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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Pourquoi utiliser le flou dans vos photos

Du point de vue des débutants, le flou dans une photo est souvent synonyme de photo ratée. Or, quand on commence à pratiquer la photographie, on se rend compte qu’au contraire, le flou est un moyen technique très puissant pour donner du sens à sa photographie. C’est justement le propos de cet article où je vais partager avec vous, pourquoi utiliser le flou dans vos photographies.

1. Flouter l’arrière-plan

Très souvent, dans nos photographies, nous cherchons à mettre en évidence un sujet spécifique. Cependant, dans la vie réelle, il est rare que celui-ci soit indépendant de son environnement ou de son décor. Autant, il est justement possible d’intégrer ce sujet dans son environnement dans le but de montrer l’interaction entre ces deux éléments, autant, il est utile aussi de bien mettre en évident les détails propres du sujet en lui-même.

C’est dans ce dernier cas qu’il est souvent nécessaire de flouter l’arrière-plan pour attirer l’attention du regard du spectateur sur le sujet.

Pour ce faire, il faut réduire la profondeur de champ lors de la prise de vue, ou reproduire cet effet en post-traitement dans Photoshop par exemple.

Je vous renvoi à l’article à propos de la profondeur de champ.

2. Flouter l’avant-plan

Flouter l’avant-plan est quant à elle, une manière de donner de la profondeur à votre photographie. Dans ce cas, il est important de placer un avant-plan, et un arrière-plan autour du sujet.

C’est aussi une manière de donner un sens de lecture à une image ou de donner un aspect artistique à des photographies de portraits par exemple.

Certains photographes vont même tenir dans leur main un objet juste devant la lentille frontale de leur objectif pour obtenir cet effet.

Là encore, je vous renvoi à l’article à propos du flou d’avant-plan pour avoir de plus amples explications.

3. l’effet Maquette ou Tilt-Shift

L’effet maquette ou en anglais le Tilt-Shift, est l’application de la technique précédente sur de vastes sujets comme un paysage par exemple.

La plupart du temps, en photographie de paysage, il est recherché une profondeur de champ la plus étendue possible pour retranscrite le maximum de détail de celui-ci.

Cependant, il est possible de cherche à attirer l’attention sur un détail de celui-ci. C’est là que cette technique prend tout son sens.

Cette technique étant difficile, voir impossible à réaliser directement avec son appareil photo à la prise de vue, il a été rendu populaire avec l’arrivée du numérique et du post-traitement informatique.

Pour plus de détail concernant sa mise en œuvre, je vous renvoie à l’article à propos de cette technique.

4. Le flou de mouvement

Le fameux flou de mouvement à ne surtout pas confondre avec le flou de bougé. Ici, l’idée est de transcrire la notion de mouvement au sujet photographié.

Cette technique peut être très artistique pour les sujets autour de la danse, de la musique ou du sport par exemple.

Ici, l’idée est de ne pas chercher à mettre en avant le sujet en lui-même et ses détails, mais uniquement sa mobilité est ses mouvements.

Dans ce cas, au lieu de chercher à figer le sujet, on le laisse délibérément flou au mieux d’un décor net par exemple.

5. Le filé

Le filé est justement l’effet radicalement inverse du point précédent. En effet, ici, le photographe va imprimer le flou de mouvement sur le décor et garder net le sujet en lui-même.

Cette technique est très souvent utilisée en photographie de sport, car son rendu visuel est impressionnant et stimule immédiatement le regard du spectateur.

Bien que sa mise en œuvre nécessite de l’entraînement pour le photographe, après quelques essais, tout le monde est capable de réussir ce type de rendu photographique. Je vous explique en détail cette technique dans l’article cet dédié.

6. Le zooming

Enfin, il peut arriver que le photographe cherche à introduire une notion de mouvement dans une scène où tout est statique.

Dans ce cas, il doit produire un mouvement avec son appareil photo durant la durée d’exposition de la prise de vue de manière cohérente avec les éléments de la scène photographiée.

Encore une fois, cette technique peut-être plus difficile à réaliser, mais avec plusieurs essais, il arrive fréquemment qu’on obtienne le résultat convoité.

