La macrophotographie est un très bon exercice pour s’entraîner à faire du studio photo. En effet, les contraintes de cette discipline exigent une grande quantité de lumière ce qui permet de mettre en œuvre des éclairages pilotés tel que des flashes cobras.
Quelques liens utiles
Plutôt que de répéter les contenus des articles réalisés précédemment, je vous invite à vous y référer en cliquant sur le lien hypertexte suivant :
L’idée est ici d’utiliser son trépied photo comme support pour maintenir les différents flashes cobra que l’on utilisera pour réaliser l’éclairage de ces sujets en macrophotographie.
L’avantage de cette astuce est d’emporter l’ensemble des flashes en une seule fois d’un sujet à un autre. Il vous suffit de faire vos réglages en prenant une fleur par exemple comme modèle des moins, puis de déplacer l’ensemble autour de l’insecte que vous souhaitez photographier. De simples ajustements de position des flashes permettront de retrouver l’éclairage optimal par rapport un nouveau sujet.
Studio portable pour macrophotographie
mante religieuse avec flashes et trépied
mante religieuse
Matériel à mettre en œuvre
Voici quels sont les matériels que j’ai personnellement mis en œuvre lors de cette séance photo.
À vous de jouer ! Sortez dans votre jardin et réalisé vos propres photographies des insectes que vous y trouverez. Partager avec nous, en commentaire, la réalisation de vos photographies.
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Illustration de l'article sur les avantages des flashes cobra
Techniquement, en photographie, la lumière est le facteur le plus important, car sans lumière, pas de photo. C’est notamment l’argument privilégié des constructeurs de flash de studio qui vantent ainsi tous leurs derniers-nés issus de leurs services innovations. C’est effectivement le cas, mais tout le monde n’a pas forcément besoin de ce niveau de qualité ou de robustesse. Pour la grande majorité des amateurs, de simples flashes cobra suffiront largement à leurs besoins. De plus, ils seront pleinement adaptés à certaines situations.
1. Eviter les yeux rouges
Éviter les yeux rouges est l’argument premier que les vendeurs de flash cobra vous soumettront lors de votre prise de décision d’achat. À travers cet avantage, les vendeurs cherchent à faire valoir le flash cobra par rapport au flash intégré des boîtiers.
En effet, une lumière de face parallèlement à l’axe optique de l’objectif, venant éclairer le regard du modèle, engendre l’apparition des yeux rouges sur celui-ci.
Ce phénomène provient du rebond des rayons de lumière sur le fond de la rétine de l’œil du sujet, et qui reviennent directement entrer dans l’objectif de l’appareil photo comme je l’explique dans l’article à propos des yeux rouges.
2. Orientation de la tête du Flash
Encore une fois, à la différence des flashes intégrés, le flash cobra possède une tête orientable permettant de diriger la lumière qu’il émet.
Cette simple possibilité, permet de modifier radicalement l’éclairage de votre sujet comme le montre la série de photos d’exemples ci-dessous.
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté de face
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la droite
3. Adoucir la lumière
Dans des circonstances de reportage, où il n’est pas possible d’installer du matériel spécifique permettant de travailler le rendu de sa lumière, l’orientation de la tête du flash cobra permet d’éclairer son sujet indirectement par rebond de sa lumière sur un mur ou un plafond.
Cette technique, permet d’augmenter la taille de la source lumineuse qui devient alors le mur ou le plafond. Pour rappel, une source plus grande permet de plus diffuser la lumière..
Cette technique s’appelle le bounce Flash en anglais ce qui signifie le rebond du flash.
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers le plafond
4. Déporter son Flash
De la même manière que l’on souhaiterait d’utiliser des flashes studio, il est possible aujourd’hui de facilement déclencher un flash cobra à distance sans que celui-ci soit relié physiquement par un câble au boîtier photo.
Certains constructeurs, comme Nikon par exemple, ont directement intégré cette possibilité à leurs flashes via une technique de communication optique, ou directement par radio.
Quelle que soit la marque de votre boîtier ou de votre flash, il existe aujourd’hui des déclencheurs radio compatibles permettant de déclencher tout un ensemble de flashes cobra à distance, vous permettant ainsi de construire un set d’éclairage comme vous le feriez avec de véritables flashes de studio. Ces déclencheurs radios s’appellent des triggers en anglais.
L’autonomie des flashes cobra ainsi que leur petite taille, leur permet d’être facilement installable à l’avance dans des lieux ou des flashes classiques de studio ne pourraient l’être.
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite et gauche du sujet
Cette pratique s’appelle le strobisme.
