modèle en position adéquate.
La première étape, a consisté à réaliser dans Blender l’assemblage de la tornade et la photographie du décor. Pour se réaliser, j’ai suivi un tutoriel YouTube expliquant pas à pas la réalisation d’une tornade dans Blender. Bien que cette vidéo soit en anglais, les étapes filmées sont suffisamment claires pour permettre un qui que ce soit de réaliser la même chose.
La seconde étape, a consisté à réaliser dans le logiciel Set.a.Light 3D Studio, le setup d’éclairage permettant de photographier un modèle en cohérence avec l’éclairage de la scène générale. La position à adopter étant plutôt difficile à réaliser un autoportrait, j’ai finalement décidé d’utiliser directement le modèle 3D du personnage.
Si de votre côté, vous souhaitez réaliser aussi ce photomontage avec la photographie d’un modèle, vous pouvez utiliser en pleine confiance le set-up créé dans le logiciel.
Après deux ou trois réglages de position sur la main du modèle et la position de l’appareil photo, j’ai obtenu l’image du modèle adaptée à mon besoin.
Enfin, la troisième étape a consisté à réaliser l’assemblage de ces deux images pour faire le photomontage final.
De façon synthétique, j’ai procédé aux étapes suivantes :
Au sein du même document, j’ai ouvert les deux images en tant que calque.
Le calque du personnage étant positionné au-dessus du calque de fond, j’ai procédé au détourage de celui-ci à l’aide de l’outil Plume et de l’outil Amélioration des contours pour les cheveux. Pour bien maîtriser ses deux outils, je vous renvoie aux articles publiés ce mois-ci concernant ceux-ci (Plume, Amélioration des contours).
Entre ces deux calques, j’ai ajouté un calque sur lequel j’ai créé une fausse ombre de contact au niveau de la main positionnée sur le garde-corps.
Afin de faire correspondre le rendu visuel du personnage à l’image de fond, j’ai corrigé la teinte trop jaune du halo de lumière du personnage en utilisant un calque correction sélective, dans lequel j’ai baissé la quantité de jaune de la couleur de base jaune.
De plus, j’ai ajouté un calque courbe pour ajuster la luminosité du personnage.
L’éclairage du photomontage global étant un contre-jour, j’ai choisi de créer un faux halo de lumière. Ceci permet de mieux intégrer le personnage dans le fond.
Pour renforcer l’effet de Halo, j’ai positionné un calque courbe en mode de fusion produit, juste en dessous du calque contenant le halo de lumière.
Enfin pour finir, j’ai appliqué à l’ensemble de la composition un filtre d’effet de flou, donnant une dynamique à l’ensemble comme si le photographe n’avait pas été stable lors de la prise de vue à cause du vent. En utilisant la brosse sur le masque des filtres dynamiques, j’ai atténué cet effet de manière à garder une netteté suffisante au niveau de la main et du visage du personnage.
00:00 – Présentation 00:05 – Sujet 00:09 – Introduction 00:22 – Image de base 00:43 – Objectif du photomontage 01:02 – Modélisation de la tornade 01:27 – Compositing directement dans Blender 03:01 – Réalisation du personnage 3D dans Set.a.Light 3D Studio 03:30 – Assemblage final dans Photoshop 07:53 – Nouveau format vidéo 08:03 – Pouce bleu 08:08 – Abonnement YouTube 08:14 – Abonnement au blog
Autocritique
Ce photomontage m’a permis de reprendre la main sur les outils 3D afin de les utiliser pour réaliser des images surréalistes.
Le calcul de la tornade dans le logiciel Blender, est pour moi d’une assez bonne qualité afin de bien s’intégrer dans l’image de fond.
Du point de vue du personnage, la qualité de rendu de l’outil Set.a.Light 3D Studio n’est pas au même niveau que celui de Blender. Cependant, ce logiciel m’a paru suffisamment correct afin de ne pas me prendre en photo moi-même en autoportrait dans une position aussi difficile à tenir. Évidemment, si j’avais eu un assistant ou un modèle, j’aurais privilégié la solution prise de vue réelle. Cette dernière solution aurait largement pris plus de temps pour la réalisation du photomontage.
Illustration de l'article à propos du lightpainting
Le principe du lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue pendant laquelle le photographe vient éclairer de façon ponctuelle des zones de la scène à l’aide d’une source lumineuse comme une lampe électrique. Dans cet article, je partage avec vous les bases de cette technique.
Le matériel nécessaire
Comme je vous l’ai indiqué dans l’introduction, le lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue. Afin de ne pas générer de fou de bouger, il est donc nécessaire de prendre sa photo sur pied.
Le trépied est donc un matériel absolument nécessaire pour ce type de photo.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Le reste du matériel nécessaire sera un ensemble de sources lumineuses de tailles, teintes, de puissance ou de formes différentes.