Pour revenir globalement sur l’ensemble de ses techniques de prise de vue, il est clair que l’intérêt de celles-ci est de répondre au besoin d’expression du photographe. C’est pourquoi, je vous invite à procéder en deux temps pour acquérir et maîtriser le contenu de cet article :

  1. Mettez-les en œuvre sur des sujets quelconques régulièrement pour juste acquérir l’entraînement nécessaire et les réflexes associés dans le but d’avoir pleinement la capacité de les utiliser à bon escient lorsque vous serez face à une situation propice.
  2. Osez prendre le temps nécessaire à utiliser ses techniques lors des shootings photo qui vous tiennent à cœur. C’est en sortant de ses zones de confort que l’on progresse dans tout domaine, y compris en photographie.

A vous de pratiquer, et n’oubliez pas de prendre du plaisir à chaque fois !

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Photomontage du mois

La Saint-Valentin protégée de la COVID par Cupidon

L’année 2020 a été très fortement marquée par l’impact dû à la COVID-19. Au-delà des aspects sanitaires et économiques, l’aspect social a été bouleversé également compte tenu des mesures mises en place pour limiter la circulation du virus par l’application des mesures barrières. Avec la nouvelle année 2021, l’espoir d’une renaissance de nos libertés était omniprésent dans nos esprits. Cependant, l’évocation de la possibilité d’un troisième confinement malmène nos espérances. Quand le moment est venu de trouver un sujet pour le photomontage de fin janvier, j’ai réfléchi aux événements classiques du mois de février. Naturellement, la Saint-Valentin m’est venue en tête. Puis, je me suis posé la question de l’impact de la COVID sur ce moment représentatif de l’amour. Et là, j’ai imaginé Cupidon, armé de son arc, en train de défendre un couple d’amoureux de l’affreuse COVID !

Explication du comment

L’esquisse

Avoir une idée en tête est un bon début, mais il faut rapidement la convertir en vision graphique par une esquisse. Cette étape est importante, car c’est à ce moment que la mise en page se concrétise. Cette dernière devant globalement valider les aspects suivants :

  • lister les éléments essentiels à faire figurer,
  • définir la mise en scène,
  • valider la lecture de l’image,
  • établir les besoins en images sources pour réaliser le photomontage.

Voici l’esquisse à laquelle je suis arrivé :

Les images de bases

Je me suis donc mis à la recherche de différentes photographies pour réaliser ce photomontage. J’ai notamment assemblé plusieurs images pour réaliser l’arrière-plan.

J’ai aussi récupéré une photographie de mes dernières vacances aux Açores pour le premier plan où figure un couple d’amoureux sous un arbre.

J’ai extrait un énorme virus COVID d’une photo d’illustration.

Et pour finir, j’ai rencontré de la difficulté pour trouver un Cupidon compatible avec les besoins de la scène.

J’ai donc décidé de le réaliser en 3D avec Blender ! Sans mentir, ça a été le plus gros travail.

Modélisation de Cupidon en 3D dans Blender

Pour la base du personnage, j’ai utilisé l’outil gratuit : MakeHuman.

Cet outil permet de rapidement réaliser une marionnette humaine en 3D exportable au format *.fbx pour être utilisé dans n’importe quel logiciel de 3D.

L’autre avantage, est que ce logiciel permet aussi directement de “rigger” le personnage. C’est-à-dire, de lui associer un squelette permettant de déformer le “mesh” de manière naturelle pour lui faire prendre les poses que l’on souhaite.

Les cheveux ont été réalisés avec l’emploi d’un système de particules associé aux surfaces formant le haut du crâne.

Pour ce qui est de l’arc et des flèches, ils ont été fait très simplement en utilisant des courbes vectorielles sur lesquelles l’option géométrie a été activée.

Mais le plus compliqué a été la réalisation des ailes. Cet élément est structuré en 2 parties :

  • l’os de la partie supérieure qui a été réalisé avec une courbe vectorielle sur lequel un autre système de particule à permis de faire le duvet,
  • un ensemble de plumes de différentes tailles, réalisé à partir d’une texture projetée sur un plan qui a été dupliqué de nombreuses fois et placé de manière légèrement aléatoirement pour donner un aspect analogique à leurs placements.

Placement de Cupidon dans la scène

Pour bien placer Cupidon dans la scène et ainsi placer correctement l’éclairage de la scène, j’ai dû commencé par réaliser toute la base du photomontage dans Photoshop.