5. Ajout de gélatine ou de filtres colorés
Afin d’adapter la température de couleur de vos flashes à l’ambiance de la scène, ou afin d’ajouter une touche créative à travers la colorimétrie de la lumière, il existe des accessoires permettant de facilement fixer des feuilles de gélatine colorées sur la tête de vos flashes.
Le fait que les flashes cobra ne chauffe pas, ajoute une facilité d’utilisation de ces feuilles de gélatine à la différence des flashes classiques de studio possédant souvent une lampe pilote diffusant beaucoup de chaleur.
À l’achat d’un flash cobra, il est souvent fourni avec une gélatine orange et vert permettant de corriger les températures de couleur des éclairages domestiques.
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet
6. Accessoires de modelage de la lumière
Avec l’essor du strobisme, de plus en plus de fabricants développent des accessoires de modelage de la lumière adapté au flash cobra.
Grâce à ceux-ci, il est possible de réaliser de véritables set de studio à moindre coût.
Comme évoquée en introduction, la qualité de leur lumière sera évidemment moindre qu’avec du matériel professionnel, mais permettra néanmoins d’obtenir des résultats d’un niveau de qualité déjà très satisfaisant.
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d’un coté
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie
7. Facilement transportable
Dans le cas où vous souhaiteriez déplacer votre studio photo, profiter de l’avantage de poids des flashes cobra peut grandement vous faciliter la tâche.
L’inconvénient majeur de la photographie est le poids des matériels nécessaires à réaliser de bonnes photos.
Un ensemble de flashes cobra peut permettre ainsi de répondre à ce besoin de légèreté.
8. Mode automatique
Aujourd’hui tous les flashes cobra possèdent un mode automatique appelé classiquement l-TTL ou E-TTL.
Cette possibilité d’automatisme est aussi utilisable en mode déporté. Ainsi, le réglage de vos flashes pourra être facilité pour ceux, dont l’utilisation en manuel leur semble compliqué.
Je profite ici, pour rappeler qu’une photo ne sera pas forcément meilleure au final, si le photographe ne sait pas régler manuellement ses flashes. C’est exactement la même chose quant à l’usage de votre boîtier en mode tout manuel plutôt qu’en mode automatique ou semi-automatique.
Je viens de vous encenser les flashes cobra, mais il est important de connaître aussi leurs inconvénients.
Pour moi, il y a deux critères principaux négatifs à ce type de flash.
Le premier est l’heure limite de puissance
En effet, si vous souhaitez éclairer de grands sujets ou beaucoup diffuser la lumière, vous risquez d’atteindre la limite de puissance lumineuse de ces flashes rapidement.
Sur ce point de vue, les flashes de studio classiques sont largement plus puissants que des flashes cobra.
Il est cependant intéressant de savoir que certaines marques, telles que GODOX, commencent à développer du matériel hybride entre le flash cobra et le flash studio.
Le second point négatif est la non-présence de lampe pilote
Si vous utilisez votre flash cobra tel qu’un flash de studio, vous ne pourrez pas placer précisément la lumière de vos flashes sans réaliser de multiples essais.
L’utilisation d’une lampe pilote, avec les flashes classiques de studio, permet de gagner énormément de temps quand tu as la bonne position de la lumière sur vos sujets.
Le travail au flash cobra sera donc plus laborieux et prendra plus de temps qu’avec des flashes possédant une lampe pilote intégrée.
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
Illustration de l'article concernant le réglage des sources de lumières en photographie de studio.
Dans les conditions courantes de la photographie, nous avons l’habitude de parler du triangle de l’exposition. Dans le cadre de la photo de studio, ce triangle est en réalité un carré. En effet, le photographe peut gérer un quatrième paramètre dans le cadre de son studio photo. Il s’agit de la lumière elle-même. Dans cet article, je vous propose de partager avec vous les différentes étapes pour régler les sources lumineuses en photo de studio.
Rappel sur les paramètres de l’exposition
Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des paramètres de l’exposition une photo. Pour cela, je vous propose de lire avant l’article en question sur mon blog.
Comme vous avez pu le constater dans cet article, je n’ai pas évoqué le réglage des sources lumineuses. Ceci est normal, car dans la vie de tous les jours, le photographe doit s’adapter à la luminosité disponible de la scène qu’il souhaite photographier.
Dans le cadre de la photo de studios, le photographe a le plein pouvoir sur l’éclairage de la scène qu’il réalise. C’est pourquoi le quatrième paramètre de réglage de son exposition est la puissance lumineuse de ces sources.
En résumé, le photographe du studio peut jouer sur les quatre paramètres suivants :
La vitesse d’obturation,
L’ouverture du diaphragme,
La sensibilité ISO,
La puissance des sources lumineuses.
Les paramètres de l’exposition dans le contexte de la photographie de studio.