Mode opératoire
La première chose à réaliser est de plonger la scène dans l’obscurité pour limiter au maximum la présence de lumière d’ambiance parasite.
Installez votre boîtier photo sur votre trépied et cadrer la scène que vous souhaitez photographier.
Paramétrez votre boîtier en mode manuel. Réglez un temps de pose d’environ 30 secondes, et ajustez la sensibilité ISO à la valeur minimale.
Durant le temps de pose de la photo, éclairez les différentes zones de la scène.
Terminer en réglant l’ouverture du diaphragme en fonction de la luminosité de vos premières images produite en fonction de la durée d’éclairement par zone.
C’est après plusieurs essais par tâtonnements, que vous obtiendrez l’image que vous souhaitez réaliser.
À savoir
Pour réaliser une photo en light painting, il est important de penser sa photographie avant de la réaliser. Pour se faire, je vous invite à réfléchir sur la base de schémas sur papier afin de bien disposer chacun des éléments que vous souhaitez prendre en photo.
A partir de là, indiquez quelles sont les zones de ces objets que vous souhaitez mettre en évidence par la lumière.
Pour maîtriser vos sources lumineuses, avant de les utiliser, il est important de s’entraîner à les manier.
Afin de ne pas apparaître comme un fantôme sur la photographie, il est conseillé de s’habiller avec des habits sombres.
Pour donner de la profondeur à votre image, n’hésitez pas à éclairer différentes zones plus ou moins proches de l’appareil photo. Éviter de travailler uniquement sur le même plan.
Utiliser une source de lumière colorée permet de rajouter une touche créative à l’ensemble de la photographie. De nos jours, avec les LED multicolores, il est possible d’accéder à tout un spectre de couleurs différentes.
N’hésitez pas à aller sur les marchés ou dans les différents magasins de gadgets pour accumuler un ensemble de sources lumineuses très variées les unes des autres.
Techniques complémentaires
Si vous souhaitez intégrer un modèle humain à votre photo, il peut être intéressant de donner un coup de Flash en début de photos pour imprimer sa silhouette sans risque de bouger de sa part. Le reste de la pause lente servira alors à réaliser l’éclairage du reste de la scène.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Une autre astuce permettant d’intégrer un modèle à une photo en lightpainting, est de procéder par surimpression.
Dans ce cas, prenez en photo votre modèle en lieu et place en tâchant d’éclairer que celui-ci tout en prenant garde de laisser le reste du décor dans l’ombre. Puis, réalisez la surimpression en pose longue afin d’y ajouter les éléments de lumière en lightpainting.
Une dernière solution est de réaliser le photomontage de plusieurs photos en post-traitement sous Photoshop.
Exemple de prise de vue
Dans l’exemple ci-dessous, j’ai opté pour l’assemblage en post-traitement car la réalisation d’un autoportrait m’empêchait de tenir tous les rôles en même temps. Avec un assistant, la seconde personne aurait pu directement tracer les ailes autour de la bouteille pour avoir le même rendu en un seule prise.
Les deux photographies ont été prise en pose longue de 20 secondes chacune dans une pièces plongée dans l’obscurité quasi-totale.
Evidemment, l’appareil photo est monté sur pièce et n’a absolument pas bougé entre les deux prises de vue. Ainsi la super position a été très facile à faire.
Première image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting
Une fois assemblé et travaillé sous Photoshop, le résultat est le suivant :
Illustration de l’article à propos du lightpainting
Maintenant, c’est à vous de jouer avec cette technique ! Dite-moi ci-dessous en commentaire vos premières impressions. Partagez aussi vos satisfactions et vos difficultés pour qu’on puisse s’entraider dans les commentaires.
Comme vous aller le voir, cette technique demande de l’entrainement pour produire de magnifiques images tel qu’on peut en voir sur internet.
Je vous invite à vous abonner à mon blog pour être certain d’être au courant de la sortie de chaque nouvel articles.
Merci d’avance aussi à tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage en ligne. Ainsi, je pourrai adapter mon contenu à vos besoins spécifiques.
illustration de l'article à propos de l'orientation verticale ou horizontale du cadrage
L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.
Impact de l’orientation à la prise de vue
Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.
En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.
Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.
Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.
Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.
Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.
Impact de l’orientation sur la lecture de l’image
Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.
Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.
Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.
En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage
Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.
Cadrage horizontal :
Stabilité,
Calme,
Sérénité,
Douceur,
…
Cadrage vertical :
Instabilité,
Force,
Dignité,
Virilité,
…
Exercices
Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.
Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.
L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.
En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.
Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.
Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à vous abonner au blog pour vous assurer d’être au courant de chaque nouvelle parution d’article. Enfin, venez compléter mon sondage afin de m’aider à mieux connaître vos attentes et ainsi vous proposer un contenu adapté à vos besoins.