Cette première base du photomontage a été utilisée en image de fond dans la caméra de Blender. Ceci m’a permis de me donner un référentiel pour positionner la caméra au bon endroit par rapport à Cupidon en fonction de son intégration dans le photomontage.

Finalisation du photomontage dans Photoshop

Une fois de rendu 3D calculé dans Blender, je l’ai importé dans le photomontage que j’ai finalisé en travaillant l’intégration des différents calques :

  • ajout d’une perspective atmosphérique dans l’arrière-plan,
  • ajout d’un effet de flou sur le COVID,
  • ajout des rayons de lumière dans les l’arbre
  • ajout de l’effet de halo depuis le coin en haut à gauche
  • travail sur la colorimétrie de chacun des calques pour corriger les dominantes de couleurs incohérentes
  • ajout d’une colorimétrie globale à l’image pour lier l’ensemble.

Autocritique

Le résultat final me semble intéressant. Il me semble qu’il représente bien le message de mon idée de départ, ce qui est le plus important pour moi.

Techniquement, j’ai aussi bien apprécié la réalisation, car j’ai dû franchir quelques difficultés :

  • comme la jonction des différentes photos pour former l’arrière-plan
  • la modélisation de Cupidon
  • la recherche de l’harmonisation globale de l’image.

Encore une fois, je trouve que la complémentarité de la 3D avec les photographies permet de réaliser des scènes surréalistes qui me plaisent.

Maintenant, à vous de me dire en commentaire ce que vous en pensez, et pourquoi pas, de partager votre propre réalisation de ce photomontage.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Photographier une bouteille et un verre de glaçon avec de la fumée

Réaliser une photographie créative d’un sujet banal est possible en jouant avec quelques éléments annexes. Ici, les éléments complémentaires sont la couleur et la fumée d’ambiance. Voyons ensemble comment produire ceci chez vous.

Bonjour, je suis Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, ce que je partage avec vous, c’est comment photographier une bouteille avec un verre rempli de glaçons avec une fumée d’ambiance.

Matériels

L’appareil photo est positionné juste entre les deux boîtes à lumières et cadre à la verticale de façon assez serré.

L’objectif que j’utilise est un objectif 50mm à ouverture F/1.8.

J’ai fait le choix d’utiliser des lumières continues : 

  • deux boîtes à lumières avec des ampoules que j’utilise habituellement pour réaliser mes vidéos, (B1 & B2)
  • un éclairage en anneau multicolor
  • un générateur de fumée qui sera utilisé pour l’ambiance qui a des LED qui projette de la lumière de la teinte que l’on souhaite.

Explications de l’éclairage

Voici le principe de l’éclairage de la scène.

Quand on veut photographier du verre, ce qui est important c’est les reflets que l’on voit sur les objets.

Il y a deux grandes familles d’éclairage :

  • l’éclairage sur un fond noir avec des reflets blancs de lumière qui vont dessiner les contours du verre
  • ou c’est inverse, c’est-à-dire sur un fond blanc et c’est avec des masques que l’on va projeter des reflets noir sur le pourtour du verre.

Pour ma part, j’ai fait le choix d’avoir un fond sombre et d’éclairer avec de la lumière. Ceci a été dicté par le fait que je souhaitais faire une photographie avec une ambiance de fumée de type boîte de nuit d’où la machine à génération de fumée. Et pour que cette fumée blanche soit visible, il me fallait un fond noir. J’ai donc préféré une ambiance lowkey.

Les réglages techniques

Pour ce qui est d’optimiser les réglages de l’appareil photo, comme je ne peux pas vraiment régler leurs puissances mis à part en fonction de leur distance du sujet, là on se rend compte que j’ai fait un éclairage très rapproché. Ceci est dû à plusieurs raisons.

  • La première raison est la puissance lumineuse. Ces lumières continues étant de faibles puissances, si je voulais limiter la montée en ISO du boîtier, il fallait que les sources de lumières soient à courtes distances du sujet.
  • Le second point important est que dans le principe de l’éclairage du verre, il faut de grandes surfaces lumineuses proches du sujet pour créer les reflets. Il fallait donc que ces boîtes à lumière soient le plus proche possible des sujets. Si la source de lumière avait été juste un point, le reflets aurait été juste un point aussi.