Choix des paramètres d’exposition
Bien que le photographe ait accès à l’intégralité des paramètres de réglage de l’exposition tels que rappelé dans le paragraphe précédent, l’intérêt du photographe de studio et les contraintes techniques définissent ses choix.
Réaliser une belle photo de studio est d’avoir la qualité d’image la plus propre possible. ; autrement dit avec le moins de bruit visible. Par conséquent, il choisira la sensibilité ISO native la plus faible possible. En fonction de votre boîtier, vous choisirez donc 50 ISO, 100 ISO voire 200 ISO.
L’objectif du photographe du studio est de totalement construire l’éclairage de la scène. Il doit donc réaliser des réglages permettant de totalement effacer la luminosité ambiante de son studio. Pour ce faire, il devra donc choisir les paramètres de sorte à obtenir une photographie totalement noire sans déclenchement de ses sources lumineuses.
Parallèlement à ceci, les contraintes techniques obligent à limiter la vitesse d’obturation à la vitesse de synchronisation des flashes. De façon courante, la vitesse de synchronisation est inférieure ou égale à 1/250 de seconde. Enfin, il finira par régler l’ouverture du diaphragme de manière à obtenir cette première photo noire.
En résumer, le photographe de studio choisira les paramètres suivants :
Il choisira la sensibilité ISO la plus faibles que délivre son boîtier nativement.
Il réglera la vitesse d’obturation en accord à la vitesse de synchronisation de ses flashes.
Enfin, il adaptera le réglage de l’ouverture du diaphragme pour obtenir une photo totalement noire.
C’est seulement à partir de ce moment, que le photographe commencera à construire l’éclairage de sa scène en jouant sur la manipulation des sources lumineuses.
Manipulation des sources lumineuses
La maîtrise technique du photographe du studio est de savoir manipuler les sources lumineuses afin de construire artistiquement l’éclairage de son sujet. Pour se faire, il pourra agir de différentes manières :
Régler la puissance des flashes,
Éloigner ou rapprocher les sources lumineuses du sujet,
Utiliser des modificateurs de lumière,
Définir la direction de la lumière.
L’ensemble de ces manipulations, permet de définir ce que l’on appelle « la qualité de la lumière ». Pour mieux comprendre ce terme, je vous invite à lire l’article en question à propos des 7 paramètres d’une source lumineuse.
Étapes à suivre pour régler les sources lumineuses
Dans notre monde, nous avons une seule source de lumière prédominante : le soleil. Ceci a fortement façonné notre vision de l’éclairage et nous impose d’une certaine manière à avoir une seule source d’éclairage principale.
La première étape consiste à positionner cette première source de lumière par rapport au sujet. En fonction du positionnement de l’éclairage, le sujet pourrait être éclairé :
de face,
de ¾,
deux côtés,
ou en contre-jour.
Rendu de l’éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.
La seconde étape consiste à affiner l’orientation de la source lumineuse afin d’ajuster précisément le positionnement de la frontière entre la lumière et son ombre que l’on appelle la pénombre.
La troisième étape est la plus importante. C’est en jouant sur la taille perçue de la source lumineuse par le sujet qu’il est possible de durcir ou d’adoucir cette zone de pénombre. Pour se faire, on pourrait utiliser et modificateurs de lumière et/ou rapproché ou éloigner la source lumineuse par rapport aux sujets. Plus la source lumineuse semble grande pour le sujet est plus les ombres seront douces, c’est-à-dire avec une transition progressive de la lumière à l’ombre. Alors que si la source lumineuse est petite, les ombres se feront alors dures avec une transition très brutale entre l’ombre et la lumière. Rapprocher une source lumineuse du sujet la fera paraître plus grande alors que l’éloigner du sujet la fera apparaître plus petite.
La quatrième et dernière étape consiste à régler la puissance lumineuse du flash pour obtenir une exposition conforme aux attentes.
Comparaison entre une ombre dur et douce.
En fonction du décor dans lequel le sujet se trouve, il sera peut-être utile d’ajouter d’autres sources lumineuses pour les raisons suivantes :
Détacher le sujet du fonds,
Attirer le regard sur un détail précis,
Apporter des couleurs à l’aide de gels dans la scène,
Projeter des ombres décoratives…
Trucs et astuces
Si vous avez la possibilité de dédier une pièce pour réaliser un studio photo, il est souvent intéressant de peindre l’intégralité des murs de celle-ci en noir. De cette manière, vous éviterez d’avoir des réflexions lumineuses qui viendrait perturber la construction de votre éclairage.
De même une ambiance faiblement lumineuse d’un studio photo, ne permettra de travailler avec des sources lumineuses moins puissantes, car il vous sera plus facile d’obtenir votre première image totalement noire.