Les réglages de l’appareil photo sont donc :

  • 1/125s
  • f/8
  • 800 ISO

Étant sur pied et en lumière continue, il n’était pas forcément nécessaire d’être à 1/125s. Une pose longue aurait pu être utilisée. Mais cela me permettait de figer le mouvement de la fumée et d’éviter le risque de flou de bougé car mon support n’est pas très stable. Il est souvent conseillé d’assurer un minimum de rapidité pour être sûr d’avoir une netteté correcte.

Au niveau du plan de netteté, la bouteille est légèrement en arrière par rapport au verre avec les glaçons. Ce qui m’intéressait était la netteté au niveau de l’étiquette de la bouteille. J’ai donc fait la mise au point sur son texte.

Pour avoir suffisamment de profondeur de champ pour ne pas être trop flou sur l’arrière de la bouteille ou sur l’avant des glaçons, j’ai fermé le diaphragme à f/8. Ainsi, la profondeur de champ est plus grande et j’ai une plus grande distance de netteté entre l’avant-plan et l’arrière-plan.

La photographie sans la fumée a plutôt un aspect plat. Mais dès qu’on envoie de la fumée avec le générateur, immédiatement, l’image prend plus de présence. C’est la fumée qui habille sur sujet et qui donne de l’intérêt à l’ensemble de l’image, sans quoi, le sujet aurait été peut-être un peu trop simple.

L’image finale a été réalisée en ajoutant en post-traitement l’éclairage du liquide provenant de cette dernière photo.

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Photomontage et post-traitement

Comment ajouter de la brume à vos photos dans Photoshop

00:00 – Présentation
00:03 – Sujet
00:24 – Choix de la photographie adaptée
00:57 – Ajout de la perspective atmosphérique
02:28 – Ajout de la variabilité dans la brume
05:35 – Ajout de la brume d’horizon
08:21 – Ajout de l’effet de la lumière
10:34 – Colorisation de la lumière
11:52 – Pouce vers le haut
11:55 – Abonnement YouTube
12:02 – Abonnement blog
12:12 – Sur le chemin de votre INSPIRATION

Choix du bon type de photographie

Toutes les photographies ne sont pas adaptées pour que nous y ajoutions de la brume. En effet, la brume nécessite de la profondeur et ou un horizon lointain.

Dans l’exemple de la photographie de cet article (image issue de Pexels.com), nous pouvons distinguer les plans suivants :

  • 1er plan : le ponton avec la personne assise au bout,
  • 2nd plan : l’étendue du lac,
  • 3ième plan : les montages dessinées au-dessus de l’horizon.

Création de la perspective atmosphérique

La perspective atmosphérique est un phénomène naturel qui provoque un adoucissement progressif des couleurs en fonction de la profondeur de l’espace.

Pour réaliser cet effet, il est juste nécessaire de réaliser un calque de dégradé du blanc au noir que l’on passe en mode de fusion “superposition”.

Le résultat obtenu est le suivant avec l’opacité réglée à 60% :

Ajout de variabilité dans la brume

La brume n’est jamais parfaitement uniforme. Il est donc nécessaire d’introduire de la variabilité de manière à rendre plus réaliste l’effet.

Pour le faire, nous allons procéder par l’ajout de 2 calques supplémentaires, l’un pour l’avant-plan et l’autre pour l’arrière-plan.

Sur chacun d’entre eux, nous ajoutons une ligne de points blancs de manière aléatoire. Les tâches blanches seront plus petites sur le calcul d’arrière-plan et plus grandes sur le calque d’avant-plan.

Pour réaliser ces tâches, il est nécessaire de paramétrer un pinceau de la manière suivante: 

  • Dureté de la brosse = 0%
  • Dynamique de forme avec Variation de la taille = 100%
  • Diffusion = 500% environ

Pour chacun de ces calques, il faut appliquer un flou gaussien :

  • Flou de 60px pour le calque d’arrière-plan
  • Flou de 140px pour le calque d’avant-plan

La détermination du niveau de flou est à faire à l’œil à partir du moment ou le flou estompe suffisamment les tache pour ne plus clairement distinguer la forme ronde des tâches.

L’avant-plan étant par définition plus proche de l’observateur, il est nécessaire de réduire son opacité de quelques pourcents. Ici, j’ai choisi 70%.

Ajout de la brume d’horizon

La ligne d’horizon est la ligne représentant la distance à l’infini. Ceci signifie que c’est l’endroit où la brume est maximale.

Pour la réaliser, il suffit d’ajouter un calque avec un dégradé noir et blanc miroir, pas très étendu autour de la ligne d’horizon.

En passant sur le mode de fusion superposition, on obtient ceci :

Pour lui donner un aspect plus analogique avec des variabilités, il faut ajouter un masque de fusion au calque et le remplir avec le filtre rendu/nuages.

Le réalisme se calque toujours dans les détails, ici, il faut faire en sorte que la brume d’horizon ne passe pas au-dessus du personnage assis sur le ponton.

L’astuce consiste ici à mettre le dernier calque dans un groupe auquel on ajoute un masque de fusion. Ce dernier est construit à partir de l’inversion de la sélection du personnage avec un outil de sélection rapide.

Ajout d’un effet de lumière à l’ensemble de la brume

L’analyse des ombres et des points chauds de la photo montre que le soleil provient du haut à gauche de celle-ci :

Le but est donc de réaliser un halo de lumière sur cette photo.

Pour bien utiliser ce filtre, il faut créer un calque contenant l’image aplanie.

Cette opération est rapidement réalisée par la combinaison de touches “Shit+Ctrl+Alt+E”.

Maintenance, on applique le filtre rendu./Halo…

  • Je place le halo en haut à gauche de l’aperçu,
  • j’ai choisi un halo de type 105mm, 
  • j’ai choisi une luminosité de 125%.

Pour convertir cet effet sous forme de calque non-destructif :

  • je remplis ce calque de noir pur
  • et de ré applique le dernier filtre (“Alt+Crtl+F”),
  • Enfin, je passe de calque en mode de fusion superposition.

Finaliser le rendu en colorant la lumière de la brume.

Tous les effets ajoutés n’ont été faits qu’avec du blanc. Ceci donne un effet pas si mal, mais a quelque peu affadi la photo. Pour remédier à cela, j’ajoute une colorimétrie à l’ensemble des calques formant la brume.

Il faut donc commencer par regrouper tous les calques réalisés dans un seul groupe.

A celui, je viens attacher un calque “courbe de transfert de dégradé” dont les couleurs de celui-ci passe de froid au chaud.

Enfin, je le passe en mode de fusion superposition à 30% d’opacité pour que la teinte reste subtile.

Pour finir, ajuster la force de l’effet global en réglant l’opacité du groupe total, à 70% pour mon cas.

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Créativité, propulseur de motivation...

Comment réaliser un reportage photo

Pour progresser en photographie, il est souvent conseillé d’orienter sa réflexion autour de séries photo. L’une des pratiques courantes est le reportage photo. Elle peut concerner un mariage, un séjour en vacances ou même un thème spécifique. Ici, je partage quelques clés pour vous aider à appréhender ce domaine.

00:00 – Présentation
00:05 – Sujet
00:10 – C’est un reportage photo ?
00:19 – La préparation d’un reportage photo
00:37 – Le planning de prises de vues
00:43 – La narration
00:59 – La matériel adapté
01:21 – La multitude des angles de vue
01:38 – L’importance de l’arrière-plan
02:34 – L’édition photo = la sélection des photos
03:05 – Trier : la qualité technique des photos
03:14 – Trier : La pertinence par rapport à la narration
03:29 – Tirer : Par destination de la série
03:54 – L’objectif de la sélection
04:00 – En synthèse
05:14 – Pouce vers le haut
05:19 – Abonnement YouTube
05:26 – Abonnement blog

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La composition, la grammaire du visuel Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment donner la sensation de profondeur aux photos

Réaliser une photographie revient à transcrire en deux dimensions (2D) la représentation d’une scène réelle en trois dimensions (3D). L’objectif de cet article est de vous donner quelques clés utiles pour tromper le cerveau du spectateur afin qu’il ressente cette sensation de profondeur sans cette troisième dimension. Je classerai ces clés suivant les aspects suivants :

  • rapport d’échelle
  • superposition
  • contraste
  • effet de vision
  • retouche photo au post-traitement

Rapport d’échelle

Le rapport d’échelle concerne ici l’évolution de la perception des caractéristiques dimensionnelles d’un objet en fonction de la perspective. De manière simple et directe, « plus un objet est loin de nous, plus nous le voyons petit ». Comme vous allez le voir, c’est évidemment vrai, mais il n’y a pas que ça.

Dimensions

Comme, je l’ai écrit juste au-dessus, un même objet sera représenté plus gros sur une photo, s’il est proche du point de vue et diminuera au fur et à mesure qu’il s’éloignera. En fonction de certaines configurations naturelles ou non, la scène à photographier présentera une série plus ou moins alignée de ce type d’éléments. Classiquement, ceux-ci peuvent être par exemple :

  • les poteaux électriques
  • les pierres d’un mur
  • une route de largeur sensiblement constante
  • des traces comme par exemple des traces de pas dans le sable…

Leurs agencements linéaires construisent une ligne de fuite imaginaire. Ces lignes de fuite, si elles sont astucieusement placées dans votre composition évoqueront très fortement cette sensation de profondeur.

Effet de la perspective géométrique sur les dimension d'un sujet
Effet de la perspective géométrique sur les dimension d’un sujet

Motifs

De manière générale, au-delà des dimensions d’un objet bien distinctif, tout ce qui peut s’assimiler à un motif, répond au même phénomène expliqué précédemment. C’est le cas, du motif d’un mur en briques par exemple.

La force des motifs est qu’ils génèrent une multitude de lignes de fuite.

Prêtez attention aux motifs est alors une très bonne façon de profiter d’eux pour traduire cette troisième dimension, car ils disparaîtront progressivement avec la distance.

Voici quelques exemples de motifs courants :

  • des briques d’un mur,
  • des dallages au sol,
  • des tuiles d’un toit,
  • des fenêtres des immeubles,
  • des arbres de même essence,

Importance des motifs et de l'accentuation des perspectives pour transmettre l'impression de profondeur
Importance des motifs et de l’accentuation des perspectives pour transmettre l’impression de profondeur

Textures

Plus, nous nous rapprochons des sujets et plus nous pouvons en voir les détails. L’ensemble des plus petits d’entre eux représente la texture. Encore une fois, ces informations s’évanouiront avec sa distance par rapport au point de vue.

Ici, les exemples de motif peuvent être par exemple :

  • le maillage d’un tissu,
  • les creux et les bosses de l’écorce d’un arbre,
  • l’aspect brossé d’un métal,
  • les piqûres de rouille d’une vieille porte métallique,
  • les craquelures d’une vieille peinture,

Référence à l’échelle

Petite question au passage : qu’est-ce qui permet de faire la différence entre les trois notions précédentes, dimension, motif et texture ? La réponse est le rapport de taille des uns par rapport aux autres.

Afin de pouvoir donner un ordre de grandeur à la profondeur, il est important d’introduire une notion de taille de référence pour l’ensemble de l’image. Concrètement, il suffit d’introduire au moins un élément dont tout le monde connaît instinctivement la taille.

De nombreux éléments peuvent être utilisés :

  • un humain,
  • une voiture,
  • un insecte,
  • un arbre,

Du moment, que les tailles respectives entre les dimensions, les motifs et les textures sont cohérentes entre elles, l’ensemble de ces notions dimensionnelles permettront à duper le cerveau afin qu’il interprète dans la continuité l’information de profondeur de l’image.

En photomontage, c’est l’un des points les plus importants à mettre en place pour donner un rendu réaliste d’une scène.

exemple de l'importance d'une référence de taille pour donner l'échelle des distances et la sensation de la profondeur de l'image
exemple de l’importance d’une référence de taille pour donner l’échelle des distances et la sensation de la profondeur de l’image

exemple de l'importance d'une référence de taille pour donner l'échelle des distances et la sensation de la profondeur de l'image
exemple de l’importance d’une référence de taille pour donner l’échelle des distances et la sensation de la profondeur de l’image

Superposition

« Ceux du fond sont cachés derrière les premiers ».

C’est évidemment une autre caractéristique de la profondeur. Lors de votre composition, il peut-être utile d’intégrer à votre image des éléments qui se cachent partiellement les uns et les autres. Le cerveau sera ainsi contraint d’intégrer la notion multi-plane de la scène et comprendra alors qu’il y a de la profondeur à la scène.

Afin de bien distinguer les différents plans de profondeur (de l’avant-plan à l’arrière-plan en passant par tous ceux intermédiaires), il est intéressant de chercher à les rendre distinguables au mieux. L’une des astuces des photographes de paysages est de photographier aux heures de la journée où la lumière est rasante (premières ou dernières heures de la journée). Ainsi, en fonction de la structure du sol, présence d’arbre, champs de colza ou terre nue…, la luminosité de ses différentes zones s’en trouvent plus contrastées. Ceci permet alors de mieux les distinguer.

Distinguer les différents plans d'une image permet de donner de la profondeur à celle-ci
Distinguer les différents plans d’une image permet de donner de la profondeur à celle-ci

Contraste

Directement, en lien avec la notion de plan de profondeur, nous avons la notion de contraste associé.

Pour rappel, dans mon article dédié aux contrastes d’Itten, j’explique qu’il existe une multitude de types de contraste.

Il est important de comprendre que quelques soient les types de contrastes, ils diminuent tous avec la distance.

Partant de ce constat, on comprend autrement tout ce que nous avons évoqués précédemment autour des dimensions, motifs et textures. Tout ça est donc cohérent. Ouf !

Diminution du contraste de luminosité

A cause de la couche atmosphérique, les hautes lumières et les basses lumières sont de moins en moins distinguables pouvant même devenir uniforme en cas de brouillard par exemple. C’est pourquoi, il est plus facile d’évoquer cette notion de distance en fonction de conditions météorologiques particulières.

Diminution du contraste de couleurs

Pour la même raison, la saturation des couleurs se réduit aussi avec la distance.

L’ensemble de ses deux contrastes est ce que l’on appelle souvent la perspective atmosphérique au même titre que l’on appelle perspective géométrique la gestion des dimensions.

Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance
Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance

Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance
Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance

A ce stade de l’article, nous connaissons et avons compris quels sont les paramètres importants à prendre en compte pour mieux transcrire la troisième dimension. Pour rappel les voici de façon synthétique :

  • les lignes de fuite imaginaires,
  • les lignes de fuite réelles,
  • les détails à intégrer au premier plan,
  • mettre en évidence les différents plans,
  • choisir ses heures de prise de vue,
  • profitez de la perspective atmosphérique.

Dans la suite de l’article, voici quelques astuces complémentaires pour accentuer ces aspects.

Effet de vision

Profondeur de champ

Tout l’aspect technique de comment procéder aux réglages de la profondeur de champ est expliqué dans mon article dédié. Je vous invite donc à le lire ou le relire si besoin.

L’usage à bon escient de ce paramètre, vous permettra de mieux focaliser le regard là où vous le souhaitez tout en détachant le plan de netteté de l’avant ou de l’arrière-plan.

Accentuation de la perspective

La perspective géométrique étant un aspect très important pour donner cette sensation de profondeur, il est souvent utile de l’amplifier. Pour se faire, il est d’usage d’employer des objectifs à courte focale. Ici aussi, je vous invite à vous référer aux articles dédiés aux différentes familles de focales.

Photographier au ras du sol

Dans le cas, où vous n’auriez pas à disposition des focales courtes, vous pouvez compenser un peu le problème en photographiant au ras du sol. De cette manière, vous intégrerez plus de premier plan à votre photo pour mieux « entrer dedans ».

Retouche photo au post-traitement

Ici, je vais vous donner 3 astuces qui peuvent aussi aider à évoquer ou renforcer la profondeur d’une photo. Il est clair, qu’au post traitement, nous ne pourrons pas faire de miracle non plus. Donc, gardez à l’esprit l’ensemble des informations de cet article concernant les prises de vue, car c’est surtout à ce moment-là que vous avez le plus de possibilité.

Zooming

Pour faire la transition, voici un effet que l’on peut faire aussi bien à la prise de vue qu’au post-traitement. Il s’agit de l’effet de zooming.

Rapidement, pour réaliser ceci à la prise de vue, vous devez régler d’exposition correcte de votre photo de manière à avoir un temps de pose de l’ordre de 1/30s. La technique consiste à zoomer manuellement pendant que vous déclenchez l’obturateur. Vous obtiendrez alors un flou dynamique partant du centre de l’image et qui s’étalera de façon radiale.

Sous Photoshop, vous trouverez l’option dans les filtres de flou.

Le fait d’avoir ce flou partant du centre donne l’impression d’entrer dans la photo et peut en fonction des cas donner une sensation de profondeur. Il s’agit d’un effet créatif qui convient bien d’utiliser modérément pour ne pas s’en lasser.

Évocation de la profondeur par effet de zooming
Evocation de la profondeur par effet de zooming

Correction du voile

Il y a quelque temps, Adobe a créé l’option correction du voile dans Lighroom et CameraRaw. Habituellement, utiliser pour supprimer ou réduire tout au moins l’effet de la perspective atmosphérique, il peut aussi être utilisé inversement pour en ajouter. Dans ce cas, je vous conseille de procéder plan par plan localisé pour étager et ainsi mieux les distinguer.

Tilt-Shift

Cet effet aujourd’hui, un peu trop connu, est néanmoins une bonne solution pour donner un ressenti intense de la profondeur dans l’image. C’est aussi ce qu’on appelle l’effet maquette.

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La composition, la grammaire du visuel Technique photo ou comment se servir de son matériel

3 conseils pour mieux gérer l’arrière-plan de ses photos

Une très grande majorité des photographies gâchées sont dues à une mauvaise prise en compte de l’arrière-plan présent derrière le sujet principal par le photographe. Voici, trois conseils faciles à prendre en compte au moment de la prise de vue. Vos photos en seront naturellement plus fortes.

 

Sortir ou cacher du cadre les éléments perturbateurs

L’une des priorités du photographe est de réaliser des images dont la lisibilité est la plus rapide. C’est ainsi qu’une photo peut gagner en force et accrochera l’attention plus qu’une autre.

Pour ce faire, il faut essayer d’éliminer le maximum d’éléments de l’arrière-plan qui risqueraient d’attirer le regard du spectateur. Tout ce qui pourra être immédiatement supprimé à la prise de vue sera autant de temps gagné au post-traitement sur ordinateur après.

C’est aussi et surtout, un moyen de chercher ce fameux point de vue souvent évoqué en photographie ou plus communément appelé l’œil du photographe.

Pour ce faire, tournez autour de votre sujet, déplacez-le à différents endroits, rapprochez-vous, éloignez-vous, zoomez, réduisez la profondeur de champ… Une multitude de moyens sont à votre disposition pour savoir gérer toutes les situations possibles.

Pour approfondir cette astuce, allez lire ou relire l’article sur le recadrage.

Illustration de l'article recadrage
Illustration de l’article recadrage

 

Voir et mettre en place les lignes de force pour guider le regard

Savoir repérer et prendre l’habitude d’agencer les lignes de force présentes sur le fond de votre image, permet de placer votre sujet au meilleur endroit dans la scène.

Ces lignes de force sont un moyen extrêmement efficace pour guide le regard jusqu’à votre sujet.

Dans ce sens, l’arrière-plan devient un faire-valoir à votre sujet et donne aussi une cohérence et une harmonie à l’ensemble.

Pour mieux comprendre ce que sont les lignes de force, je vous invite à consulter l’article détaillé en rapport à la grammaire de l’image.

Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.
Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.

 

Détacher votre sujet du fond grâce au contraste de luminosité

Comme nous l’avons vu dans un article précédent à propos des contrastes d’Itten, il est très puissant d’utiliser ce principe pour mettre en avant votre sujet par rapport au fond qui doit rester qu’un élément secondaire à l’ensemble de la scène.

Concrètement, si votre sujet est plutôt sombre, placez-le devant une zone claire de votre fond et inversement. C’est l’une des techniques très utilisées en portrait de studio où les photographes éclairent astucieusement le fond d’un portrait pour mieux faire apparaître la silhouette du modèle. Le célèbre studio Harcourt en est un bon exemple.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

 

C’est à vous…

Gardez bien en tête ces 3 conseils, appliquez-les dès votre prochaine sortie photo et vous constaterez immédiatement la différence sur vos images.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ou vos questions à propos de cet article.

A très bientôt.

 

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